Gestion durable des écosystèmes

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La réforme du régime forestier permettrait-elle une gestion durable des forêts?

La réforme du régime forestier permettrait-elle une gestion durable des forêts?

Ainsi, cette compatibilité est vérifiée à l’égard de trois documents. Le premier concerne la vision élaborée au chapitre 2 à partir d’un ensemble de points apportés par les différents acteurs du secteur forestier. Le deuxième s’intéresse aux critères et sous-critères d’aménagement durable des forêts, élaborés par le Conseil canadien des ministres de forêts (CCMF, 2003). Finalement, cette section vérifie l’affinité des éléments d’analyse avec les seize principes énoncés à l’article 6 de la Loi sur le développement durable (L.R.Q., c. D-8.1.1.). Cette dernière composante de conformité a été ajoutée, car le développement durable des forêts ne s’applique pas uniquement à l’aménagement forestier. En effet, la gestion des forêts touche non seulement les écosystèmes, mais aussi les communautés adjacentes, les personnes qui y travaillent et y vivent, et au-delà, jusqu’à l’ensemble des citoyens du Québec, à qui les forêts publiques appartiennent. De plus, les partenaires du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois reconnaissaient que cette loi joue un rôle important en forêt, permettant au MDDEP de s’impliquer dans la planification (SASFQ, 2007c). La section de compatibilité des éléments d’évaluation de la réforme doit donc être perçue comme une tentative de validation holistique de l’approche d’analyse.
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Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de la Guadeloupe

Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de la Guadeloupe

L’archipel compte environ 400 espèces d’arbres, c’est-à-dire près de trois fois plus que la Métropole sur un territoire plus de 300 fois plus petit. La forêt ombrophile de Basse Terre et des Saintes est particulièrement riche des trois quarts de cette diversité. Elle est largement naturelle ou semi-naturelle, relativement peu fragmentée, avec des essences principalement indigènes, bien que cette caractéristique n’ait pas fait l’objet d’études approfondies (4.3). Elle est ainsi remarquable, au sein des Petites Antilles, à la fois par son étendue et son bon état de conservation. Les forêts sèches (Grande Terre, Marie-Galante, La Désirade) sont naturellement moins riches en espèces. Reposant sur un socle volcanique ancien, recouvert de sédiments et peu accidenté, elles sont plus accessibles que la forêt ombrophile, plus soumises aux pressions anthropiques, plus fragmentées et dégradées : certaines espèces y sont en recul, notamment sur le littoral où la proportion d’espèces indigènes tend par endroits à diminuer au profit d’espèces introduites (4.7). Les forêts marécageuses et mangroves sont, également par nature, les moins riches en espèces mais jouent un rôle primordial de protection du littoral et d’accueil d’une faune diversifiée. L’incontestable diversité biologique de la Guadeloupe s’accompagne d’une grande vulnérabilité illustrée par la disparition, ces dernières années, de plusieurs espèces endémiques strictes animales et végétales dont l’affectation aux écosystèmes forestiers mérite cependant encore d’être précisée (4.8). Des plantations existent sur une surface limitée, de l’ordre de 4 000 hectares ou 6 % des forêts, et ont été en quasi-totalité réalisées à partir de quelques essences introduites dont le mahogany à grandes feuilles (Swietenia macrophylla) est la principale (4.3). Globalement, les forêts de Guadeloupe jouissent d’une protection étendue à 80 % des surfaces environ et à un niveau particulièrement élevé sur Basse Terre, en développement sur Grande Terre et faible sur les îles du Sud à l’exception notable des îles de Petite Terre (rattachées à La Désirade) (4.9).
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Développement durable et gestion internationale : enjeux et perspectives d'avenir

Développement durable et gestion internationale : enjeux et perspectives d'avenir

À l’origine et selon la définition proposée par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, il s’agit « d’un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Pour répondre à cette exigence de durabilité et d’éthique intergénérationnelle, le développement durable entend s’appuyer sur trois piliers complémentaires : l’efficacité économique, l’équité sociale et la protection des écosystèmes. Le caractère globalisant, conciliateur et pour le moins imprécis de cette démarche d’intégration explique pour une large part sa grande popularité. En effet, si ce concept a réussi à s’immiscer dans le discours économique et managérial contemporain malgré les contradictions que peut soulever son application, c’est en grande partie grâce à son élasticité, à sa plasticité sémantique et à ses nombreuses métamorphoses. Ainsi, la définition élusive voire nébuleuse du développement durable, envisagée par la Commission Brundtland dans une perspective très large (équité entre les générations, approche systémique, liens complexes entre les sphères économiques, politiques, sociales, écologiques, dimension « mondiale » des enjeux, etc.) a largement facilité l’appropriation du concept par les organisations et par une logique économiste souvent peu soucieuse des équilibres naturels .
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Le maintien des espèces exploitées de la forêt boréale par une approche de gestion intégrée des écosystèmes

Le maintien des espèces exploitées de la forêt boréale par une approche de gestion intégrée des écosystèmes

spécifique a permis de mettre en évidence les avantages et les inconvénients des trois modes de gestion intégrée. L’approche par écosystème est un concept bien général, rendant difficile son application sur le terrain. Elle pourrait être modifiée pour inclure des buts et objectifs plus facilement applicables dans un écosystème, permettant des résultats mesurables. Bien que l’aménagement durable des forêts soit plus simple d’application, il demeure un concept général d’aménagement durable. La concertation des différentes organisations ayant un lien avec la forêt est la lacune de ce type de gestion (Secrétariat de la CDB, 2004). L’aménagement écosystémique est la version appliquée de l’aménagement durable des forêts. Les inconvénients de celui-ci sont le cout élevé de sa mise en œuvre (Sirois, 2010) et les incertitudes quant aux changements apportés aux écosystèmes (MRNF et CERFO, 2010). L’évaluation du forestier en chef montre qu’il y a eu de nombreuses lacunes au niveau de la gestion forestière au Québec, mais que la tendance va vers une gestion forestière soutenable. Le troisième objectif spécifique étant accompli par l’exposition des différents éléments des rapports fauniques et les plans de gestion des espèces exploitées à l’intérieur de quelques pays. La grande faune et les oiseaux migrateurs ont une importance prédominante dans la gestion faunique en Finlande, en Alaska et au Canada.
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Quelles stratégies pour une gestion durable des ravageurs du cotonnier en Afrique subsaharienne ?

Quelles stratégies pour une gestion durable des ravageurs du cotonnier en Afrique subsaharienne ?

Une gestion durable des innovations Compte tenu de l’importance de ces inter- ventions sur seuil sur le bilan financier de la production cotonnière paysanne, le suivi de la sensibilité des espèces cibles et la mise en place de mesures de préven- tion restent des activités indispensables pour anticiper l’apparition de phénomè- nes de résistance qui remettraient en cause l’efficacité des pesticides utilisés. De la même façon, il est nécessaire d’accorder une importance toute particu- lière à l’introduction des cotonniers géné- tiquement modifiés pour la résistance aux insectes. Du fait de l’expression continue de toxines dans la plante, ces cultivars présentent en effet un risque majeur de susciter des résistances se développer vis- à-vis des toxines de Bt. Dans ce domaine comme dans le précédent, la modélisation constitue un outil de choix pour cons- truire des stratégies de gestion de l’inno- vation à moyen ou long terme [25, 26]. La mise en œuvre de la gestion raisonnée des écosystèmes doit se faire à l’échelle régionale, qui est celle où évoluent les populations des principaux ravageurs de la culture cotonnière. À l’instar de projets comme le PR-PRAO (Projet régional de prévention de la résistance en Afrique de l’Ouest), les programmes de protection intégrée du cotonnier doivent regrouper l’ensemble des acteurs de la filière coton des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour valoriser au mieux les acquis scienti- fiques.
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La gestion durable des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiques

La gestion durable des herbaçaies en présence de grands herbivores et d’activités anthropiques

systèmes racinaires denses et volumineux qu’elles forment à travers les herbaçaies œuvrent à retenir le sol et, de cette manière, à prévenir l’érosion (Chen, 2009). Ensuite, les herbaçaies, qui représentent un énorme puits de carbone, jouent un rôle prépondérant à la limitation du réchauffement climatique (Suttie et al., 2005a; Hoth, 2001; White et al., 2000). Contrairement aux forêts tropicales, où le carbone est majoritairement stocké dans la végétation aérienne, le carbone des herbaçaies est quant à lui massivement stocké dans le sol (Suttie et al., 2005a; Soussana et al., 2004; White et al., 2000). Les sols de ces écosystèmes d’herbacées ont un potentiel de séquestration du carbone qui équivaut à près du double de ce qui est observé dans les sols des terres arables (Mestdagh, 2003 cité dans Carlier et al., 2009). Le terme séquestration fait référence ici au processus de retrait du gaz carbonique (CO 2 ) atmosphérique pour le stocker dans des réservoirs (Jones et Donnelly, 2004). En fait, près de 50 % du carbone fixé au cours de la photosynthèse est transféré au sol par accumulation de matière organique dérivée des plantes et se répartit ensuite entre l’utilisation pour la croissance des racines et la rhizosphère, soit l’interface sol-racine riche en micro-organismes qui s’approprieront une partie de ce carbone pour la respiration (figure 1.4) (Rees et al., 2004). La rhizodéposition, c’est-à-dire le transfert du carbone des racines au sol suite à la sénescence et au renouvellement des racines, ou bien par exsudation du carbone par les racines ou par production de mucilage, est le phénomène qui permet ultimement de stocker le carbone dans le sol (Jones et Donnelly, 2004; Rees et al., 2004; Soussana et al., 2004). Les déchets animaux contribuent également, mais en proportion moindre, au stockage de carbone dans ces sols (Jones et Donnelly, 2004; Rees et al., 2004; Soussana et al., 2004).
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Élaboration du programme national d'acquisition de connaissances sur les écosystèmes marins : compléter la connaissance pour une meilleure gestion

Élaboration du programme national d'acquisition de connaissances sur les écosystèmes marins : compléter la connaissance pour une meilleure gestion

1 Introduction Avec la deuxième plus grande zone économique exclusive (ZEE) au monde, la France jouit d’une grande diversité de milieux marins, aussi bien en métropole qu’en outre-mer. Cette richesse, valorisée dans le cadre de nombreuses activités humaines, nécessite la mise en place d’un système de protection afin de parvenir à une utilisation durable et raisonnée de la mer. Une telle protection s’inscrit dans la volonté plus large de l’Union européenne de préserver les écosystèmes marins dans leur ensemble, depuis les estuaires jusqu’au large : plusieurs directives ont déjà vu le jour afin d’atteindre cet objectif, dont la plus intégrative est la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) de 2008. Elle s’intéresse à un éventail de problématiques encore peu ou pas approchées règlementairement jusqu’alors (déchets marins, bruit sous-marin, réseaux trophiques, …). Pour concevoir des politiques publiques sur des sujets nouveaux, les besoins en matière de données scientifiques ainsi que de connaissance en matière d’écosystèmes et des pressions occasionnées par les activités humaines sont importants. L’état des connaissances actuel ne permet pas d’y répondre de façon satisfaisante. De ce fait, le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) souhaite développer un programme d’acquisition de connaissances, intitulé programme national d’acquisition de connaissances sur les écosystèmes marins (PAC), afin notamment de répondre au mieux aux objectifs fixés par la DCSMM, à savoir l’atteinte du Bon Etat Ecologique (BEE) d’ici 2020.
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La capacité de charge des écosystèmes dans le contexte de l’aménagement du territoire et du développement durable au Québec

La capacité de charge des écosystèmes dans le contexte de l’aménagement du territoire et du développement durable au Québec

2.2 Présentation des seuils écologiques Cette section présentera les seuils écologiques qu’il est recommandé de respecter afin de maintenir les biens et les services écologiques d’un écosystème par la littérature scientifique. Les seuils présentés concernent les écosystèmes tempérés similaires à ceux du sud du Canada. Il s’agit bien souvent d’exigences minimales à rencontrer dans l’aménagement du territoire (Canada, 2013). Il est préférable d’assurer dans un premier temps la conservation des écosystèmes selon ces critères et, advenant le cas où l’écosystème est déjà dégradé, d’envisager la restauration en second lieu en réaménagement le territoire de façon à répondre à ces seuils (ibid). Les seuils présentés dans les sections suivantes sont principalement tirés de sources faisant le recensement d’études scientifiques visant à déterminer les limites à respecter lors de l’aménagement du territoire pour préserver certains milieux, certaines espèces ou certains services écologiques (Comité sur la gestion intégrée des ressources en milieu agricole (Comité sur la Gestion intégrée des Ressources en Milieu Agricole (COGIRMA), 2010; Canada, 2013). Ils sont divisés en cinq sections représentant chacune un type d’utilisation du territoire soit les milieux agricoles, les milieux humides, les milieux riverains, les milieux forestiers et les milieux urbanisés. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive. 2.2.1 Milieux agricoles
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Approche viable de gestion des prélèvements d’eau: concilier les besoins des usagers et limiter les impacts sur les écosystèmes.

Approche viable de gestion des prélèvements d’eau: concilier les besoins des usagers et limiter les impacts sur les écosystèmes.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) est responsable pour l’application du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP). Le règlement entré en vigueur en 2014 a remplacé le Règlement sur le captage des eaux souterraines (RCES). Tout comme le précédent règlement, cette version (qui est par ailleurs en cours de révision) vise à respecter l’un des mandats du ministère qui est d’assurer la protection des ressources en eau en prenant compte du principe de précaution et des effets des changements climatiques tout en conciliant les besoins d’alimentation en eau potable, la protection des écosystèmes aquatiques et les autres usages de l’eau. Ce règlement s’insère dans la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l’eau et des milieux associés (Chapitre C-6.2). Cette loi réaffirme « que l’eau est indispensable à la vie et qu’elle est une ressource vulnérable et épuisable ». Elle considère également que « 1) l’eau est une ressource faisant partie du patrimoine commun de la nation québécoise et qu’il importe de la préserver et d’en améliorer la gestion pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures; 2) que l’usage de l’eau est commun à tous et que chacun doit pouvoir accéder à une eau dont la qualité et la quantité permettent de satisfaire ses besoins essentiels; 3) que l’État, en tant que gardien des intérêts de la nation dans la ressource eau, se doit d’être investi des pouvoirs nécessaires pour en assurer la protection et la gestion » (voir extraits en annexe).
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La gestion durable de l’agrile du frêne en milieu urbain

La gestion durable de l’agrile du frêne en milieu urbain

8 requérir à ces mesures a failli mettre un terme à des échanges commerciaux d’une valeur de plus de 30 milliards de dollars entre le Canada et la Chine. Selon un rapport préliminaire visant à évaluer les coûts économiques reliés à 16 espèces exotiques envahissantes au Canada, les coûts annuels estimés pour leur gestion varient entre 13.3 et 34.5 milliards de dollars (Environnement Canada, 2004). En ce qui a trait aux végétaux envahissants et aux phytoravageurs, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) estime que le fardeau financier représente environ 7.5 milliards de dollars par année. Toutefois, il est important de noter que la plupart des analyses d’incidence économique ne considère pas l’ensemble des impacts et pertes potentielles. Elles se limitent souvent aux pertes de rendement et aux coûts engendrés pour la lutte et la réhabilitation des habitats perturbés après l’application des mesures de contrôle. La valeur des services écologiques perdus par les écosystèmes dégradés ainsi que les pertes économiques liées aux aspects sociaux ne sont généralement pas reconnues. Pour cette raison, les pertes économiques, bien qu’élevées, sont probablement sous-estimées (Bureau du vérificateur général du Canada (BVGC), 2002). Dans le cas de l’agrile du frêne (ADF), les coûts associés à la gestion de ce ravageur aux États-Unis sont évalués à environ 10 milliards de dollars sur une période de 25 ans. Il est à noter que ce montant correspond seulement aux frais de gestion de ce ravageur et non aux pertes économiques substantielles qui seront engendrées par la mort des frênes et aux autres problèmes soulevés par cet insecte (Conseil québécois sur les espèces exotiques envahissantes (CQEEE), 2013a).
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La protection des écosystèmes touchés par la gestion des ouvrages de retenue des eaux

La protection des écosystèmes touchés par la gestion des ouvrages de retenue des eaux

de l’ouvrage (2.4.1.). D ’ailleurs, il n ’est pas a exclure que l’E.S.A. puisse etre applique de maniere a obliger la destruction d ’un ouvrage de retenue des eaux afin d ’empecher de causer prejudice a la perennite d ’une espece menacee ou d ’alterer un habitat protege en vertu de cette loi (2.4.2.). La troisieme et demiere section a examine la problematique soulevee par ce memoire a travers les principes du developpement durable et de la gestion integree et concertee des ressources en eau prevus par la Loi sur le developpement durable et la Loi affirmant le caractere collectif des ressources en eau et visant a renforcer leur protection. Cette analyse a permis de faire ce c o n sta t: le cadre juridique actuel de la gestion des barrages est loin de repondre a ces principes (3.1). Certaines lacunes revelent les limites de la legislation pour proteger les ecosystemes. Par exemple, les barrages construits avant l’adoption de la L.Q.E. et de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune ont ete autorises avec peu ou sans egard pour cette question et tres peu d ’ouvrages construits depuis ont ete soumis au processus devaluation et d ’examen des impacts sur l’environnement. II appert aussi que les projets soumis a autorisation sous Particle 22 de la L.Q.E. sont presque systematiquement acceptes. Aussi, la protection de la biodiversite et des especes menacees n ’est pas toujours assuree et les redevances associees a la presence des ouvrages de retenues des eaux sont insuffisantes et mal attributes (3.1.1.). De plus, le cadre juridique de la gestion des barrages au Quebec ne respecte pas la gestion integree et concertee des ressources en eau. La multitude de lois et reglements s’appliquant a la gestion des barrages - sans compter les autres qui s’appliquent a la gestion de l’eau en general - est l’exemple le plus evident que le Quebec ne pratique pas une gestion integree et concertee des ressources en eau. D ’autres lacunes concemant la faible participation du public dans le processus d ’autorisation des projets de barrages et le faible acces a l’information concemant la gestion des ouvrages ont egalement ete identifiees (3.1.2.).
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Écotourisme, un outil de gestion des écosystèmes

Écotourisme, un outil de gestion des écosystèmes

en leur fournissant par exemple un guide local pour les accompagner tout le long du chemin, ou bien en améliorant et en développant les activités du chemin écotouristique, notamment par l’ajout de nouveaux centres d’intérêts, tout ceci en se basant sur le guide écrit dont plusieurs exemplaires leurs ont été laissés à disposition. Ainsi, l’association pourra se baser sur le guide et l’améliorer et créer également d’autres produits touristiques au niveau de la région Huista, comme par exemple des pamphlets présentant un ou plusieurs centres d’intérêts décrits dans le guide initial. L’argent récolté pourra alors être utilisé pour la mise en place de nouveaux projets de protection de l’environnement qui pourront avoir un effet positif direct sur la préservation des zones naturelles. De plus, le chemin de la région Huista, par le fait qu’il présente les lieux de restaurations et des services d’hôtelleries, qu’il présente les différentes boutiques d’artisanat, qu’il propose des visites guidées de plantations de café, qu’il fait la promotion de l’utilisation des moyens de transport en commun, et qu’il conseille aux touristes de prendre les services d’un guide lors des randonnées, va permettre de générer des revenus durable pour les communautés locales et d’intégrer les acteurs locaux dans le bon fonctionnement du projet. Ainsi, le projet répond au critère concernant l’apport de revenus durables et la création d’emplois au sein de la population locale.
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Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de la Martinique

Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de la Martinique

La zone caraïbe est l’un des hauts lieux de biodiversité dans le Monde. Elle se caractérise par une grande richesse d’espèces et un haut degré d’endémisme dû à l’éloignement du continent, à la distance aussi entre Grandes Antilles et Petites Antilles, voire entre îles 7 . La Martinique émarge évidemment à cette situation particulière. Sa richesse en espèces est remarquable, notamment par rapport à sa faible superficie, même si elle est finalement la plus grande île isolée des Petites Antilles. De plus, son propre endémisme se trouve emboité dans celui de la Caraïbe. Au final, ses riches écosystèmes constituent pour la Martinique une chance manifeste et lui offrent toute une panoplie de services vitaux pour elle et à fort impact économique et social : attrait touristique, qualité des eaux, protection anti-érosion, etc. Mais ce caractère exceptionnel est précaire et fortement menacé par le développement des échanges qui rompt l’isolement, réduit l’endémisme et provoque des déséquilibres. Il justifie que se développe une conscience de cette richesse et, au-delà, une gestion adaptée dans le cadre d’un développement durable fondé notamment sur la protection des écosystèmes dans le cadre du Conservatoire du littoral, du Parc naturel régional et de multiples réserves naturelles, zones d’intérêt, biotopes remarquables ou sites classés.
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La protection des écosystèmes touchés par la gestion des ouvrages de retenue des eaux

La protection des écosystèmes touchés par la gestion des ouvrages de retenue des eaux

La préservation de la biodiversité est un des principes du développement durable. Ce principe ne saurait toutefois se limiter à la protection des espèces; il comprend aussi le maintien « des écosystèmes et des processus naturels qui entretiennent la vie » 507 , car la diversité biologique rend des services écologiques inestimables pour assurer la qualité de vie de tous. La construction et la gestion subséquente d’un barrage ont des conséquences directes sur la biodiversité. En tant que barrière physique, un barrage fragmente les habitats des poissons, ce qui peut nuire à la survie de plusieurs espèces dans le secteur immédiat d’un barrage ainsi que dans les sections de rivières devenues inaccessibles. Les changements de niveaux d’eau et de débits peuvent également avoir des effets sur la faune et la flore; par exemple, certaines espèces de poissons ne peuvent survivre si le débit est diminué ou augmenté par rapport au débit naturel d’un cours d’eau. La température de l’eau peut également changer si le niveau de l’eau est augmenté ou diminué, ce qui peut également affecter la faune et la flore aquatique. Ces éléments sont, la plupart du temps, pris en compte au moment d’évaluer et d’examiner les impacts d’un projet sur l’environnement, mais il est inévitable d’assister à une certaine perte de biodiversité lors de la construction et de la gestion d’un ouvrage de retenue des eaux. À travers leurs processus d’autorisation, les différentes autorités administratives provinciales et fédérales tentent d’atténuer ces effets en obligeant le promoteur, par exemple, à construire une passe migratoire pour faciliter le passage des poissons, à installer un grillage pour empêcher la faune aquatique de passer dans les turbines servant à la production hydroélectrique ou alors à procéder au remplissage des réservoirs en dehors des périodes de fraies. N’empêche, malgré les conditions qu’on peut imposer à la construction ou à la gestion, un ouvrage de retenue des eaux va inévitablement perturber l’écosystème dans lequel il sera inséré; il en changera l’hydrologie, le fragmentera, mettant en péril le maintien de la biodiversité.
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Proposition de méthodes de gestion basées sur des indicateurs de risque pour la contamination des écosystèmes causée par les inondations au Québec

Proposition de méthodes de gestion basées sur des indicateurs de risque pour la contamination des écosystèmes causée par les inondations au Québec

1.1 Les inondations : une problématique d’actualité Les inondations sont des phénomènes naturels nécessaires à la stabilité de certains écosystèmes. En effet, la montée des eaux sur la terre ferme permet de déposer sur les sols des nutriments essentiels à la survie de la végétation. Elle entraine également la connectivité de certains habitats pour des espèces qui n’auraient pas pu atteindre cette localisation autrement et elle façonne le sol de manière à créer de nouvelles niches écologiques pour une biocénose plus diversifiée. Tout en régulant la compétition interspécifique par l’élimination d’une partie des populations sensibles à sa présence, elle catalyse la floraison d’une biodiversité variée. Ainsi, les inondations peuvent avoir des effets bénéfiques à la vie dans une situation de débordement normal d’un cours d’eau comme sur les rives ou les plaines inondables. (Berthelot, 2014; Gouvernement du Canada, 2013) Cependant, elles peuvent aussi être des phénomènes destructeurs et générateurs de désagréments pour la population. Les évènements du printemps 2017 au Québec en sont un bel exemple. Les inondations ont touché 261 municipalités dans 15 régions administratives différentes, forcé l’évacuation de 4066 citoyens et occasionné la perte totale de biens résidentiels pour certains individus. (Corriveau, 2017; Gouvernement du Québec, 2017a; Pineda, 2017) Plus récemment encore, le Nouveau- Brunswick a été dans l’obligation de déclarer l’état d’urgence au printemps 2018 à cause d’inondations majeures sur son territoire : 600 maisons ont été touchées par l'ordre d'évacuation dont 1900 citoyens. De plus, 190 sinistrés ont été notés auprès de la Croix-Rouge et plusieurs routes ont dû être fermées, dont la Transcanadienne. Le Québec a également écopé d’inondations sur son territoire, notamment en Beauce et en Gaspésie. (Météo Média, 2018; Radio-Canada, 2018)
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La gestion durable des lacs salés de Sovata ((Transylvanie, Roumanie)

La gestion durable des lacs salés de Sovata ((Transylvanie, Roumanie)

Mots clefs: géographie limnologique, lacs salés, température de l’eau, héliothermie, mésothermie, sapropèle, balnéothérapie, développement durable, Roumanie, Transylvanie, Sovata. Introduction La Transylvanie possède un ensemble de lacs salés naturels unique en Europe, dont, à l’est de Tîrgu Mureş, ceux de Sovata sont parmi les plus exploités, et depuis le plus longtemps, pour des traitements médicaux. Sur une balnéothérapie et une fangothérapie renommées est venue se greffer plus largement une activité touristique d’assez grande importance pour la Roumanie. Depuis la chute de l’ancien régime, puis la privatisation des installations touristiques et médicales, l’enjeu principal se trouve être de redynamiser l’activité de la station de Sovata, tout en préservant le renouvellement la ressource dans une démarche de développement durable. Ces lacs salés, d’origine hyperkarstique, sont en effet menacés dans leur existence par la rapidité de la dissolution du sel gemme, qui leur a pourtant elle-même donné naissance. Quant à leur héliothermie, qui assure le succès des bains, elle a du mal à se reconstituer quand le nombre de baigneurs est trop important, qui brassent l’eau et affaiblissent la stratification thermique.
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Dynamiques de la participation des organisations paysannes dans la gestion des écosystèmes forestiers : cas de Diécké en République de Guinée

Dynamiques de la participation des organisations paysannes dans la gestion des écosystèmes forestiers : cas de Diécké en République de Guinée

La gestion des écosystèmes forestiers incluant les écosystèmes agricoles , qu'elle soit traditionnelle ou moderne, ne peut échapper aux exigences éthiques, écologiques [r]

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Utilisation de matériaux bois intelligents pour la gestion durable des infrastructures

Utilisation de matériaux bois intelligents pour la gestion durable des infrastructures

Cette différence sur les incertitudes en fonction de la plage d’humidité est liée au fait que, lorsqu’il y a la présence de l’eau libre dans les cavités du bois (humidité > 20%),[r]

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Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de Guyane

Indicateurs de gestion durable des forêts françaises ultramarines de Guyane

Un nouveau système de gestion durable planifiée a été adopté en 1993. Les volumes exploités dans les concessions ou à l’extérieur des zones aménagées se sont progressivement réduits et l’essentiel de la récolte de bois provient dorénavant des coupes réglées du Domaine forestier permanent. Cette récolte est aujourd’hui de l’ordre de 80 000 m³, et augmente assez régulièrement sans avoir encore retrouvé le niveau moyen des années 1980, de l’ordre 90 000 m³ (cf. 3.2). Un facteur récent d’évolution est lié à la demande croissante en bois énergie. En dépit de la biodiversité de la forêt guyanaise, seules quelques essences principales sont exploitées : l’angélique (Dicorynia guianensis) représente 60 % de la récolte ; les gonfolos (Qualea rosea, Ruizterania albiflora) et le grignon franc (Sextonia rubra) apportent 20 % supplémentaires ; il reste 20 % seulement pour les autres essences (cf. 3.2). Les volumes de bois récoltés en Guyane sont presque intégralement certifiés issus de forêt gérée durablement (cf. 3.2). En effet, le Domaine forestier permanent a été certifié PEFC en 2012 et la récolte qui y est faite est donc commercialisée sous ce label. Seuls les bois issus des zones à vocation agricole restent non certifiés, soit 5 % environ de la récolte.
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Viabilité biologique et économique pour la gestion durable de pêcheries mixtes

Viabilité biologique et économique pour la gestion durable de pêcheries mixtes

Acknowledgements My deepest gratitude goes out to my supervisor team, the best ever. Je remercie tout d’abord Luc Doyen, sans lui, je n’aurais jamais fait cette thèse, je n’aurais pas voyagé à l’autre bout du monde et je n’aurais pas découvert cet intérêt pour la gestion des pêcheries et la modélisation bio-économique. Son soutien tout au long de ces années a été primordial. Je suis profondément reconnaissante envers Olivier Thébaud pour avoir pris le “relais” en Australie, pour son accueil lors de mon arrivée à Brisbane, son soutien, ses commentaires et pour m’avoir apporté une “autre vision”. Luc et Olivier ont formé une combinaison de superviseurs principaux complémentaire et vraiment inspirante. Merci pour tout. A massive thanks to Sarah Jennings, I appreciated her warm welcome in Tasmania and all her help during this thesis. I am grateful to Rich Little for his sup- port and comments that helped to ‘step-back’ my vision. I am thankful to Stewart Frusher for his welcome in Hobart and among others, the trip in Mount Field. I am very glad that I had the opportu- nity to meet and interact with the ‘Hobart’ team. Toute ma gratitude va également à Claire Macher, pour les discussions passionnantes et stimulantes, ainsi que l’assistance qu’elle m’a procurée. J’ai également apprécié le soutien d’Olivier Guyader, en particulier pour son investissement sur l’aide régionale. I am feeling so lucky that I had all of them around me during these past three and a half years. And let us be honest, if I loved doing my PhD, it is especially thanks to them. They were the best supervisor team that a PhD student could hope for!
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