Magdalénien moyen

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Espèces animales et individus au Magdalénien moyen

Espèces animales et individus au Magdalénien moyen

l es ensembles de Pierres gravées Les ensembles de pierres gravées du Magdalénien moyen regroupent un matériel extrêmement abondant. On recense, par exemple, plus d’un millier d’objets provenant des sites de Bédeilhac (Sauvet 2004), Enlène (Bégouën & Clottes 2007) et La Marche (Pales & Tassin de Saint-Péreuse 1989). Les thèmes figuratifs qui concernent ces ensembles sont animaliers pour la plupart (Sieveking 1987 ; Tosello 2003) et montrent des différences sensibles en proportion selon les régions, avec notamment la fréquence remarquable des humains dans la région du Poitou. L’élaboration et la qualité de l’iconogra- phie varient beaucoup, allant du simple croquis aux œuvres les plus achevées (Bégouën & Clottes 1990 ; Tosello 2003 ; Bégouën et al. 2009). Cependant, comme dans l’art pariétal, les mêmes modalités de figuration réalistes permettent une identification spécifique, et parfois au-delà, la distinction entre des êtres singularisés. Cette échelle individuelle est déjà reconnue et discutée en ce qui concerne les plaquettes gravées de représentations humaines dans le Magdalénien. Les gravures sur dalles et plaquettes calcaires de la grotte de La Marche, dans la Vienne, présentent en effet des figures humaines évoquant des sujets réalistes, explicitement dif- férenciés par leurs attributs (barbe, coiffure, attitude, etc.) (Pales & Tassin de Saint-Péreuse 1976). Certaines de ces représentations humaines pourraient être rapportées à des portraits (Saint-Mathurin 1973 ; Fuentes 2015), sans que l’on sache pour autant si ces figures représentaient des indi- vidus réels (Fig. 2). Or, il semble que cette individualisation déborde souvent de l’humanité pour toucher des animaux (Fig. 3). Dans la collection de la grotte de La Marche, ces derniers, représentés en plus grand nombre que les humains, sont également gravés dans un style « naturaliste » (Pales & Tassin de Saint-Péreuse 1981, 1989 ; Airvaux 2001 ; Mélard 2008). Ainsi, dans le cas des animaux comme des humains, la notion de « portrait » devrait parfois être évoquée. l es contours découPés en forme de têtes de chevaux Les objets perforés en forme de contours animaliers, « les contours découpés », sont des objets de parure corpo- relle très caractéristiques du Magdalénien moyen dans les Pyrénées (Figs 4, 5). Parmi ces représentations animales
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Le Roc de Marcamps 2 (Prignac-et-Marcamps, Gironde) : nouvelles données sur la subsistance et les traditions techniques au début du Magdalénien moyen

Le Roc de Marcamps 2 (Prignac-et-Marcamps, Gironde) : nouvelles données sur la subsistance et les traditions techniques au début du Magdalénien moyen

Le secteur 1, situé à proximité immédiate des tran- chées de fouilles anciennes, a concerné une vingtaine de m² et livré, dans l’ensemble 2, plusieurs niveaux dont les industries présentent des caractères typotechnologiques communs attribués au Magdalénien moyen. L’industrie lithique est constituée de deux composantes – lamellaire et laminaire – réalisées presque exclusivement en silex sénoniens recueillis dans les alluvions proches du site. Les sous-produits issus de ces chaînes opératoires com- portent de nombreux éclats dont un pourcentage notable a servi à la réalisation d’outils. Ces derniers, dominés par les burins dièdres et les grattoirs, sont préférentiellement réalisés sur lames. Les lamelles à dos sont très abondantes (Lenoir, 1993a). L’industrie osseuse est peu représentée (une soixantaine de pièces) et très fragmentée. Elle montre l’exploitation par rainurage longitudinal multiple de bois de chute de renne, principalement de gros module, pour la production d’outils intermédiaires et de pointes (ces der- nières à section quadrangulaire ou ovale, à biseau simple ou double, portant parfois une rainure sur la face supé- rieure : Pétillon, obs. pers.). Plusieurs os longs ont été débités par rainurage longitudinal multiple pour la fabri- cation d’aiguilles à chas. Quelques éléments de parure ainsi que des fragments d’ocre complètent cet inventaire (Lenoir, 1993a, b et 2000). La grande faune (Slott-Moller, 1988) fait apparaître, dans les deux sous-ensembles de la séquence magdalénienne la prédominance du bison et de l’antilope saïga, accompagnés du cheval (et de quelques
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La faune du Magdalénien moyen de Canecaude (Aude)

La faune du Magdalénien moyen de Canecaude (Aude)

L'importance du Renne est-elle donc à reconsidérer pour le Magdalénien moyen de cette région.. Ou bien Canecaude sÏntègre-t-il à une autre aire géo- graphique et cu[r]

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Le Magdalénien après la Nature : une étude des relations entre humains et animaux durant le Magdalénien moyen

Le Magdalénien après la Nature : une étude des relations entre humains et animaux durant le Magdalénien moyen

(2014), les diférents modes d'identifcation de Philippe Descola, à l'exception du naturalisme, sont des formes animistes dérivant d'un même anthropomorphisme, et le Magdalénien moyen serait donc probablement de régime ontologique animiste... Il n'existe toutefois pas chez Descola d'antériorité logique d'un mode d'identifcation sur un autre, et la logique fnaliste est tout à fait absente de son modèle. Il n'est pas question d'une marche inexorable vers le naturalisme, ni même d'une irréversibilité des modes d'identifcation qui consisterait à articuler des paliers sans retours. Il nous semble donc contradictoire de proposer, sur la base de « Par- delà nature et culture », la construction d'un enchaînement chronologique des ontologies, et notamment si c'est en considérant une évolution dont le moteur serait idéaliste ou matérialiste. Nous sortons déjà du cadre de pensée « descolien » et revenons sur une opposition nature-culture lorsque nous supposons une histoire sans les hommes ou une histoire sans la matière. Le fonctionnement original du mode d'identifcation ne consiste ni en une idéologie qui apparaît de manière arbitraire et fait basculer l'économie (comme chez Cauvin 1994), ni en une trajectoire économique autonome qui implique une idéologie (comme chez Anati 1999). C'est l'intégration de nouveaux modes de relation qui est susceptible de faire basculer un mode d'identifcation chez Descola, mêlant donc des concepts qui sont déjà des hybrides de pratiques et de représentations.
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Une nouvelle archéo-séquence pour le Magdalénien en Corrèze. Focus sur le Magdalénien moyen ancien de la grotte Bouyssonie (Brive-la-Gaillarde, Corrèze, France)

Une nouvelle archéo-séquence pour le Magdalénien en Corrèze. Focus sur le Magdalénien moyen ancien de la grotte Bouyssonie (Brive-la-Gaillarde, Corrèze, France)

CONCLUSIONS L’étude du matériel issu des fouilles menées depuis plus de dix ans sur la terrasse, devant la grotte Bouyssonie, révèle une séquence régionale contrôlée inédite pour les premiers temps du Magdalénien en Corrèze. Plus large- ment, la grotte Bouyssonie permet de réintégrer le bassin de Brive aux problématiques macro-régionales actuelles. La séquence magdalénienne est matérialisée par deux unités archéostratigraphiques datées et attribuables au Magdalénien moyen ancien (ou MMA, UA 2) et au techno- complexe à lamelles à dos dextre marginal (phase ancienne du Magdalénien ?, UA 4), séparées par un horizon de mélange (UA 3). Malgré des processus post-déposition- nels (notamment du ruissellement concentré) qui restent à quantifier, l’ensemble issu de l’UA 2 livre un nouveau jalon pour la connaissance du MMA, telle que récemment révisé dans le sud-ouest de la France (Sécher 2017). Le litho-espace du MMA de Bouyssonie montre en effet de fortes similitudes avec celui reconnu à Combe-Cullier (Sécher et al., 2018) et complète le maillage plus large du réseau à l’échelle du MMA européen (voir Sécher 2017 fig. 106-109). La gestion techno-économique de ces maté- riaux rappelle tout à fait ce qui est connu dans le MMA récemment décrit dans le Périgord, le Quercy ou la Gironde (ibid.). La composante laminaire se caractérise par un débi- tage soigné, investissant une surface large mais cintrée. Cette progression non strictement frontale (i.e. « envelop- pante » : Langlais 2007) permet de fournir en lames de dif- férents calibres et notamment d’obtenir des supports larges. Ces derniers portent des tranchants finement aigui- sés par des retouches envahissantes, comme cela a été vu dans le MMA du sud-ouest français (Langlais et al. 2017 ; Sécher 2017). Les premières données fonctionnelles indi- quent une utilisation des tranchants affûtés à la prépara- tion des peaux par raclage. La poursuite des analyses permettra de préciser les finalités
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Les pointes à base fourchue de la zone pyrénéo-cantabrique : un objet à la charnière entre Magdalénien moyen et Magdalénien supérieur ?

Les pointes à base fourchue de la zone pyrénéo-cantabrique : un objet à la charnière entre Magdalénien moyen et Magdalénien supérieur ?

Frontières naturelles et frontières culturelles dans les Pyrénées préhistoriques / Fronteras naturales y fronteras culturales en los Pirineos prehistóricos, 2004, Tarascon-sur-Ariège, Fr[r]

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Exploitation des Oiseaux au Magdalénien en France: Etat des lieux.

Exploitation des Oiseaux au Magdalénien en France: Etat des lieux.

mélange de Magdalénien supérieur à final et probablement de Magdalénien moyen. Considérant les ressemblances de traitement du Harfang entre ce site et des gisements magdaléniens supérieurs aquitains, A. S. Eastham (dans Chauchat et al., 1999; Eastham, 1998) attribue plus volontiers cet ensemble au Magdalénien supérieur qu'au Magdalénien moyen. L'ensemble de Jaurias, initialement considéré comme Magdalénien supérieur appartient plus vraisemblablement au Magdalénien moyen (voir Lenoir 1983). Toutefois, M. Lenoir (com. pers.) n'exclut pas la possibilité d'un mélange entre Magdalénien moyen et supérieur. La série de Gabillou est attribuée au Magdalénien ancien. Enfin, l'attribution culturelle de l'accumulation d'os de Harfang de Combe Saunière I est délicate. Sa cohérence spatiale (cf. infra), sa position sommitale par rapport à l'ensemble Solutréen supérieur et une date C14 AMS de 16 300 ± 220 BP obtenue directement sur un os de ce rapace (Geneste & Plisson, 1986) permettent de proposer une appartenance à un Magdalénien "ancien" (Laroulandie, 2000) bien qu'une appartenance au Solutréen supérieur ne puisse être définitivement écartée. Les dates radiocarbone obtenues pour les séries du Magdalénien moyen, supérieur et final sont comprises pour la plupart entre 14 500 calBC et 11 000 calBC (Tabl. 1).
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Le Magdalénien et l'Après Magdalénien en Languedoc Oriental

Le Magdalénien et l'Après Magdalénien en Languedoc Oriental

Magdalénien moyen classique d’affinités pyrénéennes du bassin de l’Aude, apparaît comme une hypothèse de travail raisonnable. Son apparition précoce dans certains gisements de l’Hérault (Laroque II, et le Bois des Brousses), aux séries malheureusement trop pauvres, serait un argument supplémentaire pour envisager sa filiation directe avec le stade précédent, sans contact direct avec le centre génétique originel. Les rapprochements avec l’Espagne méditerranéenne, malgré les réserves d’usage sur les séries des fouilles anciennes du Parpallo, laissent entrevoir la possibilité d’une évolution en partie symétrique, sans doute à partir de la même souche, de part et d’autre des Pyrénées. Le devenir de ce “ Magdalénien moyen méditerranéen ” nous échappe encore en grande partie ainsi que ses relations avec l’Episolutréen languedocien (Salpêtrien). Par évolution convergente, ou simple acculturation, il pourrait aisément se noyer dans le Magdalénien supérieur classique, dont l’origine atlantique, ou du moins pyrénéenne, ne semble pas faire de doute. Le Magdalénien classique, qu’il soit moyen (bassin de l’Aude) ou supérieur, témoigne également d’une assez forte homogénéité typologique, sur le plan du lithique du moins, à tel point qu’il est peu possible d’effectuer des coupures, même chronologiques, sur cette seule base. D.de Sonneville-Bordes (1966) avait déjà souligné cette caractéristique du Magdalénien classique à partir de son stade III classique.
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Emplacement, accessibilité et fonction des signes géométriques dans l'art pariétal magdalénien : l'exemple de Niaux et Bédeilhac

Emplacement, accessibilité et fonction des signes géométriques dans l'art pariétal magdalénien : l'exemple de Niaux et Bédeilhac

hybrides possèdent même des attributs de différents taxons (Paillet, 2006). Les représentations humaines sont abondantes et diversifiées, avec à la fois des symboles sexuels féminins, des êtres composites ou monstrueux, mais aussi des images plus réalistes. Tous les genres se retrouvent : dessin, peinture, gravure et sculpture (Sacchi, 2003). Un certain « naturalisme » caractérise par ailleurs de nombreuses figurations magdaléniennes, avec des silhouettes animales généralement complètes, bien proportionnées et dynamiques (Paillet, 2006). Les éléments du pelage (« M » ventral et un trait d’épaule sur les chevaux, ligne horizontale sur le flanc des bisons et des bouquetins), les organes sensoriels et les volumes internes (Leroi-Gourhan, 1964) sont reproduits. Des figures schématiques voire indéterminées peuvent cependant parfois côtoyer ces représentations détaillées (Paillet, 2006). André L EROI -G OURHAN a d’ailleurs utilisé ces caractéristiques formelles pour distinguer ses styles IV ancien (réalisme) et IV récent (schématisme), correspondant peu ou prou au Magdalénien moyen et au Magdalénien supérieur (Leroi-Gourhan, 1964). Des recherches plus récentes, aidées des quelques datations directes à disposition, semblent cependant démontrer la persistance de ces éléments « naturalistes » au sein du Magdalénien supérieur (Clottes, 2010). Ce schéma linéaire a donc progressivement été remis en cause (Paillet, 2006).
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Fonction(s) des signes géométriques dans l'art pariétal magdalénien : nouvelles perspectives à Niaux

Fonction(s) des signes géométriques dans l'art pariétal magdalénien : nouvelles perspectives à Niaux

1.2. Chronologie de réalisation et attribution chrono-culturelle des entités En l’absence de contexte archéologique, seuls des datations directes et des critères stylistiques peuvent être utilisés pour l’attribution chrono-culturelle du dispositif (Clottes, 2010). Dans le Salon Noir, l’un des bisons du Panneau 2 (aucun signe associé) a livré la date la plus ancienne de la cavité (13 850 ± 150 BP), tandis que deux entités du Panneau 6 (figure 8g) semblent plus récemment avoir été ajoutées (12 890 ± 160 BP pour le bison intégrant les signes angulaires SN89 et SN90 et 13 060 ± 60 BP pour le trait SN82). Les résultats s’étalent donc dans le temps, témoignant ainsi d’une certaine diachronie (annexe B). Par ailleurs, les animaux naturalistes, classiquement datés du Magdalénien moyen (Leroi-Gourhan, 1964), sont accompagnés de figures plus schématiques habituellement rattachées au Magdalénien supérieur (Fritz et al., 2007). Les bouquetins en vue frontale de la Galerie Cartailhac pourraient alors appartenir à cette période plus tardive. Une certaine homogénéité stylistique caractérise toutefois les animaux représentés (Clottes, 2010). Ils sont en effet souvent réalisés en noir, sans aplat. La perspective des pattes et des cornes est restituée. De nombreux autres détails, tels que le triangle dorsal des bisons, la ligne parallèle au ventre chez les bouquetins, le « M » aplati des chevaux ou encore l’évocation du pelage (hachures) constituent également des éléments distinctifs (Leroi-Gourhan, 1965). Ces divers indices, associés à la présence des claviformes, ont donc permis d’attribuer les peintures et les gravures de Niaux au Magdalénien moyen et/ou supérieur (Clottes, 2010).
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L'art mobilier gravé Magdalénien de la grotte de Combe-Cullier

L'art mobilier gravé Magdalénien de la grotte de Combe-Cullier

Au contraire d’autres décors sont plus ubiquistes, car ils se rencontrent dans les différentes phases du Magdalénien. Ceci-ci concerne les décors « simples », à savoir, les tirets/lignes obliques simples (thème 1), les tirets groupés (thème 2), les lignes transversales (thème 3), les décors quadrillés irréguliers (thème 6), mais aussi certains décors « complexes » comme les décors en croix (thème 4), les décors ramifiés (thème 5), les décors associés (thème 9). Pour ce qui est de la pièce CC3, ce type de décor, original, est semblable à ceux retrouvés sur les tubes et les os d’oiseaux, car il s’agit de lignes transversales par rapport à l’axe longitudinal. Pour la pièce CC25, ce décor non-figuratif est peu diagnostique d’une phase, surtout sur ce type de support brut lithique, qui comporte très souvent une multitude de tracés « indéterminés » sans organisation apparente et ne révèle aucune composition particulière. D’après certains auteurs, le thème des « zigs-zags » (ou « lignes brisées ») se rencontrent notamment au Magdalénien supérieur en contexte Pyrénéen, et est assez ubiquistes puisqu’il se trouve sur des sagaies mais aussi des harpons (Lucas, 2012, CD_1507 ; Sacchi, 1990, p.21). André Leroi-Gourhan mentionne pour le Magdalénien moyen (III-IV) des sagaies ornées de décors “simples” : des « incisions groupées », des « protubérances alignées », des motifs en «flèche » ou en « plume », des « traits doublés en séries » (Leroi-Gourhan, 1995, p.71).
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L’habitat autour du foyer T5/T6 dans le gisement du Magdalénien final de Cepoy (Loiret, France)

L’habitat autour du foyer T5/T6 dans le gisement du Magdalénien final de Cepoy (Loiret, France)

Résumé La surface étudiée de la couche IV dans le secteur 2 du gisement Magdalénien de Cepoy contient deux accumulations d’objets brûlés qui se réfèrent probable- ment à des foyers : une est caractérisée par des galets en silex brûlés, l’autre a contenu des plaques brûlées de meulière. Autour du foyer construit avec des ga- lets en silex, il y a eu une accumulation des artefacts qui se limitent clairement, mais toutefois quelques ob- jets ont été évacués à la périphérie, à l’Est / Sud-Est ou bien vers le Nord / Nord-Ouest. Les lignes de remon- tage des artefacts et des pierres forment deux grou- pes en forme d’éventail, séparés l’un de l’autre, et qui prennent fin à l’extérieur comme le long d’une ligne. La surface totale du secteur marqué par les lignes de remontage est plus grande que la surface des habita- tions rencontrées à cette époque. Elle couvre aussi des secteurs pauvres en artefacts, tandis que les tentes re- connaissables par des éléments de la construction font principalement une apparition par des concentrations compactes de vestiges archéologiques. Des outils et les nucléi qui se trouvent respectivement ensemble dans des secteurs réduits indiquent des zones de travail bien préservées et des aires de déchets. La structure d’ha- bitat étudiée de Cepoy peut être interprétée comme un foyer extérieur avec un environnement qui, tou- tefois, a été organisé de façon stricte, comme à l’inté- rieur d’une tente.
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La Tephra des Roches, marqueur du volcanisme contemporain de la fin du Magdalénien dans le Massif Central français

La Tephra des Roches, marqueur du volcanisme contemporain de la fin du Magdalénien dans le Massif Central français

3 - LES RETOMBEES D'ENVAL - 3.1 - Le niveau Ia de l'Abri Durif - Cet abri sous roche contient plusieurs niveaux archéologiques de la fin du Magdalénien (Bourdelle, 1979). Dans les niveaux I à IV, des cendres volcaniques ont été identifiées en 1971 par H. Pelletier et considérées comme une retombée directe d'une seule éruption. Un nouvel échantillonnage (1) a montré que seul le niveau Ia présentait toutes les garanties pour la mise en oeuvre d'analyses plus complètes. C'est une téphra mince (2 cm) et régulière qui adhère aux objets lithiques et aux restes de faune de l'occupation magdalénienne la plus récente et scelle donc la séquence archéologique ; elle n'est surmontée que par un effondrement de la voûte de l'abri.
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Le Renne (Rangifer tarandus), pilier de l'économie dans le Magdalénien supérieur de Peyrazet (Creysse, Lot)

Le Renne (Rangifer tarandus), pilier de l'économie dans le Magdalénien supérieur de Peyrazet (Creysse, Lot)

Résultats Spectre faunique chassé Sept taxons d’ongulés ont été identifiés (fig. 2). Le renne (Rangifer tarandus), avec plus de 95 % des restes, domine largement le spectre faunique tandis que le chamois (Rupicapra rupicapra), deuxième ongulé chassé, ne représente que 3 % des restes déterminés. Les autres gibiers sont le bouquetin (Capra ibex), les bovinés et le cheval (Equus caballus). Les vestiges de chevreuil (Capreolus capreolus) proviennent majoritairement du sommet de la couche 4 et de l’interface couche 3/couche 4. Un reste de chevreuil de la couche 4 est daté de l’Alleröd [11810 ± 50 BP SacA22775/Ly7826 ; 13804-13464 cal BP ; (Langlais et Laroulandie 2015)], témoignant de mélanges avec les niveaux sus-jacents. Sans datation directe des restes de cerf (Cervus elaphus) – provenant également du sommet de la couche 4 –, il est difficile de savoir si les quelques vestiges identifiés sont contemporains du Magdalénien ou si, comme les restes de chevreuil, ils témoignent de mélanges stratigraphiques avec les couches sus- jacentes riches en cerf (Costamagno dans Langlais et al. 2015).
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Mode de vie au Magdalénien: Apports de l'archéozoologie/Zooarchaeological insights into Magdalenian lifeways

Mode de vie au Magdalénien: Apports de l'archéozoologie/Zooarchaeological insights into Magdalenian lifeways

AVANT-PROPOS Sandrine COSTAMAGNO & Véronique LAROULANDIE Le Magdalénien est une des cultures paléolithiques les mieux documentées pour laquelle de nombreuses synthèses sont disponibles. Cependant, force est de constater que peu d’entre elles intègrent les données de l’archéozoologie. Pourtant, comme le montrent de nombreux exemples ethnologiques, l’exploitation des ressources animales, joue un rôle important dans l’organisation socio-économique des groupes de chasseurs-cueilleurs au même titre que celles des matières premières lithiques, des combustibles, etc (Kelly, 1995). Dès lors, dans une vision systémique du mode de vie des Magdaléniens, la prise en compte de l’ensemble de ces données est indispensable (Gifford-Gonzalez, 1991). Par le biais du symposium Mode de vie au Magdalénien : apports de l’Archéozoologie organisé dans le cadre du XIV ème Colloque de l’UISPP, nous voulions fournir une base de réflexion nécessaire à la
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Géopolitique du Moyen-Orient à travers le prisme orientaliste : le Moyen-Orient, un Moyen d'Occident ?

Géopolitique du Moyen-Orient à travers le prisme orientaliste : le Moyen-Orient, un Moyen d'Occident ?

Ainsi, cent ans après les Accords de Sykes-Picot, on ne peut affirmer qu’il y est une pensée globale, occidentale, envers la région, tout comme il n’y a pas un seul Orient. Mais si « le terme est en effet parfois contesté. Il est néanmoins difficile de s’en passer 116 », écrit Henry Laurens. L’Orient comme vu en introduction a des frontières variables, « rien de plus mal défini que la contrée à laquelle on applique ce nom », peut-on lire dans le Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse. L’objectif de ce travail a été alors de retracer comment on a pu penser l’Orient du point de vue de l’Occident. Il a permis ainsi de comprendre les enjeux du savoir orientaliste, dépassant l’art pour se fondre dans le politique. La majorité des entreprises de conquête dans la région ont eu des motifs entremêlés : la mission religieuse, le devoir moral, et l’exportation de la démocratie. Ces motifs ont rendu le Moyen-Orient comme un moyen pour atteindre une fin : reconquérir les lieux saints, imposer l’idée d’État nation, assurer la paix mondiale.
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Le lis au Moyen Âge

Le lis au Moyen Âge

Le lis peut intervenir pour le soin des pieds ou encore des organes tels que la rate et les intestins. Cela révèle une certaine connaissance de l'anatomie humaine et de son fonctionnement. La rate, dont le nom est encore aujourd'hui identique à celui du moyen français, permet le renouvellement des cellules sanguines. Il paraît alors logique que le lis, dont les qualités sont similaires au sang, puisse pallier les défaillances de cet organe. Les intestins sont appelés conduis, puisque ce sont les voies qui conduisent les aliments vers leur destination finale. Ils peuvent aussi être apaisés par le lis, car ils aident le déplacement des nutriments dans le sang : si l'humeur sanguine est assainie, les intestins sont susceptibles de guérir de leur mal. Le lis est une plante purgative, efficace sur les intestins, et il est aussi connu pour avoir des vertus vulnéraires, c'est-à- dire cicatrisantes, comme le précise Pierre Lieutaghi 66 . Le lis a des pouvoirs régénérateurs pour les blessures ou les maladies liées à la peau. Dans le chapitre de Jean Corbechon, il est question de soins des plaies et de veines couppées qui constituent encore des maux liés au sang, mais le texte évoque aussi les soins des arsures - des «brûlures», pour la repousse des poils et des soins pour lutter contre le feu sauvage qui était une infection de la peau. Les clos, ou furoncles, aussi sont dus à une infection de la peau qui entament des lésions affreuses. Les bosses selon Pline, dans la traduction de Jean Corbechon, se rapportent plus aux infections comme les abcès ou encore la peste, puisqu'il est sujet plus tôt dans la phrase du feu sauvage, soit d'une contamination de la peau. Par contre, les bosses dans le paragraphe 3 relèvent du gonflement d'une partie du corps à cause d'un choc sous-entendu par le verbe désemfle. Le vocabulaire spécifique de la médecine médiévale paraît parfois ambigu, ce qui laisse penser qu'il se précisera avec le temps. Le nom bosse est désormais utilisé en terme médical souvent employé pour désigner une partie enflée du corps, souvent la tête. Le sens d'infection de la peau a disparu.
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Des miospores du Cénomanien moyen

Des miospores du Cénomanien moyen

pour une raison d’ordre quantitatif, comme on l’a déjà dit, mais aussi parce qu’en plus, au moment même où il présente dans les palynoflores ses pourcentages les plus élevés, il pr[r]

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Les espions au Moyen Âge

Les espions au Moyen Âge

au groupe restreint des membres du Petit conseil dirigé par un recteur. Au siècle suivant, l’élargissement géographique de la cité met dans les mains du Grand conseil ce processus d’élection. En France, le mode de désignation pour participer à une ambassade est l’élection comme l’indique la mention récurrente : « et furent élus… » mais les modalités du vote nous échappent largement. La composition des délégations varie peu. Elle est constituée de 2 à 4 individus clairement identifiés auxquels s’ajoutent valets et serviteurs choisis par les plénipotentiaires. Ces envoyés, à Mâcon, Martel ou Sisteron, sont membres de l’oligarchie urbaine : échevins, officiers et hommes de loi. Les juristes et notaires qui les accompagnent cumulent les charges de procureur ou de receveur, ce qui inscrit l’ambassade comme un moyen de collecte du renseignement et de diffusion immédiate auprès des plus hautes autorités de la province. Le clergé participe régulièrement et principalement lors des journées consacrées à la recherche de la paix entre les princes. Ces hommes disposent des qualités juridiques et oratoires suffisantes, des savoir-être et des savoir-faire. Le profil d’Antoine Mercier est exemplaire. Antoine est dit « honorable homme et sage ». Ce citoyen est élu échevin en 1417 et 1419. Il occupe la charge de prévôt royal en 1417 et garde de la prévôté en 1418. Ses déplacements officiels font apparaître une préférence pour les voyages en France et en Bourgogne. Il est à Paris, Provins et Troyes. Il participe également aux ambassades menées en Bourgogne. On le suit à Dijon entre 1417 et 1420, un moment clé où la ville de Mâcon passe de l’obédience française à l’obédience bourguignonne. Le juriste Jean Boucher que sa maîtrise du franco-provençal désigne pour conduire les ambassades dans le duché de Savoie est à Genève et à Bourg où se pratique le savoyard (en plus du latin et du français). Ce spécialiste des relations avec la Savoie est un orateur confirmé. Il lit devant la communauté des bourgeois les lettres annonçant la mort du roi Charles VI et le début de la double monarchie lancastrienne. Une mission
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Autoformation au moyen des TIC

Autoformation au moyen des TIC

Autoformation au moyen des TIC 103 cours puis confrontent leur savoir aux autres et dans une mise en application à travers la lecture de documents. Je ne peux pas dire qu’ils aient pourtant beaucoup participé lors des séances d’analyse de documents alors que je m’attendais à une plus grande participation. Or, je pense qu’il aurait fallu donner des orientations aux étudiants : sur quoi devaient-ils porter une attention particulière ?

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