Gestion de l'eau potable

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Diversification des ressources du réseau d’eau non potable parisien : contribution à une gestion durable des ressources en eau

Diversification des ressources du réseau d’eau non potable parisien : contribution à une gestion durable des ressources en eau

1 Introduction Un passant dans Paris ne réalise pas forcément la multiplicité des usages de l’eau pour la ville, tels que le nettoyage des trottoirs ou l’arrosage des espaces verts. En zone urbaine, les besoins en eau sont essentiels à la fois pour les usages des habitants et pour ceux des collectivités. Or, le changement climatique risque d’augmenter fortement le coût environnemental pour la satisfaction de ses besoins. En effet, la France est potentiellement soumise, du fait de l’ampleur de ses besoins, à des pressions sur la ressource en eau. Les hypothèses d’évolution climatique à l’horizon 2050 prévoient une baisse de disponibilité des ressources en eau à l’échelle du bassin de la Seine (Ducharne et al. 2009). En tenant compte des incertitudes issues des modèles climatiques, les études pronostiquent une baisse moyenne de -20% des débits actuels de la Seine à son exutoire, ainsi qu’une tendance à la baisse du niveau des nappes (Habets et al. 2011). Au-delà de la quantité, les questions de qualité des eaux demeurent une préoccupation majeure, malgré les progrès réalisés en matière de lutte contre la pollution. D’une part, on assiste aujourd'hui à l’abandon de certains captages en Île-de-France dû au dépassement des limites réglementaires en nitrates et même en pesticides (MTES 2012), ce qui induit une pression accrue sur les ressources disponibles. La présence de plus en plus fréquente des polluants émergeants dans les eaux de surface oblige les producteurs d'eau potable à employer des techniques de plus en plus sophistiquées et coûteuses environnementalement. En zone urbaine, pérenniser les besoins de l’Homme en eau nécessite de repenser le lien entre les activités humaines et son environnement. Les termes de « développement durable » et de « durabilité » sont régulièrement employés pour désigner une activité humaine respectueuse de l’environnement. Cependant, les sens pris par ces deux termes peuvent être multiples et gagnent à être précisés. Dans notre recherche, nous définirons une gestion durable de l’eau à l’échelle d’une ville comme une gestion qui maintient une bonne qualité de l’environnement. Cet environnement est défini au sens global (sol, air, eau, etc.). Ainsi une gestion de l’eau devra à la fois préserver le bon état de cette dernière, mais aussi minimiser les coûts environnementaux associés à son traitement et son acheminement. A l’échelle d’une ville, réfléchir à une gestion durable des ressources en eau nous amène à questionner le lien entre les ressources et les usages. A-t-on vraiment besoin d’autant d’eau ? Et si c’est le cas, quelle qualité est réellement requise pour quels usages ?
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Rôle de la tarification dans une gestion efficace des ressources en eau : application à la demande résidentielle en eau potable des réseaux publics slovaques.

Rôle de la tarification dans une gestion efficace des ressources en eau : application à la demande résidentielle en eau potable des réseaux publics slovaques.

Conclusion La première section a montré que les services de distribution et d’assainissement en eau potable sont caractérisés par la présence de coûts fixes extrêmement importants, même si diverses études, sur lesquelles nous sommes revenus dans ce chapitre, tendent à prouver que ce sont les activités proprement dites de production qui sont les plus intensives en capital, par rapport aux activités plus traditionnelles de réseau. L’étude de Garcia [2002] en la matière tend à montrer qu’il est possible de retrouver des économies d’échelle également dans les activités de réseau d’eau (adduction et collecte des eaux usées), mais seulement sous certaines conditions : une forte densité de population et une taille importante de l’agglomération desservie, que ces deux phénomènes se trouvent en conjonction, ou qu’ils soient pris séparément. En outre, les coûts des deux activités tendent à devenir variables sur le long terme si la demande fluctue, rendant la recherche de coûts décroissants difficile, voire carrément impossible. Enfin, certaines études, on l’a vu, plaident en la faveur du regroupement des deux activités, distribution et assainissement, sous la même tutelle, et ce afin, justement, de bénéficier, cette fois, d’économies d’envergure. Nous avons conclu la deuxième section de ce chapitre en comparant les deux modes de gestion les plus usités sur le plan européen, à la lumière des efficacités qu’ils pouvaient dégager dans la recherche des économies d’échelle ou même de gamme : la gestion territoriale, et la gestion transversale.
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La rupture d'eau potable : modélisation de la gestion des réserves

La rupture d'eau potable : modélisation de la gestion des réserves

nimiser ces coˆuts suppl´ementaires, disposer d’une technologie ou d’une flexibilit´e qui favorise le choix d’´echanger un risque contre un autre. La d´egradation de la situation mondiale de l’eau et les enjeux autour de cette commodit´e nous interpellent et nous poussent `a nous demander si demain nous n’aurions pas un prix mondial de l’eau qui refl´eterait sa vraie valeur en tant que bien ´economique rare au mˆeme titre qu’il existe un cours du p´etrole. Cette question trouve toute son importance dans la perspective de notre deuxi`eme exemple d’application des options r´eelles car l’importation de l’eau risque de devenir une alternative valable `a la question de la p´enurie d’eau potable. Dans ce contexte, la question d’un march´e boursier structur´e de l’eau se posera avec acuit´e et les enjeux sur les prix de la ressource d´epasseront le simple cadre national. La cr´eation d’un tel march´e est viable pour permettre aux investisseurs et gestionnaires de se couvrir contre les diff´erents risques en les transf´erant aux acteurs sp´ecialis´es dans la gestion de ces derniers. La d´efinition d’un prix mondiale aura l’avantage de favoriser les ´echanges entre les r´egions en d´eficit et celles qui regorgent d’eau et de permettre la n´egociabilit´e de fa¸con continue de cette commodit´e, ce qui est une des hypoth`eses pour la valorisation rationnelle d’un actif. ces ´echanges favoriseront de surcroˆıt une r´epartition ´equitable d’eau.
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Gestion de l'eau potable. Un service urbain durable? Le cas de Montréal

Gestion de l'eau potable. Un service urbain durable? Le cas de Montréal

Suite aux fusions de 2000 et aux défusions de 2004, la Ville de Mon- tréal, pour se conformer à la loi, doit harmoniser le fardeau fiscal de tous ses contribuables résidenels. Selon le Service des finances, c¹est l¹imposion foncière qui serait pré- conisée. Ce choix est discutable et, pour éclairer les décideurs, une ana- lyse approfondie de la consommaon par ménage suivant les types d¹habitat devrait être réalisée. Ainsi, là où la dispersion dans les quantés d¹eau potable consommées est faible

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Privatisation ou tarification : pour une meilleure gestion de l'eau potable au Québec

Privatisation ou tarification : pour une meilleure gestion de l'eau potable au Québec

Dans cette étude, nous nous intéressons au monde municipal, particulièrement en ce qui concerne la gestion de l'eau. Notre analyse débute par un examen des résultats des expéri[r]

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Aide à la décision dans la gestion des parcs de compteurs d'eau potable

Aide à la décision dans la gestion des parcs de compteurs d'eau potable

(siaep de la Région De) 0.1533 0.04248 0.0818 0.2459 D3150 ST JACUT LES PINS (Synd) (eau) 0.1547 0.03668 0.0914 0.2343 x0128 Joinville (eau) 0.1555 0.03854 0.0898 0.2400 F5350 Villedieu Ouest (siaep Eau) 0.1570 0.03731 0.0935 0.2374 x0014 COMACH 0.1572 0.02716 0.1086 0.2141 x0004 Chatellerault ( Ville de ) 0.1708 0.02094 0.1322 0.2143 K5310 Puiseaux (Commune de ) 0.1750 0.03935 0.1061 0.2612 j2600 0.1780 0.03267 0.1199 0.2485 x0044 Ville d' Agen - Eau 0.1807 0.01993 0.1433 0.2221 I4000 Ville de Toulouse-Eau Potable 0.1808 0.01511 0.1526 0.2110 H2110 CC de l'Agglomération de Forbach (eau) 0.1808 0.04094 0.1110 0.2674 x0255 0.1821 0.02626 0.1346 0.2367 x0107 0.1838 0.05216 0.0960 0.2999 i6010 Villeneuve-Sur-Lot - Eau 0.1851 0.03922 0.1157 0.2714 K7570 Ancenis ( Siaep de la Région d' ) 0.1852 0.03668 0.1209 0.2641 h1160 SIE Florange et Sérémange Erzange 0.1873 0.05792 0.0922 0.3169 x0644 Val Saint Martin ( SIVOM du ) 0.1889 0.02858 0.1372 0.2494 x0087 0.1964 0.01008 0.1773 0.2164 F4830 Caen (ville Eau) 0.2008 0.02438 0.1562 0.2517 X0267 Durtal ( S.I.A.E.P Région de ) 0.2033 0.02781 0.1526 0.2612 x0022 Verdun (eau) 0.2065 0.02511 0.1608 0.2584 x0068 Angervilliers (siaep d') 0.2090 0.02960 0.1550 0.2721 x0080 Su du Sud d'Agen - Eau 0.2142 0.05056 0.1272 0.3246 x0157 Hurepoix (sie de la Région Du) 0.2171 0.03995 0.1465 0.3019 x0261 Marbache (eau) 0.2240 0.04701 0.1427 0.3234 G7300 0.2342 0.02754 0.1839 0.2912 H4110 Syndicat d'Eau St Louis - Huningue et Environs 0.2419 0.06571 0.1325 0.3853 x0005 Briey (eau) 0.2480 0.05197 0.1575 0.3584 K4110 Argenton Sur Creuse (Ville d' ) 0.2495 0.05865 0.1496 0.3771 x0939 0.2552 0.06168 0.1482 0.3885 x0062 Nérondes (Siaep de ) 0.2571 0.05045 0.1696 0.3641 i7730 Lagarde - Aep 0.2846 0.03567 0.2194 0.3593 x0042 0.2883 0.04414 0.2083 0.3836 X0579 0.3129 0.07500 0.1847 0.4773 V1250 Meulan 0.3135 0.07195 0.1899 0.4691 x0082 0.3741 0.09052 0.2215 0.5720 x0627 Maron (eau) 0.3857 0.06470 0.2687 0.5241 x0210 Rosières Aux Salines (eau) 0.3858 0.06102 0.2767 0.5174 x0008 Oissel (ville Eau) 0.4042 0.04796 0.3160 0.5057 x0385 0.4135 0.09537 0.2503 0.6248 F4420 Plateau Ouest Lisieux (si Eau) 0.4392 0.08053 0.2960 0.6151 YA010 0.5321 0.03338 0.4684 0.5998 x0035 0.5364 0.05797 0.4324 0.6545 x0020 Sainte Adresse (ville Eau) 0.5426 0.08092 0.3999 0.7159
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Réflexion stratégique pour une gestion durable et patrimoniale des réseaux d’eau potable

Réflexion stratégique pour une gestion durable et patrimoniale des réseaux d’eau potable

Name Unbilled metered consumption m3/an Unbilled non-metered consumption m3/an Unauthorised consumption m3/an Metering inaccuracies water losses System input Volume m3/year Billed metere[r]

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Pépite | Gestion intégrée des ressources en eau

Pépite | Gestion intégrée des ressources en eau

en 21 secteurs principaux: Besbes, Zerizer, Ben M'hidi, Dréan, Chbaita, Sidi Amar, Eddiss Hdj, Mouaissia, Sebaa, Daroussa, El Kous, Ben Amar, Denden, El Hadjar, El Kerma, El Gantra, Fetzara et Taref, Salines, Bouteldja et Pont Bouchet. La population d’Annaba devrait atteindre 2 millions en l’an 2020. Cela va aggraver la situation déjà précaire. Toutefois, les prélèvements actuels sont très loin de satisfaire la demande en termes de quantité et de qualité : l'approvisionnement en eau domestique est de seulement 100 litres par habitant et par jour, comparativement aux 150 l/h/j recommandés par l'OMS (World Health Organization, 2004). La surexploitation de l'aquifère a conduit à la baisse du niveau des eaux souterraines et à la détérioration de la qualité de l'eau due à l'intrusion saline. En outre, la qualité des eaux souterraines est aggravée par l'infiltration des eaux usées, des eaux de surface polluées, des lixiviats de déchets solides et des intrants agricoles. Les teneurs en chlorures et en nitrates sont très élevées en de nombreux secteurs, où ils dépassent les niveaux maximaux établis par l'OMS pour l'eau potable. Au cours de ces dernières années, la pénurie des ressources en eau et la pollution de l'eau ont sévèrement entravé le développement socio-économique de nombreux secteurs de la région d’Annaba. Compte tenu de la multiplication par deux de la population en 2020, la demande en eau va augmenter pour atteindre 300 Mm3/année. Cette valeur dépassera largement la capacité durable de l'aquifère (Djorfi et al. , 2008).
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Expertise « eau potable en Guadeloupe » 2018 : Rapport final Proposition de priorités techniques et méthodologiques pour le rétablissement du service d'eau potable sur l'ensemble du territoire

Expertise « eau potable en Guadeloupe » 2018 : Rapport final Proposition de priorités techniques et méthodologiques pour le rétablissement du service d'eau potable sur l'ensemble du territoire

Dans ce contexte, l’expérience montre que l’augmentation des capacités de production est une fuite en avant qui, dans la durée, ne résout en rien les problèmes de pénurie à l’origine des tours d’eau. Les actions du PAP qui concourent à atteindre son objectif sont celles qui sécurisent la production d’eau potable à son niveau actuel et celles qui réduisent les pertes en eau. Une classification des opérations, basée sur ce principe, permet d’estimer que plus de la moitié du montant programmé concerne des opérations « sans regrets », c’est-à-dire qui servent durablement l’objectif fixé. Moins d’un tiers du montant finance des actions qui ne contribuent pas à en finir avec les tours d’eau. Une analyse croisée montre que le PAP concerne de façon très hétérogène les différentes unités de gestion tant en montants investis qu’en taux de renouvellement des conduites.
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Comment observer de façon optimale la consommation en eau potable ? Le cas de Nantes Métropole

Comment observer de façon optimale la consommation en eau potable ? Le cas de Nantes Métropole

16 compatibles avec les informations publiques pour confronter les résultats avec d’autres territoires qui produiraient leur propre observatoire. Cette démarche permettrait de comparer les comportements d’un territoire à l’autre, d’avoir un échantillon d’observation plus large sur les usagers non domestiques, mais aussi de révéler la sensibilité au prix et aux variations météorologiques des usagers, non observables à l’échelle locale du fait de leur homogénéité locale, mais qui constitue, pour la première une information cruciale aux politiques de gestion de la demande via la tarification, et pour l’autre un des paramètres les plus utilisés par les opérateurs d’eau dans leur exercice de prévision (cf. le coefficient de pointe).
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Expertise « eau potable en Guadeloupe » : Rapport intermédiaire Expertise des fiches projets du plan d'urgence

Expertise « eau potable en Guadeloupe » : Rapport intermédiaire Expertise des fiches projets du plan d'urgence

L’objectif prioritaire de la mission a été, par la rencontre d’acteurs et des visites de terrain, d’appréhender, sous un angle technique, la situation de crise que connait l’AEP en Guadeloupe. Un second objectif a été de se rendre sur des sites concernés par les « fiches projet » du PAP. En pratique, des installations importantes ou emblématiques réparties sur l’ensemble du territoire Guadeloupéen, à l’exclusion des dépendances, ont été visitées. Des choix ont dû être faits, certaines installations importantes n’ont pas été vues (unités de production de La Digue, de Miquel, de Vernou…) et les exploitants de certaines unités de gestion n’ont pas été rencontrés hors réunion plénière (Ste Rose, Trois Rivières, Veolia).
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Analyse de la stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l'alimentation en eau potable, Québec, Canada.

Analyse de la stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l'alimentation en eau potable, Québec, Canada.

Analyse de la Stratégie de protection des sources d’eau potable du Québec 6 Ils joueraient alors le même rôle que les 19 Comités de protection des sources créés suite à la loi sur l’eau saine de 2006 en Ontario : « diriger la préparation d’un cadre de référence, de rapports d’évaluation et de plans de protection de sources » (Gouvenement de l'Ontario, 2007). Les OBV seraient donc habilités à jouer le rôle qui leur est déjà reconnu, c’est-à-dire l’incarnation de la gestion intégrée par bassin versant. Il faut se rappeler qu’ils avaient d’ailleurs été créés dans l’optique « d’utiliser au mieux les ressources existantes, les structures et les programmes, et les orienter en fonction de besoins clairement définis et endossés par les divers acteurs de l’eau et la population du bassin versant. Ils agiront d’abord et avant tout comme des tables de concertation » (Environnement Québec, 2004). Ils profiteraient donc de l’expérience acquise lors de l’élaboration et de suivi des PDE en concertation avec les autres acteurs de l’eau pour effectuer leur nouvelle mission efficacement. De plus, ils seraient bien placer pour sensibiliser les municipalités régionales de comté (MRC) et les communautés métropolitaines (CM) à l’existence des plans de protection produits afin que ceux-ci soient intégrés dans l’élaboration des schémas d’aménagement et de développement (SAD), règlements de contrôle intérimaire (RCI) et plans d’urbanisme qui doivent tenir compte des orientations gouvernementales dans les secteurs de l’agriculture (PDZA), des ressources naturelles (ex. : PPMV, PRDIRT), de l’industrie et de l’eau. D’autant plus qu’étant donné que les MRC peinent déjà à mettre à jour leur SAD, leur rôle de leader tel que défini dans la Stratégie semble leur ajouter une tâche supplémentaire indue. Mais bon, d’un point de vue législatif on peut comprendre pourquoi il en serait ainsi.
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L'internalisation de l'idéologie de la "bonne gouvernance" dans la chaîne d'approvisionnement en eau potable en Inde rurale

L'internalisation de l'idéologie de la "bonne gouvernance" dans la chaîne d'approvisionnement en eau potable en Inde rurale

. Cependant, celle-ci n‟a pas été adoptée. Le premier argument défend l‟idée que la concertation à l‟échelle mondiale est inappropriée pour traiter des enjeux locaux. Le bon niveau de gestion étant le bassin. Pourtant l‟idée a été vigoureusement défendue par M. Merzoug, président du Réseau International des Organismes de Bassin. Le second argument repose sur la nature plurisectorielle de l‟eau. La question de l‟eau est par nature abordée par un nombre trop important de secteurs. Ainsi, l‟idée de créer une structure tend à disparaître. A l‟inverse, l‟organisation de forums multi-acteurs semble se démocratiser. Le forum est perçu comme un outil plus flexible et permet à un plus grand nombre d‟acteurs de participer. Les politiques de développement ont plus de chance de réussir avec une action concertée. De plus, l‟innovation est reconnue comme une composante indispensable pour atteindre les OMD. Ces innovations naissent souvent là où la connaissance est valorisée et où les idées et les points de vue se rencontrent. Les organismes intergouvernementaux sont au contraire perçus comme un milieu technocrate et fermé, moins propices aux innovations. Ainsi, les forums sont devenus le nouveau lieu de concertation et de partage. Dans le secteur de l‟eau, le plus important est le Forum Mondial de l‟Eau, qui est organisé tous les 3 ans et pendant lequel tous les acteurs du secteur rencontrent. Mais il ne s‟agit pas pour autant de coordonner leurs actions. Le Conseil de Concertation pour l'Approvisionnement en Eau et l'Assainissement (WSSCC) a lui aussi pour mission de favoriser les échanges de connaissances et d‟expériences entre les acteurs du secteur. A l‟échelle nationale, de plus petits forums sont organisés. Ils rassemblent les ONG locales et internationales, les experts, les gouvernements, les multinationales et les organisations intergouvernementales. Le Safe Water Network est mandaté chaque année pour organiser un forum intitulé « Beyond the Pipe », dont le but est d‟exposer les meilleurs outils pour coordonner leur action avec celle des autres acteurs 106 . Cependant, il convient de noter que les forums dépendent des acteurs qui les organisent (ils n‟ont pas de budget, d‟agenda annuel, de pouvoir exécutif). Ils ne semblent pas être une solution pérenne de concertation et de consultation.
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La consommation en eau potable. Le cas de la CAM (Communauté d’Agglomération de Montpellier) et /ou du Syndicat Garrigues Campagne

La consommation en eau potable. Le cas de la CAM (Communauté d’Agglomération de Montpellier) et /ou du Syndicat Garrigues Campagne

2 1. Introduction Le présent rapport s’inscrit dans le projet de recherche EAU&3E. Ce projet scientifique, financé par l’Agence Nationale de la Recherche, est coordonné par Bernard Barraqué, directeur de recherche à Agro-Paris-Tech (Paris) et réalisé en collaboration avec l’Irstea, le Brgm, l’Université de Bordeaux et l’ENGEES. Il questionne de manière prospective la durabilité financière des services d’eau dans les grandes villes. La notion de durabilité est abordée sous l’angle financier (capacité des services à équilibrer leurs comptes), sous l’angle social (capacité des consommateurs à supporter le coût croissant du service) et sous l’angle environnemental (capacité des milieux à supporter les pressions générées par les services). Le projet s’appuie sur des études de cas réalisées dans des contextes variés. Il s’agit de la ville de Paris, où la consommation baisse depuis plusieurs années, générant des difficultés d’équilibre budgétaire, mais aussi de l’agglomération bordelaise et de l’ensemble de la zone urbaine du croissant littoral allant de Montpellier à Perpignan où les problèmes de gestion des services publics sont principalement liés à la croissance démographique et à l’urbanisation du territoire.
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Dimensionnement du réseau d’alimentation en eau potable de la nouvelle cité GHABAT ZAWACHE (w. Blida)

Dimensionnement du réseau d’alimentation en eau potable de la nouvelle cité GHABAT ZAWACHE (w. Blida)

Minimum 50 ans) et la parfaite étanchéité par rapport aux fuites (le taux de fuite le plus bas par rapport à tous les matériaux connus), ont convaincu les professionnels de l'AEP à généraliser leur utilisation en Algérie jusqu'au diamètre 700 mm. La disponibilité d'une solution complète en PEHD (tubes – raccords – système de branchements) a également contribué à susciter l'intérêt des professionnels en charge de la gestion des réseaux d'AEP.

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Gestion de l'eau
in Eau (ressources et usages)

Gestion de l'eau in Eau (ressources et usages)

pauvres et accroît les disparités. L’eau facteur de développement ou facteur d’exode devient la nouvelle question à poser (Haït-Amara et al. in Aubry, 2007). L’eau continue d’être un merveilleux prétexte et détonateur à l’altercation, mais rarement la cause première du conflit. Géographes et politologues insistent sur ce point, ne croyant guère aux guerres de l’eau des médias. Si la pression sur la ressource est bien réelle, ils préfèrent rappeler l’existence des conflits d’intérêt entre secteurs (agriculture, industrie et tourisme – dont les demandes d’eau potable en été croissent au moment où les ressources sont à la fois les plus faibles et les plus sollicitées par l’agriculture) (Drain, 2003), entre régions (notamment en Espagne avec les transferts massifs d’eau du nord vers le sud du pays) (Clarimont, 2009), ou entre pays pour des enjeux de pouvoir, de territoire et de religion, sur les trois bassins internationaux sensibles que sont le Nil, l’Euphrate et le Jourdain (Bethemont, 2001). Il s’agit de s’attarder sur l’importance des négociations, des places respectives de chacun, des crises et de phases de détente – la gestion de l’eau s’assure dans l’équilibre des pouvoirs, avance Marwa Daoudy (2005), non dans la maximisation de l’utilisation de la ressource par un seul État –, et de réussir une gestion internationale par bassins versants (Ghiotti, 2006). Les cours d’eau transfrontaliers sont en effet fréquents en Méditerranée, impliquant la dépendance hydrique des pays d’aval envers les pays d’amont (c’est le cas notamment entre l’Iran et l’Irak, la Turquie et la Grèce, l’Espagne et le Portugal ; 15 % des pays reçoivent plus de 50 % de leur eau de pays situés en amont [Dugot, 2001]). Ces situations obligent à la concertation entre les États et à la signature d’accords, les prises de décision unilatérales s’avérant être les véritables sources de conflit. Pour le moment, il n’existe pas de politique méditerranéenne de l’eau.
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Représentation spatiale pour une gestion patrimoniale des ressources en eau

Représentation spatiale pour une gestion patrimoniale des ressources en eau

Le terme de gestion intégrée est également utilisé pour traduire cette volonté de considérer les milieux aquatiques et les usages de l’eau comme un tout indissociable. Les usages de l’eau sont conditionnés par une préservation des milieux aquatiques qui contribuent à la qualité de la ressource en eau. Les usages ne peuvent pas être considérés individuellement car ils interagissent qualitativement et quantitativement, de part leur situation géographique (amont / aval) et de part le type d’usage : la qualité nécessaire à l’eau d’irrigatio n est moins exigeante que celle imposée à l’eau potable, par exemple.
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Optimisation du fonctionnement du réseau d'eau potable de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois afin de préserver les ressources en eau

Optimisation du fonctionnement du réseau d'eau potable de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois afin de préserver les ressources en eau

SUEZ dans son activité Eau France alimente en eau potable 12 millions d'habitants et dépollue les eaux usées de 11 millions de personnes en France. Elle dispose d’un savoir-faire reconnu en relation clientèle et facture plus de 4 millions de clients. Profondément ancrée dans les territoires, l’entreprise a élargi ses offres au grand cycle de l’eau et apporte qualité de vie aux populations et attractivité aux territoires : eaux de loisirs et de baignade, eau dans la ville, gestion des ports et voies navigables, surveillance des milieux naturels sont autant d’illustrations de son engagement auprès de ses clients pour préserver et sécuriser les ressources en eau. Elle rassemble plus de 12 000 collaborateurs au sein de 10 régions.
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Le coût des systèmes d'approvisionnement en eau potable au Burkina Faso: une application de l'approche des coûts à long terme

Le coût des systèmes d'approvisionnement en eau potable au Burkina Faso: une application de l'approche des coûts à long terme

planification s’opère sur la base du coût d’investissement unitaire. Ce dernier inclut le coût de construction du point d’eau et le coût des mesures d’accompagnement visant à faciliter sa gestion (investissement immatériel). Le coût de référence utilisé pour planifier ne tient pas compte des coûts d’entretien, de renouvellement et d’extension. C’est dans ce contexte que le projet WASHCost s’est appliqué à collecter des données informant sur le coût à long terme de 69 systèmes d’eau potable dans six villages et trois secteurs urbains du Burkina Faso. Cette publication présente les résultats du traitement et de l’analyse de ces données. Les résultats ne doivent pas être interprétés comme représentatifs des trois systèmes étudiés. L’échantillon est trop limité pour que les coûts à long terme présentés dans cette étude soient extrapolés au niveau national. Nos résultats sont illustratifs de l’approche des coûts à long terme. Ils permettent de prendre la mesure de la part relative du coût d’investissement par rapport au coût à long terme, de décliner en terme d’habitant et de mètre cube le coût total de chacun des systèmes, et de mesurer l’écart entre ce que coûtent les systèmes compte tenu du service effectivement rendu et ce qu’ils coûteraient si le niveau de service rendu était conforme aux standards en vigueur.
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Réduction des fuites dans les réseaux d’alimentation en eau potable - Rapport d'étape 2010

Réduction des fuites dans les réseaux d’alimentation en eau potable - Rapport d'étape 2010

II.1 Cadrage de l’étude En premier lieu un cadrage de l’étude a été proposé. Il comporte une représentation théorique des fuites basée sur des états successifs (diffuse, détectable non-visible, visible) en lien avec le débit. Cette représentation permet de faire le lien avec les mécanismes en œuvre selon les familles d’actions (recherche active des fuites, rapidité d’intervention, gestion patrimoniale ciblée, régulation de la pression). Sur ces bases, une approche de hiérarchisation des actions couplant les considérations techniques et financières (notion de coût du m 3 économisé) est envisagée pour bâtir des stratégies de lutte contre les fuites.
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