Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques

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Impact sur les débits réservés de la loi sur l'eau les milieux aquatiques. Mise en conformité des aménagements hydroélectriques de l'Unité de Production Sud

Impact sur les débits réservés de la loi sur l'eau les milieux aquatiques. Mise en conformité des aménagements hydroélectriques de l'Unité de Production Sud

Impact sur les débits réservés de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques Mise en conformité des aménagements hydroélectriques de l’Unité de Production Sud-Ouest 3.2.1.2.2 La nécessité d’une régulation Cependant, cette méthode de dimensionnement présente un désavantage majeur. En effet, comme on vient de le voir, dès que l’on dépasse la cote minimale d’exploitation, le débit délivré est supérieur aux exigences légales. Ce sur-débit entraîne une perte financière qui peut s’avérer importante, surtout si l’on considère qu’un plan d’eau atteint rarement sa cote minimale d’exploitation pour les aménagements de type lac qui ont fréquence de marnage annuelle. Ainsi, lorsque les valeurs de débit sont importantes, que les hauteurs et les fréquences de marnage sont significatives et que différents critères économiques définis par les équipes de CIH sont respectés, la mise en place de dispositifs de régulation du débit réservé (restitution d’une valeur de débit constante quelques soient les variations de la cote aval) sera préconisée. Ces dispositifs d’asservissement seront sélectionnés dans un « catalogue des solutions standards » élaboré par CIH et auquel le stage a apporté sa contribution.
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De la police de la pêche à celle de l'environnement : l'évolution d'une activité professionnelle dédiée à la surveillance des milieux aquatiques

De la police de la pêche à celle de l'environnement : l'évolution d'une activité professionnelle dédiée à la surveillance des milieux aquatiques

10 En effet, les lois et règlements s’appliquant à l’eau reconfigurent leur relation aux autres ainsi qu’aux milieux aquatiques puisqu’il ne s’agit plus seulement de constater des dégradations mais d’anticiper sur les atteintes environnementales potentielles générées par différents usages, et d’intervenir pour les prévenir. Les contrôles de terrain s’effectuent dans des sites souvent plus artificiels que ceux qu’ils surveillaient autrefois parce qu’ils concernent des installations agricoles, industrielles ou urbaines parfois très éloignées des cours d’eau. Là, d’autres experts travaillent et peuvent contester l’interprétation que les agents font des dossiers techniques : « Nos procédures, il faut qu'elles soient pointues avec un maximum d'argumentation, de pièces jointes au niveau des textes et il faut qu'on soit nous aussi pointus parce que quand on est appelé à la barre, il faut qu'on arrive à argumenter. C'est pour ça que je dis, c'est pas mon métier. Je ne suis pas un avocat. Je ne suis pas un homme de loi ou de droit. Donc, quand je me retrouve en face de trucs comme ça, c'est pas simple » (Gérard). Les agents disposent d’appui de la part des coordinateurs spécialisés pour certains dossiers mais ils sont tous amenés à gérer des procédures contentieuses, contrairement à la spécialisation juridique observée dans les parcs nationaux. Dans les situations très techniques, l’activité de contrôle de terrain met à l’épreuve la personne qui joue sa légitimité en face à face et risque parfois l’humiliation. Les situations à appréhender sont très diverses et exigent de nouvelles formes d’expertise : « de plus en plus on veut nous faire travailler sur les dossiers ou nous faire faire du contrôle de bureaux d’études sur dossiers alors qu'on ne sait même pas de quoi on parle dans ces dossiers. On n'arrive pas, pour certains
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Acquisition de tolérance et modification de structure des communautés périphytiques : une réponse précoce à la pression urbaine dans les milieux aquatiques

Acquisition de tolérance et modification de structure des communautés périphytiques : une réponse précoce à la pression urbaine dans les milieux aquatiques

La mesure d'activité doit être réalisée à concentration saturante en substrat (Hoppe 1983; Montuelle & Volat 1993). En effet, la réaction enzymatique peut être décrite par une loi de Michaëlis-Menten qui relie la concentration en substrat à la vitesse de réaction. La vitesse de réaction devient indépendante de la concentration en substrat lorsque celle-ci est élevée (cinétique d'ordre 0 : toutes les enzymes présentes sont en contact avec le substrat). La concentration saturante en substrat (Csat) est estimée à partir de courbes de saturation obtenues selon le protocole suivant : une gamme de solutions de substrat (concentrations en MUF-GLU variant de à 40 à 4000 µM) est préparée à partir d'une solution mère à 4 mM (elle-même préparée par dilution de MUF-GLU en poudre (Sigma-Aldrich) dans un mélange eau/2-méthoxyéthanol 1:1, v:v). La suspension de biofilm est ensuite incubée avec les différentes solutions de substrat dans des eppendorfs contenant 500 µL de suspension de biofilm et 500 µL de solution de MUF-GLU (concentrations de MUF-GLU variant maintenant de 20 à 2000 µM du fait de la dilution). L'incubation, l'arrêt de la réaction enzymatique et la mesure de fluorescence sont réalisées comme indiqué précédemment. La concentration saturante, déterminée expérimentalement à partir de la courbe de saturation obtenue, correspond au début du plateau observé (typiquement aux alentours de 500 µM pour du périphyton de rivière). Dans le cadre de cette étude, la concentration saturante en substrat a été mesurée à chaque retour de terrain et sur chaque échantillon de biofilm. Pour chaque concentration en substrat testée, les mesures d'activité enzymatique ont été réalisées en duplicats (voir par exemple Figure 25).
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L’évolution des métiers et des outils de la surveillance des milieux aquatiques dans le contexte de mise en oeuvre de la DCE : enquête exploratoire auprès des agents de l'ONEMA

L’évolution des métiers et des outils de la surveillance des milieux aquatiques dans le contexte de mise en oeuvre de la DCE : enquête exploratoire auprès des agents de l'ONEMA

III. J USTIFICATION ET METHODE D ’ ENQUETE 1. Pourquoi une enquête sociologique pour l’ONEMA ? L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) a été créé en 2006 à la suite de la nouvelle loi française sur l’eau tenant compte des exigences de la Directive européenne cadre (DCE). Sa vocation est de produire de la connaissance sur les cours d’eau et les zones humides, mais également de les surveiller. Pour appréhender les processus hydriques, c’est assez naturellement que les sciences hydrologiques, hydrauliques, hydrobiologiques, chimiques, toxicologiques ainsi que celles relatives à l’occupation du sol ont été mobilisées. Elles constituent l’essentiel de l’expertise de l’ONEMA. Cependant l’amélioration de la qualité de l’eau est un enjeu qui implique aussi des changements de pratiques (usages de l’eau conduisant à des pollutions, des prélèvements, des assèchements de zones humides). La conflictualité du partage de l’eau entre usages et de la conduite du changement peut gêner l’ONEMA dans l’accomplissement de ses missions de surveillance et de contrôle, lesquelles doivent être pensées en relation avec le contexte social dans lequel elles prennent place. Ceci conduit l’établissement à s’intéresser aux processus sociaux qui engendrent ou entretiennent des pratiques concurrentes de l’eau et des milieux aquatiques.
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Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030

Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030

La durabilité des activités humaines sur les territoires résultera pour une part importante de la capacité à répondre à ces questions. 1 « Sous l’action du soleil, une partie de l’eau de mer s’évapore pour former des nuages. Avec les vents, ces nuages arrivent au dessus des continents où ils s’ajoutent à ceux déjà formés. Lorsqu’il pleut, qu’il neige ou qu’il grêle sur ces mêmes continents, une partie de l’eau de ces précipitations repart plus ou moins rapidement dans l’atmosphère soit en s’évaporant directement, soit du fait de la transpiration des végétaux et des animaux. Une deuxième partie, en ruisselant sur le sol, rejoint assez vite les rivières et les fleuves puis la mer. Quant au reste, il s’infiltre dans le sol et est stocké en partie dans des nappes. Cette eau finira aussi par retourner à la mer, à beaucoup plus longue voire très longue échéance, par le biais des cours d’eau que ces nappes alimentent. Par ailleurs, sous l’action du soleil, de l’eau de mer continue de s’évaporer… C‘est ce mouvement perpétuel de l’eau, sous tous ses états, qu’on appelle le grand cycle de l’eau. »
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Étude en Sciences Humaines et Sociales sur l’Eau et les Milieux Aquatiques en Martinique. Les représentations et les pratiques associées
aux mangroves de la Martinique

Étude en Sciences Humaines et Sociales sur l’Eau et les Milieux Aquatiques en Martinique. Les représentations et les pratiques associées aux mangroves de la Martinique

58 Figure 30 – Espèces de poissons mentionnées par les habitants durant les entretiens 59 Figure 31 – Huîtres creuses (crassostrea rhizophorae) (a) et huîtres plates (isognomon alata)[r]

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Effet des apports allochtones du platane ( Platanus acerifolia ) et du peuplier noir ( Populus nigra ) sur les milieux aquatiques récepteurs

Effet des apports allochtones du platane ( Platanus acerifolia ) et du peuplier noir ( Populus nigra ) sur les milieux aquatiques récepteurs

Des interactions très étroites (physico-chimiques et biologiques) existent donc entre le milieu aquatique et sa végétation riveraine (LIKENS & BORMAN, 1974 ; NAIMAN, 1976, ; KAIR & SCHLOSSER, 1978 ; THOMAS & al., 1979). La chute automnale des feuilles d’arbres caducifoliés dans les milieux aquatiques forestiers (étangs, rivières, mares) provoque de sérieuses perturbations hydrobiologiques qui peuvent aller jusqu’à la mortalité des espèces animales. Cette chute de matières organiques dans le milieu aquatique contribue de 50 à 90 % du budget énergétique total des communautés aquatiques (CUMMINS & al., 1966 ; FISHER & LIKENS, 1973 ; REICE, 1974 ; POST & CRUZ, 1977). Ces apports allochtones atteignent leur maximum au printemps et en automne et ils sont constitués essentiellement de feuilles mortes (environ 66% dont 21% sont transportées par le vent) et de débris de bois (CHERGUI, 1988 ; CHERGUI, 1989 ; CHERGUI & PATTEE, 1988 ; CHERGUI & PATTEE, 1991). Selon FISHER et LIKENS (1973), la litière des forêts adjacentes représente 44% du total énergétique annuel. Cette litière, importante et complexe, est une des sources principales d’énergie (HYNES, 1975 ; HALL & BAKER, 1977 ; SEDELL & TRISKA, 1977 ; SANDERS, 1980 ; BIRD & KAUSHIK, 1981 ; SEDELL & LUCHESSA, 1982 ; TRISKA & al., 1982 ; CUMMINS & al., 1983 ; SEDELL & FORGGATT, 1984 ; CHERGUI, 1988 ; CHERGUI & PATTEE, 1988 ; CHERGUI & PATTEE, 1991) et aussi un des agents de contamination naturelle des milieux aquatiques. (WURTZ, 1955 ; TREMOLIERES, 1983 ; TREMOLIERES & BIETH, 1984 ; TREMOLIERES & CARBIENER, 1985 ; TREMOLIERES, 1988 ; HADDY, 1993).
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Contribution à la connaissance hydrobiologique des milieux aquatiques présents au sein du territoire d’action du Grand Site Sainte-Victoire

Contribution à la connaissance hydrobiologique des milieux aquatiques présents au sein du territoire d’action du Grand Site Sainte-Victoire

En ce qui concerne le ruisseau de Roques-Hautes, aucun poisson n’y a été capturé. Cependant, un inventaire réalisé par l’ONEMA en 2000 37 indiquait la présence de truites fario, cette espèce semblait réaliser l’ensemble de son cycle biologique. L’origine de cette population était issue d’introductions. Les derniers inventaires montrent que cette population a disparu. Une hypothèse pouvant expliquer cette disparition repose sur un assec présumé du ruisseau de Roques-Hautes durant l’été 2008. Cette hypothèse se base sur la pauvreté de la faune benthique échantillonnée en octobre 2008 par l’UR Hydrobiologie du Cemagref. En effet, un suivi pluriannuel effectué entre 2003 et 2009 sur ce cours d’eau montre que la richesse moyenne de la faune benthique est relativement élevée en présence d’écoulement de surface (43 taxons en moyenne observés sur 25 campagnes). Or, en octobre 2008, la richesse taxonomique en macro-invertébrés benthique n’était seulement que de 9 taxons, tous ces taxons étant relativement résistants aux phénomènes d’assèchement du lit. Un assèchement de ce cours d’eau avant octobre 2008 est alors vraisemblable. Le ruisseau de Roques-Hautes étant très certainement alimenté en eau par des fuites de la retenue de Bimont via le système karstique local (voir le chapitre D. Etude des populations d’insectes aquatiques des rivières), une opération de vidange de cette retenue aurait pu entrainer le tarissement du ruisseau de Roques-Hautes, fatal pour la survie de la population de truite fario observée en 2000.
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Diagnostic écologique des milieux aquatiques du Palus de Molua : Projet de Réserve Naturelle Nationale des dunes et marais d'Hourtin

Diagnostic écologique des milieux aquatiques du Palus de Molua : Projet de Réserve Naturelle Nationale des dunes et marais d'Hourtin

RESUME Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet de Réserve Naturelle Nationale des dunes et marais d’Hourtin (Gironde). Le maître d’ouvrage, l’Office National des Forêts, a confié à l'équipe de Phytoécologie de l'Unité de Recherche Réseaux, Epuration et Qualité des Eaux du Cemagref, la réalisation du diagnostic des milieux aquatiques du Palus de Molua, la seule zone humide du site au Nord du lac de Carcans-Hourtin. Cette étude a duré du printemps 2008 à l’hiver 2008 - 2009. Un protocole d’étude spécifique à ce type de milieu a été établi. La qualité physico-chimique de l’eau et des sédiments, et les communautés phytoplanctoniques et macrophytiques ont été analysées. L’examen des résultats a permis de mettre en évidence le fonctionnement indépendant des différents hydrosystèmes composant cette zone humide. La qualité physico-chimique de l’eau et des sédiments est caractéristique d’un état écologique correct. Les communautés végétales planctoniques sont diversifiées, présentant des groupes algaux caractéristiques d’une eau de bonne qualité. La végétation macrophytique du Palus présente une diversité importante en hélophytes mais faible en hydrophytes. Enfin, des propositions sont faites dont l’objectif est de pallier le manque de connaissances qui subsiste sur ces hydrosystèmes particuliers et de protéger ce réservoir de biodiversité.
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Les pièges à particules : principes, état de l'art et perspectives pour la surveillance des milieux aquatiques - focus sur les cours d'eaux

Les pièges à particules : principes, état de l'art et perspectives pour la surveillance des milieux aquatiques - focus sur les cours d'eaux

2. PIEGES A PARTICULES POUR L’EVALUATION DE LA QUALITE CHIMIQUE DES MASSES D’EAU ................................................................................................................ 12 2.1 Intercomparaison de méthodes d'échantillonnage des matières en suspension en milieu fluvial : application à la mesure de la concentration en micropolluants métalliques (Ciffroy et al., 1999) .................................................................................. 12 2.2 Surveillance de contaminants dans les MES comme alternative aux sédiments (Shubert et al., 2012) ................................................................................................ 13 2.3 Etude des MES dans le cadre du programme PIREN-SEINE (Estebe et al., 1996) ........... 14 2.4 Effets des techniques d’échantillonnage sur les paramètres physiques et les concentrations en polluants organiques persistants des matières en suspension (Pohlert et al., 2011) ............................................................................................. 16 2.5 Projet Moerman – GISSeD (Issep) .................................................................... 17 2.6 Etude de faisabilité : le prélèvement des MES dans le cadre d’un réseau pérenne de surveillance des micropolluants (Jouglet, 2007) ................................................. 17 2.7 RiverPOP 2010 : Mesures de contaminants traces dans la riviere Glomma et recommandations issues du projet (Allan et al., 2011) ......................................... 18 2.8 Evaluation des risques de sédiments en République Tchèque : niveaux de POPs et profils de toxicité (Bláha L. et al., communication personnelle) ...................................... 19 2.9 Harmonisation et Evaluation des techniques d’échantillonnage dans les systèmes aquatiques (HESTIA) : évaluation des tendances en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques et métaux lourds dans le Danube (Environment Agency Austria and Water Research Institute Slovakia).......................................................................... 20 2.10 Variabilité spatio-temporelle des métaux labiles, dissous total, solides : Evaluation par échantillonnage discret et passif dans le cadre de la surveillance des métaux dans les rivières (Priadi et al., 2011) ......................................................................... 20 2.11 Surveillance des antimicrobiens, triclosan et triclocarban, par des techniques d’échantillonnage actifs et passifs dans l’Arkansas et Fountain Creek (Gautam, 2012) . 20 2.12 Intérêt des pièges à particules dans des conditions orageuses (Furrer et al., 2009) ...... 21
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Analyse des suivis environnementaux et des méthodes d’intervention lors de déversements pétroliers en milieux aquatiques tempérés et nordiques

Analyse des suivis environnementaux et des méthodes d’intervention lors de déversements pétroliers en milieux aquatiques tempérés et nordiques

24 2.4.1 Toxicité du pétrole Des essais spécialisés en laboratoire permettent   d’évaluer   la   toxicité   d’un produit, qui se définit par son potentiel ou sa capacité à provoquer des effets nocifs létaux ou sublétaux chez les organismes (Environnement Canada, 2000). Ces essais mesurent, notamment à   l’aide   de   la   concentration létale médiane (CL 50 ), les effets de la toxicité d’un produit sur un organisme prédéterminé, et ce, relativement à sa durée de vie. En effet, la CL 50 constitue la concentration d’une  substance  dans  l’eau  considérée  létale  pour  50 % des organismes exposés (Environnement Canada, 2000). C’est  ainsi  qu’une toxicité aigüe peut  être  mesurée  à  l’intérieur  d’un  bref délai (48 ou 96 heures), puisqu’elle   donne lieu   à   l’observation   immédiate   d’effets   létaux.   À   l’opposé,   une   toxicité chronique engendre des effets sublétaux sur des organismes, au   sein   d’une   durée plus longue,  pouvant  être  de  l’ordre  de  10 % et plus de leur durée de vie (Fingas, 2013). Une toxicité chronique peut avoir des impacts, entre autres, sur le métabolisme, la croissance, la survie et les capacités reproductives des organismes (ITOPF, 2013a). Les   effets   sublétaux   d’une   toxicité   chronique peuvent ne pas être observés pour de longues périodes de temps. Par conséquent, il peut   être   difficile   d’établir,   peu   de   temps   après   un   incident,   l’envergure   des   impacts environnementaux (Parcs Canada, 1999).   D’autre   part,   bien que les effets sublétaux   n’induisent   pas  directement  la  mort  de  l’organisme  (Environnement Canada, 2000), ils sont néanmoins nocifs et peuvent, dans certaines conditions, cumuler pour éventuellement mener à des effets davantage délétères en raison de leur persistance au fil du temps (Parcs Canada, 1999). À titre indicatif, l’annexe   2 présente les impacts de la fraction toxique des hydrocarbures pétroliers sur les organismes aquatiques de  la  colonne  d’eau.
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Application de méthodes géophysiques pour la reconnaissance et la protection de ressources en eau dans les milieux karstiques

Application de méthodes géophysiques pour la reconnaissance et la protection de ressources en eau dans les milieux karstiques

Figure 50 : Inclinaison du champ géomagnétique en 2005 (en degré) au niveau de la mer, isolignes tous les 5°, d’après l’IGRF Il est nécessaire de préciser que la teneur en eau et la constante de temps estimées par les inversions des signaux RMP ne sont pas des paramètres hydrogéologiques. La teneur en eau fournie par la RMP peut être définie telle que ci-après. Pour un volume d’investigation V, soit V W le volume rempli d’eau et V R le volume de roche (V=V W +V R ). Le volume V W peut être divisé en deux parties : l’eau soumise à un champ magnétique homogène et appelée eau libre V free et l’eau soumise à un champ magnétique inhomogène, appelée eau liée V bound ; ainsi V W =V free +V bound . Comme les très courts signaux correspondant à l’eau liée ne peuvent pas être mesurés par les équipements RMP disponibles aujourd’hui ; n la teneur en eau RMP est la part du volume investigué occupé par l’eau libre telle que n=V free /V. Les deux cas limites sont n = 0 pour une roche sèche et n=100% pour l’eau d’un lac ou d’un conduit karstique.
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Analyse du régime de conservation des milieux humides instauré par la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques en vertu de son objectif d'aucune perte nette

Analyse du régime de conservation des milieux humides instauré par la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques en vertu de son objectif d'aucune perte nette

manière de quantifier l’ensemble du vivant dans un écosystème donné s’est popularisée. On peut dire que la consécration de ce concept a eu lieu en 1992 au Sommet de la Terre de Rio où a été signée la célèbre « convention sur la diversité écologique » par plus de 160 pays. Le concept de biodiversité est aujourd’hui largement utilisé et fait partie intégrante des politiques environnementales du Québec et d’ailleurs. La conservation de la biodiversité est l’un des sous-objectifs centraux de la LCMHH. Bien qu’elle ne soit pas explicitement ciblée par la LCMHH, l’idée est qu’en protégeant les MH du Québec, nous protégeons leur biodiversité, ce qui est central dans la justification de cette loi. Le régime de « compensation des MH » que la LCMHH a mis en place est comparable en tout point à ce que l’on nomme à l’international la « compensation de la biodiversité ». Par exemple, en France, la « Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » instaure l’objectif « d’absence de perte nette de biodiversité ». Cet objectif n’est pas sans rappeler l’objectif d’aucune perte nette de MH que nous retrouvons dans la LCMHH. Un autre élément qui illustre le lien entre la biodiversité et la LCMHH est le fait qu’elle serve de fondement dans plusieurs documents produits par le ministère portant sur ce nouveau régime. Par exemple, dans le chapitre « raison d’être » du « Programme de restauration et de création de milieux humides et hydriques – Cadre normatif » il est mentionné ceci : « Ces milieux assurent plusieurs fonctions écologiques, lesquelles contribuent à fournir de nombreux bénéfices matériels et immatériels à la société. Ils abritent la majeure partie de la biodiversité du Québec… » (MELCC, 2019b). Toutefois, le fait que la LCMHH ne définisse pas directement le concept de biodiversité laisse planer une certaine imprécision. Qui plus est, le terme n’est que rarement défini dans les lois (LQE, LAU, loi de l’eau) et outils (Programme de restauration et de création de milieux humides et hydriques – Cadre normatif, Plans régionaux des milieux humides et hydriques, etc.) régissant la conservation des MH québécois. La seule loi-cadre d’intérêt pour la conservation de MH pourvue d’une définition de la biodiversité est la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN). La définition qu’on y trouve est celle-ci :
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AquaVIT Quand les plantes aquatiques invasives transcendent les frontières : approche pluridisciplinaire des relations entre espèces, milieux et gestionnaires

AquaVIT Quand les plantes aquatiques invasives transcendent les frontières : approche pluridisciplinaire des relations entre espèces, milieux et gestionnaires

Nous pourrions appliquer aux plantes aquatiques la formule de Doody et al. (2014) relative aux mauvaises herbes des jardins : « whether a plant is interpreted and practiced as a weed or otherwise will always be fleeting, volatile, improvisatory and contextually contingent ». Pourtant, ce n’est pas parce que la catégorie est « souple » qu’elle n’est pas utile (Head, 2017). Relativement ouverte, intégrant les idées de la complexité des phénomènes, de l’incertitude voire de la surprise (Waterton, 2003), elle est une catégorie pratique utile. Nous avons montré qu’elle conduit les acteurs à évincer toute action d’envergure mue par un objectif radical (« éradiquer ») au profit d’interventions ciblées répondant à des objectifs variés et contextualisés : éviter la propagation d’une espèce au-delà des limites d’un lac, contenir la densité d’un herbier à proximité d’une zone nautique, éradiquer un départ dans un marais abritant des espèces patrimoniales… Cela se fait par un long apprentissage, dans lequel les échanges avec d’autres acteurs locaux sont au moins aussi importants qu’avec les instances officiellement en charge de la thématique à des échelles plus englobantes. Ainsi voit-on se dessiner des positionnements d’acteurs a priori surprenants, tels par exemple ces gestionnaires d’espaces protégés qui ne se montrent pas si arc-boutés que cela sur la question des « invasives »…
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HÉMIPTÈRES AQUATIQUES DE CORSE

HÉMIPTÈRES AQUATIQUES DE CORSE

Chez les brachyptères s'observent une bande médiane brune, inconstante, mal délimitée, sur le vertex ; deux larges taches brunâtres sur le prono- tum séparées par une é[r]

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Etude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols : développement de nouveaux outils et application à l’estuaire de la Gironde

Etude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols : développement de nouveaux outils et application à l’estuaire de la Gironde

La deuxième grande thématique de ce travail de thèse a été l’étude des pesticides utilisés plus particulièrement en milieu viticole dans le cadre du programme de Recherche ARENBI. L’objectif général était de caractériser l’impact des épandages de pesticides sur les teneurs dans les milieux eau, air et sol du château viticole. Ce programme a permis d’établir un partenariat avec un château viticole et donc d’avoir accès au site pour les prélèvements mais aussi à la liste des molécules appliquées. L’analyse de ces pesticides spécifiques n’était pas établie au laboratoire et un travail de développement analytique a dû être effectué. L’un des premiers objectifs a donc été de sélectionner des molécules pertinentes et de mettre au point des techniques analytiques sensibles, capables de mettre en avant les faibles niveaux de contamination. De plus, étant donné la diversité des milieux étudiés (eau, air et sols), des techniques d’extraction des matrices liquides mais aussi solides ont été développées. Un travail particulier a été effectué sur la mise en œuvre d’échantillonneurs passifs atmosphériques, les mousses en polyuréthane (PUF), car ce sont des outils simples à mettre en œuvre et compatibles avec l’analyse de bon nombre de pesticides appliqués.
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L'amélioration des conditions d'accès à une eau potable pour l'eau de boisson dans les milieux ruraux du Bénin : étude des pratiques locales

L'amélioration des conditions d'accès à une eau potable pour l'eau de boisson dans les milieux ruraux du Bénin : étude des pratiques locales

Pour étudier les pratiques des populations rurales par rapport à l'eau de boisson pour l'amélioration des conditions d'accès à une eau potable, il a été adopté une mét[r]

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Le projet FUSEAU - CONSTRUIRE UNE GOUVERNANCE FONCIERE MULTI-NIVEAU AU SERVICE D’UNE GESTION INTEGREE DE LA PRESERVATION DES MILIEUX ET RESSOURCES AQUATIQUES

Le projet FUSEAU - CONSTRUIRE UNE GOUVERNANCE FONCIERE MULTI-NIVEAU AU SERVICE D’UNE GESTION INTEGREE DE LA PRESERVATION DES MILIEUX ET RESSOURCES AQUATIQUES

7 le respect de pratiques ayant notamment pour objet la préservation de la ressource en eau. Seulement, une minorité des cas étudiés se sont saisie de cette possibilité. Au-delà de la création d’obligations juridiques, les dispositifs fonciers contractuels étudiés témoignent surtout d’une diversité de formes de coordination qui permettent aux acteurs impliqués en tant qu’entités juridiquement autonomes d’encadrer leurs transactions portant sur l’accès au foncier dans un espace à enjeux environnementaux particuliers. La notion de transaction signifie ici le transfert de droits d’usage futur des choses physiques – le foncier. Les formes de coordination combinent : incitations financières (le montant du bail, des subventions) ; mise en commun de certaines ressources en premier lieu la ressource foncière ; mais aussi les connaissances techniques au travers les diagnostics et état des lieux ; des mécanismes internes de garantie d’exécution engagements (des procédures de contrôle), et des mécanismes internes de résolution des conflits et d’adaptation aux imprévus par la négociation (ex ante, mais aussi ex post), avant de recourir aux institutions légales. L’analyse juridique renseigne peu sur la genèse de ces contrats, l’analyse économique que nous avons menée enrichit l’interprétation de ces clauses et obligations constitutives des contrats comme un tout – un mode de coordination d’acteurs privés et publics - et cela dans la perspective d’une gouvernance foncière de la gestion intégrée des milieux et ressources aquatiques.
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Estimation des émissions de gaz à effet de serre par les milieux aquatiques à l’échelle d’une vallée glaciaire au Nunavut à l’aide de l’imagerie satellitaire.

Estimation des émissions de gaz à effet de serre par les milieux aquatiques à l’échelle d’une vallée glaciaire au Nunavut à l’aide de l’imagerie satellitaire.

diffèrent pas significativement des proportions obtenues par l’analyse manuelle (R 2 = 0,907 ; p < 0,001) (Figure 10 et 11). Le nombre de pixels aquatiques obtenu par détermination logicielle est légèrement supérieur là où l’examen visuel des pixels n’en comptait pas. En effet, la surface totale recouverte d’eau dans un quadrat ne correspond pas simplement à la somme de la surface des pixels inclus dans les zones déterminées manuellement, comme étant des mares de polygones ou de fentes de coin de glace. Les pixels excédentaires peuvent se retrouver en marge des mares ou à l’extérieur dans des zones humides. Par contre, les proportions de pixels recouverts d’eau déterminées par l’analyse automatique et qui se retrouvent dans les surfaces préalablement établies par la planimétrie manuelle présentent
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Gouvernance locale et approvisionnement en eau potable dans les milieux ruraux au Bénin : cas de la commune de Tchaourou

Gouvernance locale et approvisionnement en eau potable dans les milieux ruraux au Bénin : cas de la commune de Tchaourou

L'examen de la situation de la gouvernance locale de l' approvisionnement en eau potable dans la commune de Tchaourou, le cas retenu pour la présente étude , montre[r]

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