Mouvements sociaux dans les médias

Top PDF Mouvements sociaux dans les médias:

Identité nationale et accès aux médias des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales

Identité nationale et accès aux médias des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales

L’identité collective de la Nation française régule l’accès à l’espace public médiatique des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales. Pour pouvoir accéder aux mé- dias, les groupes protestataires sont contraints de promouvoir une identité et de formuler des revendications répondant à l’imaginaire entourant la Nation française. On peut donc se de- mander si les minorités ethnoraciales peuvent porter un discours critique vis-à-vis de la socié- té française et dénoncer, par exemple, les discriminations systémiques dont elles sont vic- times. Risquer d’être mis en scène dans les médias comme représentant une menace pour la République et la Nation tout entière en fonction du discours que l’on porte, redessine l’espace public lui-même dans le sens où tous les discours ne peuvent pas être rendus visibles médiati- quement et socialement. Comme le dit Judith Butler, « ces menaces [les qualifications d’antisémite et d’islamiste] décident des limites mêmes de la sphère publique en imposant des limites au dicible. Autrement dit, la sphère du discours public s’apprête à devenir le lieu et le temps mêmes d’où toute perspective critique est exclue » (Butler, 2005 : 160).
En savoir plus

6 En savoir plus

Médias et mouvements sociaux minoritaires : un accès à la sphère publique régulé par la « francité » ?

Médias et mouvements sociaux minoritaires : un accès à la sphère publique régulé par la « francité » ?

une parole publique et apparaître face à toute la communauté natio na le, attendu qu’il a valorisé la blanchité en l’associant à l’égalité et à l’harmo nie entre les groupes sociaux. On peut donc faire l’hypothèse que les groupes protestataires représentant les minorités ethnoraciales qui accèdent aux médias sont ceux qui promeuvent une identité répondant à celle de la nation française. Cette identité circonscrit les discours qui peuvent être portés au sein de la sphère publique : elle forme un cadre du dicible et de l’indicible à travers lequel les mouvements sociaux peuvent porter des revendications dans l’arène des médias d’information généraliste. On peut donc mettre en doute la possibilité qu’ont ces minorités d’y dénoncer l’imbrication des rapports sociaux de genre, de race et de classe (Crenshaw, 2005 ; Kergoat, 2009) et les discriminations systémiques dont elles sont victimes, car elles risquent, d’une part, d’être qualifiées de menace pour la République et la nation tout entière ou, d’autre part, d’accéder à la visibilité médiatique pour servir un récit mettant en scène des coupables ethnoracialisés de violences sexistes qui est à l’œuvre dans les médias depuis une trentaine d’années (Boyer, Lochard, op. cit.  ; Mills-Affif, op. cit.). Comme le dit Judith Butler, « la sphère du discours public s’apprête à devenir le lieu et le temps mêmes d’où toute perspective critique est exclue » (Butler, 2005b, 160).
En savoir plus

19 En savoir plus

Le recours aux médias sociaux : quels changements dans la gestion de crise ?

Le recours aux médias sociaux : quels changements dans la gestion de crise ?

En temps de crise, les autorités doivent-elles gérer les rumeurs ? Elles manifestent généra- lement un désir de contrôler la rumeur. Ce désir est lié au fait que la rumeur crée ou altère le cadre de référence de celui qui la transmet. Le processus peut reconfigurer ou à tout le moins conforter un système de valeurs partagé par ceux qui participent à la rumeur. Il peut aussi ren- forcer les frontières entre les groupes. Tout processus rumoral constitue non seulement une cause explicative intrinsèque des réactions du public – « les mouvements de panique dans la foule » dont parlent les acteurs publics et dans la foulée les médias traditionnels à propos de la fusillade de Liège – mais aussi une variable contextuelle susceptible d’affecter l’efficacité de la communication institutionnalisée. Dès lors, convient-il pour les acteurs publics de traiter ce processus comme un élément perturbateur d’une gestion planifiée de la crise, de le contrôler, de s’en « débarrasser » ? Ou peuvent-ils se permettre d’y voir plutôt une production informelle d’une connaissance distribuée ? On comprend la perplexité des acteurs publics, obsédés par l’idée d’éradiquer les rumeurs qu’ils associent systématiquement à une information fausse, mais aussi par leur sentiment d’impuissance face à un phénomène qui leur échappe.
En savoir plus

22 En savoir plus

Mouvements sociaux au Mexique : retour sur les événements récents

Mouvements sociaux au Mexique : retour sur les événements récents

6 Baptisée Zapatour par de nombreux médias nationaux et internationaux. 7 Les trois signaux sont : l’accomplissement des Accords de San Andrés par la voie de l’approbation de l’initiative de la COCOPA en matière de droits et culture autochtones; le retrait de 7 des 259 bases militaires de l’armée nationale mexicaine dans la région du conflit; la libération de tous les prisonniers politiques zapatistes retenus dans les prisons du pays. À ce jour, aucun de ceux-ci n’a encore été totalement accompli. Cf. J. A. Meneses, « El cambio secuestrado. La encrucijada del movimiento indigena mexicano en julio del 2001 », dans G. Michel y F. Escárzaga (coordinateurs),
En savoir plus

5 En savoir plus

Mouvements sociaux et processus de désinstitutionnalisation : le cas de l'amiante en France

Mouvements sociaux et processus de désinstitutionnalisation : le cas de l'amiante en France

[69] sociaux. Les mouvements sociaux se développent grâce à un support social composé d’adhérents qui acceptent les buts du mouvement et de sympathisants qui apportent les ressources au mouvement. Ces ressources peuvent être de nature diverse. L’approche entrepreneuriale de McCarthy et Zald, à travers leur réflexion sur les ressources, pose la question de l’organisation mise en œuvre pour obtenir ces ressources et de l’utilisation stratégique qui pourra en être faite. Cette agrégation des ressources diverses nécessite l’existence d’une organisation préalable. Le glissement de la question du ‘pourquoi’ au ‘comment’ de la mobilisation met alors de fait la question du mécontentement ou de la frustration au second plan au profit d’une vision orientée ressources. Les mouvements sont structurés, les SMO (Social Movement Organizations) sont alors en charge de l’acquisition de ressources et de l’optimisation de leur usage au profit d’une structure de préférence orientée vers le changement social. Le SMO joue donc un rôle essentiel dans la sélection et la promotion d’enjeux pour le mouvement social. La filiation avec les théories économiques est évidente. L’organisation est chargée de la mobilisation pour acquérir les ressources nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ces objectifs sont sélectionnés. La finalité de l’organisation reste la remise en cause de normes, institutions et pratiques dominantes. Dès lors, l’observation des mouvements sociaux et leur compréhension s’apparente à la compréhension d’une sorte de marché de la mobilisation : les SMO portent les revendications et optimisent les actions, l’ensemble des SMO qui partagent les mêmes valeurs se recoupent au sein d’une SMI (Social Movement Industry) et les industries se retrouvent au sein d’un secteur appelé SMS (Social Movement Sector). Neveu (2011, p. 50) souligne même que : « la place donnée à l’organisation en fait l’outil central d’une entreprise de protestation qui rassemble les moyens – militants, argent, experts, accès aux médias – pour les investir de façon rationnelle en vue de faire aboutir des revendications ».
En savoir plus

424 En savoir plus

Autorités numériques, médias et réseaux sociaux : introduction

Autorités numériques, médias et réseaux sociaux : introduction

On a vu que sur Twitter, les luttes populaires de 2013 au Brésil avaient pu construire un espace politique partagé entre médias de presse et individus militants. Si on ose une comparaison, Facebook choisit au contraire d’affaiblir la présence des médias en rendant peu lisible leur signature. Thomas Guignard et Coralie Le Caroff, dans une synthèse sur la gouvernementalité mise en œuvre sur les plateformes numériques, ont étudié la façon dont Facebook évacue les marques identificatrices des médias de presse écrite et audiovisuelle en privilégiant, sur les pages personnelles, la publication directe de contenus choisis en fonction de la proximité relationnelle des membres. La mention des sources originales de ces contenus étant volontairement rendue peu visible, on peut parler d’une stratégie d’effacement qui affaiblit intentionnellement l’autorité institutionnelle du média de presse qui en est à l’origine. Si les auteurs préfèrent le terme de « gouvernementalité numérique » pour qualifier ce nouvel espace médiatique calculé par les algorithmes et l’art de « faire faire », c’est-à-dire le pouvoir d’engager les membres de Facebook dans des actions « participatives », le fait est que cet architexte opère un renversement d’autorité en dé-hiérarchisant les signatures du média et des auteurs-journalistes qui authentifient les contenus. Ainsi, le journaliste se voit déligitimé en tant que professionnel habilité à transcrire de l’information qu’il est tenu de vérifier. La distanciation professionnelle laisse place à la spontanéité et aux nouvelles jouant prioritairement sur les réactions épidermiques émotionnelles. Nous pouvons donc en conclure que c’est bien le dispositif sociotechnique de la plateforme qui module les transferts d’autorité entre les acteurs médiatiques que sont les individus, les collectifs, les institutions.
En savoir plus

6 En savoir plus

Pratiques Des Jeunes Journalistes à L’ère Des Médias Sociaux

Pratiques Des Jeunes Journalistes à L’ère Des Médias Sociaux

Et avec les événements du printemps arabe, grâce aux réseaux numériques, « de nouvelles modalités d’expressions et de résistance politiques ont vu le jour, confrontant l’idée que le pouvoir n’est plus seulement celui des Etats mais qu’il susceptible de réapparaitre dans ses interstices, au travers de nouvelles formes de dissidence » (CHARDEL, 2013). Les médias sociaux ont répondu ainsi, aux attentes des Tunisiens, après leur avoir offert un espace public de parole libre (BELAID, 2015).

16 En savoir plus

Une comparaison des interactions sociales prescrites sur les médias sociaux

Une comparaison des interactions sociales prescrites sur les médias sociaux

1 Introduction : regarder au-delà des similitudes Les évolutions régulières de l'architecture technique de Facebook et de Twitter, pour ne citer que les deux médias sociaux les plus célèbres, traduisent à la fois une instabilité de ces dispositifs mais aussi leur rapprochement à travers le modèle d'interface de la timeline. Ce modèle de la timeline, basé sur l'actualité des comptes auxquels l'usager est abonné, prescrit un engagement dans des interactions sociales régulières. Autre évolution marquante, ces dispositifs sont devenus tous les deux des systèmes de recommandation (Domenget & Coutant, à paraître) renforçant une prescription ordinaire des usages (Stenger & Coutant, 2009). Chaque usager en utilisant le service devient « un relais prescriptif » (Stenger, 2011), recommandant une grande variété d'actions en ligne à ses contacts. Si cette tendance laisserait sous-entendre une quasi similitude de ces dispositifs, les approches sociotechniques des médias sociaux révèlent au contraire des différences notoires d'activités et de mises en visibilité entre différents types de dispositifs (Stenger & Coutant, 2013). Pour dépasser cette apparente opposition, il semble utile d'approfondir la connaissance des formes d'interactions sociales prescrites par ces dispositifs. Une première partie théorique permet, en suivant une approche sociotechnique, de rappeler que si les médias sociaux sont devenus des systèmes de prescription généralisée, ils donnent lieu à des formes d'interactions sociales très différentes. La comparaison de quatre dispositifs particuliers (Facebook, Twitter, Linkedin et les forums privés) conduit à préciser les évolutions en cours concernant aussi bien leurs architectures techniques que les interactions sociales produites. L'ensemble nous amène à proposer une discussion autour des normes d'interactions sociales, sous l'angle des temporalités en jeu.
En savoir plus

16 En savoir plus

Les médias sociaux : un nouveau levier pour le référencement naturel ?

Les médias sociaux : un nouveau levier pour le référencement naturel ?

convient donc d'en tenir compte dans le cadre du référencement naturel d'un site.. 2. De « nouveaux outils pour le référencement »[r]

66 En savoir plus

La vidéo « à la Brut » : le formatage des contenus sur les médias sociaux

La vidéo « à la Brut » : le formatage des contenus sur les médias sociaux

objectifs réels de l’énonciateur. Ce qui est en jeu, c’est une réactivation de la suspicion à l’origine même des stratégies de la dépublicitarisation 123 . » 1) Du soft activism au social cooling Si la vidéo « à la Brut » formate une part de l’information circulant sur les médias sociaux, il ne faut pas en conclure que ce phénomène s’accompagne aussi d’un formatage du regard que posent les utilisateurs dessus. Il y a formatage de l’image, du texte, du son : de la représentation, mais peu de chance pour qu’un format unique soit synonyme d’une réception unique côté public. L’uniformisation de l’expression n’est pas celle de son contexte de réception. Pour exemple, une vidéo partagée par un ami représente une modalité de réception différente, d’autant plus si elle s’accompagne d’un message personnalisé. De la même manière la discussion qui accompagne la vidéo en commentaire lui apporte un caractère original. Une vidéo partagée en message privé, ou plus largement en « dark social » modifie la posture de la personne qui ne l’assume pas sur un espace public. Ainsi, paradoxalement, la standardisation par le format offre une place d’autant plus importante aux différentes modalités de transmissions, en infra-ordinarisant la forme, il souligne par la même sa circulation. De façon naturelle, l’utilisateur qui se retrouve en face d’un contenu qu’il ne parvient pas à identifier et à déchiffrer sur la base de sa forme, va se livrer à une enquête. La disparition de la forme met en exergue ses modalités de circulation. Les utilisateurs face au contenu, l’étudient, afin de déceler les traces des différentes énonciations qui la composent. Qui apparaît dedans ? Qui l’a posté ? Qui a réagit et comment ? En définitive, l’absence de repères et d’éléments fortement discriminants invite les utilisateurs à adopter une posture critique et un regard lui-même discriminant.
En savoir plus

118 En savoir plus

Détection de points de vue sur les médias sociaux numériques

Détection de points de vue sur les médias sociaux numériques

6 i n t ro d u c t i o n points de vue multiples pour un même profil permettant de vraiment prendre en compte les profils oscillant entre deux partis. Notre seconde contribution regroupe plusieurs modèles de détection de points de vue semi-supervisés génériques, exploitant l’homophilie à travers diverses proximités (par exemple textuelles, sociales ou encore géographiques). Ces mo- dèles sont adaptables à n’importe quel medium à condition qu’il existe des élé- ments permettant de relier les profils. Notre premier modèle est un modèle com- munautaire séquentiel de détection de points de vue (Sequential Community- based Stance Detection model ou SCSD ). Il s’agit d’un modèle conçu pour réduire les coûts d’annotations. Il fonctionne donc avec un très petit nombre de profils-graines et repose sur la complémentarité entre liens forts et liens faibles pour propager itérativement les points de vue de communauté en com- munauté via différentes proximités. Nos évaluations, réalisées sur cinq jeux de données provenant de deux plateformes différentes, confirment l’importance de l’influence communautaire sur le point de vue des profils sur les médias sociaux. Nous obtenons en effet une efficacité supérieure aux modèles de référence, avec un score F1 allant jusqu’à 95 % avec seulement 1 % de données annotées. Nous offrons également une comparaison de plusieurs proximités permettant d’étu- dier lesquelles sont les plus utiles pour détecter le point de vue. Pour notre second modèle nous avons souhaité nous concentrer sur l’aspect dynamique des points de vue et observer leur évolution au cours d’un événement. Nous nous appuyons pour cela sur des similarités fondées sur le voisinage des profils. Ce procédé nous permet d’obtenir des résultats pertinents avec seulement un profil-graine par point de vue.
En savoir plus

184 En savoir plus

Les mouvements sociaux d’opposition au libre-échange en Amérique du Nord

Les mouvements sociaux d’opposition au libre-échange en Amérique du Nord

Cette double initiative mérite d’être soulignée parce que, historiquement en tout cas, l’AFL-CIO avait plutôt été portée à défendre la politique extérieure du gouvernement américain et à éviter de se compromettre dans des mouvements de solidarité transfrontière. On pourrait rappeler à ce propos le rôle stratégique assumé par l’affiliée de l’AFL-CIO en Amérique Latine, l’American Institute for Free Labor Development (AIFLD) qui s’est portée à la défense des syndicats soi-disant “modérés” les plus proches des régimes autoritaires, sinon dictatoriaux, contre tous les syndicats progressistes ou radicaux, et dont l’histoire apparaît rien moins que “sordide” aux yeux de certains auteurs 26 . À cet égard, la contestation de l’ALENA représentait peut-être un revirement important et significatif de la part de la grande centrale américaine, qui semble désormais collaborer de manière plus ouverte avec des organisations syndicales moins complaisantes vis-à-vis des pouvoirs en place.
En savoir plus

32 En savoir plus

Les mouvements sociaux de résistance aux impacts des mégaprojets miniers en Argentine

Les mouvements sociaux de résistance aux impacts des mégaprojets miniers en Argentine

Son objectif général est de cerner le contexte du déploiement de l'exploitation minière en Amérique latine, plus particulièrement en Argentine , et de décrire un mo[r]

172 En savoir plus

Les usages des médias sociaux dans la gouvernance des Universités publiques de Côte d’Ivoire.
Comment un établissement d’enseignement supérieur communique avec ses parties prenantes à l’ère du numérique et des médias sociaux.

Les usages des médias sociaux dans la gouvernance des Universités publiques de Côte d’Ivoire. Comment un établissement d’enseignement supérieur communique avec ses parties prenantes à l’ère du numérique et des médias sociaux.

donc à l’institution universitaire de s’approprier les médias sociaux de façon pertinente et cohérente pour améliorer ses pratiques et usages. Comment les médias sociaux peuvent-ils servir au mieux les universités publiques de Côte d’Ivoire ? Les médias sociaux dans la redéfinition du modèle d’organisation des universités Une organisation qui utilise les interfaces tactiles et interactives comme canaux de communication opère sa transformation digitale. La notion de transformation digitale regroupe tous les changements liés à la mise en œuvre des nouvelles technologies dans le fonctionnement de l’organisation et de son modèle social ou modèle d’affaire. C’est l’utilisation des interfaces tactiles et interactives qui vulgarise le web et l’affichage des données sur les écrans. En somme, c’est l’ensemble des canaux digitaux et des solutions d’innovation dans l’activité de l’organisation. La transformation digitale est basée sur les principes de co-construction de contenus que sont la coopération, la transparence, l’horizontalité et la liberté d’expression. Elle modifie notre quotidien en créant de nouvelles valeurs, de nouvelles cultures et l’intelligence collective. Les universités parce qu’elles concentrent un nombre important d’étudiants et répondent à des aspirations générales, sont étroitement liées au caractère de transversalité des médias sociaux. Pourquoi les universités des PVD 17 doivent-elles nécessairement opérer leur transformation digitale ?
En savoir plus

18 En savoir plus

LES JEUNES ET L'EXTRÉMISME VIOLENT DANS LES MÉDIAS SOCIAUX INVENTAIRE DES RECHERCHES

LES JEUNES ET L'EXTRÉMISME VIOLENT DANS LES MÉDIAS SOCIAUX INVENTAIRE DES RECHERCHES

en leur assurant la maîtrise du calendrier et du discours et en les aidant à monopoliser l’attention au détriment d’autres réalités (comme le sort des femmes). C’est ainsi que l’image du « loup solitaire » autoradicalisé alimente le fantasme d’actes de violence arbitraires et incontrôlables commis par un ennemi interne pouvant frapper le grand public n’importe où et n’importe quand. Cette image est souvent associée à une radicalisation directe via les réseaux sociaux et à l’impossibilité pour la police de garantir efficacement la sécurité. Pourtant, il n’existe pas de preuve empirique de l’existence d’individus agissant isolément ou à la suite d’une simple exposition en ligne à des contenus les poussant à se radicaliser. De fait, ces hypothèses ont donné lieu à une réfutation convaincante (The Guardian, 2017). La théorie et l’histoire de la propagande, de l’endoctrinement et des effets des médias ne sont guère présentes dans la littérature, et différents auteurs proposent des paradigmes variés. Ceux-ci vont de la théorie de l’usage et de la gratification, qui attribue des effets à ce que le récepteur fait des messages qu’il consomme, au behaviorisme stimulus-réponse, pour lequel l’exposition a en soi des effets affectifs (de renforcement ou de transformation) à court terme. On cherche en vain des modèles plus holistiques qui tiennent compte des différentes manières dont diverses formes de communication (telles que médias d’information, médias sociaux et produits de divertissenment) opèrent sur le plan des connaissances, des attitudes et des pratiques. Il est rarement fait mention des théories des effets indirects par diffusion, de la communication à étages multiples ou des intersections entre différents types de médias (dont les médias d’information publics, les médias sociaux, les forums fermés tels que les groupes Whatsapp et les messageries entre particuliers). Il n’est guère prêté attention non plus à la théorie de l’influence de l’agenda-setting (établissement des priorités), des biais cognitifs et de l’idéologie sur la construction de l’identité et de l’action des individus et des groupes.
En savoir plus

173 En savoir plus

Les adolescents et les médias sociaux: une collaboration informelle pour un apprentissage organique

Les adolescents et les médias sociaux: une collaboration informelle pour un apprentissage organique

Participants Pour cette étude qualitative-interprétative, nous voulions recruter une douzaine de participants de 14 à 18 ans qui étaient utilisateurs des technologies numériques et des médias sociaux depuis au moins deux ans par le biais d’un échantillonnage boule de neige. Nous avons lancé l’invitation à participer à notre étude à l’intérieur de nos réseaux sociaux. Deux adolescents ont répondu et nous avons commencé la collecte de données avec eux. Nous leur avons demandé si des gens pouvaient être intéressés à participer à l’intérieur de leur réseau et ils nous ont donné des noms de leurs amis qui avaient donné la permission qu’on les contacte. La collecte de données a commencé au Canada et s’est poursuivie jusqu’au Liban puisqu’il s’agissait d’un réseau d’adolescents canadiens et libanais. Nos participants possédaient tous des téléphones intelligents et étaient tous des utilisateurs avancés des médias sociaux, tels que Facebook, Twitter, Blogger, YouTube, BlackBerry Messenger, Whatsapp, Skype, Viber, Vine et Snapchat. Ils faisaient partie de la classe moyenne et de la classe moyenne supérieure, ce qui s’explique par la méthode d’échantillonnage boule de neige que nous avons utilisée.
En savoir plus

13 En savoir plus

La Convention Citoyenne pour le Climat dans son écosystème. Démocratie climatique et mouvements sociaux

La Convention Citoyenne pour le Climat dans son écosystème. Démocratie climatique et mouvements sociaux

12 type du manifestant est alors un profil politique, véhiculant une exigence de changement de paradigme politique. L’institutionnalisation du mouvement écologiste et la multiplication et facilitation des accès aux processus de décision ont conduit toutefois à un déplacement des modes d’action privilégiés, pour investir massivement la contrexpertise. Cela traduit la montée en puissance du profil scientifique, au détriment du profil politique, dans les mouvements écologistes (Ollitrault 2008). Luc Semal a par ailleurs montré comment l’institutionnalisation du mouvement écologiste – et l’évolution de ses modes d’action – va de pair avec l’affaiblissement de la perspective catastrophiste au sein des espaces de contestation (Semal 2019). C’est à l’aune du retour de cette perspective d’une possible catastrophe climatique majeure que l’on peut appréhender la dialectique entre différents modes d’action dans l’espace de la lutte contre le réchauffement climatique – qu’on entende cette catastrophe au sens des « collaspologues » comme un effondrement global de la société industrielle (Servigne et Stevens 2015), ou plus prosaïquement comme le long délitement des écosystèmes, causant ici et là des effondrements locaux. En effet, depuis les années 2000, l’émergence médiatique du discours des scientifiques du climat a redonné aux militant·e·s écologistes un cadre de lutte dans lequel l’approche centrée sur un changement systémique, adossée à une contestation politique, tient une place décisive et entre alors en tension avec une stratégie consistant à investir les institutions. L’opposition entre ces deux modes de lutte s’est progressivement transformée en une pluralisation des modes d’engagement – tout autant au sein des arènes de pouvoir qu’au sein des actions de contestation. Le caractère flou de l’adversaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, qui ne peut s’incarner aussi aisément que dans d’autres luttes sociales, rend plus simple les interactions entre contestation et délibération, dans la mesure où celui qui est dénoncé comme opposant dans la rue peut tout à fait être considéré, plus tard, comme partie prenante d’un processus délibératif. Maintes fois rappelé par les militants, l’appui sur les faits scientifiques offre en effet une base propice à l’élaboration d’arguments en faveur d’une délibération. Cette urgence climatique, qui fut le socle à partir duquel on était construite les propositions des citoyen·ne·s, dans la mesure où elle fut l’objet d’une des premières interventions de la première session 13 , a contribué à la construction d’un espace politique particulier au sein duquel les interactions entre activistes et délibérant·e·s furent rendues possibles.
En savoir plus

15 En savoir plus

L’engagement des consommateurs envers une marque via les médias sociaux

L’engagement des consommateurs envers une marque via les médias sociaux

l’engagement à court terme, tel que réalisé ici, mais ensuite à des variables comme l’intention d’acheter, la loyauté la qualité du service clientèle et la satisfaction considérées comme de l’engagement long terme. Ensuite, lors de la période d’analyse de contenus, on suggère que de futures recherches lient les données de la plateforme de médias sociaux au CRM de l’entreprise (Customer Relationship Management), soit un outil permettant de segmenter les acheteurs et de suivre l’évolution de la relation avec chacun d’eux. De cette façon, la recherche sera davantage enrichie et pratique pour les entreprises, puisque celles-ci obtiendront des résultats tangibles. En plus, le compte Google Analytics de l’entreprise pourrait permettre de bonifier l’analyse de contenus en validant les actions qui se déroulent ensuite sur le site lorsque l’objectif de promotion est utilisé. De cette façon, il sera possible d’avoir une meilleure idée des résultats à long terme et à court terme avec l’analyse de contenus. Les chercheurs obtiendraient ainsi un portrait davantage complet de la situation de l’entreprise. Puis, les stratégies de contenus pourraient aussi être évaluées de façon à obtenir des binômes, donc en évaluant si les textes dans les vidéos ont un impact encore plus fort que seulement la vidéo. De plus, le texte dans les images pourrait aussi être évalué considérant que plusieurs entreprises utilisent ce genre de contenus pour obtenir des cliques. Puis, dans un autre ordre d’idées, nous suggérons d’appliquer le modèle, mais à différentes entreprises et industries, particulièrement vérifier l’impact des stratégies de contenus auprès d’utilisateurs de types B2B (Business-to-Business) ainsi que dans le secteur des services. Puis, nous suggérons de pousser encore plus loin l’évaluation des vidéos promotionnelles en observant des pages ayant une plus grande variété dans le type de vidéos publiés. Dans cette même lignée, il serait intéressant d’évaluer ces mêmes propositions concernant l’investissement nécessaire de l’entreprise versus l’investissement nécessaire des utilisateurs, et ce, comme variable contrôle dans le modèle. Finalement, étudier s’il existe une différence entre les PME et les plus grandes entreprises considérant la proportion des réseaux qui diffère dans l’analyse des résultats. Bref, il existe plusieurs opportunités afin d’enrichir la littérature et faire avancer la connaissance sur ce sujet.
En savoir plus

168 En savoir plus

Les différences sociodémographiques et l'utilisation des médias sociaux en contexte de voyage

Les différences sociodémographiques et l'utilisation des médias sociaux en contexte de voyage

Par contre , dans le cadre de cette étude, il est impossible de confirmer l'existence d'une relation entre le revenu des Québécois et leur utilisation des médias sociaux.. Il serait[r]

103 En savoir plus

Traduction automatique statistique et adaptation au domaine des médias sociaux

Traduction automatique statistique et adaptation au domaine des médias sociaux

LM Language madel (langage de modèle) OOV Out of Vocabulary (mots hors-vo cabul a i re) PBSMT Phrase Based System Machine Translation POS Part of Speec h. SMT Statis[r]

113 En savoir plus

Show all 1759 documents...