Marie-Sissi

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La résilience des corps : Suivi de Femmes sans enfant : une impossibilité? : analyse de "La lune dans un HLM" de Marie-Sissi Labrèche et d' "Un léger désir de rouge" d'Hélène Lépine

La résilience des corps : Suivi de Femmes sans enfant : une impossibilité? : analyse de "La lune dans un HLM" de Marie-Sissi Labrèche et d' "Un léger désir de rouge" d'Hélène Lépine

Toujours dans La lune dans un HLM, le cinquième chapitre « explique » d’une certaine façon la folie de la mère en présentant l’histoire de la grand-mère, comment elle a perdu ses deux premières filles dans un tragique accident où les deux enfants sont mortes ébouillantées. À partir de cet évènement traumatisant, Marianne Naud (même nom pour la grand-mère de Léa et celle de Marie-Sissi) s’est enfoncée dans une léthargie qui l’a fait d’abord négliger son enfant, la mère de Léa, avant de développer une paranoïa féroce qui l’a amenée à la surprotéger : « […] la grand-mère est sortie de sa torpeur comme par magie. Une petite fille maigrichonne, collectionnant les maladies, la regardait avec ses grands yeux cernés. Sa mère s’est donc mise à s’en occuper férocement pour réparer toutes ces années gâchées où elle n’avait pas conscience qu’elle avait un autre enfant. Mais il était trop tard. Le mal était fait et allait s’étendre à toute la descendance et faire la vie dure à Léa » (HLM-L, p.106). Cette version coïncide avec celle de la vie de l’épistolière, qu’elle explique dans sa sixième lettre, allant jusqu’à nommer les deux petites sœurs mortes dans l’eau bouillante. Le rapport à l’autofiction est ici renforcé et ajoute au réalisme et à l’effet dramatique de la lecture.
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Corps, identité et féminité chez Nelly Arcan et Marie-Sissi Labrèche

Corps, identité et féminité chez Nelly Arcan et Marie-Sissi Labrèche

CONCLUSION Les résultats de notre étude montrent que le modèle maternel défaillant imposé aux protagonistes durant leur enfance a contribué à les amener à se percevoir comme un « corps de femme » et non comme un sujet à part entière. Cette réification des personnages féminins élaborés par Nelly Arcan et Marie-Sissi Labrèche s’observe dans les récits par la surabondance des représentations de corps féminins. Au centre de l’identité de ces personnages campe la réalité des corps-objets répondant à des stéréotypes normatifs sexistes en matière d’apparence et de sexualité féminines et témoignant de leur fragile estime de soi, de leur quête d’amour et d’attention. Si le rapport particulier qu’elles entretiennent avec la sexualité peut laisser supposer une mainmise sur leur corps, il apparaît toutefois que la libération des contraintes sexuelles ne les conduit pas sur la voie de l’agentivité, mais constitue plutôt une entrave à leur autonomie. En effet, l’obligation de séduire amène les personnages féminins à se poser en véritables fétiches voués au regard masculin. Est- il possible que cette situation ait été induite par leur désir, toujours inassouvi, de capter le regard bienveillant du père durant leur enfance et leur adolescence ? Nous avons essayé de mettre en évidence cette lacune du regard paternel, mais cet aspect constitue un facteur parmi beaucoup d’autres. En outre, même s’il semble que le lien paternel (ou l’absence de lien paternel) n’a pas été exclusif au conditionnement des protagonistes, force est de constater qu’elles tirent une certaine forme de pouvoir du regard des hommes posé sur elles. Il semble aussi que l’œil féminin soit le prolongement, en quelque sorte, de celui du sujet mâle, puisqu’il s’érige en juge, tel un panoptique implanté en elles. En fait, des fils de réciprocité se nouent entre la personne qui regarde et celle qui est regardée. C’est du moins ce que nous avons observé chez les protagonistes qui se voient vues et posent un constat à la fois complice et critique par rapport à la place qu’elles accordent au regard de l’autre.
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La recherche de la bonne distance entre mère et fille dans Borderline de Marie-Sissi Labrèche et Tout comme elle de Louise Dupré (analyse), suivie de  À portée de voix (fiction)

La recherche de la bonne distance entre mère et fille dans Borderline de Marie-Sissi Labrèche et Tout comme elle de Louise Dupré (analyse), suivie de À portée de voix (fiction)

L’ingratitude (1995) de Ying Chen, dans La détresse et l’enchantement (1984) et dans Le temps qui m’a manqué (1997) de Gabrielle Roy ; celui de la mère dans Le bruit des choses vivantes (1991) d’Élise Turcotte, pour ne donner que ces exemples. Ces auteures ont mis en forme des personnages à la recherche de la bonne distance entre une mère et sa fille. Mais comment trouver la bonne distance si ce qui constitue la subjectivité de l’autre est passé sous silence ? Comment, dans un tel contexte, avoir un échange véritable avec la mère ? Comment la juste distance se présente-t-elle ? C’est ce à quoi s’emploient à tracer dans leurs écrits deux écrivaines auxquelles je m’intéresserai dans mon mémoire. Il s’agit de Marie-Sissi Labrèche, auteure du roman Borderline (publié en 2000 et réédité en 2003) 14 , et de Louise Dupré, qui signe le texte pour le théâtre Tout comme elle (2006) 15 . Quand j’étais enfant, je ne lisais que des romans à la première personne. J’avais ainsi l’impression d’avoir accès directement à la subjectivité humaine. Vers l’âge de quinze ans, j’ai découvert Marie-Sissi Labrèche avec son roman Borderline. Dès ma première lecture, j’ai été sidérée par le style de l’auteure, les émotions contradictoires de la narratrice, Sissi, ses relations difficiles avec sa mère et sa grand-mère, ses pensées allant dans tous les sens. Ce roman a confirmé mon intérêt pour la focalisation au « je ». Ici, le trouble de santé mentale de la narratrice rend encore plus complexe le discours intérieur, ce qui me fascinait particulièrement. Alors que j’aspirais à l’écriture, ce roman a été ma première source d’inspiration. Après m’être aperçue que les rapports entre mère et fille dans mes créations étaient souvent problématiques, le choix de ce roman me paraissait aller de soi. Parmi les trois romans de l’auteure, Borderline me parait le plus intéressant pour étudier
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Revisiter le mythe d'Alice : le personnage d'enfant-femme chez Raymond Queneau et Marie-Sissi Labrèche

Revisiter le mythe d'Alice : le personnage d'enfant-femme chez Raymond Queneau et Marie-Sissi Labrèche

par la prononciation fautive dans « mˆoman » ; par un proc´ed´e qui n’est pas sans rappeler l’agglutination syllabique zazique dans « Magamarou » ; et par l’emploi de la majuscule – ayant un effet d’agrandissement – dans « Papa M´echant ». Il en va de mˆ eme lorsqu’elle explique ` a son amie C´ eline qu’elle risque de faire abuser d’elle si elle est « plac´ee » en famille d’accueil. R´eticente `a employer un vocabulaire adulte, elle substitue d’abord aux v´ eritables mots une terminologie enfantine : « son machin . . .sa bitte » (B : 38) ; ce n’est qu’apr`es avoir h´esit´e qu’elle reformule plus express´ement son propos en utilisant les mots d’adultes. Toujours aussi peu ` a l’aise devant le vocabulaire sexuel explicite, elle r´ eit` ere sa crainte – que lui a inculqu´ ee sa grand-m` ere – que des hommes la forcent ` a « touche[r] leur pipi » (B : 56). Cette h´esitation est d’autant plus symbolique que Sissi connaˆıt les v´ eritables mots pour d´ esigner les organes g´ enitaux masculins : ainsi, lorsqu’on lui demande de dessiner un mouton, elle ne dessine pas autre chose, surtout pas « un pilier, un p´ enis ou un Vinier » (B : 58) ; elle remarque ´egalement que sa maˆıtresse de classe mal ` a l’aise « se frott[e] le nez, les sourcils, le soutien-gorge » (B : 58). Les employant de la fa¸con la plus banale dans des ´ enum´ erations, Sissi expose sa connaissance des mots « p´ enis » et « soutien-gorge » ; son h´esitation ne peut donc ˆetre que fort signifiante, en ce sens que l’enfant connaˆıt mais n’ose pas prononcer les v´ eritables mots pour d´ esigner les choses du sexe.
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La transmission intergénérationnelle au féminin dans deux romans de Marie-Sissi Labrèche : Borderline et La lune dans un HLM

La transmission intergénérationnelle au féminin dans deux romans de Marie-Sissi Labrèche : Borderline et La lune dans un HLM

Or, entre une déception (ne pas arriver à être complètement le fantasme de l'autre) et une autre (ne pas suivre la voie déjà tracée), puis considérant les figures [r]

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Mères absentes, filles troublées : Borderline de Marie-Sissi Labrèche et Putain de Nelly Arcan

Mères absentes, filles troublées : Borderline de Marie-Sissi Labrèche et Putain de Nelly Arcan

En fait, la mère exerce une emprise (Couchard) que nous qualifierons de passive. Passive parce qu'il ne s'agit pas d'une autorité comme celle qu'exerçait la grand-mèr[r]

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Creep show suivi de "Je est des autres" : de l'esthétique borderline chez Marie-Sissi Labrèche

Creep show suivi de "Je est des autres" : de l'esthétique borderline chez Marie-Sissi Labrèche

Loin de nous l’idée de vouloir trouver l’objet endocryptique de la narratrice. Néanmoins, ici, on veut montrer que Sissi fait, sans doute inconsciemment, ce que les psychanalystes associent aux pratiques identificatoires du sujet cryptophore ; elle devient la mère de sa mère. Ce processus est visible dans Borderline lorsque, par exemple, la narratrice se souvient d’elle « assise par terre, à ses pieds, [qui] lui [racontait] des histoires à l’aide de [ses] poupées ou de [ses] petits bonshommes Fisher Price » (B., p. 20), mais surtout dans le dernier tome de la trilogie, La Lune dans un HLM, où prendre soin de la mère folle, c’est prendre soin d’une folle qu’il aurait fallu empêcher de naître en « [s’enfermant] dans la salle de bains, un pied sur le lavabo, l’autre sur le bord de la baignoire, la vulve au dessus de la cuvette, [en se ravageant] l’intérieur de [l’]utérus avec un cintre, comme une bagnole qu’on essaie d’ouvrir parce qu’on a oublié les clés dans la boîte à gants. » (LH., p. 146) Ici, la narratrice reprend l’acte manqué de la grand-mère ; elle rejette le fœtus encombrant de la mère, comme aurait dû le faire l’aïeule, en l’évacuant. Elle devient Médée, la figure archétypale de la mère déchirée entre un deuil inévitable – Jason qui ne reviendra jamais – et la mélancolie – le visage des enfants qu’elle décide d’assassiner parce qu’il lui rappelle l’abandon. On note, également, la violence du propos, comme si la haine servant à ériger les murs de pierre de la crypte selon Abraham et Torok était
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"Marthe et Marie, visages de l'hospitalité féminine"

"Marthe et Marie, visages de l'hospitalité féminine"

Viennent en effet se confondre la pratique de la charité pour les femmes et par les femmes. Marie-Madeleine est l’image de la femme pécheresse et repentante qui reconnaît ses fautes et s’engage sur la bonne voie. Elle est ainsi le modèle des femmes accueillies pour commencer une nouvelle vie et marcher vers le salut. Les œuvres de charité féminine de l’époque médié- vale comme celles de l’époque moderne qui manifestent leur souci d’assurer l’intégration des femmes sauvées de la perdition mettent en avant l’image de Marie-Madeleine. Or cet accueil est assuré quasi exclusivement par des femmes qui ont elles-mêmes été accueillies quelques années plus tôt. C’est le cas notamment des Filles-Dieu (1225) et des Filles de la Charité de saint Vin- cent de Paul (1633) . L’hospitalité a ainsi une fonction expiatrice fondamentale et l’image de Marie-Madeleine s’impose alors aussi bien aux femmes accueillies qu’aux femmes accueillantes. La pratique d’une charité active sauve à la fois celle qui en bénéficie et celle qui s’y consacre. Nous touchons ici à un aspect fondamental de l’hospitalité féminine, hospitalité à double face où l’hôte accueilli et l’hôte accueillant se confondent. Cette dynamique explique la place pri- mordiale de Marie-Madeleine et le rôle secondaire de Marthe.
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Anne-Marie Bergé – In Memoriam

Anne-Marie Bergé – In Memoriam

Tout le long de sa vie, Anne-Marie Bergé a su conserver une intense vie culturelle. Elle a beaucoup lu, en particulier des romans en langue anglaise, et s’est beaucoup intéressée au cinéma, notamment au cinéma américain. Surtout, elle adorait la musique classique, jouant régulièrement du piano, et le dessin, aimant croquer le conférencier dans les marges des ses carnets de notes de séminaire. Cet amour du dessin a joué un rôle non négligeable dans ses choix scientifiques : il est sans doute à l’origine de son goût pour les mathématiques à forte composante géométrique plutôt que pour l’algèbre quelque peu abstraite qu’elle a pratiquée au début de ses recherches.
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Marie-Claire Blais, l’exigence d’écrire

Marie-Claire Blais, l’exigence d’écrire

Marie-Claire Blais : Je continue de croire que c’est toujours difficile d’être une femme écrivain, surtout lorsque l’écrivain est d’une grande intransigeance, dans son travail. Virginia Woolf nous parle de cette lutte dans son journal intime.

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Bibliothèque Pierre et Marie Curie de Nanterre

Bibliothèque Pierre et Marie Curie de Nanterre

D'une maniere generale, !e reseau des bibliotheques de la ville relie de maniere satisfaisante les differents etablissements a la centrale : le fait que la plupart des me[r]

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La restauration du moulin Bézard à Marie-Galante

La restauration du moulin Bézard à Marie-Galante

Le mécanisme métallique était incomplet, aussi un mécanicien-tourneur, Serge Fabulas, employé marie-galantais de la seule sucrerie de Grande-Anse, se chargea de façonner les pièces manquantes dans la machinerie, entièrement métallique, à partir du modèle du moulin de Grand-Pierre, un des derniers moulins en activité dans les années 40.

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Qui sont les électeurs potentiels de Jean-Marie Le Pen ?

Qui sont les électeurs potentiels de Jean-Marie Le Pen ?

Cette probabilité de vote ne signifie pas forcément une intention de vote en faveur de Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle : dans la vague 4 du BPF, seuls 54,1% de ceux qui affirment une probabilité de vote pour Le Pen la traduisent en intentions de vote Le Pen, 28,7% choisissent Nicolas Sarkozy, 6% Ségolène Royal, 4,5% François Bayrou, 2,5% Philippe de Villiers et 4,2% un des sept autres candidats. Même dans le noyau dur de ceux qui disent qu’il est tout à fait probable qu’ils votent pour Jean-Marie Le Pen, 78,5% seulement le font lorsqu’il est confronté à onze autres candidats dans le cadre d’un premier tour de l’élection présidentielle, 13,6% choisissant Nicolas Sarkozy, 5,7% Ségolène Royal et 1,5% Philippe de Villiers. La concurrence entre le président du FN et le candidat de l’UMP auprès des électeurs lepénistes potentiels est une réalité. Pour la première fois depuis un quart de siècle, la question de la reconquête électorale d’une partie des électeurs lepénistes est posée très concrètement au coeur du combat électoral de l’élection présidentielle.
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Attitude de Marie de l'Incarnation à l'égard des amerindiens

Attitude de Marie de l'Incarnation à l'égard des amerindiens

Marie de l'Incarnation, comme les autres missionnaires.. respecte cette altérité; elle ne s'y intéresse.[r]

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Marie Curie et son engagement pendant la Grande Guerre

Marie Curie et son engagement pendant la Grande Guerre

Les travaux ne débutent qu’en 1911 pour être sur le point de s’achever en ce début d’été 1914… Cependant, les grands espoirs que Marie Curie place dans ce grand projet vont être mis à mal par le tourbillon de l’Histoire et la folie meurtrière des hommes. En effet, depuis de nombreuses années, l’accroissement des tensions en Europe est particulièrement palpable, sur fond de nationalismes exacerbés (impérialisme allemand, revanchisme français…), de rivalités coloniales ou industrielles, de course aux armements ou de lutte pour la suprématie navale. D’ailleurs, plusieurs graves crises ont déjà failli déclencher un conflit (crises marocaines de Tanger en 1905 et surtout d’Agadir en 1911). Dans le cadre de la préparation d’un conflit qu’on sent inévitable, la fameuse loi des 3 ans (allongeant d’un an la durée du service militaire) est même votée en France en 1913. Aussi, de grandes alliances militaires s’étaient créées pour tenter de stabiliser les forces en Europe : la Triplice entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie en 1882, et la Triple-Entente entre la Russie, le Royaume-Uni et la France en 1907. Ainsi, c’est dans ce contexte tendu que l’étincelle enflammant la « poudrière des Balkans » suite à l’assassinat le 28 Juin 1914 de l’Archiduc François-Ferdinand, Prince Héritier du vieil Empereur François-Joseph d’Autriche-Hongrie (dont la vie de ce dernier aura été marquée par les nombreux malheurs dont la mort étrange de son fils Rodolphe à Mayerling ou l’assassinat de sa femme, l’Impératrice Elisabeth, mieux connue sous le nom de Sissi…), entraîne par le jeu des Alliances, malgré plusieurs tentatives de résolution diplomatique de cette crise au cours du mois de juillet, les grandes puissances européennes dans la Guerre, mettant un point final à « la Belle Epoque »…
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Aspects formels de la poésie de Rose-Marie François

Aspects formels de la poésie de Rose-Marie François

Le découpage du vers Rose-Marie François paraît notamment porter une attention particulière au premier vers du poème : son découpage et sa consistance syntaxique tendent à poser le thème du poème, alors que par ailleurs le mode poétique de Rose-Marie François se fonde souvent sur la suspension ou l’ellipse du référent circonstanciel, existentiel ou essentiel du poème. Le premier vers pose souvent d’emblée un thème interne, sous la forme d’un syntagme court, désignant l’unicité du sujet nommé, objet, locuteur en je. Plus préci- sément, les poèmes peuvent commencer de trois façons différentes, selon que le premier vers contient un syntagme nominal (ou son équivalent) ou non, et, dans le cas positif, un verbe ou non. Si le premier vers ne contient qu’un nom, il instaure un point fixe à partir duquel va se construire et se développer le poème. S’il contient le verbe, il introduit d’emblée dans le poème le mouvement, l’être ou la qualification. Exemples du premier type :
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Dialogue entre les genres [dans l’œuvre de Marie Étienne]

Dialogue entre les genres [dans l’œuvre de Marie Étienne]

Poursuivons notre approche concentrique à partir d’autres données objectives. Le péritexte des volumes publiés par Marie Étienne nous fournit un faisceau d’indications, tirées d’abord des mentions de genre ou sous-genre qui figurent sur les couvertures ou pages de titre des ouvrages. Si les quatre romans sont tous explicitement labellisés comme tels sur leur couverture (Clémence, Sensō, L’Inconnue de la Loire, L’Enfant et le Soldat), il n’en va pas de même pour tous les autres livres. Tout au plus peut-on se fonder sur un autre indice : quatre livres ont paru dans une collection baptisée « Poésie » : Lettres d’Idumée dans « Poésie 82 » chez Seghers ; Anatolie, Roi des cent cavaliers et Dormans chez Flammarion. Les couvertures de ces trois derniers portent « Poésie » sous le titre ; c’est la mention par défaut des volumes de la collection 2 . Dans ces trois cas, Marie Étienne assume de laisser ranger ses livres sous une étiquette poétique générale et explicite.
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Le frère Marie-Victorin, l’âme du Jardin botanique

Le frère Marie-Victorin, l’âme du Jardin botanique

botanique : « Montréal, c’est Ville-Marie ! C’est une femme […] Alors, mettez des fleurs à son corsage ! Jetez dans ses bras toutes les roses et tous les lis des champs ! » Un esprit combatif On le voit, Marie-Victorin savait souffler le chaud et le froid en fonction des circonstances. Utiliser la célébration prochaine du tricentenaire de Montréal ne pouvait que favoriser le projet du Jardin. L’année suivante, c’est au tour d’un autre allié important, Maurice Duplessis, de prendre le pouvoir, à Québec cette fois. Le Jardin sera ainsi inclus sur la liste des travaux publics entrepris pour conjurer la crise économique. Les travaux reprennent pour de bon en mai 1936 et le Jardin s’approche ainsi de son parachèvement avant de connaître une autre crise en 1940, sous l’administration du nouveau gouvernement libéral, dirigé par Adélard Godbout. Bien qu‘agronome, celui-ci agit d’abord en politicien et ne veut pas appuyer un projet qui avait eu l’aval de Duplessis. Mais cet obstacle est aussi franchi grâce, entre autres, à Louis Dupire et à Honoré Parent, le directeur des services municipaux. Celui-ci appuie le projet à la Ville de Montréal et convainc le gouvernement de transférer la propriété des bâtiments du Jardin à la Ville en échange d’autres installations qu’elle loue déjà au gouvernement. Après avoir réussi à empêcher, en 1940, l’occupation militaire du Jardin botanique par l’armée canadienne, Marie-Victorin, enragé, écrit à sa sœur Adelcie : « Ça a été une terrible lutte mais nous avons trouvé d’excellents et puissants amis, qui ont fait les
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L' évolution du féminisme dans l'oeuvre de Marie Laberge

L' évolution du féminisme dans l'oeuvre de Marie Laberge

Cette deuxième période de la vie privée de Catherine ne se réalise que dans ses rêves. Le jour où se déroule l'action du roman est â la veille de son nouveau mode de vie. Il ne se réalis[r]

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Une famille cévenole Pierre Tribes et Marie Laval

Une famille cévenole Pierre Tribes et Marie Laval

St Andéol n'ayant pu être porté icy à cause des eaux..» De Claude TRIBES ou Marie ROUX, je n'ai pas trouvé d'actes les concernant avant la fin du mémoire. Il faut préciser qu'ils ont vécu juste après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685 et la guerre des Camisards est très récente (1702-1704), voire active en regard du nombre d'actes dans les registres mentionnant des militaires des troupes royales en résidence au Collet de Dèze.

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