Julien Gracq

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Rendez-vous avec Julien Gracq

Rendez-vous avec Julien Gracq

Je n’ose invoquer le témoignage de Julien Gracq qui ne cache pas sa préférence pour Nantes et avoue une indifférence « sans équité » pour la ville d’Angers. Mais cette promenade « du bout du monde » trouve pourtant grâce à ses yeux et il « aime à monter, à droite des douves du château, jusqu’à l’impasse du mail exigu qui se termine en à-pic au- dessus des jardins de la Maine, établis sur l’emplacement de l’ancienne et laide rangée de maisons du quai. » 2 L’intérêt sourd et nostalgique qui s’attache à ces maisons, Gracq le réserve au quartier nantais de Graslin et de la rue Scribe : « L’association intime, inscrite sur le terrain même, de l’exaltation violente que me donnait l’opéra, et de la fascination-répulsion émanée du monde, pour la première fois soupçonné, de l’érotisme le plus cru, faisaient pour un adolescent de ce quartier Graslin le vrai point d’ignition, une zone à haute tension, électrisée par ses pôles contradictoires. » 3 Si Gracq surgit dans mon propos pour en devenir bientôt l’objet, c’est qu’il s’inscrit, bon gré mal gré, dans un cercle angevin 4 où l’air qu’on respire, les nuages qui passent, éphémères et permanents, les paysages qu’on fixe ou qu’on traverse, les rencontres répétées, les expériences accumulées au fil des jours, contribuent à particulariser les sensibilités, et parfois à les aiguiser, des plus fines aux plus épaisses. Ce point de vue géographique justifie l ’ entreprise de Georges Cesbron vouée à la littérature de l’Anjou et des Bocages 5 . Il est certainement partagé par Julien Gracq, témoin la faveur dont jouissent dans son oeuvre les écrivains du pays, principalement Jules Verne et André Breton. Il semblait aussi autoriser les approches que j’ai tentées auprès de Gracq et que ma maladresse a rendues vaines.
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Chemin de foudre: Présences d'Arthur Rimbaud dans l'oeuvre de Julien Gracq

Chemin de foudre: Présences d'Arthur Rimbaud dans l'oeuvre de Julien Gracq

Plus généralement, dans le cadre de l’exégèse gracquienne, l'on peut tirer trois grands enseignements de cette minutieuse analyse ; dans un premier temps, il n'est plus possible de filtrer l'influence rimbaldienne à travers le prisme tentaculaire du surréalisme. Certes, ce dernier a, en tant que mouvement artistique et littéraire, suscité bien des vocations d'écrivains, en sortant des ténèbres de l'indifférence un grand nombre d'auteurs dont la littérature française, par la suite, n'aura de cesse de se réclamer. Mais il n'est pas exact d'affirmer que Julien Gracq a « rencontré » pour la première fois Arthur Rimbaud dans le cadre de ses lectures surréalistes, encore moins que ne l'est l'assertion selon laquelle l'auteur ne connait du poète que les aspects mis en lumière par André Breton. Les écrits non-romanesques de Gracq, auxquels nous consacrons la suite de notre travail, attestent (eux-aussi) assez de l'intérêt prononcé de l'auteur pour l'intégralité de l'œuvre du poète, et démontrent une lecture tant assidue que passionnée. La critique gracquienne étant, avec plus de cinquante ans de recherche, extrêmement bien fournie, on ne peut que s'étonner de constater que tant de critiques se soient penchés sur les accointances surréalistes de Gracq, sans jamais considérer le discours poétique de Rimbaud en lui-même, comme pouvant être une source d'influence potentielle.
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Écrire contre les murs : poétique de l'internat dans Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq

Écrire contre les murs : poétique de l'internat dans Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq

35 Julien Gracq, La Forme d'une ville, op.cit., p. 36 En guise de rappel, ce que nous entendons par poétique de l'internat telle qu'elle se manifeste dans les récits gracquiens co[r]

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Un beau ténébreux, ou le projet rimbaldien: Présences de Rimbaud chez Julien Gracq (II)

Un beau ténébreux, ou le projet rimbaldien: Présences de Rimbaud chez Julien Gracq (II)

son public l’image d’un écrivain solitaire et secret, dont l’œuvre au style classique, empreint de mysticisme et de mystère, fait figure d’initiation. De par sa thématique et son usage de la citation, Un beau ténébreux est le roman emblématique de la poétique de la référence développée par Julien Gracq. Le lecteur ne peut manquer de repérer les dialogues intertextuels qui s’y nouent et les nombreuses citations, dont sept spécifiques à la personne et à l’œuvre d’Arthur Rimbaud. Ruth Amossy, dans un important article 1 , avait déjà mis en lumière ce procédé réflexif que nous voudrions ici interroger à nouveaux frais. Si chez Gracq, la profusion des sources littéraires participe à la mise en place d’un arrière-fond culturel dans lequel puisent les protagonistes pour discuter et argumenter, il apparait que les références rimbaldiennes présentent une influence plus spécifique, désignant le lieu du discours où se cristallise la pensée de l’auteur, et permettant d’appréhender la source de son inspiration. Toutes s’avèrent par ailleurs structurantes et déterminantes dans la conception des personnages, ainsi que dans leurs interactions. Leur situation dans le texte leur confère également une importance prépondérante dans la narration et le déroulement de l’intrigue. Bien que semblant parfois assez hermétiques, ces citations permettent de tisser un réseau contextuel, qui une fois décrypté, met en lumière les enjeux majeurs de l’œuvre. Elles favorisent également le dégagement d’une certaine vision de la littérature, tant dans le domaine esthétique que dans son rôle au sein de la société. Au-delà des convictions propres à l’auteur apparaissent déjà – en 1945 – les prémisses d’une réflexion globale sur le devenir de la littérature, non pas en tant que savoir ou en tant que patrimoine, mais en tant que pratique vitale au développement intellectuel des sociétés et de leurs habitants.
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La voie de sortie du roman: le personnage dans un balcon en forêt de Julien Gracq

La voie de sortie du roman: le personnage dans un balcon en forêt de Julien Gracq

confortables, de prévisions de sécurité, économisé, consolidé semaine à semaine » (BF, p. 132). Par exemple, après avoir remarqué, règle en main et mesures précises en tête, que le « matelas belge » (BF, p. 127) entre l’Allemagne et la France manque d’épaisseur, Grange tente tout de même de se convaincre que la densité des Ardennes suffira à dissuader l’offensive ennemie : citant tour à tour l’échec historique de Joffre en 1914, la description de la forêt par Michelet, la réputation de la défense belge, il accumule les « références » (BF, p. 128) au point de construire un rempart inébranlable à son illusion de sécurité. Dans son ouvrage L’Éclipse du récit chez Julien Gracq, Noël relève également les nombreuses conjonctions « mais », qui opèrent un renversement du négatif au positif dans l’évaluation que fait Grange de la situation militaire 123 . Notons l’exemple suivant : « Il sentait bien au creux du ventre une révulsion désagréable […] : il comprenait que c’était la peur d’être tué; mais une part en lui se détachait et flottait au fil de la nuit légère » (BF, p. 219 124 ). Cette réinterprétation des événements ou des impressions, d’autant plus expéditive qu’elle s’effectue dans le mouvement d’une même phrase, permet à l’aspirant de repousser l’arrivée de la guerre dans son esprit au fur et à mesure qu’elle progresse sur le territoire. En plus de ces « mais » récurrents, de nombreuses interrogations surviennent dans le discours que tient Grange sur le conflit, comme pour faire vaciller ce qui, dans le contexte, devrait aller de soi. Une telle interrogation survient, par exemple, lorsque l’aspirant sort de ses tête-à-tête avec le capitaine Varin, qui viennent ébranler en lui une tranquillité assurée par plusieurs jours consécutifs de solitude dans la forêt : « La guerre? se disait-il en secouant les épaules d’un geste hargneux – et qui sait même s’il y a une guerre? S’il y en avait une, il le saurait. » (BF, p. 49)
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Bernard Vouilloux, <em>Julien Gracq, La littérature habitable</em>

Bernard Vouilloux, <em>Julien Gracq, La littérature habitable</em>

Déjà auteur de trois ouvrages consacrés à Gracq (Gracq autographe, 1989; De la peinture au texte. L’image dans l’œuvre de Julien Gracq, 1989; Mimesis, sacrifice et carnaval dans la fiction gracquienne, 1991), Vouilloux regroupe ici quatre études

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Le problème du destin chez Julien Gracq.

Le problème du destin chez Julien Gracq.

Il y a ce qu'on pourrait appeler des lieux de prédestination dans chaque roman de Julien Gracq. Ce sont des endroits préparés pour favoriser le contact entre le[r]

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Du Roman au théâtre : le motif du Graal réactualisé dans les textes de théâtre de Jean Cocteau, Julien Gracq et Jacques Roubaud/Florence Delay

Du Roman au théâtre : le motif du Graal réactualisé dans les textes de théâtre de Jean Cocteau, Julien Gracq et Jacques Roubaud/Florence Delay

compréhension de l'homme et donc également aux personnages. Nous allons tenter, dans cette partie de l'analyse, de comprendre comment cette dualité s'inscrit dans Le Roi pêcheur et pourquoi elle apporte une lecture plus complète de l'œuvre. Au début de la pièce, la voix des deux personnages principaux est figée selon leur tempérament respectif. L'un se distingue, Perceval, par son caractère enfantin, qui lui est d'ailleurs reproché à quelques reprises : « Tu tettes cette gourde comme un nourrisson affamé » 222 , « Je sais déjà ce que tu m'as dit, que tu es un enfant étourdi et enivré de ta jeunesse » 223 . L'autre, Amfortas, fascine par sa voix plus spirituelle, envoûtante pour la plupart des autres personnages. Cette distinction entre les deux personnages forme un axe de compréhension dans le texte de théâtre. Deux pôles opposés se répondent dans une lutte pour le pouvoir du Graal. Les didascalies de Gracq donnent au personnage de Perceval un ton révélant son caractère enfantin, enjoué, et qui se laisse facilement toucher par les paroles des autres personnages : « Volubile », « Très excité », « Dépité », « Offensé », « Soudain très grave », « Furieux - geste vers son épée », « Simplement », « Simplement », « Redevenu exubérant et joyeux », « Amusé », « Très à l'aise » 224 . Ces exemples proviennent, pour la plupart, de la discussion entre Trévrizent et Perceval qui met en scène le chevalier pour la première fois. La voix de Perceval change rapidement au fil de la conversation. Le personnage est constamment en réaction aux paroles de l'ermite et sa voix est empreinte de ses émotions du moment qui passent de la joie exubérante à la colère. Il réagit physiquement à tout ce qui l'atteint et sa voix reproduit ses réactions physiques.
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Personnages et paysages dans Un beau ténébreux de Julien Gracq : réflexion sur la poétique romanesque gracquienne

Personnages et paysages dans Un beau ténébreux de Julien Gracq : réflexion sur la poétique romanesque gracquienne

ténébreux n'écrivait-il pas lui-même dans En lisant en écrivant que « [c]e [qu'il] souhaite d’un critique littéraire », « c’est qu’il [lui] dise à propos d’un livre [...] d’où vient que la lecture [lui] en dispense un plaisir qui ne se prête à aucune substitution 17 »? Une critique à la gloire du plaisir de lire, voilà ce qu’appelle, presque volontairement, l’œuvre gracquien ─ un peu à la manière barthienne ─, en convoquant l'indissociabilité, fondamentale, devant lier entre elles l’analyse, la réception et une espèce d’ultime proximité, quasi érotique. Aussi n’est-ce pas une surprise si les commentaires qu’a ainsi générés Gracq autour de son œuvre, c'est-à-dire en excluant toute possibilité d’examen théorique ou technique, aient plutôt cherché à apprécier la matière, les mythes et la langue envoûtante et caractéristique des textes de l’écrivain. D'autant, dans le cas des romans, que, pour nombre d’exégètes ─ plusieurs s'entendant pour l'avancer d'une manière presque consensuelle ─, les textes gracquiens, leur construction seraient plutôt portés ou supportés par un rythme, par un souffle ─ linguistique ou descriptif ─, par une affluence d'images, de symboles et de métaphores que par l'élaboration d'une intrigue à analyser, d'une trame événementielle à décomposer ou d'une aventure à schématiser et vers laquelle tous les éléments constitutifs du personnel romanesque ou du cadre de la fiction tendraient à converger. De fait, bien souvent, tout se passe comme si le seul appareil convenant à aborder ces écrits narratifs devait, plutôt que de se pencher sur leur fonctionnement narratif ou structurel, convoquer soit leurs thèmes, soit leur style ─ tels le font Ariel Denis, Michel Murat ou Clément Borgal ─ jusqu’à y percevoir la manifestation d'une pratique poétique de la prose, une tentative, mystérieuse, de ravissement du lecteur ou une filiation avec le genre
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Une drôle de fête : une fête au lieu d'une guerre dans Féerie pour une autre fois de Louis-Ferdinand Céline et Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq

Une drôle de fête : une fête au lieu d'une guerre dans Féerie pour une autre fois de Louis-Ferdinand Céline et Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq

seulement possible mais intact, il ne représente pas pour autant le désastre vers lequel. tend tout Le Rivage des Syrtes. Il y a d'ailleurs lieu de se demander si la lan[r]

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Les procédés de déréalisation dans les récits de Julien Gracq /

Les procédés de déréalisation dans les récits de Julien Gracq /

Ji-Young, «Mémoire, survivance et mouvance dans les récits de Gracq» (pp.. dispersion regrettable qui viendrait brouiller les pistes ouvertes au préalable. J'assume le risque d'une t[r]

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Julien Gracq et le réalisme magique

Julien Gracq et le réalisme magique

des principes de base.. celui, justement, de la cohérence et de la continuité de la littérature l8 ». Le réalisme magique envisage aussi la littérature comme un héritage[r]

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De “Ville” à Liberté grande: Présences de Rimbaud dans l'oeuvre de Julien Gracq

De “Ville” à Liberté grande: Présences de Rimbaud dans l'oeuvre de Julien Gracq

unifiante ; elle fait éclater le texte, elle le démonte, elle l’éparpille. C’est pourquoi [...] ma lecture procède déjà d’un acte de citation qui désagrège le texte et détache du contexte 19 . Nous sommes bien ici dans le cas d’un passage « découpé et mis en réserve » par Gracq, qui a retenu son attention, frappé son imagination, et qu’il a donc jugé bon de décontextualiser, afin de l’apposer à son œuvre. Mais l’acte de la citation prend plus de poids encore lorsque l’on sait que l’écrivain ne s’est pas contenté de citer ; il a placé le passage en exergue de son recueil, lui conférant ainsi la valeur d’un préambule. Le poème ainsi redéfini dans ses contours semble désigner les sources de son inspiration, le point de départ de la rêverie qui est l’origine des paysages de Liberté grande. Le début de « Ville » figure comme le témoin fertile de l’acte de l’écriture, qui a initié et engendré le recueil. C’est que Gracq, en lisant Rimbaud, s’est laissé entrainer par les visions qu’il lui suggérait, avant même de prêter attention au sens du texte. Il a ainsi sélectionné et isolé un morceau, qu’il a investi d’un sens nouveau, prêt à générer d’autres formes d’écritures. Comme le suggère Antoine Compagnon : « La lecture repose sur une opération initiale de déprédation et d’appropriation d’un objet qui le dispose au souvenir et à l’imitation, soit à la citation » 20 .
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Offrir à l'oeil : une phénoménologie du récit Au Château d'Argol de Julien Gracq

Offrir à l'oeil : une phénoménologie du récit Au Château d'Argol de Julien Gracq

Nous aurions pu dégager, en premier lieu, une isotopie de la perception où l'on retrouverait des passages mettant en évidence le thème du regard, mais cela aurait ét[r]

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Un habitat lorrain du Néolithique moyen à Saint-Julien-lès-Metz (Moselle)

Un habitat lorrain du Néolithique moyen à Saint-Julien-lès-Metz (Moselle)

2 Les plans du Néolithique moyen en Lorraine et en Alsace Les comparaisons sont limitées, les sites ayant conservé des plans de bâtiments restent rares. seul l’édifice découvert à Frouard (54) affiche un plan assez proche (BACCEGA et al. 1987 ; fig. 5). À Marly (57), un bâtiment rectangulaire sur poteaux daté par radiocarbone du Néolithique moyen n’a pas de similitude (MAIRE et al. 2012). À Laquenexy (57) seule une tierce a été identifiée, l’ensemble pourrait être attribué à la fin du Néolithique moyen (MAIRE et al. 2013). En Alsace, à Brumath (57) sept plans de maisons dont une complète de 23 m de long appartiennent à la culture Grossgartach. Ils sont construits sur poteaux et/ou sablières basses avec cloisonnements internes, ils ne présentent aucune similitude avec saint-Julien-lès-Metz (LEPROVOsT, FLEIsCHER, inédit, PAIR )
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De l’étalonnage traditionnel à l’étalonnage numérique, suivi d’un entretien avec Isabelle Julien

De l’étalonnage traditionnel à l’étalonnage numérique, suivi d’un entretien avec Isabelle Julien

L a presse et les forums professionnels rendent largement compte des enjeux du passage à la prise de vues cinéma- tographique sur support numérique, passage qui s'effectue de manière [r]

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« Marginaux » et processus de normalisation des espaces publics : le cas du Cours Julien à Marseille

« Marginaux » et processus de normalisation des espaces publics : le cas du Cours Julien à Marseille

d’épanouissement populaire à Marseille" 3 a pour objet de favoriser l’émanci- pation et le développement des personnes par l’organisation d’événements artistiques, culturels et éducatifs. L’interconnaissance est maintenue grâce à de nombreux évènements à l’initiative de ces mêmes associations et des riverains. Instigatrices des sar- dinades géantes, des repas du Cours Julien, de concerts, d’expositions en plein air ou de projections sur l’espace public elles favorisent les échanges et l’interconnaissance. En effet, ces fêtes sont bien plus que de simples « évé- nements » populaires. D’après les dirigeants de l’Association du Cours Julien « L’engagement à animer son espace de vie, contribue au développement du lien social, crée des opportunités de rencontres et va dans le sens d’un rassemblement favorable à l’échange, au mieux se connaître, au mieux vivre ensemble. Les fêtes de quartier contribuent au partage intergénérationnel et offrent des temps pour chacun (identité) et des temps pour tous (mixité). Elles favorisent la transmission de valeurs comme celles du respect de l’autre, de la citoyenneté, de la solidarité." 4 Les liens ainsi créés ou maintenus participent
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Le vocabulaire topographique de Saint-Julien de Brioude chez Grégoire de Tours

Le vocabulaire topographique de Saint-Julien de Brioude chez Grégoire de Tours

Il apparaît clairement que cellula n’est utilisée que dans les premiers chapitres, avant le chapitre 9 qui évoque la construction du second édifice sur la tombe de Julien. À l’inverse, basilica, ainsi que templum et aedes, hérités de la culture antique, ne sont utilisés qu’après le chapitre 9 du VJ. Pour Grégoire de Tours, ces termes ne conviennent pas pour désigner la première construction élevée sur la tombe de Julien, forcément plus modeste que la seconde. Ils sont donc réservés pour des édifices d’une certaine ampleur. En revanche, l’expression locus sanctus semble plus neutre et convient quelque soit l’aspect de l’édifice puisqu’elle est citée de part et d’autre du chapitre 9. Enfin, l’analyse des contextes intra-textuels révèle d’autres différenciations. Globalement, les utilisations sont majoritairement topographiques : elles renvoient essentiellement à des déplacements (56 %), puis à des localisations (20 %). Cependant, il est possible d’affiner l’analyse selon les termes. Ainsi, les termes templum, aedes et cellula ne sont utilisés que dans un contexte topographique de déplacement ou de construction. En revanche, locus sanctus et basilica peuvent désigner le bâtiment ou bien, de manière plus abstraite, l’institution.
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Tweets politiques : corrélation entre forme linguistique et information véhiculée Julien Longhi

Tweets politiques : corrélation entre forme linguistique et information véhiculée Julien Longhi

Cela peut expliquer la manière dont les thématiques se manifestent dans les différents sous -corpus : elles sont relativement indépendantes dans les tweets efficaces et néga[r]

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Vers un renouveau de l’étude des sociétés agraires grecques ? Julien Zurbach et la paysannerie grecque.

Vers un renouveau de l’étude des sociétés agraires grecques ? Julien Zurbach et la paysannerie grecque.

de JZ et semble, in fine, faire de l’apparition de la polis une sorte d’épiphénomène dans un mouvement plus profond de construction d’une société par affrontements socio-économiques. Pa[r]

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