Imagerie pour le diagnostic

Top PDF Imagerie pour le diagnostic:

Imagerie des tissus à haute résolution en profondeur par tomographie de cohérence optique plein champ : approches instrumentales et multimodales pour l'application au diagnostic per-opératoire du cancer

Imagerie des tissus à haute résolution en profondeur par tomographie de cohérence optique plein champ : approches instrumentales et multimodales pour l'application au diagnostic per-opératoire du cancer

transport de l’image, et l’endoscopie rigide utilisant des optiques (lentilles épaisses, micro- lentilles, lentilles à gradient d’indice (GRIN)) pour relayer l’image vers la voie d’observation. L’endoscopie flexible, pour laquelle l’extrémité distale est en général orientable par l’opérateur, est le plus souvent utilisée pour l’examen des voies respiratoires ou digestives. L’endoscopie rigide est typiquement utilisée pour l’examen de la cavité abdominale (laparoscopie), de l’utérus (hystéroscopie), de la vessie ou de la prostate (cystoscopie) des articulations (arthroscopie). Certains endoscopes sont dotés de canaux opératoires supplémentaires permettant l’insertion d’outils de chirurgie (endoscopie interventionnelle). Les images obtenues correspondent à une imagerie de surface, le plus souvent en lumière blanche, parfois par adjonctions de contrastes supplémentaires, que ce soit par imagerie à bande spectrale étroite (Narrow-Band Imaging ou NBI [77]) ou par applications de colorants sur la surface suspecte (chromoendoscopie [78-79], par exemple par application de Bleu de Méthylène pour la mise en évidence de l’épithélium), de manière à améliorer l’interprétation des images. Dans tous les cas les images produites correspondent à des champs larges, typiquement des champs de visée > 100°, à des distances d’observation de 2 à 200mm. Ce type d’images permet de visualiser des modifications tissulaires macroscopiques, avec une résolution typiquement supérieure à 100µm, pour guidage du geste chirurgical. Les 2 inconvénients principaux de cette imagerie endoscopique conventionnelle sont ainsi la résolution qui ne permet pas un diagnostic précis possiblement utile à la décision ou non d’excision, et l’absence d’imagerie en profondeur ne permettant pas d’évaluer par exemple l’amplitude de prolifération tumorale et donc la profondeur d’une résection associée. La microscopie endoscopique, ou endomicroscopie, en particulier lorsqu’elle propose une exploration tomographique, a le potentiel d’apporter ces informations de manière très complémentaire.
Show more

185 Read more

Imagerie par modulation acoustique de conductivité électrique destinée au diagnostic du cancer du sein

Imagerie par modulation acoustique de conductivité électrique destinée au diagnostic du cancer du sein

L’imagerie par MACE présente de nombreux avantages mais aussi des défis importants de mise en œuvre. Puisque ces avantages et défis dépendent de l’application visée, notre dé- marche a été orientée vers un objectif particulier, soit l’application de l’imagerie par MACE au diagnostic du cancer du sein. Ce choix est justifié par le potentiel que présente cette technique pour discriminer une tumeur maligne des autres tissus mammaires. En effet, des études expérimentales sur des tissus excisés réalisées durant près d’un siècle ainsi que l’ap- port plus récent des techniques de mesure d’impédance confirment qu’il existe une différence significative dans les spectres fréquentiels de conductivité électrique des tissus cancéreux et sains. Le développement de systèmes de tomographie d’impédance électrique (TIE) orientés vers l’imagerie du sein ne semble pas pouvoir réaliser ce potentiel, principalement parce que la résolution spatiale de la TIE est insuffisante pour détecter les tumeurs à un stade précoce. L’imagerie par MACE pourrait contourner cette limite fondamentale de la TIE.
Show more

271 Read more

Cancer du sein: intérêt du bilan d’extension par imagerie lors du diagnostic initial et du suivi les trois premières années après le diagnostic

Cancer du sein: intérêt du bilan d’extension par imagerie lors du diagnostic initial et du suivi les trois premières années après le diagnostic

Résumé : Dans nos régions, des bilans par imagerie sont régu- lièrement réalisés lors du diagnostic et dans le cadre du suivi d’un cancer du sein. Cependant, cette pratique est contraire aux recommandations internationales. Nous avons évalué l’intérêt d’un bilan d’extension au diagnostic et lors du suivi, jusqu’à 3 ans après le diagnostic, de 818 patients atteints de cancer du sein pris en charge au CHU de Liège entre 2005 et 2009. Vingt-six patients présentaient des métastases au diagnostic et 55 rechutes locorégionales ou systémiques ont été observées. Pour les patients asymptomatiques, l’imagerie seule a identifié la dissémination à distance et/ou la rechute locorégionale chez 9 patients au diagnostic et 10 patients dans le cadre du suivi. La découverte d’une rechute et/ou d’une dis- sémination métastatique asymptomatique n’a pas eu d’impact favorable sur la survie sans progression ou la survie globale. L’extension anatomique au diagnostic identifie les patients à risque de présenter une maladie directement métastatique tandis que l’agressivité biologique, évaluée par le Ki-67, est un facteur de risque important pour la rechute précoce. Suite aux résultats obtenus, nous déconseillons de réaliser un bilan d’extension à la recherche de métastases au moment du dia- gnostic pour les cancers du sein asymptomatiques à un stade précoce avec un Ki-67 peu élevé. Nous déconseillons également la réalisation régulière d’un bilan d’extension par imagerie à la recherche de métastases chez les patients asymptomatiques. Un bilan est à réaliser dans le cadre du suivi uniquement si une rechute est suspectée.
Show more

8 Read more

Imagerie polarimétrique pour le diagnostic de néoplasies intra épithélialesdu col utérin : étude de conisations et de lames histologiques de tissus conjonctifs

Imagerie polarimétrique pour le diagnostic de néoplasies intra épithélialesdu col utérin : étude de conisations et de lames histologiques de tissus conjonctifs

Résumé. Etant sensible à la polarisation de la lumière et non à son intensité, l’imagerie pola- rimétrique peut révéler des propriétés de l’objet étudié invisibles en imagerie classique. Cette technique présente un réel potentiel pour le développement de nouveaux diagnostics optiques dans le domaine médical. L’imagerie polarimétrique est particulièrement performante pour dé- tecter les modifications de la structure du collagène fibrillaire dans les tissus conjonctifs, mo- difications qui accompagnent (ou précèdent) l’apparition de nombreuses pathologies, parmi lesquelles le cancer du col utérin et le prolapsus vaginal. Ce travail a porté essentiellement sur l’étude, en microscopie polarimétrique, de la structure du collagène dans des lames histo- logiques issues de conisations (cols utérins extraits pour suspicion d’états précancéreux) et de prélèvements de parois vaginales, pour corréler cette structure avec la présence ou l’absence de pathologie. Après une brève introduction, le premier chapitre décrit la prise en charge actuelle du cancer du col utérin, son efficacité et aussi ses limites, qui justifient pleinement la recherche d’une nouvelle technique de diagnostic optique de cette pathologie. Le chapitre suivant est consacré au prolapsus génital, pour lequel une détection précoce des personnes à risque se- rait également très bénéfique. Le troisième chapitre décrit succinctement la polarisation de la lumière. Le chapitre suivant est consacré aux matériels et méthodes mis en œuvre, des pola- rimètres imageurs à la préparation des échantillons. Les résultats sont résumés dans les deux derniers chapitres. Dans le tissu vaginal normal le collagène est orienté différemment dans les trois couches principales (muqueuse, musculeuse et adventice), alors que cette structure dis- paraît dans du tissu prolabé. Sur les cols utérins, nous avons mis en évidence la présence, juste sous l’épithélium malphighien, d’une couche de collagène orienté parallèlement à l’éptihélium et dont la biréfringence est bien plus importante dans les zones saines que sous des dysplasies. Cette couche pourrait être la principale responsable des contrastes polarimétriques observées en rétrodiffusion sur des cols épais avec une biréfringence et une dépolarisation plus fortes dans les zones saines que dans les zones dysplasiques.
Show more

139 Read more

Pépite | Comment l'intelligence artificielle peut-elle contribuer à améliorer le diagnostic en imagerie médicale ?

Pépite | Comment l'intelligence artificielle peut-elle contribuer à améliorer le diagnostic en imagerie médicale ?

L’application et la généralisation de la médecine occidentale depuis le XIX ème siècle a permis l’allongement de la durée de vie des patients, la réduction de la mortalité infantile, l’émergence de la vaccination et l’éradication d’épidémies telles que la peste, la tuberculose, l’élaboration de traitements contre le cancer. Les progr ès constants de la médecine découlent également des progrès de l’imagerie médicale, avec la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen puis l’invention du tube à rayon X et la première radiographie de la main réalisée le 22 décembre 1895. Depuis la radiologie n’a cessé de se perfectionner. L’apparition de la tomodensitométrie, la tomographie par émission de positons (TEP), de même que l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et l’échographie n’ont cessé de donner des outils de plus en plus fiables et précis pour les praticiens et médecins contribuant à l’amélioration du dépistage du diagnostic et des soins. Toutes ces évolutions en termes de technique de diagnostic par imagerie médicale sont corrélées aux progrès de l’informatique et de la programmation. Les logiciels d’interprétation ont une importance considérable après l’acquisition des données et permettent aux médecins et notamment aux radiologues d’effectuer leur diagnostic en salle d’interprétation sur un poste informatique.
Show more

60 Read more

Corps calleux court : du diagnostic imagerie au conseil prénatal. Une série de 42 cas

Corps calleux court : du diagnostic imagerie au conseil prénatal. Une série de 42 cas

Sur le plan diagnostique, il convient de souligner la différence entre le diagnostic d’agénésie complète du corps calleux et un diagnostic de corps calleux court faisant suspecter une agénésie partielle. En effet, le diagnostic d’une agénésie complète du corps calleux est relativement aisé en imagerie prénatale et accessible au dépistage puisqu’il peut être porté sur une coupe axiale du cerveau fœtal du fait de la présence constante de signes indirects, en en premier lieu, par l’absence de cavité septale ou de complexe antérieur, mais aussi par la présence du signe du « triple feuillet » et d’une dysmorphie ventriculaire caractéristique (parallélisme ventriculaire sur une coupe axiale associé à une colpocéphalie). D’autres signes indirects sont retrouvés en coupe coronale comprenant l’ascension du 3 ème ventricule et l’aspect en cornes de taureau des cornes frontales. La réalisation des coupes sagittales permet de retrouver directement l’absence de corps calleux associé à l’aspect radiaire des sillons sur le versant interne des hémisphères cérébraux (21–24).
Show more

72 Read more

Diagnostic électromagnétique et imagerie d'une microstructure diélectrique à l'aide de réseaux de neurones convolutionnels

Diagnostic électromagnétique et imagerie d'une microstructure diélectrique à l'aide de réseaux de neurones convolutionnels

Marie Curie), Univ. Paris-Saclay, Gif-sur-Yvette peipei.ran@l2s.centralesupelec.fr Résumé Cette contribution introduit à l’utilisation de réseaux de neurones convolutionnels (CNN) afin d'aboutir à un diagnostic et/ou une imagerie d'une microstructure diélectrique diffractante de dimensions caractéristiques sous-longueur-d'onde. Par diagnostic on entend déterminer des défauts de ladite microstructure, par imagerie on considère remonter à la distribution spatiale de permittivité, dans les deux cas à partir de champs collectés à distance (champ lointain) pour un ensemble d'illuminations effectuées à une ou plusieurs fréquences. La dépendance du résultat en fonction des paramètres du réseau, de ceux de l'apprentissage, et naturellement de ceux de la structure à caractériser, et des incertitudes des champs, notamment, est illustrée par simulations numériques, tandis qu'en sus des comparaisons sont aussi conduites avec des approches itératives classiques du type inversion de contraste de sources, dont une version binaire.
Show more

2 Read more

Aide au diagnostic des tumeurs des tissus mous en imagerie médicale

Aide au diagnostic des tumeurs des tissus mous en imagerie médicale

21. Kechidi R., Kastler B., Humbert Ph., Aubry S. Etat de l’art de l’IRM cutanée, pe.sfrnet.org. 22. Kransdorf MJ, Bancroft LW, Peterson JJ, et al. Imaging of Fatty Tumors : Distinction of Lipoma and Well-differentiated Liposarcoma1. Radiology 2002 ; 224(1) : 99–104. 23. N. Sans, A. Ponsot, H. Chiavassa, F. Lapegue, S. Souhir, A. Brouchet, J. Vial, C. Barcelo, G. Moskovitch, J. Giron, JJ. Railhac. Imagerie des tumeurs graisseuses des parties molles,

40 Read more

Diagnostic différentiel des lésions radio-opaques maxillo-mandibulaires en imagerie dento-maxillo-faciale

Diagnostic différentiel des lésions radio-opaques maxillo-mandibulaires en imagerie dento-maxillo-faciale

hétérozygotes associées à la thalassémie (drépanothalassémie) les infarctus osseux peuvent atteindre n’importe quel os, y compris maxillo-facial. En phase aiguë, l’infarctus osseux entraine des douleurs osseuses intenses et brutales associées à des signes inflamatoires (tuméfaction, rougeur, augmentation température locale). Tardivement, ils sont quasi asymptomatiques ou peu douloureux. Radiologiquement l’os est d’aspect normal au début, puis on observe augmentation d’épaisseur de l’os médullaire, une trabéculation grossière et une déminéralisation hétérogène (association ostéopénie et ostéocondensation) très semblable à celle d’une ostéomyélite rendant le diagnostic différentiel difficile. Parfois, il peut être observé une apposition périostée 210 .
Show more

100 Read more

Mise au point de NéoLectines spécifiques des furanosides : bioingénierie, diagnostic et imagerie

Mise au point de NéoLectines spécifiques des furanosides : bioingénierie, diagnostic et imagerie

Figure VII-2. Structural formulas of 21 commercially available pNP-pyranosyl and - furanosyl substrates used for Galf-ase substrate specificity screening.. A) Chromatogram of [r]

182 Read more

Imagerie des lsions cavitaires pulmonaires

Imagerie des lsions cavitaires pulmonaires

Elle présente l’avantage d’une réalisation simple, non invasive ni irradiante, si besoin au lit du patient, et l’inconvénient de son caractère opérateur-dépendant. En pratique, l’échographie constitue un moyen très sensible pour le diagnostic d’un épanchement pleural. Elle vient compléter le cliché du thorax souvent en cas d’épanchement de faible abondance, cloisonné, enkysté, ou quand il n’est pas possible d’obtenir un cliché en position vertical ou en décubitus latéral. Elle permet aussi d’analyser les cloisons mieux que l’examen TDM, même si ce dernier est réalisé après injection de produit de contraste.
Show more

190 Read more

La neuro-imagerie : un outil diagnostique des états de conscience altérée - Imagerie et cognition (1)

La neuro-imagerie : un outil diagnostique des états de conscience altérée - Imagerie et cognition (1)

[10] , ce qui peut avoir de graves conséquences sur les décisions théra- peutiques ou de fin de vie. Ainsi, bien que l’évaluation comportementale soit nécessaire et utile, son utilisation doit être combinée à d’autres méthodes. Il est aujourd’hui possible de recourir à des techniques de neuro-imagerie afin d’établir un diagnostic plus fidèle et fiable. Nous proposons ici une revue des différents critères de recherche en neuro- imagerie qui ont été développés dans le but d’améliorer le diagnostic des patients ayant un état de conscience altérée.
Show more

5 Read more

Imagerie en coupe des spondylodiscites tuberculeuses

Imagerie en coupe des spondylodiscites tuberculeuses

Sur les séquences pondérées en T1, l’épidurite apparaît le plus souvent hypointense par rapport à la moelle, parfois isointense et rarement hyperintense [96]. Sur les séquences pondérées en T2, l’épidurite apparaît en hypersignal plus ou moins hétérogène [97]. L’injection par voie intraveineuse du produit de contraste paramagnétique tel que le gadolinium est d’un apport essentiel au diagnostic des épidurites permettant de rehausser la lésion épidurale. Deux aspects sont observés : un rehaussement homogène correspondant au stade phlegmoneux de l’infection, et un rehaussement hétérogène avec une zone centrale hypointense non rehaussée correspondant à une atteinte nécrotique et une zone périphérique prenant le contraste; c’est le stade d’abcès proprement dit [55].
Show more

115 Read more

Imagerie morphologique et fonctionnelle de l'aorte

Imagerie morphologique et fonctionnelle de l'aorte

Au cours des dernières années, de grandes avancées ont été réalisées dans leur diagnostic et leur prise en charge, notamment pour les techniques d’imagerie. Par ailleurs, au milieu des années 1990, le traitement des anévrismes de l’aorte abdominale a évolué par la mise en place d’une endoprothèse par voie endovasculaire. Cette technique a été proposée comme alternative au traitement classique par chirurgie ouverte. L’évolution de la pathologie reste basée essentiellement sur l’analyse morphologique, le gold standard en termes de classification et d’indication thérapeutique étant le diamètre aortique. Malgré les recommandations de prise en charge des AAA, encore 2% d’anévrisme rompus sont observés par an [10],[11]. Le diamètre aortique reste le gold standard, car il est facile à mesurer et reproductible, mais il est souvent pris en défaut. En effet la rupture peut survenir pour des petits AAA de manière imprévisible [10],[52] et c’est pour cette raison que l’on peut dire que le diamètre aortique n’explique pas tout; il s’avère donc insuffisant pour comprendre la physiopathologie des lésions artérielles et définir leur potentiel évolutif.
Show more

130 Read more

Imagerie et Vision Artificielle

Imagerie et Vision Artificielle

II.2. Imagerie Nucléaire : II.2.1. Introduction : L'imagerie nucléaire a révolutionné la médecine et les sciences du vivant en apportant des images de l'intérieur du corps humain et de son fonctionnement par l'administration d'un médicament radio-pharmaceutique dont on détecte les rayonnements qu'il émet une fois qu'il a été capté par l'organe ou la cible à examiner. Les quantités d'atomes radioactifs injectées en diagnostic sont infinitésimales, voisines de quelques milliardièmes de gramme. Elles ne perturbent pas le comportement biologique et le métabolisme des organes et tissus par risque d’irradiation. C’est une imagerie d’émission (source interne au corps) par analogie à l’image radiologique qui est une image de transmission (source externe au patient). De plus, on peut dire que l'imagerie nucléaire est à la physiologie ce que la radiologie est à l'anatomie.
Show more

72 Read more

Imagerie cérébrale dans la catatonie

Imagerie cérébrale dans la catatonie

22 lors de l’épidémie d’encéphalite léthargique de Von Economo (1917-1920). Enfin, dans les années 1930, Baruk et de Jong mettent au point un modèle animal de catatonie par injection de bulbocapnine 23 . Entre les années 1930 et 1970, nous assistons à un phénomène singulier dans l’histoire de la psychiatre : le recul, voire pour certains la quasi-disparition de la catatonie. Plusieurs études épidémiologiques viennent décrire ce phénomène 24,25,27 . Citons en particulier Templer et Veleber qui ont analysé les données de 50 000 patients souffrant de schizophrénie : 8,7 % souffraient de catatonie en 1905-1909, contre 2 % en 1975-1979 26 . Ainsi, en plus d’être reléguée à un type de schizophrénie, la catatonie est considérée au début des années 70 comme une « maladie » en voie de disparition. Comment expliquer ce phénomène ? Pour beaucoup, il s’explique par le traitement plus efficace de la schizophrénie. Les cas étant moins sévères, ces formes extrêmes de la maladie apparaissaient plus rarement. Une autre hypothèse suggère que la catatonie n’étant devenue rien de plus qu’une précision inutile face au diagnostic de schizophrénie, elle s’est progressivement effacée des habitudes diagnostiques des psychiatres. Dans son article « Where have all the catatonics gone ? » 27 , Mahendra en
Show more

92 Read more

Nanoparticules en oncologie : imagerie et thérapie

Nanoparticules en oncologie : imagerie et thérapie

Une majorité de ces NPs sont déjà en phase d’essai clinique (projet NanoRAD par exemple). D’autre types de NPs peuvent vectoriser le gadolinium. Leurs principales utilisations seront le traitement et/ou le diagnostic précis des gliomes. Pour le diagnostic, les produits ont tous révélé une bien meilleure accumulation au niveau des tumeurs orthotopiques que les produits de contraste à base de Gd commercialisés. En effet, dans la plupart des études, les NPs sont comparées à l’utilisation du Magnevist®. Les résultats montrent, à l’IRM, une démarcation nette de la tumeur permettant de la localiser avec précision. De plus, certaines NPs ont permis l’utilisation de l’imagerie photoacoustique ou encore de la tomodensitométrie permettant une visualisation intégrale de la tumeur et sa représentation en trois dimensions grâce au PAI. C’est notamment le cas pour la NP de Gd couplé au Bi. Ces NPs on aussi fait l’objet d’un test in vivo avec une irradiation dans le proche infrarouge tout comme l’IR780. Les résultats illustrent une efficacité permettant d’envisager l’emploi de Gd-PEG-Bi comme agent nanotheranostique. Les liposomes couplés à une interleukine et les dendrimères chargés en Gd ont eux aussi montré un grand intérêt en imagerie IRM pour les gliomes.
Show more

158 Read more

La neuro-imagerie - De la psychiatrie à la pédopsychiatrie - Imagerie et cognition (7)

La neuro-imagerie - De la psychiatrie à la pédopsychiatrie - Imagerie et cognition (7)

cations cérébrales fonctionnelles et structurelles ont été identifiées pour chacune de ces maladies et ce, quels que soient le diagnostic psychiatrique et l’âge de la vie. Sans préjuger de l’origine de ces modifications, leur démonstration dans quasiment tous les trou- bles psychiatriques révèle que ces affections ne sont pas de simples « maux de l’âme » mais de réelles maladies liées aux modifications et aux dysfonctionnements d’un organe : le cerveau. Un tel constat devrait aider à changer le regard porté par la société sur ces patients et leur entourage, et dans certains cas où l’évolution est marquée par la chronicité, tels l’autisme infantile et certaines schizophrénies ou troubles affectifs. C’est toute la problématique du handicap psychique ayant un substrat organique qui pourrait être soulevée.
Show more

12 Read more

La neuro-imagerie au service de la maladie d’Alzheimer - Imagerie et cognition (3)

La neuro-imagerie au service de la maladie d’Alzheimer - Imagerie et cognition (3)

post-mortem de MA a été posé ont un profil PiB-positif, c’est-à-dire que l’examen cérébral par TEP-PiB montre une fixation importante de ce marqueur dans le néocor- tex. Un profil PiB-positif similaire à celui des patients atteints de MA est observé chez environ un tiers des sujets âgés asymptomatiques et la moitié des patients qui manifestent un MCI (mild cognitive impairment), tandis que les autres n’ont pas ou presque pas de PiB dans le cortex [9, 10] . Nous ne disposons pas à l’heure actuelle d’un recul suffisant pour savoir si un tel profil PiB-positif s’accompagne systématiquement d’une conversion plus ou moins rapide vers la démence. Il est clair que le risque est accru, mais d’autres études seront nécessaires pour évaluer précisément la spécificité et la sensibilité d’une telle mesure, dans l’absolu mais aussi par comparaison aux autres mesures. Il serait ainsi possible de définir le marqueur ou la combinaison de marqueurs offrant le meilleur rapport fiabilité/coût pour le diagnostic de la MA.
Show more

6 Read more

Imagerie médicale

Imagerie médicale

Le succès de ce modèle d'apprentissage approfondi est dû principalement aux facteurs suivants. Parmi eux, on peut citer : (a) des avancées dans les outils informatiques, les unités centrales de traitement de haute technologie et les unités de traitement graphique (GPU) pour paralléliser massivement les calculs au moment de l’apprentissage, (b) la disponibilité d'une énorme quantité de données (c'est-à-dire des données volumineuses), (c) l’évolution des algorithmes d’apprentissage [79]. Techniquement, l'apprentissage approfondi peut être considéré comme une amélioration par rapport aux réseaux de neurones artificiels classiques en ce sens qu'il permet la construction de réseaux à plusieurs (plus de deux) couches. Les réseaux de neurones profonds peuvent découvrir des représentations d'entités hiérarchiques telles que des entités de niveau supérieur puissent être dérivées d'entités de niveau inférieur [78]. Ces techniques permettent aux représentations hiérarchiques d’être apprises uniquement à partir de données, l’apprentissage approfondi a permis d’obtenir des performances record dans diverses applications d’intelligence artificielle [80] et de grands défis [81]. En particulier, l'amélioration de la vision par ordinateur a incité à l'apprentissage approfondi dans l'analyse d'images médicales, comme la segmentation de l'image [82], l’enregistrement d'images [83], la fusion d'images [84], l'annotation d'image [85], le diagnostic assisté par ordinateur (CADx), le pronostic [86], la détection des lésions/tumeurs [87] [88] et l’analyse microscopique de l'image [87] [89].
Show more

172 Read more

Show all 2278 documents...