objets des deux guerres mondiales

Top PDF objets des deux guerres mondiales:

Montrer et dire la guerre en temps de paix. Des pratiques de collection aux pratiques de médiation des collectionneurs d'objets des deux guerres mondiales

Montrer et dire la guerre en temps de paix. Des pratiques de collection aux pratiques de médiation des collectionneurs d'objets des deux guerres mondiales

Les collectionneurs retournent en quelque sorte le paradigme indiciaire : les objets ne sont plus indices, ce sont les connaissances historiques qui le deviennent dans leur pratique d’enquête sur les objets. Ils sont de véritables enquêteurs pour qui l’histoire est une ressource pour comprendre l’objet et non une fin en soi. L’enquête peut utiliser des documents historiques, des écrits d’historiens parfois également constitués comme des indices ou des éléments de contexte afin de trouver un objet, le comprendre, reconstituer sa biographie et ses usages et ainsi « d’accéder au cœur ou à l’âme de l’histoire » que porte l’objet lui- même pour reprendre un mot de Jean Marie Bailleul. Dans ce cadre, authentifier un objet ne veut pas simplement dire reconnaître le vrai du faux, mais lui reconnaître une identité propre singulière. Cette identité propre et singulière est illustrée dans les biographies de ces objets, leurs destins, leurs voyages. (Michèle Gellereau, 2012). Les collectionneurs tous à leur manière nous ont emmenés sur cette piste : nous ne produisons pas des interprétations, nous montrons du concret, de l’indiscutable nous disent-ils. Les objets ne sont pas des illustrations, ni même des sémiophores au sens de Pomian, ce sont des réalités tangibles, voire des preuves. Une bonne partie de l’activité des collectionneurs consiste à mener l’enquête, et à administrer la preuve. Ce statut d’enquêteur, J.M. Bailleul l’explicite dans l’entretien. Jean Marie Bailleul ne veut pas témoigner, mais
En savoir plus

19 En savoir plus

Le secret dans les pratiques de collection et de médiation d'objets des deux guerres mondiales : les leçons de l'enquête partagée.

Le secret dans les pratiques de collection et de médiation d'objets des deux guerres mondiales : les leçons de l'enquête partagée.

C’est dans ce récit que se noue également l’attachement personnel du collectionneur à l’objet et les raisons de cet attachement, telles que les valeurs d’authenticité, de rareté, d’unicité, ses liens avec d’autres objets et thèmes de la collection, etc., attribuées à la pièce par le collectionneur lors de son enquête. Or, toutes ces valeurs ont en commun d’être « discrètes », elles ne se révèlent qu’à celui qui peut reconnaître dans l’objet un certain nombre de marques et d’éléments comme traces et indices de ces valeurs et les interpréter en ce sens. Le collectionneur, bien évidemment, mais aussi le visiteur, à condition d’être aidé par un récit et un geste de médiation qui révèlent le secret de la pièce exposée. C’est ainsi que les collectionneurs, poussés par le souci de partager l’expérience qu’ils vivent au contact des objets, déploient face au visiteur un véritable « art de la prise » (Bessy, Chateauraynaud, 1995) en appuyant leur médiation sur une gestuelle de la désignation opérant sur les catégories à travers lesquelles ils amènent le visiteur à voir l’objet et les marques matérielles (plus ou moins visibles) qu’il porte (Da Lage, 2013).
En savoir plus

15 En savoir plus

Comprendre, interpréter et valoriser la mémoire des témoins et des collectionneurs d'objets des deux Guerres mondiales : synthèse des principaux résultats de l'étude TEMUSE 14-45

Comprendre, interpréter et valoriser la mémoire des témoins et des collectionneurs d'objets des deux Guerres mondiales : synthèse des principaux résultats de l'étude TEMUSE 14-45

Leurs logiques de constitution des collections se construisent dans des contextes liés à la biographie du collectionneur, à un plaisir et une connaissance intime des objets, au développement d’une expertise scientifique dans un contexte territorial et international et au projet de médiation pour des publics internationaux. Les logiques à l’origine de collections, centrées sur l’objet ou la série, sont souvent suivies de logiques thématiques, liées à une histoire plaçant l’homme au centre, au travail de deuil et à la volonté de transmettre. Le plaisir, la passion et la connaissance fine liée au travail sur l’objet sont omniprésents dans les pratiques de collectionneurs. La reconstitution d’une biographie de l’objet et ses significations acquises au fil du temps, les valeurs qui lui sont accordées se conjuguent souvent avec une reconnaissance de ces objets comme traces des hommes considérés comme victimes et héros auxquels il est possible de s’identifier sans toutefois se projeter dans des actes de violence. Ainsi, nombre d’objets présentés sont des objets du quotidien et, dans le cas des armes, les explications se centrent plus sur les techniques d’amélioration de la protection des hommes que sur celles de leur capacité à donner la mort. Par ailleurs, le travail de ces collectionneurs est un travail de « preuve » plus que d’histoire : pour eux le travail d’exhumation et de deuil est toujours en cours. Peu enclins à se voir comme experts (ce qu’ils sont à nos yeux de chercheurs), les collectionneurs interrogés se présentent comme des praticiens dont l’érudition relève de l’art du « connaisseur », du passionné et aussi du médiateur d’événements (expositions, parcours…) travaillant à des idées de scénographies et mises en contexte des objets. Les publics apparaissent aux yeux de ces collectionneurs comme des partenaires.
En savoir plus

17 En savoir plus

Autres regards : Le Caire des urbanistes égyptiens de l'entre-deux-guerres

Autres regards : Le Caire des urbanistes égyptiens de l'entre-deux-guerres

Une expertise locale On peut s’étonner, au vu de la situation dans les autres pays de la région soumis à une occupation coloniale, que  la charge d’établir un tel document ait pu revenir à un professionnel égyptien. En Turquie même, les urbanistes  européens paraissent avoir dominé le terrain plus longtemps qu’en Egypte (Holod et al. 1984, Yerasimos 2004).  Cette   « exception »   égyptienne   tient,   pour   une   large   part,   à   l’effort   ancien   et   récurrent   consenti   en   matière  d’instruction technique  par ses gouvernants  depuis les premières  décennies  du XIX e   siècle,  qu’il s’agisse des  missions scolaires envoyées à l’étranger, ou de l’institution, en Egypte même, d’établissements d’enseignement  supérieur,   ou   de   la   combinaison   des   deux   systèmes   (Heyworth­Dunne   1939   ;   Sâmî   A.   1916).   De   la   seule 
En savoir plus

18 En savoir plus

Jacques Bainville et la Roumanie d'entre-deux-guerres: regards croisés

Jacques Bainville et la Roumanie d'entre-deux-guerres: regards croisés

pays à renforcer leurs liens militaires et politiques pour se prémunir de ce danger. Plusieurs accords bilatéraux sont dès lors conclus. 65 L’alliance est ouvertement et exclusivement tournée contre le révisionnisme hongrois et, dans une moindre mesure, bulgare. Par conséquent, le Royaume SHS n’est pas garanti contre les revendications italiennes et la Roumanie ne peut compter sur aucune aide face à l’Union soviétique qui revendique toujours activement la Bessarabie. Enfin, la Petite Entente est affaiblie par l’absence de Varsovie qui, entretenant de bonnes relations avec Budapest et un lourd contentieux avec Prague sur la question du territoire disputé de Teschen, n’y participe pas. La France, déjà liée à la Pologne depuis février 1921, signe également un accord avec la Tchécoslovaquie en janvier 1924, suivi d’une alliance militaire avec ces deux pays en octobre 1925. En juin 1926, elle paraphe un protocole similaire avec la Roumanie avant de faire de même avec le Royaume SHS en novembre 1927. Paris apparaît donc à la fin des années vingt comme la protectrice des garants du statu quo à l’Est.
En savoir plus

20 En savoir plus

Paul Nizan et la représentation de l’URSS pendant l’entre-deux-guerres

Paul Nizan et la représentation de l’URSS pendant l’entre-deux-guerres

au sommet des montagnes je suis monté. Mais je n’ai jamais vu une si grande merveille que le chemin de fer de Duchambé. (p. 202) De plus, l’URSS est peuplée de poètes qui récitent « des vers sur les kolkhozes ... ou des vers sur la guerre civile » (p. 205). La superposition constante de la construction réelle de l’URSS et de sa mise en discours lyrique renforce encore l'effet de poétisation de la réalité. Le monde soviétique est principalement dominé par deux genres de personnages positifs : les ingénieurs, et les poètes, ouvriers spirituels, sans exception des anciens combattants qui contribuent désormais à construire un pays nouveau : « Mais c’était la fin. Les constructeurs se préparaient à partir. Ça sentait la démobilisation. Les poèmes sur la Construction étaient déjà écrits; le roman de la Construction avait déjà paru. » (p. 222)
En savoir plus

29 En savoir plus

Fraternisations aux armées pendant les deux guerres mondiales

Fraternisations aux armées pendant les deux guerres mondiales

Les fraternisations au front peuvent être définies comme des interactions fraternelles entre des combattants de camps opposés dans les zones de guerre. Si elles demeurent rares, elles sont le résultat d’un front figé et d’une identification mutuelle entre les soldats. Spontanées, elles sont liées à des événements religieux ou répondent à une nécessité de survie. Les autorités militaires des pays belligérants réagissent, quant à elles, de manière ferme et la diffusion de récits reste limitée, rendant leur reconstruction difficile pour les historiens. Le premier facteur dans l’apparition de fraternisations au front est la proximité géographique prolongée entre les soldats des deux armées, rendue possible par la stabilité du front. Avec la guerre des tranchées, la Première Guerre mondiale constitue l’exemple par excellence de ce type de situation. Séparés parfois d’un no man’s land de quelques mètres seulement, les soldats des deux tranchées vivent dans une proximité qui facilite les rencontres entre soldats. On retrouve également cette configuration lors de la « drôle de guerre » le long de la ligne Maginot de septembre 1939 à mai 1940 ou bien encore pendant l’hiver 1942-1943 au cours de la bataille de Stalingrad lorsque les soldats s’enfoncent dans des tranchées parmi les ruines de la ville.
En savoir plus

4 En savoir plus

La chambre à soi de l'ethnologue. Une écriture féminine en anthropologie dans l'Entre-deux-guerres

La chambre à soi de l'ethnologue. Une écriture féminine en anthropologie dans l'Entre-deux-guerres

de travail et de terrain, Solange de Ganay n’a jamais obtenu la position institutionnelle ni même la reconnaissance intellectuelle à laquelle elle aurait sans aucun doute pu prétendre. Un goût non dissimulé pour l’aventure et l’exploit sportif pourrait bien en être en partie responsable. Dans un texte de 1942 destiné à la revue Sciences et voyages associée au Club des explorateurs dont elle était membre depuis peu, Solange de Ganay relate les circonstances de sa découverte du continent africain : deux expéditions de chasse périlleuses, en compagnie de sa sœur et de son beau-frère Jean Lebaudy 59 , au cours desquelles elle a maintes fois manqué d’être attaquée par un lion ou de se perdre dans la brousse. Or Solange de Ganay situe son engagement dans la recherche ethnographique dans l’exact prolongement de son goût pour la chasse : « J’avais regretté, au cours de ces randonnées, de ne rien savoir, ou presque, des populations au milieu desquelles nous vivions. « Ce sont des fétichistes », et « ils font le tam-tam », voilà les seuls renseignements que l’on pouvait obtenir sur certaines d’entre elles. Il y avait peut-être autre chose ! » 60 Pour le découvrir, elle suit à son retour à Paris les cours de Marcel Mauss à l’EPHE et fréquente le musée d’ethnographie. Mais des années plus tard, à l’issue de trois missions ethnographiques, elle ne dissocie toujours pas nettement la démarche ethnographique de l’entreprise cynégétique : « En 1938-39, je suis retournée avec la mission Lebaudy-Griaule, dans la boucle du Niger, puis au Tchad, dans les régions déjà parcourues en 1931, et jusqu’au lac Iro. J’ai suivi à nouveau les pistes où je chassais le buffle, mais cette fois, au lieu d’une carabine, j’étais armée d’un crayon et d’un bloc-notes, pour une chasse au document sans merci, tout aussi sportive, et encore plus passionnante que l’autre. » 61 Sans doute la condition sociale de Solange de Ganay, qui se lit clairement dans ces lignes, ne l’a-t-elle pas non plus aidée à obtenir une position institutionnelle. Ses contemporains se seront probablement demandé si l’ethnologie n’était pas un caprice passager pour une comtesse moins prédisposée au terrain qu’à « une vie de loisirs luxueux » 62 . Ne s’agissait-il pas simplement pour elle d’exercer ce « goût des voyages intelligents » et de l’aventure dont ses deux sœurs et leurs époux avaient déjà fait preuve en naviguant sur les mers du sud à bord de « La Korrigane » ? 63 Il reste que si elle avait été homme, Solange de Ganay aurait certainement pu se permettre, comme ses collègues masculins les plus proches, d’écrire et de décrire son travail en termes cynégétiques, guerriers, policiers ou judiciaires 64 .
En savoir plus

30 En savoir plus

Charles Journet: un prêtre intellectuel dans la Suisse romande de l'entre-deux-guerres

Charles Journet: un prêtre intellectuel dans la Suisse romande de l'entre-deux-guerres

professeurs du Séminaire étaient molinistes 74 , ou du moins qu’il y avait un professeur suarézien ou moliniste parmi eux 75 . Pensait-on à Mgr Fragnière, ou bien à Marc Dalbard ? En fait, Thomas d’Aquin n’était pas ignoré au Séminaire de Fribourg. Il était « celui que l’Eglise nous signalait, lorsque j’étais séminariste, comme le “Docteur commun”(…) » 76 . Mais c’était peut-être un saint Thomas adapté à la « théologie des manuels » qu’on enseignait. Les informations en apparence contradictoires de Maurice Zundel entré deux ans après Journet, expliquant qu’il « avai[t] l’avantage sur les maîtres d’avoir lu la Somme Théologique de Saint Thomas », alors que pourtant « on enseignait Saint Thomas en mauvais latin » trouveraient là leur explication 77 . Peut-être présentait-on saint Thomas comme un théologien parmi d’autres systèmes, comme une rapide consultation des notes de cours de François Charrière semble l’indiquer 78 . Ou bien l’on s’appuyait sur saint Thomas, mais sans exclusivisme : selon Mgr Bovet, professeur de dogme jusqu’en 1911, l’auteur de la Somme était un « astre de première grandeur » qui « d[evait] être cependant enseigné sans cette ferveur superstitieuse qui ne permet[tait] de rien voir hors de lui et qui ferait de sa lettre une borne au lieu d’en faire pétiller le feu vivifiant » 79 . A la différence de l’Université, le Séminaire resta à l’abri de la tourmente moderniste 80 . Hubert Savoy, ancien de l’Ecole biblique de Jérusalem, était trop occupé par ses diverses activités pour approfondir des questions controversées d’exégèse. Le modernisme n’était pas ignoré puisque l’abbé Dalbard « trait[a] de l’Eglise au double point de vue apologétique et dogmatique spécialement en opposition avec les doctrines protestantes et modernistes » 81 , mais on ne versa pas dans la chasse aux sorcières comme ce fut le cas à l’Université. Une preuve de cet état d’esprit réside dans l’examen entrepris par l’abbé Fragnière (et d’autres professeurs ?) d’un ouvrage consacré au Qohélet du père Zapletal, professeur à la faculté de théologie. La Bible était en ce moment un terrain explosif. L’abbé Fragnière, tout en montrant qu’il divergeait de Zapletal sur l’eschatologie du Qohélet, tenait à éviter de mal interpréter dans un sens alarmiste la position du savant dominicain 82 . La situation du Séminaire de Fribourg semble donc correspondre à la moyenne générale décrite par Marcel Launay dans sa synthèse sur les séminaires français :
En savoir plus

400 En savoir plus

En quête d’évasion : le voyage cyclotouriste dans la France de l’entre-deux-guerres

En quête d’évasion : le voyage cyclotouriste dans la France de l’entre-deux-guerres

93 Cette carte montre une polarisation autour du département de la Loire que l’on ne retrouve dans aucune autre revue. Naturellement, de nombreux voyages partent de Saint- Etienne ou de sa banlieue. Mais la prédominance de la Loire est importante : ce département est traversé à 29 reprises contre 16 pour ceux du Rhône et de l’Ardèche qui suivent juste après dans le classement. L’ascension du col des Grands-Bois au sud, les monts du Forez et ceux du Roannais, au nord, suffisent pour diversifier les voyages. Le rayonnement de la Loire s’étend tout de même à la région Rhône-alpine : Vélocio déborde dans les monts du Lyonnais ou dans le Velay et jusqu’à la vallée du Rhône ainsi que quelques fois dans le Dauphiné. Mais il ne va pas plus loin, sauf pour sa randonnée pascale annuelle en Provence. Pour lui, parcourir les mêmes routes ne pose pas forcément de problème pour la recherche de la diversité. « On a beau faire et refaire les mêmes itinéraires, repasser devant les mêmes paysages, on ne les revoit jamais sous le même aspect et dans le même état d’âme » 240 . Il les perçoit à chaque fois sous un angle nouveau, en fonction du sens emprunté, de la météo, de la luminosité ou de la saison. La diversité est suffisante et rester dans sa région permet d’économiser sur les frais d’hébergement ou du billet de train. Les « excursions du Cycliste » ont un format similaire : la plupart de ses sorties s’effectuent sur une seule journée, parfois une matinée. Elles excèdent rarement deux jours. Ce sont les autres auteurs de récits de voyage du Cycliste qui parcourent les autres régions, parfois dans de longs périples de plus d’une semaine.
En savoir plus

285 En savoir plus

Immigrer à Marseille et y travailler : parcours féminins dans l'entre-deux-guerres

Immigrer à Marseille et y travailler : parcours féminins dans l'entre-deux-guerres

Dans les Bouches-du-Rhône, tout au long de l'entre-deux-guerres, l'Office de placement ne trouve pas assez de candidates pour combler les besoins en main-d'œuvre fémin[r]

15 En savoir plus

Le travail des enfants et jeunes en Grèce dans la période de l'entre-deux-guerres

Le travail des enfants et jeunes en Grèce dans la période de l'entre-deux-guerres

Nous observons que le rôle de l'Organisation internationale du travail était déterminant en ce qui concerne le travail des enfants au niveau mondial. Nous ne pouvons pas savoir si toutes les conventions furent appliquées par tous les pays membres ; une telle considération serait impossible pour une petite recherche comme la notre. Malgré cela et en regardant les dates auxquelles les lois autour du phénomène du travail des enfants furent créées, nous pouvons dire qu'au moins au niveau législatif il y avait une progression significative. En ce qui concerne la Grèce, nous voyons qu'il s'agit d'un pays qui vota une loi assez importante en 1912, au moment où les pays voisins ayant une histoire à peu près identique (surtout en ce qui concerne la libération de l'Empire ottoman et les guerres balkaniques) n'avaient pas de législation égale. Apparemment, cette loi avait beaucoup de problèmes, comme nous l'avons déjà mentionné, et nous allons voir au chapitre 4 que ces problèmes continuent plus intensivement au niveau de l'application de la loi. En tout cas, la législation internationale a entraîné des changements : soit la création d'une loi, soit sa modification et la modernisation de l'administration étatique vers une direction européenne - si nous pouvons le dire - qui fut arrêtée à cause de la Seconde Guerre Mondiale.
En savoir plus

127 En savoir plus

La revue L’Ossature métallique et le débat de l’architecture dans l’entre-deux- guerres

La revue L’Ossature métallique et le débat de l’architecture dans l’entre-deux- guerres

14H20 La revue « L’Ossature métallique » et le débat de l’architecture dans l’entre-deux- guerres par Sébastien Charlier, Docteur en Histoire, art et archéologie de l’Université de Liège. 14H50 Quelques notions relatives aux ossatures métalliques et mixtes acier-béton

2 En savoir plus

Vivre en hauteur : la force symbolique de l’ascenseur dans l’entre-deux-guerres

Vivre en hauteur : la force symbolique de l’ascenseur dans l’entre-deux-guerres

bénéDicte Delcourt, Directrice Au sYnDicAt nAtionAl Des propriétAires et copropriétAires 14 h 30 Interventions sur les ascenseurs. anciens[r]

1 En savoir plus

L'entre-deux-guerres mathématique à travers les thèses soutenues en France

L'entre-deux-guerres mathématique à travers les thèses soutenues en France

nues à Poitiers. En outre, de telles mentions ne figurent pas dans les autres doctorats soutenus à Montpellier : ceux de Poli, Oudin et Baranoff dont les thèmes étudiés ne se rapportent pas aux recherches de Turrière 160 . Ces quatre mémoires occupent un statut particulier parmi l’ensemble du corpus des thèses d’État en sciences mathématiques soutenues en France dans l’entre-deux- guerres. Les recherches mathématiques qui y sont présentées semblent avoir une ap- plication technique immédate. Ils sont en liaison étroite avec l’ingénierie. Joseph Bize, ingénieur des Ponts et Chaussées du Vaucluse est d’ailleurs membre du jury de deux de ces quatre thèses (celles de Sisowath et d’Hourfar). Ce dernier fait distingue également ces thèses du corpus : ce sont les seules thèses qui ont un ingénieur parmi les membres de leur jury. De plus, ces quatre thèses ne sont pas le fruit d’une recherche mathématique personnelle et originale. Certains constituent essentiellement un ouvrage d’exposition de recherches qu’ils n’ont pas eux-mêmes réalisées mais qu’ils reprennent pour en faire une synthèse. Cette situation n’est pas courante parmi les thèses de sciences mathéma- tiques de l’entre-deux-guerres. On ne la retrouve que dans certains doctorats soutenus au XIX ème siècle, avant que la thèse mathématique ne soit considérée comme un ou- vrage de recherche de haute qualité 161 . Elle révèle le type particulier de mathématiques qui sont travaillées à la faculté de Montpellier ainsi que le rôle de Turrière. Ce dernier apparaît comme un animateur d’une recherche particulièrement appliquée à la fin des années 1930.
En savoir plus

575 En savoir plus

Structure de l’espace relationnel des auteurs francophones belges de l’entre-deux-guerres

Structure de l’espace relationnel des auteurs francophones belges de l’entre-deux-guerres

* * * Nous voudrions conclure en soulignant le caractère fructueux de la démarche qui, à partir d’un élément factuel limité et grâce au croisement avec d’autres données sociologiques, permet de reconstituer les enjeux importants de la vie littéraire dans l’entre- deux-guerres en Belgique francophone. La préface ne constitue évidemment qu’un indice réduit qui ne permet pas de rendre compte de toutes les stratégies des littérateurs, notamment celles mobilisées par les écrivains qui ne jouent pas au jeu du paratexte. Néanmoins, le croisement entre des données relationnelles effectives et des données caractéristiques des agents offre un large programme de recherche, surtout si l’on se fonde sur les lieux de sociabilité des écrivains, comme les académies, les sociétés ou les groupes littéraires, voire, à d’autres époques, les cénacles ou les salons.
En savoir plus

21 En savoir plus

La protection internationale des minorités : le regard de la doctrine française de l'entre-deux-guerres

La protection internationale des minorités : le regard de la doctrine française de l'entre-deux-guerres

étude Jacques Poumarède s’intéresse notamment à la condition de l’étranger en Mésopotamie. Dans les cités -États de Sumer et d’Akkad, aucun indice ne laisse supposer l’existence de « groupes allogènes au sein de la population libre ». D’ailleurs, l’étranger est assimilé à « l’adversaire » ou à « l’ennemi ». En effet, les idéogrammes représentent souvent « l’esclave » en y introduisant le signe correspondant à « l’étranger ». Néanmoins, les codifications du II e millénaire (lois d’Esnunna et Code d’Hammourabi) mettent en lumière une composition sociale déjà plus complexe. Les muskenum, constituent cette classe intermédiaire, minoritaire, émergente. S’ils ne possèdent pas le droit de cité, réservé à la classe des citoyens libres (awilum), et si le droit pénal leur est moins favorable, ils bénéficient néanmoins, en tant que sujets de droits, d’un statut familial et patrimonial égal avec ces derniers. Le terme générique d’habiru est utilisé pour désigner les réfugiés fuyant les guerres ou individus que la paix a poussé sur les routes à la recherche de nouvelles opportunités. L’expansion de l’Empire babylonien contribue à renforcer ce brassage ethnique, volontaire ou contraint comme « l’exil à Babylone ». Le changement d’allégeance, avec l’arrivée des Perses, est plus favorable aux groupes minoritaires. Les Juifs qui sont autorisés à rentrer en Judée, bénéficient d’une « entière liberté de culte ». Mais, s’ils laissent une large autonomie aux territoires placés sous leur domination, l’auteur précise qu’il « règne, semble-t-il, une égalité juridique qu’attestent les fréquents mariages mixtes ». En Égypte, il faut attendre l’invasion Hyksos et le replie sur Thèbes pour qu’elle sorte « de son relatif isolement ». Les pharaons, à partir de Thoutmosis I er , s’engagent dans une ambitieuse politique d’expansion destinée à sécuriser l’Égypte avec des zones tampons. La présence des étrangers circulant sur le territoire est réglée par traités. Néanmoins, à son apogée, au cours des règnes des XVIII e et XIX e dynasties, nombreux d’entre eux « s’installent en Égypte, forment des colonies et bénéficient de la liberté d’exercer leurs activités principalement marchandes ainsi que leurs cultes ». Mais, c’est sûrement la présence des Juifs, relatée dans le Pentateuque, qui vient instantanément à l’esprit. Même s’il existe de nombreuses controverses sur l’ancienneté de cette implantation, lors de la XXVI e dynastie, « les communautés juives sont nombreuses en Égypte », d’ailleurs il existe « une puissante diaspora […] à l’époque hellénistique » ; Jacques POUMARÈDE, « Approche historique… », in Norbert ROULAND (dir.), Stéphane PIERRÉ-CAPS, Jacques POUMARÈDE, Droit des minorités…,
En savoir plus

561 En savoir plus

École(s) de Paris : enquête sur les compositeurs étrangers à Paris dans l'entre-deux-guerres

École(s) de Paris : enquête sur les compositeurs étrangers à Paris dans l'entre-deux-guerres

22 Honegger était pourtant né en France, où il a passé toute son enfance et a fait ses études musicales, faite exception faite de ses deux années au Conservatoire de Zurich (1911-1913). 23 Une réflexion sur l’applicabilité du concept de génération à l’étude des « jeunes » compositeurs de l’entre-deux- guerres a été menée par Cécile Q UESNEY , Compositeurs français à l’heure allemande, 1940-1944. Le cas de Marcel Delannoy, thèse de doctorat, Paris–Montréal : Université Paris-Sorbonne et Université de Montréal, 2014, p. 33-49. Elle propose une liste de 19 compositeurs français (comprenant Honegger) nés entre 1888 et 1906 qui appartiendraient à ce qu’elle propose d’appeler « génération des “jeunes de l’après-guerre” » (pour une raison à la fois chronologique et de marque expérientielle suscitée par le conflit) : en ordre de date de naissance, Louis Durey (1888-1979), Jacques Ibert (1890- 1962), Roland-Manuel (1891-1966), Arthur Honegger (1892-1955), Darius Milhaud (1892-1974), Germaine Tailleferre (1892-1983), Henri Cliquet-Pleyel (1894-1963), Jean Rivier (1896-1987), Roger Désormière (1898-1963), Marcel Delannoy (1898-1962), Francis Poulenc (1899-1963), Georges Auric (1899-1983), Henry Barraud (1900-1997), Pierre- Octave Ferroud (1900-1936), Maurice Jaubert (1900-1940), Henri Sauguet (1901-1989), Henri Tomasi (1901-1971) et Maxime Jacob (1906-1977). Cette « génération » ne comprend pas les compositeurs, tels que Jean Français (1912-1997), Manuel Rosenthal (1904-2003) ou les membres du groupe Jeune France (Yves Baudrier, Daniel-Lesur, André Jolivet et Olivier Messiaen, nés entre 1906 et 1908), qui s’affirmeront à partir des années 1930 dans un contexte socioculturel très différent de celui de l’immédiat après-guerre. Dans le cadre de notre étude, cette distinction est moins pertinente, et pour cette raison nous les incluons tous dans la même colonne du tableau.
En savoir plus

418 En savoir plus

Les représentations de l’Allemagne dans la littérature québécoise et la presse montréalaise de l’entre-deux-guerres

Les représentations de l’Allemagne dans la littérature québécoise et la presse montréalaise de l’entre-deux-guerres

longues descriptions des personnages allemands sont ainsi rendues inutiles, puisque les lecteurs les connaissent déjà par les journaux : la dérision s’appuie sur des personnes et des faits connus. Dans le chapitre qui nous intéresse, l’empereur Guillaume II s’entretient avec son fils, le Kronprinz, et avec son chancelier. Le lecteur a donc accès, de l’intérieur, au monde germanique sur le mode fictif dans ce chapitre. Les trois hommes discutent de retraites stratégiques faites par l’armée allemande en France, du combat à Verdun – qui est caricaturé d’ailleurs –, des espions allemands qui tentent de déterminer qui dirige l’Empire de l’espace, et du besoin de dénicher un diplomate d’expérience qui pourrait négocier avec le personnage dirigeant cet Empire, qui, on l’a vu, est un simple Canadien français. En plus de converser officiellement à propos de stratégies militaires, les personnages allemands ont une discussion familière à propos, notamment, de la légendaire paresse du prince héritier qui ne veut pas retourner à Verdun. Le roman invite ainsi à une lecture qui est à la fois référentielle et fictionnelle 318 . À notre connaissance, Les aventures extraordinaires de deux Canayens est le
En savoir plus

507 En savoir plus

Femmes, entreprises et dépendances. Les entrepreneuses étrangères à Paris dans l'entre-deux-guerres

Femmes, entreprises et dépendances. Les entrepreneuses étrangères à Paris dans l'entre-deux-guerres

familiales. Les femmes y sont par conséquent, moins nom- breuses. Mais il convient également de différencier selon les nationalités des entrepreneurs étrangers. Les données portant sur le sexe et la situation matrimoniale des entrepreneurs sont lues bien souvent dans une perspective centrée sur la question de "l’intégration" des étrangers dans la société d’accueil. Selon le modèle qui établit classi- quement que les flux se conjuguent d’abord comme des migrations de célibataires, suivis quelque temps après par les migrations de familles, la part des femmes et celle des célibataires permettraient de caractériser les types d’inser- tion des immigrants dans la société entreprenariale. Néanmoins, la comparaison entre les différentes nationalités invite à relativiser la pertinence de ce schéma pour le milieu de la petite entreprise (tableau 3). Certains cas se conforment au modèle : ainsi des entrepreneurs belges, qui se carac- térisent par un faible taux de célibat (7 %) et un pourcentage important de femmes (22 %), deux indices qui témoignent de l’insertion familiale de cette population dont les struc- tures démographiques sont très proches de celles des migrants provinciaux.
En savoir plus

25 En savoir plus

Show all 3671 documents...