Oublis de pilule

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Pépite | Alternatives à la prise quotidienne de la pilule : patch, implant, anneau : rôle du pharmacien

Pépite | Alternatives à la prise quotidienne de la pilule : patch, implant, anneau : rôle du pharmacien

Sur une période de 6 mois, 617 gynécologues ont inclus 3316 patientes dans le cadre de l’étude Coraliance. Cette étude de cohorte a observé la fréquence des oublis de pilule contraceptive mais également le comportement des femmes face à ces oublis. Les résultats ont permis de démontrer l’importance du phénomène de non-observance puisque près de 22,5% des patientes ont eu un oubli au cours du dernier cycle. De plus, on constate que ces oublis sont particulièrement fréquents au début du cycle, qui correspond à la période la plus critique en terme de risque de grossesse. Ceci concerne les femmes de tout âge et de tout milieu socio-professionnel. Suite à leur oubli, 39 % lisent la notice de la pilule, 32% d’entre elles ne font absolument rien et 28% demandent conseil (63% auprès de leur gynécologue, 18% se tournent vers leur médecin généraliste, 17% vers leur entourage et 11% uniquement vers le pharmacien). (31)
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Évaluation de la connaissance des femmes sous pilule de leur contraception

Évaluation de la connaissance des femmes sous pilule de leur contraception

23 oublis de pilule, 9,8% à des vomissements, 6,9% à des diarrhées et 0,2% à des interactions médicamenteuses (13). Les échecs liés à des troubles digestifs ou des interactions médicamenteuses sont donc associés à un nombre non négligeable de grossesses non désirées mais un nombre limité de femmes connaissent ces situations à risque d’échec de la pilule. Ainsi, notre étude a permis de montrer que la majorité des femmes savait que des vomissements ou diarrhées survenant quatre heures après la prise de pilule pouvaient rendre la méthode inefficace. Cependant, pour comprendre les raisons des échecs liés aux troubles digestifs, il serait pertinent d’interroger les patientes sur l’attitude qu’elles adoptent lorsqu’elles sont confrontées à cette situation. Concernant les interactions médicamenteuses, il serait nécessaire de répéter l’enquête sur une plus grande population en étudiant la connaissance des femmes sur la modification de l’efficacité de la pilule en cas de prise concomitante de médicaments pour pouvoir transposer les résultats à la population générale et adapter l’information délivrée aux patientes.
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La carte INPES "Que faire en cas d'oubli de pilule ?" : un outil utile en médecine générale ?

La carte INPES "Que faire en cas d'oubli de pilule ?" : un outil utile en médecine générale ?

68 montré une augmentation significative de l'étendue de leurs connaissances [39]. Une étude prospective randomisée en double aveugle a été menée en médecine générale pour savoir si une information écrite pouvait augmenter les connaissances des femmes sur les oublis de pilule. Elle a été réalisée avant la mise en circulation de la carte INPES. Les femmes de plus de 18 ans prenant une contraception oestroprogestative 21 jours sur 28 jours étaient sélectionnées. Elles ont rempli un premier questionnaire sur leurs connaissances concernant l’attitude à adopter suite à un oubli de pilule. Ensuite le médecin recruteur leur a donné les bonnes réponses. Puis, en fonction du tirage au sort, elles recevaient ou non une carte informative sur les oublis de pilule (support écrit réalisé par l'enquêtrice fondé sur les recommandations HAS). Trois mois plus tard, l'enquêtrice a rappelé les femmes et leur a posé les mêmes questions qu'initialement. Dans le groupe « information orale seule », le nombre de réponses exactes a augmenté de façon
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La prise en charge de l'oubli de pilule contraceptive par les médecins généralistes de l'Oise

La prise en charge de l'oubli de pilule contraceptive par les médecins généralistes de l'Oise

Les oublis de pilule sont fréquents et difficilement évitables chez les utilisatrices. Entre 21 et 54% des femmes oublient au moins un comprimé dans les trois mois (5,9–11). D’après le rapport de l’Inspection Générale de la Santé (IGAS), l’estimation du nombre de rapports sexuels à risque liés à un oubli de pilule était d’environ 22 millions en une année (12). Les causes de ses oublis ne sont pas spécifiques (aucune raison, une sortie, un voyage) (9,10). Les femmes s’estiment être bien informées sur la conduite à tenir en cas d’oubli de pilule (9,13– 16). Or, leurs connaissances sont limitées du fait du manque d’information sur la contraception et notamment sur la conduite à tenir en cas d’oubli (9,10,15,17,18). Les femmes sous-estiment le risque de grossesse. Leur attitude en cas d’oubli est rarement en accord avec les recommandations de l’ANAES, l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé (9,16,19).
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Évolutions du nombre d’interruptions volontaires de grossesse et du recours aux contraceptifs réversibles de longue durée en Aquitaine suite à la crise de la pilule de 2012

Évolutions du nombre d’interruptions volontaires de grossesse et du recours aux contraceptifs réversibles de longue durée en Aquitaine suite à la crise de la pilule de 2012

La première crise de la pilule débuta à la fin des années 60 en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Ces années furent marquées par la multiplication d’études scientifiques établissant un lien entre la prise de COC et une augmentation du risque thrombo-embolique [5], [6], [7]. En 1969, le Comité Britannique pour la Sécurité des Médicaments publia une note d’avertissement destinée aux médecins les informant que les pilules, avec une dose supérieure à 50 µg d’œstrogènes, augmenteraient le risque d’événements thrombo-emboliques. Cet avertissement déclencha un vif débat. Les journaux non spécialisés dans le domaine de la santé comme le Times, le Daily telegraph ou le Sun dénoncèrent le manque d’informations délivrées aux femmes sur les risques de la pilule. Cette même année, les médecins britanniques furent contraints de prescrire des COC avec moins de 50 µg d’œstrogènes, en raison de leur plus faible risque cardiovasculaire. Cette décision de santé publique entraîna un changement des habitudes de prescription. Jusqu’en 1969, les pilules
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Quand la pilule fait mal. La crise des opioïdes: regard sur l'encadrement normatif des drogues potentiellement dangereuses et des pratiques professionnelles.

Quand la pilule fait mal. La crise des opioïdes: regard sur l'encadrement normatif des drogues potentiellement dangereuses et des pratiques professionnelles.

Dans le contexte de la douleur chronique, différents moyens sont déjà à la disposition des médecins québécois pour faciliter leur évaluation de l’usage approprié des opioïdes, notamment[r]

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La méthode BERCER lors de la primo-prescription de pilule : étude réalisée auprès de femmes de 20-24 ans

La méthode BERCER lors de la primo-prescription de pilule : étude réalisée auprès de femmes de 20-24 ans

3 A propos des représentations personnelles des professionnels de santé, il persiste parfois des a priori sur la période sexuellement active ou sur l’âge raisonnable de la maternité ce qui engendre une non-reconnaissance sociale de la sexualité dans les âges extrêmes. Ces préjugés, associés à des croyances erronées sur certains moyens contraceptifs, peuvent influencer le praticien dans les méthodes qu’il propose aux femmes. Les préservatifs sont alors conseillés aux plus jeunes ; le DIU – contre-indiqué chez les nullipares – permet d’avoir une contraception sur le long terme pour les femmes plus âgées ayant eu leur(s) enfant(s) ; et entre temps, la pilule se trouve être la méthode réversible de choix. (6)
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Pilule œstro-progestative : pour ou contre

Pilule œstro-progestative : pour ou contre

Le risque de prise de poids sous contraception hormonale est une véritable préoccupation des patientes et souffre en réalité de nombreuses idées reçues. L’effet orexigène modeste des hormones est admis mais celui-ci est transitoire. La plus récente méta-analyse de la Cochrane Database (Gallo et al, 2014) sur ce sujet se veut rassurante et conclut à l’absence de preuve fiable pour valider le fait que la prise d’une POP puisse provoquer une augmentation de poids (NP1). Nault et al. (2013) ont suivi de manière prospective dans l’année suivant l’initiation d’une contraception hormonale, un groupe de 4 133 femmes utilisant diverses méthodes contraceptives. Les auteurs ont analysé l’évolution du poids en fonction de la méthode de contraception utilisée après une année d’utilisation. Après une année d’utilisation, 26 % des utilisatrices de pilule, patchs ou anneaux vaginaux avaient pris du poids, 24 % d’entre elles en avait perdu et 49 % d’entre elles étaient stables. Ce profil d’évolution pondérale n’était pas statistiquement comparable à celui du groupe des femmes bénéficiant d’une contraception non hormonale par DIU au cuivre. Ainsi, les variations pondérales observées lors de l’utilisation des pilules, patchs et anneaux vaginaux ne semblent pas liées à la prise d’hormones (NP2).
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« La pilule qui change tout » ? Analyse des débats québécois autour de la prophylaxie pré-exposition du VIH

« La pilule qui change tout » ? Analyse des débats québécois autour de la prophylaxie pré-exposition du VIH

Dans l’étude Ipergay, les critères d’inclusion étaient d’être séronégatif et d’avoir eu au moins deux rapports anaux sans préservatif avec des partenaires de statut sérologique différent ou inconnu dans les 6 derniers mois. Ipergay était un essai randomisé contre placebo, ce qui signifie que la moitié des participants recevait le Truvada®, l’autre moitié recevait une pilule inactive. Les participants étaient suivis tous les deux mois pour recevoir des dépistages et des conseils de prévention. L’essai Ipergay s’accompagnait également d’un volet socio-comportemental qualitatif et quantitatif. [ Montréal, l’étude a inclus au total une cinquantaine de participants, recrutés entre juillet 2013 et novembre 2014. En novembre 2014, l’essai est interrompu { la demande du comité indépendant, car les données préliminaires font la preuve de l’efficacité de la stratégie évaluée. Autrement dit, le nombre d’infections dans le bras placebo est très significativement plus élevé que dans le bras « traitement ».
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Causes d'échec de la contraception orale et connaissance des femmes quant au maniement de leur pilule contraceptive :  enquête menée au CPEF du CHU Antoine Béclère à Clamart dans les Hauts-de-Seine

Causes d'échec de la contraception orale et connaissance des femmes quant au maniement de leur pilule contraceptive : enquête menée au CPEF du CHU Antoine Béclère à Clamart dans les Hauts-de-Seine

CONTEXTE. La prescription de la contraception orale est souvent banalisée en France malgré la complexité de son maniement. Il en découle un nombre élevé de grossesses non-désirées aboutissant à des IVG qui pourraient être évitées si les femmes utilisaient correctement leur pilule. METHODE. Nous avons mené une étude pendant six mois au CPEF de l’hôpital Antoine Béclère auprès de femmes demandant une IVG après échec de leur pilule et auprès de femmes suivies pour une contraception orale. Cette étude était basée sur deux questionnaires, fondés sur les recommandations de l’HAS. RESULTATS. Les 80 questionnaires « IVG » recueillis ont montré que les principales causes d’échec de la pilule contraceptive étaient l’oubli et l’arrêt intempestif. Les 123 questionnaires « contraception » recueillis ont montré que 77% des femmes étaient incapables de gérer un oubli de pilule. 70% des femmes ne connaissaient pas la règle de l’enchaînement des plaquettes en cas d’oubli survenant la dernière semaine de la plaquette. 57% prenaient un risque ne sachant pas utiliser correctement une contraception complémentaire la semaine qui suivait l’oubli. 51% prenaient un risque ne sachant pas gérer la contraception d’urgence en cas d’oubli. 52% des femmes ne savaient pas que le pharmacien pouvait délivrer la pilule même si l’ordonnance était « périmée ». 48% ne savaient pas que les vomissements pouvaient provoquer un échec de la contraception orale. CONCLUSION. Les lacunes des femmes quant-au maniement de leur pilule contraceptive sont alarmantes. Les professionnels de santé ont un rôle essentiel à jouer dans la formation des femmes lorsqu’ils prescrivent ou renouvellent une contraception orale.
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Les connaissances et pratiques des jeunes femmes, de 20 à 24 ans, face à l'oubli de pilule. Étude quantitative, transversale et descriptive réalisée auprès de 382 femmes sur la période du 1er juillet 2018 au 30 septembre 2018

Les connaissances et pratiques des jeunes femmes, de 20 à 24 ans, face à l'oubli de pilule. Étude quantitative, transversale et descriptive réalisée auprès de 382 femmes sur la période du 1er juillet 2018 au 30 septembre 2018

Schéma récapitulatif oubli de pilule]. Les professionnels devraient s'affranchir également d'un conseil minimal. Il consiste en une explication qui se veut systématique et brève (moins de 3 minutes). Initialement développé pour aider au sevrage tabagique, il peut également être utilisé en contraception. Son efficacité a été prouvée, en comparaison à l'absence de conseil (38). Ainsi, une étudiante en médecine montre en 2011 que des femmes ayant reçu un conseil minimal sur la conduite à tenir en cas d'oubli et un document récapitulatif par leur prescripteur (mais n'abordant pas les risques liés aux vomissements et aux diarrhées et la possible mise en place d'un DIU comme contraception d'urgence) ont une meilleure connaissance de la gestion d'oubli de pilule, 3 mois après avoir reçu cette information (32).
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en
                                                                    fr

en fr “For the Love of Women”? The Contraceptive Pill in France: Birth of a Social and Medical Norm (1960-2000) « Par amour des femmes » ? La pilule contraceptive en France, genèse d’une évidence sociale et médicale (1960-2000)

J’ai donc cherch´ e ` a constituer des corpus plus restreints, ` a partir de la recherche, entre 1960 et 2000, d’articles comprenant les termes « pilule contraceptive », et, comme contrepoint, ceux comprenant le mot « st´erilet ». Ces recherches m’ont conduit ` a constituer de bases de donn´ ees d’articles que j’ai d´ epouill´ es et lus int´ egralement. L’objectif ´ etait ici de voir dans quels termes ´ etaient mentionn´ es les m´ ethodes contraceptives, les repr´ esentations qui y ´ etaient associ´ ees, les critiques dont elles faisaient ´ eventuellement l’objet, et le contexte dans lequel elles ´ etaient mentionn´ ees. Cela me permettait, au passage, de relever les personnalit´ es m´ edicales interview´ ees au titre de leur expertise sur la contraception, dans chacun de ces articles, et leur propos sur les m´ ethodes, participant ` a l’identification du champ des expert·e·s (voir ci-dessous). Enfin, les archives d’Europresse ont ´ et´ e compl´ et´ ees par la consultation partielle de la revue de presse de la biblioth` eque de Sciences Po sur la r´ egulation des naissances. L’´ etendue de cette revue de litt´ erature, les difficult´ es mat´ erielles d’y acc´ eder lorsque l’on est ext´ erieur·e ` a cette institution, ainsi que l’impossibilit´ e d’y faire une recherche th´ ematique et la focalisation des articles principalement sur l’avortement ` a partir de 1972, ne m’ont permis de consulter cette source que jusqu’en 1973, date ` a laquelle les articles ne mentionnent quasiment plus que l’avortement, et leur nombre augmente de mani` ere quasi exponentielle. Ce fonds m’a donn´ e l’occasion de compl´ eter utilement les archives du Monde, jusqu’en 1973, en me permettant d’acc´ eder ` a des titres de presse r´ egionale et de diverses
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Différence du traitement médiatique de l’affaire de la pilule de troisième génération entre la presse généraliste et la presse spécialisée : étude de cas entre <i>Le Monde</i> et <i>Sciences et Avenir</i>

Différence du traitement médiatique de l’affaire de la pilule de troisième génération entre la presse généraliste et la presse spécialisée : étude de cas entre <i>Le Monde</i> et <i>Sciences et Avenir</i>

7 n’avoir pas demandé le retrait de la pilule du marché. Le jour même, Le Monde titre alors : « Alerte sur la pilule de 3 e et 4 e génération » 1 . Il est alors révélé que les contraceptifs de troisième génération possèdent un risque deux fois supérieur de provoquer des thromboses (caillots de sang), pouvant entraîner de sévères pathologies telles que l’embolie pulmonaire, ou l’AVC. Les médias relaient largement la nouvelle, pendant plusieurs semaines. À la radio, à la télévision, et sur tous les supports de presse écrite. Notamment, après l’annonce faite par Marisol Touraine, début janvier 2013, de dé-rembourser les pilules de 3 ème génération, puis en mars 2013 quand celui-ci devient effectif. Entre temps, ce moyen de contraception était revenu sur le devant de la scène à la fin du mois de janvier, quand Le Figaro affirme avoir obtenu un document confidentiel de l’ANSM, dans lequel l’agence met en cause une autre pilule du groupe Bayer, Diane 35, qui serait responsable de sept décès depuis 1987 2 . On parle alors d’emballement médiatique pour parler de l’affaire
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Acceptabilité de la pilule contraceptive masculine : enquête auprès de 3368 hommes français

Acceptabilité de la pilule contraceptive masculine : enquête auprès de 3368 hommes français

IV. DISCUSSION Notre échantillon d’hommes s’est révélé être favorable à la prise d’une pilule contraceptive masculine à 61,88 % (Annexe 3.16). Une des premières études sur le sujet publiée en 1995 montrait que 44 à 83 % des hommes souhaitaient utiliser une contraception masculine (14). En 2000, une étude australienne recensait que 75 % d’hommes étaient prêts à l’essayer (10). Une étude multicentrique en 2002 s’est déroulée en Europe (France, Allemagne, Espagne, Suède), Amérique du Nord (USA), Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Mexique) et Asie (Indonésie). Dans cette étude, 55 % des hommes se disaient favorables (47 % pour les Français) (12). En 2012, l’institut CSA a réalisé un sondage en France auprès de 988 hommes parmi lesquels 61 % se déclaraient prêts à prendre une pilule contraceptive masculine si elle existait (11).
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Étude pilote du projet OPTIMEGE, Oubli de Pilule et ouTil d'Information en MEdecine GEnérale, concernant l'intérêt de la carte INPES intitulée "Que faire en cas d'oubli de pilule ?"

Étude pilote du projet OPTIMEGE, Oubli de Pilule et ouTil d'Information en MEdecine GEnérale, concernant l'intérêt de la carte INPES intitulée "Que faire en cas d'oubli de pilule ?"

Ces résultats sont cependant à interpréter avec grande prudence pour plusieurs raisons :  Comme on l’a vu précédemment, l’amélioration du sentiment de clarté de la conduite à tenir ne présage en rien d’une conduite plus adaptée en situation réelle.  L’oubli relaté à M0 n’est pas le même qu’à M3 : à M0, la patiente se remémore son dernier oubli, et à M3 elle parle d’un oubli (s’il a eu lieu) survenu au cours des 3 derniers mois, depuis la remise de la carte. Le contexte est différent (en termes de délai d’oubli, position du comprimé dans la plaquette…), et la procédure à suivre peut être plus facile selon le contexte. Cela soulève à nouveau la question de comment juger d’une amélioration de la conduite à tenir face à l’oubli. Faut-il pour que les données soient comparables, tester les connaissances des patientes de façon théorique et non plus sur leur attitude en situation réelle ? Cette question avait été soulevée lors la construction des questionnaires des patientes. Le choix s’était finalement porté sur ce que font réellement les femmes quand elles oublient et non pas sur ce qu’elles savent en théorie. On s’était notamment appuyé sur une étude varoise qui avait montré que plus de la moitié des femmes avait eu une attitude différente des recommandations qu’elles connaissaient lors de leur dernier oubli de pilule [33]. L’alternative serait peut-être de tester les femmes sur quelques situations pratiques mettant en scène des oublis identiques à M0 et M3.
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La pilule, première méthode de contraception en France, mais pas dans le monde

La pilule, première méthode de contraception en France, mais pas dans le monde

En Indonésie, comme en Égypte, la stérilisation est peu fréquente et la pilule relativement diffusée. Mais la méthode la plus fréquente est l’injection, utilisée par la moitié des femmes ne souhaitant pas être enceintes. En Haïti la situation est similaire à celle de l’Indonésie avec une domination encore plus forte de l’injection : elle est utilisée par deux Haïtiennes ne souhaitant pas être enceintes sur trois.

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La pilule : biologisation de la contraception et régulation sociale

La pilule : biologisation de la contraception et régulation sociale

21 Enfin, signalons un dernier élément. Bien qu’à première vue cela puisse paraître paradoxal, les mécanismes disciplinaires combinent à la suspension de la conscience un effort continu et important à fournir de la part de l’individu. En effet d’un côté, la discipline de genre n’est pas initiée par la volonté de l’individu, elle lui est imposée (il faut devenir féminine ou masculin). De l’autre, pourtant, l’ « apprentissage », la mise au pas des corps sont exigeants et requièrent que le sujet coopère (pour savoir marcher en talons ou cracher loin il faut s’exercer). Sous la double forme d’incitations et de sanctions sociales, le concours du sujet en devenir est sollicité dans la mesure où il doit s’appliquer à réaliser (performer) tout au long de sa vie des assujettissements prédéfinis, mais sa participation n’est pas originaire et même largement inconsciente ; autrement, les protagonistes appartenant aux groupes dominés refuseraient d’incorporer les stigmates de leur rang. A contrario, la pilule articule pour sa part, dans son principe libéral, un engagement conscient à une effectivité biomédicale qui s’exécute en-deçà de la participation subjective de l’agent. L’acte initial d’aller consulter un médecin ne se réalise pas à l’insu de la personne, pas plus que la régularité dans la prise de médicament. Cette participation consciente de la part du sujet est néanmoins « réduite » (ce qui n’est certes pas rien sur les plans humain, social et médical) à rendre possible l’acte biomédical, car autrement, la pilule épargne un effort opératoire à la patiente. C’est en effet la formule du médicament qui constitue le principe actif de l’effectivité contraceptive de la pilule. La pose d’un implant contraceptif, qu’on insère sous la peau et qui diffuse de la progestérone en continu pour une durée de trois ans sans que la patiente n’ait plus à y penser 25 ,
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La mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Pau : lignes de forces, tabous et oublis

La mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Pau : lignes de forces, tabous et oublis

Article L 211-1 du Code du Patrimoine.. 17 » Quant aux privées, elles constituent « toutes les autres archives qui ne sont pas des archives publiques : archives d'entreprises, de [r]

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Mémoires et oublis pixélisés : la carte postale transformée au gré des manipulations

Mémoires et oublis pixélisés : la carte postale transformée au gré des manipulations

W3C World Wide Web Consortium.. À l'intérieur de cette recherche, nous désirons identifier l'accélération comme facteur déterminant du processus de dissimulation du problème de [r]

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Étude descriptive des connaissances des lycéens puydomois sur la pilule de contraception d'urgence en 2014

Étude descriptive des connaissances des lycéens puydomois sur la pilule de contraception d'urgence en 2014

La Haute Autorité de santé (H.A.S.), à l’époque encore dénommée A.N.A.E.S. (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé), a publié des recommandations à appliquer en cas d’oubli de contraception orale. Des études se sont, par la suite, intéressées à l’observance par les femmes de ces recommandations. En réalité, seulement 21% des femmes interrogées adoptaient l’attitude recommandée par l’A.N.A.E.S. en cas d’oubli, et juste 17% se protégeaient avec une autre contraception dans les jours suivant l’oubli. Les causes évoquées pour expliquer cette situation seraient, en particulier, le manque de connaissances de ces recommandations de la part des femmes voire de la part des professionnels de santé, ainsi que l’applicabilité de ces recommandations. Ainsi, différentes sociétés savantes de divers pays se sont prononcées sur ce sujet proposant différentes recommandations. Certaines d’entre elles, prenant en compte notamment la période du cycle au moment de l’oubli, le type de pilule etc., sont, du fait de leur complexité, beaucoup moins suivies par les femmes que les recommandations plus pragmatiques qui apporteraient une meilleure efficacité en termes de prévention des grossesses non désirées.[25] Ceci est d’autant plus vrai lorsque les personnes concernées sont des adolescentes.
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