Femme victime de violence

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Quel genre de violence ? Usages féministes des recherches en sciences sociales portant sur les vio- lences échappant au schéma homme agresseur / femme victime.

Quel genre de violence ? Usages féministes des recherches en sciences sociales portant sur les vio- lences échappant au schéma homme agresseur / femme victime.

femme victime. Pour ce faire, je m’attacherai de manière centrale à l'objet le plus politiquement problématique : la violence des femmes. D’abord parce que c'est celui qui suscite le plus de controverses au sein des militant.e.s féministes. Ensuite, parce que montrer la nécessité de traiter la violence des femmes d'un point de vue féministe entraîne une série de conséquences sur la nécessité de prendre en compte du même point de vue féministe d’autres violences, en particulier les rapports de violence dans des contextes gays et lesbiens ainsi que celles qui touchent les trans et intersexes. Toutes ces situations partagent en effet un point commun. Elles nous contraignent à réfuter un schéma essentialiste et différentialiste sous- tendant l'appréhension des violences qui guide encore de nombreuses recherches mais aussi les pratiques policières, judicaires et sociales : les femmes seraient par nature des victimes de violences parce que passives, et les hommes par nature leurs agresseurs parce qu'actifs. 1. Etat des lieux
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La danse des liens : mouvements et relations au sein de la dyade mère-enfant victime de violence conjugale

La danse des liens : mouvements et relations au sein de la dyade mère-enfant victime de violence conjugale

D’après la première enquête de l’INED concernant les violences envers les femmes en France, une femme sur dix en couple serait victime de violence conjugale (Jaspard, 2001). Et, plus impressionnant encore, trois femmes sur dix l’auraient été et sont maintenant divorcées ou séparées. Actuellement il y aurait environ 220 000 femmes adultes victimes de violence conjugale. Il s’agirait pour les 3/4 de violences répétées. Elles subissent le plus majoritairement des pressions psychologiques, du harcèlement moral. À moindre échelle, ces violences concernent les insultes, les menaces, les chantages, les agressions physiques répétées ou non, les viols et autres pratiques. Les violences conjugales peuvent aboutir à la mort. En 2019, 149 femmes ont été recensées mortes sous les coups de leur mari (Lauwereys, 2020). Il me semble important de préciser que les violences conjugales ne concernent pas seulement l’homme vers la femme, ni seulement les couples hétérosexuels. Dans 1/4 des violences conjugales, la femme est bourreau. Les enfants, quant à eux ne sont pas seulement témoins, ils sont victimes. Les comportements du parent violent, qu’ils soient vus, entendus, relatés, vécus, les atteignent psychologiquement et affectivement. Il s’agit alors de violence familiale, plus que conjugale.
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Le rôle de la sage-femme et du gynécologue-obstétricien dans la prise en charge des patientes enceintes ayant été victimes de violence sexuelle dans leur passé

Le rôle de la sage-femme et du gynécologue-obstétricien dans la prise en charge des patientes enceintes ayant été victimes de violence sexuelle dans leur passé

47 En ce qui concerne les connaissances en traumatologie et victimologie, seulement 23,1% des praticiens interrogés pensent avoir quelques notions dans ce domaine. 13% d'entre eux connaissent le terme de disjonction, 32,6% connaissent la notion d'état de dissociation. Rappelons que ces termes décrivent les mécanismes mis en place par la victime pour faire face à la violence lors d'une agression. Il est donc possible de rencontrer une femme qui lors de l'examen clinique entre dans un état dissociatif. C'est pourquoi, il me paraît important de connaître ces mécanismes afin de pouvoir les dépister et agir en conséquence. La plupart d'entre eux ont eu notion de ces termes au cours de leur expérience professionnelle (47,1%), ou au détour de lectures, de visionnage de documentaires (87,7%), donc dans le cadre privé.
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Images de la violence, violence des images. La violence politique et sa représentation dans la photographie de presse italienne (1969-1984)

Images de la violence, violence des images. La violence politique et sa représentation dans la photographie de presse italienne (1969-1984)

contribuer à une dépolitisation de ceux-ci. Par exemple, le statut de la victime est sûrement plus perceptible quand il y a des gardes du corps qui sont tués, comme dans le cas de F; Coco, d'A. Moro, ou encore de Fedele Calvosa. A ce moment, on devine qu'il s'agit de personnalités importantes (juge, homme d'État) et donc la raison qui a pu pousser les Br ou les Fcc (Formations communistes combattantes) à s'en prendre à elles. C'est également le cas lorsque les journaux publient les photographies de policiers en uniforme, là, leur statut social apparaît clairement. Au contraire, quand il s'agit d'une cible qui n'est pas protégée ou qui n'est pas en uniforme, l'information est incompréhensible uniquement par la photographie. Les images nous semblent même interchangeables tellement les procédés figuratifs sont identiques. Nous savons seulement que quelqu'un est mort, mais nous ignorons tout de lui, le coupable pourrait aussi bien être la mafia ou un criminel de droit commun. A titre de comparaison, nous avons cherché comment L'Unità avait pu illustrer l'assassinat du général Dalla Chiesa par la mafia en 1982. Évidemment, ce n'est pas représentatif de l'ensemble de la presse, et cela ne veut pas dire que ces schémas sont valables dans tous les homicides un peu médiatisés, toutefois, nous avons relevé des similitudes. La nouvelle fait donc la première page, et est accompagnée de trois photographies. La première nous montre la voiture criblée de balles, à l'intérieur de laquelle git l'épouse du policier. Les deux autres sont des images plus anciennes, du général et de sa femme 207 . Sans le titre et les articles qui vont avec ces
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Perception de la femme victime de violences conjugales sur la place du médecin généraliste dans son parcours initial et ses attentes : étude qualitative par entretiens compréhensifs auprès de femmes victimes de violences conjugales reçues par SOS Femmes 1

Perception de la femme victime de violences conjugales sur la place du médecin généraliste dans son parcours initial et ses attentes : étude qualitative par entretiens compréhensifs auprès de femmes victimes de violences conjugales reçues par SOS Femmes 13 à Marseille

Nous l’avons vu les violences conjugales sont un problème de santé publique. Elles provoquent de nombreuses conséquences parfois graves sur la santé avec un impact imperceptible pour les médecins mais réel lors de leurs prises en charge. Effectivement selon les études réalisées précédemment, il en ressort que les médecins généralistes disent voir peu de victimes de violences conjugales par rapport à ce qui serait attendu. Nous nous proposons dans cette étude qualitative observationnelle de tenter, à travers le discours de femmes victimes de violence conjugale, d’identifier les facteurs influençant leur parcours initial de sortie des violences qui permettent d’expliquer le manque de repérage de ses femmes par le médecin généraliste.
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Urban violence and violence during sports events

Urban violence and violence during sports events

1. Why young people and violence? Violence is a serious issue in the lives of most young people, and various types of violence inflict crushing damage on their well-being, integrity and life possibilities. In Europe today, many young people are acting to alter this ‘existing state of affairs’ by placing violence prevention at the heart of human rights advocacy. Instead of viewing themselves as either natural perpetrators of violence in need of correction or maturation, or as helpless victims in need of protection, they emphasise the key role that young people can and do play as protagonists of violence prevention. Tackling the consequences and causes of violence against, committed by and experienced by young people can only be achieved with their active participation and consultation, and through the involvement of young people and civil society at large.
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La violence du récit ou le récit de la violence : articulation de la violence narrative dans "La traición de Rita Hayworth" et "L'avalée des avalés"

La violence du récit ou le récit de la violence : articulation de la violence narrative dans "La traición de Rita Hayworth" et "L'avalée des avalés"

lenguaje se conforma un determinismo fatal; de esta manera tanto Toto como Berenice van a dar al lenguaje una forma propia con la cual oponer resistencia a la represién de los adultos!. [r]

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Les représentations de la femme dans le roman d’Assia Djebbar « La femme sans sépulture »

Les représentations de la femme dans le roman d’Assia Djebbar « La femme sans sépulture »

4- L’image de la femme algérienne (la femme traditionnelle) Si nous voulons parler de la femme algérienne, nous devrons parler de plusieurs femmes car d’une région à une autre, elle change de critères, de l’accent, de sa façon de s’habiller et même de manière de cuisiner. Ainsi que nous pouvons facilement détecter les points communs de toutes ces femmes : commençons par le khôl, nous retrouvons l’usage de ce dernier chez toutes les algériennes. Elles ont l’habitude de se teindre le bord des paupières. La matière qu’on emploie produit une couleur d’un noir bleuâtre. Il donne aux yeux plus d’éclat en les encadrant et assure à la vue plus d’assurance et de limpidité. Bref, il aide Ève à séduire dès le premier coup grâce à ses yeux de biches bien tracés.
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Victime ou pas? : le vécu des proches de personnes ayant commis un crime grave médiatisé

Victime ou pas? : le vécu des proches de personnes ayant commis un crime grave médiatisé

31 En somme, il est important de comprendre que la théorie du Juste Monde permet d’expliquer les réactions que nous avons face aux proches de personnes ayant commis un crime grave. Selon les tenants de la théorie, les croyances des gens, ainsi que les messages véhiculés par la culture et les médias contribuent à imposer et maintenir les proches de contrevenants dans une position de stigmatisation, en rendant acceptable leur souffrance. En plus, ces individus sont souvent blâmés et tenus responsables d’une quelconque façon du problème, car ils sont, sans équivoque, des êtres responsables de leur destin (Lerner, 1980, Hostein et al, 1990). Nos croyances forgent nos attentes et nos réactions, et celles que nous possédons de ce groupe sont négatives. Par conséquent, bien qu’un proche de personnes ayant commis un crime grave vive des souffrances découlant de l’acte criminel et « se sente victime », nous ne lui attribuons pas le statut de victime naturellement et nos réactions face à ce groupe sont négatives. Ainsi, nous pouvons blâmer les proches de contrevevants, même s’il est clair que la personne ne mérite pas sa victimisation. Un conflit émerge lorsque nous maintenons ce groupe de personnes dans une position stigmatisante en sachant qu’elles ne méritent pas leur souffrance. Ainsi, certains proches de contrevenants peuvent même finir par se blâmer eux-mêmes pour un crime qu’ils n’ont jamais commis.
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La victime d'acte criminel : l'injustice d'une partie évincée du procès

La victime d'acte criminel : l'injustice d'une partie évincée du procès

victimes a grandement évoluée dans cette sphère et nous aborderons les arrêts phares en cette matière. Après avoir fait ce bref survol, les bases étant jetées, il importe de cerner le concept de victime. Premièrement, il est évident qu’une définition harmonisée de la victime est nécessaire. Nous n’allons pas nous limiter à connaître ce qu’est une victime au sens du droit criminel canadien. Nous allons voir plus loin, dans d’autres domaines, ailleurs, pour parvenir à trouver une définition qui donne un vrai sens et un contenu à ce terme. Comment, aujourd’hui, une victime d’acte criminel devrait être définie? Nous proposerons par ailleurs une définition, puisque celle qui est au Code criminel nous semble trop limitative. Cette définition devra aussi être uniformisée entre toutes les lois se référant aux victimes d’actes criminels qui sont en vigueur dans la province. La victime est désormais le centre d’étude d’une branche de la criminologie : la victimologie. Le passage obligé par la victimologie nous mènera à nous questionner sur les besoins des victimes et leurs revendications face au système de justice pénale. Que signifie pour les victimes la justice, ou plutôt rendre justice, à la suite du crime qu’elles ont vécu. Comment se sentent-elles dans ce système ? Ce qui ressort souvent est le fait qu’elles ne se sentent pas respectées ; pourquoi ? Nous nous attarderons sur les besoins d’information, de réparation, de reconnaissance et de reprise de contrôle sur la vie des victimes. En effet, celles-ci ont besoin de savoir ce qui se passe dans le dossier du crime qu’elles ont subi. Être informé du processus judiciaire, des étapes du procès, peut grandement diminuer le stress. Cela peut également leur permettre de planifier l’avenir, sans toujours être dans le néant et, en un certain sens, reprendre le contrôle de leur vie. Le besoin de réparation et de justice est pratiquement présent pour chacune des victimes. Elles ont besoin que le crime qu’elles ont subi, la souffrance, les dommages, ne reste pas impuni. Enfin, parfois, le processus pénal peut signifier que l’on croit leur version. Elles ont besoin que l’on reconnaisse que ce qu’elles ont vécu s’est vraiment déroulé et que leur souffrance est réelle.
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La 'bonne' victime : une question d'images, d'emblèmes, et un sens politique implicite

La 'bonne' victime : une question d'images, d'emblèmes, et un sens politique implicite

femmes assurent la permanence des camps et donc le socle de la lutte. En effet, comme la lutte nationale portée par le Front Polisario s’appuie matériellement sur les camps, la population sahraouie des camps est un enjeu primordial. La femme en est la garante car synonyme de naissance et de reproduction de la population. La naissance, c’est l’origine, et l’origine, c’est ce vers quoi tend le Front Polisario : le retour au Sahara Occidental. C’est donc l’avenir de la résistance qui se joue avec elle. C’est ainsi que, symboliquement, le corps de la femme est le vecteur qui « implante » une population, une « base en exil » qui permet d’allier la persistance symbolique et héritée du territoire à des évolutions nouvelles et radicales : celles de la révolution sociale et plus largement de la lutte nationale. Ainsi, par son sexe comme par son activité, la femme est celle qui reste à jamais « réfugiée », avec toutes les significations attachées à cette condition, et avec l’assurance de recevoir l’aide. Elle reflète l’image qu’on leur impose, celle d’être fiables et fidèles au processus de stabilité, tout comme celle, forte et militante, qu’elle renvoi à l’extérieur. Parmi les réfugiées, les sahraouiyats sont donc à la fois considérées comme celles à protéger et celles sur lesquelles il faut de
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Violence de guerre, Violence génocide. Les pratiques d’agression des Einsatzgruppen

Violence de guerre, Violence génocide. Les pratiques d’agression des Einsatzgruppen

objective : les hommes de la SS ont simplement le sentiment de vérifier sur place les innombrables avertissements reçus de leur hiérarchie. Le discours anxiogène produit dans les mois précédant Barbarossa acquiert alors sur le terrain la subjective validité de l’expérience nazie, et la “ brutalisation ” des comportements, cristallisée dès les premiers jours du conflit, se révèle être l’inscription, dans les pratiques de violence, de représentations d’autant plus paniquantes qu’elles ont acquis le statut d’évidences concrètement et quotidiennement vérifiables sur le terrain. C’est ce qui explique que dès la première semaine de combat, la 6ème Armée ne fasse plus de prisonniers ; c’est ce qui explique la systématisation rapide des pratiques des Einsatzgruppen. Chaque incident perçu par les SS comme le fruit de ce NKVD prétendument manipulé par les Juifs augmente angoisse et haine, affects qui s’expriment ensuite dans des comportements de plus en plus brutaux. À Tarnopol, par exemple, la découverte de cadavres dans la prison, cadavres dont le nombre — c’est là toute la subjectivité de la lecture nazie (lecture panique) des faits — oscille entre plusieurs milliers et deux-cents, provoque un surcroît de brutalité de la part des SS et des hommes de la Wehrmacht présents : ces hommes, qui jusqu’ici fusillaient Juifs et fonctionnaires communistes, décident, choqués — selon leurs propres dires — par leur macabre découverte, d’aggraver (verschärfen) les représailles, et se mettent à battre à mort leurs victimes : la salve d’armes à feu, décrite rétrospectivement dans certaines lettres comme “ miséricordieuse ” 19 , fait place à la barre de fer, conçue comme un “ châtiment ” approprié : plus l’expérience de la supposée “ barbarie asiatique ” est vécue sur le mode traumatique de la confirmation, plus la dimension interpersonnelle de la violence se fait présente, et plus le cercle des victimes
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Les limites de la violence ; analyse de la conception de la violence d'Albert Camus

Les limites de la violence ; analyse de la conception de la violence d'Albert Camus

Raymond Aton, Histoire et dialectique de la violence, Gallimard, Paris, 1973, pp. Sartre, Cahiers pour une morale, p.. Pour se soustraire à ce système, la révolte, en tant que violence i[r]

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La violence expressive

La violence expressive

Pour atteindre cet objectif et conquérir une notoriété à l’échelle locale et internationale, certains auteurs de school shootings ont en effet produit et fait parvenir aux entreprises de presse des paquets multimédias grâce auxquels ils souhaitaient s’exprimer, notamment au sujet de leur rejet des établissements scolaires et des formes de harcèlement dont ils ont fait l’objet. Ces paquets sont composés de différents contenus, des lettres et des écrits, des photographies et des enregistrements vidéo où ils se mettent en scène en train de planifier leur acte et où ils font part des raisons qui les poussent à s’engager sur cette voie de la violence extrême (Paton, 2012). Le mode opératoire suivi pour produire ces paquets fait habituellement référence à des procédés imitatifs et au fait qu’ils reproduiraient un même « script culturel » (Newman et al., 2004 ; Larkin, 2009 ; Newman et Fox, 2009 ; Muschert et Ragnedda, 2010 ; Kiilakoski et Oskanen, 2011) : ils rédigent des lettres et ils se filment pour exprimer l’idée que leur passage à l’acte dans la violence est motivé et a un sens réel, notamment à cause des problèmes qu’ils rencontrent au sein de leurs établissements scolaires. Selon cette grille de lecture de la théorie de l’effet copycat (Coleman, 2004), les médias forment des intermédiaires profondément actifs grâce auxquels les termes de ce script sont propagés et imités d’un cas de tuerie à l’autre. Cette lecture repose dès lors sur une conception passive des récepteurs et elle minimise le rôle des médias participatifs dans l’avènement de ces comportements extrêmes et de cette forme médiatisée de violence expressive.
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Violence familiale

Violence familiale

La plupart des femmes victimes de violence ne sont pas des victimes passives, elles adoptent des stratégies pour renforcer leur sécurité et celle de leurs enfants mais leurs réactions sont souvent limitées par les options dont elles disposent. Divers facteurs peuvent faire rester les femmes dans des relations violentes, il s’agit souvent de la peur, la honte, les représailles, de l’absence d’aide économique par ailleurs, de l’inquiétude pour les enfants, d’un manque de soutien de la part de la famille et de l’espoir constant que le conjoint va changer. Malgré les obstacles, beaucoup de femmes maltraitées finissent par quitter le partenaire violent, sortir de la relation violente est un processus et pas un événement ponctuel, ce processus comprend des périodes de dénégation, de culpabilité et de souffrance.
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Femme sur le terrain

Femme sur le terrain

En fait, du point de vue de ceux qui s’efforcent de préserver les potentialités de la vie traditionnelle autochtone, les femmes représentent-elles le chaînon le plus fragile 14 . Il y a, bien sûr, des femmes autochtones engagées 15 : la Mansi Tatjana Gogoleva est député et a dirigé l’association SpasenieJugry ; la KhantyZojaRjabčikova a également dirigé l’association et enseigne aujourd’hui à l’université ; la KhantyEvdokijaNjomysova et la MansiEvdokijaRombandeeva sont les chercheuses les plus en vue de leurs communautés, et d’autres encore. Mais elles vivent en ville, même si elles militent pour leurs cultures. AgrafenaPesikova-Sopočina, chercheuse et militantekhanty, est l’exception qui confirme la règle. Dans la société traditionnelle, la femme reste cantonnée à la sphère domestique. A. PesikovaSopočina en est un bon exemple : élevée par son père comme un homme – elle était l’aînée de trois filles –, elle a fait le choix de la vie traditionnelle et a épousé un militant khanty ; son rôle public a été à l’origine de son divorce : son mari ne supportait pas le rôle public qu’elle jouait 16
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La violence et le sacré

La violence et le sacré

Evangile de Jean: effet miroir dans la passion de Jésus de Nazareth. Epitres de Paul: effet victimaire (agneau de Dieu).[r]

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De la violence et de sa signification

De la violence et de sa signification

 au  black,  les  CDD  ou  les  activités  plus  ou  moins  mafieuses.  Et  parfois,  la  violence   aveugle.   On   peu   déplorer   le   manque   de   teneur   politique   des   discours   des   ces   «  casseurs  »,  discours  le  plus  souvent  en  réalité  carrément  inexistants.  On  se  contente  de   briser  ça  et  là  quelques  vitrines  de  commerces  ou  de  banques,  et  c'est  à  peine  si  le  geste   est  justifié,  par  exemple,  par  une  critique  de  la  propriété  privée.  Borné  par  le  jugement   moral   et   le   «  bon   sens  »,   on   n’a   en   effet   pas   compris   pourquoi   ces   jeunes   détruisaient   leur   environnement   direct   plutôt   que   de   s'en   prendre   à   des   quartiers   «  bourgeois  »   comme  ceux  du  16e  arrondissement  à  Paris.  Un  tel  déplacement  aurait  eu  un  sens  :  une   classe  opprimée  s'en  serait  pris  à  une  classe  bourgeoise.  Mais,  à  cet  égard,  se  rappeler  un   peu   d'histoire   n’est   jamais   inutile.   Il   ne   faut   pas   oublier   qu'au   19e   Siècle   toutes   les   émeutes  violentes  de  la  part  de  ce  que  l'on  appelait  alors  les  prolétaires  naissaient  dans   leurs   propres   quartiers   et   ils   détruisaient   surtout   avant   tout   leurs   propres   outils   de                                                                                                                  
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Les savoirs de la violence structurelle relationnelle, pour une Non Violence politique /

Les savoirs de la violence structurelle relationnelle, pour une Non Violence politique /

Dans un monde non-violent l’économie devient un moyen, et non une fin. Un moyen pour assurer que soient réunies les conditions de la vie. Les pistes ébauchées par Pérez Orozco sont très à même de poser les jalons pour une transformation profonde du système. Tout d’abord, il s’agirait de défendre le public, bien au-delà de l’Etat- providence qui, comme il a été dit, permet surtout de diminuer le conflit capital-vie, sans l’empêcher. Il s’agirait donc de redéfinir tout d’abord ce que l’on entend par public. Le public non-violent, tout comme le public féministe, doit respecter les deux principes éthiques soulignés par Pérez Orozco que sont l’universalité et la singularité. Assurer une universalité de droits à tous les sujets du social tout en respectant la singularité de chacun, donc la diversité du social. Pour cela elle propose d’augmenter les prestations sociales et de transformer les droits contributifs en droits universaux ainsi que d’établir un cadre commun de responsabilités qui garantisse l’autonomie des sujets non hégémoniques. Il faudrait aussi, en effet, pour envisager ce public, remettre en question le sujet de droits lui-même. Aller au-delà du clivage famille/individu que l’on connaît pour penser le sujet de droits comme un individu relationnel. Il s’agit de garantir son autonomie tout en reconnaissant ses réseaux de cohabitation et sa corresponsabilité. De même, il s’agit de reconnaître son écodépendance et d’envisager de faire des sujets de droits de la terre et des collectivités impliquant des rapports d’interdépendance symétrique –donc, dépasser la traditionnelle structure asymétrique homme-femme du couple hétéronormé. La gestion de ce public élargi doit, elle aussi, dépasser le purement et simplement administratif pour mettre à l’essai des formules de participation citoyenne et de démocratie directe. C’est un processus qui ouvre en soi les questionnements sur lesquels nous reviendrons à propos du modèle de vie que nous envisageons comme souhaitable.
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Violence et toxicomanie au féminin : contextes de la violence physique dans le couple

Violence et toxicomanie au féminin : contextes de la violence physique dans le couple

Le terme toxicomanie réfère à un abus ou une dépendance à une substance psychoacdve (SPA), soit toutes les drogues, incluant l’alcool. Le terme polytoxicomane réfère à toute personne qui[r]

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