histoire du 20e siècle

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compte rendu d'ouvrage: Ségal, Jérôme, Le Zéro et le Un: histoire de la notion scientifique d'information au 20e siècle.

compte rendu d'ouvrage: Ségal, Jérôme, Le Zéro et le Un: histoire de la notion scientifique d'information au 20e siècle.

histoire de la notion scientifique d'information au 20e siècle, Paris, Syllepse, 2003, 900 p., ISBN 2847970460 L’ouvrage de Jérôme Segal (né en 1970) est la publication d’une thèse, ce qui explique sa longueur notablement substantielle de 890 pages. Il est organisé en douze chapitres rassemblés en trois parties dont la première, consacrée à la naissance de la théorie mathématique de la communication, incontestablement la plus homogène, met en évidence l’émergence de la notion d’information et ses liens avec la cybernétique dans les différents contextes nationaux en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Une des hypothèses principales de l’auteur, qu’il développe tout au long de son ouvrage, est l’idée d’un co- développement de l’informatique et de la cybernétique qui sont les deux faces de la théorie de l’information telle qu’elle se constitue dans l’après seconde guerre mondiale. La division du reste de l’ouvrage en deux autres parties respectivement intitulées « un développement multidis- ciplinaire » et « le rôle de la théorie de l’information dans ce développement multi- disciplinaire » paraît artificiel et ne se justifie que pour des raisons d’équilibre et probablement par le fait que le chapitre 10, consacré à la cybernétique en ex-RDA, ne pouvait à lui seul constituer une partie. Ce chapitre, s’appuie sur des sources encore inexplorées, fonds d’archives ou entretiens. L’auteur exploite également ses liens fami- liaux : il est apparenté à Jacob Segal (1911- 1995) qui fut directeur dans les années 1950 de l’institut de biologie générale de l’université Humboldt de Berlin, et par ailleurs hostile à l’hégémonie de la cyber- nétique, au départ estampillée de « science bourgeoise » puis tenue pour une panacée universelle.
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Histoire de l'enseignement de la lecture débutante au 20e siècle : à la recherche de l'équilibre

Histoire de l'enseignement de la lecture débutante au 20e siècle : à la recherche de l'équilibre

Pourtant, notre étude montre que dès les années 1970, la recherche scientifique sur l'enseignement de la lecture débutante met en évidence l'importance du décodage pour parvenir à l[r]

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Émigrer à Villeurbanne. Huit parcours d'étrangères et d'étrangers au 20e siècle

Émigrer à Villeurbanne. Huit parcours d'étrangères et d'étrangers au 20e siècle

et le deuil qu’elle en porte. Les immigrés vivent en effet cette situation tout à fait particulière analysée par Freddy Raphaël : ils se retrouvent en position minoritaire dans un lieu qui n’est pas le leur, dans un environnement qui obéit à d’autres règles sociales que celui qu’ils connaissent. L’ailleurs qu’ils ont laissé leur parait plus familier et accueillant. Habiba admet par exemple que les retours en Algérie et les retrouvailles avec les membres de sa famille lui sont bénéfiques : « parce qu’ici en France j’ai personne, j’ai pas de famille, j’ai rien, ni moi ni mon mari. Alors ce que fait, ça me fait du bien de voir un peu la famille ». La nostalgie de Habiba s’exprime donc essentiellement par rapport à son entourage proche. Si l’entretien dénote une certaine fierté nationale : « j’allume et je regarde un peu le pays oui, pour qu’on l’oublie pas. On n’oublie pas le pays, je suis née là-bas moi », la nostalgie du pays de Habiba s’exprime avant tout à travers son histoire individuelle. Habiba est arrivée en France à l’âge de 24 ans, ce qui lui a permis d’accumuler de nombreux souvenirs. Elle était très proche de sa mère, aujourd’hui décédée, et de sa sœur qui représente une « plus qu’une sœur » restée en Algérie. Le sentiment d’appartenance au pays d’origine est donc bel et bien présent mais là encore, c’est avant tout le besoin de retrouver les racines de son environnement social qui influence le désir de retourner au pays. Son mari est également enterré en Algérie. Un retour serait donc tout à fait symbolique : finir ses jours là où ils ont commencé et là où se trouvent ceux qu’elle aime, ses enfants étant désormais adultes et vivant « un peut partout » en France. La boucle serait ainsi bouclée, rejoignant cette idée de linéarité de l’existence. Cette pensée est également exprimée par I.Ivantsiv qui n’exclut pas la possibilité d’un retour dans la maison en Ukraine que lui ont légué ses grands parents : « C’est peut-être aussi une petite issue pour revenir, pour dire que je suis né là-bas, peut-être qu’un jour je retournerai là-bas … Vers le soleil couchant. Ce sera plus près, parce que c’est à l’Est ! ». Le retour peut donc être envisagé comme une finalité symbolique.
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Géographie et imaginaires nationaux entre le 19e et le 20e siècle : l'invention de l'Italie et la circulation des cultures géographiques

Géographie et imaginaires nationaux entre le 19e et le 20e siècle : l'invention de l'Italie et la circulation des cultures géographiques

Comme plusieurs auteurs l’ont déjà remarqué, la dialectique binaire entre humanité et nature, histoire et géographie, sciences sociales et sciences physiques en tant que termes opposés, mais jamais séparés et toujours en relation dynamique et mutuelle, était alors inspirée par la Naturphilosophie allemande de Friedrich Schelling et de Lorenz Oken. Celle-ci aura en effet une influence remarquable sur une grande partie de la géographie européenne du 19 e siècle (Nicolas-Obadia 1974; Ferretti 2013) et, dans ce cas, sur l’idée de l’existence d’une certaine solidarité entre le peuple et son territoire. Ritter a présenté ces deux termes comme constituant le noyau central de sa conception de la géographie dans une lettre envoyée à la Société de Géographie de Paris, affirmant que son but était de « comparer ce que la nature a donné avec ce que l’histoire a fait » 12 . Ranuzzi expose le même principe, affirmant que, « en appliquant ces analyses de la distribution des formes terrestres à l’histoire et au développement des différents peuples, nous verrons comment les caractères qui constituent leur individualité spécifique sont en harmonie avec les principes que nous pouvons déduire de la nature des formes terrestres elles-mêmes » (Ranuzzi 1840, p. 17).
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Abus et résistances internes de prisonnières femmes incarcérées aux États-Unis de la fin du 20e siècle à nos jours

Abus et résistances internes de prisonnières femmes incarcérées aux États-Unis de la fin du 20e siècle à nos jours

19 e siècle la ségrégation entre noirs et blancs avait déjà commencé après la fin de la guerre de Sécession, ce qui explique pourquoi les prisonnières étaient séparées par des indicateurs de couleur de peau. On découvre alors ici la permanence de certains groupes dans le statut de criminel à cause de facteurs racistes et les privilèges accordés par la suprématie blanche. Les transgressions genrées étaient donc, et semblent toujours être, une responsabilité majeure dans l’histoire de l’incarcération des femmes aux Etats-Unis. Reviere et Young (2006) mettent en lumière les crimes anciens spécifiques des femmes les conduisant à la prison ou à la condamnation notamment la sorcellerie, l’adultère et les rumeurs (commérages). Elles établissent une évolution de ces crimes majeurs pour les femmes aux crimes les plus fréquents actuels tels les délits/crimes liés aux affaires de drogues, les mauvais traitements envers les enfants et le meurtre d’un compagnon (souvent violent). Ces femmes ont pour point commun une double condamnation : pénale et sociétale. Franchir la nature traditionnelle féminine n’est pas tolérée dans une certaine mesure et ce depuis plusieurs siècles, la seule évolution notoire est le changement dans les crimes les plus fréquents mais qui ne remettent pas en cause ces injustices et stéréotypes genrés. On peut alors parler de crimes genrés, crimes qui semblent réservés aux femmes, tendance au 19 e siècle comme de nos jours. Nous pouvons alors remarquer un système carcéral et criminel organisé par le genre où chacun semble prisonnier des conditions de son genre avant de l’être derrière les barreaux de la prison. Talvi (2007) insiste également sur ces « affronts » contre le système du genre en exposant les arrestations, les idées préconçues sur les prisonnières et les criminelles qui remontent à la fin du 18 e siècle aux États-Unis : à cette époque, les femmes criminelles étaient celles qui bafouaient leur rôle genré par des actes de prostitution, d’ivresse sur la voie publique, de vagabondage et d’infidélité par exemple. Ces femmes étaient vues comme honteuses et scandaleuses, plus que les hommes même si parfois les crimes étaient similaires car une femme transgressive et criminelle était quelque chose de plus choquant qu’un homme en raison de normes conventionnelles du genre.
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L'ordre technologique ou le non-monde de la servitude : la critique philosophique de la technique au 20e siècle

L'ordre technologique ou le non-monde de la servitude : la critique philosophique de la technique au 20e siècle

satisfaire leurs besoins matériels. » 103 Certes, la culture est aussi importante. Mais elle n’a pas le caractère cumulatif du savoir technique qui, à mesure qu’on avance dans l’histoire, lui confère précisément un rôle de plus en plus important au point qu’elle finit bien par être le moteur du devenir de la société toute entière. L’autonomie de la culture est sans aucun doute bien réelle, car en dépit de ce qu’a soutenu un certain marxisme, et même Marx lui-même, on ne peut pas dire qu’un certain degré de développement technique « détermine » une culture. Mais il contraint sans aucun doute l’éventail des possibilités de manifestation culturelle. La culture peut servir de régulation à l’action, définir des buts et les orientations que devrait suivre le phénotype étendu des hommes en raison de la distanciation qui est sienne. Sous ses déterminations symboliques et techniques, l’homme du quotidien est parfois libre, parfois esclave. Par contre, en soi, l'homme, entendons ici l’espèce, est ontologiquement libre, car il produit lui-même, par le symbole et la technique, « le monde ». Le symbole met à distance l'homme de la nature, alors que la technique l’y réintègre. C'est sans doute ce jeu complexe et dialectique entre distanciation symbolique et intégration technique qui est le véritable principe de l’advenir de la mondéité, plutôt que la technique seule. L'homme est donc par essence un animal symbolique et technique. On ne doit donc pas le réduire qu'à l'une de ses dimensions fondamentales comme l'ont fait certains auteurs. Ces deux dimensions sont importantes et cruciales pour la survie de l'homme. Nous plongerons maintenant au cœur de la critique philosophique qu'a subie la technique au milieu du 20e siècle. La thèse fondamentale que nous analyserons : la technologie aliène l'homme en brimant sa liberté.
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LA FANFARE ARMÉNIENNE DU NÉGUS Représentations des étrangers, usages du passé et politique étrangère des rois d'Éthiopie au début du 20e siècle

LA FANFARE ARMÉNIENNE DU NÉGUS Représentations des étrangers, usages du passé et politique étrangère des rois d'Éthiopie au début du 20e siècle

VINGTIÈME SIÈCLE. REVUE D’HISTOIRE, 119, JUILLET-SEPTEMBRE 2013, p. 85-97 85 ces enfants formèrent pendant cinq ans la « fan- fare royale » du prince héritier. Leur maître de musique, l’Arménien Kévork Nalbandian, composa à la demande du ras Täfäri le premier hymne national de l’Éthiopie. Au moment pré- cis où l’affirmation d’une nation éthiopienne indépendante constituait un enjeu central de la politique étrangère des rois d’Éthiopie, la créa- tion d’une musique nationale fut donc, para- doxalement, entièrement confiée à des immi- grants arméniens. Activement réinvesti de nos jours dans la mémoire collective, comme en témoigne la perpétuation du nom amharique des arba ledjotch (les « quarante enfants » ou « gamins ») à Addis Abeba, cet événement est resté oublié par l’histoire savante. Il demeure inexplicable dans une historiographie qui, cal- quée sur le modèle des community studies, attri- bue aux étrangers des spécialisations économi- ques ou des caractères, et décrit indifféremment les présences arménienne, grecque, indienne et arabes en Éthiopie sur le modèle des diasporas marchandes 2 . Il interroge pourtant l’utilisation
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L’édition de textes de femmes anarchistes du début du 20e siècle : pratiques et principes

L’édition de textes de femmes anarchistes du début du 20e siècle : pratiques et principes

ait réussi un succès marqué en trente ans est remarquable ; le fait que ce succès ait eu lieu dans un contexte sombre de récession économique et de réaction politique est tout simplement extraordinaire. 38 A se consacrer à déterminer ce qui est édition militante ou non on risque d’oublier que tout acte d’édition est un acte profondément politique. En réalité très peu de maisons d’éditions ne produisent que par appât du gain (ce qui est aussi une position politique). Pour une maison d’édition telle que Antipodes, à Lausanne, spécialisée dans les textes d’universitaires en histoire et critique sociale, la question du financement est cruciale. L’édition indépendante en Suisse fonctionne en grande partie de façon subventionnée par différentes instances. Dernièrement, l’un des fonds principaux (fonds national de la recherche suisse) ne subventionne plus que les livres électroniques voués à être mis dans le domaine public deux ans après leu parution. Certaines universités telles que l’université de Lausanne finance les livres écrits par ses chercheurEs plus systématiquement que l’uni de Genève ou autres et cela influe sur le choix des manuscrits. Cependant, la question du financement est toujours considérée en relation avec bien d’autres considérations : l’amour porté au projet bien sûr, mais également des questions éthiques : la maison d’édition montre peu d’enthousiasme pour les financements provenant des fondations des industriels suisses par exemple. Un autre phénomène est le fait que la recherche et les demandes de financement représentent en elles-même des investissement de temps important pour les éditeur-trices et donc poussent à publier l’ouvrage même s’ils ne sont pas obtenus.
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Témoignages de commandes publiques en architecture à Liège au 20e siècle

Témoignages de commandes publiques en architecture à Liège au 20e siècle

et de la Ville de Liège Le quartier « Grand-Léopold » Au centre-ville mais contourné depuis longtemps, le quartier Léopold a subi de nombreuses évolutions au cours de son histoire. Il concentre aujourd’hui les attentions et se forge patiemment une nouvelle identité. Après une contextualisation historique et urbanistique, la découverte du quartier révélera aux visiteurs un lieu en pleine mutation, un quartier historique qui se réinvente un présent surprenant.

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Moralité internationale et hégémonie : les droits humains au 20e siècle

Moralité internationale et hégémonie : les droits humains au 20e siècle

Parmi les critiques ayant marqué l’histoire des droits, il y a celle de Jeremy Bentham (1748-1832). Il s’oppose à la dimension abstraite des droits et par conséquent, à leur caractère indépendant face à la société. Pour lui, le principe suprême est le plus grand bonheur du plus grand nombre. Le principe d’utilité se substitue à l’idée de droit naturel et suppose un rejet des principes abstraits puisqu’il est ancré dans la réalité empirique. Il rejette toutes idées qui relèvent de la fiction, y compris la loi naturelle et les droits naturels. Pour lui, les droits découlent de la loi et non pas le contraire, ce qui lui fera dire que « from real law come real rights; but from imaginary laws, from « law of nature, » come imaginary rights… Natural rights is simple nonsense » (Bentham cité dansWaldron 1987, 22). Le caractère abstrait des droits et leur relation à la pratique constitueront les piliers de la critique de Bentham pour qui la recherche du plus grand bonheur de tous constitue le principe éthique ultime. La moralité ne s’établit pas sur la base du droit naturel, mais plutôt sur sa capacité à rassembler le plus grand nombre de critères du bonheur : le caractère « bon » ou « mauvais » de la loi sera lui aussi jugé sur cette base. Pour lui, étant donné qu’il n’y a pas de différence entre les droits et la loi, le droit naturel, dans la mesure où il s’oppose à la loi positive, constitue un danger. Il est essentiellement subversif et incite à la révolte. De plus, les droits encouragent l’instabilité sociale incompatible avec la recherche du bien commun avec le télos utilitariste qui recherche plutôt le plus grand bonheur de tous. En effet, étant donné ce caractère abstrait des droits, ils peuvent entrer en conflit les uns avec les autres, sans pour autant que l’on soit en mesure de décider objectivement de la prépondérance de l’un sur l’autre. C’est avant tout une recherche de la justice sociale qui motivera les écrits de Bentham dont le retentissement se fera sentir jusqu’à nos jours 134 . Le caractère individualisant des droits sera également dénoncé par Marx au 19 e siècle alors que la société s’industrialise et que les droits naturels
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Histoire de la catégorie du pronom dans les grammaires françaises entre le 17e et le 21e siècle

Histoire de la catégorie du pronom dans les grammaires françaises entre le 17e et le 21e siècle

Cette analyse nous a permis de constater que les critères sémantiques ont dominé dans les défini- tions du corpus jusqu'au 20e siècle, mais qu ' à partie de cette époqu[r]

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Meules et moulins en Islande, du XVe au XIXe siècle : histoire d'une amnésie

Meules et moulins en Islande, du XVe au XIXe siècle : histoire d'une amnésie

, mais rarement, les gens ont pu ramasser en bouquets à l’automne et fouler comme on foule le blé (Jónasson S. J., 1945 :56). Cette plante est la version sauvage de l’orge domestique et n’existe pas sur l’île avant l’arrivée des Vikings. Elle résulte pour bien des auteurs (Hastrup 1985 et 1990, Amorosi 1996) des résidus d’orge cultivés laissés à l’abandon. Un autre phénomène invite à la réflexion, il s’agit de l’abondance de chevaux sauvages vivants dans les plaines laissées aux seuls moutons. En effet, si la christianisation n’a pas réussi à interdire la consommation de la viande chevaline avant la fin du XIIIe siècle, il n’empêche que la radicalisation religieuse a finalement eu raison de ces résidus de paganisme. L’élevage de mouton suffisant apparemment à la consommation des hommes, les chevaux furent donc laissés en liberté, mis à part quelques uns utilisés comme moyen de transports divers. Les textes parlent de troupeaux entiers vivants dans les contrées reculées. De quoi se nourrissaient ces chevaux sinon d’élimes des sables, ou orge sauvage? Cette question soulevée par Kirsten Hastrup, couplée à celle de l’oubli des outils de labour, pèsent lourd dans la balance visant à minimiser l’impact de la théorie climatique comme seule et unique cause d’abandon des cultures. On sait qu’il n’y a pas de minerais sur l’île et que tout est importé. L’Islande était-elle si pauvre qu’elle ne pouvait échanger de la laine et de la viande, par ailleurs de très
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Des légumes et des hommes. Pour une histoire des jardins potagers à Grenoble au 18e siècle

Des légumes et des hommes. Pour une histoire des jardins potagers à Grenoble au 18e siècle

d’extension menée par Lesdiguières au XVII e siècle, offrent la possibilité d’avoir un jardin, ils ne sont pas les seuls 337 . Ainsi, le secteur des rues du « Temple, Très-Cloitre et adjacentes » (section D) comporte 19 jardins dont deux « vastes », celui du secteur de l’édifice Notre-Dame (section L) en compte 17 et, autour des rues Neuve, plus de 13 jardins sont recensés. Certains espaces en sont un peu moins pourvus, comme les alentours du jardin de ville (7) et les environs de l’édifice Saint Louis (6). L’espace le plus dépourvu se situe aux environs des places aux Herbes et Claveyson, et ne comporte que 2 jardins. Cependant, tous deux sont de grandes tailles. Autour du quartier Saint Laurent, les terrains à flan de montagne semblent plus propices à la construction de jardins. On y trouve plus de 46 jardins, répartis entre les rues « Saint Laurent, la Perrière et Chalemont » et les « vignes qui sont au dessous du chemin de Chalemont et du Rabot ».Considérés comme des extensions directes de la ville 338 , les faubourgs du sud et de l’est de Grenoble (Très-Cloitre et le mas de l’Isle Verte) comptent 8 vergers et 25 jardins dont trois sont des « potagers ». A l’extérieur des remparts où la place ne manque pas, le registre mentionne 219 jardins, répartis entre « les confins du marais d’Eybens » (18 jardins), le « mas du vieux chemin » ( 45), le « mas des granges et gringallets » (54), les « Essart et Echirolles » (42) et les « Isles du Drac) (2) 339 .
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La Chine postmaoïste : un état légiste au 20e siècle : analyse socio-historique et analyse des discours de Deng Xiaoping – 1975-1992

La Chine postmaoïste : un état légiste au 20e siècle : analyse socio-historique et analyse des discours de Deng Xiaoping – 1975-1992

sont plus honorés comme ils devraient l'être. Le souverain porte alors l'entière responsabilité des maux qui affligent son peuple, car le Mandat du Ciel a pour seule [r]

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Une histoire (presque) sans mort. Le dépassement de la mort dans les chroniques anonymes (XIIe siècle)

Une histoire (presque) sans mort. Le dépassement de la mort dans les chroniques anonymes (XIIe siècle)

Depuis que nous ne savons plus mourir, depuis que nous avons perdu cette familiarité et cette sérénité avec la mort qui formait, par dépassement, un tout avec la vie, il nous faut recomposer les vieux cadres conceptuels plusieurs fois centenaires. Il s’agit donc d’une démarche nécessaire pour celui qui veut comprendre qu’au Moyen Âge la vie et la mort étaient deux facettes d’un même ensemble et qu’elles s’appartenaient l’une à l’autre 6 . Pour illustrer notre propos, nous utiliserons un texte médiéval qui aurait été initialement écrit en latin et que la critique considère, sans doute à tort, comme ayant été rédigé au début du XII e siècle. Ce document est parvenu jusqu’à nous à travers deux manuscrits, dont le plus ancien remonte à la fin du XV e siècle. Ils ont été traduits tous deux en castillan de l’époque et sont connus sous le nom de : Crónicas anónimas de Sahagún 7 . Mais avant de procéder à leur analyse, il nous paraît utile de fournir quelques précisions sur la façon dont les hommes de l’Occident médiéval percevaient et vivaient la mort 8
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Relations entre les grandeurs et les nombres dans les mathématiques de l'école primaire. Évolution de l'enseignement au cours du 20e siècle. Connaissances des élèves actuels.

Relations entre les grandeurs et les nombres dans les mathématiques de l'école primaire. Évolution de l'enseignement au cours du 20e siècle. Connaissances des élèves actuels.

Par suite, il ne s’intéresse pas à l’hectogramme et c’est uniquement la relation de centaine à unité qui est indiquée pour centimètre / mètre et litre / hectolitre alors que la dizaine[r]

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Histoire et mémoires des immigrations en régions aux XIXe et XXe siècle

Histoire et mémoires des immigrations en régions aux XIXe et XXe siècle

Coordination nationale de l'enquête (1) Il y a quelques mois se terminait la première phase du programme de recherche “Histoire et mémoires des immigrations en régions aux XIX e et XX e siècles”, initié en 2005 par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé). La coordination scientifique chargée de mettre en œuvre sa réalisation dans dix régions de France métropolitaine avait un double objectif : renouveler les connais- sances sur le fait migratoire et donner aux acteurs locaux comme aux habitants les moyens de prendre en charge leur propre mémoire régionale.
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La "Bienfaisance" en France au siècle des Lumières. Histoire d'un mot

La "Bienfaisance" en France au siècle des Lumières. Histoire d'un mot

qu'il serait possible de faire triompher un nouvel ordre moyennant une grande étreinte humanitaire de toute la Nation. Paradoxalement, la philosophie éclairée et la remise en cause des traditions religieuses qu'elle véhicule ont en partie tari les ressources financières de l'assistance, entre autres, les fondations pieuses : l'article "Fondations" de l'Encyclopédie, de Turgot, était particulièrement critique. La politique royale, elle-même, participait d'une certaine manière à ce "détournement" des finances vouées à l'assistance par son action contre les biens de mainmorte, en 1749. Finalement, le XVIII e siècle est globalement
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L'exception exemplaire : une histoire de la notion de génie du XVIe au XVIIIe siècle

L'exception exemplaire : une histoire de la notion de génie du XVIe au XVIIIe siècle

A) Génie et nature : légitimité et chant de mémoire Succédant aux grands romans allégoriques comme ceux d’Alain de Lille ou de Guillaume de Lorris et de Jean de Meun, dans lesquels la figure de Genius conservait beaucoup des caractéristiques dont la première latinité l’avait doté (principalement en représentant la fonction générative de la Nature, évoluant toutefois dans un contexte chrétien qui le subordonnait à Dieu 1 ), le « génie » au XVI e siècle se singularise. Non pas parce qu’il se met soudainement à désigner des qualités par lesquelles il devient possible de concevoir quelque chose comme un individu dans sa singularité : on a vu que le dieu romain Genius désignait aussi, d’une certaine manière, le propre des hommes, en étant lié à la fois à leur naissance et à leur destinée. Le génie au XVI e siècle ne se singularise pas non plus (du moins pas essentiellement) parce qu’il commence à se distancier de sa signification et de son usage d’origine, d’abord parce qu’il serait hasardeux de tenter de déterminer quel est exactement cet usage originel et cette signification première, tant le Genius romain est divers et protéiforme, ensuite parce que les débats entourant l’enrichissement de la langue au XVI e siècle montrent combien les innovations sémantiques procèdent par déplacements, greffes, traductions et calques : en somme par une imitation qui maintient fermement le lien que la langue vernaculaire entretient avec les langues anciennes et leurs figures d’auctorialité. Si le « génie » se singularise au cours de cette période, c’est plutôt parce que le terme fait l’objet d’une appropriation sémantique, laquelle, quoique s’inscrivant dans la tradition latine, l’adapte à des contextes et à des problèmes contemporains. Ainsi, une antique divinité, manifestement très présente dans la vie quotidienne des Romains, et participant directement à leurs modes de représentation, est devenue, au commencement de la modernité, une instance médiatrice servant à légitimer une pratique innovatrice et à synthétiser un ensemble de caractéristiques subjectives relevant autant du style que de l’éthos. Mais pour que ces emplois nouveaux fassent l’objet d’une assimilation dans la langue française, il faut encore que l’usage du terme de génie se généralise, et quitte le champ particulier des
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Un siècle de tennis à la Réunion. Brève histoire du deuxième sport de l'île

Un siècle de tennis à la Réunion. Brève histoire du deuxième sport de l'île

centre une masse croissante de la population, ceux d’air pur, au fond, et de redécouvrir son corps à une époque de plus en plus matérialiste qui vante la beauté et pousse à rester dans une éternelle jeunesse. Ce n’est pas le lieu ici de développer tous ces facteurs. Qu’il nous suffise de constater que le sport se développe à la Réunion, dans la patrie de Roland Garros 2 , même s’il le fait plus tardivement sans doute qu’en Métropole. Il faut en effet attendre la loi de 1946 qui érige l’île en département d’outre-mer pour voir tous les phénomènes favorables au développement du sport se ma- nifester. Mais celui-ci est d’autant plus rapide que ces phénomènes sont con- centrés sur une période plus courte. La Réunion, relativement immobile quand elle était colonie, voit son histoire s’accélérer après la deuxième guerre mondiale, surtout à partir des années 1960 quand Michel Debré, Premier ministre, devient son représentant à l’Assemblée nationale. Tout s’accélère alors, ne serait-ce que parce que le gouvernement souhaite encadrer une nombreuse jeunesse qui pourrait s’avérer trop turbulente. De là, sans doute, l’érection de nombreux stades, piscines et équipements sportifs de toutes sortes (Combeau-Mari, 2003) 3 .
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