la région du sahara

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Un désert cosmopolite. Migrations de transit dans la région d'Agadez (Sahara nigérien)

Un désert cosmopolite. Migrations de transit dans la région d'Agadez (Sahara nigérien)

croisant deux envies : celle de vivre un temps au Sahara, et celle d’étudier les phénomènes de mobilité, au premier rang desquels le nomadisme. Et ces envies venaient elles-mêmes d’expériences précédentes. Au cours de l’été 1999, un projet de recueil de contes et de traditions orales dans les monts de l’Atakora, au Nord-Ouest du Bénin, s’est soldé par un rapide aller-retour jusqu’au « bout de la route » indiqué sur la carte Michelin « Afrique du Nord et de l’Ouest » : Arlit. Quelques jours passés dans la région d’Agadez, dans les montagnes de l’Aïr et aux abords du Ténéré, ont suffi à me donner l’envie d’y revenir. C’est ce que je faisais un an et demi plus tard dans le cadre de ma maîtrise de géographie (2000-2001). Ayant obtenu une bourse régionale pour un projet de recherche sur les processus de sédentarisation et de retour au nomadisme de pasteurs touaregs, je pus partir six mois au Niger. Je me retrouvai ainsi à Eroug, campement de pasteurs Kel Tédélé dans le Nord du massif de l’Aïr, à près de deux jours de chameau 16 de l’oasis d’Iferwan (carte 2). Six familles de pasteurs nomades s’étaient sédentarisées depuis la sécheresse de 1983-1985 au cours de laquelle ils avaient perdu la quasi totalité de leur cheptel, tandis que le reste du groupe continuait de nomadiser alentour. Ce premier terrain était donc un terrain de pastoraliste. Alors que mon maigre bagage bibliographique m’avait tout d’abord permis de faire entrer le réel dans des schémas connus, de donner des raisons aux choses, aux faits, aux gestes, l’apprentissage progressif des bases de la langue tamasheq, contrairement à ce que j’espérais, vint perturber ce peu de cohésion que j’avais cru trouver. Plus je passais de temps avec les gens, plus nous partagions de moments de vie et plus ils m’expliquaient avec patience ce que je souhaitais connaître, et plus je prenais conscience de mon incapacité à franchir la « distance » qui me séparait de mes hôtes.
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Place de l’ordre Coleoptera parmi les arthropodofaune dans la région du Souf (Sahara Septentorinal - Est, Algérie).

Place de l’ordre Coleoptera parmi les arthropodofaune dans la région du Souf (Sahara Septentorinal - Est, Algérie).

Résumé Résumé : Place de l’ordre Coleoptera parmi les arthropodofaune dans la région du Souf (Sahara Septentorinal - Est, Algérie) Notre travail consiste à réaliser une étude sur l’importance des Coleoptera au sein de l'arthropodofaune de la région du Souf et cela grâce à l’utilisation de deux méthodes d'échantillonnage (Pots Barber et pièges jaunes) aux sept cultures différentes, durant une période de 07 mois allant de octobre 2017 jusqu’à avril 2018. Grâce aux pots Barber, 6028 individus d’arthropodes sont inventoriés, répartis en 03 classes (Arachnida, Crustacae et Insecta), 17 ordres. Les Insecta sont les plus recensés (491 ≤ nombre d’individus ≤1334). L'ordre des Coleoptera occupe différentes position dans les sept cultures étudiées ; elle est occupe la première position au Petits pois (ni =139 individus) et au Blé (ni = 286) . L’inventaire des espèces des Coleoptera réalisé, par les deux méthodes de piégeages, révèle l’existence de 65 espèces des Coleoptera. La richesse totale la plus élevée est notée pour les méthodes des pots Barber (S = 62 espèces). L’espèce Ptinus sp. est la plus abondante pour la méthode des pots Barber (AR% = 59, 25%), par contre Cicindella flexuosa (AR%= 36,11%) est la plus capturée grâce aux pièges jaunes.
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Diversité du régime alimentaire du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans le Sahara septentrional Est (région du Souf)

Diversité du régime alimentaire du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans le Sahara septentrional Est (région du Souf)

Une telle variabilité spatiale ou plus précisément stationnelle a également été rapportée pour le Fennec dans le nord du Sahara algérien (BRAHMI et al., 2012, KHECHEKHOUCHE et al., 2018). D’une manière générale, ce sont les mêmes résultats qui se répètent dans les études suivantes, celles de DORST et DANDELOT (1970), de COETZEE (1977), de HALTERNORTH et DILLER (1977), d’OSBORN et HELMY (1980), de LE BERRE (1990), de ZIMEN (1990), de NOWAK (1991), de SHELDON (1992), de STUART et STUART (2008), de KHECHEKHOUCHE et MOSTEFAOUI (2008), de GORI (2009), de SILLERO - ZUBIRI (2009) et de HAMAD (2010). KINGDON (1997) a remarqué que le Fennec préfère les sauterelles et divers invertébrés du désert. DRAGESCO-JOFFÉ (1993) décrit le comportement de chasse du Fennec, caractérisé par des mouvements de roulés-boulés, pour attraper les Gerboises, les Gerbilles et les Mériones. Bien que le Fennec représente une espèce emblématique du Sahara, l’écologie trophique de cette espèce reste à ce jour mal connue (ASA et al., 2004). Cela rend les données du régime alimentaire de cette espèce le long du Sahara septentrionale est (Souf) très utiles sur l’aspect écologique et pour établir un plan de conservation à plus grande échelle. Ainsi, il peut informer sur la faune qui fréquente la région du Souf et combler les lacunes des travaux fragmentaires réalisés dans ces parties du Nord du Sahara.
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Etude phytoécologique d'un Lac (Lac Sif Lemnadi) du  région du Souf (Nord-est du sahara septentrional algérien)

Etude phytoécologique d'un Lac (Lac Sif Lemnadi) du région du Souf (Nord-est du sahara septentrional algérien)

Toutes les données proviennent de la station météorologique d’El Oued (33° 30' N., 06° 47' E., altitude : 63 mètres, exposition : Est) et le site d’internet.www.tutiempo.com. 2.1.2.1. - Températures La température est l’élément du climat le plus important (RAMADE, 1984 ; DAJOZ, 1996 ; GOUAIDIA, 2008). RAMADE (2003) considère la température comme étant un facteur limitant de première importance, car elle contrôle l’ensemble des phénomènes métaboliques. Par ailleurs BARBAULT (2003) explique que les espèces animales et végétales se distribuent selon des aires de répartition qui peuvent être définies à partir des isothermes. Précisément, conditionne de ce fait la reproduction, l’activité et la répartition de la totalité des espèces et des communautés d’êtres vivants dans la biosphère (RAMADE, 2003). Elle dépend de la nébulosité, de l'altitude, des grandes surfaces d'eau, des courants marins et des formations végétales (FAURIE et al ; 1980).la région du Souf se situe dans les dernières dunes du grand erg oriental et se caractérise par des étés brûlants, aussi durs que ceux observés dans le Sahara central (VOISIN, 2004). Les températures moyennes maximales et minimales de l’année 2019 (année de la présente étude) et de la période allant de 2009 à 2019 sont consignées dans le tableau 01.
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Pour une exploitation raisonnée des ressources en eaux souterraines du Sahara algérien, région de Ghardaïa : état des lieux et recommandations

Pour une exploitation raisonnée des ressources en eaux souterraines du Sahara algérien, région de Ghardaïa : état des lieux et recommandations

Key words: Hydrogeochemistry, water mineralization, salinity, overexploitation, North Western Sahara Aquifer System, Intercalary Continental Shelf, Mzab Ridge Résumé : Le Sahara septentrional renferme un des puissants systèmes aquifères dont le Continental Intercalaire (CI) qui constitue la principale réserve en eau pour les régions du Grand Erg occidental et la dorsale du Mzab (Sahara septentrional algérien). Afin de comprendre les différents processus qui contrôlent l’acquisition et la modification de la minéralisation des eaux du CI, différentes méthodes d’interprétation des données hydrochimiques ont été appliquées pour décrire les variations spatiales des concentrations en éléments majeurs et mineurs. Cette étude a montré que les eaux du CI sont, au nord de la zone d’étude (région de Laghouat), plutôt sulfatées calciques. Au sud de celui-ci (région de Ghardaïa), elles sont sulfatées à chlorurées sodiques avec un enrichissement en Cl par rapport au SO 4 vers l’est en aval piézométrique. Par ailleurs, en
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Les déterminants de la concentration ethnique résidentielle chez quatre groupes d’immigrants (Chinois, Italiens, Africains au Sud et au Nord du Sahara): Cas de la Région Métropolitaine de Recensement de Montréal

Les déterminants de la concentration ethnique résidentielle chez quatre groupes d’immigrants (Chinois, Italiens, Africains au Sud et au Nord du Sahara): Cas de la Région Métropolitaine de Recensement de Montréal

Nous remarquons que la langue est associée à la probabilité d’habiter ou non dans les niches ethniques chez les Chinois, les Italiens et les Africains au Sud du Sahara. L’effet de cette variable n’est par contre pas significatif chez les Africains du Nord. Comparativement aux immigrants qui ne parlent ni le francais, ni l’anglais, ceux parlant le francais ou les deux langues (français et anglais) ont une probabilité plus élevée de quitter les niches ethniques chez les Chinois et les Africains au Sud du Sahara. Les Italiens anglophones, francophone et bilingue ont tendance à quitter les niches. Ces résultats vont dans le même sens que ceux de Logan et al. (2002). Selon ces auteurs, les personnes ne parlant pas correctement la ou les langues officielles du pays d’accueil sont plus susceptibles de vivre dans des enclaves résidentielles. De même, les auteurs Marois et Bélanger (2014) affirment que la connaissance des langues officielles du Canada joue un rôle important dans le choix de résidence dans la région de Montréal. Par contre, les Chinois anglophones ont tendance à rester dans les niches. Ce qui va dans le sens contraire des conclusions des auteurs mentionnés plus haut. Toutefois, l’auteur Dill et al. (2014), affirment que l'auto-sélection joue un rôle important dans la concentration résidentielle des immigrants. Une étude plus approfondie permettrait de confirmer, s’il s’agit d’une auto-sélection concernant les résultats obtenus chez les Chinois anglophones.
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Place des rongeurs dans le régime alimentaire du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans le Sahara septentrional Est (région du Souf, Algérie)

Place des rongeurs dans le régime alimentaire du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans le Sahara septentrional Est (région du Souf, Algérie)

1 er Séminaire National Biodiversité et valorisation des produits Biologiques dans les régions arides et semis arides Place des rongeurs dans le régime alimentaire du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans le Sahara septentrional Est (région du Souf, Algérie)

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Etude de Diversité floristique du chott Edhiba ( région du Souf ,Sahara septentrional Est)

Etude de Diversité floristique du chott Edhiba ( région du Souf ,Sahara septentrional Est)

Etude de Diversité floristique du chott Edhiba ( région du Souf ,Sahara septentrional Est) Résume: Les zones humides constituent un écosystème indispensable à l’équilibre écologique des zones sahariennes. Leurs étude écologique est nécessaire pour tout projet de préservation. Notre travail consiste en une évaluation de la diversité des espèces végétales et leur répartition spatiale dans le chott Edhiba (région du Souf, Sahara septentrional). L’étude de la flore a révélé l’existence de13 espèces permanentes (vivaces) appartenant à 13 genres et à 8 familles.Les plans d’eau sont dépourvus de plantes submergées. La répartition des espèces est hétérogène dans l’ensemble du chott d’étude. Les types biologiques les plus fréquents sont les Chaméphytes (42,86%) et les Phanérophytes (35,71%), qui caractérisent lavégétation désertique ayant un recouvrement faible et une hauteur basse. La famille des Amaranthaceaeregroupe le nombre le plus élevé d’espèces avecde cinq plantes différentes ce qui indique la capacité de ces espècesà résister à la salinité et à la sécheresse. La majorité des espèces inventoriées dans notre du chott d’étude sont soit des halophytes notamment
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Etude de quelques paramètres d'adaptation physiologique et anatomique de quelques espèces spontanées du Sahara (région Elhamraya- d'El Oued)

Etude de quelques paramètres d'adaptation physiologique et anatomique de quelques espèces spontanées du Sahara (région Elhamraya- d'El Oued)

accumulations des sucres solubles sont observées chez Limoniastrum guyonianum L'augmentation de la teneur en sucre dans les feuilles joue un rôle important pour aider les plantes à s'ada[r]

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L’utilisation de miel d’euphorbe du sahara Algérien pour la cryoconservation du sperme d’étalons arabe-barbe dans la région de Tiaret

L’utilisation de miel d’euphorbe du sahara Algérien pour la cryoconservation du sperme d’étalons arabe-barbe dans la région de Tiaret

L’objectif de ce présent travail est d’étudié l’effet de la supplémentation d’un dilueur de congélation (le Kenney modifié) avec différentes concentrations de miel d’abeilles (le miel [r]

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Les dépôts Arénig supérieur-Llanvirnien de « La Formation de Foum Ez- Zeidiya » dans la région de Kerzaz et Zerhamra (Monts d’Ougarta, Nord occidental du Sahara algérien)

Les dépôts Arénig supérieur-Llanvirnien de « La Formation de Foum Ez- Zeidiya » dans la région de Kerzaz et Zerhamra (Monts d’Ougarta, Nord occidental du Sahara algérien)

112 "les grès de Ouargla" à la base et ceux de "l'Oued Saret" au dessus. Les Acritarches permettent de dater ces couches de l'Arénig supérieur-Llanvirnien (VECOLI et al., 1999). Dans le domaine de l’Anti-Atlas, le Llanvirnien est représenté par "Les schistes de Tachilla", fossilifères à graptolites, trilobites, brachiopodes, etc. Il est à noter que l’Arénig supérieur n’est pas marqué (FABRE, 2005), seul l’Arénig moyen qui est présent. Cependant, il est représenté par "Les grès et quartzites à tigillites de Zini" qui se trouvent au Sahara occidental dans la Seguiet EL-Hamra et le Zemmour, et passent vers l’Est aux schistes de Fezouta supérieurs.
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Bioécologie du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans la région du Souf (Sahara septentrional est)

Bioécologie du Fennec Vulpes zerda (Zimmermann, 1780) dans la région du Souf (Sahara septentrional est)

Résumé La bioécologie du Fennec est étudiée dans la région de Oued Souf (33° 22’ N.; 6° 52’ E.). Elle consiste à chercher à préciser les manières d’occupation de l’espace et de la sélection et l'utilisation de l'habitat de ce Canidae. Ainsi, via l’exploitation des données sur les indices de présence d’une part et les caractéristiques des terriers du Fennec surveillés en hiver, à la station de Smida (Sud-est de la région du Souf). Au total, nous avons recensé 5 empreintes, 24 croutes et 29 terriers (indicateurs distribués par le Fennec dans son propre espace) pour mener cette étude. A travers ce travail, on constate que les crottes du Fennec ont une forme généralement cylindrique et très allongée avec grand diamètre qui oscille entre 14 à 40 mm et un petite diamètre varie entre 5 à 12 mm.
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La représentation du Sahara Cas de Timimoun

La représentation du Sahara Cas de Timimoun

18 b. Les arabes : Les Arabes du Gourara ce sont ces nouveaux arrivés qui ont peuplé Timimoun- village, se réclament en général de tribus installées au XIIe siècle dans la région de Timimoun. C’est en effet à partir de 1120 que les premières tribus hilaliennes, les Meharza, s’engagèrent sur le Meguiden qui leur offrait “ une magnifique route riche d’eaux et de pâturage ”. A cette époque arrivèrent d’autres tribus hilaliennes : «les Ouled Mohammed », qui sont allés par la suite au Deldoul, « les OuledTalha », établis depuis à Tlalet, «les OuledYaïch », passés ensuite dansl’Aouguerout, les « Ouled Bou Ali », devenus les « Ouled Mahmoud ».Peu à peu ces tribus fondent des ksour tantôt dans des lieux inhabités, le plus souvent auprès d’anciens établissements zénètes. C’est du milieu du XIIe siècle que datent des ksour comme Tabelkoza, Tahantas, ZaouïetDebbar,Tazliza, ln Hamou, Fatis, OuledAïach (ksar d’Angellou) au Tinerkouk, fondations des Meharza. Une autre branche des Khenafsa vint s’établir auprès de Tibechrine, dont le nom s’est conservé dans la toponymie puisque les gour du Nord de la Sebkha portent le nom de Gour Toubchirine. Ces Khenafsa {dits, depuis, “ du Gourara”) nomadisèrent aux alentours et bâtirent le ksar de Taghiart, puis celui d’El Hadj Guelmane. Ainsi la localisation des ksour arabophones telle qu’elle existe auJourd’hui date de la deuxième moitié du XIIe siècle. On remarquera que la plupart de ces ksour se situent à la périphérie du Meguiden ,le Meguiden a en effet joué, tout au long de l’histoire, le rôle d’étape intermédiaire dans l’évolution des tribus du nomadisme vers la sédentarisation , toutes, aussi bien zénètes qu’arabes, ont d’abord nomadisé dans ses riches pâturages avant de s’installer dans les oasis environnantes. Aujourd’hui encore, c’est après avoir nomadisé dans le Meguiden que les derniers semi-nomades Khenafsa ou Meharza se fixent dans les oasis du Tinerkouk ou de l’Aouguerout.
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Géologues et "mer intérieure" du Sahara

Géologues et "mer intérieure" du Sahara

Rappelons qu'il s'agissait en quelque sorte de vivifier la zone présaharienne, de la région de Biskra à la Méditerranée en ouvrant le détroit de Gabès, pour que la mer envahisse cette région de steppe et de désert. L'existence de dépressions occupées par des chotts, dont certains sont situés sous le niveau de la mer, de vagues réminiscences d'auteurs anciens tels Hérodote et son continuateur Sylax, illustrées par les cartes faites au XVe siècle à partir des données de Ptolémée, firent, qu'avec l'avancement des connaissances dans la première partie du XIXe siècle, cette idée prit peu à peu du corps. On examinera successivement ici le travail des topographes et géologues qui participèrent à l'élaboration - par d'autres - du concept de « mer intérieure ».
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À propos des molettes zoomorphes du Sahara central

À propos des molettes zoomorphes du Sahara central

Pourtant, l’application de cette méthode à l’étude des molettes zoo- morphes du Sahara central semble une entreprise particulièrement pé- rilleuse, car il s’agit d’objets mobiliers, susceptibles d’avoir été déplacés sur des distances non négligeables, et ce à toutes les époques, soit par leurs premiers utilisateurs, soit par les nomades ou voyageurs qui les récupérèrent plus tard. Il n’en reste pas moins que leur aire de réparti- tion reste relativement compacte (Fig. 13) si on la compare à celle des sculptures de pierre en général (Fig. 14). Avant de s’interroger sur les raisons de cette situation, il conviendrait de s’assurer du caractère non aléatoire de cette aire. En effet, Jean-Pierre Maître faisait déjà remar- quer que plusieurs statuettes sahariennes ont été ramassées par hasard « en surface, en des lieux habités ou près des pistes automobiles et cha- melières » (Maître, 1972 : 135), ce qui pourrait laisser croire que leur ré- partition serait complètement biaisée, et marquerait plutôt des itiné- raires récents. Très significative à cet égard me paraît alors être leur ab- sence complète dans le bassin de Murzuq, car une très grande partie de celui-ci a été très soigneusement prospectée depuis 1999, dans le cadre de travaux d’exploration pétrolière nécessitant un carroyage régulier très serré. Or aucun objet de ce genre n’a jamais été signalé dans l’erg wa-n-Kaza, pas plus que dans la région du Messak ou dans l’ensemble de l’Edeyen Murzuq (Anag et al., 2007). Il en est de même pour la région du Tilemsi, très activement prospectée sans que ce type d’objet n’y ait ja- mais été signalé (Gaussen, 1988). Que la plupart des molettes zoo- morphes aient été découvertes dans la zone du sud-ouest tassilien et de la Tadrart algérienne, avec un exemplaire un peu plus méridional et deux autres en Ahaggar, ne peut dès lors être un effet du hasard.
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Le Sahara au temps de Charles de Foucauld. Un aperçu

Le Sahara au temps de Charles de Foucauld. Un aperçu

– les Oulad Sidi Cheikh Cheraga (« de l’Est ») et Oulad Sidi Cheikh Ghraba (« de l’Ouest ») –, ils étaient répartis de part et d’autre de la frontière algéro-marocaine. Leur puissance et leur prestige étaient immenses, et les autorités françaises jugèrent très tôt qu’il fallait s’en faire des alliés (un peu comme, en 1837, ils s’étaient alliés à Abd el-Kader et avaient signé avec lui le traité de la Tafna). En 1850, Si Hamza ben Boubaker, chef des Oulad Sidi Cheikh de l’Est, fut nommé khalifa (le titre que l’autorité française donnait à ceux qui contrôlaient une région en son nom) sur le Sud, et c’est lui qui permit le voyage de Duveyrier au Sahara. Mais son fils et successeur, Slimane, profitant du mécontentement des tribus sahariennes, lança la guerre sainte contre les Français. L’insurrection embrasa tout le Sud algérien et dura jusqu’en décembre 1871, avant d’être rallumée en 1881-1883 par un autre chef de la confédération, Bou-Amama. Ce personnage est bien connu des lecteurs du Bulletin, puisque c’est quand Charles de Foucauld, qui venait d’être rayé des cadres pour inconduite, apprit que son régiment était engagé contre Bou-Amama dans les opérations de maintien de l’ordre qu’il demanda à rejoindre ses anciens camarades. Notons que cette confédération n’a pas perdu son influence puisque c’est un lointain rejeton des Oulad Sidi Cheikh Cheraga, Hamza Boubakeur, qui fut nommé en 1957 à la tête de la Mosquée de Paris (il était le neveu du chef de la confédération). Il avait été éduqué chez les pères blancs, et avait fait des études de droit aux facultés d’Alger et de Paris. On lui doit une traduction du Coran qui est appréciée. Son fils Dalil Boubakeur est l’actuel recteur de la Mosquée de Paris. C’est ainsi qu’une très ancienne lignée aristocratique du Sahara aura finalement fourni des notables à la République, après lui avoir donné beaucoup de fil à retordre. Par un processus un peu comparable, l’amenokal du Hoggar est aujourd’hui député de Tamanrasset à l’Assemblée nationale algérienne.
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La contestation chez les Toubou du Sahara central

La contestation chez les Toubou du Sahara central

On ne peut, dans ce deuxième exemple, s’étonner que ce soient des jeunes gens qui aient marqué, par ce mauvais tour, leur désap- probation d’une telle pratique. Normalement, c’est un jeune comme eux qui aurait dû épou- ser cette jeune femme, et ils protestent ainsi au nom des intérêts de leur catégorie d’âge. Comme par ailleurs ils ne croient pas en Dieu, le respect envers la religion n’inhibe pas leurs actes. Ce que ces jeunes gens contestent en réa- lité, c’est l’introduction, sous couvert d’islam, d’une règle de mariage nouvelle et totalement contraire aux principes habituels de leur so- ciété. Leur action souligne donc leur adhésion aux règles du mariage normalement pratiqué chez les Toubou et montre combien ces nou- veaux mariages « religieux » étaient encore mal acceptés à l’époque de l’incident. Celui-ci s’est produit il y a environ trente ans, et l’on peut se demander si une telle forme de contestation s’observerait encore aujourd’hui, compte tenu de l’influence croissante de l’islam dans cette région.
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Henri Duveyrier et Cheikh 'Othmân, cartographes du Sahara

Henri Duveyrier et Cheikh 'Othmân, cartographes du Sahara

Henri Duveyrier restera pour la postérité l’explorateur du pays touareg. Le 13 juin 1859, à peine âgé de 19 ans, il avait quitté Biskra pour un voyage saharien qui s’acheva à Tripoli le 2 septembre 1861. Sur ces quelques vingt-sept mois, il en avait passé plus de sept parmi les Touaregs Kel-Azgar, dont les terres de parcours s’étendaient au sud-est du Grand Erg oriental, entre les montagnes de l’Ahaggâr (le Hoggar des cartes actuelles) et le Fezzân – territoire, appelé Azgar (ou Azdjer, ou Ajjer), où ils vivent encore aujourd’hui, de part et d’autre de la frontière algéro-libyenne. D’autres Européens les avaient déjà approchés mais aucun d’eux n’était demeuré si longtemps dans leur pays. Venant du Caire alors occupé par Bonaparte, Friedrich Hornemann avait passé quatre mois au Fezzân en 1799, était remonté de là à Tripoli puis s’était dirigé vers le Noupé où il trouva probablement la mort en 1801, voyage dont il n’était rien resté sinon quelques lettres envoyées de Tripoli. Le capitaine Georges Francis Lyon avait à son tour parcouru le Fezzân en 1818, mais il n’était guère allé au-delà de Mourzouk. En 1822, le docteur Walter Oudney, le major Dixon Denham et le lieutenant de vaisseau Hugh Clapperton avaient reconnu l’oasis de Ghât, mais, plus qu’au pays touareg, ils s’intéressaient aux liaisons caravanières avec le Bornou. Le major Gordon Laing avait séjourné à la fin de 1825 en pays kel-azgar, où les hôtes de Duveyrier se souvenaient encore de lui ; il avait été assassiné quelque part au nord de Tombouctou le 24 septembre 1826 et ses papiers ne furent, pour l’essentiel, jamais retrouvés. James Richardson avait atteint Ghât à la fin de 1845 ou au début de 1846 et, lui aussi, avait laissé quelques souvenirs aux hôtes de Duveyrier. Épuisé, il avait renoncé à poursuivre plus au sud comme il en avait eu d’abord l’intention et était revenu à Tripoli. Heinrich Barth en 1850 n’avait fait que traverser la région. Richardson s’était joint à lui et ce second voyage lui fut fatal. En novembre 1856, à la demande du maréchal Randon alors gouverneur de l’Algérie, le capitaine de Bonnemain s’était mis en route pour Ghadamès ; ce voyage n’était guère plus qu’une mission de reconnaissance et son séjour à Ghadamès n’avait duré qu’une semaine. Toujours à la demande du maréchal Randon, l’officier interprète Ismaël Boû-Derba avait atteint Ghât à la fin de septembre 1858. Il avait ouvert la voie à Duveyrier, mais là encore, on n’était pas allé au-delà de la mission exploratoire.
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Sahara en mouvement

Sahara en mouvement

; de la même manière, Tombouctou et Gao, que nous placerions aussi au Sahara ou du moins sur ses marges, se retrouvent dans la Terre des Noirs 8 . Si étrangers qu’ils nous fussent devenus, les présupposés qui ont présidé à ce découpage ne me paraissent cependant pas incompréhensibles au regard de la géographie actuelle. Placer Biskra dans une Numidie qu’il appelle aussi « Pays des dattes », c’est pour Léon reconnaître la spécificité de la région saharienne que nous appelons le bas-Sahara et qui est plus que jamais le pays des dattes puisque la région des Ziban compte aujourd’hui plus de 2 200 000 palmiers-dattiers (Kouzmine, 2002-2003, p. 31 ; voir aussi Côte, 2005a). Notons, de plus, que notre Sahara apparaît chez Léon comme un pays fort peuplé. Il énumère avec soin les villes de la Numidie et de la Terre des Noirs, détaille leurs richesses, décrit les mœurs de leurs habitants ; même sa Libye n’est pas totalement déserte : les diverses régions qui la constituent sont nommées d’après les peuples qui les habitent, et les villes – ces villes que Jean Bisson juge aujourd’hui prépondérantes – n’en sont pas absentes. Elles ne sont pas absentes non plus du présent dossier puisque, même si aucun contributeur n’a centré son article sur le thème de la ville, plusieurs le rencontrent en passant 9 .
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Villes du Sahara

Villes du Sahara

La récente décision de décentraliser les pouvoirs va peut-être aussi dans le sens d’une plus grande lisibilité des échelons du pouvoir administratifs en créant en 1998 avec les Sha`abiyat un niveau régional d’encadrement du territoire plus affirmé. Il semble qu’après plusieurs scenarii, il ait été décidé de stabiliser le découpage à 26 unités, dont quatre pour le Fezzan : Wadi Ash Shati, Sebha, Wadi Al Haya et Mourzouq ; on retrouve ainsi les quatre grands ensembles qui composent la région, l’ensemble oasien de Ghat étant rattaché au Wadi Al Haya. Cette réforme frappe par son ampleur, 21.5 % du budget national est alloué aux Sha`abiyat en 1998, 38 % en 1999 et 48 % en 2000. La dissolution de l’appareil d’Etat, longtemps prônée, se concrétise alors que le discours dogmatique sur l’Etat sans Etat a désormais perdu l’essentiel de sa substance, conférant à l’échelon régional une capacité d’intervention inédite dans l’histoire de la Libye contemporaine. Le Fezzan ne paraît pas particulièrement avantagé par cette réforme, bénéficiant d’une dotation budgétaire sensiblement équivalente à son poids démographique à l’échelle nationale. En revanche, il paraît opportun de se questionner sur ceux qui bénéficient d’une décentralisation aussi massive. A bien des égards, la déconcentration des moyens financiers dont dispose l’Etat libyen paraît profiter aux élites locales proches du régime, renforçant ainsi de nouvelles formes de clientélisme, plus discrètes.
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