Groupes ethniques

Top PDF Groupes ethniques:

Groupes ethniques autochtones des hautes terres du Cambodge au début du XX e siècle, essai de démographie historique

Groupes ethniques autochtones des hautes terres du Cambodge au début du XX e siècle, essai de démographie historique

Il est à noter que les Stieng vivant dans la partie orientale de la province de Kompong Cham à la fin du XIXe siècle ont pratiquement disparus un siècle plus tard. Ceci s’explique d’une part par une émigration vers la vallée du Song Bé au milieu du XX e siècle après le développement des plantations d’hévéa, mais aussi par leur intégration dans la population cambodgienne qui s’accompagne d’un processus de khmérisation. Celui-ci passe par une appropriation de certains traits culturels auparavant spécifiques aux Khmers. C’est ainsi que les Stieng de Mémot ou Snoul qui parlent khmer, adoptent le bouddhisme et pratiquent la riziculture humide deviennent khmers pour les recenseurs officiels. On assiste ainsi, non à un déclin démographique stricto sensus, mais plutôt à un glissement vers une nouvelle identité. Les difficultés de décompte des peuples minoritaires tiennent ainsi pour une grande part aux problèmes posés par la définition des groupes ethniques.
En savoir plus

10 En savoir plus

Don d'organes et groupes ethniques à Montréal : Le rôle des infirmières dans un contexte de décès neurologique

Don d'organes et groupes ethniques à Montréal : Le rôle des infirmières dans un contexte de décès neurologique

3- Développer une compétence ethnique. Leininger croit qu’il est impératif que l’infirmière développe une compétence ethnique (Leininger & McFarland, 2006). À ce sujet, la tenue d’un club de lecture mensuel pourrait être une mesure concrète d’y arriver. Chaque infirmière présente aurait pour tâche de résumer un article concernant le don d’organes et les origines ethniques, entre autres. Une infirmière ayant le rôle d’animateur dirigerait les discussions. Les sessions pourraient prendre place à l’heure de pause de repas ou alors en dehors des heures de travail, dépendamment de la structure organisationnelle en place. Une rémunération pourrait être à prévoir pour inciter les infirmières à y participer. Également, des personnes issues d’autres groupes ethniques (membres du personnel ou pas) pourraient être invitées à partager leurs positions en regard du don d’organes. Des anthropologues spécialisés dans des cultures en particulier seraient aussi une précieuse ressource lors de ces sessions d’échanges. En plus d’être l’occasion de mettre les connaissances à jour, cela contribuerait à briser les mythes qui entourent ce sujet. Ce faisant, il y aurait moins de place pour l’insensibilité culturelle, attitude qui peut avoir des conséquences néfastes sur le deuil des survivants selon Bougere (2008) ainsi que Droz et Froidevau (2002).
En savoir plus

81 En savoir plus

Un état des lieux  des conditions de vie  des groupes ethniques  au Viet Nam : approche économique et  socio-anthropologique

Un état des lieux des conditions de vie des groupes ethniques au Viet Nam : approche économique et socio-anthropologique

christian culas Je ne nie pas que l’État vietnamien mette en place des projets qui transforment la vie des paysans et des groupes ethniques. Cependant, mon objectif est ici d’analyser les faiblesses de ces projets – et non pas leurs points forts. De plus, il existe trois niveaux de données : 1) le chiffre officiel, qui est souvent produit antérieurement aux enquêtes ; 2) le chiffre qui est produit à partir d’enquêtes courtes avec des méthodes « mécaniques » (questionnaires, etc.) ; enfin, 3) le chiffre que l’on produit à partir d’une enquête longue – deux années d’immersion –, où l’on ne pose aucune question, mais où l’on participe à la vie locale en laissant les habitants s’exprimer selon leur propre rythme. Revenons sur l’anecdote citée à propos de la formation à la production « bio » destinée aux paysans ; elle pointe du doigt le fait que les bailleurs et les personnes chargées du projet ne sont pas informés ou omettent des éléments dans leur rapport. Dans les deux cas, cela pose problème. Souvent, les populations concernées sont très critiques envers les projets de développement, mais bien évidemment celles-ci ne partagent pas leur opinion avec les personnes en charge des évaluations de projets. Ce qui m’interpelle est le rapport global entre la conception et la perception des projets. Souvent, les projets sont conçus loin des réalités locales, à partir d’enquêtes rapides formatées pour obtenir un type de réponse qui exclut tout ce qui ne rentre pas dans son faisceau de réponses a priori. Les données que Mme Văn évoque
En savoir plus

30 En savoir plus

La communication patient-médecin lors de consultations médicales : une recherche qualitative explorant les expériences des patients provenant de divers groupes ethniques et ethnolinguistiques

La communication patient-médecin lors de consultations médicales : une recherche qualitative explorant les expériences des patients provenant de divers groupes ethniques et ethnolinguistiques

lors de la consultation, suggérant ainsi qu’en ciblant les groupes minoritaires plus spécifiquement, on peut également augmenter leur participation. Limites des recherches antérieures La littérature portant sur la participation des patients lors de consultations médicales présente quelques limites. D’abord, plusieurs études réduisent la participation des patients à leur prise de décision (Thompson, 2007). Quoique la prise de décision constitut une composante déterminante de la participation, les autres aspects décrits précédemment tels que l’influence du contexte méritent d’être considérés. Par ailleurs, parallèlement à la littérature portant sur la communication patient- médecin, la littérature s’intéressant à la participation des patients tend à privilégier des devis observationnels (ex., analyses conversationnelles) ou à utiliser des questionnaires quantitatifs pour explorer la perspective des patients et des professionnels de la santé. Ces recherches reflètent davantage la vision des professionnels de la santé et des chercheurs, étant donné que ces derniers baignent dans un système de valeurs, de représentations et de concepts qui sont propres à un paradigme de soins ou de recherche qui ne reflètent pas nécessairement la perspective des patients (Tuhiwai Smith, 2012). Conscients de cette limite méthodologique, des chercheurs soulignent la nécessité d’explorer la participation des patients selon la perspective des principaux concernés, les patients (Collins et al., 2007; Thompson, 2007). Cela peut être fait en ayant recours aux méthodes qualitatives (Schouten et al., 2007), car de par leur nature, elles permettent de mieux comprendre en profondeur des phénomènes complexes. Enfin, peu d’études sur la participation s’intéressent à la perspective et aux expériences des patients de minorités ethniques et ethnolinguistiques. Certains auteurs soulignent le besoin de mieux comprendre la perspective de ces patients étant donné les bienfaits démontrés de la participation dans la consultation (Collins et al., 2007; Kolovos, Kaitelidou, Lemonidou, Sachlas, & Sourtzi, 2016; Rocque & Leanza, 2015).
En savoir plus

150 En savoir plus

Les minorités ethniques et l'État québécois : participation et représentations sociales des associations de groupes ethniques minoritaires lors de commissions parlementaires, 1974-2000

Les minorités ethniques et l'État québécois : participation et représentations sociales des associations de groupes ethniques minoritaires lors de commissions parlementaires, 1974-2000

En effet, la première tendance à se dessiner au sein des AGEM mono ethniques est celle de la valorisation du statu quo. Si presque toutes les AGEM mono-.. 157 ethniques insistent en 1974[r]

400 En savoir plus

Discrimination perçue et survenue de symptômes psychotiques dans les groupes ethniques minoritaires : une revue systématique de la littérature et méta-analyse

Discrimination perçue et survenue de symptômes psychotiques dans les groupes ethniques minoritaires : une revue systématique de la littérature et méta-analyse

Il a été montré que la discrimination était un déterminant social de santé. En effet, elle a été associée à un risque accru de troubles somatiques (cardio-vasculaire, obésité, complications gravidiques), de troubles mentaux (dépression, troubles anxieux, abus de substances) et à une plus grande vulnérabilité émotionnelle et narcissique (stress émotionnel accru et baisse de l’estime de soi). Les effets impliqués semblent multiples. Il a été évoqué des effets indirects (exposition accrue à d’autres facteurs de risques, moindre accès aux soins, comportements défavorables à la santé) et des effets directs (rôle du stress social sur l’altération du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien). Concernant les minorités ethniques d’après les études conduitent en France, elles semblent représenter les groupes sociaux les plus vulnérables faces à la discrimination surtout lorsque celles-ci sont visibles (couleur de peau, distance interculturelle importante). Ceci pourrait expliquer une plus mauvaise santé globale dans ces groupes sociaux, en particulier vis-à-vis des troubles mentaux. Comme vu dans le premier chapitre sur les origines socio-développementales de la schizophrénie, de nombreuses études épidémiologiques menées exclusivement auprès des minorités ethniques et des populations migrantes convergent vers une incidence et une prévalence plus importante vis-à-vis de la survenue de symptômes psychotiques atténués, d’expériences apparentées à la psychose et de schizophrénie avec un risque souvent plus important pour les minorités dites « visibles ». Cette hétérogénéité dans les résultats évoque un effet « discrimination » dans l’étiopathogénie de la schizophrénie chez ces populations. Ainsi, nous supposons en s’appuyant sur le « psychosis proneness-persistence-impairment model »(13), que la discrimination en tant que facteur socio- environnemental pourrait favoriser la survenue et la persistance de symptômes psychotiques chez les minorités ethniques constituant ainsi un facteur de risque de schizophrénie.
En savoir plus

109 En savoir plus

Des statistiques « ethniques » en Angleterre à la situation française

Des statistiques « ethniques » en Angleterre à la situation française

groupes « ethniques » définis et estimés à l’occasion du recensement de 2001 4 . Il dis- tingue trois composantes de l’évolution démogra- phique : celle due à l’accroissement naturel, celle due aux migrations avec le reste du Royaume-Uni, et celle due aux migrations avec le reste du monde. La population de l’Angleterre est classée en seize groupes ethniques, selon la réponse donnée par les personnes lors du recen- sement de 2001. Insistons sur le fait que, dans les travaux que nous citons, l’Insee anglais considère les catégo- ries « ethniques » et non les nationa- lités. Les seize groupes « ethniques » sont regroupés en cinq grandes caté- gories : les White, « Blancs », les
En savoir plus

4 En savoir plus

Renaissance des études afromexicaines et production de nouvelles identités ethniques

Renaissance des études afromexicaines et production de nouvelles identités ethniques

est efficace pour repérer ces mouvements de frontières, mais il est inopérant dans une optique de “ définition ” de groupe ethnique, pour lequel il n’a pas été pensé (Barth 1995 [1969]). Pour sa part, le modèle d’interprétation en termes de “ relations interethniques ” ne peut fonctionner – difficilement – que sur la base des monographies qui, seules, permettent de décrire comment localement se génèrent et s’interprètent les différences : à tel endroit entre noirs et indiens, à tel autre entre blancs et afro-indiens, à tel autre encore entre les trois groupes en présence, etc. (Cervántes Delgado 1984). Mais, on l’aura compris, la validité d’une telle approche diminue en proportion directe de la prétention à la généralisation ou à la théorisation. Comment en effet concevoir “ l’interethnique ” sans d’abord isoler des “ groupes ethniques ”, chose qui précisément est encore – malheureusement – au cœur des débats et des polémiques ? C’est là sans doute que s’expose le plus clairement l’impasse théorique qui bloque nombre de chercheurs : tant qu’elle cherchera à définir les limites d’un éventuel “ groupe afrométis ” (ou afromexicain), l’anthropologie mexicaine sera incapable de saisir les processus de construction et déconstruction permanentes de cette entité sociale volatile, incertaine et pourtant active dans le champ social.
En savoir plus

24 En savoir plus

Le vote éthique, une réponse efficace aux conflits ethniques ?

Le vote éthique, une réponse efficace aux conflits ethniques ?

Plus précisément, l’échantillon regroupe des étudiants de premier et de deuxième et troisième cycles inscrits dans les cours du jour mais aussi dans les cours du soir. Parmi les 329 étudiants qui répondirent à la question « faculté », 40 % sont issus de la faculté de gestion, 20 % de la faculté des sciences, 13 % de la faculté d’économie (les 27 % restants sont inscrits en droit, en langues,… etc.). L’échantillon contient seulement 11 % de femmes (soit 37 étudiantes). Le tableau 1 présente la répartition de l’échantillon en fonction de l’origine ethni- que, du revenu, et de l’âge. 326 étudiants sur les 331 interviewés appartiennent à l’un des quatre principaux groupes ethniques. Les ménages « riches » (plus de 600 birrs par mois) sont légèrement surreprésentés comparé aux moyennes obser- vées sur les populations urbaines éthiopiennes. Cependant, 25 % de l’échantillon est composé d’enfants d’agriculteurs, l’accès des populations rurales aux études universitaires étant l’une des priorités du gouvernement en matière éducative.
En savoir plus

11 En savoir plus

La question nationale. Recensements et conflits "ethniques" dans les Balkans

La question nationale. Recensements et conflits "ethniques" dans les Balkans

doctement à l'ethnicité des faits qui relèvent banalement de la pauvreté, une telle innovation porte en elle une charge politique qui la rend inopérante du point de vue "scientifique" même de ses promoteurs. En effet, l'objectif affiché - agir - implique (sauf à ne pas être démocratique) la représentation des populations concernées, et introduit ipso facto des enjeux de pouvoir. A l'échelle des quartiers (dans un premier temps), la logique balkanique est alors à l'oeuvre: réification des groupes ethniques, propagande et "recrutement statistique", entraves à l'émergence d'une identité locale supra-ethnique... Et qu'au bout de cette logique se dessine un schéma communautariste à la façon des ghettos américains ou britanniques, pour ne plus parler des Balkans, ne constitue pas l'argument le plus susceptible d'emporter l'adhésion. Certainement - et même sans le prétexte d'agir - les sciences sociales ont-elles à prendre en compte la société dans toutes ses dimensions, y compris donc ses manifestations ethniques. Mais la statistique d'Etat n'est sans doute pas, en l'occurrence, l'instrument le plus adéquat.
En savoir plus

12 En savoir plus

Les relations communautaires ethniques selon Max Weber

Les relations communautaires ethniques selon Max Weber

60 Fabrice Patez repérables et il admet que la répulsion qui s’exerce entre les groupes ethniques “est l’attitude primaire et normale” (p. 124). Cependant, il prend le contre-pied des tenants du “tout racial” qui n’envisagent les déterminants sociaux que comme des facteurs secondaires. En effet, il estime que “des différences sociales, donc inculquées par l’éducation, et, spécialement, des différences de ‘formation’ [...] constituent un obstacle beaucoup plus fort au connubium conventionnel que les différences du type anthropologique” (p. 127). Ainsi, Weber relève le rôle déterminant des pratiques sociales endogamiques dans les tendances à l’isolement des groupes. En effet, l’endogamie n’est pas un comportement inné, mais bien plus “un processus de l’activité communautaire qui fait que seuls les descendants endogènes seront acceptés comme membres égaux en droit à cette activité [les relations sexuelles]” (p. 126). Pour Weber, l’horreur ou la répulsion qu’inspirent les rapports sexuels entre des groupes humains différents est “socialement conditionnée par des tendances à monopoliser la puissance et l’honneur sociaux” (p. 125). C’est donc “l’honneur ethnique”, et non une loi naturelle, qui est au fondement de la répulsion entre les groupes humains. En outre, la perception des différences phénotypiques est également dépendante de représentations sociales qui “contribuent à déterminer non seulement le fait que le lien du sang réel est pris en considération en tant que tel, mais aussi le degré de cette prise en considération” (p. 126).
En savoir plus

13 En savoir plus

Les peaux ethniques en soin et maquillage : dossier de synthèse

Les peaux ethniques en soin et maquillage : dossier de synthèse

On constate que la population ethnique aux Etats-Unis est en constante expansion. En 2005, les groupes ethniques (noirs, hispaniques, asiatiques) pourraient atteindre 87 millions d’individus représentant 30 % de la population (Article@inist [1] [2]). On estime qu’en 2050, presque la moitié des Américains seront non-caucasiens (52 % de caucasiens, 16 % d’afro-américains, 22 % d’hispaniques et 10 % d’asiatiques (PASCAL [11])) : le pourcentage d’afro-américains resterait constant, la croissance la plus importante concernerait les populations hispaniques et asiatiques (PASCAL [4]).
En savoir plus

14 En savoir plus

Frontières et catégorisations ethniques : Fredrik Barth et le LP

Frontières et catégorisations ethniques : Fredrik Barth et le LP

Cette conception contemporaine des groupes ethniques a été développée dans un ouvrage collectif paru sous la direction de Fredrik Barth en 1969 3 et qui est, depuis cette date, généralement considéré par les anthropologues comme un tournant majeur dans la théorisation de l’ethnicité. Sans entrer dans le détail d’une problématique en réalité très complexe, je me contenterai ici d’en rappeler quelques points importants, pour essayer de voir ensuite en quoi ils peuvent nous aider à réfléchir sur le processus d’“ ethnicisation ” des rapports scolaires, telle qu’il est décrit dans le texte présenté dans ce même numéro par Françoise Alamartine.
En savoir plus

8 En savoir plus

Les causes des violences ethniques de 2010 au Kirghizistan

Les causes des violences ethniques de 2010 au Kirghizistan

25 et cela peut souvent être fait d’une manière extrêmement cynique. En effet, dit Brubaker, des événements dramatiques peuvent augmenter significativement les niveaux de groupness existants et c’est pourquoi des violences ou des conflits sociaux peuvent être provoqués. Sixièmement, les acteurs principaux d’un conflit ethnique ne sont pas des groupes ethniques, mais bien des organisations. Brubaker donne un sens très large au terme organisation, pour lui ce peut être un État et ses composantes comme les forces armées, les forces policières, les ministères, ce peut également être des groupes terroristes, des bandes armées, des groupes de crime organisé, des églises et bien d’autres encore. Certaines de ces organisations réclament représenter l’ensemble d’une catégorie, c’est-à-dire un groupe ethnique, mais la relation entre les deux est souvent ambigüe et variable. De plus, bien que ces organisations soient des protagonistes, ils ne sont généralement pas la cible principale ou les seules initiatrices d’actions violentes. Septièmement, puisque les acteurs principaux des violences ethniques ne sont pas des groupes ethniques, les violences sont catégorisées comme étant ethniques par l’interprétation qui en est faite par les acteurs que sont, les médias, les chercheurs, les protagonistes, les travailleurs internationaux et autres. Étiqueter des violences comme ethniques donne une forte signification et beaucoup de crédibilité à une interprétation et c’est pourquoi cette catégorisation se fait aussi aisément. Finalement, l’ethnicité, les races et les nations sont des méthodes d’interprétation du monde. Ainsi, elles ne sont pas des choses du monde, des réalités objectives, mais bien des perspectives (Brubaker 2004). C’est ainsi que, pour Brubaker, la groupness, ou les épisodes d’intense cohésion sociale, ne sont pas la cause de conflits, mais bien le résultat de conflits, la réponse à une situation tendue.
En savoir plus

98 En savoir plus

Fédéralisme et conflits ethniques

Fédéralisme et conflits ethniques

Certains chercheurs restent malgré tout sceptiques quant aux potentialités du fédéralisme. Selon Ghai (2000), le fédéralisme peut figer et renforcer des identités qui, sans l’existence de telles structures, seraient plus fluides et changeantes. Roeder (1991) suggère quant à lui que la création de régions autonomes offre les ressources, notamment médiatiques, nécessaires pour la mobilisation des groupes ethniques. Ainsi, à long terme, la reconnaissance de divers groupes ethniques peut perpétuer et renforcer les différences au sein de la population et munir les minorités nationalistes des outils institutionnels pour une sécession future. Afin d’éviter ces effets non souhaités, plusieurs politologues suggère que les sous-juridictions soient tracées selon divers critères géographiques, historiques, ethniques et économiques. Ainsi, ces groupes seront répartis dans plus d’une sous-juridiction, diminuant alors les demandes au nom d’une identité ethnique territorialisée (Horowitz, 1985 ; Elazar, 1994 ; Erk et Anderson, 2009).
En savoir plus

2 En savoir plus

Sur l'homologie des groupes d'automorphismes des groupes libres à coefficients polynomiaux

Sur l'homologie des groupes d'automorphismes des groupes libres à coefficients polynomiaux

Ici, contrairement à la situation pour les groupes linéaires, les foncteurs i et ι ne jouent pas du tout le même rôle ; on en verra une illustration spectaculaire à la fin de cet article. Le produit libre ∗ fait de G, tout comme de gr, une catégorie monoïdale symétrique, et les foncteurs i et ι sont monoïdaux. Le groupe trivial 0, unité de cette structure, est également objet initial de G. En particulier, pour tous objets A et B de G, on dispose d’un morphisme canonique A = A ∗ 0 → A ∗ B, qui est équivariant relativement aux actions tautologiques de Aut (A) et Aut (A ∗ B) et au monomorphisme de groupes canonique Aut (A) → Aut (A ∗ B). Par conséquent, si F est un objet de Fct(G, k-Mod), on dispose de morphismes naturels
En savoir plus

24 En savoir plus

Sous-groupes maximaux de groupes classiques associés aux C*-algèbres

Sous-groupes maximaux de groupes classiques associés aux C*-algèbres

Dans ce travail nous nous sommes Intéressés à montrer la maxlmalitè de sous-groupes paraboliques et de certains sous-groupes irréductibles de G et de U... CHAPITRE 1.[r]

64 En savoir plus

Indissociables et irréductibles : les rapports sociaux de genre, ethniques et de classe

Indissociables et irréductibles : les rapports sociaux de genre, ethniques et de classe

L’homme et la société, n o 176-177, avril-septembre 2010 Indissociables et irréductibles : les rapports sociaux de genre, ethniques et de classe Une femme noire avec un enfant, laissée-pour-compte lors du passage du cyclone Katrina à la nouvelle Orléans, telle est l’image de la catastro- phe qui apparaît sur les écrans de télévision 1 . Les deux côtés de l’Atlan- tique ont deux lectures de cette même réalité. En Amérique la plupart des commentateurs insistent sur la racialisation de la pauvreté, en France les observateurs du monde social sont en revanche rétifs à adopter la même grille de lecture. La pauvreté n’y est guère référée au racisme mais princi- palement aux rapports de classe. En tout état de cause, l’image n’apparaît ni aux yeux des uns ni à ceux des autres comme celle d’un être sexué. Or, la majorité des victimes de Katrina étaient des femmes, comme le sont également les salariées pauvres et les victimes de violences 2 . Cette femme abandonnée représente pour Judith Ezekiel une figure de l’intersection- nalité :
En savoir plus

13 En savoir plus

La peau et ses nuances ethniques.

La peau et ses nuances ethniques.

sus les bras, les avant-bras, le dos et les chevilles dans les autres études. En effet, des observations menées chez des sujets caucasiens ont mis en évi- dence une PIE inférieure au niveau du front et de la région rétro-auriculaire comparativement aux bras, aux avant-bras et à l’abdomen (14). Il se dégage donc de ces observations un enseigne- ment selon lequel il est fondamental d’étudier des zones anatomiques identiques pour obtenir des données comparables. Les données concernant les personnes d’origine asiatique ne sont pas concluantes, montrant une PIE supérieure, iden- tique ou inférieure aux autres races (11). De nou- velles études s’avèrent donc nécessaires afin de définir la qualité des peaux asiatiques du point de vue de la PIE, mais aussi afin de préciser les dif- férences au sein de chaque ethnie ou de chaque phototype. La pigmentation des individus appar- tenant à une même race prise dans la globalité du terme variant énormément, il serait judicieux de se pencher sur les différences entre certains groupes de population au sein d’une même race. Ces études viseraient entre autres à établir la diminution ou, au contraire, l’accroissement de la fonction barrière qui existerait en relation avec les variations de pigmentation.
En savoir plus

4 En savoir plus

De quelques tendances dans la répartition des suffixes ethniques -AIS et -OIS

De quelques tendances dans la répartition des suffixes ethniques -AIS et -OIS

Comme il est à pré­ voir qu’un certain nombre de formes aura échappé à nos recherches, on voudra bien considérer que ce total résulte d’un sondage poussé et non d’un inventaire exhaust[r]

14 En savoir plus

Show all 635 documents...