Greffes de cellules souches hématopoïétiques

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Contribution à  la constitution d'un registre belge des greffes de cellules souches hématopoïétiques

Contribution à la constitution d'un registre belge des greffes de cellules souches hématopoïétiques

remboursement sur la même période. Ce chiffre a été obtenu en recherchant dans la base de données de l’INAMI le nombre de procédures avec le code 318043K1020 remboursées pour les années de 1988 à 1999. Vu les différences d’objectifs et de méthodologie entre ces deux sources d’informations, il était clair dès le départ que le nombre de greffes notifiées dans le registre et le nombre de celles ayant fait l’objet d’un remboursement de l’INAMI ne pouvaient être identiques. Une différence importante entre les deux sources d’information concerne notamment les réinfusions multiples de cellules souches autologues chez un même patient, en support d’une polychimiothérapie cyclique non myéloablatrice. Certains centres ont pu facturer séparément chacune de ces réinfusions de cellules hématopoïétiques qui, dans ce cas, sont compatibilisées comme greffe par l’INAMI. Par contre, ces réinfusions de cellules souches ne sont pas considérées comme de réelles greffes par le registre qui ne les comptabilise pas. D’autre part, le registre ne contient pas les données du centre d’Alost. On pouvait donc s’attendre à ce que le nombre de greffes dans notre registre soit inférieur à celui des données de l’INAMI, de fait la comparaison devait permettre d’identifier une sous- notification importante dans le registre. Il faut noter que la comparaison n’a pas pu se faire en fonction des centres, puisque cette information-ci n’était pas disponible via l’INAMI. Les résultats de ces analyses sont présentés au Chapitre V.
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Sélection des donneurs de cellules souches hématopoïétiques : bilan de 5 années d'expériences amiénoises

Sélection des donneurs de cellules souches hématopoïétiques : bilan de 5 années d'expériences amiénoises

b) Donneur haplo-identique Le donneur haplo-identique est la deuxième source de donneur apparenté mais ne partage qu’un haplotype avec le receveur. Le donneur peut être un parent, un enfant, un frère ou une sœur mais aussi un oncle ou un cousin. On a alors une compatibilité de 5/10. Du fait du grand nombre d’incompatibilité HLA entre le donneur et receveur dans ce type d’allogreffe, les premières tentatives ont montré un taux très élevé de rejet, de GVH et donc de mortalité non liée à la rechute. Ces dernières années de nouveaux protocoles ont permis de mieux contrôler l’intense allo-réactivité et d’avoir des taux de GVH et de mortalité liée à la greffe se rapprochant des greffes génoidentiques. Ces progrès ont en particulier été observés avec l’utilisation d’une déplétion T in vivo par administration de cyclophosphamide à forte dose en post-greffe. (36)
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Évaluation du statut nutritionnel en zinc des enfants poursuivant un protocole de greffe de cellules souches hématopoïétiques

Évaluation du statut nutritionnel en zinc des enfants poursuivant un protocole de greffe de cellules souches hématopoïétiques

Les caractéristiques des sujets de notre étude ont été innovatrices puisque par le passé, la greffe autologue avait été sous-représentée dans les études similaires [50, 52, 53, 58, 93]. Seulement 2 études ont inclus des greffes autologues à raison de 3 sujets pour chacune de ces études, ce qui représentait 8 à 11% de leur échantillon alors que dans le présent projet, 38% des sujets (8/21) ont reçu une greffe autologue [50, 52]. De plus, les diagnostics ont été regroupés en 3 catégories : leucémie, neuroblastome et autres justifiés par les données d’admissions antérieures du CHUSJ. Seul Uckan et al. ont intégré des comparaisons selon deux catégories de diagnostic définies par la présence d’un cancer ou non et aucun résultat ne s’est avéré significatif [58]. Pour la présente étude, le nombre de sujets reste faible, mais il est similaire aux données de la littérature. En effet, les projets comparables ont inclus entre 13 à 55 sujets, indépendamment de l’âge, alors que les études pédiatriques ont étudié 29, 35 et 39 enfants [50, 52, 53, 58, 72, 93]. L’âge moyen des sujets de ces trois études pédiatriques était semblable à celui de nos participants soit entre 7 et 9 ans [50, 52, 58]. L’utilisation d’un soutien nutritionnel a également été importante puisque 76% des patients en ont eu recours et principalement via une sonde d’alimentation entérale. Ceci correspond généralement aux normes du suivi clinique au CHUSJ pendant la GCSH. En fait, tous les sujets nécessitant un soutien nutritionnel ont reçu de l’AE sauf un qui a reçu de l’alimentation parentérale exclusive. En résumé, 43% des sujets (9/21) ont reçu exclusivement de l’AE, 29% ont eu une combinaison d’AP et d’AE (6/21) et 1 sujet a uniquement reçu de l’AP (5%). Un tel taux d’utilisation de soutien nutritionnel d’environ 75% des sujets est similairement retrouvé dans l’étude de Papadopoulou et al.[52].
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L'interleukine-22 dans la maladie du greffon contre l'hôte après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

L'interleukine-22 dans la maladie du greffon contre l'hôte après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Discussion 117 L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques est une thérapeutique pour traiter les patients atteints d’hémopathies malignes ou non malignes. Le nombre de ces allogreffes est en constante augmentation du fait, notamment, de la diversification des sources de greffon et de l’utilisation de conditionnements prégreffes ayant une toxicité réduite ce qui permet de les appliquer à des patients plus à risques et plus âgés. Cependant, la GVHD reste une complication majeure de ces greffes et entraîne une morbidité et une mortalité importantes. La GVHD aiguë correspond à une réponse immune inflammatoire exacerbée qui conduit à la destruction des tissus sains du receveur par les cellules immunitaires du donneur. Les études pionnières de l’équipe de J.L. Ferrara (Ferrara et al., 2009) ont proposé un modèle physiopathologique de la GVHD aiguë comprenant trois étapes: (1) l’activation des CPA par les cytokines inflammatoires, (2) l’activation des LT issus du donneur, et (3) la phase effectrice conduisant à la destruction des tissus cibles (Ferrara et al., 2009). La contribution de l’immunité innée dans le déclenchement de la GVHD a été revisitée par de nombreuses études au cours des dernières années, d’une part par l’identification des PAMPs et des récepteurs cellulaires comme les PRR. Par exemple, une étude a montré que l’infiltration de polynucléaires neutrophiles, cellules majoritaires du sang, suite à la reconnaissance de produits microbiens via la signalisation TLR, était associée à une sévérité de GVHD intestinale plus importante (Schwab et al., 2014). L’IL-22 étant sécrétée à la fois par les cellules de l’immunité innée et adaptative dans les tissus cibles de la GVHD et ayant un rôle soit protecteur, soit inflammatoire, nous avons émis l’hypothèse de sa participation dans la GVHD. Au cours de nos travaux, nous avons cherché à comprendre si l’effet dominant de l’IL22 consiste à protéger les tissus ou bien à augmenter l’inflammation. Nous avons ensuite investigué les mécanismes directs de l’IL-22 sur ses cellules cibles dans la GVHD. Enfin, étant donné le lien indirect entre l’IL-22 et microbiote intestinal, nous avons étudié les effets de l’IL-22 sur le changement de compostion de la flore intestinale et les conséquences de ce changement au cours de l’allo-CSH.
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Reconstitution du système immunitaire après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Reconstitution du système immunitaire après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Les greffes conventionnelles sont associées à une incidence élevée de morbidité et de mortalité liée à la procédure, limitant leurs indications à des patients relativement jeunes et en bon état géné- ral. Malheureusement, l’âge médian des patients lors du diagnostic d’une néoplasie hématologique susceptible de bénéficier d’une alloHCT, varie de 60 à 70 ans. Cette observation a conduit plusieurs groupes à développer de nouveaux protocoles d’allogreffe après un régime de conditionnement non myéloablateur (c’est-à-dire ne détruisant pas la moelle du receveur, encore appelées «mini- greffes») (3-5). Ces derniers sont basés sur une approche en deux étapes : 1) administration d’un traitement très immunosuppresseur permettant le contrôle de la réaction de l’hôte contre la greffe (permettant ainsi d’éviter le rejet de la greffe) et de la GVHD et 2) la destruction des cellules mali- gnes par l’effet GVT (4, 6). Ils permettent à des patients plus âgés (jusqu’à 75 ans) de bénéficier d’une allogreffe (7-9).
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Découverte de nouveaux marqueurs pharmacogénomiques de la maladie du greffon contre l'hôte en transplantation de cellules souches hématopoïétiques

Découverte de nouveaux marqueurs pharmacogénomiques de la maladie du greffon contre l'hôte en transplantation de cellules souches hématopoïétiques

2.1 Sources de CSH Pendant plus de 20 ans, la moelle osseuse a été la seule source de CSH disponible. C’est grâce à la découverte des CSH circulantes dans les années 60 qu’on a pu diversifier la provenance du greffon. Toutefois, ce n’est que vers la fin de 1980 que ces cellules ont pu être utilisées concrètement en clinique de greffe. Cette avancée a été possible grâce au développement des technologies d’aphérèse et à la découverte de molécules capables de mobiliser les CSH dans le sang périphérique. Par la suite, l’utilisation de cette source de cellules a rapidement gagné en popularité et est maintenant le type de greffon préféré dans 75% des greffes (Korbling and Freireich 2011). La découverte des CSH dans le sang de cordon ombilical est quant à elle survenue en 1978, ce qui a permis neuf ans plus tard de réaliser avec succès la première greffe mondiale de sang de cordon chez un enfant atteint d’anémie de Fanconi (Cheuk 2013). Chacune de ces trois sources de CSH possède ses avantages et ses inconvénients (Tableau 1). Également, des facteurs comme l’intensité du conditionnement, les manipulations du greffon (ex : déplétion des lymphocytes T) et la thérapie immunosuppressive ont un impact sur les risques et les bénéfices attendus avec chacune des sources. Le choix du type de greffon doit notamment tenir compte de la disponibilité du donneur, de l’âge du patient et de sa condition clinique (Cheuk 2013). Aucune évidence ne démontre la supériorité de l’une ou l’autre des sources de CSH pour ce qui est de la survie globale des patients (S.C.T.C.G 2005, Brunstein, Setubal et al. 2007, Bittencourt, Lopes et al. 2009, Friedrichs, Tichelli et al. 2010, Chen, Xu et al. 2013).
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Évolution de la densité minérale osseuse chez les patients avec une hémopathie traitée par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Évolution de la densité minérale osseuse chez les patients avec une hémopathie traitée par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

des greffes des CSH (autogreffe et allogreffe) de la NIH. Enfin Carpenter et al. [119] qui exposent les recommandations révisées de la NIH pour les patients atteints de GVH chronique, proposent une évaluation dès le diagnostic de cette complication avec un suivi annuel. Au cours de ces consultations dédiées à l’évaluation osseuse, la plupart des facteurs de risques d’ostéoporose, de chute et de fracture ont été recherchés par l’interrogatoire et l’examen clinique, mais peu de dosages de la vitamine D ont été demandés (27,3%) en dépit d’un taux important de manque d’information (63,3%). Nous pouvons supposer que l’absence d’exploration complémentaire de notre part, provient de l’idée que ces patients ont déjà un bilan exhaustif ainsi qu’un suivi très régulier au Centre Henri Becquerel. Concernant les apports calciques on observait un manque de données (20,5%) et parmi les patients dont nous disposions du résultat du questionnaire calcique, on retrouvait une forte proportion d’insuffisance d’apports. Malgré ces informations notre taux de supplémentation pharmacologique était faible. Notre faible intervention thérapeutique peut être expliquée par le fait qu’habituellement nous privilégions de majorer les apports calciques alimentaires. Cependant cette attitude reste à redéfinir devant une insuffisance d’apport toujours importante à 12 mois de 71%. Ces résultats confirment l’importance d’un dépistage et d’une supplémentation plus précoce si besoin.
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Manipulation de cellules Natural Killer expandues : un outil thérapeutique dans les hémopathies malignes en post allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Manipulation de cellules Natural Killer expandues : un outil thérapeutique dans les hémopathies malignes en post allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Une des perspectives de l’expansion de cellules NK concerne le choix des donneurs de cellules à partir desquels est réalisée la culture ex-vivo, et cela en fonction de leur profil immunogénétique. La preuve de concept clinique des greffes KIR-mismatch ayant été apportée depuis plusieurs années par une étude pivot, l'alloréactivité des cellules NK pourrait être pleinement exploitée par la sélection de certaines cellules à expandre. En effet, la culture orientée d’une sous population de cellules NK, différente selon le phénotype des ligands KIR présents sur les cellules leucémiques résiduelles du receveur, serait intéressante. Ces stratégies se basent sur l’observation que, malgré un nombre fixe de gènes KIR hérités, chaque cellule
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Origine endothéliale des cellules souches hématopoïétiques - La preuve en image

Origine endothéliale des cellules souches hématopoïétiques - La preuve en image

Des greffes similaires sont techniquement irréalisables chez les embryons de mammifères en raison de leur développement intra-uté- rin. L’identification des CSH de mammifères nécessite un test in vivo consistant à injecter par voie veineuse les cellules à tester dans des souris hôtes adultes irradiées. La présence de CSH dans le greffon est responsable d’une reconstitution hématopoïétique multilignée (lignées lymphoïdes et myéloïdes) à long terme (ce terme définit un délai au-delà de 4 mois) originaire du donneur. Des transplantations secon- daires (utilisant comme greffon la moelle du receveur primaire) sont également effectuées pour tester la capacité d’autorenouvellement des cellules à tester. Plus de vingt ans après les travaux réalisés chez l’oiseau, la présence de CSH a été testée dans différents tissus murins d’origine intra- ou extraembryonnaire. Il a ainsi été suggéré que les CSH avaient également une origine intraembryonnaire chez les mammifères. Les premières CSH sont ainsi détectées dans l’aorte dorsale de l’em- bryon de souris (région aorte-gonade-mésonéphros ou AGM) à partir de E10,5 [8-10] . Les CSH sont également présentes dans les artères vitel- lines et ombilicales et, un jour plus tard, dans le sac vitellin, le placenta et le foie fœtal (> E11-11,5) [10-12] . C’est dans ces deux derniers sites que les CSH vont proliférer pour constituer un stock suffisant de cellu-
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Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques dans la drépanocytose de l'enfant et de l'adulte : indications et modalités

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques dans la drépanocytose de l'enfant et de l'adulte : indications et modalités

Ces greffes sont à réserver aux patients atteints des formes les plus sévères en raison du risque de mortalité et morbidité liées au traitement. Il existe actuellement un protocole français en cours de greffe haplo-identique à conditionnement réduit. Les modalités de greffe reprennent l'approche du John Hopkin's à Baltimore, avec ajout de thiotepa pour réduire le taux de rejet, tel que cela a été précédemment montré [20]. Ce protocole d'adresse aux patients de 7 à 40 ans (DREP-HAPLO, financement PHRC, pro- moteur : DRCI centre hospitalier intercommunal de Créteil, investigatrice principale : Nathalie Dhédin, nathalie.dhedi- n@aphp.fr).
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Le donneur de moelle osseuse et de cellules souches hématopoïétiques

Le donneur de moelle osseuse et de cellules souches hématopoïétiques

Les nouveaux protocoles, les avancées dans le domaine de la biologie et les traitements préventifs permettent aujourd’hui de réaliser des allogreffes encore inimaginables il y a seulement quelques années comme les greffes haploidentiques. Afin de multiplier les personnes inscrites sur les registres et d’augmenter ainsi les chances de guérison des malades, il est important de promouvoir le don et d’effectuer des campagnes de sensibilisation. Depuis 12 ans, une semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse est organisée par les « Veilleurs de Vie » et permet de préinscrire des centaines de volontaires, d’en sensibiliser d’autres qui finiront peut-être par franchir le cap de l’engagement.
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Implication de la biogenèse des ribosomes dans la régulation des cellules souches : étude du gène Notchless dans l'homéostasie des cellules souches hématopoïétiques chez la souris adulte

Implication de la biogenèse des ribosomes dans la régulation des cellules souches : étude du gène Notchless dans l'homéostasie des cellules souches hématopoïétiques chez la souris adulte

2.1. Visualisation d’une RP par immunofluorescence Afin de visualiser les RP de la grande sous-unité, j’ai utilisé une approche d’immunofluorescence. Après avoir testé plusieurs anticorps, j’ai choisi l’anticorps dirigé contre RPL19, qui fonctionnait entre mes mains. Dans un premier temps, en utilisant des protocoles classiques de fixation à la paraformaldéhyde (PFA), j’ai observé la localisation de cette RP. Dans des cellules non traitées au 4-OHT, le marquage reflète la localisation de la grande sous-unité ribosomique : j’ai observé un marquage fort dans le cytoplasme, et un marquage plus faible dans des zones restreintes du noyau, probablement les nucléoles. Après 3 jours de traitement au 4-OHT, le marquage est qualitativement différent : j’observe un marquage qui semble plus faible dans le cytoplasme, et une accumulation de RPL19 dans les nucléoles (Figure 69, colonne de gauche). Ces résultats suggèrent que la délétion de Nle induit des défauts d’export de la grande sous-unité et donc son accumulation dans les nucléoles. Afin de confirmer ces résultats, j’ai voulu illustrer que la perte de la protéine NLE était corrélée avec l’accumulation de RPL19. Dans nos mains, l’anticorps dirigé contre NLE, un anticorps polyclonal de lapin, permet de détecter la protéine dans des cellules ES après une fixation au méthanol. J’ai donc réalisé des immunofluorescences sur des cellules ES fixées au méthanol (Figure 69, colonne de droite). Dans les cellules non traitées au 4-OHT, l’anticorps dirigé contre NLE révèle un marquage cytoplasmique et un marquage restreint dans le noyau. Le marquage nucléaire, mais pas le marquage cytoplasmique, disparaît dans les cellules déficientes pour Nle, indiquant que seul le marquage nucléaire pourrait être spécifique. Des marquages par immunofluorescence des protéines NLE et B23 (ou Nucléophosmine, une protéine nucléolaire) simultanément indiquent que ces deux protéines sont localisées dans une zone similaire du noyau, suggérant que NLE est probablement nucléolaire (cf. article, Figure 6A). Le marquage de la protéine RPL19 sur les cellules non traitées au 4-OHT fixées au méthanol est comparable avec celui des cellules fixées à la PFA. De façon notable, cette analyse révèle un effet similaire à celui observé dans le cas de la fixation à la PFA, à savoir une diminution du marquage cytoplasmique et une augmentation du marquage nucléolaire. La différence d’intensité observée entre les deux situations est probablement liée au mode de fixation utilisé (Schnell et al., 2012).
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La E-sélectine, un régulateur clé de la division des cellules souches hématopoïétiques et de leur résistance à la chimiothérapie

La E-sélectine, un régulateur clé de la division des cellules souches hématopoïétiques et de leur résistance à la chimiothérapie

[9, 10] . En effet, les chimiothérapies répétées peuvent épuiser la réserve de cellules souches, en tuant celles qui se divisent pour régénérer les progéni- teurs détruits par le traitement, ce qui résulte en un épuisement hématopoïé- tique avec aplasie médullaire persis- tante voire fatale. Le risque infectieux durant la période de neutropénie qui suit la chimiothérapie est lui aussi non négligeable. Plus cette période d’immu- nodéficience est longue, plus le patient court le risque d’une infection fatale, que son système immunitaire tempo- rairement détruit ne peut combattre. En préservant la quiescence des cellules souches hématopoïétiques, ces inhi- biteurs peuvent protéger ces dernières contre la cytotoxicité des chimiothé- rapies qui tuent sans distinction les cellules malignes et les cellules saines en division. Ceci permettrait de réduire le risque d’aplasie médullaire induit par la chimiothérapie, et de réduire la durée de la neutropénie pendant synthétique de la E-sélectine, le GMI-
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Vivre l'expérience de l'isolement de protection pour des personnes durant une greffe de cellules souches hématopoïétiques

Vivre l'expérience de l'isolement de protection pour des personnes durant une greffe de cellules souches hématopoïétiques

Les conditions sociodérnographiques d’une famille peuvent aussi influencer sur les ressources disponibles pour les aider à satisfaire leurs besoins et ceux de leur entourage, dans un con[r]

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Peut-on séparer GVH et GVT après greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques ?

Peut-on séparer GVH et GVT après greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques ?

malades (sérum anti-lymphocytaire, flu- darabine, ciclosporine, mycophénolate mofétil, etc.), peut inhiber une réponse immune efficace, et met donc l’accent sur la nécessité d’adjoindre à l’allo-CSH d’autres stratégies d’immunothérapie comme la vaccination par cellules dendri- tiques ou la manipulation des effecteurs avant réinjection des lymphocytes du donneur, capables d’induire à long terme un véritable effet GVT avec contrôle durable et efficace de la maladie. ◊

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«Mourir guéri» : «l’impensable» de la mort dans le cadre de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

«Mourir guéri» : «l’impensable» de la mort dans le cadre de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Un choix « déraisonnable » ? Mme G. a 40 ans lorsque le diagnostic d’une leucémie aigüe lymphoblastique lui est annoncé. Elle est étrangère, ne maîtrise pas très bien la langue française, vit seule en France dans une situation sociale précaire. Alors que les premières étapes du traitement amènent à une rémission complète, une récidive détectée en biologie moléculaire entraîne une deuxième et puis une troisième ligne de chimiothérapie, avec des hospitalisations longues ponctuées de problèmes infectieux. A chaque évaluation, le traitement s’avère efficace et, ensuite, une rechute se reproduit. Le projet d’une allogreffe haplo-identique est retenu lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire. Malgré des difficultés financières, une de ses filles vient en France pour le don. Lors du conditionnement séquentiel, une dégradation respiratoire se produit, amenant à l’interruption du traitement, repris à l’amélioration du tableau clinique. La transfusion des cellules souches hématopoïétiques se fait; la patiente décède d’une pneumopathie hypoxémiante non documentée six jours après la greffe, un an après son diagnostic.
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Rôle des gènes HOX du paralogue 4 dans l'autorenouvellement des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques

Rôle des gènes HOX du paralogue 4 dans l'autorenouvellement des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques

33 osseuse a été la première source de CSH utilisée pour la transplantation. Cette technique est particulièrement fastidieuse puisque le donneur doit être anesthésié et qu’une grande quantité de moelle osseuse est nécessaire pour assurer une bonne reconstitution et une augmentation de la survie chez les donneurs compatibles (Bittencourt et al., 2002). Le sang périphérique contient quant à lui très peu de CSH en situation d’homéostasie avec une concentration de cellules CD34 + trop faible pour permettre la récupération (Korbling et al., 1995). Pour que le sang périphérique devienne une source appréciable de CSH, il est possible de mobiliser les CSH de la moelle osseuse vers la périphérie en utilisant le G-CSF. Ce traitement permet de concentrer jusqu’à 23 fois les CSH dans le sang périphérique en altérant les protéines qui retiennent les CSH dans la moelle osseuse, ce qui entraîne leur relâche dans le sang (Hoggatt & Pelus, 2011). Une fois les CSH mobilisées dans le sang, elles peuvent être récupérées par leukocytophérèse. La transplantation de CSH mobilisées a comme avantage d’accélérer la reconstitution de la moelle osseuse, comparativement à une transplantation à partir de CSH de moelle osseuse puisque le greffon a une plus haute teneur en progéniteurs hématopoïétiques (Devetten & Armitage, 2007). Finalement, le cordon ombilical peut constituer une source de CSH puisqu’il contient une concentration de cellules CD34 + similaire celle de la moelle osseuse. Les avantages du sang de cordon sont multiples. Il n’y a entre autres aucun risque pour le donneur puisque les CSH sont prélevées après que son cordon ait été coupé. Il est aussi possible de greffer des CSH de sang de cordon qui ne sont pas parfaitement compatibles au niveau du locus HLA (Hwang et al., 2007). De plus, comme le sang de cordon ne contient pas ou peu de cellules T matures, les risques de complications associées à leur utilisation sont plus faibles que lors de l’utilisation d’autres sources de CSH (Brunstein & Wagner, 2006). L’utilisation de CSH de sang de cordon diminue aussi le risque de transmission d’infection. À l’inverse, le sang de cordon présente certains inconvénients, notamment le nombre limité de CSH qui mène à un délai dans la reconstitution hématopoïétique ainsi qu’à une augmentation du risque d’échec de la greffe.
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Toxoplasmore cérébrale compliquant une mini-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques du sang périphérique

Toxoplasmore cérébrale compliquant une mini-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques du sang périphérique

Enfin, 3 cas d'infec- tion par toxoplasme ont été rapportés chez les 52 premiers patients ayant reçu une mini-allogreffe non familiale, suggérant que l'incidence d'infec- tion par le t[r]

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Caractérisation des populations enrichies en cellules souches hématopoïétiques dans le placenta et le sac vitellin au cours du développement embryonnaire

Caractérisation des populations enrichies en cellules souches hématopoïétiques dans le placenta et le sac vitellin au cours du développement embryonnaire

97 OBJECTIFS DU TRAVAIL DE THÈSE Nous avons vu au cours de cette introduction que les CSHs effectuent un voyage initiatique dans l’embryon au travers des différents sites et organes hématopoïétiques participant à la mise en place de l’hématopoïèse définitive que sont le SV, l’AGM, le Pl et le FF. Cette migration est essentielle pour la maturation de ces CSHs embryonnaires qui vont acquérir au fur et à mesure les caractéristiques de CSHs adultes. Au cours de ce voyage, les CSHs vont également acquérir et/ou perdre certains marqueurs de surface. Finalement, elles vont coloniser les organes hématopoïétiques définitifs (thymus, rate et MO) et permettre ainsi de maintenir l’homéostasie du système sanguin tout au long de la vie adulte. Plusieurs populations cellulaires ont été décrites au cours du développement comme enrichies en CSHs dans différents organes hématopoïétiques. Toutefois, aucune étude comparative entre ces populations n’a été faite, et les résultats actuels de la littérature ne permettent pas de savoir si un phénotype particulier peut être attribué aux CSHs de tous les sites et organes hématopoïétiques embryonnaires quel que soit le stade du développement, ou si les combinaisons de marqueurs varient selon le tissu considéré. Le stade du développement est effectivement important pour étudier ces populations qui, selon l’état de maturation du microenvironnement rencontré, vont pouvoir soit se maintenir à cet endroit soit continuer leur migration dans l’embryon. Mon travail de thèse s’est axé sur l’étude des CSHs présentes dans les annexes embryonnaires que sont le SV et le Pl. Dans un premier temps, j’ai étudié et comparé dans ces deux organes la cinétique d'apparition et les propriétés fonctionnelles in vitro de trois populations déjà décrites dans la littérature comme enrichies en CSHs dans les différents sites/organes hématopoïétiques au cours du développement embryonnaire, et qui sont les populations CD34 + ckit hi , CD144 + CD45 + et Sca-1 + AA4.1 + .
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La niche hématopoïétique de la drosophile - Un modèle d’étude in vivo du microenvironnement contrôlant les cellules souches hématopoïétiques

La niche hématopoïétique de la drosophile - Un modèle d’étude in vivo du microenvironnement contrôlant les cellules souches hématopoïétiques

la niche chez la drosophile. En effet, l’inactivation d’un récepteur de la voie de signalisation BMP (BMPR1A) dans les ostéoblastes conduit à une augmentation de leur nombre et, ainsi, du nombre de CSH [31] . Enfin, de nouveaux parallèles pourraient être établis sachant qu’EBF2 (early B-cell factor 2), l’un des orthologues murins de Col, est exprimé dans les ostéoblastes et est requis pour le maintien des CSH [32] . De la même manière, chez la drosophile, Col est requis pour le main- tien des précurseurs hématopoïétiques. Cependant, le mécanisme impliqué demeure non élucidé et les inte- ractions possibles entre EBF2 et les voies BMP et Wnt restent à établir. De même, une meilleure connaissance des voies de signalisation impliquées dans la commu- nication entre la niche et les CSH chez les mammifères [33] permettra de déterminer si les voies de signalisa- tion Hh et PDGF/VEGFR (platelet derived growth factor/ vascular endothelial growth factor), impliquées dans ce processus chez la drosophile, jouent aussi un rôle dans la niche des vertébrés. ‡
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