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Recherches en cours. Discours de savoir numériques et actualité scientifique dans les carnets de recherche de la plateforme Hypothèses

Recherches en cours. Discours de savoir numériques et actualité scientifique dans les carnets de recherche de la plateforme Hypothèses

16 discours de savoir dans un format propre à l’environnement du web, le blog, tout en le liant à des pratiques antérieures (ne serait-ce que par la dénomination, longtemps privilégiée, de carnet de recherche en ligne), à travers une plateforme dont la conception plonge ses racines à la fois dans le mouvement des humanités numériques (désormais HN) et dans celui de l’accès ouvert, qui interroge par-là même le devenir social des SHS. De ce fait, l’état des lieux qui ouvre cette dissertation mettra en évidence l’articulation des différentes dimensions qui mènent à l’émergence de la problématique, mais qui participent également du contexte dans lequel s’inscrit désormais le discours des SHS. En d’autres termes, cet état des lieux possède un double statut, en ce que d’une part il produit l’état de l’art de la littérature scientifique que nous avons consultée afin de définir une question originale, mais aussi en ce que, d’autre part, puisque notre travail vise précisément à étudier les conditions de la transformation du discours scientifique des SHS dans un environnement numérique agissant sur la matérialité des textes, il fournira des clés de compréhension de l’arrière-plan dans lesquels les discours du corpus sont élaborés, suivant en cela l’approche méthodologique de l’AD qui se donne le projet de « penser le dispositif d'énonciation qui lie une organisation textuelle et un lieu social déterminés » (Maingueneau 1991, 13; cité par Charaudeau et Maingueneau 2002, 43). Notre état des lieux se déploiera dès lors sur plusieurs chapitres, correspondant aux quatre axes qui baliseront notre recherche : (i) le statut et le rôle des savoirs en humanités/en SHS, et leur reconsidération dans l’environnement numérique ; (ii) la circulation matérielle des savoirs, envisagés dans un premier temps au sens large de textes et discours numériques ; (iii) la transformation de la communication scientifique dans l’environnement numérique, au sein de nouvelles infrastructures et de chaînes éditoriales reconfigurées ; et (iv) les écrits scientifiques envisagés dans une matérialité langagière, qui détermine les conditions de leur circulation sociale.
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Quand le discours de savoir s’ouvre au pathos : formes discursives et enjeux des émotions dans les pratiques de blogging scientifique en SHS

Quand le discours de savoir s’ouvre au pathos : formes discursives et enjeux des émotions dans les pratiques de blogging scientifique en SHS

Amossy, Ruth. 2000. L’argumentation dans le discours. Paris: Nathan Université. ———. 2010. La présentation de soi: ethos et identité verbale. Paris: Presses universitaires de France. Baider, Fabienne, Georgeta Cislaru, et Simon Coffey. 2015. « Apprentissage, enseignement et affects ». Le langage et l’Homme 50 (1): 3-6. Bres, Jacques. 2005. « Savoir de quoi on parle : dialogue, dialogal, dialogique ; dialogisme, polyphonie… ». In Dialogisme, polyphonie: approches linguistiques, édité par Bres Jacques et al, 47-62. Bruxelles: De Boeck. https://hal.archives- ouvertes.fr/hal-00438485 .
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Recherches en cours : Discours de savoir et actualité scientifique dans les carnets de recherche numériques de la plateforme Hypothèses

Recherches en cours : Discours de savoir et actualité scientifique dans les carnets de recherche numériques de la plateforme Hypothèses

14 le travail sur l’ethos discursif du chercheur-carnetier ou du collectif de recherche (soit la manière dont le locuteur construit sa légitimité en discours), qui me semble participer d’un renforcement de la fonction auctoriale dans les différents sens que cela suppose : (i) celui d’une création liée à un travail esthétique sur le style manifestant la singularité d’un regard sur un objet de recherche ou sur une expérience vécue ; (ii) celui de la propriété intellectuelle bien sûr, en ce que chaque production est documentée au sein d’un carnet à l’identifiant ISSN répertorié et s’ajoute à la production scientifique existante ; mais aussi, (iii) au sens d’une responsabilité éditoriale, étant donné que le scientifique, et tout spécifiquement en SHS, construit son discours en agençant les discours d’autrui (Reuter 2001; cité par Jeanneret 2004) – avec la spécificité que, dans la structure agrégative du carnet, les billets antérieurs sont susceptible de devenir un intertexte, ce qui ouvre à ces discours une dimension réflexive (qui pourrait être liée à d’autres formes de réflexivités sur Hypothèses : il y a des idées là-dessus sur le carnet Infusoir qu’anime Mélodie Faury). La mise en évidence de cette accumulation de matériaux contribue donc à faire du carnet le lieu de production d’une figure d’auteur, du fait de l’éditorialisation de son activité scientifique. Au constat de mort de l’auteur qui trouverait son aboutissement dans les textes numériques (Vitali-Rosati 2014), semble bien s’opposer, dans les carnets de recherche, une résistance de l’individu (ou d’un collectif construisant son identité) qui entend poursuivre, en mobilisant différents niveaux dqe matérialité discursive qui sont à sa portée, l’affirmation de son originalité ; ce qui peut se traduire de manière très explicite par le recours à une subjectivité forte là où le discours scientifique traditionnel reposait sur l’effacement énonciatif, mais également de manière plus diffuse, dans l’aménagement personnalisé d’un carnet comme espace éditorial propre (où, par exemple, un collectif consigne les traces de son activité de recherche).
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Après les attentats. Discours de savoir et action citoyenne dans les carnets de recherche en ligne

Après les attentats. Discours de savoir et action citoyenne dans les carnets de recherche en ligne

corpus correspondent assez bien à cette définition, alors que la vulgarisation au sens strict n’implique pas, en général du moins (puisque les frontières sont perméables), la construction d’un savoir 11 . On pourrait voir là une évolution des pratiques de médiation mise en évidence par Bensaude- Vincent, qui signale qu’au début du 21 e siècle « [l]es formes traditionnelles de médiation “au nom de la science” sont relayées par de nouvelles pratiques de médiation “au nom de la démocratie” (Bensaude-Vincent 2010, paragr. 9), notamment avec l’émergence d’une science citoyenne favorisant les interactions entre chercheurs et société civile. Il me semble assez clair dans le cas présent que les carnets poursuivent un objectif de mobilisation citoyenne à des fins démocratiques, par l’accroissement des connaissances du public et la mise en œuvre de compétences critiques – ce pourrait être précisément cette forme de technique, mise en exergue par les universitaires dans leurs billets, qui est l’objet de la médiation, dans la perspective de Citton qui entendait les humanités comme des arts (technè) au sens grec du terme (Citton 2010). Corpus
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Savoir rebondir

Savoir rebondir

Je tiens à ce que tous, quelles que soient leur fonction et leurs responsabilités dans la Maison, sachent qu'ils sont les bienvenus et que nous comptons sur eux pour donner à notre uni[r]

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Savoir local et savoir global à l'ère des réseaux d'information

Savoir local et savoir global à l'ère des réseaux d'information

Ce qui nous semble le plus intéressant à remarquer en rapport avec notre problématique de départ, c’est que cette nouvelle panoplie de moyens et de dispositifs mise à disposition par le web et les usages novateurs qui en découlent, apportent un nouvel éclairage sur la question du rapport entre savoir global et savoir local dans les interactions culturelles. Le web est devenu l’espace de la “glocalisation”, concept très prisé par les sociologues. 22Le «glocal» ne prend pas seulement en compte la dimension économique de la globalisation mais met en avant les aspects sociaux et culturels de ce phénomène.
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Travail de groupe en cycle 3 : quelles sont les conditions pour développer des compétences en termes de savoir-être, savoir-faire et savoir ?

Travail de groupe en cycle 3 : quelles sont les conditions pour développer des compétences en termes de savoir-être, savoir-faire et savoir ?

Et que d’épanouissement pour les élèves, de pouvoir apporter quelque chose à ses camarades et de savoir que l’on peut parfois compter sur eux ! Pourtant, une certaine vision de l’enseignement « traditionnel » que l’on pourrait qualifier de frontal perdure à mon esprit, alors que je recherche un sujet pour mon mémoire. Comment gérer des élèves qui parlent entre eux ? On ne sait pas exactement de quoi ils parlent, ni ce qu’ils sont en train de faire… Mais je suppose que si j’en ai déjà entendu parler, c’est qu’il doit y avoir un intérêt, au-delà des difficultés de l’enseignant, pour les élèves eux-mêmes… Cela m’intrigue, j’ai envie d’en savoir plus. Et me voilà partie à la quête de ce qu’est le travail de groupe, comment le mettre en place, quels en sont les bénéfices… D’autant plus qu’avec ma formation initiale en sciences, j’ai eu l’occasion de construire une séquence sur la lumière et les ombres, au cours d’un projet tutoré. Et j’ai appris que lors de la phase d’expérimentation, il est courant désormais de faire travailler les élèves en groupe.
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John Dewey, l'éthique et les valeurs : entre savoir et savoir-faire

John Dewey, l'éthique et les valeurs : entre savoir et savoir-faire

nécessité de penser ensemble le lien entre le savoir du général et le savoir-faire du singulier. Comme nous l’avons vu au précédent chapitre, l’enquête scientifique a pour visée de produire des connaissances. La grande portée de ces dernières servira à un vaste ensemble d’individus qui pourront les utiliser comme moyens de se repérer dans le « tintamarre instantané » et la « vive clarté du présent » 222 . Ce présent, avons-nous déjà dit, n’est pas immédiatement connu, il est d’abord eu qualitativement. Sans un minimum de connaissances produites par nos enquêtes individuelles et collectives antérieures, nous serions complètement aveuglés par ce présent. Nous ne disposerions que de nos impulsions et nos habitudes pour tenter de nous adapter à ces particularités. Cependant, nos connaissances ne peuvent pas être que « très générales » ou que « très spécifiques ». Nous avons besoin d’un savoir général et d’un savoir plus spécifique. Nous devons pouvoir passer d’un registre à l’autre de manière à organiser efficacement les informations utiles à la résolution d’un problème particulier. Or ce problème particulier, c’est aussi celui d’une théorie qui ne peut pas se construire indépendamment de ce qui se passe effectivement dans nos pratiques. Aussi bien les enquêtes particulières que nous menons dans nos vies quotidiennes que l’enquête générale portant sur ces enquêtes particulières doivent être attentives à certains détails. Traditionnellement, les théories éthiques étaient relativement peu soucieuses de s’élaborer sur la base d’observations empiriques de ce qui se passe dans la vie morale, ce qui a pu se traduire par des idées très générales qui ne correspondaient que vaguement aux processus réels par lesquels les problèmes concrets étaient abordés et traités dans le cours des enquêtes du sens commun engagées à résoudre des problèmes singuliers. Bien sûr, ces enquêtes particulières font appel à un savoir qui a une portée plus limitée, un savoir qui « signifie être familier avec quelque chose ou quelqu’un » 223 . Dewey rechigne à en faire une véritable connaissance puisqu’il nie la possibilité d’une connaissance
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Le discours patronal, discours de propagande

Le discours patronal, discours de propagande

Une telle définition de la propagande mène à se demander si tout discours ne serait pas désormais, avec l’émergence de professionnels en communication, propagande. Il faut toutefois distinguer propagande et influence. Tout discours, visant une finalité, se situe effectivement dans une perspective d’influence (ou de pouvoir) mais il revient à l’analyse des formes en relation avec la situation discursive d’identifier si cet objectif performatif est atteint à l’aide de procédés de l’ordre de la propagande ou non. En outre, certains discours, le discours publicitaire en particulier, relèvent par définition de techniques propagandistes mais d’autres, bien qu’ils s’inscrivent dans une relation d’influence, laissent place à la négociation ou l’opinion différente. Enfin, la propagande étant toujours définie en relation avec la notion de communication de masse, elle devient quasiment une caractéristique inhérente à ce type de communication. En effet, s’adresser à un large public amène à produire des discours qui, pour emporter la conviction plurielle, sont comme obligés de se déployer à l’aide de procédés de séduction et de stratégies de l’évidence.
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L'objet de parcours ...de l'art du savoir-faire au savoir-faire dans l'art

L'objet de parcours ...de l'art du savoir-faire au savoir-faire dans l'art

Pour en arriver aux résultats souhaités, j ' a i : approfondi quelques concepts amorcés lors de ma première année de maîtrise; alimenté mon travail artistique par des lectures qui font [r]

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Savoir organisationnel, savoir théorique et situation : le contrôle statistique sur échantillons

Savoir organisationnel, savoir théorique et situation : le contrôle statistique sur échantillons

Nous avons déjà remarqué que la méthode de Dodge & Romig comporte, à la différence des autres méthodes inventées, une pensée explicite de la régulation du rapport client-fournisseur : en faisant payer l’inspection par le fournisseur, elle établit une incitation à maintenir la qualité à un bon niveau, cette incitation jouant sur le moyen terme de la relation. Cet effet incitatif fut exploité à fond dans la situation de guerre. Au début de la guerre, l’administration militaire (Ordnance Department de l’Armée) s’est interrogée pour savoir s’il était préférable d’inciter les sous-traitants à mettre en oeuvre le contrôle de qualité sur leurs processus de fabrication ou de se contenter de contrôler le résultat par échantillonnage. La première voie est apparue trop longue, sans garantie de résultats, et l’on choisit la deuxième. Mais les méthodes conçues eurent des effets allant aussi dans le premier sens.
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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Savoir faire et savoir utiliser

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Savoir faire et savoir utiliser

Dans quelle mesure ce phénomène existe dans tous les secteurs sociaux, est un profllème difficile à résoudre. Mais en observallt les secteurs sensés de produire des connaissances, il est[r]

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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Savoir sauvage et savoir savant

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Savoir sauvage et savoir savant

D'un autre côté, toute culture exige une vision du monde, un point de vue totalisant; on peut considérer que la science a ici besoin d'un "complément" que produit le "travail[r]

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Le récit et le savoir

Le récit et le savoir

Eisenstein, un des cinéastes les plus conscients de son art. En 1934, l'esthétique réaliste socialiste est en passe de devenir hégémonique en Union Soviétique. Pour se défendre de l'accusation de formalisme, Eisenstein (1969) choisit d'analyser un fragment tiré de son film Potemkine (1925). Il a sélectionné, non une des scènes chocs à forte charge émotionnelle et thématique, mais une séquence choisie au hasard : les quatorze plans qui précèdent la fusillade de l'escalier d'Odessa, celle où les yoles s'élançant vers le cuirassé pour apporter des vivres aux mutins sont saluées par les habitants de la ville. Il s'agit, pour Eisenstein, de démontrer comment et combien le contenu s'exprime dans la forme même du film. Au-delà de cet exemple précis, il veut défendre l'idée d'une «cinécriture», l'idée que les plans qui constituent un film, «non maintenus par la pensée du montage et par la composition deviennent jouet esthétique, but en soi» car c'est le montage qui est «la syntaxe qui permet de construire correctement chaque fragment isolé du film» (p. 8). L'analyse rigoureuse et profonde de ces quatorze plans montrent que c'est la composition plastique à l'intérieur des plans et dans leur enchaînement qui exprime le lyrisme communicatif et l'idée de fraternité, qui transforme l'union des thèmes développés plastiquement en union idéologique-thématique. Cette analyse d'Eisenstein, pourtant brève, est considérée, aujourd'hui, comme le prototype, l'ancêtre de l'analyse filmique (Aumont et al., 1988, p. 19) bien qu'elle fut réalisée sur un film muet. Elle est restée inédite en français jusqu'en 1969. Durant ces trente cinq années d'éclipse, d'autres discours sur le cinéma ont vu le jour.
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Le coût du savoir

Le coût du savoir

Cependant, une analyse du contrat scolaire relatif aux savoirs peut être proposée à ces élèves par les maîtres d’adaptation : c’est un des moyens pour les engager à venir occuper la position d’élève, à accepter d’être surpris et de surprendre pour arriver à connaître, c’est-à-dire accepter d’être fait ignorant d’un savoir nouveau, accepter d’éprouver le manque d’un savoir qui semble ancien et de le dire, accepter d’avoir imaginé des solutions à des problèmes que les autres ne se sont pas posés. Cela suppose que l’École, sûre de ses moyens et de ses effets, puisse proposer aux élèves un espace relativement isolé de ce que l’on appelait il n’y a guère « le Monde » pour signifier qu’il était le domaine de la violence brutale des passions adultes.
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Du savoir aux saveurs

Du savoir aux saveurs

L’histoire du premier Label de Qualité Wallon « Blanc Bleu Fermier » offre un éclairage particulier à cette question.. Partie II D’autres terrains d’expériences.[r]

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Discours de formateurs et rapport au savoir : l’explicitation située de l’action comme discours professionnel

Discours de formateurs et rapport au savoir : l’explicitation située de l’action comme discours professionnel

de verbalisation étudiées ici nous semblent constituer, au-delà de leur hybridité constitutive, une réelle valeur heuristique pour la recherche en formation professionnelle. La deuxième raison pour laquelle l’étude des formes situées de l’ex- plicitation semble prometteuse réside dans la possibilité qu’elle offre de verbaliser l’expérience dans un cadre communicationnel certes in- luencé par la présence du chercheur, mais qui ne se coupe pas des conditions réelles d’effectuation du travail. Dans les données consti- tuées et analysées ici, le chercheur endosse en effet une posture bien particulière. Il se positionne comme une instance d’observation qui ne se dissout ni dans le point de vue radicalement endogène des membres, ni dans celui d’une expertise exogène, visant à prescrire ou évaluer les pratiques attestées au nom de savoirs issus de la recherche. Cette posture nous parait particulièrement propice à la sollicitation et à l’ac- compagnement d’une démarche rélexive, dès lors qu’elle invite les for- mateurs à rendre leur activité interprétable dans un contexte à la fois distinct de leur environnement de travail habituel, mais qui en constitue une forme d’expérience proche. Cette proximité n’est sans doute pas étrangère au caractère souvent spontané des démarches rélexives obser- vées. Elle pourrait contribuer à dépasser ce qui constitue un écueil maintes fois relevé dans les démarches d’analyse de l’activité d’inspira- tion ergonomique à propos des professions techniques (Boutet, 1995) : la dificile verbalisation du travail et l’absence de mots et de genres de discours constitués pour dessiner dans ses subtiles nuances les contours de l’expérience professionnelle. Dans cette perspective, l’aménagement de tels espaces discursifs peut être vu comme une opportunité de dé- veloppement professionnel des formateurs, et une occasion pour eux d’endosser des identités complexes, à l’intersection d’une compétence technique et d’une compétence didactique. Ces espaces discursifs sont certes dificilement transposables à l’ensemble des contextes éducatifs, mais ils nous semblent constituer un outil particulièrement adapté aux réalités de l’activité des formateurs de la formation professionnelle initiale.
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Savoir métamorphosé, savoir métamorphosant : le devenir des personnages tragiques dans les Métamorphoses d'Ovide

Savoir métamorphosé, savoir métamorphosant : le devenir des personnages tragiques dans les Métamorphoses d'Ovide

ne Bacchica sacra uideres 51 ! avant de lui annoncer exactement ce qui va lui arriver. L’articulation entre vision, savoir et péril ici mise en scène est omniprésente dans l’œuvre ovidienne ; elle l’est en particulier dans les livres III et IV des Métamorphoses, placés sous le signe de Bacchus, dieu panoptique et omniscient, aussi dangereux que fascinant ; elle ressurgira dans les élégies de la relegatio, lestée d’une actualité poignante par le destin personnel d’Ovide, désormais confondu avec ses propres personnages 52 et seul sur scène 53 . Jusqu’au bout, malgré les avertissements de ceux qui connaissent la grandeur de Bacchus parce qu’ils ont vu son pouvoir de métamorphose et de mort, Penthée refusera d’accéder lui- même à cette connaissance, et l’instant où il l’aura enfin sous les yeux sera celui de sa mort ; une mort brute, sans métamorphose, climax d’un récit dans lequel la tension dramatique ne cesse de croître au fil de discours qui tentent vainement de transmettre un savoir vital au roi plein d’hybris, incarnation exceptionnellement forte de la figure tragique du furiosus. À cette figure, dont les paroles et la gestuelle sont éminemment théâtrales, répondra l’euidentia matérielle de la présence de Bacchus, qui sous ses formes végétales et animales envahit tout, répand un furor autrement plus destructeur que celui des hommes et brouille les frontières génériques : dominée par le dieu de la tragédie, cette séquence narrative est, génériquement parlant, en proie à une prolifération interne qui, dans son principe, semble émaner du dieu, mais conduit paradoxalement à déformer le tragique. Ainsi l’action héritée d’Euripide et de Pacuvius est-elle longuement interrompue par le récit d’Acétès, c’est-à-dire de Bacchus lui- même (v. 582-691), qui nous place conjointement dans l’atmosphère des Idylles de Théocrite et de l’Hymne
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Tout le savoir du monde

Tout le savoir du monde

roue d’un engrenage sans fin ». La rencontre d’Henri La Fontaine avocat, ancien secrétaire d’Edmond Picard, spécialisé en droit international et également membre du parti socialiste, devient tout aussi décisive pour Paul Otlet. Henri La Fontaine, futur prix Nobel de la Paix, qui vient d’être élu sénateur s’intéresse à un domaine connexe du droit, les sciences sociales. Les deux hommes se voient une première fois, dans le bureau d’Edmond Picard et sympathisent immédiatement. Ils partagent le même intérêt pour l’organisation du travail intellectuel et le même sentiment d’urgence face à une mise à disposition des connaissances. « Nous avions l’un et l’autre le désir d’universalité ferré à nos esprits », dira Paul Otlet. Grâce à Henri La Fontaine de quatorze ans son aîné, Paul Otlet se rapproche de la « Société des Études sociales et politiques ». Celle-ci se transforme en 1893 en « Office international de bibliographie sociologique » et, peu de temps après en 1895, étend encore son champ d’action en devenant « Office international de bibliographie », tout court. Pourquoi Henri La Fontaine et Paul Otlet devraient-ils se limiter au droit et à la sociologie, alors que le domaine de la connaissance tout entier devrait être répertorié, classé, inventorié ? Chez eux, germe alors l’idée audacieuse de « cataloguer intégralement la production de tous les temps, de tous les lieux, sur toutes les matières, quelle que soit la langue utilisée ». Programme irréalisable au regard de la production actuelle, mais abordable à la fin du XIX e siècle qui a vu l’édition d’un peu moins de huit millions de livres toutes langues confondues. Créer une mémoire de la connaissance qui permette de savoir ce qui a été publié dans le monde devient l’œuvre de leur vie. Cette idée magnifique signe en fait le premier « moteur de recherche » imaginé par deux humanistes belges, un siècle avant l’arrivée de Google !
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Frontières numériques & savoir

Frontières numériques & savoir

Naserddine Bouhaï, Hakim Hachour & Imad Saleh Introduction Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité de plusieurs volumes de la collection Local & Global, dirigée par les Professeurs François Soulages et Gilles Rouet. Il fait suite au deuxième colloque qui s’est tenu à Fès les 18 et 19 novembre 2014 sur le thème de « Frontières Numériques ». Les contributions de cet ouvrage questionnent la notion de frontière dans son rapport au numérique. Il reprend un ensemble d’articles retravaillés dans une version plus étendue, et enrichis par les remarques et les suggestions des participants au colloque. L’ensemble des contributions présentes dans cet ouvrage constitue le 1 er volume intitulé « Frontières Numériques & savoir ». Un 2 e volume complémentaire à ce dernier, intitulé « Frontières numériques & artéfacts » est également disponible.
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