Esthétique de la modernité

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De la modernité dans la « gamme » et instruments bèlè à travers le bèlè légliz : vers une nouvelle esthétique musicale

De la modernité dans la « gamme » et instruments bèlè à travers le bèlè légliz : vers une nouvelle esthétique musicale

Un autre facteur y a joué un rôle prépondérant, c’est la modernité dans la gamme et des instruments occidentaux introduits dans la pratique bèlè. De ce fait, elle vient se cristalliser par la formalisation à travers le chœur harmonisé, pour répondre à l’invention et aux canons d’un Bèlè Légliz des réconciliations. Cette modernité conduira vers un renouvellement esthétique musical, aussi bien du point de vue du Bèlè que du point de vue de la liturgie musicale vocale chrétienne ecclésiale. Ces résultats sont le fruit de mes enquêtes de terrain et d’analyses. Elles m’ont permis de vérifier l’hypothèse qu’aujourd’hui, nous assistons à une mutation novatrice majeure, voire révolutionnaire. En effet, elle intervient dans la société martiniquaise, ce à travers la culture musicale singulière, en l’occurrence le Bèlè. Cette mutation s’opère à partir de l’émergence d’une théorie musicale bèlè. Ainsi, la création d’une gamme bèlè et des principes d’écriture endogènes, empruntant toutefois aux règles d’harmonisation occidentale pour l’écriture polyphonique instrumentale et vocale, devient une réalité. Je pars donc du postulat que l’élément vocal collectif du Bèlè vwa dèyè est une singularité polysémique de grand intérêt. Ce qui m’a permis, entre autres, de vérifier que cet élément vocal collectif participe bien à la dynamique responsoriale imprimée par le Chantè dans du bèlè. Il a, de ce fait, subi une mutation qui l’a transformé en un instrument nouveau, un chœur, faisant l’objet d’un principe de médiation majeur entre le monde bèlè et l’univers de l’église.
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Philosophie et esthétique de la modernité: Approches phénoménologiques et sociologiques

Philosophie et esthétique de la modernité: Approches phénoménologiques et sociologiques

http://www.pheno.ulg.ac.be/colloques/201304-modernite/fr/ (1) La Kulturkritik en réaction à la modernité Au tournant des XIX e et XX e siècles, la civilisation européenne connaît, en partie sous l’effet d’un progrès technique extrêmement rapide, une transformation radicale. Les sciences se développent considérablement ; le monde industriel et les grandes métropoles métamorphosent les conditions d’existence de l’homme ; les formes d’expression sont bouleversées par l’émergence de nouveaux médias comme la photographie et le cinéma. En réaction à ces mutations culturelles et sociologiques, la Kulturkritik impose entre 1880 et 1930 son regard sévère sur la modernité (parmi les plus célèbres Kultukritiker : Nietzsche, Freud, Weber, Spengler, Adorno..). Ce courant transversal met avant tout l’accent sur les travers symptomatiques de la civilisation moderne : mécanisation, réification, individualisme, relativisme, désenchantement. Le pessimisme culturel gagne progressivement tous les milieux intellectuels. Nostalgiques d’une époque révolue, les théoriciens de la Kulturkritik rejettent fermement la modernité décadente et s’insurgent contre la religion du progrès. La crise intellectuelle qui en découle donne par ailleurs naissance à des théories normatives voire élitistes, à la recherche d’une authenticité perdue, et opposées à la modernité technicienne en tant qu’elle ébranle les valeurs traditionnelles.
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Graffiti et Street art : étude des discours historiographiques et de la critique esthétique d'une forme sociale de modernité visuelle

Graffiti et Street art : étude des discours historiographiques et de la critique esthétique d'une forme sociale de modernité visuelle

73 sans images, lui étant données la tâche de rendre visibles avec la plume les accentuations d’un puissant crayon 130 . Avec cette exégèse, nous faisons également remarquer que l’anonyme ou le public utilise la forme de la caricature sur les murs. Ces points de vue sont ceux des artistes, mais qu’en est-il du public? Ce serait sous l’influence de ce type de représentation que Champfleury aurait élaboré, dans les années 1840, sa conception de la modernité littéraire à partir d’une caricature de son propre style. Les papiers de Baudelaire témoignent de ce qu’il s’adonnait parfois lui- même à la charge de ses proches, par exemple Champfleury, dont il connaissait l’œuvre d’écrivain et de critique d’art. Celui-ci travaillait d’ailleurs dans la lignée de Baudelaire. Critique d’art et écrivain dans l’esprit des contes populaires, il établit, entre 1865 et 1974, la première histoire de la caricature digne de ce nom 131 . Que la caricature française ait ce pouvoir doit en grande partie aux efforts conjugués d’un grand poète et d’un remarquable entrepreneur, et, surtout, aux dons du caricaturiste probablement le plus grand qui ait jamais vécu. Près de quarante ans après la mort de James Gillray, quand un motif à présent familier est passé dans les mains d’Honoré Daumier, l’image du conflit infernal est devenue une métaphore satirique pour la bataille émergente de styles entre réalistes et artistes idéalisateurs 132 .
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Architecture et modernité

Architecture et modernité

Un essai pour réfléchir E n s'occupant du logement, en concevant et en réalisant du logement social, le Mouvement moderne a rendu sensible une question, celle du rapport de l'habitant à son espace. L'activité de l'architecte était autrefois largement réduite au service des grands. Il souhaita par la suite étendre ses missions à l'ensemble du cadre construit: la société machiniste lui semblait pouvoir offrir l'outillage technique, social et esthétique apte à répondre à ce projet. Malheureusement, la capacité des Modernes ne se montra pas à la hauteur de leur générosité. Le goût qu'ils avaient acquis de l'économie et de l'industrialisation, puis qu'ils avaient donné à quelques politiques avisés, s'est retourné contre eux : on fit plus pauvre et plus standard qu'ils ne l'avaient prévu. La vindicte habitante les prit comme boucs émissaires, et le stigmate est toujours gravé dans l'imaginaire social.
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Tradition et modernité, quel modèle pour l’Afrique ? Une étude du concept tradition dans ses rapports avec la modernité des Lumières jusqu’à l’époque contemporaine

Tradition et modernité, quel modèle pour l’Afrique ? Une étude du concept tradition dans ses rapports avec la modernité des Lumières jusqu’à l’époque contemporaine

de « la tabula rasa », pour utiliser une expression du vocabulaire cartésien, par laquelle cet auteur invalide toutes les certitudes antérieures. Contrairement à cette ambition fondatrice qui caractérise l’individu dans la société moderne, Ricœur oppose un « je » emprunt de relativité entre deux dimensions diamétralement opposées. La dimension passive, qui montre sa dépendance au passé et requiert de lui un respect envers l’héritage qu’il reçoit de ses prédécesseurs ; ensuite la dimension active qui fait de lui le projet d’un avenir à construire, d’un idéal à réaliser, ceci en concertation avec les autres membres de la communauté. C’est ici pour nous le lieu de tirer des conséquences politiques du champ herméneutique ricœurien. Ces conséquences ont pour intérêts à nos yeux d’attirer notre attention sur le risque du communautarisme et sur l’usage abusif de l’autorité. Dans ce sens, Monique Castillo préconise une interprétation des rapports interpersonnels par la médiation des ressources symboliques que véhicule le langage (narratif, esthétique et culturel). Ceci pour éviter non seulement un usage dogmatique du pouvoir qui exposerait la communauté à la violence, au mépris des libertés et des droits individuels ; mais aussi pour la préserver du risque d’un repli identitaire. Elle utilise alors le concept « esthétique de l’altérité » 227 , pour désigner le champ de possibilités qui s’offre à l’individu pour se mettre en relation avec les autres membres de la communauté, au moyen d’un dialogue fécond nourri par la vertu de l’interprétation. C’est dans cette même perspective que Ricœur évoque la nécessité des justes institutions qui permettent l’épanouissement de tous les membres de la société. Nous retrouvons ici le cadre d’expression des valeurs déjà évoquées au sein de l’Etat démocratique, par lesquelles nous avons initié un débat avec celles qui appartiennent à la tradition chrétienne. Si ce débat a montré les converges de vue sur l’organisation sociale entre l’Etat démocratique et
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Figures contemporaines de la modernité

Figures contemporaines de la modernité

Les limites et passages en jeu entre les champs de l’art, de l’architecture et du paysage, notamment quant à l’interprétation et l’expression du rapport nature et artefact, sont interrogés. Il s’est agi de se positionner sur la question de leurs rapports, en dépassant le stade de savoirs construits dans ces champs spécialisés, comme celui des analogies qui les rapprochent, pour les étudier - à savoir extraire la pensée qui leur est immanente, que ce soit au plan éthique, esthétique, politique, technique, sociétal… – à partir d’un double mouvement : analyser des productions propres à chacun des champs (art, architecture, paysage) et de leurs productions communes. Dans le cadre d'une recherche interdisciplinaire liant plus particulièrement philosophie et architecture, ont été étudiés des discours et productions d'artistes, de paysagistes ou d'architectes, qui de fait superposent et nouent des champs de pratique, brouillant les secteurs d'intervention et leurs limites respectives. Les uns et les autres témoignent par leurs productions de leur volonté croissante d’étendre leur pratique à des domaines communs, notamment ceux des milieux urbains et naturels. Ces croisements de regards, d'analyses, d'études, de productions, génèrent de nouvelles dynamiques et potentialités de recherche, tout en posant des questions de méthode dans les modalités même de ces approches mixtes qui initialement ne se constituent pas sur les mêmes supports, les mêmes modes de pensée et de connaissance. Ce qui est en jeu dans ces phénomènes, ce sont des expériences, des visions du monde, des représentations et transformations.
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Baudelaire, la photographie, la modernité : discordances paradoxales

Baudelaire, la photographie, la modernité : discordances paradoxales

la société, la photographie, selon les usages qu’on en fait au cours du XIX e siècle, n’échappe pas aux grandes contradictions d’un siècle partagé entre les beaux-arts et l’industrie (comme les palais de ses Expositions universelles) et qui cultive simultanément la croyance dans les vertus du progrès technique et le goût des styles artistiques antiquisants. Cette contradiction qui déchire le siècle de bout en bout a eu sur la photographie un effet esthétique paradoxal : c’est quand elle est la plus industrielle qu’elle se montre souvent la plus novatrice (chez Durandelle par exemple), tandis que les photographes qui veulent faire œuvre artistique (Humbert de Mollard ou les Anglais Robinson et Rejlander notamment, sans parler des pictorialistes) la soumettent en général aux conventions les plus académiques. Mais ce retournement (schématique) des valeurs provient d’une vision rétrospective de l’histoire et n’est évidemment pas partagé par la critique de l’époque pour qui la photographie apparaît d’autant moins artistique qu’elle est plus industrielle. Il faudra, comme l’a dit Benjamin, changer la notion d’art elle-même pour que ce retournement fasse sens et que l’on puisse porter sur la photographie un nouveau regard et une nouvelle appréciation, aux antipodes de ceux de l’époque.
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Architectures de la modernité

Architectures de la modernité

43. Derrière les complexes, un mouvement de forces anonymes et puissantes opérant dans un registre que l'on sait pas s'il doit être qualifié de préhistorique ou de post-historique, tant il traduit une disjonction entre forces, matières, opérations,et esthétique, art, représentation. En tout cas quelque chose est ici à nu, partiellement ou totalement, qui évoque un état d'avant Lascaux. Qu'il y ait déjà une archéologie industrielle nous laissait du reste pressentir vers quelles régions extra-historiques avaient évolué certaines formes et certaines puissan­ ces. La présence en toutes régions et en tous pays des mêmes plissements morphologiques confirme ce sentiment en mettant en évidence l'incapacité générale à assujettir les puissances économiques et industrielles qui ont forgé ces appareils à une diversité d'histoires, de situations géo­ graphiques : les complexes propagent partout le même temps, le même espace, la même histoire. Mais ce n'est pas à la manière dont les Empi­ res affirmaient jadis leur souveraineté ; ils ne marquent pas un terri­ toire au chiffre d'une puissance mais sont puissance agissante, occupante, envahissante; forces libérées en vue d'une transformation sans finalité : glissement de terrain, grandes marées, éruption, épidémie. Il ne s'agit donc pas d'une nouvelle strate de paysage venant s'ajouter à toutes les strates qui ont sédimenté la face d'autres époques, mais d'un processus d'une autre nature et d'une toute autre amplitude qui semble abolir le principe même qui rendait possible cette diversité. En. lui 1 'extra­ historique et l'extra-terrestre se rejoignent pour définir un monde à l'image d'entités extra-humaines dont le visage est encore à peine per­ ceptible. Nous ne savons pas encore ce que seront ces entités mais si nous voulons essayer de les imaginer, il faut procéder comme les savants du 19ème siècle lorsqu'ils essayaient de se faire une idée du paysage terrestre à partir de la morphologie des animaux préhistoriques. Notre tâche est cependant inverse, nous avons le paysage, il nous reste à ima­ giner l'entité qui viendra l'habiter.
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Formation de la modernité

Formation de la modernité

Mais immanence de la contradiction oblige, DURAND se prend à certains moments à douter de son programme nouveau et une interrogation esthétique plus tradi­ tionnelle refait surface dans ses propos. Après avoir plaidé en faveur d'une architecture simple, économi­ que et clairement construite qui ne "pourrait pas ne pas plaire", il revient sur cette conviction en pré­ conisant comme tous ses contemporains l'étude des productions de l'antiquité grecque afin de "fixer enfin les idées peut-être trop vagues que la seule considération de la nature des choses nous donnerait relativement aux formes et aux proportions des édi­ fices". Mais parce que l'impératif rationaliste ne peut plus être évacué de la théorie architecturale, il invoque la raison pour trier dans le vocabulaire des formes antiques celles qui méritent d'être encore
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Les marques de modernité dans Les Fridolinades de Gratien Gélinas

Les marques de modernité dans Les Fridolinades de Gratien Gélinas

130 l’avons vu dans l’introduction, Lamonde explique que la guerre change considérablement le rôle des femmes dans la société. Le dramaturge met aussi en scène l’Église catholique qu’il critique vertement. Il détourne plusieurs symboles pour les désacraliser et relève l’hypocrisie de certains membres du clergé. Gélinas tient aussi un discours anti-passéiste, ce qui semble être l’une des principales caractéristiques de la modernité, en parodiant et ridiculisant les idées de Groulx. Comme le mentionne Lamonde, les relations entre la France et le Québec se dégradent aussi dans cette période. En fait, les Canadiens français décident de regarder leurs cousins comme leurs égaux, ce qui permet à Gélinas de critiquer l’admiration excessive que portent certains Canadiens français à la France. Gélinas s’en prend aussi aux gens qui idéalisent la campagne et la colonisation en exagérant le bien-être des campagnards et la mauvaise vie des urbains dans le sketch Le Val-qui-rit. Finalement, la technologie et le progrès prennent une place importante dans les spectacles de Gélinas. Par exemple, il met en scène le téléphone et la radio à plusieurs reprises. En résumé, l’analyse thématique de nombreux sketches — le Val-qui-rit, Essai sur l’avenir de la race,
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La conception de la modernité dans Holzwege de Heidegger

La conception de la modernité dans Holzwege de Heidegger

valeurs » 77 et démystifient le monde en mettant au jour le hasard aveugle qui le régit. L'existence de l'homme ne trouve plus que du vide là où se trouvait auparavant ce qui en constituait la fin dernière. Certains se laissent alors envahir, note Heidegger, par « une certaine ferveur défensive (eine ge- wisse Leidenschaftligkeit der Abwehr) » 78 contre cette perte de sens, soit par mécontentement général, soit par une inébranlable foi en ces idéaux qui font défaut, s'indignant du haut leur « suffi- sante supériorité » 79 de croyants face à cet abandon des anciens repères. Mais cette approche du nihilisme, nous prévient-il, sans être fausse, reste « superficielle » et « vaine » 80 , n'ayant pas le moindre indice du processus millénaire qui sous-tend le phénomène récent auquel l’emploi vulgaire du mot réfère, ignorant qu'il « concerne notre pensée mémoriale » 81 . Les forces nihilistes sont d'une profondeur telle qu'elles « font effet sans être touchées par les évaluations de tous les jours (wirken [...] unberührbar von jeder alltäglichen Bewertung) » 82 , dont fait partie ce mécontentement. Ces évaluateurs, dont le regard ne perce pas jusqu’aux tréfonds de l’histoire, procèdent donc en fait à une « dérobade dans l'anhistorique (Ausweichen in das Geschichtslose) » 83 , et manquent la pers- pective nécessaire à la compréhension de la modernité comme aboutissement du nihilisme. Pour cela il faut une « disposition (Bereitschaft) » 84 à endurer cette époque qui nous est destinée, et qui n’est donc aucunement le résultat d’une erreur à corriger rapidement. Il faut plutôt faire ce que nous faisons dans ce mémoire : méditer la modernité, réfléchir aux « forces essentielles propres à cet âge » 85 , à leur « sphère d'efficacité (Wirkungskreis) » 86 , à « la région de nos propres objectifs » 87 de domination technique du monde. Car « aucune époque ne se laisse mettre de côté » 88 par une simple négation, qui en bout de ligne « ne fait que dérouter le négateur (wirft nur den Verneiner aus der
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Religion et modernité dans les récits des élèves

Religion et modernité dans les récits des élèves

Sébastien Urbanski L’analyse des références à la religion dans le corpus français nécessite dans un premier temps de situer la spécificité de la modernité « à la fran- çaise » dans son rapport à la religion. À ce titre, il est utile de distinguer sécularisation et laïcisation. Le premier phénomène concerne d’abord les pays européens à majorité protestante où, en raison de la rupture avec le Vatican, le désenchantement du monde a touché conjointement les églises et les États. Le processus de laïcisation concerne quant à lui les pays à tradition catholique plus marquée, dans lesquels « l’émergence d’une sphère publique dégagée de l’emprise de l’Église romaine n’a pu passer que par une intervention volontariste, voire chirurgicale, du pou- voir politique » (Gauchet, 1998, p. 16). Ainsi, en France, pays de tradition catholique dans lequel l’État fut l’un des principaux opérateurs de « sor- tie de la religion », une certaine méfiance subsiste à l’égard des religions, en tout cas dans leur dimension institutionnelle. Dans les débats contem- porains plutôt vifs sur la laïcité scolaire, cette méfiance – qui est d’abord une construction politique – est perçue par certains comme étant diffi- cilement conciliable avec les défis auxquels l’école doit faire face. Selon François Dubet, par exemple, l’hétérogénéité culturelle des élèves devrait nous conduire à « redéfinir les relations entre ce qui est vu comme un particularisme et ce qui est conçu comme universel » : dans ce cadre, il faudrait « renégocier la laïcité » dans la mesure où celle-ci, historique- ment liée au christianisme et au colonialisme, participe d’un « particula- risme national » (Dubet, 2012, p. 9). Au contraire, d’autres pensent que la généalogie laïque à la française, très cohérente et génératrice d’une saine allergie aux intégrismes, est particulièrement adaptée à notre temps (Kintzler, 2013). Quoi qu’il en soit, l’idée d’une posture spécifiquement française vis-à-vis des religions est largement partagée.
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50 ans : l'âge de la modernité

50 ans : l'âge de la modernité

50 ans : l’âge de la modernité ? Hubert Alcaraz Il a été infant et prince, avant d’être roi : le 30 janvier dernier, Felipe de Bourbon et de Grèce a fêté ses cinquante ans. L’occasion pour dresser une sorte de bilan de ses quelques premières années de règne et pour revenir sur le parcours de celui qui, lorsqu’il vient au monde à Madrid le 30 janvier 1968, voit son avenir et celui de l’Espagne encore largement hypothéqués par un nombre considérable d’incertitudes, au moment même où le franquisme connaît ses derniers feux. Descendant en ligne directe agnatique de Louis XIV, il naît fils de prince et demeure infant pendant un peu plus de six ans, avant que son père, le 22 novembre 1975, ne soit proclamé roi. C’est ainsi que débute un parcours qui le mène, presque quarante ans plus tard, le 19 juin 2014, à succéder à Juan Carlos I sous le titre de Felipe VI. Car même si ses parents, les rois Juan Carlos d’Espagne et Sophie de Grèce, le savaient unique, ils le voulaient égal à tous les autres, son sort étant irrémédiablement scellé : être à l’entier service de la nation espagnole. Parmi ses années d’apprentissage, la journée du 23 février 1981 reste, comme dans l’esprit de nombreux Espagnols, inoubliable et pèse encore sur la manière dont il entend faire face aux défis auxquels l’Espagne se trouve aujourd’hui confrontée.
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Vers une esthétique des ambiances

Vers une esthétique des ambiances

Cette définition suggère la possibilité de passer d'un champ de recherche pluriel et disparate sur les ambiances à une théorie générale de l'ambiance architecturale et urbaine.. Les d[r]

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La transformation des rapports de surveillance, de production et de service dans le passage de la modernité à la modernité avancée: le cas de la STCUM

La transformation des rapports de surveillance, de production et de service dans le passage de la modernité à la modernité avancée: le cas de la STCUM

LA TRANSFORMATION DES RAPPORTS DE SURVEILLANCE. DE PRODUCTION ET DE SERVICE DANS LE PASSAGE DE LA MODERNITE À LA MODERNITÉ AVANCÉE : LE CAS DE LA STCUM Ce texte présente les principaux résultats d'une étude socio-historique (Abrams 1982) des rapports de surveillance, de production et de service dans une grande entreprise de transport en commun urbain (TCU), dont la direction a entrepris de transformer la culture d'entreprise. Le texte débute par une présentation de la problématique puis se poursuit par une comparaison des résultats de l'étude des tendances macrosociales avec ceux de l'étude de cas. L'analyse montre que la crise que connaissent les entreprises illustre et participe aux transformations de la modernité avancée. Elle fait aussi ressortir l'influence des groupes professionnels sur la transformation des rapports de surveillance, de production et de service. Nous décrivons les groupes professionnels qui constituent la coalition dominante, la base de légitimité de leur domination, puis les rapports de surveillance, de service et de production qui leur correspondent et ce, tant au niveau macrosocial qu'au niveau de l'étude de cas. Nous pourrons alors mieux faire ressortir les caractéristiques du discours et des pratiques reliées au projet d'implantation d'une 'nouvelle culture d'entreprise' à la STCUM.
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Modernité mathématique : Quelques invariants épistémologiques

Modernité mathématique : Quelques invariants épistémologiques

L'analyse sémantique est toujours aussi une analyse de la langue, y compris chez Bolzano, qui cherche à fixer en expressions et procédures formelles précises les [r]

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Modernité et post-modernité agri-alimentaires face à l’émergence d’une critique du contrat néolithique

Modernité et post-modernité agri-alimentaires face à l’émergence d’une critique du contrat néolithique

Mots-clés – Post-néolithique – Post-modernité – Systèmes agri-alimentaires I NTRODUCTION L’alimentation est aujourd’hui une question urbaine du fait de l’urbanisation des sociétés, en termes de lieu de résidence d’une majorité des mangeurs comme de diffusion de représentations et de pra- tiques alimentaires. La production des denrées ali- mentaires nécessaires à nourrir cette humanité ur- baine relève de prélèvements sur la nature (pour l’eau potable ou les cèpes de Bordeaux), de l’agriculture paysanne (revalorisée par la dynamique des circuits- courts), de l’agro-écologie (par exemple l’agriculture biologique), de l’agriculture intégrée à des filières industrielles (pour l’essentiel des quantités consom- mées) et directement de l’industrie (« alicaments » et autres compléments alimentaires). La nature, l’agriculture et l’industrie se partagent donc, le plus souvent en combinaison, les multiples formes de production alimentaire.
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Esthétique de la Technique

Esthétique de la Technique

siècle, William Hogarth conçoit le plaisir esthétique comme goût des correspondances (“exactness of counterparts”). Dans les années 1790, Joshua Reynolds, chantre de la beauté néo-classique, définit l’originalité comme la combinaison de modèles connus 2 . Entre-temps, comme on le reprécisera, Adam Smith, dans l’Essai sur la nature de l’imi- tation dans les arts, voit dans « l’écart entre l’objet qui imite et l’objet imité le fonde- ment de la beauté de l’imitation » et de l’art, érigeant la « maîtrise de la disparité » en

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Esthétique de la maison individuelle

Esthétique de la maison individuelle

d'inventer nombre de formes pittoresques, ... obligé d'acco- moder son bâtiment aux points de vue" (1). La rectitude des grands ensembles n'a pas de ces attendris­ sements. Paradoxalement, ces parallélépipèdes étaient dispo­ sés selon un plan d'ensemble à la géométrie précise, permise justement par leur indépendance dans l'espace. Les grands ensembles sont incontestablement sublimes, ou plutôt le re­ gistre de leur composition est sublime pour l'architecte. Seule la photo aérienne est à la hauteur de ce sublime misé­ rable (pour le piéton). Ils en ont les attributs : l'angle droit, l'unité, la grandeur. Lorsque s'engage la course de longueur, gagnée provisoirement dans les années soixante, par la barre du "Haut du lièvre" à Nancy, s'agit-il de la "terreur délicieuse" décrite par Burke ? Car cette émulation dans le grand est bien de nature esthétique pour les architectes : aucun argument technique ni évidemment social n'y incitait d'une façon raisonnable. "De la terreur jaillit le plaisir" semblent se dire, comme Piranèse, les architectes romains 1
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André Leroi-Gourhan et l'ethnologie de la modernité

André Leroi-Gourhan et l'ethnologie de la modernité

Je disposais aussi de fortes « accointances » non avec les hassidim eux-mêmes, mais avec la communauté juive et le commerce et l'industrie diamantaire dont les hassidim et cette communau[r]

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