Hémopathies malignes

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Défaillance circulatoire au cours des hémopathies malignes

Défaillance circulatoire au cours des hémopathies malignes

Nous avons résumé dans le tableau 2 les caractéristiques et le pronostic des patients avec hémopathies malignes recevant une chimiothérapie en réanimation à partir de 7 études majeures dans le domaine (14) (15) (18) (28) (31) (32) (24). La mortalité en réanimation oscille entre 22 et 40% et est influencée par le nombre de défaillances d’organes (notamment si SOFA≥10) lors du séjour en réanimation et au moment de l’initiation de la chimiothérapie. La mortalité intra-hospitalière, entre 37% et 43%, est également influencée par les différentes défaillances en réanimation (ventilation mécanique, épuration extra-rénale, vasopresseurs) ou la présence de choc septique, syndrome de lyse tumorale ou aspergillose invasive, mais également par les caractéristiques du patient (âge, performans status, SAPS II, Charlson). La mortalité à 1 mois est à 40-50%, et n’est pas influencée par la nature de la tumeur, son stade, le délai depuis le diagnostic ni l’objectif curatif ou palliatif de la chimiothérapie (15), suggérant la nécessité d’une prise en charge thérapeutique initiale agressive même dans un contexte de cancer avancé. La mortalité à plus long terme est essentiellement liée à la progression de la maladie hématologique.
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Description de la prise en charge des cancers et hémopathies malignes chez les patients âgés hospitalisés en court séjour gériatrique et identification des facteurs pronostiques de décès à 18 mois

Description de la prise en charge des cancers et hémopathies malignes chez les patients âgés hospitalisés en court séjour gériatrique et identification des facteurs pronostiques de décès à 18 mois

63 DESCRIPTION DE LA PRISE EN CHARGE DES CANCERS ET HÉMOPATHIES MALIGNES CHEZ LES PATIENTS ÂGÉS HOSPITALISÉS EN COURT SÉJOUR GÉRIATRIQUE ET IDENTIFICATION DES FACTE[r]

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Hémopathies malignes et exposition résidentielle environnementale aux pesticides agricoles en population générale : revue systématique de la littérature

Hémopathies malignes et exposition résidentielle environnementale aux pesticides agricoles en population générale : revue systématique de la littérature

1 Introduction Depuis l’intensification agricole à la fin de la seconde guerre mondiale, les pesticides sont très largement utilisés pour l’agriculture conventionnelle dans les pays développés. La France est le deuxième consommateur européen de pesticides, avec 72 035 tonnes utilisées en 2018 (1). La question des effets sanitaires des pesticides est aujourd’hui devenue un enjeu majeur de Santé Publique. Plus d’une vingtaine de pesticides ont en effet été classifiés comme cancérogènes certains (Groupe 1) ou probables (Groupe 2A) pour l’Homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), d’après des études épidémiologiques et/ou toxicologiques, et pour différentes localisations cancéreuses : testicule, prostate, foie et vésicule biliaire, sein, poumon et Hémopathies Malignes (HM) (2,3). Au total, 6 pesticides ont été identifiés comme cancérogènes certains ou probables pour les HM : le lindane, le DDT, le dianizon, le glyphosate, le malathion et les polychlorophénols (3).
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Rôle des expositions environnementales aux rayons ultraviolets naturels et aux pesticides liés aux activités agricoles dans l’incidence des hémopathies malignes de l’enfant

Rôle des expositions environnementales aux rayons ultraviolets naturels et aux pesticides liés aux activités agricoles dans l’incidence des hémopathies malignes de l’enfant

11 III. Résumé La première partie de ce travail s’intéressait à l’association écologique entre l’exposition résidentielle aux UV et l’incidence des hémopathies malignes de l’enfant (HME). Elle a été réalisée à partir des observations du Registre National des Hémopathies malignes de l’Enfant (RNHE) faites sur une longue période, 1990-2009, et sur l’ensemble de la France métropolitaine (9 082 cas de leucémies aiguës (LA) et 3 563 cas de lymphomes). Les données de l’exposition aux UV résidentiels étaient issues de la base EUROSUN et estimées à partir de données satellites. La moyenne quotidienne d’exposition aux UV résidentiels sur l’ensemble de la période 1988-2007 à l’échelle communale (36 326 unités), variant de 85,5 à 137,8 J/cm², a été choisie comme mesure de l’exposition. Un modèle de régression de Poisson a été considéré pour étudier l’association entre l’incidence des HME et l’exposition résidentielle aux UV. Une incidence plus élevée des leucémies aiguës lymphoblastiques à précurseurs B (LAL-Pré B) a été observée uniquement dans les trois déciles les plus exposés aux UV, et de manière plus marquée pour les moins de 5 ans. Même si la log-linéarité n’était pas rejetée, un modèle linéaire à seuil correspondant à une pente de 1,24 [1,14-1,36] pour une augmentation de 25 J/cm² au-delà de 100 J/cm², semblait plus adapté. Des analyses complémentaires ne montraient pas de modification de l’association après une stratification par période ; par tranche d’unité urbaine ; par grande région, et par un indicateur communal de disparité socio-économique.
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Pépite | Les CAR-T cells dans la prise en charge des hémopathies malignes : application au myélome multiple

Pépite | Les CAR-T cells dans la prise en charge des hémopathies malignes : application au myélome multiple

Actuellement qualifié par les experts comme ayant une place « incontournable » dans les hémopathies malignes, le développement des CAR-T cells, définies comme médicaments de thérapie innovante, constitue une avancée majeure et une véritable révolution dans le traitement et la prise en charge des patients souffrant de ces maladies. Cette thérapie génique fait l’objet de plus de 350 essais cliniques dans le monde entier et peut peut-être tendre vers un espoir de guérison et ainsi bouleverser les standards de traitements actuels. Cette thérapie innovante consiste à induire l’expression de récepteurs antigéniques chimériques (CAR), dirigés contre une cible bien spécifique, dans les cellules T. Lors de plusieurs essais pré cliniques et cliniques, certains CAR-T cells ont d’ores et déjà démontré des résultats de tolérance et d’efficacité très prometteurs.
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Agriculture et hémopathies malignes chez l’adulte - Quel rôle des expositions professionnelles aux pesticides ?

Agriculture et hémopathies malignes chez l’adulte - Quel rôle des expositions professionnelles aux pesticides ?

Exposition aux pesticides et hémopathies malignes : approche biologique Bien que les études épidémiologiques montrent une association entre HM et pesticides, les approches mécanistiques de biologie cellulaire et moléculaire sont à ce jour peu développées. Le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a évalué la cancérogénicité d’environ 70 pesticides, parmi les plus de 1 000 commercialisés ces dernières décennies. Bien que le niveau de preuve reste insuffisamment docu- menté pour de nombreuses molécules, essentiellement par manque de données épidémiologiques, cinq pesticides aux modes d’actions différents ont été associés à la survenue spécifique de lymphomes et de leucémies : d’une part, le lindane, classé comme cancérogène avéré (groupe 1) et, d’autre part, le DDT, le diazinon, le malathion et le glyphosate, classés comme cancérogènes probables pour l’Homme (groupe 2A) (Figure 1) .
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Hémopathies malignes en réanimation : facteurs de risque de mortalité à l'admission et à 1 mois

Hémopathies malignes en réanimation : facteurs de risque de mortalité à l'admission et à 1 mois

nombre et de la gravité des défaillances d’organes dans les 48 heures suivant l’admission en réanimation [16–22]. Ils sont en revanche insuffisants pour prédire le devenir clinique à l’échelon individuel [16]. Ces scores sont robustes y compris chez les patients atteints d’hémopathies malignes [16,17,20,22]. Un score « SOFA hématologie » excluant le statut neurologique et la numération plaquettaire semble même encore plus pertinent [22]. L’évolution du score est un paramètre influent car une augmentation du score SOFA durant le séjour est associé à un taux de mortalité
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Incidence et étiologies des pneumopathies infectieuses chez les patients porteurs d'hémopathies malignes

Incidence et étiologies des pneumopathies infectieuses chez les patients porteurs d'hémopathies malignes

prédictive négative de 100% et une valeur prédictive positive à 95.5%. On associe à cette tech- nique à Grenoble une autre PCR pour différencier la colonisation de l’infection, on amplifie le gène mtLSUrRNA. Dans l’étude grenobloise menée sur 66 prélèvements de LBA sur des patient HIV ou non suspect de pneumocystose, on apprécie avec ses deux gènes amplifiés une relation de seuil. Ainsi les patients ne présentant pas de signes cliniques ni radiologiques de pneumo- cystose avec une PCR positive seront considérés comme des patients colonisés, alors que les immunodéprimés principalement les patients atteints d’hémopathies malignes avec des signes cliniques ou radiologiques sans MUSTO positif mais avec une PCR positive seront considérés comme des vraies pneumocystoses, avec un seuil abaissé. L’équipe de Wilson a montré que sa PCR utilisant le gène cdc2 identifie les infections et non pas les colonisations 104 . Tous les
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Epidémiologie des principales hémopathies malignes dans le département de l'Isère : incidence et survie

Epidémiologie des principales hémopathies malignes dans le département de l'Isère : incidence et survie

Conclusion : L’incidence des hémopathies malignes étudiées est dans la moyenne nationale estimée à partir des 12 départements de la zone registre. Son évolution au cours du temps est stable, sauf pour les femmes avec LH dont l’augmentation d’incidence au cours du temps est comparable avec l’augmentation moyenne au niveau national. La survie dans ces pathologies est identique ou supérieure à la moyenne nationale. On remarque une amélioration significative de la survie à partir des années 2000 (1990 pour le LH), qui peut être rapportée à l’apport majeur de l’immunogénétique à partir des années 1990, ayant amené à l’utilisation de l’immunothérapie dans le traitement des cancers à partir des années 2000.
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MicroARN et translocations chromosomiques dans les hémopathies malignes

MicroARN et translocations chromosomiques dans les hémopathies malignes

blocage de la traduction des ARNm cibles par un jeu d’appariement dans les régions 3’ non traduites de l’ARNm cible. Près de 700 microARN ont été identifiés chez l’homme. Ainsi, la déré- gulation de leur expression est désor- mais associée à différentes patholo- gies dont les hémopathies malignes. De nombreuses études soulignent la

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Parcours de soins des patients atteints d'hémopathies malignes en Poitou-Charentes

Parcours de soins des patients atteints d'hémopathies malignes en Poitou-Charentes

lutte contre le cancer. Alors qu’il existe de nombreuses études en cancérologie solide, peu d’études avec une méthodologie correcte existent en onco-hématologie, notamment chez les patients atteints de Myélome Multiple. Cette maladie a vu son pronostic transformé par l’arrivée de nouvelles thérapeutiques dont l’usage a été rapidement intégré dans les recommandations de la Société Française d’Hématologie. L’objectif de ce travail intitulé Parcours de soins des patients atteints d’hémopathie maligne en Poitou Charentes était donc de décrire et d’analyser les écarts aux recommandations, en prenant le Myélome Multiple comme premier exemple. Grâce au registre des Cancers Poitou-Charentes et à l’exhaustivité des cas qu’il assure, notre travail a permis de déterminer des variables associées à une inégalité d’accès aux soins. Ces variables sont démographiques (âge, distance entre le domicile et l’hôpital), liées à la tumeur (maladie symptomatique ou non), mais aussi organisationnelles (niveau de l’hôpital, passage en réunion de concertation pluridisciplinaire). De plus nous avons pu montrer que ces inégalités avaient un impact sur la survie globale des patients, notamment chez les plus âgés. Notre travail se poursuit par une analyse plus fine de la survie globale et l’étude des longs survivants du Myélome Multiple. A plus long terme, nous souhaitons appliquer cette approche à d’autres hémopathies.
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Manipulation de cellules Natural Killer expandues : un outil thérapeutique dans les hémopathies malignes en post allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Manipulation de cellules Natural Killer expandues : un outil thérapeutique dans les hémopathies malignes en post allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

cellules NK Les connaissances scientifiques sur le système immunitaire ont récemment abouti à des percées sans précédent en immunothérapie. Au XXI e siècle, les médicaments et les thérapies cellulaires développées pour renforcer l'immunité humorale représentent une composante établie et croissante de la thérapeutique du cancer. Bien que les cellules NK aient longtemps été connues pour avoir des avantages par rapport aux lymphocytes T en terme de capacité à induire des réponses immunitaires de l'hôte indépendantes de l'antigène contre les cellules malignes, leur potentiel thérapeutique a été largement inexploré. La découverte de voies activant et supprimant la fonction des cellules NK, ainsi que de moyens pour sensibiliser les tumeurs à leur cytotoxicité, a conduit au développement de nombreuses
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Les CAR T dans les hémopathies malignes : état des lieux, perspectives et mise en place dans la pratique clinique

Les CAR T dans les hémopathies malignes : état des lieux, perspectives et mise en place dans la pratique clinique

Pour finir, il finalise l'onboarding du centre et certifie le centre comme apte à utiliser un produit CAR T Ce processus de certification est une étape complémentaire à l’autorisation d’utilisation des CAR T délivrée par les ARS. Cependant, cet onboarding étant produit dépendant, de nombreuses questions se posent. En effet, ce processus à l'initiative du laboratoire consume du temps et des ressources à l’hôpital. Il faut compter en moyenne 6 mois pour obtenir cette certification de la part d’un laboratoire. Aujourd’hui, seuls deux CAR T ont obtenus leur autorisation de mise sur le marché, il est donc encore gérable pour les hôpitaux d’accorder du temps et des ressources à ce processus d’onboarding. Mais qu’en sera-t-il lorsque le marché sera plus conséquent ? Les CAR T dans les hémopathies ont-ils réellement des différences significatives de fonctionnement qui justifieraient un onboarding de centre par marque ? Devons-nous nous diriger vers un onboarding plus simple, afin de ne pas faire de doublons avec le processus autorisation d’utilisation des CAR T des ARS ? Où doit se limiter le champ d’action du laboratoire ?
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Synthèse et étude de nouveaux analogues de l’acadésine pour circonvenir les résistances dans les hémopathies malignes

Synthèse et étude de nouveaux analogues de l’acadésine pour circonvenir les résistances dans les hémopathies malignes

Dans le premier cas, on parle de leucémie et dans le deuxième on parle de lymphome. Le lignage des cellules affectées : myéloïde ou lymphoïde. On parle respectivement d’hémopathie myéloïde et lymphoïde. En raison du nombre et de la complexité des critères existants, il a été difficile de trouver un moyen consensuel de classer les hémopathies. Différents systèmes de classification se sont ainsi succédé depuis les années 1970. Une première classification a notamment été établie et publiée par le groupe FAB (French-American-British) en 1976. Elle s’appuie sur des données morphologiques, immunophénotypiques, cytochimiques et cliniques. A partir de l’an 2000, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé de prendre en compte les facteurs génétiques et a publié une nouvelle classification qui a été mise à jour en 2008 avec l’édition du livre « WHO Classification of Tumors of Haemtopoietic and Lymphoid Tissues » 3 . L’importance accordée aux systèmes de caractérisation de ces pathologies s’explique par leur influence sur le choix de la prise en charge thérapeutique.
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Rôle de l'édition de l'ARN par les enzymes ADAR dans les hémopathies malignes

Rôle de l'édition de l'ARN par les enzymes ADAR dans les hémopathies malignes

ADAR1 p150, pour les patients en phase blastique. Au vue de l’ensemble de nos résultats, les patients atteints de leucémie aiguë myéloblastique avec caryotype normal présent[r]

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Mutations des gènes impliqués dans l’épissage dans les hémopathies malignes humaines

Mutations des gènes impliqués dans l’épissage dans les hémopathies malignes humaines

Des données récentes indiquent que les LLC pourraient dériver d’anomalies des cellules souches hématopoïétiques [21] . Un autre argument vient des études récentes du gène TET2 [26] . Les mutations de TET2 peuvent être obser- vées dans des hémopathies myéloïdes malignes et dans des hémopathies lym- phoïdes matures, principalement lym- phoïdes T. Dans ces deux cas, il est pos- sible de mettre en évidence la présence de ces mutations dans les progéniteurs myéloïdes, suggérant également que ces pathologies pouvant avoir pour origine une cellule souche [22] .
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L’autophagie, acteur clé de la leucémogenèse et cible thérapeutique dans les hémopathies malignes

L’autophagie, acteur clé de la leucémogenèse et cible thérapeutique dans les hémopathies malignes

Les hémopathies myéloïdes Le traitement conventionnel des LAM est la combinaison anthracyclines/cyta- rabine. La cytarabine induit une auto- phagie cytoprotectrice dans les blastes de LAM sans altérer les leucocytes nor- maux. L’hydroxychloroquine, un inhi- biteur de l’autophagie, induit la mort de lignées cellulaires résistantes à la cytarabine sans affecter les lignées sen- sibles, confirmant que l’activation de l’autophagie est un des mécanismes de résistance à cette drogue. En consé- quence, l’inhibition de l’autophagie, par la bafilomycine A1 (BafA1) ou par la chloroquine, augmente la cytotoxicité de la cytarabine dans les cellules de LAM
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Identification et caractérisation de nouvelles translocations chromosomiques observées dans les hémopathies malignes

Identification et caractérisation de nouvelles translocations chromosomiques observées dans les hémopathies malignes

Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à ce travail : les différents centres de cytogénétique français, le groupe français de cytogénétique hématologique (GFCH), le centre [r]

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Le syndrome de lyse tumorale biologique chez les patients atteints d'hmopathies malignes

Le syndrome de lyse tumorale biologique chez les patients atteints d'hmopathies malignes

- 48 - Figure 10 :cristaux d’acide urique en cristallographie(vue de gauche) ou en microscopie électronique(vue de droite).[35] L’hyperphosphorémie est définie par une phosphorémie ≥ 2,1 mmolL chez l’enfant et ≥ 1,45 mmol/L chez l’adulte. Les cellules malignes ont une concentration intracellulaire de phosphore organique et inorganique jusqu’à quatre fois supérieure à celle des cellules non cancéreuses [49]. Le relargage massif de cet excès de phosphore peut rapidement dépasser la capacité du rein à les excréter, d’autant plus en cas de néphropathie à l’acide urique associée. Une fois le seuil de réabsorption rénal dépassé, l’excrétion de phosphore est principalement liée au taux de filtration glomérulaire. De manière concomitante, les corticoïdes (base du traitement d’induction d’une grande partie des hémopathies malignes) en inhibant l’excrétion tubulaire du phosphore, vont participer à l’augmentation rapide du phosphore circulant . Cette hyperphosphorémie apparait dans les 24 à 48 heures après le début de la chimiothérapie [47]. Elle peut être également responsable d’une hyperphospaturie,par une augmentation de la filtration glomérulaire et diminution du pourcentage de réabsorption tubulaire (saturation du mécanisme de transport )[49] .
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Les hmopathies malignes : Exprience de laboratoire dhmatologie de lhpital militaire Avicenne de Marrakech

Les hmopathies malignes : Exprience de laboratoire dhmatologie de lhpital militaire Avicenne de Marrakech

Ceci incite à développer des stratégies de prise en charges adaptées à notre contexte marocain et adoptées par tous les professionnels de santé traitant ces maladies au pronostic souvent péjoratif. Cela ne peut être réalisable qu’à travers la création de groupes coopératifs s’occupant des principales hémopathies malignes (recherche fondamentale, essaies cliniques, développement de protocole thérapeutiques, formation médicale continue…)

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