Henry David Thoreau

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Langage, écriture et correspondances dans <i>Sept jours sur le fleuve</i> de Henry David Thoreau

Langage, écriture et correspondances dans <i>Sept jours sur le fleuve</i> de Henry David Thoreau

résulte donc d’un long travail de réécriture qui a permis à Thoreau de poser un regard neuf sur une expérience passée. Pour rapporter un événement, il procède de la même manière qu’avec l’écriture de son Journal : il décrit dans un premier temps l’incident et les observation le jour même puis, le lendemain complète ce qui a pu être oublié. Cette dernière étape représente dans un sens la partie la plus poétique car le travail des mots prend le pas sur la description. Elle est plus centrée sur l’écriture que sur l’événement en tant que tel. Cette technique permet de donner une signification poétique à un incident du passé. Par exemple, lorsque Thoreau décrit les transformations du paysage avec l’arrivée des colons et les guerres qui ont suivi , ou bien encore dans « Dimanche » lorsqu’il longe la rivière en étudiant les villages, c’est davantage pour exprimer le lien poétique qui unit la nature à ces ruines. L’Histoire est un moyen pour expliquer et sublimer les correspondances et métamorphoses qui s’opèrent dans la nature, ce qui permet à Thoreau d’accorder une place importante à l’expression de ces impressions et réflexions. Des critiques comme Stephen Adams et Donald Ross. Jr 1 se sont intéressées à ce processus de révision de l’écriture permettant l’émergence d’une mythologie personnelle dans les œuvres de Thoreau. Cette théorie, bien que spéculative sous certains aspects puisque les deux critiques ne possédaient que partiellement des éléments manuscrits, se fonde sur l’étude de bouts de papiers écrits par Thoreau et qui furent conservés. La confrontation des premiers et seconds jets de l’œuvre a permis de voir émerger une structure narrative différente plaçant le mythe au centre du récit. Mais la conception du mythe chez l’auteur, bien qu’il accorde comme nous l’avons vu précédemment une part importance à l’étude des mythes anciens
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Perambulating the Village: Henry David Thoreau and the Politics of “Walking”

Perambulating the Village: Henry David Thoreau and the Politics of “Walking”

“If you are prepared to leave father and mother, and brother and sister, and wife and child and friends, and never see them again,” Thoreau writes in his essay “Walking,” “if you have paid your debts, and made your will, and settled all your affairs, and are a free man, then you are ready for a walk” (“Walking” 186). If walking has the power to liberate, for walkers less receptive to the idea of freedom, Thoreau seems to suggest, who have not yet severed ties with society, have not yet freed themselves from the constraints of the marketplace and the dictates of social conventions, the benefi ts of walking will be limited. Yet those who do will benefi t greatly! To transcend the social and economic conditions modern writers, artists, and thinkers often embarked on a journey on foot, a journey by which they hoped to wed past and future, to acknowledge the rootedness of tra- dition while simultaneously exploring its limits and opening it up toward a malleable, uncertain future. The trajectory and routes of these modern walkers, their journeys through cities, into the wilderness, or across entire continents inform many—if not all—of the 20 essays collected in this volume. Whether they look at novelists, poets, painters, photographers, fi lmmakers, or simply at tourist walkers, all share an interest in moderns walking, and in the representation of their walks in the arts.
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Thoreau and the Capitalocene

Thoreau and the Capitalocene

21 As Eileen Crist writes, “what Henry Thoreau might have thought of « the Anthropocene » ” illustrates “the poverty of our nomenclature” insofar as critics seek to introduce new concepts without trying to solve the crisis caused by “the Age of Man ” (Crist 26-27). In the current age of the Anthropocene, in which “there is no more nature that stands apart from human beings ”, the Western (or European) conception of nature as separate from human activities is being constantly challenged and debunked (Purdy 13). Still, (eco)critics do not seem to have reached a consensus on the concept that would best illustrate humans ’ responsibility toward their environment and the toxic impact of contemporary socio-economic systems. In his famous memoir Walden; or, Life in the Woods (1854), Henry David Thoreau laid the foundation for an aesthetics that could break down the boundaries between natural and technological landscapes, namely the “toxic sublime”. The notion of the “toxic sublime ”, to which I will return further in this essay, can also be used to analyse Thoreau ’s socio-political agenda inasmuch as it urges the reader to rethink early descriptions of anthropocenical situations as being more representative of the Capitalocene or “the Age of Capital” than “the Age of Man”.
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Techno-Thoreau: Aesthetics, Ecology and the Capitalocene

Techno-Thoreau: Aesthetics, Ecology and the Capitalocene

ThOrEAu AND ThE TEChNO‑NATurAL LANDSCApE 1. Techno-Thoreau henry David Thoreau has long been identified as a foundational American environmentalist. This study serves the double purpose of investigating the aesthetic dimensions of Thoreau’s environ- mental philosophy while examining the philo- sophical and political implications of its capac- ity to break down the boundaries between the natural and the technological landscape. Deeply rooted in an Emersonian transcendentalist tradi- tion viewing nature as an organized and holistic “whole,” Thoreau’s ecophilosophy seeks to rec- oncile the idealistic with the empirical poles in its approach to natural and technological land- scapes, objects and situations. Consequently, this book starts by considering Thoreau as a “tech- no-author” who does not shun from embracing technological change in the romantic period and proceeds to develop an alternative, proto-ecocrit- ical form of the aesthetic of the sublime. it also calls for a reconsideration of Thoreau’s poetics and its legacy against the background of the “tox- ic sublime,” which sheds a new light on the meth- TOxiC mEChANizATiON:
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Scepticisme et politesse dans l'œuvre de David Hume

Scepticisme et politesse dans l'œuvre de David Hume

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Raison et empirisme chez David Hume

Raison et empirisme chez David Hume

106 Barbara D. Massey et Gerald D. Massey, « Genetic inference : a reconsideration of David Hume’s empiricism », dans Inference, explanation and other frustrations : essays in the philosophy of science, ed. John Earman, Berkeley, University of California press, 1992, p. 81-82 (nous traduisons). Barbara D. Massey et Gerald D. Massey distinguent deux types d’empirisme, à savoir un empirisme qui refuserait par principe la connaissance a priori de toute chose de fait, et un empirisme qui ferait « de la connaissance a priori une question a posteriori » (ibid., p. 81-82, nous traduisons). Tout en portant au crédit de Hume d’avoir choisi la seconde voie théorique, c’est-à-dire d’avoir reconnu l’existence d’instincts en vertu d’une méthode empiriste, ils lui reprochent de s’être ainsi mis en contradiction avec sa thèse empiriste de l’origine dans l’expérience de toutes les propositions portant sur les questions de fait (« Hume attributes to animals a priori knowledge of matters of fact with a liberality that would astonish even the most rabid rationalist », ibid., p. 76). Il nous semble toutefois impossible de conclure à un « caractère fallacieux » (ibid., p. 78, nous traduisons) de la théorie humienne, pour la simple raison que les éléments a priori délivrés par l’instinct, qui ne trouvent effectivement pas de place au sein de la distinction des raisonnements démonstratifs et des raisonnements probables, sont très consciemment placés par Hume en marge de celle-ci. Dans la section 4 de l’Enquête, la bipartition des raisonnements porte sur deux types d’objets de la raison humaine : à ce titre, elle n’ambitionne pas d’épuiser l’intégralité du champ des principes psychiques, et ne prétend donc pas prendre en charge les actes mentaux relevant de l’instinct.
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Expérience et narration chez David Antin

Expérience et narration chez David Antin

qu’il dit, de joindre la forme et l’acte à la parole afin que l’auditoire ne se contente pas d’écouter, de prendre connaissance, mais d’éprouver, de faire l’expérience de ce propos. Poète, performer, critique d’art, David Antin est né en 1932 à New York et vit depuis 1968 à San Diego en Californie. Depuis 1971, à l’invitation de musées, d’universités, d’institutions culturelles, David Antin improvise des talk poems ou talk pieces au croisement de la conférence, de l’anecdote, du monologue, de la méditation, du récit et du dialogue philosophique. Par des digressions en cascade, au gré de réflexions sur le cadre de l’adresse, l’art, les institutions, la société, ou le langage, un discours se construit, se déploie, dérive et s’observe, tandis qu’Antin parcourt imperceptiblement son motif. Pris ensemble, ses talks proposent une histoire critique de la poésie et de l’art des quarante dernières années ; un portrait mordant du mode de vie américain, de l’université et des institutions culturelles ; une réflexion sur la parole, l’oralité, la narration, le récit, la durée, la mémoire ; et une forme d’essai en droite ligne de Montaigne.
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Temporalité et surveillance dans l'art de David Rokeby

Temporalité et surveillance dans l'art de David Rokeby

puisque nous en sommes un rouage » 1 . Perçue comme étant l’archétype de la société de surveillance moderne, la machine panoptique dont traite Foucault est aujourd’hui associée à de nombreuses représentations visuelles. La force de son image a en effet assuré une génération de créations artistiques. Parmi celles-ci, l’œuvre de David Rokeby fait figure de modèle. Par le biais de ses propres logiciels de création, l’artiste cherche à redéfinir l’esthétique de la vidéosurveillance. La singularité de son art provient d’un intérêt marqué pour la dimension temporelle des œuvres et d’une exploration continue de l’œuvre numérique de surveillance au-delà du principe commun de l’interactivité. Certains critiques d’art le voit même comme le créateur d’un langage visuel qui lui est propre : « Mariant le temps et l'espace, le geste et le langage, l'art de David Rokeby crée, à partir de la logique informatique, une nouvelle poétique pour le XXI e siècle 2 ». Son emploi répété du logiciel de traitement vidéo VNS lui permet de créer de multiples mises en scène et d’engendrer diverses expériences interactives en temps réel. Ceci relève majoritairement d’une volonté de complexifier les formes de temporalités qu’implique l’image de surveillance.
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La transgression dans l'œuvre de David Cronenberg

La transgression dans l'œuvre de David Cronenberg

les rapports intimes qu'ils entretiennent avec cette femme. Claire est le trait d'union entre les deux hommes et permet, comme leurs autres conquêtes, d'assouvir indirectement un fantasme d'inceste homosexuel. Si Beverly et Elliot se font passer l'un pour l'autre afin de coucher avec les mêmes femmes, il leur arrive aussi de partager leur intimité avec une seule et même personne. Dans l'une des scènes les plus troublantes du film, Elliot invite son frère Beverly à danser avec lui et une prostituée prénommée Carrie. La jeune femme se trouve placée entre les deux hommes, à l'image de Claire sur l'affiche du film. Elliot profite de cette danse à trois pour caresser, par l'entremise de la main de Carrie, le dos de son frère. Filmé en gros plans, le visage de Carrie se crispe, visiblement excitée par ce qui ressemble à des préliminaires d'un genre particulier. Elliot, contrairement à Beverly que l'on ne voit que de dos, est filmé de face en légère contre-plongée. À cet instant du film, c'est sa supériorité sexuelle et son emprise sur Beverly qui est au centre de la représentation. Mais Cronenberg déjoue les horizons d'attentes du spectateur. Il n'y aura ni scène à caractère sexuel ni ellipse narrative laissant augurer un possible coït entre les trois personnages. Ce début d' étreinte créé le trouble dans l'esprit de Beverly qui, en s'éloignant du couple, refuse toute possibilité de triolisme. Seules les deux jumelles escort girls ramenées, le temps d'une soirée, par Elliot trouvent leur place au sein du couple formé par les deux hommes. Les doubles ne peuvent s'unir qu'à d'autres doubles afin de préserver leur propre unité. Parce qu'ils ne font qu'un, Beverly et Elliot sont dans l'incapacité de s'unir à une seule personne. Claire, tout comme Carrie lors de la scène du slow, menace leur équilibre. C'est pour cette raison que, comme l'a soulignée Marie Lemercier, dans son article « Canadianité et américanité dans le cinéma de David Cronenberg », Beverly cherche, peu à peu, à se défaire de son emprise :
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DAVID HONEY BOY EDWARDS   R.I.P.

DAVID HONEY BOY EDWARDS R.I.P.

Contemporain de Charley Patton, Robert Johnson et autres grands noms du blues rural de la première époque, dans tout le Deep South, il avait connu la vie dangereuse des musiciens noirs[r]

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The Genealogy of Duplicity in Henry James

The Genealogy of Duplicity in Henry James

CENTRE DE RECHERCHES SUR LES LITTÉRATURES ET LA SOCIOPOÉTIQUE (CELIS) The Genealogy of Duplicity in Henry James Perhaps no author in the modern Anglo-Saxon tradition has yet had a better sense than Henry James of what Nietzsche, in On the Genealogy of Morals and elsewhere, famously described as the “torture-chamber” of the soul in its making. Where else in American or British literature have such quintessentially Nietzschian themes as the subjugation of desire, the travails of sublimation and spiritualisation, of renunciation and sacrifice, found such rigorously formal and even dramatic representation as in James? Indeed the very thrust of the Jamesian formal enterprise seems to derive from a Nietzschian sentiment of “bad conscience,” that contradictory product of the pressure exerted upon the “human animal” by its
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Utilisation de la réaction de Henry dans la synthèse d'isostère hydroxy-éthylène

Utilisation de la réaction de Henry dans la synthèse d'isostère hydroxy-éthylène

Équation 6 : Réaction d’un aldéhyde avec un silylnitronate 21 Équation 7 Réaction générale pour la nitroaldol promue par l’alumine 21 Équation 8 Utilisation de l’alumine dans la synthèse[r]

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L'effet de la loi de Henry sur la dissolution du CO2 dans les eaux naturelles

L'effet de la loi de Henry sur la dissolution du CO2 dans les eaux naturelles

On seit que le coefficient de dissolution du gaz carbonique dans I âau augnrente.. lorsque la température diminue.[r]

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John Henry Walker (1831-1899), artisan-graveur montréalais

John Henry Walker (1831-1899), artisan-graveur montréalais

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Les sympathies dans l’œuvre de David Hume

Les sympathies dans l’œuvre de David Hume

La position de Nicholas Capaldi, dans David Hume. The Newtonian Philosopher 2 , est sans équivoque 3 : le philosophe écossais a rejeté la sympathie dans l’Enquête sur les principes de la morale et il a remplacé celle-ci par un nouveau principe général, le « sentiment d’humanité ». Ce rejet de la sympathie constitue le changement « majeur », selon lui, effectué dans l’Enquête par rapport à ce que l’on retrouvait dans le troisième livre du Traité 4 . Lorsqu’il indique que Hume a rejeté la sympathie, il veut alors parler de la sympathie entendue comme principe de conversion d’une idée en impression suite à l’augmentation de la force de l’idée. Il précise en effet que Hume continue d’utiliser le terme « sympathie » dans l’Enquête, mais que l’on doit considérer qu’il lui octroie alors un tout nouveau sens, et qu’il n’est pas autre chose qu’un synonyme du sentiment d’humanité 5 . Il rappelle que Hume n’a plus recours au mécanisme de la sympathie dans l’Enquête sur les principes de la morale et il indique ensuite que les fonctions remplies par le principe de sympathie dans le troisième livre du Traité sont désormais remplies dans l’Enquête par le sentiment d’humanité qui est une sorte de bienveillance, corrigée par les règles générales 6 . Il mentionne qu’on peut trouver plusieurs raisons 7 pour lesquelles la sympathie aurait été rejetée par Hume. Il traite également de ce qui constitue, selon lui, des conséquences du rejet de la sympathie, comme le « rejet de la communication de la vivacité » 8 , qui indique-t-il « était un lien connectant les trois livres du Traité » 9 , et la rupture entre la théorie de l’entendement, la théorie des passions et la théorie morale. La position de Capaldi quant au rôle joué par la sympathie                                                                                                                
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Le parcours philosophique de Henry Corbin phénoménologie-herméneutique et philosophie prophétique

Le parcours philosophique de Henry Corbin phénoménologie-herméneutique et philosophie prophétique

Pour faire apparaitre le lien entre la philosophie de Corbin et la bibliotheque iranienne, done entre son travail philosophique et son travail d'orientaliste, il suffit de comparer les [r]

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« Distincts non séparés » Michel Henry lecteur de Maine de Biran

« Distincts non séparés » Michel Henry lecteur de Maine de Biran

Henry. Plus encore, « en tant qu’elle est la vie », la subjectivité ne peut ni recon- naître ni nier une vie avec laquelle « elle se confond » 73 . Comment comprendre cette identification ou confusion ? Quel concept du mouvement M. Henry mobilise-t-il ? Car, après avoir souligné le caractère sui generis du mouvement, et sa présence dans toutes les déterminations de l’ego, il fait bientôt de la détermination proprement motrice, une détermination parmi d’autres d’une vie, tandis que le terme générique de mouvement n’en continue pas moins de désigner à la fois l’ego comme « l’être du mouvement », c’est-à-dire du mouvement originaire que nous sommes comme « soi charnel », et celui vers lequel il fait déjà signe : l’auto-mouvement de la vie, en lui immanente 74 . C’est dire que la non séparation de soi à soi, garantie dans le bira- nisme par le seul mouvement volontaire, est reconduite par M. Henry à « la pure unité avec soi de la vie, d’une vie qui n’est pas séparée de soi » 75 . Le mouvement
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Henry-Emile Chevalier et le feuilleton canadien-français (1853-1860)

Henry-Emile Chevalier et le feuilleton canadien-français (1853-1860)

intimem\~nt reliée à l'univers mystériflux du gothique qui, par un renversement dans la fiction, présente une image rlouvelle de la réalité canadienne-française. Cheva[r]

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Athanase David, précurseur des politiques culturelles au Québec

Athanase David, précurseur des politiques culturelles au Québec

Si le nom d’Athanase David reste très présent dans le paysage culturel québécois, c’est largement grâce au prix littéraire qui fut baptisé en son honneur. Son nom évoque également une sorte de mythe des origines de l’essor artistique du Québec au XX e siècle, sans qu’on puisse toujours cer- ner clairement la nature de sa contribution, les motivations à l’origine de sa politique culturelle et les circonstances qui l’on rendue possible. Une recherche récente permet d’affi rmer qu’en matière de politiques cultu- relles, le rôle historique d’Athanase David a été déterminant, si bien qu’on peut parler d’un avant et d’un après David 1 . Au cours de son histoire, le Québec a compté avant lui des hommes politiques imbus d’art et de culture générale, mais aucun d’eux n’avait eu jusque-là la vision d’une politique culturelle d’État ou la capacité d’agir équivalente à celle d’Atha- nase David. Question de personnalité, sans doute, tout autant que de conjoncture. Les hommes qui font l’histoire sont ceux qui ont l’intelli- gence de saisir le contexte propice à l’action, en s’appuyant à la fois sur leurs propres intuitions et sur les idées novatrices en émergence dans leur milieu.
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Le réductionnisme dans le Traité de la nature humaine de David Hume

Le réductionnisme dans le Traité de la nature humaine de David Hume

etc. Si Hume laisse le corps de côté et ne souhaite pas s’occuper de « philosophie naturelle » (II.1.1.2), c’est-à-dire se focalise sur la « philosophie morale », il ne renie pas pour autant une certaine inspiration anatomique 277 . A côté d’une physique-vedette et d’un Newton admiré, la médecine avait elle aussi ses succès ; comme la physique, elle faisait partie de la « philosophie naturelle », et surtout elle était empiriste – davantage qu’une physique abstraite et fascinée par les nombres. Etant donné l’enthousiasme général de Hume envers les succès des sciences et la relative gloire de plusieurs médecins de l’époque – dont un à qui le jeune David s’est adressé personnellement 278 –, il peut tout à fait avoir absorbé les notions de médecine ou de théorie anatomique nécessaire pour que l’idée d’un système de tuyaux ou de cordes lui apparaisse spontanément. Cette idée n’est pas éloignée, d’ailleurs, de celle d’un réseau de corps en orbite les uns autour des autres. Certes, les corps célestes en orbite ont moins de rapports entre eux que des points liés par des cordes ou des tuyaux, et il n’y a entre eux qu’une force et non pas plusieurs fluides ou relations possibles, mais l’étude humienne des rapports entre nos idées – basée, rappelons-le, sur l’atomisme des perceptions – reste modelée sur une base physique. Le qualitatif ou le phénoménologique sont reconnus tout en étant rabattus sur l’atomisme de la perception simple. Cela se réfracte dans toutes les parties des livres I et II, et même le scepticisme n’y change rien.
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