Lutte aux changements climatiques

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Engagement politique des jeunes dans la lutte aux changements climatiques : rôle de l’éducation relative à l’environnement

Engagement politique des jeunes dans la lutte aux changements climatiques : rôle de l’éducation relative à l’environnement

INTRODUCTION Les activités humaines ont des répercussions dramatiques sur la vie sur Terre. La surexploitation des ressources naturelles, la pression exercée sur les écosystèmes naturels, la pollution de l’eau, de l’air et des sols représentent quelques impacts générés par les activités humaines. Outre ces effets, les activités anthropiques provoquent des modifications importantes du climat. En effet, il semble qu’à ce jour, les activités humaines ont provoqué une hausse de 1 °C de la température par rapport au niveau préindustriel (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [GIEC], 2018). Les émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques sont les principales responsables de ce bouleversement du climat (GIEC, 2018). Pour la communauté scientifique, il devient urgent de réduire drastiquement ces émissions de GES afin d’éviter les pires conséquences des changements climatiques pour l’humanité et la vie sur Terre (GIEC, 2018). Malheureusement, force est de constater que les actions politiques sont insuffisantes en matière provinciale, fédérale et internationale pour limiter les pires impacts des changements climatiques. En réponse à cela, au Québec comme à l’international, la jeunesse se soulève pour sortir la classe politique de son inertie, mais aussi pour amener la population entière à prendre part dans cette lutte (Fridays For Future, s. d.; Taylor, Watts et Bartlett, 2019, 27 septembre). Parmi les requêtes de ces jeunes, on note l’équité intergénérationnelle, la justice sociale et le respect de leurs droits fondamentaux, qui sont tous brimés dans cette crise climatique. Ces revendications sont aussi présentées devant la justice. Au Québec, le cas avec la poursuite juridique de l’organisme ENvironnement JEUnesse (ENJEU) contre le Procureur général du Canada est particulièrement intéressant (ENJEU, 2018, 26 novembre; ENJEU s. d.c).
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Analyse du rôle des données probantes produites par les modèles d’évaluation intégrée dans l’intervention du gouvernement fédéral du Canada en matière de lutte aux changements climatiques

Analyse du rôle des données probantes produites par les modèles d’évaluation intégrée dans l’intervention du gouvernement fédéral du Canada en matière de lutte aux changements climatiques

La rationalité du processus de prises de décision est abordée dans la littérature en science politique. Les écrits tendent à démontrer qu’en pratique, la prise de décision fondée sur rationalité complète est complexe et difficilement atteignable (Cairney, 2016b). Définis comme « la capacité des décideurs à générer clairement leurs préférences, à recueillir et à comprendre l’ensemble de l’information pertinente, et à faire des choix basés sur de l’information », plusieurs facteurs contraignent l’atteinte de cette rationalité (Cairney, 2016b). Différentes théories existent pour expliquer les prises de décisions au sein des gouvernements. L’approche de Herbert A. Simon sur la rationalité limitée définit le processus de prise de décision politique, non comme irrationnel, mais où la rationalité des agents est limitée. Les décideurs sont contraints par des informations imparfaites, un laps de temps restreint et des capacités cognitives limitées (Mohn, 2016). Dans de telles circonstances, les prises de décision s’effectuent selon des raccourcis d’information et des hypothèses conceptuels (Cairney, 2016b). Dans un même ordre, la théorie incrémentalisme de Charles E. Lindblom juge que l’obtention de décisions basées sur un processus rationnel complet est inatteignable dans la majorité des prises de décision (Bérard, 2014). Lindblom considère, tout comme Herbert A. Simon, que les conditions nécessaires aux prises de décision rationnelle ne sont généralement pas comblées. Le manque d’informations et de connaissances pour comprendre et anticiper des conséquences de l’ensemble des alternatives possibles y est un exemple central. Ces limitations influencent l’évolution des politiques publiques. Selon Lindblom, les décideurs ne focalisent pas sur des changements majeurs, mais sur des modifications mineures souvent basées sur les politiques adoptés par le passé (Bérard, 2014). Ainsi, le défi que doit relever le gouvernement fédéral du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques et d’élaboration de politiques publiques s’insère dans la littérature en science politique.
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La lutte contre les changements climatiques par l'intégration de principes de l'économie circulaire dans le secteur des transports au Québec

La lutte contre les changements climatiques par l'intégration de principes de l'économie circulaire dans le secteur des transports au Québec

INTRODUCTION La lutte aux changements climatiques est manifestement l’un des plus grands défis auxquels l’humanité devra faire face au cours des prochaines décennies. La communauté scientifique mondiale est non équivoque à ce sujet : il est impératif de prévenir la hausse des températures au-delà du seuil de danger de 2 °C supérieurs aux moyennes préindustrielles (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [GIEC], 2013). Dépassé cette limite, le bouleversement des cycles biogéochimiques planétaires pourrait avoir des conséquences irréversibles sur l’environnement. Pour prévenir l’avènement de cette situation catastrophique, toutes les nations du monde sont appelées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique. Ces dernières ont été identifiées comme étant responsables, avec une probabilité supérieure à 90 %, de l’essentiel de la hausse des températures moyennes du globe, mesurées depuis le milieu du XXe siècle (GIEC, 2013). Conséquemment, on assiste à la multiplication des initiatives d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, autant à l’échelle internationale que locale. Ayant comme souci d’assumer sa part de responsabilité et de devenir un leader mondial en matière de lutte au réchauffement global, depuis 1992, le Québec met officiellement en application les recommandations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dès lors, il multiplie le développement de programmes et de plans d’action en vue de réduire le bilan d’émissions de GES de la province. Cette mobilisation a permis le dépassement d’une première cible de -6 % alors que l’inventaire national de 2012 affichait une baisse de 8 % de ses rejets atmosphériques par rapport à 1990 (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques [MDDELCC], 2015). Malgré cette réussite, les acteurs concernés par les mesures d’atténuation des changements climatiques devront redoubler d’efforts pour maintenir la trajectoire et atteindre les objectifs à moyen et long terme fixés par le gouvernement provincial.
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La séquestration naturelle de carbone en milieu urbain : un outil de lutte contre les changements climatiques à promouvoir!

La séquestration naturelle de carbone en milieu urbain : un outil de lutte contre les changements climatiques à promouvoir!

Catherine McKenna, ministre canadienne de l'Environnement et du Changement climatique, affirme que « la lutte contre les changements climatiques est l'un des plus grands défis de notre génération » (Gouvernement du Canada, 2016). Les conséquences occasionnées par les changements climatiques représentent des menaces sérieuses pour la santé, l'économie et l'environnement. L'urgence d'agir pour remédier à la problématique se fait sentir à travers tous les acteurs de la société; des citoyens au gouvernement en passant par les municipalités. À l'approche du point d'irréversibilité de la situation de réchauffement planétaire, le GIEC avertit que si la courbe de la tendance ne s'infléchit pas, le réchauffement climatique risque de franchir le cap des 4 °C d'ici la fin du siècle avec des conséquences d'une gravité sans précédent à l'échelle planétaire (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques [MDDELCC], 2015). Les bouleversements climatiques de la planète Terre deviennent de plus en plus inquiétants et les conséquences se font déjà sentir sur toutes les parties du monde (MDDELCC, 2012). Dans cette optique, il devient urgent d'agir afin d'assurer un bon niveau de qualité de vie à nos enfants et à celles des générations futures. En cette période cruciale de transition vers une société durable qui tient compte de l'environnement, chaque décision peut avoir un impact sur les générations qui nous suivront. Les objectifs de réduction de gaz à effet de serre témoignent de l'engagement durable du gouvernement envers sa population.
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Analyse de l'exploitation des sables bitumineux en Alberta dans un contexte de lutte contre les changements climatiques

Analyse de l'exploitation des sables bitumineux en Alberta dans un contexte de lutte contre les changements climatiques

56 façon intéressante de pousser l’analyse de l’industrie encore plus loin afin d’en avoir une compréhension encore plus approfondie. Finalement, au quatrième chapitre, en fonction des informations recueillies dans les sections précédentes, des recommandations permettant d’établir un développement plus durable de l’industrie et de concilier la lutte contre les changements climatiques ont été énoncées. Pour commencer, il a été suggéré d’ajuster le prix établi sur les émissions de GES par les plus grands émetteurs en Alberta. Ainsi, les recommandations des institutions internationales pour être en mesure de limiter la hausse des températures mondiales seraient respectées. Ensuite, l’accent a été mis sur le captage et le stockage de GES. En effet, il a été proposé de rendre cette option plus intéressante pour les compagnies œuvrant dans le domaine des sables bitumineux entre autres. De plus, il a été noté qu’il serait important autant pour le gouvernement fédéral que provincial d’améliorer sa transparence en matière de suivi des impacts environnementaux causés par cette industrie. Également, il a été suggéré de faire en sorte qu’une plus grande part des profits générés par les plus grandes compagnies reste au pays plutôt que d’être versé sous forme de dividende à des investisseurs étrangers. Finalement, pour que les générations futures puissent elles aussi profiter des bénéfices qu’apporte l’exploitation des ressources naturelles de l’Alberta, une des recommandations propose de s’inspirer des fonds d’investissement de la Norvège et de l’Alaska.
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Véhicules zéro émission et lutte contre les changements climatiques: survol des tendances et politiques à l’échelle mondiale

Véhicules zéro émission et lutte contre les changements climatiques: survol des tendances et politiques à l’échelle mondiale

NOTE DE RECHERCHE DU GERIQ | WWW.GERIQ.COM 20 Conclusion Depuis les dernières années, l’électromobilité se taille une place toujours plus grande au sein du complexe de régimes internationaux traitant du changement climatique. La place de plus en plus importante qu’elle occupe au sein des négociations climatiques internationales et au sein des politiques mises de l’avant par les gouvernements centraux et non centraux dans leur lutte contre les changements climatiques en est la preuve concrète. En effet, alors que pays, États fédérés et municipalités multiplient les efforts conjoints pour en arriver à une réponse concertée en matière de réduction des émissions du parc automobile mondial, plusieurs parviennent à déployer des mesures innovantes pour stimuler l’achat de VZE et le déploiement d’une large infrastructure de recharge sur leur territoire. C’est d’ailleurs le cas de la Norvège, mais également celui d’une quantité importante de gouvernements non centraux, tels la Californie, l’Écosse et le Québec, qui, aux côtés d’un vaste réseau de municipalités, parviennent, eux aussi, à édicter des règles, normes et principes à même d’insuffler un dynamisme dans la transition énergétique du parc automobile mondial.
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Les rôles des ergothérapeutes dans la lutte contre les changements climatiques : évaluation des retombées d'une formation

Les rôles des ergothérapeutes dans la lutte contre les changements climatiques : évaluation des retombées d'une formation

En tant qu’étudiante en ergothérapie, je suis au cœur de la formation offerte afin de me développer comme future professionnelle. Toutefois, devant la prise de position de la FME en 2012 et étant en fin de parcours, j’ai pu observer l’écart entre cette prise de position et la formation académique menant à l’exercice de la profession. En effet, bien que je fusse sensibilisée au fait que l’ergothérapeute pourrait avoir un rôle, voire des rôles à jouer dans la lutte contre les changements climatiques, aucun enseignement concret ne m’a été offert durant mon parcours universitaire pour concrétiser ces rôles dans le quotidien de ma future pratique de la profession. Par ailleurs, j’ai constaté que nombreux sont les ergothérapeutes et les professeurs qui ne semblent pas être au courant que nous ayons de tels rôles à jouer dans la lutte contre les changements climatiques. En somme, cela peut provenir de leurs difficultés à percevoir le lien entre la pratique de la profession et la lutte contre les changements climatiques qui demeure effectivement à être explicité et mieux diffusé. Étant un sujet relativement récent et peu connu, je voulais trouver un moyen de remédier à cette situation et souhaitais sensibiliser des étudiants en ergothérapie et des ergothérapeutes à ces rôles émergents. En ce sens, dans son communiqué, la FME, en 2012, a présenté les défis et les stratégies pour l’ergothérapie afin d’y parvenir. Selon Orr, (2009 cité dans FME, 2012), la formation est un des moyens les plus efficaces pour provoquer un changement culturel relativement au climat. En ce sens, la FME (2012), recommande aux ergothérapeutes de développer de nouvelles formations. C’est dans l’objectif d’actualiser ces rôles que j’ai décidé de faire de mon projet d’essai une formation sur le rôle des ergothérapeutes dans la lutte contre les changements climatiques et d’en évaluer les retombées. Dans le prochain paragraphe, la pertinence de cette étude sera détaillée.
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La lutte contre les changements climatiques comme problème de justice distributive internationale

La lutte contre les changements climatiques comme problème de justice distributive internationale

À la lumière des considérations qui précèdent, il ne fait aucun doute que les changements climatiques mettent en jeux des intérêts suffisamment fondamentaux pour traduire le caractère obligatoire de la lutte contre ses effets néfastes. Au demeurant, si certaines conséquences climatiques se font déjà sentir, il existe un vaste consensus scientifique montrant qu’elles marquent le commencement d’une ère beaucoup plus importante de bouleversements et que certaines conséquences seront irréversibles. Étant donné l’étendue de la plage temporelle durant laquelle les conséquences indésirables se manifesteront, les changements climatiques mettent en rapport des individus appartenant à des générations différentes, de sorte que la question du respect des droits humains est en grande partie assimilable à un problème de justice intergénérationnelle. Une théorie de l’obligation morale qui négligerait cet aspect ne serait pas seulement lacunaire ; elle négligerait de considérer les principaux intéressés. C’est pourquoi j’aborde, dans la section qui suit, quelques problèmes théoriques concernant l’attribution de ces droits à des individus futurs.
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Succès et difficultés de la mise en œuvre des plans d'action de lutte contre les changements climatiques du gouvernement québécois 2006-2012 et 2013-2020

Succès et difficultés de la mise en œuvre des plans d'action de lutte contre les changements climatiques du gouvernement québécois 2006-2012 et 2013-2020

40 qu’il en soit, de grands responsables de la détérioration climatique continuaient de camper sur leurs positions, scellant le match nul de Doha. La 19 e Conférence des parties de la CCNUCC (Nations unies et Convention-cadre sur les changements climatiques, 2014) se déroulait à Varsovie à la fin de 2013. Surnommée la Conférence du charbon — la Pologne s’affichant ouvertement pour le charbon à cause de son abondance, ses emplois et ses profits, elle débutait avec un typhon spectaculaire (plus de 10 000 morts) aux Philippines (Anonyme, 2013). La société civile, la Chine et le G77 dénonçaient l’absence des 100 milliards de dollars prévus par le Fonds climat. Les tractations avançaient néanmoins en vue de la signature d’un instrument juridique contraignant, prévu pour la 21 e Conférence des Parties à Paris en 2015. Le dilemme perdurait entre une approche hiérarchique, comportant des cibles obligatoires et dénoncée comme une cause de l’échec de Kyoto, ou bien des engagements volontaires, pris par chaque pays. La tendance du moment penchait vers des cibles volontaires diverses. Dans cette valse-hésitation, d’autres catastrophes servaient aussi de détonateur, telle la pollution de l’air en Asie. Le gouvernement chinois en profitait pour annoncer la conversion progressive des centrales de charbon vers le gaz, l’énergie solaire, nucléaire et éolienne (Balme et Romano, 2014). Le président américain Obama annonçait un règlement (Hanne et Autran, 2015) voulant que les centrales de la Nouvelle-Angleterre et de New York remplacent le charbon par l’hydroélectricité du Québec et la monnayent sur leurs marchés du carbone en émergence. En bougeant de la sorte, les États-Unis et la Chine pourraient dénouer l’impasse de la politique du blâme réciproque, menant au pire scénario climatique pour l’avenir.
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Évolution, portée et limites des mesures écofiscales dans la lutte contre les changements climatiques depuis 2006 dans le secteur des transports au Québec

Évolution, portée et limites des mesures écofiscales dans la lutte contre les changements climatiques depuis 2006 dans le secteur des transports au Québec

27 L’acceptabilité sociale représente une des considérations nécessaires pour mener à des changements de comportements importants des acteurs économiques (Gouvernement du Québec, 2017). Afin d’atteindre cette acceptabilité, trois éléments doivent impérativement être intégrés aux mesures. Premièrement, les mesures doivent être transparentes. En connaissant leurs comportements nuisibles, les acteurs économiques peuvent plus facilement changer leurs habitudes polluantes. (Gouvernement du Québec, 2017; OCDE, 2010; SWITCH, 2014) Selon Lemaire (1998), la règlementation est problématique à cet égard puisqu’elle augmente le cout des opérations pour les entreprises ce qui entraine une hausse du prix invisible aux consommateurs. La transparence doit également s’appliquer à l’utilisation des recettes générées par les mesures (Vérificateur général du Québec, 2019). Deuxièmement, les mesures doivent être progressives, c’est-à-dire que les couts additionnels augmentent plus le salaire est élevé. La vérification peut s’effectuer en calculant la proportion du budget prise par ces couts supplémentaires. (Carter, 2007; Gouvernement du Québec, 2017; OCDE, 2010) Pour aider avec la progressivité, l’OCDE (2010) propose d’instaurer des exemptions dans certains cas où il est logique de le faire. Elle donne l’exemple des agriculteurs et de la taxe sur les carburants. Cette dernière intègre toutes les externalités comme l’entretien des routes, les GES et la pollution atmosphérique. Or, il est inéquitable pour les agriculteurs de payer pour la pollution atmosphérique alors que le problème se retrouve principalement dans les villes. Ainsi, ce groupe de personnes devrait seulement compenser les externalités qu’il génère. (OCDE, 2010) Van der Doelen (1998) indique qu’une autre façon d’accroitre la légitimité et, en même temps, l’acceptabilité sociale, serait la création d’instruments économiques incitatifs qui atténuent l’impact des mesures écofiscales. Les subventions permettent de contrer une partie de l’effet régressif d’une mesure. (van der Doelen, 1998) Troisièmement, les mesures écofiscales devraient cibler le plus directement possible les pollueurs (Gouvernement du Québec, 2017; OCDE, 2010). Au Québec, les taxes provinciales doivent être directes selon la Loi constitutionnelle de 1867, article 92(2).
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Contribution des bâtiments institutionnels dans l'atteinte de l'indépendance énergétique du Québec et dans la lutte contre les changements climatiques

Contribution des bâtiments institutionnels dans l'atteinte de l'indépendance énergétique du Québec et dans la lutte contre les changements climatiques

Le principe d’accès au savoir (critère 3.4) consiste à promouvoir l’éducation et le partage de connaissances dans un esprit d’équité. À cet égard, peu d’entreprises de l’industrie du gaz de schiste publient des informations et elles sont souvent difficiles d’accès pour le public (-1) (Québec. MDDELCC, 2015). Face aux inquiétudes et aux interrogations de la part de la population, un projet pilote est actuellement en cours aux États-Unis qui permettra aux citoyens d’avoir accès à de l’information concernant notamment le processus de la fracturation hydraulique, le revêtement des gazoducs, sur la compensation, les activités sismiques, par le biais d’un site Internet (+1) (Raufflet et Barin-Cruz, 2013). Pour ce qui est de Gaz Métro, elle permet le développement des compétences de leurs employés par le biais de programmes de formation continue (+1). La compagnie a également créé l’École de technologie gazière qui forme le personnel, la relève et aussi les responsables de la sécurité civile et publique (services de sécurité incendie, services de police, etc. (Gaz Métro, 2013). Elle contribue également à la fondation de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie des HEC de Montréal. Il y a évidemment des lacunes au niveau de la disponibilité et de l’accès à l’information pour la population (+1). Le principe d’accès au savoir est en partie respecté étant donné le développement de mécanismes de transmission du savoir et de systèmes d’informations disponibles au public mis en place par l’industrie gazière. Dans ce contexte, ces initiatives constituent des aspects positifs pouvant être associés au critère 3.4, mais des changements devraient être apportés concernant l’exemption de divulgation dont bénéficie l’industrie (-1). Pour cela, une note de +1 est octroyée à ce principe.
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Changements climatiques : Quel est le rôle de la physiothérapie ?

Changements climatiques : Quel est le rôle de la physiothérapie ?

Lors de la 21 e Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), 195 pays ont adopté le tout premier accord universel juridiquement contraignant sur le climat (5). Il s’agit d’un tournant historique dans la lutte contre les changements climatiques puisque c’est le premier texte portant sur les enjeux environnementaux à être adopté par autant de pays (6). Le principal objectif de cet accord est de maintenir l’élévation des températures nettement au-delà de la limite dangereuse soit de 2  C par rapport aux niveaux préindustriels, et même d’essayer de tendre vers 1,5  C (7). En effet, selon les travaux d’un groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un réchauffement planétaire supérieur à 2  C provoquerait des conséquences graves sur la population soit par la multiplication d’évènements météorologiques extrêmes (8). L’OMS considère l’accord de Paris comme un traité significatif pour la santé publique ayant le potentiel de sauver des vies dans le monde entier tant pour les générations actuelles que futures (1). La 22 e Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) s’est tenue du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech au Maroc (9). Cette conférence avait pour but d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris (10). Les ministres et les hauts responsables de la santé et de l’environnement y participant se sont engagés à diminuer le nombre de décès causés par la pollution environnementale (11). Ils énoncent
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Les défis de l’agriculture sénégalaise dans une perspective de changements climatiques

Les défis de l’agriculture sénégalaise dans une perspective de changements climatiques

Le facteur climat et la biodiversité doivent occuper une place stratégique dans la formulation de toutes les politiques de développement du pays. La prise en compte systématique du dossier climatique dans ces politiques peut garantir une cohérence entre les besoins de l’adaptation et ceux de la lutte contre la pauvreté en lien avec l’ODD2. Il faut que tous les ministères du pays travaillent de façon coordonner pour mieux appréhender les enjeux des changements climatiques. Ainsi, il faut absolument que les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture du Sénégal conjuguent leurs efforts pour que les engagements pris à l’échelle internationale sur la conservation de la biodiversité, les objectifs d’Aichi entres autres puissent refléter sur les politiques agricoles du pays. Le rôle central des collectivités locales ne doit pas aussi être laissé en rade, en effet, il faut que l’adaptation aux CC soit intégrée dans les politiques de développement locales. En effet, les maires et les élus locaux du fait des compétences qui leur sont conférées doivent davantage s’engager dans la vulgarisation de l’agroécologie et de l’agriculture biologique pour assurer une meilleure gestion des ressources naturelles et une augmentation de la production agricole. Par ailleurs, ces mêmes élus doivent essayer de mettre en place des stratégies pour que les données relatives à la biodiversité dans chaque commune, communauté rurale soient disponibles. Ces données font aussi partie des facteurs déterminants qui vont permettre, d’une part, au pays de mieux articuler ces engagements relatifs à la biodiversité comme à titre d’exemple les objectifs d’Aichi. D’autre part, elles faciliteront l’harmonisation des politiques de développement agricoles du pays pour une meilleure prise en compte de la conservation de la biodiversité dans celles-ci.
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La gouvernance de l'adaptation locale aux changements climatiques

La gouvernance de l'adaptation locale aux changements climatiques

Pour être robustes et durables dans le temps, les institutions intègrent aussi les principes et objectifs d'adaptation aux processus de planification et de prise de décision, et aux politiques, pratiques et programmes de toutes les unités gouvernementales (Kok et de Coninck, 2007). Par exemple, au niveau local, les principes d’adaptation sont parfois intégrés aux documents officiels de la communauté tels que les énoncés de vision, les plans stratégiques, les directives de développement, les stratégies de développement durable, les règlements et les plans de gestion des infrastructures (Baynham et Stevens, 2014; Measham et al., 2011). Comme les changements climatiques présentent des risques pour de nombreux services municipaux (eau, santé publique, services d’urgence, énergie, parcs), l’intégration est également réalisée en incorporant l’adaptation dans les descriptions de tâches et les évaluations de performance des agents responsables de ces secteurs (Burch, 2010). Les mécanismes institutionnels destinés à faciliter l'intégration (mainstreaming) comprennent la création d'une unité administrative, d'un poste consacré à la conduite d'initiatives de lutte contre le changement climatique ou d'un comité directeur interministériel chargé d'intégrer l'adaptation dans les politiques existantes (Penney et Wieditz, 2007).
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Les différentes stratégies communicationnelles favorisant les changements de comportements en matière de changements climatiques

Les différentes stratégies communicationnelles favorisant les changements de comportements en matière de changements climatiques

1 INTRODUCTION Les citoyens québécois évoluent dans une société de plus en plus déconnectée de la nature et où le rythme de vie est parfois effréné. Dans ce contexte, il devient ardu de se préoccuper de problèmes globaux, tels que les changements climatiques, qui ne semblent pas représenter une menace au quotidien. (Pruneau, Demers et Katthabi, 2008) Il est donc possible d’observer une multitude de comportements et de décisions qui sont en inadéquation avec la réelle urgence d’agir face à la problématique. Depuis plusieurs années, les organismes environnementaux tentent de promouvoir l’importance de modifier nos comportements pour contrer ou s’adapter aux conséquences éventuelles des changements climatiques, mais les méthodes de communication utilisées semblent avoir eu une portée limitée. En effet, au Québec, la production actuelle des gaz à effet de serre ne concorde pas avec les cibles ambitieuses de réduction formulées sur la scène internationale (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 2018a). Le défi demeure donc de taille pour encourager l’adoption de comportements pro-environnementaux au sein de la société, particulièrement à l’égard des enjeux climatiques. Il devient essentiel pour les organismes environnementaux de développer des stratégies de communication adaptées visant spécifiquement et efficacement les différents facteurs causant l’inaction. Cet essai possède comme objectif principal de déterminer les stratégies communicationnelles les plus efficaces en ce qui concerne les changements climatiques pour entraîner des changements de comportement dans la population, en comparant les données issues de la littérature scientifique et l’analyse de quatre campagnes environnementales réalisées par des organismes québécois. Pour ce faire, quatre sous-objectifs ont été élaborés. Il était avant tout nécessaire d’identifier, dans la littérature scientifique, les principales méthodes communicationnelles recensées pour promouvoir les changements de comportements en matière de changements climatiques. Par la suite, un modèle théorique de changement comportemental a été sélectionné parmi les nombreux modèles existants. Cela a permis d’établir une liste d’indicateurs pertinents pour évaluer l’efficacité d’une campagne de communication environnementale. Une fois ces deux sous-objectifs atteints, une grille contenant les différentes stratégies de communication et les indicateurs de changements a été créée comme outil d’analyse. Ensuite, quatre campagnes de communication liée aux changements climatiques ont été sélectionnées, puis analysées à l’aide de la grille.
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Les changements climatiques : Causes, conséquences et actions possibles

Les changements climatiques : Causes, conséquences et actions possibles

Éditorial Historique du projet Dans le Tome 1 « GEO 80 : Climatologie et météorologie : les notions de base », Sébastien DOUTRELOUP proposait une actualisation des connaissances à destination des enseignants : des données à jour et concrètes, des explications scientifiques valides et accessibles constituent sans conteste les points forts de ce Tome 1. Comment faire en sorte que les élèves puissent expliquer les grandes variabilités du climat européen ou du climat belge ou comprennent des phénomènes climatiques particuliers, régulièrement à la une de l’actualité, comme les cyclones, les canicules, El Niño ou encore les tornades ?
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Changements climatiques et sécurité : normes et pratiques en évolution?

Changements climatiques et sécurité : normes et pratiques en évolution?

Aux fins du présent mémoire , quatre di sco urs présentant les changements climatiques comme enjeu sécuritaire ont été analysés à travers le cadre de la sécuritisation [r]

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L'adaptation des stations de ski face aux changements climatiques

L'adaptation des stations de ski face aux changements climatiques

Comme sur l’ensemble de la planète, il faut penser que les changements climatiques ont un impact global. Au Québec, ces répercussions sont nombreuses et les phénomènes extrêmes de perturbations naturelles ont un cout économique réel très important. Par exemple, la tempête du verglas de 1999 a couté plusieurs milliards de dollars (Ressources naturelles Canada, 2015). Cette perspective est peu encourageante lorsqu’il est admis que les températures au Canada augmenteront près de deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale. En effet une augmentation de mondiale de 2 °C représentera une augmentation de 3 à 4 °C au Canada (Gouvernement du Canada, 2017). Par conséquent, il est attendu que le Canada connaitra davantage de feux de forêts, de perte de pergélisol, d’intensification de ses tempêtes, de vagues de chaleurs, de bris d’infrastructures, etc. (Gouvernement du Canada, 2017). De plus, ces changements auront des effets sur la biodiversité et sur la santé des Canadiens. Certaines espèces animales se déplaceront de plus en plus vers le Nord (Berteaux, Casajus et De Blois, 2015), et la présence d’espèces exotiques envahissantes augmentera en raison de leur meilleure adaptabilité aux variations de température (Hellmann, Byers, Bierwagen et Dukes, 2008). Les ilots de chaleur urbains seront plus grands et plus néfastes pour la santé des citoyens, surtout durant les périodes de chaleurs extrêmes (Institut national de santé publique du Québec, 2010). Ce sont quelques exemples des impacts négatifs des changements climatiques ici au Canada qui sont, malheureusement, semblables à plusieurs endroits.
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Caractérisation des blogues de vulgarisation scientifique sur les changements climatiques

Caractérisation des blogues de vulgarisation scientifique sur les changements climatiques

C'est donc avec ce bagage de connaissances sur les blogues de science et la communication scientifique que je me suis intéressé à 1 'offre des blogues de vulga[r]

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Le climat agricole au Sahel tunisien et les changements climatiques

Le climat agricole au Sahel tunisien et les changements climatiques

L'Institut National Agronomique de Tunis (IN AT), l'Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (INRAT), l'école Nationale d'Ingénieurs de Tunis (ENIT) e[r]

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