Générations futures

Top PDF Générations futures:

Sans-voix : comment les inclure en politique? Le défi des générations futures et les animaux non humains

Sans-voix : comment les inclure en politique? Le défi des générations futures et les animaux non humains

D’autre part, une telle approche ne peut nous permettre de penser l’intégration des générations futures correctement. S’il est possible d’affirmer que des actions relevant de nos préférences personnelles (comme l’exemple du tri des déchets repris plus haut) peuvent être réglementées par l’État, Rawls lui-même a proposé une autre voie pour intégrer les générations futures. Ceux-ci posent un problème complexe double. D’une part, les générations antérieures ont épargné ou ne l’ont pas fait (Rawls & Audard, 2009, p.328), d’autre part, la postérité pour qui l’on peut faire quelque chose ne peut nous rendre la pareille. « C’est un fait naturel que les générations s’étendent dans le temps et que les bénéfices économiques ne vont que dans une direction. » (Rawls & Audard, 2009, p.327) Ceci est une difficulté essentielle pour la théorie de Rawls qui se base sur l’idée d’avantage mutuel. Appliquer la position originelle au cas des générations futures n’est donc pas sans difficulté. Rawls va d’ailleurs refuser de les faire renter sous le voile d’ignorance : « Mais puisque nous prenons le présent comme moment d’entrée dans la position originelle, les partenaires savent qu’ils sont contemporains... »(Rawls & Audard, 2009, p.328)
En savoir plus

114 En savoir plus

La construction des problèmes de santé environnementale : l'exemple des perturbateurs endocriniens et de l'ONG Générations futures

La construction des problèmes de santé environnementale : l'exemple des perturbateurs endocriniens et de l'ONG Générations futures

en plus traités dans la littérature scientifique, la presse, les magazines et ouvrages grand public comme un problème de santé publique ? Pour comprendre cet enjeu et avancer des éléments de réponse, nous présenterons en premier lieu l’intérêt du sujet en rapport avec la structure d’accueil de notre stage de fin d’études, figurant dans le titre même de ce travail. Si l’intérêt premier d’un tel sujet résulte avant tout d’une sensibilité personnelle aux questions qu’il soulève, en matière écologique, environnementale, mais également en lien avec des habitudes de consommations alimentaires, il provient tout autant d’expériences universitaires. En pleine constitution de notre note de synthèse sur la réglementation européenne des perturbateurs endocriniens dans le cadre de l’enseignement « Lobbying en France et en Europe » dispensé en première année de master, le groupe de travail auquel nous appartenions avait construit son argumentaire sur la base des informations fournies par une ONG dont nul d’entre nous n’avait connaissance à l’époque : Générations futures. Cette association était en effet la seule à communiquer les résultats des votes des différents États membres de l’Union européenne, à la suite de la proposition d’identification des perturbateurs endocriniens par la Commission européenne.
En savoir plus

198 En savoir plus

Ressources renouvelables et incertitude sur les<br />préférences des générations futures

Ressources renouvelables et incertitude sur les<br />préférences des générations futures

3 Conclusion Cet article étudie, dans un cadre très simple, les conséquences en termes de trajectoires optimales de consommation d’une incertitude sur les préférences des générations futures en matière d’exploitation d’une ressource environnementale renouvelable. Une telle in- certitude va-t-elle induire un comportement optimal plus “conservateur” vis-à-vis de la ressource ? Nous montrons que tel est le cas uniquement si nous anticipons aujourd’hui que les générations futures seront en moyenne plus sensibles que nous ne le sommes à la consommation permise par l’utilisation de la ressource environnementale. Nous montrons en outre que la prise en compte de cette incertitude conduit à une profonde modi…cation de la trajectoire optimale de consommation, qui non seulement devient non-continue mais en outre peut devenir non-monotone.
En savoir plus

19 En savoir plus

Actualisation et développement durable : en faisons-nous assez pour les générations futures ?

Actualisation et développement durable : en faisons-nous assez pour les générations futures ?

Les décideurs publics ne sont pas les seuls à être confrontés aux risques environnementaux de long terme. Les marchés financiers sont traditionnellement taxés de court-termisme. De nombreuses entreprises et épargnants désirent néanmoins contribuer à un développement plus respectueux des intérêts des générations futures. L’émergence de fonds labellisés « Investissement Socialement Responsable » (ISR) illustre cette évolution encore embryonnaire, dans laquelle les règles d’allocation d’actifs des fonds intègrent d’une façon ou d’une autre des impacts à long terme des investissements qu’ils financent. Des agences de notations sociales et environnementales ont été créées pour évaluer les actifs des entreprises sous cet angle. Néanmoins, cette dynamique n’a pas encore permis d’établir un consensus sur les outils opérationnels permettant d’intégrer les impacts de long terme dans l’évaluation des actifs financiers. Jusqu’à présent, l’absence de transparence dans les méthodologies utilisées par les fonds ISR a clairement limité le développement de ces produits financiers. Dans ce contexte aussi, les économistes sont interpellés avec d’autres sciences humaines et sociales pour établir les éléments du débat relatif à la question de l’intensité de nos efforts envers les générations futures.
En savoir plus

30 En savoir plus

Le temps de l'équité : justice sociale, environnement et générations futures

Le temps de l'équité : justice sociale, environnement et générations futures

38 de leurs enfants. » (2009, 122) Ce type d’analyse recèle assurément une part de vérité, mais doit nous inspirer une certaine méfiance. Cinq raisons doivent nous convaincre d’éviter cette approche parentale au profit d’une approche « de cohortes ». D’abord, ce ne sont pas tous les membres d’une société qui ont des enfants. Cela signifierait donc que les adultes sans enfants n’auraient aucune obligation envers la postérité, et pourraient se permettre de rogner une partie du patrimoine destiné aux générations futures. Ensuite, il faut souligner que la présence d’une génération qui nous succède prend la forme d’un bien public pour la génération actuelle, dans la mesure où nos successeurs procurent plusieurs bénéfices à tous les membres de la génération actuelle. Cette seconde raison sera expliquée plus en détail dans la section 1.5. Eric Neumayer mentionne aussi le fait que la promotion du bien-être de nos enfants prend partiellement la forme d’un problème d’action collective, car ce qui est avantageux pour mon enfant, tel qu’un bon système d’éducation, est aussi avantageux pour l’enfant de mon voisin (2013, 14). La quatrième raison sera, elle aussi, approfondie dans la suite du chapitre (section 1.4.1), mais nous pouvons l’évoquer rapidement : la relation parent-enfant est aveugle au problème des bombes à retardement. La possibilité qu’une action commise aujourd’hui cause un tort à la génération naissant en l’an 2500 tombe dans l’angle mort de l’altruisme parental (E. A. Page 2006, 118). Enfin, nous pourrions être tentés de miser sur l’altruisme parental comme stratégie de contournement de la prémisse humienne de la « générosité limitée », au point de rendre caduc l’élaboration d’une théorie de la justice envers les générations futures. Autrement dit, nul besoin de se casser la tête à fonder une théorie de la justice intergénérationnelle puisque nous aimons naturellement nos enfants, voulons leur bien, et souhaitons naturellement leur transmettre un patrimoine aussi riche que possible. Cette attitude nous induirait en erreur pour les raisons avancées ci-dessus, mais aussi parce qu’elle surestime cet altruisme parental. Ou pour le dire dans le sens inverse, cette approche sous- estime les conflits entre parents et enfants, et sous-estime l’existence de familles dysfonctionnelles et de parents odieux 15 . Pour toutes ces raisons, il vaut mieux éviter
En savoir plus

324 En savoir plus

La dette publique, un fardeau pour les générations futures ?

La dette publique, un fardeau pour les générations futures ?

La Commission ne s’interroge pas sur la question du contenu des dépenses publiques et de la structure des recettes fiscales. Qui doit payer ? Combien ? Quid de la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales ? Et s’il y a réduction des dépenses publiques, quels postes seront concernés ? L’aide aux entreprises de préférence au financement de l’armée, la police, la justice, des postes de dépense a priori moins efficaces pour la croissance économique de court terme? Si pour éviter la dette, les réductions de l’effort de l’éducation nationale ou de la santé publique sont décidées, est-ce que l’on ne sacrifie pas immédiatement l’avenir des générations futures ? Enfin, pour engager un pays vers un nouveau mode de développement économique, social et écologique, l’Etat doit intervenir car les acteurs de l’économie de marché ne se préoccupent guère du patrimoine naturel non marchand.
En savoir plus

4 En savoir plus

La gestion de l'eau au Québec : notre responsabilité vis-à-vis les générations futures

La gestion de l'eau au Québec : notre responsabilité vis-à-vis les générations futures

L'approche sectorielle, actuellement véhiculée, cède sa place à une gestion intégrée incluant tous les intervenants, l'ensemble des sources de pollutions, des eaux [r]

233 En savoir plus

Perturbateurs endocriniens pendant la grossesse : quels impacts chez les générations futures ?

Perturbateurs endocriniens pendant la grossesse : quels impacts chez les générations futures ?

A travers cette introduction, nous nous sommes rendu compte que les perturbateurs endocriniens sont depuis quelques temps suspectés de nombreux effets sur le systè[r]

51 En savoir plus

La vitesse du changement climatique et ses implications sur la perception des générations futures

La vitesse du changement climatique et ses implications sur la perception des générations futures

Évolution de la vitesse des changements du cycle saisonnier 179 selon le RCP8.5 dans le cas d’une végétation dynamique, traduisant un ralen- tissement du changement d’utilisation des sol[r]

275 En savoir plus

La croissance démographique dans les modèles à générations imbriquées

La croissance démographique dans les modèles à générations imbriquées

est de déterminer l’effet qui domine. Les modèles à générations standards avec production développés par Diamond [1965] et Blanchard [1985] peuvent être utilisés pour montrer qu’une hausse du taux de croissance de la population entraîne une hausse du taux d’intérêt. L’intuition économique donnée à ce résultat repose sur l’absence d’altruisme dans la population : la taille des générations futures n’influence pas l’utilité des générations présentes. Un accroissement du taux de natalité ne réduit pas suffisamment la consommation agrégée et engendre donc une diminution du capital par tête. C’est dans cet esprit que Weil [1989] interprète le taux de natalité comme la mesure de la déconnexion entre les générations.
En savoir plus

10 En savoir plus

Le choc des générations

Le choc des générations

er te En ce premier sens du terme, on peut donc dire que l’équité serait en dan- ger. Mais cette première conclusion est rapide et doit être aussitôt nuancée. Le souci de l’égalité instantanée entre actifs et retraités est légitime, mais il ne peut constituer l’unique cible du pilotage du système. Il est certes indéniable qu’une évolution de la condition des retraités qui, via la baisse des taux de remplace- ment, nous ramènerait au taux de pauvreté relatif des seniors des années 1960 poserait un problème d’équité intergénérationnelle : il ne serait pas normal d’échouer à protéger les générations futures de seniors contre la pauvreté alors qu’on a réussi à le faire pour les seniors d’aujourd’hui. Mais, d’un autre côté, peut-on vraiment s’imposer une norme de parité de niveau de vie à âge de la retraite inchangé dans un monde où l’espérance de vie s’accroît continûment ? Formulons le problème autrement. Il est normal d’essayer d’avoir un âge pivot à partir duquel le système de retraite permet à l’individu moyen de vivre aussi bien que le reste de la population sans devoir continuer à travailler. Mais une telle règle laisse totalement ouverte la question de l’âge auquel ouvrir ce droit. Il n’y a pas de raison qu’il soit le même dans une société où la durée de vie moyenne est de 70 ans et dans une société où elle serait de 90 ans. Le critère de l’égalité instantanée est manifestement incomplet, il ne permet en rien de trancher ce qui est devenu le débat principal en matière de retraite : l’évolution de cet âge pivot.
En savoir plus

88 En savoir plus

Scenarios, probability and possible futures

Scenarios, probability and possible futures

The paper is organized as follows. Section 2 reviews the problem with prob- abilities in Futures Studies. It is generally agreed that there should be a distinc- tion between Scenarios and Forecasts. Both are detailed descriptions of a sys- tem’s future, with the conventional difference that a set of scenarios is presented without quantifying any degree of confidence or likelihood, while forecasts are assigned a probability distribution. We argue that making this distinction does not really solve the recurring controversy about whether and how to quantify uncertainty for far distant futures.
En savoir plus

20 En savoir plus

Les relations entre les générations : 
de la contrainte au plaisir ?

Les relations entre les générations : de la contrainte au plaisir ?

L’éducation : la rupture en 1968 Dans la plupart des familles est décrite une (r)évolution entre l’éduca- tion reçue et l’éducation donnée par la « génération 68 ». Un homme d’une cinquantaine d’années se souvient d’avant 1968 : « tout était caserne, l’école, le lycée, la famille... » Les actuels quinquagénaires auraient reçu de leurs parents une éducation très stricte et donné à leurs enfants une éducation plus souple, fondée sur la qualité de la relation plus que sur l’obéissance. Cette rupture a pour conséquence un rapprochement affectif entre les générations récentes, moins liées par l’autorité et plus par l’affection.
En savoir plus

4 En savoir plus

Coal's afterlives, Diné (Energy) futures

Coal's afterlives, Diné (Energy) futures

reciprocal, consensual attachment” (Simpson 2017: 43). Here, the profession has the opportunity to engage with reservation urban border communities as particular typologies of spatial power that manifest through practices of uneven development. I have stressed that energy transitions ought to consider how energy markets, as particular social and economic forms, are saturated with contingencies which can be shaped by the kinds of interventions documented below. Indeed, an archival perspective here allows for the kinds of envisioning which do not lend such forces as settler power or extractive capital any logic or coherence they do not possess (Mitchell 2002). Finally, the photographs suggest that, despite politico-economic shifts which have sought to cement the role of extraction in Diné economies, Diné people have always engaged in acts of resistance asserting their autonomy and self-determination. Thus, the archival material below allows for a reframing in order to conceive of possible energy futures beyond the stranglehold of the present. I privilege the photographs without providing my commentary in order to challenge the act of recalling and recounting which
En savoir plus

68 En savoir plus

Les nouvelles générations transforment la consommation de viande

Les nouvelles générations transforment la consommation de viande

> « Le modèle alimentaire français contribue à limiter le risque d’obésité », 2010, Gabriel Tavoularis et Thierry Mathé, Consommation et modes de vie, CRÉDOC, n° 232. pressés, principalement des mil- lenials, urbains, avec enfants, des catégories socioprofessionnelles modestes (CSP-), vont consom- mer des produits carnés principa- lement sous forme d’ingrédients ou de préparations avec le ham- burger, le sandwich grec ou les lasagnes… Le steak haché et le jambon blanc occupent égale- ment une place importante dans leur alimentation. Les adeptes de céréales, où les millenials et les catégories socioprofession- nelles supérieures (CSP+) sont surreprésentés, consomment plus que la moyenne de morceaux de volailles, notamment l’escalope de poulet ou le poulet rôti ; le bœuf est présent dans cette classe principalement avec le steak haché. Ainsi les deux régimes alimentaires qui progressent sont liés d’une part à la consomma- tion de viande sous forme d’in- grédient ou de viande hachée et d’autre part à la consommation de volaille. Parmi les générations plus âgées émerge une nouvelle classe, au centre de la typologie, nommée « les basiques » où sont surreprésentées les femmes retraitées et les CSP+. Cette émergence est liée à la diminution de la classe des gastronomes à la française (-24 %) et de celle des bons vivants (-9 %) qui correspondaient aux popu- lations plus âgées en 2007 ; en prenant de l’âge, elles ont adopté un régime plus liquide et beaucoup moins carné.
En savoir plus

4 En savoir plus

Alimentation : les nouvelles générations fuient la régularité

Alimentation : les nouvelles générations fuient la régularité

Dépenses des ménages en conserves et plats préparés, euros constants par an 1979-2000 Source : Enquêtes BDF 1979, 1984, 1989, 1995, 2000 (INSEE). Guide de lecture : le graphique représente, pour chaque génération, l’évolution de son comportement moyen entre 1995 et 2003. La génération « hard discount », née entre 1967 et 1976, dépense en moyenne 515 euros par an en conserves et plats préparés en 1989 (lorsque le représentant du ménage a 18 ans), 598 en 1995 (lorsque le représentant du ména- ge a 23 ans), 701 euros en 2000 (lorsque le représentant du ménage a 23 ans). Les individus appartenant à la généra- tion « hypermarchés » (ils ont 48 ans en 2000) dépensent plus en conserves et plats préparés que les individus de la génération « robots ménagers » (ils ont 48 ans en 1989) ou que ceux de la génération « réfrigérateurs » (ils ont 48 ans en 1979). On note un effet d’âge pour les générations « hard discount », « aliment-service » et « hypermarché » puisque toutes les courbes sont confondues (pas d’effet de génération) et croissantes (effet d’âge positif). Par contre, c’est l’effet géné- rationnel qui domine chez toutes les autres générations. En lisant le graphique de gauche à droite à partir de la géné- ration « hypermarché », on voit bien que chaque courbe se situe au-dessus de la suivante, ce qui indique que chaque génération dépense plus en conserves et plats préparés que la précédente (effet générationnel).
En savoir plus

4 En savoir plus

La sclérose en plaques : physiopathologie, thérapeutiques actuelles et futures

La sclérose en plaques : physiopathologie, thérapeutiques actuelles et futures

Ainsi pour qu’il y ait une bonne adhérence au traitement il faut que le patient soit convaincu qu’il est atteint d’une maladie chronique évolutive, que les traitements sont bénéfiques [r]

199 En savoir plus

Macro factors in oil futures returns

Macro factors in oil futures returns

A natural extension of the present paper would be to investigate the forecasting power of time-series models based on large factors as those presented here. Forecasting crude oil price is of utmost importance for all international institutions, governments and multinationals. Nevertheless, as for exchange rates, the forecasting power of various methodologies that have been proposed in the literature is rather poor. Alquist et al. (2011) provide a very exhaustive survey of this challenging issue. The authors conclude that the random walk is not statistically beaten by any other method. To reach this conclusion, they compare the random walk forecasting accuracy with forecasts from futures prices (Wu and McCallum (2005), Alquist and Kilian (2010)), from exchange rates (Gilbert (1988), Chen et al. (2011)), from convenience yield predictions (Knetsch, 2007) 17 and a number of time-series models based on crude oil prices and other explanatory variables.
En savoir plus

26 En savoir plus

Les générations à l’épreuve du vieillissement : rivales ou solidaires ?

Les générations à l’épreuve du vieillissement : rivales ou solidaires ?

Un partage des risques variable selon les pays Le partage des risques varie beaucoup selon les pays et selon notamment la place que les systèmes existants ont prise ou n’ont pas prise ; c’est particulièrement vrai en matière de retraite, mais c’est vrai aussi en matière de dépendance. Il y a aujourd’hui en France, plusieurs millions de personnes qui sont déjà assurées contre la dépendance, soit sous forme collective, (le n°1 en France s’appelle CNP Assurances), soit sous forme d’assurance individuelle, (le n°2 s’appelle CNP Assurances). Ce que je voudrais faire comprendre ici, c’est qu’en organisant une répartition astucieuse des tâches, l’État et les collectivités locales prenant en charge les personnes qui ne peuvent pas financer le coût de la dépendance, il est clair qu’à condition d’encourager la transformation de l’épargne longue en épargne de protection contre la dépendance, on peut parfaitement résoudre le problème. Il n’y a peut- être même pas besoin d’inventer une enveloppe fiscale nouvelle. Il suffit de dire que, quand sur un contrat d’assurance-vie on prend une option dépendance, celle-ci entre dans l’enveloppe déductible de 10% du revenu qui a été adoptée et qui se monte à 24 000 € par ménage par an. Je vous rappelle que cette enveloppe de 10% du revenu est aujourd’hui utilisée, mais très partiellement, pour les cotisations à des régimes de retraite, ce qui rendrait la couverture dépendance possible. Trois-quarts des clients qui détiennent les 1 150 milliards d’euros d’assurance-vie en France déclarent que leur objectif, c’est de protéger leur capital, certes, mais aussi et surtout de construire une retraite décente. Ces clients-là viendront naturellement à l’idée que cela sert aussi à couvrir la dépendance à condition qu’on ne dissuade pas – règles étatiques, règles prudentielles, règles fiscales – les compagnies d’assurance d’investir dans les actifs qui sont nécessaires sur le long terme. Or, les actifs nécessaires sur le long terme sont constitués au moins partiellement d’actions. Et il ne s’agit pas d’un excès d’actions comme dans les fonds de pension dont les crises menacent de détruire l’essentiel des actions. Quand on gère à un horizon de 35 ans, ne mettre que des obligations dans les portefeuilles d’actifs, c’est créer de futures désillusions pour nos clients. Il faut qu’il y ait une partie d’actions et de non-coté dans un portefeuille. Il faut aussi que l’État
En savoir plus

561 En savoir plus

Vestiges et vertiges de la transmission entre générations.

Vestiges et vertiges de la transmission entre générations.

C’est de cet ordre, la manifestation processuelle directe de l’intergénérationnel via la narration et la relation au présent, ce contact qui se noue entre les générations au-delà du temps. Cette possible transmission inaugure notre développement personnel et notre propre récit. Par elle, nous entrons dans la culture et s’amorce notre rapport au savoir pour l’à-venir, en toute méta- morphose – car elle découle sur la création d’une nouvelle forme, faite de notre propre métabolisation des générations précédentes et d’actes commis avant nous dont nous ne sommes pas responsables. Cette mise en récit que nous en ferons, en les inventant (à notre manière et non à la leur, que nous continuons d’ignorer quasi totalement), nous permet de les approcher et de nous en distancier : de nous rendre responsable, non de ce qui a eu lieu avant nous, mais de ce que nous faisons à partir de ces autres et des temps d’avant (selon la formulation sartrienne). Seul hier est écrivable, et au présent. Demain n’est pas encore écrit et ne le sera jamais en tant que tel.
En savoir plus

14 En savoir plus

Show all 252 documents...