dialogue des parties prenantes

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La collaboration : pourquoi et avec quelles parties prenantes ?

La collaboration : pourquoi et avec quelles parties prenantes ?

Au niveau de la perception par Lafarge de ses parties prenantes, l’entreprise adopte une définition fortement liée à celle de Freeman (1984). En effet, elle annonce que ses « parties prenantes sont les individus ou les organisations qui ont une influence sur [ses] activités ou qui sont influencés par [ses] activités : actionnaires, clients, salariés, syndicats, autorités, communautés, entreprises partenaires, etc. ». Cette définition se concrétise pour Lafarge par une logique de dialogue. Ce dialogue se fait aussi bien au niveau local quant à la gestion particulière de chaque site, au niveau des unités opérationnelles avec les parties prenantes propres à chaque activité, ainsi qu’au niveau du groupe dans l’orientation globale de l’entreprise. Enfin, ce dialogue est fondé sur trois responsabilités que l’entreprise se reconnaît envers ses parties prenantes : la fourniture d’information à ses parties prenantes, l’écoute et la prise en compte de leurs attentes et l’encouragement à un échange bénéfique réciproque. A travers ces responsabilités, l’entreprise veut surtout « assurer l’acceptation de [ses] opérations et [son] succès à court et à long terme [par ses parties prenantes] et bénéficier de leur soutien ».
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L’engagement envers les parties prenantes dans les démarches de développement durable des PME québécoises

L’engagement envers les parties prenantes dans les démarches de développement durable des PME québécoises

65 qu’elle peut être victime, au même titre que ses clients, de la mauvaise réputation du secteur extractif. À ce titre, madame Daphnée Turcotte, coordonnatrice développement durable chez Boréalis, a d’ailleurs mentionné les débats quelques peu houleux pouvant survenir lors de la visite d’étudiants; ces derniers étant souvent très critiques des choix de clients et de projets de Boréalis (Turcotte, 2013). Pour palier à cette contrainte, Boréalis devrait tenter d’améliorer la communication de sa politique quant à ses choix de projets ainsi que faire preuve de plus de transparence quant à ses choix d’actions ou d’inactions. Ainsi, bien qu’une plus grande transparence ne soit pas garante d’une plus grande acceptation de la part de ses parties prenantes, celle-ci permet à tous de dialoguer en toute connaissance de cause, les différents partis ayant toute l’information nécessaire pour forger leur opinion. La finalité du dialogue pourra ainsi être vouée à la bonne foi de chacun.
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Les sujets LGBT dans la campagne présidentielle 2017 : discours, parties prenantes, représentations

Les sujets LGBT dans la campagne présidentielle 2017 : discours, parties prenantes, représentations

B) L’utilisation d’un vocabulaire proche du vocabulaire politique mais aussi du droit La lisibilité des revendications n’est pas passée seulement par la concentration des demandes et le rassemblement des associations, mais aussi par l’utilisation d’un vocabulaire lisible politiquement, pendant la campagne de 2017 mais aussi au moment d’élections locales pendant les années suivant les débats sur le mariage et l’adoption. L’Inter-LGBT a créé trois documents à destination des régions, départements et villes, qui recensent des actions à mettre en place au niveau local pour agir contre les discriminations. Ces guides mettent l’accent sur les actions « sur le terrain » 57 qui complètent l’évolution législative de l’ouverture du mariage et de l’adoption. Les guides à destination des villes et des départements, réalisés à partir de la même charte graphique, marquent d’un « smiley » les actions faciles à réaliser et peu coûteuses à destination des petites communes. Ces documents sont adaptés aux compétences de chaque collectivité locale et recensent de nombreuses idées dans des domaines diversifiés. Ils sont relativement courts, les propositions d’actions étant rédigées de façon brève, ce qui rend le document très lisible. Selon Aurore Foursy, ces documents sont surtout là pour faciliter un début de dialogue : « C’est à l’équipe locale de se saisir du sujet ensuite, et de travailler avec les élus » (voir annexe 5 pour l’entretien complet).Les associations locales comme les centres travaillent déjà avec des élu.e.s, comme l’ont assuré Erwann le Hô, président du Centre LGBT Côte d’Azur et Matthieu Gatipon-Bachette, Président de Couleur Gaies, association qui compose le centre LGBT de Metz (voir annexes 7 et 9), y compris avec des majorités réputées hostiles aux questions LGBT.
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Agir de manière socialement responsable: la richesse d'une approche par les parties prenantes

Agir de manière socialement responsable: la richesse d'une approche par les parties prenantes

politiques de développement économique, notamment en termes de création d'emplois. Pour les médias locaux, ces créations d'emplois constituent une condition nécessaire, mais non suffisante, de la responsabilité sociale. L’entreprise est devenue un acteur économique majeur de la région dont l’activité perturbe la vie locale. Sa responsabilité est dès lors également jugée sur ses signes de bonne volonté et de dialogue avec la communauté. Les évaluations de la responsabilité sociale de l'entreprise par les divers acteurs représentatifs du marché du travail sont également marquées par la diversité. Pour les instances syndicales au niveau des centrales, c'est le respect des acquis sociaux minimums et du droit à la représentation des travailleurs qui constitue l'échelle principale d'évaluation, alors que les autres employeurs de la région soulignent le caractère exemplaire de l'entreprise en matière de flexibilité. Pour le marché du travail local, peu au fait des tensions sociales internes à l'entreprise, la quantité d'emplois créés et le dynamisme économique constituent l'aune à laquelle se mesure la responsabilité, avant tout autre considération sociale ou environnementale. Les échelles d'évaluation du monde syndical sont marquées par la diversité : d’une part, les
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Saisir l’évaluation de l’université en actes : interprétations et appropriations des parties prenantes.

Saisir l’évaluation de l’université en actes : interprétations et appropriations des parties prenantes.

En outre, les parties prenantes à l’autoévaluation ont mis à profit l’espace de discussion pour porter des revendications spécifiques, propres à leur situation au sein de l’Université. Par exemple, les représentants des chercheurs ont défendu l’harmonisation des statuts professionnels multiples, le représentant PATO a évoqué des problèmes entre le personnel des administrations facultaires et le service général d’informatique, les étudiants ont mis sur la table leurs critiques vis-à-vis de leur intégration dans les organes décisionnels, etc. Les membres du groupe de travail étaient tous impliqués dans d’autres organes en tant que dirigeants ou représentants. Dans les instances permanentes, les travaux sont généralement plus formalisés, avec des ordres du jour fixés et des points généralement préparés à l’avance : peu de place est laissée au débat. L’espace constitué par le groupe de travail, temporaire et ouvert aux discussions, est un lieu de rencontre inédit entre représentants et autorités et une occasion pour (re)lancer le dialogue à propos de certaines réclamations spécifiques.
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La mesure des performances de développement durable et l'investissement socialement responsable : perceptions des parties prenantes et stratégies de légitimation

La mesure des performances de développement durable et l'investissement socialement responsable : perceptions des parties prenantes et stratégies de légitimation

178 tends to outline the usefulness of numbers in solving problems (Espeland & Stevens, 2008; Porter 1995). Quantification also helps to communicate with users (Latour, 1987; Callon 1986), such asstakeholders involved in the SRI or CSP assessment process. In this perspective, numbers are used as a means of communication and even persuasion. To a certain extent, by using numbers, SRI practitioners disclose ESG performance achieved by assessed companies to other stakeholders so that they can judge them. Furthermore, this allows them to distinguish performers and underperformers or outliners. In this regard, measurements tools help “classify, reward, punish and organize interventions” (Espeland & Stevens, 2008, p.416). For this purpose, figures manufactured through CSP assessment process may be reused by investors and fund managers to justify their investment decision and/or engage dialogue with companies. By using numbers, SRI practitioners not only attempt to convince stakeholders of the validity of assessment tools and methods but also of the utility of CSP assessment. Thus, numbers help constitute (positively) ESG factors by “directing attention, persuading, and creating new categories for apprehending” (Espeland & Stevens, 2008, p. 404) the SRI phenomenon. This is an important issue as part of this study since SRI practitioners tend to use quantification not only to justify the relevance of CSP assessment but also to convince stakeholders of the necessity of integrating ESG issues into mainstream investment decisions. Hence, quantitative tools act as means of persuasion and creation of trust (Mouritsen & Thrane, 2006) and thereby participate in the construction of the SRI field. The use of rhetoric can enhance these strategies of persuasion.
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Contrôle et pilotage de la performance globale des universités. Une approche par les parties prenantes : l'exemple du développement durable

Contrôle et pilotage de la performance globale des universités. Une approche par les parties prenantes : l'exemple du développement durable

108  Le premier échelon de la performance correspond au système de contrôle actuellement déployé dans les universités, il est de type diagnostique (Simons, 1995) mais ne permet pas le pilotage de l’établissement en dehors du contrôle budgétaire et de la production d’indicateurs statistiques quantitatifs contraints par les obligations de reporting auprès des autorités de tutelle et agences d’évaluation. Des dispositifs de calcul de coûts existent ponctuellement mais cette comptabilité analytique ne constitue pas pour autant un outil de pilotage. Cet échelon correspond à une vision de la performance étroite. Le dialogue de gestion existe mais est limité puisqu’il prend essentiellement la forme d’un échange asynchrone du type « demande puis réponse » avec la plupart des services et composantes ; il est un peu plus élaboré avec des composantes disposant d’un degré d’autonomie supérieur comme par exemple les instituts (IUT, IAE) puisque dans ce cas il s’agit de contractualiser sur les objectifs et les moyens, néanmoins le dialogue se situe encore dans le cadre d’une vision étroite de la performance et porte avant tout sur des aspects budgétaires et financiers. Le contrôle diagnostique est à ce niveau réalisé sur des données non fiabilisées (Rapports de la Cour des comptes 2005, 2013 ; IGAENR, 2009) et engendre des tensions dans le dialogue de gestion où les chiffres fournis par les parties sont régulièrement contestés (Petitjean, Ory et Côme, 2014). Ceci contribue à l’existence en parallèle d’un fort système de contrôle non cybernétique de type modèle de la poubelle (Cohen, March et Olsen, 1972).
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L’information diffusée par l’exploitant sur le risque nucléaire : quelle réponse aux attentes des parties prenantes ?

L’information diffusée par l’exploitant sur le risque nucléaire : quelle réponse aux attentes des parties prenantes ?

éventuelles alliances de groupes de parties prenantes, le degré d’influence de chaque partie prenante sur l’entreprise. Les auteurs caractérisent donc les demandes des groupes de parties prenantes à l’entreprise selon qu’elles sont contraires ou complémentaires et analysent le degré d’influence de chacune des demandes et la manière dont l’entreprise peut y répondre. Zadek (1998) indique que la diffusion d’une information est nécessaire pour mettre en place une communication entre l’entreprise et ses parties prenantes. Ces dernières peuvent vérifier l’engagement de l’entreprise ainsi que ses réponses face à leurs préoccupations. Cependant, cette communication semble biaisée : les entreprises diffusent une information mais rares sont les moments où les parties prenantes peuvent donner leurs opinions sur cette information. Thomson et Bebbington (2005) précisent cette idée de retour sur la communication de l’entreprise par les parties prenantes. Ils utilisent ainsi l’analogie de l’éducation : les parties prenantes sont éduquées par l’entreprise du fait de la fourniture d’une information sur leurs activités. Cette éducation repose sur le fait que l’entreprise informe les parties prenantes sur des événements qui leur étaient auparavant inconnus ou mal connus. Les deux composantes de l’éducation sont donc présentes : le maître qui délivre les comptes (ici l’entreprise) et l’étudiant qui les reçoit (ici les parties prenantes). Cependant, cette éducation ne doit pas se réaliser n’importe comment. Les deux auteurs insistent sur le fait que dans ce cadre d’analyse, elle doit prendre la forme d’un dialogue et non d’une accumulation de connaissances sans discussion : les parties prenantes doivent être impliquées, il faut savoir quels sont les enjeux importants et la manière avec laquelle l’entreprise y répond. Cependant, la diffusion de l’information sociale et environnementale est souvent vécue comme ne facilitant pas le dialogue entre l’entreprise et ses parties prenantes. Les deux auteurs concluent qu’il est regrettable que les utilisateurs des comptes sont souvent vus comme des receveurs passifs de l’information.
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Les stratégies de responsabilité sociale des petites et moyennes entreprises : quels effets pour quelles parties prenantes ?

Les stratégies de responsabilité sociale des petites et moyennes entreprises : quels effets pour quelles parties prenantes ?

- L’intensité de la stratégie RSE n’est pas systématiquement fonction des types de PP identifiées. Conclusion L’étude de la stratégie RSE de trois PME du secteur de la métallurgie et du rôle que jouent les parties prenantes a permis de formuler trois propositions. Tout d’abord, la mise en œuvre d’une stratégie RSE en PME dépend bien des PP en présence dans un secteur d’activité donné et de la considération que le dirigeant leur confère pour assurer le bon fonctionnement de son entreprise. Toutefois, l’intensité et l’orientation de la stratégie RSE ne dépendent pas exclusivement des intérêts portées et des types de parties prenantes identifiées. Elles dépendent également des convictions personnelles du dirigeant qui sont une condition sine qua non de la mise en place et du développement de pratiques responsables. Les dirigeants convaincus du bien-fondé de la RSE vont adopter une stratégie RSE, en répondant aux attentes des principales parties prenantes de l’entreprise ainsi qu’en mettant en place des actions proactives, leur permettant de réduire l’impact de l’activité de l’entreprise sur les volets de la RSE, de proposer des produits et services innovants et de renforcer leur avantage concurrentiel.
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Pépite | Décomposition des gains de productivités et distribution des effets prix entre les parties prenantes

Pépite | Décomposition des gains de productivités et distribution des effets prix entre les parties prenantes

Troisièmement, nous développons une approche méthodologique pour décomposer l'inefficience technique globale des firmes à un niveau agrégé tel que le secteur ou l’économie en deux composantes : l’inefficacité technique individuelle et l’inefficacité structurelle. Cette décomposition a été appliquée aux mêmes données américaines que pour la deuxième analyse. Un processus de convergence a été étudié pour les deux composantes et une analyse de données de panel a été utilisée pour lier les changements des deux composantes aux changements des avantages/désavantages prix des parties prenantes. Les résultats confirment clairement les processus de convergence à la fois pour le rattrapage technologique et pour les processus de production (mix d’input/output). En utilisant le lien existant entre le taux de croissance de la productivité globale des facteurs (PGF) et les avantages/ désavantages prix, nous estimons ensuite l'influence des changements d'inefficiences technique et structurelle sur la rémunération de chaque partie prenante. Une régression en données de panel a révélé que les clients et les managers ont bénéficié substantiellement des deux processus de convergence alors que le contraire a été trouvé pour les fournisseurs. Les employés et les fournisseurs de capitaux n’ont pas été affectés par les processus de convergence de l'inefficacité technique et des processus de production car leurs avantages prix semblent essentiellement être reliés aux cycles macroéconomiques.
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Policy dialogue: do parties need to liaise?

Policy dialogue: do parties need to liaise?

• Policy dialogue at local level [people health needs, community empowerment, scaling up, entrepreneurship, …] • Policy dialogue build on country experience, context and capacity,… [Existing mechanisms, Etats généraux, discussions prior to elections,…]

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Nouvelles régulations territoriales et l'évaluation des activités des entreprises et de leurs système de parties prenantes

Nouvelles régulations territoriales et l'évaluation des activités des entreprises et de leurs système de parties prenantes

Ainsi, les acteurs de l’offre et de la demande complexifient les enjeux de création de valeur (basée jusqu’ici sur une relation de transaction plus ou moins monétarisée ou chacun avait une posture stable, soit de prestataire, soit de client) et apportent la problématique « de la performance d’usage » au centre des enjeux de co-conception d’une « valeur partagée mais pas divisée » (VaileanuPaun, EDF, 2009).Les deux dimensions du changement de modèle économique dans l’approche Grenelle II sont d’une part la relation de coopération forte entre les acteurs et d’autre part la pris en compte des parties prenantes analysés ici comme système d’acteurs influençant la création et l’évaluation de la valeur au-delà d’une évaluation pure financière ou capitalistique.
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Pacte social et gouvernance de l'entreprise. Pour un nouvel équilibre entre les parties prenantes

Pacte social et gouvernance de l'entreprise. Pour un nouvel équilibre entre les parties prenantes

(2000-2002 ; 2007 … ) ont mis en évidence les limites de cet intégrisme actionnarial et suscité un élargissement des attentes de la société vis-à-vis de l’entreprise au moment où l’interprétation de son fonctionnement se transformait. Une entreprise n’existe que par la fidélité de ses partenaires, de tous les acteurs, individus ou groupes, qui peuvent influencer la réalisation de ses objectifs ou être affectés par leur poursuite, les désormais fameuses « parties prenantes » (Freeman, 2010). La marchandisation des relations sociales a eu des effets dévastateurs sur la cohésion des organisations productives. L’évolution de la sensibilité collective est marquée par une exigence croissante de responsabilité et par le besoin de voir reconnaître une performance hors marché, tournée vers le développement du lien social, la préservation du désir de vivre ensemble, de « faire société », de relier les individus dispersés dans un groupe
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La légitimité des parties prenantes dans l'aménagement des villes : éthique de la conduite des projets urbains

La légitimité des parties prenantes dans l'aménagement des villes : éthique de la conduite des projets urbains

renforcer l’idée que le droit de propriété personnelle constitue bien un type de revendication légitime (à différents niveaux) de certaines parties prenantes dans les projets urbains. Critique de la théorie libertarienne : Au contraire des libertariens, Rawls (1987 : 93) considère que le « droit de posséder certaines formes de propriété » ne relève pas forcément des libertés de base (même si le droit de propriété personnelle est bien une liberté de base chez lui), et n’est donc pas nécessairement concerné par le principe prioritaire de la justice : le principe de liberté. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un principe important dans cette conception de la jus- tice, en tant qu’il s’agit d’un droit a minima concerné par le deuxième principe de la théorie rawlsienne, le principe de différence. Cela n’est pas pour dire que le principe de Rawls tolèrerait que le pharmacien soit perdant dans le projet sans compensation. Dans sa théorie, une action juste suppose en effet de vérifier le deuxième principe : le principe de différence. Selon ce prin- cipe une action juste doit être à l’avantage de tous, en particulier des plus défavorisés. Dit au- trement, si elle doit privilégier les plus défavorisés, une action juste doit toutefois être à l’avan- tage de tous. Partant de ce postulat on pourrait considérer que l’expropriation est justifiée si les effets négatifs du projet sur le pharmacien sont compensés par des avantages positifs au moins égaux ou supérieurs (indemnités d’expropriation). Cet argument (résolument utilitariste) vaut sous réserve de considérer que la propriété du pharmacien est traduisible en un prix ; même si l’argument est discutable, on pourrait imaginer une autre forme de compensation (la fourniture d’un local équivalent, la garantie d’un emplacement stratégique ailleurs dans le quartier, etc.) conforme au deuxième principe de Rawls. Les libertariens ne partageraient pas toutefois cet argument, en considérant que le projet porte atteinte de manière inéluctablement injuste au droit de propriété du pharmacien.
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La mobilisation des parties prenantes dans les démarches d'agenda 21 local : stratégie pour la ville de Macon

La mobilisation des parties prenantes dans les démarches d'agenda 21 local : stratégie pour la ville de Macon

17 Par ailleurs, un troisième point faible a été identifié dans l’étude réalisée par Christiane Arsenault dans le cadre de son mémoire. En effet, ce dernier est notamment basé sur l’élaboration d’un outil d’aide à la décision destiné aux acteurs d’une démarche Agenda 21. Dans son travail, l’étudiante a donc réalisé le diagnostic du processus de la Ville de Sorel-Tracy via cet outil. Tout d’abord, la lacune désignée comme la plus importante à l’issue de ce diagnostic concerne l’ « empowerment ». Il s’agit du « processus par lequel un individu ou un groupe acquiert les moyens de renforcer sa capacité d’action, de s’émanciper » (Bacqué, 2005, p. 32). Autrement dit, cette notion fait référence au processus par lequel les acteurs développent leurs capacités et accroissent leur pouvoir de participation ; c’est l’« acquisition du pouvoir d’agir » chez les acteurs (Arsenault, 2010). En ce qui concerne l’Agenda 21, cela correspond au fait que ces derniers doivent s’approprier les concepts du développement durable avant de les mettre en pratique. Cette capacité d’agir de l’acteur se décline en un développement de compétences et en un sentiment de compétences. Ces dimensions contribuent à donner à l’acteur les moyens pour passer à l’action. A Sorel-Tracy, le développement de compétences, qui se fait par des expériences directes ou par l’accès à des outils, est une première faiblesse. En effet, afin de mettre en œuvre le développement durable sur leur territoire, les parties prenantes doivent avoir accès à des outils techniques et organisationnels. Or, la plupart des outils étaient en construction durant l’élaboration du plan d’action, et n’ont donc pas pu être exploités. L’accès aux outils représente donc une faiblesse de la démarche. De plus, en ce qui concerne le sentiment de compétences, celui-ci apparaît faible pour le cas de Sorel-Tracy. En effet, la plupart des participants interrogés déclarent ne pas maîtriser suffisamment les concepts de développement durable et d’Agenda 21, ou les jugent complexes. Les parties prenantes moins informées ont également un niveau d’empowerment plus faible : elles sont plus discrètes et lancent moins de propositions. Les participants ont également beaucoup de difficulté à identifier le rôle ou les compétences spécifiques à leur organisation dans la démarche. Par conséquent, ce faible sentiment de compétence représente un réel frein à la mise en œuvre de l’Agenda 21 (Arsenault, 2010).
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L'implication des parties prenantes dans la démarche développement durable d'un festival : proposition d'une méthode de gestion

L'implication des parties prenantes dans la démarche développement durable d'un festival : proposition d'une méthode de gestion

Le manque d’intérêt pour le DD de la part des parties prenantes notamment internes a aussi été identifié comme un frein important pour les festivals. On retrouve bien ce même problème au festival des Nuits de Champagne où la démarche a été construite de façon à impliquer les employés permanents mais où ces derniers sont finalement plus facilitateurs qu’acteurs de la démarche dans le sens où ils donnent leur accord pour la mise en place des actions mais y participent peu. Ce problème peut en partie être lié au manque de continuité et d’innovation de la démarche. Un levier qui pourrait résoudre ce problème pourrait être d’engager les employés d’une façon différente : la méthode actuelle leur permet encore d’être spectateur, pour pallier au manque d’intérêt et les faire devenir acteurs de la démarche il faut une approche qui les incite à s’approprier la démarche et les actions. Un soutien plus appuyé de la démarche de la part de la direction a également été identifié comme un levier potentiel.
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Les opérations de ICO pour les entreprises innovantes. Recommandations managériales à destination des parties prenantes d'une opération de ICO

Les opérations de ICO pour les entreprises innovantes. Recommandations managériales à destination des parties prenantes d'une opération de ICO

13 « Comment réussir une opération d’ICO pour une entreprise innovante ? : recommandations managériales pour les parties prenantes d’une opération de ICO ». En effet, le terme « réussir » concerne autant l’entreprise émettrice qui a besoin de fonds pour se lancer, que l’investisseur, qui recherche un placement rentable, ou « utile ». Ainsi, il s’agira de présenter aux futurs acteurs des « moyens », ou des conseils, pour rendre ces opérations, non seulement plus rentables, mais également plus sécurisées. De plus, étant un sujet concernant des nouvelles technologies, dont la technicité est parfois élevée, donc difficilement compréhensible quand on n’est pas « du milieu scientifique», nous nous baserons sur plusieurs types de documents. En effet, nous citerons des articles de recherche, venant de sites comme RESEARCH GATE ou le CAIRN. De plus, des rapports officiels disponibles en ligne, venant d’institutions politiques (SENAT, ASSEMBLEE NATIONALE), ou d’autorités financières (FINMA, SEC, AMF) seront également pris en exemple. Enfin, des articles venant de presses spécialisées dans le numérique, comme NUMERAMA, dans l’économie comme LES ECHOS, ou dans la Blockchain, comme BLOCKCHAIN FRANCE, seront également étudiés.
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Les déterminants de la participation des parties prenantes à une démarche de marketing territorial : le cas d’une marque de territoire française

Les déterminants de la participation des parties prenantes à une démarche de marketing territorial : le cas d’une marque de territoire française

15 l’endroit de la démarche d’ANM apparaissent influencer la participation à la démarche de mar- keting territorial d’ANM. Reposant sur les résultats de l’étude qualitative, de nos observations et de recherches antérieures, deux modèles théoriques des déterminants de la participation des parties prenantes de la démarche de marketing territorial d’ANM ont été proposés : un modèle des adhérents d’ANM et un modèle des pionniers-ambassadeurs de la marque ANM. Les adhé- rents de la marque sont des personnes morales (entreprises, associations, collectivités, universi- tés, comités d’expansion …) soutenant le développement de la marque en adhérant à l’association porteuse de la marque. Les pionniers constituent une communauté rassemblant, sur la base du volontariat, des personnes habitant l’Auvergne ou originaires d’Auvergne, quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle, dont le trait commun est de vouloir contribuer à la valorisation et au rayonnement de l’Auvergne. Les pionniers sont donc les ambassadeurs de la marque ANM, c’est-à-dire des personnes ayant un rôle de prescripteurs de la marque en en parlant positivement autour d’eux, par le biais, soit des réseaux sociaux numériques, soit en face à face à travers leurs différentes relations personnelles et professionnelles (Andersson et Ekman, 2009 ; Taecharungroj, 2016 ; Houllier-Guibert et al., 2018).
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Lumière sur les coopératives de solidarité! Originalité et potentiel de contribution des coopératives multisociétariat à l’approche des parties prenantes

Lumière sur les coopératives de solidarité! Originalité et potentiel de contribution des coopératives multisociétariat à l’approche des parties prenantes

Le contexte d’émergence de la coopérative de solidarité, ses acteurs, de même que certaines de ses principales caractéristiques institutionnelles et organisationnelles sont comparées à celles d’autres initiatives, dont certaines sont coopératives (la SCIC française ou la coopérative sociale italienne, par exemple), d’autres pas (tables rondes, tables de concertation ou programmes de participation des travailleurs, entre autres). À la lumière de cette comparaison, nous soutenons que les coopératives multistakeholder sont les seules à institutionnaliser le multistakeholderisme tout en offrant à leurs parties prenantes une potentielle triple participation au pouvoir, au capital et à l’activité. Enfin, face au constat du peu de recherches ayant été menées au sujet de l’émergence organisationnelle et des processus de gouvernance des initiatives multistakeholder, nous avançons que de telles études pourraient enrichir la gestion des parties prenantes et la théorie associée.
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Des accords entre parties prenantes
pour gérer l'impact des prélèvements agricoles individuels
dans les nappes phréatiques ?

Des accords entre parties prenantes pour gérer l'impact des prélèvements agricoles individuels dans les nappes phréatiques ?

de´finition meˆme de la surexploitation des eaux souterraines reste encore une notion controverse´e. D’une part, le lien entre surexploitation et niveau pie´zome´trique est discutable, ce der- nier n’e´tant qu’un des indicateurs a` prendre en compte pour de´terminer le niveau d’exploitation des nappes. D’autre part, se pose la question du partage de l’exploitation d’une res- source a` renouvellement tre`s lent entre les ge´ne´rations pre´sentes et futures : quelle proportion de la ressource doit- on le´gitimement conserver pour les « ge´ne´rations futures » ? Toutefois, me ˆme en l’absence de mesures pre´- cises et non contestables de l’impact de l’homme sur les niveaux des aquife`res, il est important d’agir sur les pre´le`ve- ments avant que leurs effets ne soient irre´versibles. L’E´tat franc¸ais a donc de´cide´ de de´finir des volumes pre´leva- bles par les diffe´rents usagers dans le cadre de la LEMA et de se donner les moyens financiers d’obtenir des mo- de`les hydroge´ologiques, permettant de fournir une premie`re estimation des quantite´s pre´levables pour une exploi- tation durable des ressources en eau souterraine. Cet effort jettera les bases des connaissances ne´cessaires a` la mise en place de contrats entre les parties concerne´es.
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