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L’éthique professionnelle
de l’enseignement :
regards croisés
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L’éthique professionnelle de l’enseignement : regards croisés France-Québec

L’éthique professionnelle de l’enseignement : regards croisés France-Québec Formation et profession 21(3), 2013 • 3 L’article de Didier Moreau s’attache à la question de la cohérence éthique en montrant comment sont conservées, lors de la construction de l’éthique professionnelle, les convictions morales initiales des enseignants. Au départ de sa démonstration, il pose la question du fondement de l’éthique appliquée de l’éducation. Il soutient que l’engagement éthique part du projet de transformer le hasard en fortune morale, c’est-à-dire en situation dans laquelle le choix d’agir est ouvert à l’agent. L’enseignant apprend dans ces situations ce qu’est l’éthicité scolaire. En fait, Moreau développe une perspective encore peu connue sur le statut philosophique et éthique de la pédagogie qui vise à résister à la coercition institutionnelle et à permettre aux enseignants de se former dans la cohérence de leur savoir, et de leurs actes, au sein d’une vie morale partagée.
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Les relations France-Québec : deux époques, 1855-1910, 1960-1972

Les relations France-Québec : deux époques, 1855-1910, 1960-1972

52. envers le gouvernement fédéral. Celui-ci, veÿani la perspective d'une nouvelle entente France-Québec, exigea d'approuver chaque mot du texte envisagé, ce qui donna lieu â de multiples conféren­ ces téléphoniques entre Ottawa et Québec, au niveau des fonction­ naires du ministère des Affaires extérieures et du ministère des Affaires fédérales-provincial es. Finalement Ottawa résolut de suspendre son acceptation jusqu'au jour où il pourrait lui- même signer un accord-cadre avec la France. Cet accord existait à l'état de projet depuis longtemps mais n'avait pu se matériali­ ser avant la signature de février 1965, Ottawa ayant été pris de court. Cet accord devait justement porter sur l'éducation et la culture ainsi que sur les échanges scientifiques et techniques. L'accord-cadre France-Canada fut signé le 17 novembre 1965, (23) une semaine avant que ne soit signée à son tour la nouvelle entente France-Québec sur la culture. (24) Le même jour intervenait un échange de lettres entre le ministre des Affaires extérieures du Canada et 1'ambassadeur de France à Ottawa. C25) La seconde entente avait une facture beaucoup plus formelle que la première qui n'était au fond qu'un procès-verbal de réunions de fonctionnaires, contresi­ gné par deux ministres. Cette deuxième entente intervint à Québec meme et réunit la signature de l'ambassadeur de France au Canada, monsieur François Leduc, et celle du ministre Laporte. Le soir même de la signature, le ministre des Affaires culturelles, accompagné
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Les modes d’habiter périurbains et l’idéologie de la « société des loisirs ». Une analyse France-Québec

Les modes d’habiter périurbains et l’idéologie de la « société des loisirs ». Une analyse France-Québec

1 INTRODUCTION Plus d‘un demi-siècle nous sépare du processus des années 1960-1970 baptisé en France périurbanisation. Contrairement aux prévisions, les espaces périurbains n‘ont pas tous été intégrés à la nappe urbaine de l‘agglomération de la ville centre. Bien qu‘ayant connu une évolution sociale et morphologique, ils ont conservé un caractère hybride entre ville et campagne qui les distinguent à la fois des espaces urbains de la ville centre et des banlieues mais aussi du rural. Aujourd‘hui, les transformations du périurbain ne peuvent plus se réduire à un passage du rural à l‘urbain. Cet état de fait observé également au Québec (Bédard et Breux 2014), conduit certains auteurs à qualifier de « matures », certains territoires périurbains qui se dotent d‘une conception propre de leur aménagement (Berger, Aragau et Rougé 2014) et où émergent des centralités diversement appropriées par les habitants (Marchal et Stébé 2015). Les années 1960-2010 constituent donc un pas de temps de la périurbanisation qui autorise un regard rétrospectif susceptible de revoir l‘avenir de ces espaces. En effet, le recul historique permet de dresser, en fonction des contextes, les rythmes de la périurbanisation (Berger, Aragau et Rougé 2014). Il autorise également les « bilans » sur l‘action de certains acteurs comme les promoteurs (Gournay 2008), ou les représentations habitantes des « pionniers » (Lambert 2012; Peretti-Ndiaye et Tréhin-Lalanne 2009). Les approches diachroniques dégagent des trajectoires différenciées des espaces périurbains (Bacqué et al. 2016; Bédard et Breux 2014) et approfondissent nos connaissances des mécanismes sociaux et politiques à l‘œuvre dans ces processus. En France, des typologies des espaces périurbains rendent compte de cette diversité périurbaine (Dodier 2009; Dodier 2012; Dodier 2013; Berger et al. 2015) et depuis les années 2000, la recherche universitaire ne porte plus uniquement sur des mesures quantitatives du phénomène périurbain mais s‘intéresse aussi aux modalités d‘habiter ces espaces, et ce, dans un contexte de mobilité quotidienne et résidentielle (Pinson et Thomann 2002; Morel-Brochet 2006; Morel-Brochet 2007; Cailly 2004; Cailly 2007; Cailly et Dodier 2007; Charmes 2011; Dodier 2012; Berger, Aragau et Rougé 2014).
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Équité et efficacité en éducation : regards croisés France/Québec

Équité et efficacité en éducation : regards croisés France/Québec

Face à un déficit de formation continue, dans des contextes où de nombreux élèves rencontrent des difficultés scolaires, les enseignants adoptent moins souvent des méthodes pédagogiques favorables à une posture réflexive sur leurs apprentissages de la part des élèves. De même, les enquêtes menées dans le cadre de PISA à partir de questionnaires adressés aux élèves et aux équipes pédagogiques, révèlent que les élèves issus de milieux socio-culturels défavorisés, majoritairement concentrés dans des établissements de relégation, sont moins souvent confrontés à des stratégies de raisonnement complexes, telles que les stratégies de métacognition qui consistent à apprendre à apprendre. Ces élèves sont davantage exposés à des stratégies d’apprentissage basiques telles que la mémorisation. Ainsi, après la Corée et le Portugal, en 2012, la France est le pays le plus inégalitaire de l’OCDE en termes de distribution de ces méthodes efficaces en fonction de l’origine sociale des élèves. Les recherches menées pour la conférence de consensus sur la numération au primaire (CNESCO, 2015) convergent avec ces résultats. De même, en mathématiques, les élèves des milieux les plus modestes sont confrontés aux modalités d’apprentissage les moins efficaces. La recherche a ainsi mis en évidence qu’une part importante, dans l’enseignement proposé aux élèves, de « mathématiques formelles » (algèbre, géométrie), par opposition aux mathématiques de la vie courante, permet d’acquérir un haut niveau de conceptualisation et de performance globale dans cette discipline. PISA montre que la France est l'un des pays qui accordent le plus de part aux « mathématiques formelles » (comme le Japon, la Corée ou la Pologne). Pour autant, en France, l’exposition des élèves à ce type d’enseignement est très marquée socialement. Les élèves les plus défavorisés déclarent être moins exposés à l’enseignement des « mathématiques formelles » que les élèves favorisés. Cette différence de traitement est plus importante en France que dans les autres pays de l’OCDE.
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Temps professionnel et temps personnel des hommes et des femmes : une comparaison France - Québec

Temps professionnel et temps personnel des hommes et des femmes : une comparaison France - Québec

Insérer Tableau 6 : Modes de garde des enfants en âge préscolaire en % (0-3 ans en France et 0-5 ans au Québec) Les effets des difficiles articulations entre les différents temps sociaux se font sentir de part et d’autre de l’Atlantique, notamment en présence de jeunes enfants. Le fait d’avoir des enfants à charge va de pair avec une plus grande fréquence du sentiment de fatigue et de manque de temps, chez les femmes en particulier (Chenu, 2002 ; Statistique Canada, 2008). Le sentiment d’être débordé résulte à la fois des charges de travail professionnelles et domestiques (Chenu, 2002). Au Québec, les caractéristiques des populations susceptibles de plus ressentir un manque de temps sont les mêmes qu’en France ; il s’agit des personnes en emploi ayant des enfants de moins de douze ans, en particulier les femmes (Statistique Canada, 1998 ; 2005). Ainsi, le fait que les femmes soient plus exposées que les hommes au sentiment de manquer de temps témoigne de la résistance des modèles inégalitaires dans la répartition des temps professionnels, domestiques et parentaux. Enfin, selon Méda (2003), ce n’est pas tant le désir de loisirs qui se fait entendre à travers la complainte du manque de temps, mais un souhait de rééquilibrage entre temps professionnel et temps parental, social et personnel, et un besoin de temps à consacrer aux enfants, notamment lorsqu’ils sont jeunes.
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Le harcèlement psychologique/moral au travail : comparaison France Québec

Le harcèlement psychologique/moral au travail : comparaison France Québec

124 pourrait adopter un employeur, lbligation imposée à ce dernier d[ffrir aux employés un milieu de travail dénué de harcèlement svère être en France comme au Québec un élément de la lo[r]

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Action publique et régulation de la formation professionnelle continue : une comparaison France/Québec

Action publique et régulation de la formation professionnelle continue : une comparaison France/Québec

2.2. Au Québec, la construction d’un partenariat sectoriel appuyé par les pouvoirs publics Au Québec, la régulation partagée autour de la formation n’aurait pu voir le jour sans une volonté d’implication des centrales syndicales québécoises (FTQ, CSN, CSQ, UPA). Le rôle de ces dernières ne se limite pas au syndicalisme d’affaire, caractéristique des pratiques nord- américaines, mais passe par un engagement sociopolitique dont témoigne leur soutien au projet nationaliste de la province 4 . À ce titre, la FTQ (Fédération des travailleurs québécois, premier syndicat de travailleurs en effectifs syndiqués), qui soutient ouvertement le Parti québécois, avait, à partir des années 1980, centré son action sur le développement de l’emploi dans le cadre du « fonds de solidarité » qu’elle a créé. Mais au nom des difficultés de reconversion de la main-d’œuvre, structurellement peu éduquée, du secteur manufacturier où elle est implantée, elle s’est ralliée, avec les autres centrales, à l’idée de promouvoir une politique concertée de formation professionnelle. Cette convergence d’intérêts a donc permis l’institutionnalisation d’une concertation autour de la formation, au nom de la sauvegarde de l’employabilité.
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Action publique et régulation de la formation professionnelle continue : une comparaison France/Québec

Action publique et régulation de la formation professionnelle continue : une comparaison France/Québec

2.2.1. L’émergence des comités sectoriels La CPMT peut être considérée comme le lieu où s’est exprimé un consensus entre syndicats et patronat sur le principe d’un développement de la formation en faveur d’une meilleure compétitivité des entreprises. Dans le cadre de son rôle d’orientation des politiques de formation, elle a défini un « cadre général de développement des compétences », adopté en 2001. Cet énoncé propose de définir des « normes professionnelles », liée à des objectifs de performance sectorielle dans une perspective de compétitivité accrue. Les comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO), qui ont vu le jour au début des années 1990, ont précisément été chargés de définir ces normes de qualification, ainsi que les formations pour y parvenir. La politique québécoise d’intervention sectorielle a permis d’instituer trente CSMO, définis conformément au système de classification des industries de l’Amérique du Nord. Financés par Emploi-Québec, et donc soutenus par les pouvoirs publics, ils avaient produit en 2009 trente et une normes professionnelles. Ils ont pris une importance nouvelle lorsque la loi de 1995 sur le 1 % a été modifiée en 2007. Désormais baptisée « Loi sur les compétences », elle maintient la même obligation de dépense pour les entreprises mais cherche davantage à en orienter le contenu, en fonction des normes de qualification existantes. Elle consacre ainsi le rôle normalisateur des CSMO pour une meilleure adéquation qualitative des formations aux emplois. Sachant que la recherche d’adéquation quantitative est prise en charge au niveau de « conseils régionaux », dans le cadre d’un dialogue social territorial (Bernier, 2011).
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La protection du consommateur à l'ère du marketing intelligent : une approche comparative France-Québec

La protection du consommateur à l'ère du marketing intelligent : une approche comparative France-Québec

La SAQ étant une société d’État, l’objectif de rétention des consommateurs est quasiment absent considérant qu’elle possède un monopole sur la distribution et la vente des vins et spiritueux au Québec. Les cartes de fidélités pour les entreprises en forte concurrence en raison de la faible différentiation des biens comme les épiceries peuvent bénéficier d’un avantage concurrentiel majeur avec la mise en place d’un programme de fidélité intéressant. En général, ces programmes ont pour ambition de fidéliser le consommateur ainsi que de les inciter à orienter leurs achats dans le magasin visé en offrant des rabais exclusifs. De cette manière, le consommateur a un intérêt économique à faire ces courses au même endroit. De leur côté, les entreprises rivalisent avec les compétiteurs qui offrent des produits similaires en créant de la valeur pour le consommateur. Dans cette relation d’affaires, les entreprises
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Régionalisation et recomposition du travail statistique : esquisse d’une comparaison France-Québec

Régionalisation et recomposition du travail statistique : esquisse d’une comparaison France-Québec

Elle appelle une collaboration régionale entre instances et acteurs qui ne « se parlaient pas ou peu » auparavant. En France, depuis les lois Deferre du début des années quatre-vingt qui érigent la Région en collectivité territoriale de plein exercice, la régionalisation s’est approfondie, notamment dans les domaines de la formation (Bel et alii, 2004), des transports ferroviaires (Barone, 2007) et du développement économique (Le Galès, 2003). L’exercice des compétences transférées mobilise des instruments partiellement hérités de la planification nationale qui a prévalu jusque dans le courant des années soixante-dix et dont on sait le rôle fondateur pour le système statistique français (Desrosières, 1993). En effet les collectivités territoriales, les Régions notamment, ont été invitées par la loi à procéder à une mise en plan des objets et des missions que leur confiait la nouvelle architecture institutionnelle. En témoigne la flo- raison des « plans » en matière de formation et d’emploi (Bel et al., 2003) : Plan régional de développement des formations (PRDF), appelé à articuler formations initiales – scolaire et apprentissage – et formations continues – placées sous la responsabilité des Régions, de l’État et des partenaires sociaux - ; plans départementaux d’insertion (et de lutte contre les exclusions) destiné à organiser les actions en faveur des bénéficiaires du RMI, devenu RSA ; plans locaux d’insertion et d’emploi (PLIE) associant une ou plusieurs communes et béné- ficiant du soutien du Fonds social européen en vue d’aider les personnes en grande diffi- culté sociale et professionnelle, etc. 1
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Les enjeux cognitifs du défi environnemental dans l'agriculture : regard croisés France-Québec

Les enjeux cognitifs du défi environnemental dans l'agriculture : regard croisés France-Québec

certains freins associés aux innovations environnementales et favoriser les processus d’apprentissage. Les groupes d’échanges, qui ont véritablement été des acteurs incontournables de l’histoire de la vulgarisation agricole, représentent donc aujourd’hui encore l’un des vecteurs de la mise en application de pratiques favorables à l’environnement : d’une part, ils facilitent le transfert de référentiel technique, d’autre part, ils favorisent les efforts de conception intellectuelle pour la recherche des pratiques les plus performantes 8 . En outre, il ressort de nos entretiens avec les agriculteurs de la région Poitou- Charentes appartenant à différents groupes d’échanges, que la mutualisation des savoirs et des savoir-faire permet notamment de multiplier, au cours de la même campagne, les expérimentations dans différentes exploitations appartenant au groupe, et qu’elle participe de ce fait à une réduction du risque associé à l’adoption d’innovation environnementale. Si la vie collective existe dans le cadre des certaines démarches environnementales volontaires et facilite l’appropriation des compétences nécessaires à l’application des engagements facultatifs, elle semble néanmoins limitée dans le cadre de la mise en œuvre du volet obligatoire des politiques agro-environnementales. De surcroit, la concentration des exploitations et l’autonomisation/individualisation des procédés de production qui découlent du modèle modernisateur, restreignent les possibilités d’interactions avec le voisinage. Eu égard au rôle structurant du collectif dans les processus d’apprentissage, nous nous interrogeons sur la capacité des agriculteurs français, s’approprier les compétences requises pour effectuer le changement technique nécessité par la montée en puissance de la normalisation. En outre, l’application de la réglementation environnementale dans des systèmes productifs dont les références, en termes de performance, sont celles du modèle d’optimisation de l’outil de production, peut se traduire par des pertes économiques conséquentes pouvant aller jusqu’à remettre en cause la pérennité de ces systèmes. Au- delà des enjeux environnementaux sous-jacents à l’avènement d’un nouveau paradigme agricole, ce sont des enjeux sociaux attachés au maintien des exploitations qui émergent. En nous référant aux dispositifs innovants instaurés dans le cadre de la politique agro- environnementale au Québec, ces dispositifs ayant fait l’objet d’investigations sur le terrain à travers la réalisation d’entretiens à dire d’experts, nous soutenons toutefois que des marges de manœuvre existent, en termes de politiques publiques, pour accompagner les acteurs agricoles dans les processus d’apprentissage et de changement technique.
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Vieillissement et temporalités sociales : Une comparaison France – Québec

Vieillissement et temporalités sociales : Une comparaison France – Québec

(2) Le travail à la retraite En outre, en France, après avoir légiféré dans le sens du cloisonnement des temporalités sociales et dans une optique de police des âges où chaque temps de la vie était déterminé par une activité bien précise, les politiques publiques en 2009 promulguent en faveur de la poursuite d’un emploi à la retraite. Cette réforme des retraites et plus spécifiquement la libération du cumul emploi-retraite s’ancrent dans un contexte d’allongement de l’espérance de vie, d’entrée tardive dans la vie active, d’un faible taux d’emploi des travailleurs âgés et du maintien des équilibres des régimes de retraite. Au Québec, l'abolition de l’âge obligatoire à la retraite a introduit une dynamique inverse d’interpénétration des temporalités sociales, tout en laissant un âge normal de retraite afin d'obtenir ses pensions à taux plein. De plus, jusqu'à des années récentes aucune loi ne légiférait sur le travail après la retraite, comme cela a été le cas en France. Certes, les mesures de retraite anticipée mises en vigueur, à la suite de la récession du début des années 1980, ont eu un effet sur le nombre des plus âgés en emploi. Par contre, depuis 2000, nous sommes témoins d’un retour sur le marché du travail des québécois les plus âgés. Celui-ci se traduit depuis 2008, encourageant la « conciliation travail-retraite » et la flexibilité des parcours en fin de carrière. L’idée sous-jacente de cette loi était d’encourager les gens à travailler le plus longtemps possible, sur une base volontaire, en instaurant des incitatifs liés à une simplification des démarches administratives et à quelques améliorations financières.
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Agir ensemble et lois France-Québec

Agir ensemble et lois France-Québec

prescriptions en matière d ’agir ensemble dans les systèmes éducatifs étudiés. Cet état des lieux pourra servir de base aux futures analyses des pratiques en matière d’alliances éducatives pour les élèves en difficultés. Car, bien évidemment la loi n’est pas le seul dét erminant de l’activité des professionnels. La relative autonomie des commissions scolaires au Québec, la forte influence des circulaires ministérielles dans le cas de la France, et les

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L'État social et les jeunes : une comparaison France-Québec des systèmes d'assistance-jeunesse

L'État social et les jeunes : une comparaison France-Québec des systèmes d'assistance-jeunesse

tentent de résoudre par les mesures est un problème de justice sociale intragénérationnelle. Le principe de redistribution intragénérationnel qui traverse ces vingt dernières années, « donner plus à ceux qui en ont le plus besoin », recouvre par là- même une pluralité de sens. Il se place tout d’abord clairement dans le modèle de l’égalisation équitable des chances dans le cadre d’une société de monopole socio-professionnel. Il s’agit alors de profiter de la phase de transition post-scolaire pour réparer les préjudices subis dans la période scolaire ou offrir une seconde chance en redistribuant les ressources en formation. Cette conception scolaire et redistributive des politiques d’insertion se heurte à des acceptions plus professionnalisante des mesures d’insertion propres à généraliser à l’ensemble des sortants du système éducatif une phase de « transition professionnelle » comme forme institutionnalisée de mise au travail, et donc l’accès à des dispositifs d’insertion de natures différentes. L’évaluation comparée de la sélectivité des différentes mesures réactive à intervalle régulier le principe de discrimination positive « scolaire » à travers l’usage du « niveau de formation » comme étalon de la juste distribution des mesures. Une inflexion se produit au tournant des années 1990 (chapitre 7) : la discrimination positive dans l’octroi de mesures actives ne s’exerce plus qu’à la marge, pour les mesures les moins performantes. En passant là encore d’une vision en coupe à une vision longitudinale dans la distribution des mesures, il s’agit plutôt de « donner à chacun selon son besoin du moment ». L’objectif est alors de ménager, pour l’ensemble des sortants d’une génération en phase de transition, un parcours ascendant de mesures vers l’emploi. La spécificité du jeune âge rejaillit sur la détermination des droits sociaux des jeunes à problèmes en France. Ces derniers sont envisagés dans une perspective que nous qualifions de néo-
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L'âge de l'État social : une comparaison France-Québec des systèmes d'assistance-jeunesse

L'âge de l'État social : une comparaison France-Québec des systèmes d'assistance-jeunesse

Léa Lima, CNAM (Chaire de travail social) L’État-providence a-t-il un âge ? De nombreuses recherches ont étudié l’aspect sexué des politiques sociales mais l’histoire « générationnelle » de ces mêmes politiques reste largement à faire, le rapport à la jeunesse de la protection sociale demeurant ainsi à l’état d’impensé. Nous nous proposons d’aborder cette histoire à travers la comparaison des justifications apportées au traitement spécifique des jeunes adultes dans les systèmes d’assistance en France et au Québec. Par système d’assistance nous comprenons ici l’articulation, spécifique à chaque contexte national, entre une prestation monétaire sur critère de besoin et une prestation de service à la personne visant à favoriser l’accès à l’emploi. La question que nous nous posons alors est la suivante : quelles sont les représentations de cet âge de la vie ou de ce groupe social, ainsi que les normes et valeurs qui, dans une société donnée, justifient de réserver des droits sociaux différents, en termes de niveau et de contenu, aux jeunes majeurs par rapport aux individus qualifiés d’adultes ?
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L’antériorisation de /ɔ/ en français contemporain : une étude acoustique comparative entre Québec et France

L’antériorisation de /ɔ/ en français contemporain : une étude acoustique comparative entre Québec et France

qu’elle s’y produit néanmoins dans certains contextes phonétiques (avec une consonne nasale ou obstruente 35 en position post-vocalique) ou sociaux (plutôt chez les locuteurs âgés). Martin (2002) parvient à la même conclusion dans son étude portant sur la parole d’un échantillon de 12 étudiants de l’Université Laval (autant d’hommes que de femmes) originaires notamment de la ville de Québec, mais aussi d’autres régions. Les participants devaient prononcer des mots insérés dans des phrases porteuses : les voyelles, toujours accentuées, ont par la suite été analysées acoustiquement. Pour /ɔ/, les mots du corpus étaient pomme, bottes, colle, colonne, école et échalotte. Martin (2002 : 83) remarque que « [ɔ] apparaît comme une voyelle plus centrale qu’attendue [sic]. La présence de [ɒ] (variante de /ɑ/), observée chez deux locuteurs, et fréquemment attestée en français du Québec y est sans doute pour quelque chose (« push chain »?) ». Dans une étude antérieure réalisée avec une méthodologie similaire, mais auprès de locuteurs originaires uniquement de Québec, Martin (1998a : 71) écrivait déjà que « sur la base de leurs valeurs formantiques moyennes, [ɑ] et [ɔ] doivent être considérées comme des voyelles centrales dans le trapèze vocalique » (avec un deuxième formant de 1183 Hz pour les hommes et de 1337 Hz pour les femmes pour /ɔ/). L’explication donnée en 2002 rappelle celle de Martinet (1957), reprise notamment par Lennig (1978), selon laquelle l’antériorisation serait due à l’instabilité d’un système vocalique avec quatre phonèmes postérieurs. Enfin, Martin (2002 : 88) note aussi que « la centralisation de /ɔ/ sous l’effet de la poussée de [ɒ] variante de /ɑ/, peu sensible à l’oreille, a été observée très clairement sur le plan acoustique ». Le phénomène ne serait donc pas perçu d’emblée par les locuteurs. La Figure 6 montre cette proximité entre /ɔ/ et /œ/ chez les hommes.
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Les besoins des proches, des intervenants et des personnes ayant un traumatisme craniocérébral: comparaison du Québec et de la France

Les besoins des proches, des intervenants et des personnes ayant un traumatisme craniocérébral: comparaison du Québec et de la France

CONVERGENCES DANS LES BESOINS DE SERVICES ET DE SOINS Aux soins aigus, assurer la qualité des soins, prodigués par un personnel compétent et spécialisé en regard du TCC, et une prise en charge rapide sont essentiels pour les proches. La compétence et la spécialisation du personnel soignant est garant de la qualité des soins fournis. Au Québec, les proches rapportent positivement ce qu’ils ont vécu : « Ma fille a été bien prise en charge dès le départ […] Au niveau de la qualité de soins, c'était excellent ». Toutefois, en France, il semble y avoir quelques lacunes à ce niveau tel que le mentionne ce proche «… il avait une vertèbre de cassée au niveau de C-7, donc ils se sont occupés de ses mains sans s’occuper de sa tête […] où je servais d’infirmière, parce qu’elles ne voulaient pas s’en occuper, parce que les infirmières disaient que c’était pas leur boulot. […] pas de service de polytraumatisés […] l’hôpital (nom de l’hôpital), il n’y a pas de service de neurologie ». Les personnes soulignent l’importance de l’aspect humain dans les soins : « des soins qui répondent à leurs besoins et qui tiennent compte de leurs souhaits, de leurs valeurs et de leurs préoccupations […] l’absence de jugement ». Le respect du rythme des personnes et de leur autonomie est aussi relevé. Une personne explique « des soins qui respectent leur autonomie et tiennent compte de leur opinion (laisser à la personne autant de latitude, de responsabilités et d’initiative qu’elle est capable d’en assumer) ». Les proches ont également besoin d’avoir confiance au personnel soignant pour atténuer leur stress. Un autre proche rapporte que « […] Quand tu n’es pas là, tu t’inquiètes, tu te réveilles la nuit. Il y a un manque là. Parce que mon fils a marché deux fois et est tombé. On a besoin que la personne soit en sécurité».
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L'antériorisation de /ɔ/ en français contemporain : une étude acoustique comparative entre Québec et France

L'antériorisation de /ɔ/ en français contemporain : une étude acoustique comparative entre Québec et France

qu’elle s’y produit néanmoins dans certains contextes phonétiques (avec une consonne nasale ou obstruente 35 en position post-vocalique) ou sociaux (plutôt chez les locuteurs âgés). Martin (2002) parvient à la même conclusion dans son étude portant sur la parole d’un échantillon de 12 étudiants de l’Université Laval (autant d’hommes que de femmes) originaires notamment de la ville de Québec, mais aussi d’autres régions. Les participants devaient prononcer des mots insérés dans des phrases porteuses : les voyelles, toujours accentuées, ont par la suite été analysées acoustiquement. Pour /ɔ/, les mots du corpus étaient pomme, bottes, colle, colonne, école et échalotte. Martin (2002 : 83) remarque que « [ɔ] apparaît comme une voyelle plus centrale qu’attendue [sic]. La présence de [ɒ] (variante de /ɑ/), observée chez deux locuteurs, et fréquemment attestée en français du Québec y est sans doute pour quelque chose (« push chain »?) ». Dans une étude antérieure réalisée avec une méthodologie similaire, mais auprès de locuteurs originaires uniquement de Québec, Martin (1998a : 71) écrivait déjà que « sur la base de leurs valeurs formantiques moyennes, [ɑ] et [ɔ] doivent être considérées comme des voyelles centrales dans le trapèze vocalique » (avec un deuxième formant de 1183 Hz pour les hommes et de 1337 Hz pour les femmes pour /ɔ/). L’explication donnée en 2002 rappelle celle de Martinet (1957), reprise notamment par Lennig (1978), selon laquelle l’antériorisation serait due à l’instabilité d’un système vocalique avec quatre phonèmes postérieurs. Enfin, Martin (2002 : 88) note aussi que « la centralisation de /ɔ/ sous l’effet de la poussée de [ɒ] variante de /ɑ/, peu sensible à l’oreille, a été observée très clairement sur le plan acoustique ». Le phénomène ne serait donc pas perçu d’emblée par les locuteurs. La Figure 6 montre cette proximité entre /ɔ/ et /œ/ chez les hommes.
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Un état des lieux des archives audiovisuelles : comparaison entre la France, le Québec et le Canada

Un état des lieux des archives audiovisuelles : comparaison entre la France, le Québec et le Canada

La seconde typologie est celle de Guyot et Rolland, car il ne s’agit pas d’une enquête à proprement parler. Mais les expériences du milieu de l’audiovisuel des auteurs et la présentation qu’ils en font dans leur livre synthétise le paysage audiovisuel français (Guyot et Rolland 2011). Toutefois leurs exemples sont beaucoup tournés vers les images animées. Les auteurs distinguent, parmi les organismes gestionnaires, les producteurs; les bibliothèques et archives nationales et un troisième type plus vague des établissements publics ou privés spécialisés. Ils précisent, pour ces derniers, que le statut juridique est variable : on trouve des associations de loi 1901, des associations à conventions avec des villes (le Carrefour de l’Information et de la Communication à Aubervilliers en région parisienne), des anciennes institutions privées (le Musée Albert Kahn financé par le département des Hauts-de-Seine), des sociétés privées (l’Agence France Presse) et des organismes dépositaires comme des agences de plans d’archives (The Picture Gallery) [2011, 108]. Dans la suite de leur description du réseau français, Guyot et Rolland abordent d’abord le dépôt légal puis la sphère des passionnés d’où proviennent de nombreux établissements tels (si l'on enlève les plus connus) la Cinémathèque de Bretagne fondée en 1986, la Maison de la Publicité de 1980 (l’association est devenue une Société à Revenus Limités), la Cinémathèque J. M. Boursicot de 1981 (qui conserve la publicité et fait référence dans le domaine), Lobster Film fondé en 1985 (devenu un spécialiste de la restauration du cinéma des premiers temps). Cette mise en avant de la passion, au-delà du clivage organismes institutionnels/organismes associatifs, nous semble beaucoup plus refléter la réalité du terrain qu’une typologie administrative forcément imparfaite et liée à un pays. C’est ainsi que la complexité des départements et régions français ne peut se transférer au Canada qui fonctionne plutôt par provinces et régions. En outre, cela permet d’inclure les collectionneurs privés qui sont parfois en association ou sont des individus isolés bien que souvent en contact avec des organismes : en effet, l’audiovisuel est aussi une affaire de connaissance de personnes-clés. Les auteurs proposent finalement une distinction entre les professionnels (quels qu’ils soient) et les non professionnels :
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Des femmes converties à l'islam en France et au Québec : religiosités d'un nouveau genre

Des femmes converties à l'islam en France et au Québec : religiosités d'un nouveau genre

avec un partenaire né dans l’islam, l’inverse n’étant pas vrai pour les hommes. Recenser le nombre de convertis s'avère par conséquent un exercice ardu, d'autant plus que le concept de conversion n'existant pas dans l’islam, la définition même du converti est sujet à débat. Une femme qui prononce la shahada dans le but d'épouser un musulman est-elle considérée comme convertie ? L'enfant d'une union entre un chrétien et un musulman qui choisit l’islam est-il un converti ? Par ailleurs, étant donné l'impossibilité méthodologique de départager clairement, et sans arbitraire, les motifs de conversion liés à une union mixte, de ceux s'inscrivant dans une trajectoire religieuse, notre projet inclut les deux types d’adhésion à l’islam. Nous adoptons par conséquent une définition large du phénomène de conversion, incluant tout mouvement d’adhésion à l’islam quel qu’en soient les motifs, intentions, ou antécédent. Tel que discuté dans la section méthodologique, nous n'en ignorons cependant pas les effets sur les dynamiques sous-jacentes au processus de conversion. Dans cette perspective, si les chiffres avancés par les auteurs doivent être considérés avec prudence, il n'en reste pas moins que le nombre de conversions à l’islam, quoiqu'encore marginal, affiche une nette croissance. En attestent certains indicateurs informels : afflux d'Occidentaux dans les mosquées, augmentation des inscriptions aux cours d’arabe, croissance des ventes du Qu’ran en librairie. En Allemagne, la sociologue Wohlrab Shar (2006) estime le nombre de convertis à plusieurs milliers, dont 2/3 seraient des femmes, d'après les organisations musulmanes consultées. Selon le Courrier international (2007), entre juillet 2004 et juin 2005, 4 000 personnes se seraient converties chaque année, principalement dans des situations d'union mixtes, comparativement à une croissance annuelle antérieure de 300 (Institut Islam Archiv). En France, le mouvement serait influencé par les phénomènes migratoires, réseaux de prosélytisme et conjonctures internationales (Telhine 1991), quoiqu’il demeure encore quantitativement peu significatif : en 2004, le nombre de convertis à l’islam était évalué à 50 000 2 . Les chiffres sont plus importants en Amérique du Nord, quoique très discutés : aux États-Unis, 40% des 6 millions de musulmans seraient des convertis, principalement issus de la communauté noire (Smith 1999 dans Simmons 2006); 30% y auraient adhéré dans les prisons, sous l’influence de figures de proue telles Malcom
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