mobilité des jeunes

Top PDF mobilité des jeunes:

EvolMob- Evolution de la mobilité des jeunes : réponse à la crise ou tendance de fond ? Analyse des enquêtes ménages déplacements
de la région grenobloise de 2002 et 2010

EvolMob- Evolution de la mobilité des jeunes : réponse à la crise ou tendance de fond ? Analyse des enquêtes ménages déplacements de la région grenobloise de 2002 et 2010

Le projet Evolmob Forum Vies Mobiles « Evolution de la mobilité des jeunes : réponse à la crise ou tendance de fond ? Eléments de réponse à partir d’une comparaison internationale », prolonge et enrichit ce dispositif par des investigations qualitatives ciblées sur les générations arrivant à l’âge adulte dans les années 2000. Son objectif est de mieux comprendre l'origine, les ressorts et les modalités du passage un peu moins général du permis de conduire, de la moindre motorisation et de la baisse d’usage de la voiture-conducteur chez les jeunes adultes, ainsi que les incidences de ces évolutions sur les pratiques de mobilité. Il s’agira d’une part de s’enquérir des valeurs, des images et des contraintes entourant le fait de passer ou non le permis de conduire, la possession et la non-possession de voiture ainsi que ses usages dans le cadre de vie habituel, afin d’identifier les facteurs à l’origine des changements en cours. Cette approche vise ainsi à interroger l’incidence de ces choix sur les modes de vie, à nourrir la réflexion prospective et à apporter des éléments pour orienter les futures enquêtes transport. Ce projet s'appuie à la fois sur des démarches quantitatives et qualitatives.
En savoir plus

86 En savoir plus

La mobilité des jeunes dans les territoires ruraux La construction de la mobilité des jeunes dans un territoire rural

La mobilité des jeunes dans les territoires ruraux La construction de la mobilité des jeunes dans un territoire rural

Les liens familiaux y sont étroits et structurent la vie dans la commune, avec essentiellement trois familles représentées ou représentatives de ce phénomène. Ces liens dépassent même le cadre familial pour investir la politique de la commune, « avec un conseil municipal familial où les décisions peuvent se prendre même en dehors des délibérations ». Le village fonctionne alors assez largement sur un mode communautaire, avec la possibilité pour les enfants, au moins ceux des familles princi- pales, de frapper à presque toutes les portes, dans des maisons souvent ouvertes : « Je passais la journée chez les gens. On était accueilli à bras ouvert. Tiens je t’ai fait du gâteau. Viens m’aider au jardin, nettoyer les jardins. Je trainais chez tout le monde, voire dans les villages extérieurs ». Les enfants sont également sollicités pour travailler au profit de tous les habitants du village, surtout les plus âgés : « On sollicitait beaucoup la jeunesse à l’époque, pour aider. Il y avait des pépères mémères partout et on demandait aux enfants d’aider ». Les enfants sont encore plutôt nombreux, nés après- guerre, dans des familles ayant souvent de trois à sept enfants : « Nous avions l’école, et je vois bien encore l’instituteur sur place. Nous avions Monsieur le curé sur place, qui habitait dans le village. Une école ménagère, une colonie de vacances ». Les enfants restent beaucoup dans le village : « C’étaient des enfants qui restaient dans la ferme, avec des filles qui faisaient surtout des études ménagères ». Ils sont également très occupés : « Avec les bêtes c’est aussi un travail permanent. Tu t’en occupais dimanche compris et même, il y avait une occupation permanente ». Les loisirs sont limités mais at- tendus avec impatience : « Beaucoup de fêtes foraines, et là toute petite j’en ai profité ». Il n’y a bien sûr pas de téléphone portable. La télévision n’apparaît pas dans les discours de ceux qui, à l’époque, sont des jeunes gens.
En savoir plus

158 En savoir plus

Les retours d’une exploration méthodologique croisant données Twitter, recrutement via Facebook et questionnaires web. La mobilité des jeunes dans et par les réseaux sociaux

Les retours d’une exploration méthodologique croisant données Twitter, recrutement via Facebook et questionnaires web. La mobilité des jeunes dans et par les réseaux sociaux

Pour ce qui est de notre travail de recrutement des enquêtés sur Facebook, le débat relatif à la représentativité est un peu différent. Sur ce réseau social, il est possible de diffuser des contenus en fonction de l’âge et de la localisation des personnes. Même si l’utilisateur peut avoir menti sur son âge ou peut avoir eu connaissance du questionnaire par un autre biais que la publicité qui a été diffusée vers les profils Facebook des 14-17 ans, la marge d’erreur sur cet indicateur est relativement faible et peut être corrigée en questionnant une seconde fois les enquêtés sur ces variables dans le questionnaire (rappelons que 2% à 4% des répondants seulement ont déclaré avoir moins de 14 ans ou plus de 17 ans à la fin du questionnaire). Ainsi, les informations sociodémographiques liées au profil des utilisateurs Facebook n’ont qu’un rôle partiel de ciblage vers les personnes susceptibles d’être concernées par l’enquête. Les informations sociodémographiques utilisées ensuite dans l’analyse des résultats sont issues de l’enquête elle-même. Mais peut-on assurer la représentativité de l’échantillon finalement obtenu ? La première limite est celle de la participation à Facebook pour les adolescents de cette tranche d’âge. Si la part des jeunes ayant un compte Facebook semble relativement élevée (elle serait de 79% pour les 15-18 ans en France selon une récente étude de Génération Numérique 11 ), ils n’y sont pas toujours actifs. Ainsi, comme évoqué dans la
En savoir plus

26 En savoir plus

La mobilité des jeunes francs-comtois lors de leur insertion professionnelle

La mobilité des jeunes francs-comtois lors de leur insertion professionnelle

marché du travail dynamique et d’une armature urbaine forte, dominée par deux métropoles attractives (Strasbourg et Lyon) et qui se développent à l’échelle européenne. À l’inverse, les jeunes non diplômés optent davantage pour des mouvements migratoires courts. L’incertitude de trouver un emploi correspondant à leur profil, mais également la distance, freinent la mobilité de ces jeunes. Les jeunes non diplômés ont localement plus d’opportunités que les jeunes hautement qualifiés. Seulement 300 jeunes francs-comtois de notre cohorte occupent un emploi en Suisse, soit 9 % du total des migrants. La majorité dispose d’un diplôme technique ou professionnel de niveau secondaire (BEP, Bac Pro). Ces jeunes répondent aux besoins des entreprises helvétiques. Au delà du niveau de formation, le secteur d’activité joue également un rôle sur le degré de mobilité et sur le choix des destinations des jeunes formés en Franche-Comté.
En savoir plus

4 En savoir plus

Les pratiques de mobilité des jeunes et l’engagement socio-politique. Une comparaison de deux quartiers de la région métropolitaine de Montréal.

Les pratiques de mobilité des jeunes et l’engagement socio-politique. Une comparaison de deux quartiers de la région métropolitaine de Montréal.

Les questions que nous posons dans la présente étude cherchent similairement à évaluer la pertinence de la mobilité comme levier d’intervention sociale, particulièrement en ce qui concerne la prévention contre les gangs de rue. En quoi et comment la mobilité autonome pourrait-elle favoriser le développement personnel des jeunes et donc, indirectement, leur insertion sociale? Est-ce que la mobilité autonome aiderait les jeunes à se projeter comme futurs adultes (même en suivant un modèle bien différent de celui de leurs parents)? Ou plus concrètement, y-a-t’il une relation entre les pratiques de mobilité autonome et l’engagement positif dans son milieu de vie (à toutes les échelles, de l’école de quartier au monde)? S’engager (ou s’insérer) socialement, pour nous, ne signifie pas nécessairement reproduire les normes sociales dominantes : trouver un emploi stable, fonder une famille, devenir propriétaire, participer à la vie civique, etc. Cela peut aussi signifier construire des « légitimités alternatives » (Pedrazzini et al. 1994) par des emplois informels, des compositions familiales plus complexes, le choix du logement en coopérative, la participation politique par des vecteurs non-traditionnels comme les blogues ou autres, etc. En un mot, insertion sociale n’est pas l’équivalent de reproduction sociale.
En savoir plus

93 En savoir plus

La mobilité des jeunes dans un territoire rural

La mobilité des jeunes dans un territoire rural

Les jeunes du village ne sont plus ceux du village communautaire d’il y a cinquante ans, souvent fermé sur lui-même, avec beaucoup de liberté à l’intérieur du village mais parfois peu d’ouverture au monde. Ils sont informés, connectés, critiques sur ce qui les entoure et lucides quant à leurs avenirs. Ils ont pour la plupart intégré l’idée qu’ils devront partir, sortir du territoire pour une mobilité à sens unique : « Si je fais mes études à Paris, je trouverai plus facilement un métier ailleurs, peut-être même pas en France ». Ils ne manquent d’ailleurs pas d’ambition et s’y préparent, notamment à travers leurs activités culturelles, l’une par rapport au théâtre, l’autre par rapport à la danse : « Mon rêve c’est d’aller à Londres. Je voudrais être actrice dans des films fantastiques ou des pièces de théâtre ». Même lorsqu’ils sont enfants d’agriculteurs, et que leurs racines sont profondes, ils peuvent imaginer entreprendre des études supérieures, faire des stages à l’étranger, avoir des projets et imaginer les chemins de leurs mobilités futures ailleurs que dans le village ou dans le territoire.
En savoir plus

22 En savoir plus

Etude sur la mobilité des jeunes docteurs

Etude sur la mobilité des jeunes docteurs

CONCLUSION En termes d'évolutions, l’analyse des conditions d’entrée sur le marché du travail des jeunes docteurs montre des transformations favorables sur les cinq dernières années, qui recouvrent cependant de substantielles différences disciplinaires. Si l’accès à l’emploi dès la sortie n’est pas la principale difficulté dans l’insertion des docteurs, en revanche, les parcours professionnels de certaines disciplines laissent apparaître un poids important des emplois temporaires et des taux de chômage encore élevés. Ainsi, les disciplines relevant de la chimie, des sciences de la vie et de la terre offrent des perspectives d’insertion nettement moins vertueuses que celles des autres disciplines scientifiques et du droit, de l’économie ou de la gestion. Le cas des docteurs en lettres et sciences humaines présente un aspect particulier, faisant apparaître quelques difficultés dans leur insertion, avec, outre des taux de chômage supérieurs à la moyenne, une diminution de l'accès aux emplois de chercheurs et enseignants chercheurs, de même qu’une plus forte proportion d’emplois déclassés.
En savoir plus

34 En savoir plus

Développer la mobilité européenne et internationale des jeunes

Développer la mobilité européenne et internationale des jeunes

Conseil des communes et régions d’Europe [AFCCRE], Cités unies France…) proposent généralement des formations annuelles à leurs membres – salariés, bénévoles, militants, agents, élus… – sur les dispositifs et programmes favorisant la mobilité des jeunes. Si ces formations portent l’empreinte de la philosophie, des valeurs et des principes d’action de la fédération ou du réseau et sont adaptées aux caractéristiques des membres, elles suivent un schéma relativement similaire à l’articulation entre théorie et illustrations concrètes. En règle générale, les formateurs présentent par le menu les dispositifs et les programmes de financement portés par la Commission européenne (Erasmus +), l’OFAJ (échanges franco- allemands) ou le ministère des Affaires étrangères (Jeunesse solidarité internationale [JSI] et Ville Vie Vacances Solidarité internationale [VVVSI]) : leurs acteurs, les objectifs, les diffé- rentes actions, les aides et les modalités de dépôt des demandes de subventions avec leurs critères (âge et nombre de participants, pays éligibles, étendue du partenariat, durée de l’action, dispositions financières…). Cette présentation est souvent agrémentée d’études de cas ou de témoignages de porteurs de projets permettant non seulement d’illustrer plus concrètement la construction et la mise en œuvre d’actions de mobilité mais également de « dédramatiser » la complexité de la démarche en montrant que leurs homologues sont ca- pables de se saisir des dispositifs et de faire bouger les jeunes en Europe, et même au-delà. Quand elles concernent spécifiquement, voire exclusivement, la mobilité des jeunes – ce qui est plus rare –, ces formations abordent des aspects plus techniques et/ou pédagogiques liés au management et à l’animation du projet. C’est le cas, par exemple, du séminaire annuel « Partir… ou pas ? », organisé depuis 2012 par l’ANACEJ, France volontaires et Cités unies France. Ce séminaire international est destiné aux élus, aux animateurs en charge d’un dispositif de participation avec des jeunes ainsi qu’aux responsables des relations in- ternationales des collectivités. Il a pour objectif de transmettre aux participants des outils et ressources nécessaires pour construire et mettre en œuvre des projets à l’international avec des jeunes et de comprendre les enjeux de cet accompagnement spécifique.
En savoir plus

114 En savoir plus

Regards sur la mobilité internationale des jeunes d’outre-mer

Regards sur la mobilité internationale des jeunes d’outre-mer

2015 2 ). Pour l’enrichir, il apparaissait nécessaire de consacrer un nouveau cahier dédié aux jeunes d’outre-mer. Céline Leroux et Florence Ihaddadene ont permis de faire aboutir ce projet en décidant d’un angle spécifique eu égard à la richesse de la matière et à la variété des situations dans ces territoires. Ce numéro 49 interroge donc la mobilité internationale des jeunes en n’enfermant pas les jeunes ultramarins dans la seule mobilité vers ou depuis la métropole, et en prêtant attention aux pratiques et postures des professionnels œuvrant à la promotion de cette mobilité dans le cadre de dispositifs pensés hors de ces territoires. Par le fait qu’il présente la variété des contextes de mobilité en fonction des différents terri- toires ultramarins, ce numéro questionne les catégories avec lesquelles nous sommes habi- tués à en penser les enjeux. La mobilité est une réalité complexe qui s’inscrit dans la longue durée en produisant des pratiques et des imaginaires différents selon que l’on se situe à La Réunion, en Guyane, en Martinique ou à Mayotte. Catégorie chargée positivement lorsque l’on parle de trajectoire individuelle, la mobilité peut également être appréhendée comme une catégorie de l’action publique qui pose la question de son accès et des conditions de sa mise en œuvre. Ce travail permet de mieux le comprendre en précisant les mécanismes à l’œuvre, les dispositifs déployés et leurs éventuelles limites, et certains enjeux de cette mobilité pour les jeunes eux-mêmes. Ce faisant, ce numéro invite à penser la mobilité d’abord comme un processus ancré dans des territoires aux caractéristiques variées. Nous espérons que ce numéro de la collection « Cahiers de l’action » donnera l’occasion d’élargir encore les connaissances et les échanges des professionnels de ces territoires, en particulier dans la perspective de ne pas résumer la mobilité des jeunes ultramarins aux seules questions – au demeurant importantes – d’insertion professionnelle et de montée en compétence des individus. L’expérience des professionnels et l’ancrage d’un certain nombre d’entre eux dans des pratiques nourries de postures et méthodes de l’éducation populaire y contribuent déjà, comme l’atteste cette nouvelle livraison des « Cahiers de l’action ».
En savoir plus

81 En savoir plus

La mobilité européenne et internationale des jeunes : enjeux et dispositifs

La mobilité européenne et internationale des jeunes : enjeux et dispositifs

DÉVELOPPER LA MOBILITÉ DES JEUNES : UN ENJEU DES POLITIQUES PUBLIQUES Depuis les années 1990, la France, comme l’Union européenne (UE) a fait de la mobilité des jeunes un axe important des politiques d’éducation et de jeunesse. La mobilité concerne tous les niveaux d’action publique – du national/régional à l’européen – et une diversité d’acteurs qui élaborent et mettent en œuvre des programmes, ou encore informent et accompagnent les jeunes dans la construction de leur projet : administrations publiques, collectivités territoriales, établissements scolaires, associations, opérateurs de la mobilité (cf. tableau), entreprises, etc. Deux catégories de mobilité sont généralement distinguées. La première est la mobilité dite « non formelle ». Elle s’inscrit dans une logique d’engagement et de citoyenneté (volontariat, bénévolat…) et vise entre autres l’éveil à la solidarité internationale, la compréhension interculturelle ou encore à favoriser la capacité d’agir des jeunes. La seconde correspond à la mobilité dite « formelle » ou « apprenante ». Elle consiste à se rendre dans un pays à des « fins d’éducation et de formation » (stage, études secondaires, enseignement supérieur). Certains opérateurs proposent les deux types de mobilité. Le séjour à l’international est de plus en plus conçu comme un moyen de renforcer l’employabilité des jeunes et de faciliter leur intégration sur le marché du travail.
En savoir plus

2 En savoir plus

Isolement relationnel et mobilité

Isolement relationnel et mobilité

5.5 Les contraintes de temps : quand l’hyper mobilité limite les occasions de sociabilité Pour certaines personnes, leur isolement peut à l’inverse est relié à une forme d’hyper mobilité contrainte, le plus souvent par une activité professionnelle qui induit des déplacements fréquents ou un éloignement du lieu de travail par rapport au domicile . Les actifs concernés ont ainsi des temps de transport longs (du fait de la distance et / ou de la densité du trafic) qui participent à l’étirement des temps de travail. Les temps « hors travail » sont ainsi « grignotés », voire « largement entamés » et laissent moins de place pour rencontrer les proches ou s’investir dans des activités tournées vers l’extérieur du domicile (activité associative, sportive, culturelle, etc.). Ces temps de trajet peuvent aussi grever le budget du ménage et réduire ainsi les marges de manœuvre sur les autres postes de dépenses .
En savoir plus

65 En savoir plus

Mobilité

Mobilité

des choix en matière de mobilité. Au cœur des positions fondamen- tales du Québec se retrouve, on l’a vu, le principe que le Québec doit demeurer maître de ses choix. Or, par sa logique même, il est clair que les termes de certains instruments existants aux- quels le Québec est déjà partie devront être amendés par ses partenaires canadiens. Il est par exemple clair que l’ACI devra être amendé pour tenir compte, par exemple, des nouveaux dé- lais imposés relativement à la mise en œuvre de son chapitre VII. Il n’est par ailleurs pas exclu que les cosignataires du Québec dans certaines ententes bilatérales veuillent les renégo- cier pour prendre en compte certains des principes de l’en- tente-cadre. C’est donc dire qu’en bout de ligne, le Québec pourrait avoir à renégocier des ententes auxquelles il est partie à cause des effets de l’entente-cadre, et ce, même s’il a choisi de ne pas y adhérer.
En savoir plus

23 En savoir plus

Évolutions des pratiques de mobilité et du rapport à l'automobile chez les jeunes. Une comparaison Lyon-Montréal Rapport final Décembre 2015

Évolutions des pratiques de mobilité et du rapport à l'automobile chez les jeunes. Une comparaison Lyon-Montréal Rapport final Décembre 2015

Travailler sur une population jeune n’est jamais chose aisée. Recueillir du discours sur des pratiques tellement quotidiennes qu’elles apparaissent banales ou insignifiantes aux personnes rencontrées est également un défi. Le dispositif d’enquête a donc été conçu pour pallier ces deux difficultés. La partie photographique de l’enquête a précisément été construite pour libérer la parole dans un contexte d’entretien. La méthode de photo-élicitation, a fortiori à partir d’images prises par l’enquêté lui-même, constitue un support de parole sur des éléments du quotidien. L’exercice de prise des photographies a très bien fonctionné côté canadien, moins côté français. Sur le terrain lyonnais, les jeunes se sont montrés plus réticents à prendre des photographies pendant leurs déplacements, ont oublié de prendre les photos entre les deux entretiens ou bien nous ont signalé leur manque d’intérêt pour la méthode. Ainsi, sur les 26 entretiens réalisés à Lyon, 9 entretiens ne sont pas associés à des images contre seulement 1 à Montréal. Cette absence de retour de photographies n’a toutefois pas dérangé le déroulé des entretiens puisque même sans avoir pris de photographies, les jeunes avaient tous réfléchi à ce qu’ils auraient pu photographier et l’ont détaillé pendant les entretiens. L’objectif de l’usage de la photographie comme déclencheur d’une parole sur le quotidien des déplacements a donc bien fonctionné même en l’absence de support. En effet, la prise de photo (ou la réflexion sur des photos potentielles) a permis aux répondants de réfléchir explicitement à leurs parcours, d’observer plus attentivement leur quotidien et de développer un discours sur leurs pratiques. Enfin, l’exercice des photos a été apprécié à Montréal. La majorité des participants ont montré une certaine fierté à présenter leurs photos et à expliquer pourquoi elles étaient intéressantes.
En savoir plus

39 En savoir plus

Rapport au travail, mobilité professionnelle et parcours de vie : le cas de jeunes infirmières et infirmières auxiliaires d'un centre de santé et de services sociaux

Rapport au travail, mobilité professionnelle et parcours de vie : le cas de jeunes infirmières et infirmières auxiliaires d'un centre de santé et de services sociaux

âgées de moins de 35 ans 46 . Nous avons choisi de nous centrer sur les jeunes infirmières parce que nous voulions rendre compte de la manière dont elles ont vécu leur insertion professionnelle et leurs premières années de pratique dans le contexte des changements survenus ces dernières années et en lien avec les nouvelles approches managériales prônées par les établissements du RSSS. Ce choix nous apparaît d’autant plus pertinent que la phase de la prime insertion professionnelle constitue selon certains auteurs un nouvel âge de la vie qui est caractérisé par une instabilité sur le marché du travail qui peut s’échelonner sur plusieurs années (Lima, 2008). Recrutées sur une base volontaire, les infirmières rencontrées devaient travailler ou avoir travaillé dans le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) 47 qui avait préalablement été identifié en raison du taux de roulement élevé des effectifs infirmiers. Nous avons conduit des entretiens en profondeur, d’une durée de deux heures et demie à trois heures, où les infirmières ont été invitées à faire le récit de leur trajectoire professionnelle, en commençant par le choix du métier et le déroulement de leur formation. Nous avons obtenu des informations sur l’ensemble des emplois qu’elles ont occupés, autant dans le réseau qu’à l’extérieur de celui-ci, soit dans des centres hospitaliers, dans différents CSSS, dans des Centres jeunesse, dans des instituts de soins spécialisés, dans la fonction publique fédérale, dans les agences privées, etc. Nous avons également été attentifs aux événements de leur vie personnelle qui ont eu un impact sur la manière de vivre le travail. Par ailleurs, dans l’optique de connaître l’idéaltype d’infirmières qui est recherché dans le réseau, une dizaine de gestionnaires et d’acteurs-clés impliqués dans le processus de recrutement,
En savoir plus

285 En savoir plus

Différenciations et inégalités sociales de mobilité chez les jeunes. Analyses de l'enquête ménages déplacements de Lyon 2005-2006

Différenciations et inégalités sociales de mobilité chez les jeunes. Analyses de l'enquête ménages déplacements de Lyon 2005-2006

Jusqu’à 16 ans, l’avancée en âge ne se traduit pas par de profonds bouleversements dans la structure des motifs de déplacements des enfants. A cet âge, la mobilité pour le travail commence à devenir visible, l’entrée dans le monde du travail étant un peu plus précoce chez les garçons (de deux ans) que chez les jeunes filles, notamment dans les espaces périurbains. Le travail motive ainsi 3 % des déplacements des garçons de 16-17 ans vivant dans le Grand- Lyon, 6 % lorsqu’ils résident en dehors de l’agglomération lyonnaise, mais moins de 1 % chez les filles, qu’elles vivent dans l’agglomération lyonnaise ou dans les communes situées au-delà. A 18-19 ans, ces taux montent à, respectivement 7,5 et 25 % chez les garçons, et 8 et 6 % chez les filles. Corrélativement, entre 16 et 17 ans, le motif études diminue plus vite en dehors de l’agglomération que dans la zone la plus urbanisée. Plus généralement, dans un contexte où le nombre moyen de déplacements journaliers, tous motifs, est, entre 12 et 17 ans, légèrement supérieur dans le Grand Lyon qu’en périurbain, et légèrement inférieur, à l’inverse chez les plus jeunes (cf. Figure 5), le pourcentage des déplacements pour l’école dans le total apparaît inférieure chez les plus jeunes (5-7 ans), mais assez systématiquement plus élevé en agglomération qu’en dehors chez les plus de 10 ans. Les écarts augmentent jusqu’à atteindre +10 points chez les garçons comme chez les filles de 16-17 ans en agglomération par rapport à leurs homologues du périurbain. Si l’on porte le regard sur le nombre de déplacements pour motif scolaire et non plus sur leur part dans le total, on retrouve cette moindre mobilité scolaire en périurbain (de l’ordre de -10 % entre 12 et 15 ans, et jusqu’à -23 % ans chez les garçons, -31 % chez les filles de 16-17 ans).
En savoir plus

89 En savoir plus

Séjours des jeunes à l'étranger : des objectifs européens partiellement atteints, mais un accès encore inégal à la mobilité

Séjours des jeunes à l'étranger : des objectifs européens partiellement atteints, mais un accès encore inégal à la mobilité

Les résultats de ce Bref sont issus de l’exploitation des données de l’enquête Génération 2013. Cette dernière a été menée auprès d’un échantillon de 19 500 jeunes représenta- tif des 693 000 jeunes sortis pour la première fois du système éducatif en 2013 en France (métropole et DOM). Seuls les jeunes résidant en France au moment de l’inter- rogation, qui s’est déroulée d’avril à juillet 2016, sont concernés par l’enquête. Les jeunes sont interrogés notamment sur leur parcours scolaire ainsi que leur situation mensuelle d’activité pendant les trois années qui ont suivi la fin de leurs études. La question de la mobilité étudiante est peu étudiée au travers des dispositifs d’obser- vation du devenir professionnel des jeunes, que ce soit au niveau local ou national, et à ce titre l’enquête Génération est, en France, la source la plus fiable pour étudier ce phé- nomène. En effet, dans l’enquête Génération 2013, un module spécifique de questions sur les mobilités à l’étranger en cours d’études, cofinancé par l’agence Erasmus Plus et le SIES, a été ajouté au questionnaire principal.
En savoir plus

5 En savoir plus

Critique de la notion de mobilité sociale : problèmes d'industrialisation et de mobilité professionnelle.

Critique de la notion de mobilité sociale : problèmes d'industrialisation et de mobilité professionnelle.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

15 En savoir plus

Mobilité douce

Mobilité douce

En France, les différentes mesures de la mobilité cyclable en ville – recensement, enquêtes ménages déplacements, comptages – convergent autour du chiffre de 60% de cyclistes hommes contre 40% de femmes. Cette proportion est comparable à celles d’autres pays occidentaux. D’une part, les femmes n’ont en général pas été socialisées à une pratique considérée comme sportive de la manière que les hommes (Horton, Rosen, Cox 2007). D’autre part, elles ne bénéficient pas des mêmes possibilités d’accès à la pratique du vélo sur les plans de la sécurité, de la logistique et du confort. En effet, les femmes se considèrent comme plus vulnérables, notamment dans les relations avec les autres usagers hommes, elles gèrent l’essentiel du travail domestique, comme l’approvisionnement en courses et les déplacements des enfants, et elles subissent des injonctions en matière de présentation de soi (jupe, talons, coiffure) peu compatibles avec une pratique physique exposée aux aléas météorologiques (Raibaud 2015). En Amérique du Nord, en Europe ou au Japon, c’est d’abord chez les classes supérieures que la pratique du vélo se redéveloppe actuellement. Posséder un « beau vélo » devient un élément de distinction des cadres des centres urbains. Les ouvrier·es et les employé·es utilisent moins le vélo pour des déplacements utilitaires. Faute d’aménagements et en raison de leurs situations géographiques, les quartiers populaires sont souvent peu cyclables et mal reliés aux lieux de travail et d’approvisionnement. S’y ajoute le fait que le vélo est plutôt vu comme un loisir. Comme mode de déplacement, il est souvent dévalorisé car associé à la pauvreté, contrairement à la voiture.
En savoir plus

3 En savoir plus

La mobilité géographique

La mobilité géographique

Évolution et écla te ment du monde rural. Structures, fonc tion ne ment et évo lu tion dif fé ren tielle des société rura les fran çai ses et qué bé coi ses, xvii e -xx e si[r]

18 En savoir plus

La mobilité chromatique

La mobilité chromatique

Il est traditionnellement avancé que l'éducation permet de diminuer la prégnance des préjugés. Elle peut néanmoins aussi aider à les masquer. Ici notre préoccupation est de savoir dans quelle mesure elle pourrait nous permettre d'être face à une immobilité chromatique dans le modèle général, afin de pouvoir se passer, dans une certaine mesure, d'une 'vraie' couleur de peau. Nous concluons qu'il n'est pas possible d'obtenir un tel résultat car, si le fait d'avoir un niveau d'éducation supérieur à la moyenne du groupe est lié à une préférence pour l'immobilité chromatique, il restera toujours tous les individus ayant un niveau d'éducation inférieur à cette même moyenne. Globalement, le fait que la mobilité chromatique relève d'un positionnement relatif ne permet pas de s'affranchir de la 'vraie' couleur de peau. Le discours de Francisca souligne également ce phénomène :
En savoir plus

20 En savoir plus

Show all 2631 documents...