français de la Renaissance

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La diffusion de textes théoriques français à la Renaissance

La diffusion de textes théoriques français à la Renaissance

3.   P RINCIPES DE  D IFFUSION     Les  quelques  sondages  entrepris  quant  à  la  diffusion  des  textes  théoriques  français  durant  la  Renaissance  sont  révélateurs,  et  ce  à  plus  d’un  égard. Le point le plus important qui découle de ces observations consiste en  une nouvelle perception de la géographie des traditions théoriques. La théorie  française  a  souvent  été  considérée  comme  un  épiphénomène  localisé.  Elle  se  serait  développée  presque  indépendamment,  subissant  quelques  influences  étrangères, et ne suscitant pas de réel écho au‑delà de ses frontières. Ces idées  méritent  révision :  les  textes  des  théoriciens  français  ou  actifs  en  France  sont  cités  et  lus  par  de  nombreux  théoriciens  italiens,  allemands  et  anglais.  Certes  leur nombre se réduit à une petite poignée : Gerson, Lefèvre, Wollick, LeRoy.  Ne  pourrait‑on  finalement  en  dire  autant  des  théoriciens  italiens ?  Seuls  quelques‑uns parmi la centaine actifs dans la péninsule sont connus au‑delà des  Alpes,  et  ce  sont  toujours  les  mêmes  œuvres  qui  circulent.  Quant  aux  théoriciens  anglais  ou  allemands,  pour  ne  pas  évoquer  les  Espagnols  et  les  Hollandais, leurs recherches semblent connaître une diffusion nettement moins  importante que les Français
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De l'influence du subjonctif imparfait du latin classique sur la forme en -rais ; L'exemple du français à la Renaissance

De l'influence du subjonctif imparfait du latin classique sur la forme en -rais ; L'exemple du français à la Renaissance

stylus, le style cicéronien, destiné à supplanter le style, et donc la culture, du monarchisme médiéval 39 . Les écoliers sont donc nourris de latin et de citations latines dès leurs plus tendres années, et ce bien que le XVI ème siècle soit aussi le temps de l’émancipation du français. A ses premiers balbutiements donc, la langue française pense et s’exprime encore par reflexe et automatisme, nous dirions aujourd’hui inconsciemment, en terme de construction et de syntaxe latine, la seule alors connue et enseignée. Tout le travail d’élaboration et d’affranchissement du français passe donc, et aussi étrange que cela puisse paraître, par la maîtrise du latin, langue ensuite appelée à être dépassée par la langue vernaculaire devenue langue de l’Etat 40 . Ainsi, les écrivains de la Renaissance emploient souvent, sans même le savoir, les tours latins lus, écrits et répétés depuis l’enfance, qu’ils transposent machinalement en français. Et lorsqu’il s’agit de transposer une construction latine au subjonctif imparfait, ils utilisent souvent la forme en -rais, qu’ils pensent, par analogie phonétique, en découler.
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La Représentation de l’Arabie Heureuse dans les récits de voyageurs français de la Renaissance à l’époque de la colonisation

La Représentation de l’Arabie Heureuse dans les récits de voyageurs français de la Renaissance à l’époque de la colonisation

66 d’ôtages de notre part, mais de la vôtre ; songez-y, & faites finir cette affaire ; sans quoi, il arrivera malheur à votre Pays 1 . » Le rôle du voyageur est ici l’inverse de celui du voyageur négociant, M. de la Gredauliere Au lieu de commercer et de faire connaître à ses concitoyens les curiosités d’un pays lointain, il s’embarque pour y imposer la gloire de sa patrie. Transformation qui implique aussi un changement de rôle de l’auteur : de neutre, il devient impliqué. La neutralité de Jean de La Roque et l’implication de Desfontaines sont bien exprimées dans leurs avertissements. Jean de La Roque fait « parler dans cette relation l’Auteur des Lettres, & des Mémoires, c’est-à-dire, le Voyageur lui-même » alors que Desfontaines propose à M. de La Garde de « dresser une Relation dans la forme Historique » et celui-ci « voulut accepter l’offre de [sa] plume ». Ce changement se manifeste aussi au niveau stylistique. Il suffit de noter avec quel aplomb l’auteur s’arroge le rôle de héraut de l’utilité du commerce de la Compagnie et de la gloire de la « Nation ». Il ne s’agit pas d’une implication légère et stable, mais dynamique qui se développe pour refléter la fierté de l’auteur. En fait, c’est plus que cela. La relation ne laisse transparaître que peu l’aspect commercial et se concentre sur l’aspect conflictuel et triomphal des Français. A partir de ses propos, nous remarquons que Desfontaines s’implique dans ce triomphe. S’il annonce dans son avertissement qu’il compose son récit à partir du journal du voyageur, on glisse habilement au fil du texte narratif vers un « nous » englobant. La récurrence des « nous et nos » dans la partie narrative du récit de l’abbé Desfontaines est surprenante. L’utilisation de « nous » tout au long de la narration prouve la fierté de cette expédition. Le « nous » n’est pas attribué au voyageur parce qu’en premier lieu le narrateur utilise à la fois le « nous » et le nom du voyageur, de La Garde. Le « je » ne figure pas dans la relation, mais ce nous peut exprimer plusieurs choses. Il est possible que le narrateur soit un autre voyageur que de La Garde-Jazier. Il peut aussi être un reflet de la nation française par rapport à la nation arabe puisque l’auteur parle des « Français » et de leurs « Priviléges » :
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LÉON L’AFRICAIN À LA « RENCONTRE » DE LA RENAISSANCE

LÉON L’AFRICAIN À LA « RENCONTRE » DE LA RENAISSANCE

MULTILINGUALES N°8 Année 2017 53 l’occurrence l’Afrique du Nord et l’Afrique sub-saharienne. Il est d’ailleurs fort significatif, d’après cette chercheure, de savoir que c’est Giovanni Battista Ramusio, lui-même géographe et éditeur italien, qui le dit en guise de témoignage d’un spécialiste connu pour ses travaux dans l’Europe de la Renaissance – et sans ambages – dans la première édition de Geographia de Affrica en 1550 : « Je suis absolument certain qu’en lisant ce livre et en considérant ce qu’il contient et ce qui y est exposé, ils [les « seigneurs et princes »] que les informations qu’ils possèdent sont, auprès de celles-ci, brèves et insuffisantes et de peu de valeur » ( Zhiri, 1991 : 13). Mais le témoignage le plus important et le plus remarquable est peut-être celui de Charles-Henri-Auguste Schefer. Célèbre orientaliste, mais aussi écrivain, traducteur, historien et géographe français, il était membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, l’une des cinq académies de l’Institut de France. Dans son Recueil de Voyages et de Documents pour servir à l’Histoire de la géographie depuis le XIII e jusqu’à la fin du XVI e siècle (encyclopédie de récits de voyages annotés de quinze volumes), il mit en valeur l’exactitude ainsi que la pertinence des études et des découvertes géographiques qui ont été faites par le « lettré musulman » :
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Sur l'expression théorique du la musique en France à la Renaissance

Sur l'expression théorique du la musique en France à la Renaissance

gréco‑latine. Les intellectuels français du deuxième humanisme se concentrent  plus  sur  la  lectio  que  sur  les  artes. 10   Une  telle  orientation  aura  une  influence  déterminante  sur  l’attitude  face  aux  sources  classiques  concernant  la  théorie  musicale  et  surtout  leur  exploitation.  Cette  situation  change  progressivement  dans  le  dernier  tiers  du  XVe  siècle,  principalement  suite  à  une  nouvelle  orientation  de  l’humanisme.  D’abord  le  détachement  à  l’égard  du  politique,  ensuite l’affirmation, en Italie, de l’universalisme de la culture et non plus de  son  monopole  détenu  par  les  auteurs  classiques,  permet  à  tous  les  pays  d’Europe  de  s’intégrer,  d’adhérer  au  mouvement  humaniste  :  “Tout  en  se  réclamant  du  monde  commun  de  l’Antiquité,  les  humaniste  européens  pouvaient  enfin  donner  libre  cours  à  leurs  préférences  personnelles  dans  le  cadre de leur propre tradition culturelle” 11 . Ce regain se traduit notamment par 
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Poétique(s) du traduire féminin dans l'Angleterre de la Renaissance

Poétique(s) du traduire féminin dans l'Angleterre de la Renaissance

s’agit là d’une traduction publiée en 1592 qui, de manière exceptionnelle dans le cas de Mary Sidney, est directement revendiquée par sa traductrice et qui est majoritairement écrite en vers blancs 12 . Bien que la jeune femme s’efface en permanence devant les hommes qui l’entourent, sa traduction révèle néanmoins sa main et sa manière, cela à son insu. Cléopâtre n’y est guère à son avantage, et la langue un peu raide que la traductrice utilise pour le Chœur contraste avec la souplesse et la richesse de celle des monologues. Là où le Français se reposait entièrement sur des décasyllabes et des distiques rimés, sa traductrice garde les distiques rimés pour le Chœur et pour quelques dialogues, préférant singulariser la voix poétique de chaque personnage et recourant ainsi au vers libre pour les monologues. La pièce de Garnier n’était évidemment pas faite pour être jouée. Celle de la comtesse de Pembroke ne l’est pas non plus, mais elle semble clairement destinée à être lue à haute voix, tant la rythmique et les contrastes qu’elle y insuffle donnent corps au texte. Si, selon Walter Benjamin, une traduction réussie doit détruire l’ordre habituel de la langue pour y manifester celui de l’original (GAGNEBIN, 1994, 37), au XVI e siècle, déjà, la
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Déchiffrer Vénus. Renaissance et âge classique

Déchiffrer Vénus. Renaissance et âge classique

XVIe siècle », The fairest flower. The emergence of linguistic national consciousness in Renaissance Europe, Florence, Presso l'Accademia, 1991. L'édition et le commentaire philo-logique des anciens textes littéraires français, dans la période de la « préhistoire du romanisme », mériteraient une attention particulière. Voir Paul Zumthor, « Archaïsme et fiction: les plus anciens documents de la langue romane », dans La linguistique fantastique, éd. S. Auroux et al., Paris, Denoël, 1985, p. 285-293 ; Brigitte Schlieben-Lange, éd. Frühgeschichte der romanischen Philologie, Tübingen arr., 1987. Une amicale communication de Katelijne Schiltz (Katholieke Universiteit Leuven, Department of Musicology) permet d'ajouter une post-face à la question étymologique posée par Vénus. Celle-ci est associée à Venice (Venise) dans un poème de James Howell qui fait partie de la collection S.P..Q.V, a Survey), of the Signorie of Venice (Londres, 1651). Bercée par des eaux d'une « pureté virginale », ayant conservé son « port de jeune fille », la cité « enchante tous ceux qu'elle a une fois embrassés » : Venus and Venice are Great Queens in their degree,
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François Godement. La renaissance de l'Asie

François Godement. La renaissance de l'Asie

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

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Du bon usage de l’ambiguïté à la Renaissance

Du bon usage de l’ambiguïté à la Renaissance

Il distingue le procédé de l’ironie, qui consiste par exemple à nommer par antiphrase. C’est au troisième de ces procédés, en l’occurrence l’ambiguïté, que nous accorderons ici toute notre attention. 3.2. L’ambiguïté Le substantif « ambiguïté », attesté depuis 1270 est emprunté au latin « ambiguitas », un dérivé de « ambiguus ». Le latin « ambiguus » est lui-même une forme fléchie du verbe « ambigere », formé à partir de « ambi » (« de côté et d’autre ») et de « agere » (« pousser, marcher »). Le verbe « ambigere » signifie, métaphoriquement, « être indécis », comme l’adjectif « ambiguus » qui donne « ambigu » en français. Chez les grammairiens latins, l’ambiguitas et l’amphibologia caractérisent la même indétermination liée à la polysémie, mais Charisius précise qu’il y a des ambiguïtés lexicales (dictio) et syntaxique (sententia) 59 .
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Rhétorique de l’écrit imprimé à la Renaissance

Rhétorique de l’écrit imprimé à la Renaissance

Vouloir régler, à rebours de la tradition, l’oral sur l’écrit, modifie la répartition de ce losange sémiotique : le renversement n’est pas revendiqué dans les manuels et pourtant l’oratio scripta sert progressivement de moule à la parole, désormais expression des conceptions ordonnées, comme dans l’écrit. À la fin du XVIe siècle, l’énoncé écrit modèle d’autant mieux la parole que celle-ci est imprimée et calibrée par la reproduction mécanique des mots, des phrases, des paragraphes, ce qui donne une impression d’ordre et de consensus par la démultiplication des repères spatiaux. Geoffroy Tory appelle cet idéal de normation des lettres leur « quadrature », puisqu’elles sont inscrites à la fois dans le carré de la casse et dans le cercle de la perfection géométrique, celle de l’homme de Vitruve, perfection que la future grammaire du français devra aussi mettre en œuvre (Tory 1529, f° 18v passim). Une telle « politesse typographique » se met en place chez certains imprimeurs soucieux du placement des ornements, de la taille des caractères, de la hiérarchie, de la proportion et de la symétrie et culmine dans les impressions elzéviriennes du siècle suivant (Riffaud 2011, p. 175-182).
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Transcription et codage des imprimés de la Renaissance.

Transcription et codage des imprimés de la Renaissance.

En dépit de cette relative simplicité graphique, les livres de la Renaissance se distinguent des imprimés plus récents par un certain nombre de caractéristiques propres. Remarquons d’abord la force d’inertie des pratiques manuscrites : les premiers imprimeurs tentent de reproduire le plus fidèlement possible l’aspect visuel du manuscrit, avec son florilège d’abréviations, de contractions, de chevauchements (caractères crénés) et de ligatures (figure 1). Par ailleurs, la Renaissance voit s’élaborer des principes orthographiques et stylistiques nouveaux, et ce tant pour le latin que pour les langues vernaculaires. On passe ainsi, en France, d’un « moyen français » encore médiéval à un « français classique » déjà moderne. Les débats sur le statut du vernaculaire engendrent un certain nombre d’innovations graphiques, dont les plus remarquables sont sans doute les caractères adaptés à l’orthographe phonétique préconisée par certains auteurs tel Jacques Peletier du Mans (figure 2). Toutes ces innovations linguistiques ne sont pas seulement le fait des auteurs, mais sont très étroitement liées à l’art typographique 3 . Enfin, l’introduction de nouveaux domaines de connaissance (comptabilité, algèbre, médecine, etc.) dans le champ éditorial entraîne l’apparition de nouveaux caractères.
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La religiosité des musulmans dans le débat de la Renaissance avec l’islam.

La religiosité des musulmans dans le débat de la Renaissance avec l’islam.

* Un débat retransmis à la télévision française opposait récemment Edwy Plenel et Alain Finkielkraut 70 . Le premier de ces intellectuels y regrettait que le second parle des musulmans, avec un article défini, comme s’ils étaient une essence en soi et un bloc homogène, ce qui contribue selon lui à les stigmatiser. Mais il vient de faire paraître un ouvrage dont le titre, inspiré d’un article d’Émile Zola, est : Pour les musulmans. Son contradicteur le renvoyait à ce titre, dans le but de le mettre face à ce qu’il considère comme une inconséquence. Dire l’islam et ses nuances, en France et en français, n’est pas une mince affaire… Et cela n’est certes pas anecdotique. On peut bien ne pas prendre tout à fait au sérieux des arguments qui, en vingt-huit minutes de brouhaha, ont peu de chance d’être parfaitement élaborés. Force est pourtant de convenir que ce genre de débats révèlent, ou attisent, ou révèlent et attisent, les tensions qui entourent les religiosités musulmanes dans bien des pays francophones où la pratique de l’islam n’est pas majoritaire. Et ces tensions, à leur tour, se répercutent nécessairement sur le sentiment religieux et ses manifestations 71 .
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La Renaissance, héritage ou subversion ?

La Renaissance, héritage ou subversion ?

livre du Courtisan, qui eut un formidable succès en Europe après sa publication chez Alde Manuce à Venise en 1528. Il est traduit en français dès 1537, puis en espagnol et en anglais. Tous ceux qui vivent dans les cours européennes se doivent non seulement d’avoir lu, mais aussi d’appliquer les préceptes de Castiglione. La vie dans la bonne société implique la nécessité de savoir parler, discuter, chanter, jouer d’un instrument de musique et danser. C’est un manuel de savoir vivre indispen- sable au courtisan.

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L'image du faiseur d'instruments de musique à la Renaissance

L'image du faiseur d'instruments de musique à la Renaissance

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La notation à la Renaissance

La notation à la Renaissance

Quelques musicologues ont voulu voir dans l'œuvre théorique de Sebald Heyden la première trace d'une orientation vers le système moderne. Sebald Heyden (1499–1561) a étudié avec deux célèbres théoriciens : Cochlaeus et Ornithoparchus. Dès 1532, dans son Musicæ stoicheiosis, il défend une théorie du tactus qu'il développera successivement dans Musicæ, id est artis canendi libri duo (1537) et dans le De arte canendi (1540). Son intention qu'il expose dans la lettre dédicatoire du De arte canendi consiste à faire de la notation une science : “[…] ac vaguam illam, in signis quidlibet fingendi licentiam, in certam quamdam artem redigere […]”. Heyden prétend avant tout remédier à la diversité des tactus qui entraîne erreurs et confusions. Fort de ce projet et hautement conscient de faire œuvre de novateur, il aboutit à la conclusion que seule une relation de 2 : 1 peut intervenir. Malheureusement, Heyden ne précise pas les raisons pour lesquelles cette règle s'applique tant aux relations simultanées qu'aux relations successives. Or sa démonstration est uniquement basée sur des relations simultanées : cela l'autorise à réduire son enseignement à un tableau simple où en fait le tactus ne varie jamais. La théorie de Heyden – le tactus constant – remporte un vif succès dès sa parution. Loys Bourgeois (1510/15–c.1560) la mettra à portée du public français 73 , tandis que Heinrich
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La Tijâniyya à Abidjan, entre désuétude et renaissance

La Tijâniyya à Abidjan, entre désuétude et renaissance

Vers un réveil confrérique à Abidjan ? Si Tijâni Bâ est par bien des égards un personnage d'exception, il est aussi l'emblème d'une nouvelle vague de leaders religieux sur la scène abidjanaise, parmi lesquels El Hâjj Ali Ouattara, qui nous a été présenté comme "un grand maître" tijâni par une personnalité influente du CNI. 79 Ali Ouattara est originaire d'une famille maraboutique de Bondoukou. Formé à l'école traditionnelle (il maîtrise mal le français) sans être jamais passé par le monde arabe, il fut un marabout éducateur qui sillonna tout le pays jusqu'au Ghana voisin pour prêcher l'islam. Quand d'autres étaient actifs sur les ondes, lui l'était sur le terrain. Arrivé à Abidjan en 1964, il ne s'y installa définitivement qu'en 1983. Il devint l'imam de la communauté musulmane de Niangon à Yopougon, où il réside. Il était alors proche du groupe des modernistes et participa à la création des structures du CNI. Il en devint l'un des plus hauts responsables, chargé de la promotion de l'imamat au sein du COSIM. On peut devenir imam en venant de tous horizons, nous expliquait-il, du milieu confrérique ou wahhabite, du monde traditionnel ou moderniste. La seule chose qui compte, c'est de "bien connaître le Coran et la Sunna, mais peu importe si on a étudié au village ou en Arabie Saoudite". 80 Comme Tijâni Bâ, Ali Ouattara est un cheikh tijâni discret mais influent.
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De l’Antiquité à la Renaissance Une longue tradition d’échanges

De l’Antiquité à la Renaissance Une longue tradition d’échanges

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Grottes de la Renaissance en France : état de la question

Grottes de la Renaissance en France : état de la question

Grottes de la Renaissance en France : état de la question Hervé Brunon CNRS (Centre André Chastel, Paris) S’il est possible de faire remonter l’étude des grottes artificielles de la Renaissance en France au moins aux travaux de Louis Dimier sur Primatice (1900) et sur Palissy (1934), c’est à un article de Lucile M. Golson (1971) que l’on doit l’établissement d’un premier corpus des grottes architecturales et une esquisse de leur évolution à partir du cas précoce de la grotte des Pins. Sous l’impulsion des artistes de l’école de Fontainebleau et en premier lieu de Primatice, leur développement aurait été encouragé selon l’auteur par les idées de Serlio sur le « mode rustique », tandis que les exemples monumentaux français auraient eu plus tard des répercussions en Italie, notamment chez Vasari (nymphée de la Villa Giulia) et chez Vignole (Orti Farnesiani). De son côté, Naomi Miller (1978 et 1982), prolongeant sa thèse sur les fontaines de la Renaissance française, s’est interrogée sur la « signification » des grottes artificielles en France aux XVI e et XVII e siècles, en portant l’attention sur l’arrière-plan littéraire et philosophique de ces créations ; soulignant leurs liens avec l’univers du théâtre, l’auteur les rapporte surtout à des préoccupations « néo-platoniciennes » et décèle chez certaines d’entre elles une dimension religieuse. Nourries de multiples références, ces réflexions opèrent cependant des rapprochements qui ne sont pas toujours suffisamment argumentés pour pouvoir entièrement convaincre.
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Hortus academicus : les académies de la Renaissance et le jardin

Hortus academicus : les académies de la Renaissance et le jardin

deste résidence de Montevecchio, dans une lettre adressée à Laurent de Médicis en 1483 21 . Même si le lien tangible qu’avait cultivé Cicéron entre l’Académie athénienne de Platon et sa villa de Tusculum semble s’être amenui- sé, la villa et le jardin demeurent des lieux es- sentiels pour les cercles intellectuels italiens de la Renaissance. À Fiesole, la villa Médicis servit de retraite pour Politien qui y compo- sa plusieurs de ses œuvres, et les fréquentes rencontres entre lettrés sur le site sont bien documentées. La situation de la villa et son exceptionnel rapport au paysage — une in- novation importante dans l’architecture des villas de la Renaissance — entrèrent en dia- logue fructueux avec les intérêts littéraires de ces poètes, la réalité du jardin et du paysage et l’imagination littéraire inspirée par les an- ciens se nourrissant mutuellement, comme le confirme par exemple une lettre de Politien
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Compte-rendu de "Raymond Lebègue. Horace en France pendant la Renaissance. (Extrait d' Humanisme et Renaissance, t. III, fasc. II-IV)"

Compte-rendu de "Raymond Lebègue. Horace en France pendant la Renaissance. (Extrait d' Humanisme et Renaissance, t. III, fasc. II-IV)"

Citer ce document / Cite this document : Delcourt Marie. Raymond Lebègue. Horace en France pendant la Renaissance. (Extrait d' Humanisme et Renaissance, t. III, fasc. II-IV). In: L'antiquité classique, Tome 6, fasc. 2, 1937. pp. 458-459 ; http://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1937_num_6_2_3061_t1_0458_0000_4

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