Gestion durable des pollutions

Top PDF Gestion durable des pollutions:

Recommandations pour une gestion durable des espaces verts en Bourgogne

Recommandations pour une gestion durable des espaces verts en Bourgogne

Il a été constaté en étude de cas que le paillage permet de protéger le sol, d’économiser l’eau, de faciliter le désherbage manuel et d’embellir l’espace. Cette technique s’applique en particulier aux massifs et aux pieds d’arbres, mais peut s’étendre à l’ensemble des sols à nu. Le paillis peut être issu du broyage des végétaux de la commune. S’il n’y a pas de bois disponible à broyer, il est possible d’utiliser des déchets agricoles locaux, ou d’en acheter. Le paillage consiste uniquement en l’étalement d’une couche de trois centimètres sous les végétaux. Celle-ci se décompose ensuite plus ou moins rapidement selon sa composition. Il est nécessaire de rajouter une couche de paillis quand l’ancien ne remplit plus son rôle ou bien n’est plus visible. Un paillage minéral est également possible, avec de l’ardoise par exemple. Une priorité est à donner aux matériaux locaux, mais il est nécessaire de faire attention aux éventuelles pollutions de l’eau que pourrait causer l’emploi de matériaux de récupération.
En savoir plus

122 En savoir plus

Quelle gestion durable des ressources en eau et du risque de penurie sur les petites îles ?

Quelle gestion durable des ressources en eau et du risque de penurie sur les petites îles ?

La question de l’eau se pose dans des termes assez similaires dans l’archipel des Maldives. En outre, il s’agit du pays le plus plat et le moins élevé du monde, avec une altitude maximale de 2,4 mètres sur l’île de Wilingili. Les Maldives connaîssent depuis les années 1970 un essor de leur attractivité touristique, modifiant profondément les activités économiques et les conditions socio-économiques insulaires, au point que le tourisme représente actuellement l’activité la plus importante dans l’économie maldivienne avec 32 % du PNB, loin devant la pêche (6,6 %) (Ghina, 2005). Le premier hôtel resort a été construit en 1972 ; les Maldives en comptent désormais 87. Aux Maldives, comme sur la quasi totalité des atolls, une des principales sources d’approvisionnement en eau potable est traditionnellement la récupération des eaux de pluie. La lentille de Ghyben-Herzberg est également exploitée par des puits : le niveau piézométrique oscille à de faibles profondeurs, comprises entre 1 et 1,5 mètre sous la surface du sol, rendant facilement accessible cette ressource complémentaire. Celle-ci est évidemment très vulnérable aux pollutions terrestres et aux intrusions d’eaux salines à cause de la forte porosité du sol et de la contiguïté avec l’océan. D’ailleurs, la qualité de l’eau aquifère de la quasi-totalité des îles habitées de l’archipel n’est pas conforme aux exigences de potabilité : « In total, in 162 of the inhabited islands, the groundwater is not suitable for drinking » 26 (Ghina, 2005). De plus, pendant la période sèche, un quart des foyers connaissent la pénurie d’eau : « During the dry season, up to 25 % of household in all atolls report a shortage of water » 27 (ibid.). Aussi les hôtels et les collectivités tels que Malé ont-ils cherché des ressources en eau non conventionnelles pour l’approvisionnement en eau de leurs populations : leur choix s’est naturellement porté vers la désalinisation, solution technique qui n’est pas sans poser un certain nombre de questions relatives à la gestion des résidus ultra salés et surtout des coûts de production, liés aux besoins énergétiques des installations. Dans le but de pallier le manque d’eau et d’enrayer la dégradation de la qualité des eaux souterraines surexploitées, le Ministère des Affaires locales, de la Construction et de l’Environnement veut encourager l’installation de systèmes de récupération et de stockage des eaux de pluie, aux niveaux tant collectifs qu’individuels (ibid.). A noter que la production d’eau en bouteilles est elle aussi croissante, suivant la demande d’eau potable.
En savoir plus

413 En savoir plus

Des "hameaux agricoles" pour une gestion durable du périurbain

Des "hameaux agricoles" pour une gestion durable du périurbain

• Des couples en recherche d’un ancrage social approuvent la démarche mais émettent des réserves quant à l’équité d’accès au logement Jeunes couples, ils cherchent à s’installer dans le village qui représente pour eux un environnement sécurisé pour élever leurs enfants. Ils cherchent à s’investir dans la vie de la commune et à construire des liens au sein de la commune. En recherche d’un environnement rural, ils sont peu sensibles à la plupart des nuisances liées à l’activité agricole sauf s’il s’agit de pollutions chimiques. Ils sont favorables aux regroupements mais certains, conscients des biens immobiliers détenus par les agriculteurs, des risques de spéculation foncière et n’oubliant pas le coût de leur propre installation dans la commune, demandent des garanties sur la pérennité des projets et les critères d’accès pour les agriculteurs.
En savoir plus

9 En savoir plus

La gestion durable des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiques

La gestion durable des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiques

Enfin, le quatrième chapitre a évalué les effets de deux stratégies de gestion des herbaçaies, soit la séparation et le partage des terres, en relevant leurs avantages et leurs limites. En s’appuyant sur les avantages de chacune d’elles et sur le modèle des Réserves de biosphère, des priorités d’action de planification et d’aménagement durables dans les herbaçaies ont été identifiées afin de répondre au paradoxe de la production alimentaire et de la conservation des herbaçaies. Des aménagements du territoire qui incorporent des parcelles d’habitats naturels protégées et connectées au sein d’un paysage agroécologique extensif semblent être une façon de maximiser la conservation des herbaçaies, de sa biodiversité et de la production alimentaire. Cette stratégie de gestion basée sur l’écosystème intègrerait de façon durable les habitats naturels, le développement socioéconomique et le maintien des valeurs culturelles associées aux herbaçaies. Toutefois, pour optimiser son efficacité, cette stratégie devrait jumeler la sensibilisation des populations locales et l’offre de subventions pour la conservation de parcelles naturelles et l’adhésion à des pratiques agricoles durables. Exploiter des opportunités de développement touristique et limiter la densité animale des cheptels sont également des façons de contribuer à la pérennité des herbaçaies. Tout compte fait, pour qu’elle soit des plus efficaces, cette stratégie de gestion devrait être adaptative, c’est-à-dire particulière aux spécificités de chaque herbaçaie.
En savoir plus

154 En savoir plus

Plantes, parasites et pathologistes : de la compréhension des interactions à la gestion durable des résistances

Plantes, parasites et pathologistes : de la compréhension des interactions à la gestion durable des résistances

une gestion strate´gique (dois-je utiliser des varie´te´s re´sistantes et, si oui, avec quelles mesures d’accompagnement ?), comme le montre le prototype de gestion inte´gre´e illustre´ par la figure 3. Un des points d’interrogation cle´s est donc de savoir dans quelle mesure ces choix stra- te´giques de moyen ou long terme sont compatibles avec les modes actuels de prise de de´cision, souvent axe´s sur le court terme et pilote´s par les prix (fluc- tuants) de marche´. Un autre e´le´ment d’in- terrogation est de savoir si les phytiatres (chercheurs, techniciens et prescripteurs) e´voque´s plus haut sont en mesure de fournir l’information requise quant a` l’ef- ficacite´, la comple´mentarite´ ou la compa- tibilite´ des diffe´rentes mesures a` mettre en œuvre au sein de syste`mes de protection et de production inte´gre´s. Enfin, il est impe´ratif d’adapter les armes –et les efforts de communication – aux cibles, c’est-a`-dire aux ve´ritables de´cideurs. Ce n’est qu’ainsi que les « truands » per- mettront enfin aux « bons » de triompher durablement des « brutes ». ■
En savoir plus

7 En savoir plus

Les pollutions maritimes accidentelles en France : risques, planification, gestion de crise

Les pollutions maritimes accidentelles en France : risques, planification, gestion de crise

Les scientifiques proposent des définitions différentes de la vulnérabilité d’un territoire en fonction des critères qualitatifs ou quantitatifs retenus et de leur pondération. Pour certains, il ne semble pas judicieux de définir un indice de sensibilité départemental global. En effet, l’agrégation de données hétérogènes est souvent difficile à interpréter par tous et donc à utiliser à des fins opérationnelles. Pour d’autres, au contraire, il convient de fournir aux décideurs les données les plus synthétiques possibles pour servir d’aide à la décision. D’importantes disparités existent donc d’un département à l’autre en fonction des indices de sensibilité physique, écologique et économique retenus. Fattal (2006) recense les principales méthodologies existantes. La définition de la sensibilité physique ou morphosédimentaire repose essentiellement sur l’indice ESI (Environmental Sensitivy Index) internationalement reconnu et appliqué. La sensibilité écologique se mesure, quant à elle, soit avec des indices spécifiques (on mentionnera l’indice du Conservatoire Botanique National pour la sensibilité des habitats naturels aux pollutions et aux opérations de nettoyage), soit avec des indices multicritères qui intègrent la vulnérabilité morphosédimentaire et la sensibilité écologique (étude conjointe Pages-Jones / Cedre en 1996). Enfin, la définition de la sensibilité économique peut être spatialisée ou non, allant d’une localisation sommaire des principales activités humaines côtières et maritimes, jusqu’à la production d’indices de sensibilité socio-économique calculés à partir de jeux de données, d’algorithmes et de pondérations complexes. Le Cedre propose, par exemple, un indice relativement simple à mettre en œuvre, prenant en compte la durée potentielle d’interruption des activités économiques en fonction de la gravité de la pollution. Un indice de sensibilité socio- économique original a par ailleurs été développé pour l’atlas POLMAR Terre de la Corse (2006). Il prend en compte les éléments économiques marchands et les valeurs d’usages non marchands du littoral. Les recherches tendent à aller vers une complexification des indices de sensibilité, mais on se heurte à la carence de données homogènes et comparables dans le domaine bio- morphosédimentaire ou socio-économique et à l’arbitraire dans le choix des pondérations (Fattal, 2006). C’est pourquoi, jusqu’à présent, peu d’études ont envisagé une représentation synthétique de la vulnérabilité.
En savoir plus

607 En savoir plus

Intégrer la gestion des risques dans une approche de développement durable en gouvernance municipale

Intégrer la gestion des risques dans une approche de développement durable en gouvernance municipale

Le second palier répertorie les principaux acteurs supra locaux, tant gouvernementaux que ceux issus d’associations, de regroupements organisés ou de groupes d’intérêts. Plusieurs de ces organisations exercent une influence importante sur les municipalités, mais aussi sur acteurs gouvernementaux. Leur discours porte la voix de regroupement considérable de citoyens ou des municipalités, comme c’est le cas de la FMQ. Leur représentation auprès des pouvoirs publics favorise les ajustements mutuels et façonne également l’opinion publique lors de prise de position lors des enjeux importants tels que le budget, la gestion des ressources, les projets de loi, la gestion des compétences, etc. On y trouve également les ministères provinciaux tel que le MAMOT, le MDDELCC, le MSP. Ces ministères jouent davantage un rôle en autorité auprès des municipalités, entre autres par le biais des lois et règlements dans leur champ respectif. Il faut cependant noter que la LDD, n’assujettit pas encore les municipalités quant à la mise en place des démarches en développement durable et de la reddition de compte associée. Dans ce contexte, la stratégie du gouvernement en développement durable encourage les municipalités à emboîter le pas et son rôle tient davantage de l’influence que de l’autorité. Quant à la gestion des risques, la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité civile semble avoir autorité que sur la partie dédiée au générateur de risque. Elle vise surtout la déclaration et la communication du risque. Les autres notions de la gestion des risques pour les municipalités, principalement orientées vers la prévention, relèvent davantage d’un rôle d’influence que d’autorité étant donné que la structure qui sert à formaliser la loi n’a pas été définie. La Politique de sécurité civile 2014 -2024 agit davantage comme outils d’influence sur les municipalités qui sont au cœur des orientations de la politique.
En savoir plus

92 En savoir plus

Plan de gestion environnementale et sociale: obligations et performance pour un développement durable

Plan de gestion environnementale et sociale: obligations et performance pour un développement durable

l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement au Québec), elle n’a cependant pas bénéficié d’une harmonisation et d’une concertation internationale, voire multisectorielle, ce qui explique une divergence d’application d’un acteur à l’autre (André et al., 2010). Toutefois, on constate que les exigences de la Banque mondiale en regard des PGES (annexe C de la Directive opérationnelle 4.01) ont été généralement reprises par d’autres institutions financières et bailleurs de fonds. C’est le cas de la Banque africaine de développement (BAfD), de la Banque asiatique de développement (BAD), ou encore de l’Agence française de développement (AFD). Néanmoins, le concept de PGES diffère sur plusieurs aspects. Le premier aspect de différence est la nomenclature utilisée. La Banque mondiale et la BAD ne traitent pas de PGES, mais bien de « Plan de gestion environnementale », incluant la prise en compte de l’être humain dans la notion d’environnement. D’autres, telles que la compagnie Rio Tinto, l’intitulent « Plan de gestion environnementale et sectorielle » pour référer au secteur affecté. On observe également le terme « Construction environment management plan » (gouvernement australien), arguant que la majorité des impacts se présente lors de la phase de construction d’un projet, ce qui n’est que partiellement vrai. Le présent essai fait toutefois systématiquement référence au terme « PGES ». Le deuxième aspect différentiel se situe sur les critères sociaux qui ne sont pas toujours pris en considération. Bien que l’on voit émerger le terme « études des impacts environnementaux et sociaux (ÉIES) », on constate que nombreuses sont les institutions financières ou gouvernementales sans attente particulière à ce sujet. Enfin, il n’est pas rare d’observer l’absence complète d’exigences en termes de PGES. Par exemple, la Banque européenne d’investissement (BEI) n’a pas établi de procédures ou de directives concernant la réalisation de PGES. Pourtant, elle peut « imposer au
En savoir plus

112 En savoir plus

Etude par imagerie radar des pollutions pétrolières

Etude par imagerie radar des pollutions pétrolières

noires en mer (Erika et Prestige) qui ont conduit à un tel commentaire, ne doivent pourtant pas masquer que d’ores et déjà, les plus grandes pollutions d’hydrocarbures ont probablement lieu dans le domaine continental et polaire russe. La Russie possède près de 300 000 km de pipelines pour desservir les centres de consommation à partir des sites d’exploitation localisés essentiellement dans le Nord du pays (bassins de Petchora et de Sibérie occidentale) où les conditions naturelles sont extrêmes. Les pipelines sont soumis à la corrosion et aux processus cryogéniques. Or, ces deux phénomènes réduisent la durée de vie des infrastructures et de nombreux accidents sont répertoriés. La surveillance du réseau d’oléoducs et des déversements accidentels est contrainte par l’immensité de ces espaces et la difficulté d’accès imputables aux nombreuses traversées de zones marécageuses (Marchand, 1999). Elle peut alors être réalisée avantageusement par le recours à la télédétection. L’utilisation des capteurs optiques est limitée en milieu polaire par des jours réduits une partie de l’année et un couvert nuageux fréquent. A l’inverse, le radar offre des capacités d’acquisition par tout type de temps. De plus, le radar à synthèse d’ouverture, par sa sensibilité à la géométrie de la cible et à la constante diélectrique, apporte une information complexe nouvelle d’un grand intérêt. Pourtant, le réseau d’oléoducs de la Russie septentrionale ne fait pas actuellement l’objet d’une surveillance systématique par imagerie satellitale. Nous présentons ici une méthode développée pour le suivi de l’épanchement de pétrole, conséquent à la rupture de l’oléoduc, qui a eu lieu près d’Usinsk (bassins de Petchora, République de Komi, Russie) en été 1994 (fig. 1). Cette analyse repose sur une série d’images radar acquises à des dates différentes par le satellite ERS-1.
En savoir plus

16 En savoir plus

La gestion durable des lacs salés de Sovata ((Transylvanie, Roumanie)

La gestion durable des lacs salés de Sovata ((Transylvanie, Roumanie)

du phénomène héliothermique et l’intérêt thérapeutique de leurs boues sapropéliques. Dans les nouvelles conditions de fonctionnement de la station balnéo-climatique de Sovata, qui est passée sous le contrôle d’investissements privés en 2001, la gestion durable des ressources est devenue un élément de premier ordre, tant pour le commanditaire que pour les autorités locales, conformément aux principes de développement durable stipulés dans les normes internationales et roumaines. La présente recherche, essentiellement bathymétrique et thermique, quantifie les conditions de l’existence précaire des lacs, due au fragile équilibre entre la dissolution rapide du sel gemme et le colmatage sédimentaire. La gestion du site doit prendre en compte la morphodynamique des versants émergés, pour la stabiliser, ainsi que la sédimentation lacustre, une richesse utilisée médicalement, qui, si elle est mal maîtrisée, peut conduire au comblement et à la disparition de ces petits lacs hyperkarstiques. La présente recherche montre aussi que la mésothermie du lac Ursu, en lien avec sa stratification haline, peut être dérangée par le brassage effectué par les baigneurs. La balnéothérapie doit donc être encadrée et limitée à certaines heures, afin que la stratification puisse se reformer au moment le plus chaud de la journée.
En savoir plus

11 En savoir plus

Un air familier ? Sociohistoire des pollutions atmosphériques

Un air familier ? Sociohistoire des pollutions atmosphériques

Introduction générale 13 ou Paris, et d’autre part le travail de caractérisation précis de la perturbation de l’air ambiant, l’évaluation technique d’une chose d’autant plus notable qu’elle est hors de sa place habituelle – bref, ce que les anthropologues appellent une « pollution » [Douglas, 1971]. Notre ouvrage saisit simultanément ces deux versants de la présence de la pollution atmosphérique en société : rendue perceptible et visible, elle apparaît comme événement à l’origine et à l’impact plus ou moins controversés, et comme enjeu de plainte et de réclamation. Ce lien entre visibilité pour la population et connaissance précise et discriminante des polluants et de leur comportement a été perdu de vue depuis que la mesure de l’air a progressé pour devenir une technique sophistiquée, inaccessible au commun des mortels. Ce lien a par ailleurs été écarté progressivement de l’agenda public au profit d’une focalisation sur les « vraies » pollutions atmosphériques, celles qui ne se sentent pas et ne se voient pas mais qui sont bien présentes. La distance est devenue telle que la question de la maîtrise de la définition de la pollution a été scindée en deux : celle de l’agression biochimique qui appartient aux sciences exactes, même dans le cas de l’odeur [Candau, 2004], et celle de l’évaluation sociale et politique d’une gêne ou d’une atteinte, dont on a attribué l’étude aux Sciences humaines et sociales, autour de la représentation et de la décision [Weill, 2007]. Désormais la pollution atmosphérique a ses structures spécialisées, comme les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa), ses congrès savants, ses laboratoires de recherche, et son matériel de mesure standard de plus en plus performant. Bref, notre façon commune de nous référer à une atteinte à notre environnement atmosphérique a bien changé à partir du moment où il devenait possible d’obtenir des données précises sur la pollution, accessibles et à moindre coût.
En savoir plus

30 En savoir plus

La gestion démocratique des politiques de développement durable : une analyse comparative à l'échelle internationale dans le cas de la gestion des déchets

La gestion démocratique des politiques de développement durable : une analyse comparative à l'échelle internationale dans le cas de la gestion des déchets

7 Dans un autre cas, celui de la Belgique, tout semble avoir commencé en 1993 par la “charte de l’utilisateur” qui fixe les droits et devoirs de l’usager dans ses relations avec l’administration. L’application de cette charte a reposé sur une volonté politique forte, une appropriation par les fonctionnaires et sur la mise en place d’un mécanisme d’évaluation. Les baromètres de la qualité ont donc été développés au sein de l’administration belge. Instruments pour interroger les usagers sur leur satisfaction et réalisés en interne par le bureau Conseil en Organisation et Gestion, ces outils ont connu leurs premières applications dans les ministères belges en 1998-99. Les baromètres ne se présentent pas seulement comme un outil de mesure, mais également comme un outil pédagogique qui permet grâce à un mode d’emploi de faciliter leur mise en oeuvre. Conçus pour des fonctionnaires, par des fonctionnaires, leur principale caractéristique réside dans leur orientation “clients”, les citoyens, les usagers et les fonctionnaires eux-mêmes. Leur usage se veut facile, généralisable à toute l’administration fédérale, souple, adaptable, pertinente scientifiquement et équitable. Cet instrument de mesure reprend le parcours de l’usager dans ses relations avec l’administration, au cours de quatre étapes distinctes : l’approche (à quel service s’adresser), l’accueil, le service traitant et l’après vente (une fois la décision prise ou le service rendu, si l’usager éprouve des difficultés). Il évalue sa satisfaction au travers de quatre critères, à savoir la rapidité, la précision, l’efficacité et l’amabilité, pour six familles de prestations, en l’occurrence les prestations non financières, les allocations, les impositions, les informations de l’administration, les informations à l’administration et les contrôles.
En savoir plus

24 En savoir plus

Le débat dans l’éducation au développement durable : la question de la gestion des ressources énergétiques

Le débat dans l’éducation au développement durable : la question de la gestion des ressources énergétiques

6 Comme toutes les autres composantes du programme scolaire, l’éducation au développement durable repose à la fois sur des savoirs, ou connaissances, et des savoir- faire, ou compétences, et vise à développer chez les élèves des jugements et des attitudes éclairées : « le développement durable nécessite à la fois de former, dès à présent, les élèves aux bonnes pratiques permettant de vivre ensemble dans un monde aux ressources limitées, mais aussi de leur transmettre les connaissances, la compétence et la culture qui leur permettront tout au long de leur vie, en tant que citoyens, de connaître, comprendre, décider et agir en fonction des enjeux du développement durable » 5 . Cette éducation prend place à l’intérieur des champs disciplinaires classiques (français, histoire-géographie, physique-chimie, mathématique, SVT, arts plastiques…) et doit être mise en place en lien avec les programmes scolaires, supposés suffisamment souples pour l’intégrer. Elle doit être envisagée dans une approche à la fois inter-disciplinaire (de la primaire à la fin du secondaire) et trans-disciplinaire (en croisant les apports de chaque matière).
En savoir plus

92 En savoir plus

Stratégies de gestion durable pour atténuer les conflits humains-éléphants en Asie

Stratégies de gestion durable pour atténuer les conflits humains-éléphants en Asie

51 des outils de gestion de la faune et la recherche scientifique afin d'aborder ce conflit et de le réduire (Madden, 2004; Bath et al, 2009; Frank et al, 2015) En Asie, il existe une tendance chez les biologistes qui ne possèdent pas une connaissance approfondie des sciences sociales, de mener des études attitudinales auprès des agriculteurs touchés par les CHE (Lenin & Sukumar, 2011). Les données obtenues dans le cadre de telles études peuvent être biaisées par plusieurs facteurs. Par exemple, des foules peuvent parfois se présenter lors d’entrevues attitudinales dans les petites collectivités affectées par les CHE. Il peut alors y avoir un effet d’entrainement et les faits peuvent être exagérés, surtout lorsqu’il y a une attente en matière de compensation financière (Naughton et al, 1999). D’autres facteurs pouvant influencer les études qualitatives comprennent le décalage entre l’entrevue et la dernière attaque par les éléphants, l’incidence de cette attaque ou la perception des gens envers l’intervieweur (s’il est perçu comme étant un représentant gouvernemental) (Lenin & Sukumar, 2011; Songhurst, 2011). Les études attitudinales peuvent mettre en évidence une préoccupation disproportionnée des dommages causés par les éléphants et sont susceptibles d’être contredites par des données obtenues à partir d’enquêtes scientifiques (Jepson & Cannery, 2003). Alors que les biologistes sont généralement sceptiques quant aux évaluations des menaces et des pertes auxquelles ils sont confrontés, les spécialistes des sciences sociales abordent le rôle joué par les vulnérabilités de la communauté locale et la tolérance des conflits (Lenin & Sukumar, 2011). Il est donc essentiel que les spécialistes des sciences sociales mènent ces enquêtes et qu'ils soient des acteurs intégraux dans la conception et la mise en œuvre de stratégies de gestion des CHE (Madden & McQuinn, 2014). Les biologistes et les spécialistes des sciences sociales doivent travailler ensemble pour s'attaquer aux causes des conflits et aider à identifier les moyens viables pour résoudre les problèmes (Frank et
En savoir plus

98 En savoir plus

Gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables, pilier du développement durable

Gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables, pilier du développement durable

Après avoir été formées sur les manières à appliquer pour que la gestion soit durable et rationnelle, les filières doivent être structurées. La structuration consiste à établir le circuit d’écoulement des produits, transformés ou non, en vue d’en assurer l’écoulement. Le moyen qui a déjà fait ses preuves est l’organisation de la rencontre avec la demande. Les communautés assurent la disponibilité des produits, en qualité et en quantité, et les débouchés de leurs collectes. Pour assurer un partage équitable des bénéfices, les prix sont convenus à l’avance.
En savoir plus

8 En savoir plus

Organisation et gestion du Développement Durable et de la Responsabilité Sociale dans les universités françaises.

Organisation et gestion du Développement Durable et de la Responsabilité Sociale dans les universités françaises.

En 2013 est votée la loi ESR, qui inscrit le développement durable comme une nouvelle mission de l’université, à travers sa responsabilité dans la production et le transfert de connaissances et compétences dans ce domaine, au service de la société. Cette mission consiste notamment à développer « la capacité d'expertise et d'appui […] aux politiques publiques menées pour répondre aux défis sociétaux, aux besoins sociaux, économiques et de développement durable » (Code de l’éducation L123-3 §2). Cette même loi ESR prévoit également la possibilité de créer des services communs universitaires pour assurer « l'organisation des actions impliquées par la responsabilité sociale de l'établissement » (Code de l’éducation L714-1 §5).
En savoir plus

28 En savoir plus

Réflexion stratégique pour une gestion durable et patrimoniale des réseaux d’eau potable

Réflexion stratégique pour une gestion durable et patrimoniale des réseaux d’eau potable

Name Unbilled metered consumption m3/an Unbilled non-metered consumption m3/an Unauthorised consumption m3/an Metering inaccuracies water losses System input Volume m3/year Billed metere[r]

259 En savoir plus

La gestion durable du bâti agricole périurbain : gouvernance et enjeux locaux

La gestion durable du bâti agricole périurbain : gouvernance et enjeux locaux

La réponse de ces trois types de dispositifs aux enjeux de protection des espaces agricoles, et plus large- ment de développement territorial durable, varie selon les types de regroupement. Les regroupements qui dissocient les dimensions patri- moniales et professionnelles facili- tent la transmission des exploitations agricoles et limitent le besoin de constructions agricoles. Ainsi, le regroupement de hangars unique- ment permet de transmettre les ter- res et les bâtiments sans remettre en question le logement du cédant. A contrario, l’implantation du logement à proximité des bâtiments d’exploi- tations rend plus difficile la trans- mission des bâtiments techniques, les exploitants ne souhaitant géné- ralement pas se séparer de leur loge- ment à la retraite.
En savoir plus

9 En savoir plus

Gestion de l'eau potable. Un service urbain durable? Le cas de Montréal

Gestion de l'eau potable. Un service urbain durable? Le cas de Montréal

Tarificaon Taxaon foncière Au compteur Forfaitaire Progressive Unitaire Dégressive Tarificaon combinée Équité sociale.. Permee l’accès de tous à un réseau et.[r]

1 En savoir plus

Vers une gestion plus efficace et durable des rats en milieu urbain

Vers une gestion plus efficace et durable des rats en milieu urbain

doivent offrir un salaire proportionnel aux compétences et aux responsabilités du personnel engagé et équivalents aux autres personnels qui accomplissent des tâches semblables. La formation est aussi un élément capital à la réussite d’un programme de gestion intégrée de la vermine. Effectivement, les inspections régulières sont indispensables à la détection des signes trahissant la présence de celle-ci et seul l’œil averti d’un inspecteur qualifié peut arriver à faire un bon travail à ce niveau (Corrigan, 2001). De plus, comme le lien et la transmission de connaissances entre la municipalité et la population se réalisent souvent par le biais du personnel de terrain, il est important que celui-ci soit suffisamment formé afin de transmettre une information juste aux citoyens. Cela permettra d’obtenir leur confiance et leur coopération. En ce sens, la formation des employés ne doit pas se limiter exclusivement à la passation des connaissances techniques nécessaires pour appliquer les méthodes de contrôle, mais doit également inclure des notions de biologie des rongeurs ainsi que les conditions permettant leur émergence et leur établissement dans l’environnement urbain (ibid.). L’argent nécessaire à la formation des employés dédiés à la gestion de la vermine urbaine devrait être inclus dans les budgets de la ville.
En savoir plus

85 En savoir plus

Show all 5712 documents...