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Quelle nouvelle histoire pour la recherche en communication ? Le cas de Walter Lippmann

Quelle nouvelle histoire pour la recherche en communication ? Le cas de Walter Lippmann

18 Afin d’échapper à ce concours de réification, il est primordial de déployer une réflexion ancrée dans une philosophie historique explicite et méthodique. Si la discipline souffre effectivement d’un manque flagrant de sens historique et que son histoire demeure encore à écrire, elle manque encore plus cruellement de recul par rapport à la nature même de l’enquête historique et de ses méthodes, qui ne sauraient être réduites à la simple élucidation post-politique de ces fameux faits « réels » et trop longtemps « cachés ». Paradoxalement, le cas de Lippmann nous montre qu’il est difficile d’identifier, même au sein de la « nouvelle histoire de la communication », le déploiement de perspectives historiographiques richement développées sur le plan conceptuel. L’urgence d’une telle tâche est pourtant évidente pour la nouvelle histoire de la communication, à défaut de quoi condamnée à déboulonner les hommes de paille du passé pour en produire de nouveaux. En quoi cette nouvelle histoire serait-elle nouvelle ?
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Histoire des médias et de la communication

Histoire des médias et de la communication

Canadian Historical Association 45 Société historique du Canada Chers amis, La présente est pour vous inviter à participer aux activités d’un nouveau sous-comité de la Société historique du Canada, le Comité d’histoire des médias et de la communication (CHMC). Notre groupe, officiellement mis sur pied lors de la dernière réunion annuelle de la SHC, existe depuis déjà quelques années et a notamment organisé des colloques sur l’histoire des médias au Canada en mai 2006 et en novembre 2008. Nos activités ont jusqu’à présent attiré de nombreux chercheurs anglophones et francophones. Nous sommes particulièrement fiers de cette participation diversifiée et nous comptons poursuivre dans cette voie. Notre définition du champ d’histoire des médias et des communications se veut large et englobe, entre autres, l’histoire des différents médias et de leurs structures organisationnelles, l’évolution des auditoires et de la sphère publique, l’histoire des communications à la manière d’Harold Innis ou de Marshall McLuhann (et des études qui gravitent autour de leurs travaux et de ceux d’autres chercheurs canadiens en histoire des communications) ainsi que la façon dont les médias traitent l’information et les événements historiques. La multidisciplinarité de ce champ d’études nous amène tout naturellement à accorder une place aux travaux de chercheurs canadiens qui s’intéressent à des sujets autres que canadiens. Nous travaillons également en étroite collaboration avec des membres de l’Association canadienne de communication (ACC) et nous espérons que ceux qui sont intéressés par l’histoire du cinéma, du livre et de la culture de l’imprimé, parmi d’autres spécialités, collaboreront à nos activités.
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L’histoire publique et le musée : enjeux professionnels d’un concept hybride entre histoire et communication appliqué à l’exposition <i>Nous et les autres : des préjugés au racisme</i>

L’histoire publique et le musée : enjeux professionnels d’un concept hybride entre histoire et communication appliqué à l’exposition <i>Nous et les autres : des préjugés au racisme</i>

Chapitre 3 En quoi le musée est-il un acteur spécifique de communication sur l’histoire dans l’espace public ? La notion d’histoire publique renvoie donc, selon une lecture que l’on peut faire de la théorie d’Habermas sur l’espace public, à la transmission d’un savoir attentif à tous et que tout le monde peut s’approprier. Or la distinction qu’il convient de rappeler entre privé et public témoigne du fait que, souvent, la demande sociale associée à l’histoire se révèle être une demande de mémoire voire de réparation. Selon Guy Zélis : « Aujourd’hui différentes disciplines se penchent sur une question commune : comment gérer la mémoire de traumatismes collectifs pour amener à un apaisement ou une réconciliation entre victimes et bourreaux (…) L’histoire serait donc confrontée à une nouvelle demande sociale et une réflexion s’impose quant à la place que doit prendre l’historien dans la société. Elle doit s’ouvrir certes sur la diffusion scientifique mais plus encore sur la communication culturelle et sociale de l’histoire. Celle-ci prend les formes de l’histoire publique » 21 Aux fondements de l’histoire publique on retrouve donc la question mémorielle. Francis Hartog explique cette différence en arguant que, si l’histoire est beaucoup sollicitée dans la société contemporaine, elle l’est surtout sous forme de passé convoqué dans le présent, autrement dit d’un recours à la mémoire. Ainsi, l’histoire publique se confondrait, en un sens, avec la mémoire collective. La demande d’histoire que l’on retrouve, notamment, à la faveur des nombreuses commémorations, étant bien celle de la mémoire. Interrogé par Julien Tassel, Hartog décrit le phénomène en ces termes : « Il convient ensuite de distinguer entre usages du passé et usages de l’histoire, parce qu’aujourd’hui nous sommes dans un moment où « le passé » est devenu le terme le plus générique. On parle beaucoup plus des usages du passé que des usages de l’histoire, de même qu’on parle beaucoup plus de mémoire que d’histoire, et ces deux notions – mémoire et passé – marchent, si je puis dire, la main dans la main. » 22 Si l’histoire suscite autant de débats et de controverses c’est aussi car elle est associée à l’idée d’identité. Si l’histoire privée se comprend comme le récit de soi ou le témoignage familial, l’histoire publique correspondrait-elle davantage à la construction d’une mémoire publique ? Comment réaliser ainsi, grâce aux nouvelles techniques de transmission offertes par l’histoire publique dans la pratique professionnelle, une histoire plus inclusive ?
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ARTheque - STEF - ENS Cachan | « Vous êtes une hormone : racontez votre histoire » Un moyen de communication en sciences : l'expression théâtrale

ARTheque - STEF - ENS Cachan | « Vous êtes une hormone : racontez votre histoire » Un moyen de communication en sciences : l'expression théâtrale

À ce propos, il nous semble important d'utiliser le même outil pour faire évoluer les représentations que celui qui les a fait émerger car cela facilite pour l'élève la mise en rapport d[r]

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Il devait conter une histoire

Il devait conter une histoire

bécasse, je crie : “Lapin !”Et je triomphe avec excès lorsqu’on sort les pièces du carnier, au déjeuner de midi ». Gare aux lecteurs ! 56. Ce motif de la perte est topique dans la culture occidentale. Un exemple suffira pour illustrer ce malaise dans la communication/communion : « Quoique j’eusse beaucoup choses à vous écrire, je n’ai pas voulu le faire avec le papier et l’encre ; mais j’espère aller chez vous, et vous parler de bouche à bouche, afin que notre joie soit parfaite ». (Épître de l’apôtre Jean, 2.1.12). Le lien de l’oralité conteuse plus forte que la mort est évidemment le motif même du jeu de don (la fable) et de contre-don (la vie) qui structure le scénario des Mille et Une Nuits. Évoquer la figure de Schéhérazade à l’horizon de son écriture ne déplaît d’ailleurs pas à Maupassant : « C’était pendant la saison des chasses, dans le château de Banneville. L’automne était pluvieux et triste (…). Le vent faisait sur les volets des poussées bruyantes et lançait les vieilles girouettes en des tournoiements de toupie. On voulut alors conter des histoires, comme il est dit en des livres ; mais personne n’inventait rien d’amusant. Les chasseurs narraient des aventures à coups de fusil, des boucheries de lapins ; et les femmes se creusaient la tête sans y découvrir jamais l’imagination de Schéhérazade ». (Une Veuve, le Gaulois, 1 er septembre 1882).
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Histoire des stomatodynies

Histoire des stomatodynies

« Pour un organe aussi vulnérable que la langue, on ne peut surestimer le danger d’une telle démarche, ni condamner assez vertement son utilisation. Son caractère non-scientifique et inefficace n’est plus à démontrer. » Ainsi, sans pouvoir lui-même proposer des réponses satisfaisantes à ces problématiques, il démonte méthodiquement les fondements de l’approche qui vient de voir le jour sur le vieux continent. Il faut bien l’audace d’un Américain pour oser, à quarante ans à peine, tenir tête à des confrères aussi vénérables et influents que le digne Professeur Verneuil (alors âgé de plus de soixante-cinq ans) ! Cet article – qui fit l’objet d’une communication au Congrès annuel de l’American Laryngological Association – est l’occasion pour lui d’appeler ses pairs américains à des recherches plus approfondies. Assez curieusement, nous n’avons pas trouvé de citation de cet auteur dans nos sources plus tardives ; mais nous ne pouvons manquer de supposer que cette lecture (dans un congrès à caractère national) a stimulé ses confrères à de plus amples recherches, notamment les oto-rhino-laryngologistes Greenfield Sluder et L. W. Dean, que nous verrons plus loin.
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Une histoire de silences

Une histoire de silences

cri du praeco, le voile et le jeu du tibicen cherchaient à isoler le sacrifiant du cadre l’environnant selon un système de cercles concentriques de plus en plus effi- caces. Le pan de la toge rabattu sur la tête n’offrait qu’une protection minime et symbolique contre les possibles paroles néfastes car il ne pouvait véritablement protéger les oreilles du sacrifiant des sons extérieurs. La voix du praeco élargissait la sphère sacrée dans la mesure où elle ne s’appliquait pas à un seul individu. L’espace couvert par la voix du héraut dépassait le cercle des plus proches desservants du sacrifiant. Son cri se voulait universel, il appelait tous les citoyens à ne pas pertur- ber la communication en train de s’établir entre le responsable du sacrifice et les dieux : retenez vos langues, vous tous qui assistez à la scène ! Il souffrait néan- moins d’une limite inhérente à sa nature même : cri unique, puissant mais réduit à deux mots, fauete linguis, sa valeur performative était restreinte dans l’espace et le temps. Rien ne garantissait le sacrifiant que ce silence favorable serait respecté aussi longtemps que le réclamerait le rite : les effets de sa parole étaient intrinsèque- ment volatils. La troisième modalité d’obtention du silence, le jeu de la tibia, offrait cette durée et cette ampleur qui manquaient au cri du praeco. Le tibicen pouvait jouer aussi fort et aussi longtemps qu’il était nécessaire, autant qu’il le faudrait pour l’achèvement parfait du rite. Instrument au corps d’os, d’ivoire ou de bois, la tibia permettait l’obtention de sons puissants, rendant matériellement crédible une isola- tion phonique entre le sacrifiant et le monde extérieur 113 . Pour cette raison, il faut supposer que le tibicen jouait par-dessus ces formules qui n’étaient pas destinées à être entendues par un hypothétique public. Le rôle du musicien était complémen- taire de celui du praeco dans la mesure où tous deux cherchaient à annuler l’effet d’éventuelles paroles négatives perturbant les formules prononcées par le sacrifiant. Le héraut découpait un espace destiné au silentium rituel, que le musicien ampli- fiait grâce à son instrument. Contrairement au silentium augural, le silence requis par les sacrifices était donc, d’un point de vue acoustique, un silence empli de sons, autrement dit un silence bruyant.
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Histoire de l’art, histoire de l’architecture et histoire des techniques (Europe XVe- XVIIIe siècle)

Histoire de l’art, histoire de l’architecture et histoire des techniques (Europe XVe- XVIIIe siècle)

collective de l’activité inventive qui est mise en avant et, dans les deux cas, le point de vue invite à examiner les réseaux, la circulation et les échanges des hommes, des œuvres et des techniques. relevons en particulier le thème commun de l’atelier et plus généra- lement des lieux de l’invention. Les historiens de l’art ont entrepris de déconstruire la notion d’atelier en révélant comment la représentation humaniste de ce lieu avait masqué la composante manuelle et commerciale de l’art 32 . Ce qu’il est convenu d’appeler les « studio studies 33 » s’intéressent à l’identification des lieux de la création qu’ils soient fixes (ateliers, bouti- ques, ateliers-école, atelier-logis, bureau, cabinet, manufacture) ou itinérants (chantiers, loges, ateliers ruraux). Elles visent à comprendre ce qui se passe réellement dans ces lieux (fabrication, vente, enseignement, vie domestique, lieu de sociabilité, etc.), à identifier les individus qui les fréquentent (avec une attention particulière aux femmes), à les localiser dans l’espace urbain et à restituer leurs caractéristiques physiques et fonctionnelles 34 . approcher l’architecture par le thème de l’atelier, autrement dit par le « bureau » et le chantier, met immédiatement en lumière différents acteurs (dessinateurs, inspecteurs, conducteurs, commis, contrôleurs, entrepreneurs, artisans, experts) dont l’identité, les fonctions et les rapports avec les maîtres d’œuvres renommés nous sont en partie inconnus 35 . Les académies, les universités et les écoles ont de même été repensées à partir des pratiques des enseignants (professeurs, assistants), des formes de communication non verbales et des supports d’enseignement (cahiers d’exercices, cahiers de notes, feuilles de modèles à copier, maquettes, manuels, etc.) 36 .
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Les noms de peuple ont une histoire

Les noms de peuple ont une histoire

Pour Lhote, les « vrais 34 » Lamta sont les Touaregs qui vivent aujourd’hui dans le Hoggar, le massif montagneux qui s’étend à peu près là où Ibn Khaldoun plaçait ses Lamta.. On ne voit[r]

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L'implication de la communication digitale dans une stratégie de communication

L'implication de la communication digitale dans une stratégie de communication

Concernant le contenu, nous avons exploré toutes les manières possibles afin que les fans puissent interagir avec Declic-Famille, les différents objectifs étant de créer un dialogue entr[r]

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Les statues habillées dans le catholicisme. Entre histoire de l'art, histoire religieuse et anthropologie

Les statues habillées dans le catholicisme. Entre histoire de l'art, histoire religieuse et anthropologie

Je m’arrêterai très inégalement sur cet ensemble de publications qui présente, à mes yeux, deux intérêts. Il contribue, d’une part, à manifester la complexité des facteurs qui suscitent (ou pas) un processus de patrimonialisation. Il a aussi et surtout l’intérêt de mettre en évidence la porosité des frontières entre histoire de l’art, histoire religieuse et anthropologie dès lors qu’il s’agit d’étudier les images, et notamment les images cultuelles. De ce point de vue, l’ouvrage qu'une historienne de l'art, Valeria Genovese, vient de publier sur les statues habillées et articulées retient particulièrement l’attention. Inscrit dans la lignée des travaux d’historiens de l’art comme Hans Belting et David Freedberg qui ont affirmé la nécessité d’étudier « toutes les images, et pas seulement celles que l’on considère comme artistiques », il intéresse non seulement les historiens de l’art, mais aussi les anthropologues et les historiens du fait religieux 3 .
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Une histoire à partir de l’art ? Autour de trois ouvrages récents en histoire de l’art

Une histoire à partir de l’art ? Autour de trois ouvrages récents en histoire de l’art

objets décoratifs…) qui n’en constituent pas moins l’environnement visuel d’une époque donnée 16 . Or, à ces deux ensembles, à la fois distincts et participant d’un tout, l’autrice applique la même méthode d’analyse : chaque image est rapportée à un double contexte, celui de sa fabrication et de son usage, et celui de sa transmission jusqu’à nous. En effet, contre une certaine histoire de l’art qui tend à « neutraliser les images par le musée » (p. 40), l’analyse en termes de culture visuelle implique notamment la « conscience de cet anachronisme », « les strates d’appropriation ainsi révélées <étant> comme autant d’injections de sens et de non-sens » dont il s’agit de tenir compte (p. 9-10). A. Lafont rappelle effectivement l’importance d’étudier l’environnement visuel d’un espace social à un moment donné pour le saisir dans ses mutations et ses contradictions : loin d’être de simples dépôts d’un possible Zeitgeist, les images analysées par l’autrice ont « des incidences directes sur (…) la ‘gestion’ politique des Africains en Europe et dans les colonies » (p. 40), elles peuvent être « des agents forgeant de nouvelles réalités » (p. 134). L’histoire de l’art s’offre ainsi à la lecture dans une formule qu’on pourrait dire décloisonnée, en ne référençant plus seulement les œuvres étudiées à d’autres œuvres, mais en faisant de l’art un support, parmi d’autres, de l’expression de la culture visuelle propre à une époque.
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La théâtralisation des cours en histoire

La théâtralisation des cours en histoire

Si le rapport professeur/élève est parfois à la source des difficultés des élèves à s’impliquer dans le cours, peut-être faut-il y réfléchir. L’ennui ressenti par l’élève dans une salle[r]

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Fragments d'un manuscrit de Basile en majuscule. Histoire des textes et histoire des livres

Fragments d'un manuscrit de Basile en majuscule. Histoire des textes et histoire des livres

1 FRAGMENTS D’UN MANUSCRIT DE BASILE EN MAJUSCULE HISTOIRE DES TEXTES ET HISTOIRE DES LIVRES Résumé : Sept folios fragmentaires provenant d’un même manuscrit du traité Sur le Saint-Esprit de Basile de Césarée sont ici identifiés, regroupés et décrits (Istanbul, Πατριαρχηκὴ βιβλιοθήκη, Μονῆς τῆς Ἁγίας Τριάδος 11 ; Patmos, Μονὴ τοῦ Ἁγίου Ἰωάννου τοῦ Θεολόγου, 393 ; Notre Dame, University of Notre Dame, Hesburgh Library, Frag. I. 63). Leur apport à l’établissement du texte de Basile est limité, mais leur témoignage sur l’histoire du texte n’est pas sans intérêt. C’est cependant dans le domaine de l’histoire des manuscrits et des hommes qu’ils apportent des éléments nouveaux : outre un contrat d’apprentissage du chant liturgique daté de 1430, ils comportent une note qui permet de préciser la période d’activité de Léontios, métropolite d’Imbros, actif au moins entre 1513 et 1541. Le croisement des différentes informations permet de déterminer que le manuscrit de Basile a probablement été démembré dans le premier tiers du 15 e siècle et utilisé alors comme gardes pour différentes reliures ; ces dernières ont toutefois été refaites, probablement dans la première moitié du 16 e siècle, dans les manuscrits de Patmos et d’Istanbul.
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Le sujet écrivant son histoire

Le sujet écrivant son histoire

Le questionnement qui a servi de fil conducteur à notre travail tient aux rapports entre écriture et histoire de vie, en se centrant plus précisément sur ce que l’écriture apporte de spécifique au pro- cessus de mise de sa vie en histoire ou en récit. C’était là notre finalité, la visée ultime vers laquelle tout notre effort était tendu. Mais tension n’est pas détention. En l’occurrence, le moyen que nous avions choisi pour mener cette quête – faire sur nous-mêmes l’expérience du récit de vie en groupe – a pris beaucoup de place. Il peut apparaître parfois comme ayant constitué par lui-même un objet d’échanges, de réflexion, d’investigation qui a eu tendance à passer au premier plan, reléguant la question de l’écriture au second. Nous ne l’avons pourtant jamais perdue de vue. Et c’est bien vers cette question – En quoi l’écriture est-elle agissante dans l’histoire de vie en groupe ? – que l’on veut revenir au moment de conclure. Nous y reviendrons en restant dans la perspective militante de l’éducation populaire qui voit dans tout processus de formation – y compris l’histoire de vie – non pas un aimable et inutile passe-temps, ni même un simple processus de construction de connais- sances (si tant est que qu’apprendre soit jamais une chose simple), mais la réponse d’un sujet pro- fondément inscrit dans un monde qui lui fait problème, réponse qui, d’une manière ou d’une autre, tend à s’adresser à l’environnement (et à la relation sujet/monde) dont elle vient pour les transfor- mer. L’histoire de vie n’échappe pas à cette règle dont il faut préciser qu’elle ne nous conduit pas à ce que René Lourau appelait « l’illusion pédagogique » consistant à croire qu’il suffise de former les gens (ou que les gens se forment) pour changer le monde. Ce qui n’empêche pas le processus authentiquement formateur de tendre vers cette transformation à la fois du monde et du rapport que le sujet entretient avec lui, comme vers un horizon, peut-être inaccessible, mais indispensable pour savoir où l’on va.
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Histoire de la médecine légale

Histoire de la médecine légale

« Comme  les  médecins  jugeaient  que  seul  le  traitement  des  affections  internes  était  de  leur  ressort  et  [qu’ils]  pensaient  que  la  connaissance  des  viscères  leur  su[r]

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Hypertexte : une histoire à revisiter

Hypertexte : une histoire à revisiter

La formulation ré- cente d’un vieux prin- cipe et d’une pratique Nous réaffirmons sous cette formule l’idée déjà connue selon laquelle l’hypertexte, tel qu’il existe d[r]

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Histoire et désir d'histoire

Histoire et désir d'histoire

Mais pour que ces constructions sociales (contemporaines ou posthumes) revêtent un commencement de vraisemblance et de consistance, encore faut-il un matériau. En d'autres ter[r]

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Pour une histoire du jeu vidéo

Pour une histoire du jeu vidéo

Histoire de rapports de force, de rapprochements économiques, du renforcement de l’industrie de l’entertainment • Étudie les conséquences des différentes crises (en particulier l’effondrement du marché des jeux vidéo en 1983) avec un regard global

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Histoire de la géographie au Québec

Histoire de la géographie au Québec

Brouillette 14 a utilisé les récits de voyage de Jacques Cartier 15 (1534 et 1535-36) et surtout ceux de Samuel de Champlain 16 (entre 1604 et 1626) avec les croquis et les cartes que[r]

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