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La théorie du millefeuille. De la non-substitution entre communications électroniques et face à face

La théorie du millefeuille. De la non-substitution entre communications électroniques et face à face

Il apparaît ainsi que le choix des médias de communica- tion repose sur une multitude de facteurs. C’est l’approche que nous retenons dans cette recherche. Outre ses caractéristiques objectives (Daft et Lengel, 1984, 1986), le courrier électronique possède des propriétés émergentes et construites (Fulk et al., 1990 ; Orlikowski, 1992 ; 2000 ; Desanctis et Poole, 1994 ; Yates et al., 1999). En termes de mécanismes de coordination (Minz- tberg, 1982), on peut noter que les différents mécanismes (ajustement mutuel, supervision directe, standardisation) peuvent être mis en oeuvre aussi bien en mode présentiel qu’en mode distant via la communication électronique. On notera cependant que le courrier électronique est asynchrone, moins formalisé, et plus individuel que les réunions face à face. Autissier (2001) précise par ailleurs que le recours à la communication électronique peut être une alternative face à la surcharge des emplois du temps en permettant un bouclage plus rapide. Il convient alors de se demander si la communication électronique modi- fie la fréquence des réunions.
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Transmission des connaissances dans les relations de coopération inter-entreprises : TIC versus face à face

Transmission des connaissances dans les relations de coopération inter-entreprises : TIC versus face à face

Ce dernier aspect est toutefois débattu. D’une part, la pertinence mais également l’opérationnalité de la distinction entre connaissance tacite et connaissance codifiée sont régulièrement remises en cause (Balconi et al., 2007). Les discussions portent d’autre part sur l’« automaticité » du lien entre la nature des connaissances à transmettre et le choix d’un vecteur de communication, d’autres facteurs pouvant entrer en ligne de compte dans ce choix. Sont notamment évoqués la connaissance réciproque des interlocuteurs et leur confiance mutuelle (Boschma, 2005 ; Handy, 1995), la nature des technologies de communication effectivement disponibles ainsi que la maîtrise qu’en ont les interlocuteurs. La distance géographique, qui détermine les coûts (monétaires mais aussi psychologiques) d’accès aux interlocuteurs est également invoquée : plus la distance est grande et plus les interlocuteurs seraient amenés à rechercher des solutions de communication à distance et à réduire les interactions en face à face afin de limiter leur mobilité. En revanche, la part du face à face serait plus importante entre des interlocuteurs localisés à proximité, indépendamment de la nature des connaissances (Rallet et Burmeister, 2002). Par ailleurs, le développement de technologies toujours plus proches du face à face (comme la visioconférence, voire certains outils de travail collaboratif), favoriserait pour certains une « spécialisation » des rencontres physiques sur les interactions « les plus complexes » (Charlot et Duranton, 2006 ; Johnson et al., 2004). Enfin, plusieurs phases pouvant généralement être identifiées dans une relation de coopération, et chacune d’entre elles pouvant s’appuyer sur des échanges de connaissances de différente nature, l’arbitrage entre les modes de communication pourrait aussi étroitement dépendre du moment de coopération dans laquelle les partenaires sont impliqués (Kaufmann et al.., 2003, Gallié, 2003).
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La problématique du face-à-face dans « Le voile noir du pasteur » de Nathaniel Hawthorne

La problématique du face-à-face dans « Le voile noir du pasteur » de Nathaniel Hawthorne

10 radicale entre le passé et le présent qu'illustre l'emploi contrastif des temps du passé. D'un côté, l'imparfait descriptif chante la beauté nostalgique d'une harmonie révolue entre pasteur et paroissiens qui cohabitaient sans conflits, sans soupçons, et prenaient plaisir à « se voir », à « se rencontrer » au sens anglais de « meet ». Tout respirait la convivialité paroissiale. La proximité, physique et affective aussi bien que spirituelle, était à l'ordre du jour. Quel paroissien n'éprouvait pas un profond honneur de marcher coude à coude avec celui qui représentait la foi et la force divine. Désormais, on le fuit comme la peste : « Nul ne briguait, comme naguère, l'honneur de marcher aux côtés de son pasteur » (p.186). On se détourne, on le contourne : tout est fait pour éviter un face-à-face, une rencontre dérangeante et déstabilisante. Car c'est tout l'équilibre de leur existence qui s'en trouverait ébranlé. S'ils refusent de l'approcher, les membres de la congrégation n'ont de cesse de faire de leur pasteur l'objet de toute leur attention, le sujet de toutes leurs conversations. Le voile monopolise les regards car c'est bien d'un rapport attraction-répulsion qu'il s'agit et qui illustre parfaitement ce paradoxe de rencontres conflictuelles.
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Modalités de coordination de projets collaboratifs pour l'innovation : entre interactions en face-à-face et interactions à distance

Modalités de coordination de projets collaboratifs pour l'innovation : entre interactions en face-à-face et interactions à distance

La nature organisationnelle du partenariat ne semble pas modifier significativement la fréquence des interactions à distance. Si les entreprises interagissent moins fréquemment en face-à-face, les interactions à distance ne sont pas plus ou moins fréquentes que la moyenne. Enfin, les deux variables qui apparaissaient très fortement significatives pour expliquer l’existence et la fréquence d’interactions en face-à-face - à savoir la connaissance antérieure des partenaires et la présence du coordinateur - apparaissent également comme fortement significatives dans le modèle présenté dans le Tableau 6. La connaissance antérieure des partenaires instaurera une confiance entre les deux partenaires et facilitera donc les interactions de toutes formes. De même, les liens avec le coordinateur du projet seront en moyenne plus denses qu‘entre deux autres partenaires d’un projet collaboratif, car le coordinateur assure la structuration globale du projet ce qui va l’amener à interagir davantage à la fois en face-à-face et à distance.
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Analyse de Signaux Sociaux pour la Modélisation de l'interaction face à face

Analyse de Signaux Sociaux pour la Modélisation de l'interaction face à face

Conclusion et perspectives Conclusions générales Dans cette thèse, nous avons abordé le problème de l’analyse de signaux sociaux et en particulier l’interaction parent-enfant. Dans le chapitre 1 , nous avons défini le concept de communication et d’interaction sociales. Nous avons également exploré le domaine de l’analyse de signaux sociaux et leurs inter- prétations dans le cadre de l’interaction face à face. Ensuite, nous avons étudié la communication du point de vue développemental, en nous focalisant sur les capacités d’interaction des enfants. Cette étude a permis d’identifier le rôle potentiel du motherese dans l’interaction. Le motherese est le support d’une émotion sociale non prototypique, qui semble jouer un rôle important dans l’in- teraction parent-enfant. Nous étudions ainsi l’impact de cette forme d’émotion et ses influences sur les comportements de l’enfant, dans le cadre des interac- tions réelles extraites à partir des films familiaux. Les films familiaux sont des collections de scènes d’interaction parent-enfant, enregistrées par des parents dans des contextes réels (repas, bain, anniversaire, etc.). Cependant, cette analyse requiert l’annotation de la base d’interaction. Par conséquent, nous avons développé un système de détection automatique du motherese. Nous avons développé un système de classification supervisée. Cela passe par trois étapes : acquisition et annotation des données, extraction de caractéristiques et classification. Nous avons également proposé des méthodes de classification plus avancées.
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Face à face, téléphone ou Internet : comment les PME comuniquent-elles entre elles ?

Face à face, téléphone ou Internet : comment les PME comuniquent-elles entre elles ?

Par ailleurs, la part du face à face s’élève avec le niveau de complexité des connaissances requises par la relation, complexité qui rend difficile la transmission à distance y compris par des outils de communication élaborés. Toutefois, les résultats diffèrent à nouveau selon l’échelle (intra ou inter-régionale) de la relation et donc la distance spatiale entre les partenaires. L’éloignement des partenaires limite les rencontres physiques aux interactions les plus complexes, tandis que lorsque les interlocuteurs sont proches (dans la même région), la nature des connaissances influence moins fortement la fréquence relative du face à face, du fait là encore que la mobilité est peu coûteuse. Dans ce cas de figure, les partenaires ne font pas autant d’effort pour codifier leurs échanges que lorsqu’ils sont très éloignés.
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Enquête déplacements web - face-à-face : quelle comparabilité ?

Enquête déplacements web - face-à-face : quelle comparabilité ?

7. P ISTES D ' INTERPRÉTATION Face à la difficulté de recruter des répondants (augmentation du taux de non- réponses, coût des interviews…), aux évolutions de la société (multiplication des enquêtes, désabonnements téléphoniques…) et aux innovations technolo- giques (internet, GPS…), il semble opportun de combiner les modes ou les méthodes au sein d'une même enquête pour améliorer la qualité et la repré- sentativité statistique des données. Des enquêtes de mobilité ont déjà été menées sur le web, mais elles ont toujours été couplées à des enquêtes postales ou téléphoniques et non pas à des enquêtes en face-à-face. L'enquête que nous avons réalisée est donc la première du genre en France et à notre connaissance dans le monde. Malgré les différences dans la mobilité recueil- lie, qui peuvent très probablement être imputables au moins en partie au média web, il nous semble que cette enquête a mis en évidence l'intérêt de ce média pour la réalisation d'une enquête déplacements. Le fait que les inter- nautes soient beaucoup moins présents dans l'annuaire alors qu'ils sont tout autant équipés de téléphone fixe semble indiquer qu'ils souhaitent davantage se protéger des « intrusions » dans le ménage que constituent les enquêtes. Il est donc possible que le web permette d'accéder à une population qui répond peu aux enquêtes. Nous avons vu que les internautes ont des caractéristiques socio-démographiques différentes du reste de la population (niveau d’études et revenus élevés, plutôt actifs, fortement motorisés et équipés en moyens de communication).
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Le face-à-face OGM - agriculture biologique en Europe : entre réglementation et recommandation

Le face-à-face OGM - agriculture biologique en Europe : entre réglementation et recommandation

R´ esum´ e Le R` eglement Europ´ een 834/2007, en charge de d´ efinir le label Biologique europ´ een de- puis janvier 2009, autorise un seuil de 0.9% de pr´ esence fortuite d’OGM dans les produits Biologiques (Bio). Un seuil d’OGM diff´ erent de zero permet aux agriculteurs de pr´ eserver leur label dans le cas d’une faible contamination OGM mais risque de discr´ editer une fili` ere de r´ eputation “sans OGM”. Dans la Recommandation 2003/556/CE la Commission eu- rop´ eenne propose de faire supporter aux agriculteurs d’OGM les mesures de protection visant ` a limiter la contamination OGM -principe dit du newcomer- mais laisse le choix aux Etats membres d’appliquer ce principe. Ce papier pr´ esente une analyse ´ economique des cons´ equences de ce seuil d’OGM sur le bien-ˆ etre de la soci´ et´ e avec et sans le prin- cipe du newcomer. Il ´ etudie comment le r´ egulateur impartial, face ` a des consommateurs h´ et´ erog` enes, d´ etermine le seuil d’OGM autoris´ e pour assurer la coexistence des deux formes d’agriculture, en tenant compte du discr´ edit mais aussi de la flexibilit´ e qu’il en- gendre pour le maintien du label Bio. Apr` es avoir d´ efini les conditions de la coexistence des agricultures, nous montrons que i) le seuil d’OGM devrait ˆ etre diff´ erent de zero lorsque les agriculteurs Bio supportent les mesures de coexistence et que ii) le seuil d’OGM auto- ris´ e devrait ˆ etre nul lorsque le principe du newcomer est retenu dans la r´ eglementation.
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Prévalence des demandes de patients non vus en face à face en médecine générale

Prévalence des demandes de patients non vus en face à face en médecine générale

TITRE : Prévalence des demandes de patients non vus en face à face en médecine générale RÉSUMÉ : INTRODUCTION : Les médecins généralistes sont souvent sollicités en dehors d'une rencontre en face à face : demandes de conseils, de prescription ou de suivi, demandes de la part de proches ou d'autres professionnels de santé. Nous avons mesuré la prévalence de ces demandes et leurs caractéristiques. METHODE : C’est une étude épidémiologique transversale descriptive. Nous avons étudié toutes les demandes de patients non vus en face à face de 18 médecins ayant un secrétariat à l’exclusion des demandes de rendez-vous. Le recueil s’est fait en 2018 sur une période de 4 jours de la semaine 22 ou 23. Chaque demande était caractérisée à l’aide d’un questionnaire conçu pour l’étude. RESULTATS : Il y a eu en moyenne 21,3 demandes reçues par médecin sur 4 jours. Elles étaient majoritairement faite par un patient en différé (30,5%). Les motifs principaux étaient la prescription de médicaments (17,7%), un conseil médical post-consultation (12,5%), la gestion d’un INR (9,1%) et une demande administrative (8,1%). Les médecins jugeaient ces demandes comme une perte de temps dans 57% des cas et un gain de temps dans 22,9% des cas. Les demandes ont requis un temps de gestion compris entre 20 et 73 minutes sur 4 jours. DISCUSSION : Une amélioration de la réponse apportée au patient passe par le biais de recommandations pratiques. Une formation à l’entretien téléphonique et la création de créneaux dédiés à la gestion des demandes font parti de nos recommandations. L’activité du médecin et sa responsabilité sont impactés par ces demandes quotidiennes, elles doivent être revalorisées.
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Le face à face : la relation éthique chez Lévinas

Le face à face : la relation éthique chez Lévinas

On évoquera des travers de l’époque, tels l’hypocrisie, la mauvaise foi ou la fumisterie, pour contester cette valeur de principe conférée par Lévinas à la présentation d’autrui. Les a[r]

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Sortir du face-à-face école-familles

Sortir du face-à-face école-familles

Pour le troisième entretien, Mme V. a pu elle-même téléphoner pour annuler le rendez-vous exprimant un problème d’organisation : « Cinq enfants, vous comprenez, c’est difficile ! », me dit-elle. Malgré cela, Mme V. me confia (par téléphone) certains éléments sur le comportement de Julien à la maison, avec ses frères et sœurs, ainsi que sa difficulté en tant que mère à accep- ter un système scolaire trop contraignant pour son fils : « Mon fils, c’est un bon petit vous savez, mais l’école, c’est pas son truc ! » (sic.) À travers son discours, j’ai pu entendre toutes ses inquiétudes par rapport à l’avenir de son fils : « Arrivera-t-il à trouver sa voie ? » (sic), puis elle continua en me livrant son propre vécu face à l’institution scolaire : « Vous savez, me dit- elle, moi et mon mari on n’a pas fait d’études, c’est difficile pour nous de suivre Julien, les devoirs, tout ça, c’est compliqué ! Mon mari a arrêté l’école à l’âge de 14 ans et moi à 15, alors vous savez ! » (sic.) À ses propos, je restais très attentive aux ressentis de cette mère qui expri- mait sa vulnérabilité face à une institution qui ne l’avait probablement pas bien comprise lors- qu’elle n’était elle-même qu’une enfant.
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Analyse prosodique des affects sociaux dans l'interaction face à face en japonais

Analyse prosodique des affects sociaux dans l'interaction face à face en japonais

Cependant, comme mentionné précédemment, il y a une interaction significative attitude × position moraïque sur la durée (F (30,510)=12.07, p<.05) qui montre que pour différentes attit[r]

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Les négociations hémisphériques : un face à face Brésil États-Unis

Les négociations hémisphériques : un face à face Brésil États-Unis

Et de fait, les États-Unis ont multiplié les initiatives commerciales et ciblé les partenaires clés, dans toutes les régions du monde mais tout particulièrement dans les Amériques, av[r]

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L'Église face à Duplessis: le clergé catholique face à la politique québécoise de 1930 à 1960

L'Église face à Duplessis: le clergé catholique face à la politique québécoise de 1930 à 1960

Nous verrons que les historiens échappent difficilement à l’idée bien ancrée dans la mémoire populaire d’une entente tacite entre l’Église et l’Union nationale. 2.1 Le clergé face à Louis-Alexandre Taschereau Les études sur les relations entre l’Église et l’État au Québec ou encore sur l’implication politique du clergé sont beaucoup moins nombreuses pour le XXe siècle que pour la période précédente. La seule étude consacrée à ce sujet demeure celle d’Antonin Dupont, ouvrage dont la publication remonte à il y a plus de 40 ans 73 . La thèse de Dupont est bien résumée dans la préface de Laurier Lapierre: « Taschereau a dû mater les clercs. » 74 L’auteur présente effectivement les relations entre l’Église et l’État sous Louis-Alexandre Taschereau comme un affrontement presque constant. Les débats sur l’assistance publique, sur la Régie des Alcools, sur les écoles juives, l’application de la loi du dimanche ou de la loi sur les théâtres sont autant d’occasions pour les évêques et les prêtres de s’opposer à la politique du gouvernement libéral, qui a dû lutter pour faire avancer la société québécoise malgré le désir de l’Église de tout maintenir en place. Au clergé reviendrait d’ailleurs l’odieux de certaines positions condamnables de Taschereau, à commencer par son opposition au droit de vote des femmes. À l’instar des partis de gauche en France, le Parti libéral aurait refusé d’adopter le suffrage féminin par crainte de voir les nouvelles électrices se faire dicter leur vote par leur confesseur. Les femmes, traditionnellement soumises aux dictats de leurs curés, ne pouvaient pas devenir des électrices objectives 75 . Dupont explique que la question du suffrage féminin est un des rares points sur lesquels s’entendent les évêques et le gouvernement. Il rejette toutefois l’idée d’une entente particulière entre l’Église et le Parti conservateur, même lorsque Maurice Duplessis en prend la direction. L’Église préfère selon Dupont s’appuyer sur les syndicats catholiques et sur d’autres associations confessionnelles. L’opposition de Duplessis à la Loi des fabriques de 1932, qui lui aurait été inspirée par Mgr Comtois de Trois-Rivières, serait sur ce plan une exception à la règle 76 . Dupont ne cite malheureusement pas de référence pour ce dernier épisode.
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Les difficultés des Français face au logement

Les difficultés des Français face au logement

location qui leur coûte de plus en plus cher. Le parcours résidentiel des plus modestes et des classes moyennes est tombé en panne. L’érosion des aides publiques au logement Les aides publiques au logement sont nombreuses et variées : aides personnelles de type APL ; prêts aidés de type prêt à taux zéro ; incitations à l’investissement locatif de type « Scellier » ; avantages fiscaux tel le crédit d’impôt au titre des intérêts d'emprunt payés pour l'acquisition ou la construction de sa résidence principale ; aides financées par Action Logement (anciennement dénommé 1% logement), etc. Pourtant, ces aides se révèlent de moins en moins efficaces face à la hausse continue du coût du logement en France. Leur montant, de 30 milliards d’euros en 2006, représente 7,2% de la dépense nationale en logement et 1,7% du PIB. Si les aides progressent sensiblement au même rythme que le PIB depuis 25 ans (+3,5% par an en moyenne à prix courant), elles ne suivent pas le rythme des dépenses de logement (+5,3% par an en moyenne). Leur impact s’érode donc régulièrement au fil du temps : leur poids dans les dépenses de logement est passé de 10,3% en 1984 à 7,2% en 2006. Seule l’année 2000 a vu l’effort public en faveur du logement s’accroître significativement au moment de l’introduction de la TVA à taux réduit pour les travaux et en raison de la baisse des droits de mutation des logements anciens, des avantages fiscaux qui ont principalement bénéficié aux propriétaires ou aux accédants (les « consommateurs » de services de logement ont économisé 1,05 milliards d’euros entre 1999 et 2000, tandis que les « producteurs » ont évité de payer 2,5 milliards).
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L'urbanisation face à l'océan

L'urbanisation face à l'océan

Euzen et al., 2017 - L’océan à découvert. CNRS éditions, Paris, pp. 208–209. L’urbanisation face à l’océan Iwan Le Berre (LETG, IUEM-UBO, Brest) et Samuel Robert (ESPACE, CNRS, Aix-Marseille) La fascination séculaire exercée par la mer et les océans sur les populations humaines se traduit depuis quelques décennies par leur concentration sur les rivages. Dans de nombreux pays du monde, les littoraux sont désormais soumis à l’urbanisation et à la dynamique des villes. Dans le contexte du changement climatique, l’implantation des villes face à l’océan soulève de nombreuses interrogations. Comment les prémunir contre les assauts de la mer ? Faut-il freiner leur expansion ? Peut-on les réinventer en harmonie avec l’océan ?
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Enhanced face recognition methods

Enhanced face recognition methods

While PCA seeks directions in feature space that best represents the data in a sum-squared error sense, ICA seeks directions that are most independent from each other [77]. They also argue that, both pixel-based algorithms have the major drawback that they weight the whole face equally and therefore lack the local geometry information. Hence, Guan and Szu suggest approaching the face recognition problem with ICA or PCA applied on local features [78]. Martinez proposed a different approach based on identifying frontal faces [78]. His approach divides a face image into N different regions, analyzes each region with PCA, and then uses a Bayesian approach to find the best possible global match between a probe and database image. The relationship between the N parts is modeled by using Hidden Markov Models (HMMs).
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Le crématorium, les ambiances face à la mort

Le crématorium, les ambiances face à la mort

La loi française est relativement simple. Elle est basée sur le fait qu’un crématorium doit être composé de deux parties : une technique, avec notamment les fours crématoire, et une réservée au public, avec entre autres une salle de cérémonie à disposition. Inévitablement, les règles de sécurité des établissements recevant du public, d’accessibilité handicapée et celles spécifiques à l’usage d’un équipement comme un four crématoire, complètent la législation. Néanmoins, aucune indication n’est apportée sur la qualité des espaces ou sur le rapport du lieu à son environnement. On peut donc aisément s’imaginer que cette souplesse ou liberté, sans doute pour équiper rapidement le pays afin de faire face au besoin croissant de ces constructions, soit à l’origine du niveau de qualité parfois médiocre des espaces créés. L’architecture et le travail des ambiances peuvent tout à fait être mis de côté. Ces « lacunes » législatives autorisent donc une hétérogénéité des réalisations qui pourrait être un avantage. Notre rapport à ce type de construction n’étant pas encore figé, tout reste possible, le risque du tout et n’importe quoi... En revanche, la loi encadre parfaitement la gestion des crématoriums. Seules les communes ou les établissements de coopération intercommunale sont compétents pour créer et gérer, directement ou par voie déléguée, les crématoriums. Le financement public et la délégation posent ici la question économique du projet qui risquent de se répercuter sur la qualité des espaces de crémation, susceptibles d’être sacrifiée au profit du bénéfice financier.
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La CGT face à la "retraite des morts

La CGT face à la "retraite des morts

lacommune.org/Parti-des-travailleurs/archives/Securite-sociale/Origines-et-fondements-de-la-Securite- sociale-La-CGT-face-a-la-retraite-des-morts-i1494.html Ce rapport ne passe pas. Pour la CGT, c’est une « escroquerie », « le vol des travailleurs ». L’argumentation est développée dansLa Voix du Peuple le 9 janvier 1910 « la duperie des

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Face à la retraite, l'usure des corps

Face à la retraite, l'usure des corps

Face à la retraite, l'usure des corps Noëlle Lasne, médecin du travail Le Monde, 12 Octobre 2010 Madame Flora est femme de ménage dans un collège. Tous les jours elle fait le ménage de cinq classes, trois bureaux, deux couloirs, deux halls et un escalier. Le seul point d'eau se trouve au rez-de-chaussée. Elle doit donc monter ses seaux d'eau par l'escalier où les bandes antidérapantes ont été arrachées depuis longtemps. Son chariot de ménage se trouve en revanche au premier étage. Elle préfère descendre son équipement à la main. La descente du chariot par les escaliers est périlleuse et Le sol est un lino usé sur lequel elle effectue un balayage humide, mais en hiver, elle doit le laver tous les jours à grande eau ; elle se sert alors d'un balai à franges, qui se manipule en effectuant des mouvements en huit sur le sol. Puis on essore les franges dans le chariot à presse en appuyant très fort de façon répétée. Ce balai à franges a été introduit il y a plusieurs années dans les services de nettoyage, où il est venu remplacer le vieux balai-brosse. Heureusement Madame Flora a conservé la brosse, qui lui permet, périodiquement, chaque fois que le lave-linge du collège tombe en panne, de brosser vigoureusement, et à la main, les lavettes à franges.
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