Globalisation and International

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Arbitrage privé international et globalisation(s)

Arbitrage privé international et globalisation(s)

CONCLUSION L’histoire que nous avons racontée dans ce rapport commence avec le modèle anglais de l’arbi- trage, tel qu’il s’est développé au cours de la première globalisation, sur les marchés de matières premières de Londres et de Liverpool (céréales, coton, etc). Ces marchés étaient gérés chacun par une association de branche spécialisée ; ces associations, intégrées verticalement, étaient largement reconnues comme efficaces, légitimes et remarquablement légères au plan institutionnel. Ce modèle classique présentait deux caractères distinctifs. D’une part, il était à la fois local et global, en ce qu’in fine il reposait entièrement sur le droit et sur les institutions judiciaires anglaises, sous la pro- tection desquelles les négociants du monde entier étaient invités à commercer. Au demeurant, ils n’avaient guère le choix dès lors qu’ils atteignaient une certaine taille, aucune structure équivalente n’étant disponible en Europe continentale ou en Amérique. Ainsi cette régulation impériale reposait- elle sur un pouvoir de marché, lui-même conforté par les atouts structurels de place londonienne à son apogée (la City, la marine marchande, les Lloyds, la Bank of England, etc.). Second caractère de ce modèle classique : les différends qui étaient soumis aux arbitres des associations de branches re- levaient dans leur immense majorité de problèmes de fait (qualité des grains, délais de livraison, re- tards de paiement, etc.). Si un problème de droit apparaissait, la loi sur l'arbitrage de 1889 deman - dait qu’il soit soumis aux tribunaux officiels. En effet, les arbitres des associations de branches n’étaient que des spécialistes ou des techniciens de chaque marché, et non des juristes considérés comme capables d’interpréter le droit existant et de produire des précédents. De cette manière, les associations de branches apportaient à la fois une sécurité juridique maximale et une efficacité éle- vée, grâce à une résolution des différends qui restait le plus souvent dans les mains des pairs. Mais dès le début du 20 e siècle, cet équilibre vieux de quelques décennies a été progressivement affecté
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Globalisation du marché international du vin et restructuration de l’offre

Globalisation du marché international du vin et restructuration de l’offre

Le vignoble mondial a perdu 25% de sa surface en une tren- taine d'année pour se stabiliser, depuis le début du millénai- re, autour de 7,5 M ha. Cette chute est principalement impu- table à l'Union européenne (- 34%), qui pour faire face à un effondrement des prix du vin de table a mis en place, avec les accords de Dublin de 1984, des mesures d'arrachage sub- ventionné des vignes. Dans les années 90, les "nouveaux pays producteurs" (NPP : Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, Chili, Etats-Unis, Afrique du Sud) ont au contraire conçu des programmes stratégiques de développement de la production à destination du marché international passant par des plantations massives, ce qui explique l'état stationnaire observé depuis quelques années au niveau international. Les rendements sont soumis aux ressources naturelles (sol, aléas climatiques, variétés), aux techniques, à la nature des vins produits, à la législation. Cette combinaison de facteurs multiples conduit à observer une grande diversité. Cependant, une étude diachronique révèle des stratégies et des performances différentes selon les pays. Ainsi l'Espagne enregistre une progression du rendement moyen en vin par ha de plus de 50% sur les 10 dernières années. L'Italie et les pays d’Europe centrale et orientale, certains nouveaux pays producteurs (Australie, Afrique du Sud, Chine) connaissent également une hausse significative. La France et l'Allemagne stagnent. Les écarts de productivité sont désor- mais considérables : l'UE-25 se situe autour de 7 t/ha, alors que le "reste du monde" est à près de 10 t/ha.
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Le marché des dettes souveraines dans la globalisation financière

Le marché des dettes souveraines dans la globalisation financière

Thèse de do to at | Page 55 to developed economies, while in less financially open economies excess savings are invested in domestic debt which lead to higher bond prices. In a memorable lecture (Ben S. Bernanke 2005) explained that, although primary motive of those purchases goes back to the objective of foreign currency stability, what drives demand for US debt are excess savings accumulated in emerging economies that are not invested at home. In consequence, interest payments on capital invested in “safe haven” result in improving current account balances in investor countries and deteriorating in recipient countries, in other words “savings glut” in emerging economies translates into global imbalances. (Caballero and Krishnamurthy 2006) suggested that global imbalances, conundrum of low bond yields and speculative bubbles fall in the same basket as asset shortages in emerging economies. Through a theoretical analysis authors show that underdeveloped domestic financial sector leads to emergence of real estate bubbles financed by overexposed domestic institutions and international investors who undervalue the risk. Authors state that governments can tame the formation of domestic asset bubbles by opening the capital account or by issuing public debt that crowds out private investment. However, efficiency of such sterilization is guaranteed only if debt issuance is large, which can lead to excessive indebtedness in the long run.
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Les formes de la globalisation économique

Les formes de la globalisation économique

Pilhon, D. (1995), Les mutations du système financier international, Cahiers Français, n°269. ? Porter, M. (1990), The competitiveness of Nations, McMillan, New York. Quermonne, J-L. (1997), Vers un gouvernement économique européen, in Crise et puissance, Espace Europe, Grenoble.

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Gouvernance, biens publics et globalisation

Gouvernance, biens publics et globalisation

1.2 Biens publics internationaux et fragmentation de la gouvernance La formation des États-nations modernes a souvent exigé que les gouvernances locales confient à la gouvernance nationale le soin de fournir certains biens publics. A l'inverse, certains biens publics gagneraient à être produits à un niveau de gouvernance international voire mondial. A la suite de Kindleberger (1986), il est devenu courant d'évoquer des biens publics "internationaux" voire "globaux" (Kaul, Grunberg & Stern, 1999). Stiglitz (1995) identifie ainsi cinq familles de biens publics internationaux : la stabilité économique internationale, la sécurité internationale et la stabilité politique, l'environnement international, l'aide humanitaire internationale et la connaissance. Ces biens ne se substituent pas toujours aux biens publics locaux et nationaux. La globalisation contribue d'ailleurs à susciter une demande nouvelle de biens publics que les États-nations ne peuvent offrir soit parce qu'ils impliquent des interventions au-delà du territoire (par exemple, lutte contre la criminalité "globale", sécurité et stabilité du système de paiement international, prêteur en dernier ressort international, règles environnementales) soit parce que les États-nations n'ont ni les moyens, ni la légitimité d'éviter le resquillage.
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La sécurité nationale, face à la globalisation et à la pandémie

La sécurité nationale, face à la globalisation et à la pandémie

Avec le contrôle des moyens de communication et des réseaux sociaux, les oligopoles de l’information véhiculent l’idée selon laquelle leurs intérêts particuliers sont conformes à l’intérêt collectif. Avant la crise de 2008, les organismes privés bancaires américains avaient obtenu la possibilité d’effectuer un « auto contrôle » sur la base de statistiques bancaires et financières. Après la crise, il a été constaté que les banques, pour maximiser leurs profits, avaient pris des risques insensés en engageant des décisions que l’application du système d’auto contrôle aurait dû empêcher. Aujourd’hui encore, en vue d’éviter toute nouvelles mesures de régulation de la finance que le G20 souhaiterait leur imposer, les grandes banques internationales ont regroupé leurs intérêts de lobbyistes en définissant les normes comptables internationales, appliquées mondialement (International Financial Reporting Standards, IFRS). L’une de leur principale activité consiste à assurer l’optimisation et l’évasion fiscales de leurs clients. Depuis plusieurs années, l’OCDE se propose de limiter l’exercice de la politique d’appauvrissement des pays voisins (« beggar thy neighbour »), mais sur la question des paradis fiscaux, les intérêts privés ont encore toujours réussi à retarder le contrôle d’opérations aussi lucratives (Fontanel, 2016). L’OCDE s’est attelée à trouver une solution acceptable pour tous les Etats, mais le scandale OpenLux de ce mois de février montre l’importance de ce vol des finances publiques. Le multilatéralisme intergouvernemental n’est pas attentif à ces situations, alors qu’il devrait prioritairement défendre les «biens communs internationaux », les grands oubliés de la globalisation (Fontanel, 2020).
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L'OMC et l'acte III de la globalisation

L'OMC et l'acte III de la globalisation

2 Thèse selon laquelle en raison de la part croissante des PED dans les échanges mondiaux et de la diversification géographique accrue de leurs flux commerciaux, les pays émergents auraient autonomisé leur conjoncture, voire dans une moindre mesure, désynchronisé leur cycle économique par rapport à ceux du Nord. Cette thèse avait émergé avant l’éclatement de la bulle boursière de 2007, et était même revenue sur le devant de la scène lors de la reprise économique de 2009-2010, le redressement des pays émergents étant plus rapide que celui des pays développés. Mais la crise de la dette en zone euro et les incertitudes sur la vigueur de la croissance américaine ont provoqué une onde de choc que les pays émergents n’ont pu éviter. Depuis 2007, les pays émergents sont dans l’incapacité de sortir d’un modèle de développement fondé sur le commerce international et l’investissement pour se recentrer sur la demande intérieure. Le « découplage » constitue un des éléments du vocabulaire véhiculant l’idée que la globalisation a mis fin aux rapports de domination, hiérarchiques et asymétriques, entre les Centres et les Périphéries. Pour qu’un découplage se produise, il faudrait que s’opèrent de profondes transformations dans les pays émergents, à commencer par l’internationalisation de leurs devises. Un autre moteur du découplage serait l’accroissement des investissements régionaux entre pays en développement.
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Globalisation et identité. Les mouvements sociaux

Globalisation et identité. Les mouvements sociaux

CAHIERS DU CRISES – COLLECTION MOUVEMENTS SOCIAUX – NO ET0503 6 organisée autour des noyaux des entreprises multinationales et le réseau auxiliaire. Ce n’est pas trois ou quatre entreprises, c’est 65 000 entreprises. Mais même 65 000 entreprises, ça ne fait pas beaucoup ! En Catalogne, on a 515 000 entreprises, seulement en Catalogne. Donc, c’est une portion minime ! Alors, ces entreprises emploient pas mal de gens mais pas tellement ; elles emploient à peu près deux cent trente-cinq millions de travailleurs. Ça fait beaucoup aussi mais il faut le rapporter à trois milliards qui représentent la force de travail globale. Bien sûr la plupart travaillent encore dans des activités agricoles dans le tiers-monde. Mais ce noyau d’entreprises ainsi constitué représente 40 % du produit brut ou global et 72 % du commerce international. C’est ça que je veux dire par « les activités stratégiquement dominantes ». La science et la technologie sont globalisées. Vous travaillez, vous faites de la recherche à l’UQAM, mais l’UQAM n’existe pas en elle-même, elle est liée à toutes sortes de réseaux scientifiques et technologiques, qui sont globaux et qui ont des noyaux plus ou moins importants dans ce réseau, mais tous les noyaux ont besoin des autres dans le fonctionnement de ces réseaux et ces réseaux sont globaux et organisés technologiquement.
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L'industrie d'armement dans le processus de globalisation

L'industrie d'armement dans le processus de globalisation

politiques économiques et sociales dans un cadre mondialisé, afin de fonder leur puissance et leur « welfare ». La globalisation souhaitée est loin de la réalité. Il ne s’agit pas de définir des avantages communs issus de l’échange, mais d’obtenir des avantages différenciés conditionnant le niveau de vie des citoyens. Pour Paul Krugman (1996), l’analogie d’un pays avec une entreprise est inadéquate. L’économie américaine n’est pas le conglomérat ultime qui regrouperait l’ensemble des activités économiques nationales, car elle ne dispose pas d’une stratégie adaptée imposée à chaque composante et pilotée de la Maison Blanche à Washington. En revanche, si l’idée de la compétition entre les Etats est excitante, elle rappelle aussi l’émergence des valeurs conflictuelles développées par les guerres. Or, l’obsession croissante de la compétitivité n’est pas justifiée (Krugman, 1994), car l’Etat se croit obligé de gaspiller des ressources pour renforcer la compétitivité et il succombe alors au protectionnisme et aux guerres commerciales. La recherche des rapports de puissance économique des Etats est inadéquate, elle biaise les politiques domestiques et elle menace l’ensemble du système économique international. Le marché internationale de compétition ne produit pas un jeu à somme nulle. Si pour Krugman, il n’y a pas de compétition directe entre les pays, malgré les rivalités de statut et de pouvoir, il n’en va pas de même pour la Maison Blanche. Bill Clinton propose une réduction du déficit fédéral, il préfère alors jouer avec la fibre patriotique, en désignant le marché mondial comme une menace pour les emplois des jeunes. Il convient alors d’engager une stratégie ciblée vers l’extérieur, même si les Etats-Unis restent quasiment indépendants pour la plupart des produits nécessaires à la production nationale. Même Robert Reich (1991) s’est fait l’avocat d’une politique industrielle et commerciale américaine. Pour lui, le niveau de vie ne peut augmenter que si le capital et le travail vont de plus en plus vers les industries à haute valeur ajoutée par travailleur et si on maintient la position du pays à un niveau supérieur à celui de ses concurrents. L’industrie d’armement est une condition nécessaire, mais de moins en moins suffisante pour définir la puissance d’un Etat.
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L'Industrie d'armement dans le processus de globalisation

L'Industrie d'armement dans le processus de globalisation

La notion de globalisation exprime l’essor du monde marchand et renvoie parfois aux concepts de domination et de concentration du pouvoir. Or, l’industrie d’armement a toujours été protégée par les Nations. « La « marchandisation » des armes favorise effectivement la concentration et les restructurations des industries d’armement, ainsi que le commerce international des armes. Si dans l’histoire, les Etats ont conduit des guerres militaires à des fins de prédation, aujourd’hui la puissance passe aussi par une compétition économique, avec utilisation potentielle des armes économique dans la quête du leadership mondial. Avec l’effondrement de l’URSS, les industries d’armement ont connu une crise économique, qui les a conduit à développer les produits duaux, notamment dans le cadre de l’économie digitale. Les complexes militaro-industriels ont perdu de leur force pour façonner les technologies d’aujourd’hui et de demain. Les facteurs économiques eux-mêmes sont devenus des armes, mais elles ne se situent pas dans le cadre de l’industrie d’armement. En outre, la domination technologique constitue un instrument essentiel de leadership, et les Etats-Unis ont pris une avance qui n’est toutefois pas encore « installée » dans l’histoire à venir.
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In search of ‘Basmatisthan’ : agro-nationalism and globalisation

In search of ‘Basmatisthan’ : agro-nationalism and globalisation

. Conclusion For many eco-activists, the basmati controversy has become emblematic of the sort of resistance one might successfully put up to oppose globalisation. And as far as biopiracy or the delocalisation of indigenous products are concerned, such an interpretation makes sense. There are however other aspects of this controversy which do not fit so well with the ideology of ecological movements. One may notice, for example, that – even if one rightly condemns the dubious attempt to substitute an American ersatz for real basmati – one has to recognise that as far as the American market is concerned, any attempt to answer a local demand by a local supply would appear to go against the trend of globalisation while, on the other hand, an agricultural policy like India’s which privileges the export of basmati abroad would appear to be promoting global trade. Another consequence of the actual policy followed in India is to redefine the characteristics of basmati according to the expectation of international demand. Such a trend may of course meet with the temporary approval of social activists and ecologists in its emphasis on intolerance of the adulteration and eventual genetic manipulation of basmati. But the activists will no doubt be less enthusiastic when they recognise that in order to obtain the sort of basmati which satisfies the exacting requirements of Europeans and Americans, cultivation and initiative is being taken out of the hands of local small scale farmers; and that what is happening is that traders and exporters are being given the power to make sure that they get the right stuff on their own terms, even if this means that they control the entire process from the choice of the seed to the final stage of its marketing.
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Globalisation et politiques internationales de coopération

Globalisation et politiques internationales de coopération

1.2 Les politiques d’harmonisation et la mise en place d’un droit international La coopération internationale, qu’elle prenne la forme de politiques de confédération (Union européenne), d’harmonisation et/ou d’accords internationaux sur le commerce mondial, protège les systèmes institutionnels des pays développés de la concurrence. Il s’agit de contraindre les décisions de délocalisation à respecter un certain nombre de règles qui sont jugés efficaces ou équitables ex ante. Les accords sur le commerce mondial 12 limitent par exemple les échanges avec les pays qui ne respectent pas un certain nombre de normes minimums en matière de droit du travail et de droit de l’environnement 13
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Globalisation, régulation et transformations des entreprises

Globalisation, régulation et transformations des entreprises

Patrick Verley : Je pense qu’il est possible et même souhaitable de prendre un peu plus de recul chronologique. Une nouvelle conception de l’entreprise naît en Europe entre le XVI e et le XVIII e siècle. Auparavant, une opération de commerce international consistait en le montage d’une société par de nombreux armateurs et négociants pour armer un bateau, acheter des marchandises, les vendre, revenir avec une cargaison de retour, la vendre, liquider l’opération, partager les bénéfices ou les pertes, puis recommencer « l’entreprise ». La conception d’une stratégie de développement de long terme qui a été celle des compagnies a impliqué des changements profonds intellectuels et organisationnels. Pour trouver à résoudre le problème du financement des achats dans un contexte de balance commerciale déficitaire, l’idée était non seulement de s’engager dans le commerce intra-asiatique pour faire des profits mais encore de faire de l’arbitrage sur monnaie, en jouant sur les différents rapports de valeur entre l’or et l’argent selon les places. Or une telle activité devait s’inscrire dans la durée pour mettre en relation tous les points commerciaux de la périphérie de l’océan Indien et des mers de Chine, du Moyen-Orient et des marchés européens. Le projet était déjà clair pour le premier gouverneur des Indes néerlandaises, Jan Pieterszoon Coen. Il impliquait une vision à très long terme, la capacité d’investir dans cette stratégie, en un mot une conception de l’entreprise comme organisme se développant dans le très long terme, et perdurant quels que soient les changements de dirigeants. La proximité avec les États a sans aucun doute favorisé cette conception moderne d’une entreprise-organisation, avec une division interne des tâches (l’organigramme de l’East India Company ressemble d’une manière surprenante à celui des entreprises chandlériennes, avec des divisions fonctionnelles et des « cols blancs »).
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Anthropologie de la globalisation et cultures sportives

Anthropologie de la globalisation et cultures sportives

11 Se pose ensuite la question de savoir si l’on ne confond pas la globalisation et l’internationalisation, et si l’on n’utilise pas un nouveau vocable pour décrire des phénomènes anciens dont l’extension se serait simplement étendue. Question qui se pose avec une particulière acuité en ce qui concerne le sport, puisqu’il est quasiment international dès l’origine. Paul Hirst et Graham Thompson (2000 : 68‑75) distinguent deux idéaltypes. Le premier type est celui de l’économie internationale, dans laquelle les économies nationales demeurent autonomes tout en étant en interdépendance les unes avec les autres. Le second est celui de l’économie globalisée, où les économies nationales sont encloses et réarticulées par le système‑monde. À part que les relations économiques internationales sont davantage marquées par l’interdépendance, cette théorie de la globalisation ne dit rien de leur différenciation. Toutes les relations d’un point avec un autre dans un réseau d’interdépendances ne seront pas égales. N’existe‑t‑il pas un décalage entre les discours de la globalisation et les réalités d’un monde dans lequel le national et le régional sont encore, pour l’essentiel, les cadres dans lesquels l’activité se déve loppe ?
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LE DISCOURS D’OPPOSITION À LA GLOBALISATION DE L’ÉDUCATION

LE DISCOURS D’OPPOSITION À LA GLOBALISATION DE L’ÉDUCATION

adressée aux acteurs négatifs du récit, c'est-à-dire aux pays signataires de l’AGCS et en particulier ceux d’où viennent les signataires (Canada, Europe et États-Unis). Je précise également que les acteurs négatifs ne sont pas désaccrédités aussi durement que le sont les acteurs négatifs des autres récits mais qu’ils n’en sont pas moins identifiés comme les responsables de la situation dénoncée (l’inclusion des services éducatifs dans l’AGCS et l’ambiguïté de l’article 1.3). Le fait qu’une bonne partie des moyens ou solutions au problème relèvent directement des acteurs négatifs met en relief le statut très différent de ce texte relativement à mon échantillon. Par ailleurs, les autres moyens relèvent des auteurs signataires de la déclaration et sont qualifiés « d’engagement » : « Nos établissements membres sont déterminés à réduire les obstacles au commerce international de l’enseignement supérieur en recourant à des conventions et à des accords qui ne font pas partie des politiques commerciales. » Si on ajoute à cela la fermeture du « nous » sur les auteurs du texte (non inclusion de la société civile), je crois qu’on peut en arriver à la conclusion que la Déclaration
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Les conséquences sociétales de la globalisation. Dix interrogations

Les conséquences sociétales de la globalisation. Dix interrogations

pays. Ce qui semble prouver une collusion entre les opérateurs du Nord avec leurs homologues riches du Sud. Les pays en développement sont souvent victimes d’un cercle vicieux. La faible croissance conduit à la pauvreté et au chômage. Une forte croissance suscite des investissements économes de travail et un nouveau chômage. Deux solutions évidentes permettent de sortir de cette impasse, le partage ou l’augmentation du gâteau. Or, les mécanismes du capitalisme s’opposent au partage. Il ne reste que la course indéfinie vers la croissance de la production des choses et des services. C’est oublier que la croissance n’est pas toujours un facteur de réduction du sous- développement. Il faut résoudre plusieurs défis majeurs, le contrôle des pouvoirs économiques et financiers qui confortent leur suprématie planétaire et domine tous les grands systèmes de communication, la logique techno-commerciale qui s’auto légitime, la pauvreté croissante, les puissances mafieuses, les guerres ethniques, le conformisme ambiant intolérant et sécurisant et les risques environnementaux. Il faut combattre le préjugé selon lequel la régulation du marché est plus efficace qu’une politique volontariste. La perte des pouvoirs de l’Etat n’a pas été compensée par un investissement du politique au niveau mondial (Fontanel, 1995). L’Amérique latine s’st engagée dans la voie d’une libéralisation rapide et risquée, avec un retour vers le régime démocratique, une intégration régionale accrue et un assainissement des bases économiques. Cependant, ce redressement s’est fait en bradant les patrimoines nationaux, avec une forte privatisation qui a conduit souvent à des fiascos retardés ou à une réduction drastique des services publics. La crise douloureuse de l’Argentine, et celle, inévitable, du Brésil montrent les effets d’une globalisation privatisée globalisée. La démocratie se fait sur un lit d’exclusions sociales et le développement des 3D (dette, drogue, détournements). La globalisation est présentée comme inévitable, alors qu’elle réduit chaque jour le volontarisme de l’action publique. On peut se demander si l’Afrique est en faillite, avec des résultats humains désastreux, un PNB par habitant de 350 dollars par an, un endettement préoccupant et une instabilité politique chronique. ? L’ampleur de l’économie informelle et des mécanismes de redistribution explique que l’Afrique apparaisse moins pauvre. La crise s’explique aussi par la fin de ses rentes de matières premières. La question est de savoir si le Sud n’est pas victime d’un ordre économique international injuste (Fontanel, Touatam, 2003).
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Penser la concurrence dans le contexte de la globalisation économique

Penser la concurrence dans le contexte de la globalisation économique

(ADPIC) et l’accord sur les télécommunications de base. Les travaux s’orientent vers un accord-cadre sur les mesures anticoncurrentielles touchant au commerce (MAC) qui mettrait de l’avant des principes et des procédures de base. Au-delà de ces mesures, quelques propositions existent: la création d’une autorité antitrust responsable de faire appliquer des règles communes et harmonisées de concert avec les autorités nationales 62 ; la création d’un International Competition Policy Office qui obligerait les États à prendre des mesures au niveau de l’élimination des exemptions des cartels commerciaux, de l’abus de position dominante sur les marchés internationaux et des procédures d’approbation des fusions 63 ; une coopération bilatérale accrue et l’élaboration d’un accord plurilatéral dans le cadre de l’OMC sur certains principes de base qui serait mis en œuvre par les autorités nationales 64 . De leur côté, les États- Unis sont plutôt favorables à une approche minimaliste fondée sur les lois existantes et les compétences nationales bien que leur attitude semble récemment devenir plus favorable à une coopération plus approfondie, notamment en ce qui concerne l’établissement d’un Global Competition Forum. S’il n’existe pas de consensus sur les mesures à prendre et les institutions à mettre en place pour contrer les pratiques anticoncurrentielles et les positions dominantes, un consensus semble prévaloir en faveur de l’élargissement des droits et de l’espace de liberté des FTN ainsi que nous l'avons souligné plus haut. Ceci nous amène à nous questionner sur le rôle des autorités nationales responsables de la concurrence ainsi que sur cette absence de volonté pour aborder de front un problème qui les place dans une situation de moins en moins tenable. Le problème ne viendrait-il pas du fait que les régimes nationaux de concurrence, loin d'être la trace d’une époque révolue qui tarde à s’estomper, ne seraient pas aussi devenus un instrument stratégique que les États hésitent à abandonner dans un contexte où, avec la globalisation, les espaces économiques nationaux seraient placés en concurrence les uns vis-à-vis des autres? C'est la question que nous pouvons en effet nous poser.
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Contrat et globalisation

Contrat et globalisation

minimum (sorte de noyau dur) de règles substantielles applicables aux contrats internationaux aboutissent à la sélection de certains types particuliers de contrats, ce qui constitue en fait un retour à la pratique des « contrats nommés », c'est-à-dire à une fragmentation de la catégorie juridique du contrat et non à son universalisation. Enfin, au plan non pas du droit international public, mais des institutions internationales, la forme tutélaire de l'Etat est concurrencée par des organismes spécialisés ayant vocation à orienter les échanges, à en fixer les règles nouvelles dans le contexte de la globalisation, tant en ce qui concerne les échanges eux-mêmes que leur financement et les conséquences économiques de ceux-ci sur les politiques économiques des Etats. Sont ainsi en première ligne des organismes puissants par les subsides qu'ils distribuent et par la légitimation qu'ils donnent au libre échange, souvent sous forme contractuelle, comme l'OMC, la Banque mondiale, le FMI et aussi la Commission européenne (on ne dira jamais assez le rôle unificateur joué par le corpus de la réglementation des marchés publics qui a propagé initialement tout le droit de la concurrence). La contractualisation ainsi engagée dépasse, par construction, les frontières des Etats, qui sont par ailleurs incités à éliminer dans leurs propres législations, les normes unilatérales qui organisent et fondent la cohésion sociale sur d'autres valeurs et d'autres manières.
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Sécurité économique nationale et globalisation économique

Sécurité économique nationale et globalisation économique

vraisemblablement plus grave qu’en 1990, lorsque l’antagonisme entre le capitalisme et le socialisme a pris fin. Si l’on se réfère aux cartes diplomatiques, pas moins de 50 pays (24 en Afrique, 1 en Europe, 12 dans le Golfe persique, 8 en Asie et 5 en Amérique) seraient en état réel et potentiel de guerre ou en situation de violence latente ou extrême. Certes, les pays de l’OTAN cherchent à se retirer aujourd’hui des zones auparavant jugées dangereuses pour l’équilibre international dominé par l’hégémonie militaire américaine, mais ils laissent derrière eux des Etats en situation de guerre civile permanente. L’attaque est moins onéreuse que la défense. Les politiques de dissuasion contre le terrorisme sont d’autant plus difficiles à conduire que le coût marginal des attentats est particulièrement faible. L’attaque du 11 septembre 2001 contre les « Twin Towers » à New York et celle du Bataclan à Paris ont coûté respectivement moins de 500.000 dollars à El Qaïda 34 et 200.000 dollars à Daech. L’armée américaine a vite gagné sa guerre d’attaque contre l’Irak, mais elle n’a pas su gérer la défense de ce pays : les coûts auraient été trop considérables pour maintenir l’ordre dans un pays alors bouleversé par son histoire et ses conflits frontaliers, son refus de l’occupation étrangère, la permanence des conflits entre Kurdes, chiites et sunnites et les nombreux griefs d’une population civile « oubliée » et malheureuse après tant d’années de privation et de violence. L’intervention militaire américaine a ouvert la voie d’un chaos généralisé dans la région, l’antisionisme ne suffisait plus à leur faire oublier leurs propres divergences. Depuis 1979, la politique des Etats-Unis (et de ses alliés à géométrie variable) dans le monde musulman a été catastrophique. Elle a abandonné le chah
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La globalisation, un concept vide de sens

La globalisation, un concept vide de sens

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