Partage du matériel d’injection de drogues

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Réduction des risques infectieux Chez les usagers de drogues

Réduction des risques infectieux Chez les usagers de drogues

Évaluation des modifications de comportements sur le niveau de transmission La mesure épidémiologique de l’influence des pratiques à risque sur les conta- minations virales est difficile pour plusieurs raisons. Les usagers de drogues ne forment pas une sous-population homogène car les modalités d’usage peuvent évoluer dans le temps. À titre d’exemple, dans une étude prospective de cohorte aux Pays-Bas entre 1985 à 1992 (Van Ameijden et coll., 1994), après un suivi moyen de 5 ans, 30 % des non injecteurs étaient devenus injecteurs et 70 % des anciens injecteurs avaient repris leurs anciennes habitudes, illus- trant ainsi les risques d’une simplification trop schématique des usages. D’autre part, une injection de drogue susceptible de transmettre le VHC peut se pratiquer seul ou en groupe, avec l’aide d’un tiers ou non, avec une seringue neuve ou usagée appartenant au sujet lui-même ou à quelqu’un d’autre, avec mise en commun du matériel de préparation ou non, être précédée ou suivie d’autres injections à intervalles très rapprochés ou au contraire représenter une pratique très épisodique. Dans ce contexte complexe, la mesure du niveau de risque de transmission du VHC dans un échantillon d’usagers de drogues injecteurs repose généralement sur les proportions de partages de seringues ou de mise en commun du matériel de préparation au moment ou dans les semaines précédant l’observation dans le cadre le plus souvent d’enquêtes de prévalence. Or, les pratiques des premières années d’injection diffèrent des pratiques évaluées au moment de l’enquête (Vidal-Trecan et coll., 2002). De plus, la comparaison des études entre elles sur ces critères est délicate. À titre d’exemple, dans l’enquête IREP (Institut de recherche en épidémiologie de la pharmacodépendance) de 1996 (Ingold, 1996) et dans l’étude Coquelicot de 2004 (Jauffret-Roustide et coll., 2009) le taux de partage de seringues était de 13 %. Toutefois, dans la première étude, l’évaluation concernait la dernière injection et dans la seconde l’ensemble des injections effectuées le mois précédant l’inclusion, impliquant malgré la similitude des pourcentages des niveaux de risque bien différents entre les deux études.
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De l’influence du type de substance injectée sur le comportement du partage du matériel d’injection

De l’influence du type de substance injectée sur le comportement du partage du matériel d’injection

Conclusion Cette recherche nous permet de réaliser que l’injection de drogue et les comportements qui en découlent ne sont pas exclusivement une affaire de substances, puisque de nombreux autres facteurs entrent en jeux. Cependant, elle nous permet également de déceler la présence d’une relation manifeste entre ces substances et les comportements d’injection. Cette relation dépasse largement les seuls aspects pharmacologiques des drogues injectées. Tout d’abord, dans ce qui pourrait être considéré comme des éléments communs à l’ensemble des diverses substances injectées, nous avons identifié que la manière d’accéder à une drogue, les aspects liés à sa préparation ainsi que la ritualisation des gestes acquise durant l’historique d’injection influencent fortement les comportements de consommation. Des dimensions économiques liées aux drogues, leur composition physique et les normes culturelles associées à leur préparation et consommation semblent opérer particulièrement à deux niveaux, à savoir celui de la centralisation du processus de préparation des injections et celui du partage de la substance entre plusieurs consommateurs, deux aspects susceptibles d’entraîner un partage du matériel d’injection. D’un autre côté, dans ce qui nous semble relever de la nature distinctive des différentes substances, nous avons identifié que les effets physiologiques induits par la consommation d’une drogue et certains aspects liés à sa préparation pour l’injection semblent affecter aussi considérablement les comportements de consommation. Les compositions chimiques et physiques propres aux diverses drogues semblent ainsi concerner le degré de confusion induit par l’intoxication d’une drogue, le sentiment d’urgence résultant des symptômes liés à la suppression de ses effets, la fréquence de consommation nécessaire pour les maintenir ainsi que le processus de préparation, autant d’aspects susceptibles d’entraîner un partage du matériel d’injection.
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L’injection de médicaments opioïdes et son implication dans la transmission du virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues par injection du Québec

L’injection de médicaments opioïdes et son implication dans la transmission du virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de drogues par injection du Québec

pas être contrôlée par les groupes criminels traditionnellement responsables de la vente de cocaïne et d’héroïne. De cette façon, la vente de MO se fait dans un environnement relativement « détendu ». Le faible coût des MO 1 , les petites doses disponibles et l’environnement de vente plus sûr permettent aux UDI d’acheter seuls des MO. En outre, lorsque les UDI se mettent en commun pour acheter de plus grandes quantités de drogues, ils trouvent plus facile de répartir les pilules de MO avant de les dissoudre dans l’eau, évitant ainsi le recours aux pratiques d’injection à risque décrites dans la littérature sur l’héroïne à résine noire (« black tar ») et l’héroïne en poudre qui sont eux divisées après la dissolution dans l’eau (Bourgois, 1998; Grund et al.,1996; Koester et al., 2005; Needle et al., 1998). Une fois ces drogues en solution, les UDI peuvent soit partager la drogue par « backloading » ou en aspirant tous dans le même contenant de préparation. Les usagers utilisent les graduations présentent sur la seringue afin de s’assurer que chacun reçoit sa juste part de drogue. D’autre part, les effets physiologiques de MO et leurs faibles doses favorisent des injections plus fréquentes chez les UDI. Le pouvoir addictif des médicaments opioïdes peut entraîner le développement d’une dépendance physique même chez les utilisateurs qui s’identifient principalement comme consommateurs de cocaïne ou de crack et qui utilisent uniquement les MO pour se calmer (Compton et Volkow, 2006). La tolérance physique qui en résulte, accompagnée de symptômes de sevrage incite les utilisateurs à se réinjecter plusieurs fois par jour (de nombreux épisodes d’injection), en particulier lorsque des petites doses de MO sont utilisées. En outre, lorsque de doses plus élevées sont consommées, la grande quantité d’eau nécessaire pour dissoudre les pilules implique de multiples injections. En effet, l’injection d’un comprimé normalement conçu pour un usage par ingestion peut nécessiter jusqu’à trois ou quatre injections pour une seule dose, ce qui augmente le nombre de manipulations, le risque de partage de matériel et la pratique du partage du « wash » (Roy et al., 2012a). La pratique du partage du « wash » implique la réutilisation du contenant de préparation et des filtres qui peuvent être susceptibles d’être souillés et donc de transmettre des maladies infectieuses (Gordon et Lowy, 2005; Hope et al., 2008). Cette pratique risquée du partage des « wash » a déjà été rapportée dans la littérature ethnographique de l’injection
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Relation entre l'accès à des services pour des problèmes de santé mentale et le partage de matériel d’injection chez des utilisateurs de drogue par injection à Montréal

Relation entre l'accès à des services pour des problèmes de santé mentale et le partage de matériel d’injection chez des utilisateurs de drogue par injection à Montréal

Résumé et mots clés Objectif : Cette étude voulait examiner l'association entre l'accès à des services pour des problèmes de santé mentale et le partage réceptif de matériel d’injection [r]

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Le matériel culturel comme interface

Le matériel culturel comme interface

J'ai tenté de faire co-habiter puis progressivement d'articuler deux points de vue : celui du patient et le mien. J'ai senti que le fait que je tolère son point de vue lui permettait de tolérer le mien. Nous repérons dans le matériel clinique une succession de séquences constituée de trois temps : un temps d'omnipotence du patient (qu'il était important de tolérer tout en analysant nos réactions contre- transférentielles), un temps d'irritement, un temps (court) d'ouverture à la relation et à ses propres affects

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Comparaison des termes avec partage

Comparaison des termes avec partage

L’algorithme compare vérifie si les constantes clos c1 et c2 sont équivalent, si ce n’est pas le cas, il va comparer les sous-termes clos de c1 et c2 en faisant appel à compare2, si les [r]

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Quel 'partage' dans un voyage en covoiturage ?

Quel 'partage' dans un voyage en covoiturage ?

simplement de l’accès à l'usage d'un objet » (Bardhi et Eckardt, 2012, p. 882). Dans la même veine, Hellwig et al. (2015) ont tenté de comprendre à travers une étude empirique les facteurs qui interviennent dans le comportement du partage chez le consommateur. Les auteurs soulignent qu’il existe une hiérarchie d’objets de « facile à partager » à « difficile à partager » en fonction de la valeur sentimentale et intime de ces derniers. Ils identifient trois catégories de variables qui interviennent dans la disposition du consommateur à partager : 1/les variables liées au trait c'est-à-dire aux caractéristiques individuelles et personnelles de chaque consommateur (par exemple sa vision de la générosité) ; 2/ les variables motivationnelles qui rejoignent celles de la théorie de l’auto-motivation (Deci et Ryan, 1995) (intégrée, intrinsèque et introjectée) ; 3/ l’auto-perception socio-économiques qui décrit la perception de chaque individu de la pénurie de ses ressources économiques.
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Blockchain et partage de l’énergie

Blockchain et partage de l’énergie

• Le bloc contient toutes les transactions d’une période de marché et est compatible avec le marché de gros. • La motivation du mineur est liée à la valeur du jeton de vote[r]

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un partage equitable ts

un partage equitable ts

Énoncé élève Problème Un partage équitable... Dans le plan muni d’un repère orthogonal (O; − → i , → − j ), on considère la parabole d’équation y = −2x 2 + 4x. On considère également le domaine D du plan délimité par cette parabole et l’axe des abscisses.

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Drogues : quand l'interdiction fait l'incitation

Drogues : quand l'interdiction fait l'incitation

Au-delà de la question de l’efficacité, il pourrait exister un effet contre-productif de la sanction pénale s’il s’avérait que celle-ci constitue une incitation à la con- sommation de drogue. Si la nécessité de lutter contre les dégâts consécutifs à la consommation de drogues ne fait guère débat, les moyens d’y parvenir sont régulièrement discutés. Certains pays ont récemment changé de législation : en 2013, après le Colorado et l’État de Was- hington, l’Uruguay a voté en décembre une loi substituant à l’interdiction de consommer du cannabis une règlementation stricte des lieux de vente et des conditions d’achat.
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Energie informatique et choix de matériel

Energie informatique et choix de matériel

Nous allons nous pencher plus précisément sur la notion de puissance en informatique, afin d'aboutir à un modèle plus conforme à la réalité en prenant en compte la puissance disponible[r]

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Traçage logiciel assisté par matériel

Traçage logiciel assisté par matériel

Depuis une dizaine d’ann´ ees, on assiste ` a une inclusion quasi-syst´ ematique de modules mat´ eriels de tra¸cage d’ex´ ecution : Last Branch Record, Branch Trace Store et Processor Tr[r]

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Les nouvelles drogues de synthèse : rôle du pharmacien dans la prévention

Les nouvelles drogues de synthèse : rôle du pharmacien dans la prévention

Au cours des dernières années, après l’utilisation de drogues classiques de type amphétamine, une série de Nouveaux Psychoactifs de Synthèse est apparue sur le marché des drogues illicites, comme les 2,5-diméthoxy-amphétamines (DO) ou les phénéthylamines(2C). Les drogues illégales peuvent être rencontrées sous diverses formes : comprimés, gélules, poudres, papiers buvards de type LSD (pour les 2Cs), liquides (pour les DO).

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De quoi le dépistage des drogues au travail est-il le nom ?

De quoi le dépistage des drogues au travail est-il le nom ?

thèse des dangers représentés par le cannabis pour les entreprises : « Dans le meilleur des cas son influence sur l’organisme peut avoir comme conséquences une diminution de la producti- vité et une augmentation de l’absentéisme. Dans le pire des cas, les erreurs professionnelles abou- tissent au décès du consommateur ou d’autrui. » En conclusion, l’auteur fait « un appel » en faveur de mesures « de prévention » dans lesquelles s’inscrit l’usage des tests de dépistage des dro- gues. Il s’agit de souligner que l’usage préventif du dépistage ne vise pas uniquement les acci- dents du travail ou les coûts de l’éventuel ab- sentéisme des salariés mais également l’enga- gement des responsabilités respectives de l’employeur et de l’employé. Ainsi, en apportant la preuve d’une consommation de drogues par un employé impliqué dans un accident, les ré- sultats des tests permettraient d’exonérer la responsabilité pénale d’un employeur et donc de réduire voire de supprimer les indemnisations auxquelles peuvent prétendre la ou les victimes ainsi que leurs ayant-droits 22 .
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Les plus jeunes adolescents face aux drogues

Les plus jeunes adolescents face aux drogues

[5] , la limite d’âge légale pour acheter ou consommer des boissons alcoolisées fluctuant entre 14 et 20 ans. Parallèlement, une part infime des Européens de moins de 15 ans suit un traitement pour des problèmes liés à la consommation de substan- ces illicites. Ces jeunes représentent moins de 1 % de tous les patients traités, ce qui s’explique par la faiblesse des niveaux de consomma- tion régulière mais aussi par les difficultés d’accès aux traitements, en particulier pour les groupes « à risque » : ceux dont les parents consomment des substances psychoactives et ceux qui connaissent des problèmes scolaires (absentéisme, exclusion) ou judiciaires [6, 7] . Les réponses institutionnelles visant les très jeunes consommateurs de drogues vont des approches préventives universelles (au niveau des écoles) à des interventions précoces (par le biais des services d’orien- tation) lorsque la consommation d’une substance est déjà suspectée. Entre ces deux approches se situent des réponses préventives adap- tées aux groupes à risque, apportées principalement par les services sociaux et sanitaires. Un tiers des pays européens seulement déclare disposer de centres de traitement de la toxicomanie spécifiquement conçus pour les jeunes (Allemagne, Grèce, Chypre, Luxembourg, Pays-
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Centre Départemental de Ressources, d'Information et de Prévention sur les Drogues

Centre Départemental de Ressources, d'Information et de Prévention sur les Drogues

Face à ce constat, une analyse plus fine des utilisateurs, et un travail de reconception des dossiers existants, se sont donc révélés indispensables pour.. améliorer les prestations offe[r]

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Une analyse économique des déterminants de la consommation de drogues à l'adolescence

Une analyse économique des déterminants de la consommation de drogues à l'adolescence

Dans cette thèse, nous pouvons relever des contributions à l’analyse théorique et des préconisations de politiques publiques importantes. Cette thèse met en évidence trois contributions à l‟analyse théorique. La première contribution théorique témoigne de l‟importance de considérer les bénéfices de la consommation de drogues adolescente ; c‟est-à- dire la satisfaction, le plaisir associé à la consommation de drogues. En s‟appuyant sur le cadre théorique de l‟addiction rationnelle, l‟appréciation des bénéfices de la consommation de drogues – au même titre que ses coûts – offre de nouvelles perspectives de politiques publiques de prévention. Ces dernières reposent sur le développement d‟activités alternatives à la consommation de drogues (Correia et al., 2005 ; Murphy et al., 2007) et la mise en évidence de la distorsion entre le plaisir espéré et le plaisir effectivement retiré lors de la consommation de drogues (Bègue et al., 2013). La deuxième contribution théorique concerne l‟influence de la structure du groupe de pairs et s‟ancre dans les travaux d‟Ennett et al. (2008) ou encore de Mundt (2011). En effet, nos résultats indiquent que plus le nombre de pairs perçus comme étant consommateurs de drogues est élevé, plus la probabilité pour qu‟un adolescent expérimente et renouvelle la consommation de drogues s‟accroît. À l‟inverse, la taille du groupe de pairs, la qualité des relations avec les pairs et la volonté d‟ascension sociale au sein du groupe de pairs sont des facteurs diminuant les fréquences de consommation de tabac, au même titre que la qualité des relations avec les pairs dans le cas du cannabis. La troisième contribution théorique concerne les ressources monétaires des adolescents (Scragg et al., 2002 ; Zhang et al., 2007). Selon l‟origine des ressources monétaires dont bénéficient les adolescents, l‟effet diffère sur l‟entrée dans la consommation de drogues. Les transferts monétaires familiaux (argent de poche, argent « exceptionnel ») et l‟argent gagné par l‟exercice d‟une activité illégale influencent positivement tant l‟entrée que la consommation occasionnelle ou fréquente de drogues. En revanche, l‟argent gagné par l‟exercice d‟un travail légal n‟accroît pas la probabilité qu‟un adolescent s‟engage dans la consommation de drogues, ni qu‟il consomme plus ou moins régulièrement des drogues (exception faite de la consommation occasionnelle d‟alcool).
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Droit matériel européen - diaprésentations 2018

Droit matériel européen - diaprésentations 2018

§3. Droit matériel • 3. L'Union établit un marché intérieur . Elle œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix , une économie sociale de marché hautement compétitive , qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement.

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Recueil de documentation. Droit matériel européen.

Recueil de documentation. Droit matériel européen.

déséquilibre existant, depuis 1976, entre le nombre d’étudiants étrangers poursuivant leurs études en Belgique et celui des étudiants belges résidant à l’étranger. Cette dispro[r]

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Démarrage de l’activité de matériel médical à l’officine

Démarrage de l’activité de matériel médical à l’officine

La location de matériel médical est de plus soumise à plusieurs obligations décrites dans l’article 5 de l’annexe I.1 de l’arrêté du 04 mai 2012 : (60) « A la fin de la période de location, le pharmacien assure la reprise du matériel dans les délais les plus brefs. Il veille à ce que le matériel repris au domicile des assurés soit transporté puis entreposé dans des conditions permettant d'éviter tout risque de contamination d'autres appareils. Le pharmacien procède systématiquement au nettoyage et à la désinfection rigoureuse du matériel ainsi repris, en recourant aux procédés de désinfection recommandés. »
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