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Surveillance de la sécurité de la vaccination H1N1 chez les travailleurs de la santé

Surveillance de la sécurité de la vaccination H1N1 chez les travailleurs de la santé

La vaccination contre l'influenza chez les travailleurs de la santé en 2009 a été bien différente de celles des autres années (Bilgin, A. et al., 2011; Hilton, S. et Smith, E., 2011). La pandémie et son traitement médiatique ont certainement eu un impact sur l'attitude des travailleurs de la santé face à la vaccination pour cette année (Bilgin, A. et al., 2011; Henrich, N et Holmes, B., 2011). Une étude menée en Turquie au moment de la pandémie chez les travailleurs de la santé révèle que la crainte d'effets secondaires possibles suite au vaccin ainsi que le manque d'évaluation approfondie sur le terrain avant la commercialisation du vaccin étaient les raisons les plus communes d'hésitation ou de refus à se faire vacciner (Bilgin, A. et al., 2011). Au Québec, la controverse publique importante concernant la sécurité du vaccin pandémique adjuvante a fait rage dans les semaines précédant le début de la campagne de vaccination. Si ceci a pu stimuler la participation de certains travailleurs, pour d'autres, le fait qu'une surveillance soit mise sur pied confirmait leur inquiétude que le vaccin n'était pas sécuritaire et diminuait l'acceptabilité de cette surveillance. Nous avons trouvé important de vérifier la perception de ce projet par les travailleurs et avons inclus une question lors du dernier questionnaire de la phase I. Les résultats montrent qu'une majorité (77 %) des travailleurs s'est dite ni plus ni moins rassurée concernant la sécurité du vaccin par le fait qu'il y ait eu une surveillance des effets secondaires dans le cadre du projet pilote. Par ailleurs, le nombre de gens s'étant trouvés plus rassurés concernant la sécurité du vaccin est près de cinq fois plus grand que le nombre de gens s'étant trouvés moins rassurés en regard de l'existence du projet pilote. (20 % vs 4 %). Cela peut sembler encourageant, mais ces résultats ne reflètent que l'opinion des travailleurs de la santé qui participaient au projet. On s'attend donc à ce que leur opinion soit davantage positive que celle des personnes qui n'ont pas participé. Il aurait été très intéressant de sonder les travailleurs de la santé ayant refusé de participer au projet ou de se faire vacciner, afin de connaître les raisons de leur refus, mais ce ne fut pas possible lors de notre évaluation.
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Évolution des habitudes de vie et de l'état de santé auto-rapporté de travailleurs de dix entreprises québécoises suite à l'implantation de la Norme entreprise en santé

Évolution des habitudes de vie et de l'état de santé auto-rapporté de travailleurs de dix entreprises québécoises suite à l'implantation de la Norme entreprise en santé

inférieure de l’intervalle de confiance est près de un, cette dernière association pourrait cependant être dues au hasard. Pour la consommation de fruits et légumes, une analyse de sensibilité prenant en compte uniquement les participants pour qui l’IMC était disponible a permis de mettre en évidence une amélioration, chez les hommes, de 23% de la prévalence de la consommation de fruits et légumes de façon au moins modérée (≥ 5 portions/jour) entre le début et la fin de l’étude (RP : 1,23 [1,01-1,50]). Chez les travailleurs de 55 ans et plus, cette analyse de sensibilité a aussi permis d’observer une augmentation de 75% de la prévalence de la consommation des fruits et légumes de façon au moins modéré (≥ 5 portions/jour) entre le début et la fin de l’étude (RP : 1,75 [1,11-2,76]). En ce qui a trait au tabagisme, notons également qu’entre le début et la fin de l’étude, il y a eu une augmentation de 6% du nombre de travailleurs non-fumeurs de 55 ans et plus (RP : 1,06 [1,01-1,11]). Cependant, comme le rapport de prévalence est faible et que l’intervalle de confiance est près de un, cette association pourrait être due au hasard. De plus, nos analyses n’ont pas permis d’observer une amélioration significative de l’état de santé auto-rapporté. Il est possible que l’étude n’ait pas été conduite sur une période de temps assez longue ou encore que les changements de comportements n’aient pas été assez marqués pour que l’amélioration du niveau d’activité physique, de la consommation de fruits et légumes et du statut tabagique se traduise par une amélioration de la perception de l’état de santé par les travailleurs. Nos résultats suggèrent donc que l’implantation de la Norme entreprise en santé pourrait contribuer à l’amélioration de certaines habitudes de vie, notamment chez les travailleurs masculins et les travailleurs plus âgés, des groupes qui, selon la littérature, participent habituellement moins aux interventions de promotion de la santé en milieu de travail. Des études supplémentaires, notamment des études qualitatives, pourraient être effectuées afin de mieux comprendre pourquoi ces groupes semblent avoir mieux répondu aux interventions de la Norme entreprise en
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Le maintien en emploi de travailleurs ayant un trouble mental grave : apprendre à concilier travail et santé

Le maintien en emploi de travailleurs ayant un trouble mental grave : apprendre à concilier travail et santé

1.2.3 Les approches thérapeutiques L’intensité des cycles de stabilité-rechute peut être amenuisée par la prise de médicaments psychotropes. Hormis les médicaments en lien avec les problèmes de santé physique plutôt fréquents chez les personnes avec un TMG (p. ex. diabète) (El- Mallakh, 2007; Keefe, 2012; Robson & Gray, 2007), six principales classes de médicaments sont utilisées : antipsychotiques, antidépresseurs, anxiolytiques, stabilisateurs de l’humeur, stimulants du système nerveux central et agents procognitifs (Deglin, Vallerand, Sanoski, & Laplante, 2014; Fortinash et al., 2013; Healy, 2009). Tous ces médicaments comportent à divers degrés des effets indésirables importants susceptibles d’affecter le fonctionnement quotidien des travailleurs : tremblements, crampes musculaires, étourdissements, gain pondéral, modification de la résistance à l’insuline, hyperglycémie et diabète, somnolence, fatigue, troubles sexuels et diminution de la libido, sécheresse de la bouche, troubles du sommeil, céphalées, anxiété, etc. Ces effets indésirables sont parfois passagers, mais plusieurs persistent tout au long du traitement. Étant donné que les traitements ne guérissent pas le trouble mental, la prise de médicaments psychotropes est permanente. L’adhésion au traitement pharmacologique est souvent partielle, erratique, et fréquemment remise en question ou négociée (Simos, 2012; Stewart et al., 2010). Cela est entre autres dû à la méfiance, aux nombreux effets indésirables ou à une autocritique partielle, c’est-à-dire à un faible insight (Favrod, Maire, Bardy, Pernier, & Bonsack, 2011); cette capacité limitée de la personne à prendre conscience qu’elle souffre d’un trouble mental. L’abandon du traitement pharmacologique n’est pas rare et entraîne habituellement une détérioration de la condition mentale de même que des conséquences psychologiques, sociales et matérielles importantes.
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Première ligne de soins pour les travailleurs atteints de rachialgie occupationnelle : délai de consultation et premier fournisseur de services de santé

Première ligne de soins pour les travailleurs atteints de rachialgie occupationnelle : délai de consultation et premier fournisseur de services de santé

Nos résultats suggèrent que consulter initialement un physiothérapeute pour un épisode de rachialgie occupationnelle est associé à un plus long premier épisode de compensation. Ce constat est surprenant puisque les études cliniques randomisées comparant les soins de physiothérapie aux soins des autres types de professionnels suggèrent des efficacités similaires au niveau de la douleur et des capacités fonctionnelles (73, 76-78). Bien que les services de physiothérapie soient peu utilisés en première ligne (3,2 %), il importe tout de même d’investiguer les raisons sous-jacentes de cette disparité entre les fournisseurs de services de santé. Étant donné l’utilisation accrue de services de santé additionnels à l’intérieur du premier mois suivant l’accident de travail, la trajectoire de soins mériterait une investigation approfondie. La qualité des soins prodigués par les différents types de premiers fournisseurs de services de santé, en référence aux recommandations existantes, devrait aussi être évaluée (72). Au chapitre quatre, nous avons remarqué que les délais administratifs associés au processus d’indemnisation variaient en fonction du type de professionnel consulté. Le processus et les politiques administratives ont potentiellement un impact majeur sur la durée d’indemnisation financière (22, 216). Ainsi, les raisons expliquant le plus long délai d’acceptation associé aux travailleurs consultant initialement un chiropraticien devraient faire l’objet d’études supplémentaires. Investiguer ces composantes du processus de soins et du processus administratif devrait mettre en lumière les mécanismes impliqués dans les différences de durée d’indemnisation observées entre les différents types de premiers fournisseurs de services de santé.
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Évaluation de l'efficacité des interventions organisationnelles mises en oeuvre dans le cadre de la norme "Entreprises en santé" : Impacts sur la conciliation travail-vie personnelle et l'état de santé globale des travailleurs du Québec

Évaluation de l'efficacité des interventions organisationnelles mises en oeuvre dans le cadre de la norme "Entreprises en santé" : Impacts sur la conciliation travail-vie personnelle et l'état de santé globale des travailleurs du Québec

détresse psychologique. La consommation d’alcool et de drogues n’a pas été questionnée. Par conséquent, aucun ajustement n’a été possible pour ces variables. Dans l’analyse des effets de l’intervention sur la CTVP, l’ensemble des variables jugées potentiellement confondantes dont nous disposions ont été incluses dans le modèle statistique complet (modèle 3) afin de limiter la confusion. Il s’agit de la détresse psychologique, de la latitude décisionnelle, de la reconnaissance au travail et de l’exposition aux trois autres sphères d’interventions de la NEES. La détresse psychologique (94, 104) agit à titre de proxy de l’anxiété et de la dépression puisque ces composantes n’étaient pas disponibles dans le questionnaire. Les problèmes de santé mentale sont potentiellement confondants tel qu’il a été évoqué dans la revue de littérature. Pour ce qui est de la latitude décisionnelle et de la reconnaissance au travail, ils ont des effets reconnus sur la santé et possèdent des composantes pouvant influencer la CTVP (105-109), soit l’autonomie liée aux horaires variables de la latitude décisionnelle et l’estime de soi et le respect de la reconnaissance. Toutefois, la latitude et la reconnaissance pourraient également agir à titre de facteurs intermédiaires puisque les interventions pourraient améliorer la latitude ou la reconnaissance, qui pourraient ensuite améliorer la perception que les travailleurs ont de leur CTVP. Or, ils n’ont pas été considérés ainsi dans la présente étude. Ainsi, en ajustant pour ces variables, nous avons pu annuler une partie de l’effet étudié. Toutefois, lorsque l’on compare les modèles 2 7 et 3 8 , il n’existe pas de différence de plus de 10% pour les rapports de prévalence, ce qui nous laisse croire qu’il n’y avait pas de surajustement important. La seule exception à ce constat a été observée dans le tableau 21, pour la difficulté de CTVP selon l’âge. Puisqu’il s’agit d’un résultat isolé, nous avons conservé la latitude et la reconnaissance dans l’ensemble des modèles complets.
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Les travailleurs victimes de lésions professionnelles : du processus d’indemnisation aux problèmes de santé mentale

Les travailleurs victimes de lésions professionnelles : du processus d’indemnisation aux problèmes de santé mentale

Bien que des précautions aient été prises lors de la réalisation de cette étude pour assurer un bon niveau de validité et de fidélité, différentes limites ont été inévitables. La principale limite qui se pose à la démarche sociologique est liée au fait que le point de vue des travailleurs vivant avec un problème de santé mentale est mis de l’avant dans la recherche, bien plus que celui des deux professionnels de la santé qui ont été rencontrés. Plusieurs problèmes peuvent être associés au fait que ce soit principalement le point de vue des patients qui a été recueilli. Cependant, l’un de ces problèmes semble être plus considérable que les autres puisqu’il vient compliquer la visée de la recherche. Les participants ne font pas la distinction d’un entretien à volet clinique d’un entretien à volet recherche (Lupien, 2013 : 81). La plupart des participants se présentent à l’entretien en pensant qu’il s’agit d’une rencontre à volet « clinique », et ce, même après avoir obtenu de plus amples explications sur l’entretien qui va suivre. En tant qu’intervieweur, il devient difficile de faire soi-même la distinction entre les deux volets en plus de ne pas intervenir étant donné le sujet qui est traité. Face à la souffrance et à la détresse que ces gens témoignent, une confusion règne littéralement entre intervention et recherche. C’est d’ailleurs une limite qui est soulevée dans la littérature (Velpry, 2008 : 220).
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L’adaptation des travailleurs sociaux en contexte de réorganisation du réseau de la santé et des services sociaux

L’adaptation des travailleurs sociaux en contexte de réorganisation du réseau de la santé et des services sociaux

6 De plus, les expériences antérieures ont permis de démontrer qu’il n’y a pas de corrélation entre les fusions d’établissements et l’amélioration de la qualité des services (Contandriopoulos et al., 2014). Avec la réforme Barrette, c’est même l’inverse qui pourrait se produire. Les services de premières lignes pourraient grandement être affectés par le transfert de travailleurs sociaux dans les groupes de médecine de famille (GMF). Ces GMF sont gérés par des médecins qui ne sont pas employés de l’État, il s’agit d’un pas de plus vers la privatisation des services (Coalition solidarité santé, 2014). Les travailleurs sociaux de certains programmes seront donc « cédés » aux GMF, réduisant ainsi le nombre déjà restreint de ces professionnels en CLSC. La mise en œuvre de cette fusion administrative de grande envergure accapare les gestionnaires aux tâches très administratives, ce qui permet peu le soutien du développement professionnel (Contandriopoulos et al., 2014). Malheureusement, le gouvernement semble avoir peu de préoccupations face à l’état de ses employés. Néanmoins, ces professionnels doivent apprivoiser tous ces changements considérant les nouvelles connaissances à acquérir, leur motivation, leurs outils de travail, l’organisation de la tâche, la gestion du stress et plus encore.
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Analyse du système de maintien dans l’emploi des travailleurs en situation de handicap ou de vulnérabilité du fait d’un problème de santé en Normandie

Analyse du système de maintien dans l’emploi des travailleurs en situation de handicap ou de vulnérabilité du fait d’un problème de santé en Normandie

En effet, si l’on considère la prévention primaire, on peut cibler les populations à risques de santé dégradée et de sortie anticipée du marché de travail afin d’effectuer un suivi plus rapproché. Ces populations sont bien connues : les mères de famille aux revenus modestes et les hommes ouvriers âgés de plus de 50ans(4) (22), les personnes qui se déclarent en mauvaise santé(3) et les personnes effectuant des horaires irréguliers(23). Population que l’on peut cibler encore plus précisément grâce aux différentes études sur le sujet qui nous apprennent que les personnes se déclarant en mauvaise santé ont un risque de sortie de l’emploi deux fois plus élevé que celles se disant en bonne santé. L’outil de détection précoce pourrait donc être un questionnaire lors des visites initiales de prévention des travailleurs ou l’exploitation des données administratives des caisses de sécurité sociale.
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Blessures professionnelles et détresse psychologique chez les travailleurs immigrants au Canada : une analyse longitudinale de l’Enquête nationale sur la santé de la population

Blessures professionnelles et détresse psychologique chez les travailleurs immigrants au Canada : une analyse longitudinale de l’Enquête nationale sur la santé de la population

117 Conformément à l’hypothèse H3a, nous postulions l’existence de différences entre les travailleurs immigrants et natifs sur la survenue de la détresse psychologique, toutes choses étant égales par ailleurs. Une réponse préliminaire nous a été fournie par l’examen des différences de prévalences par cycles d’enquête : les statistiques descriptives ne permettent pas de déceler une différence significative entre les populations de travailleurs immigrants et natifs. À l’instar des BPA toutefois, les régressions logistiques multiniveaux permettent de mieux apprécier dans quelle mesure ces différences se présentent dans le temps, ajustées pour l’ensemble des prédicteurs ainsi que des covariables aux modèles. Les résultats infirment plutôt l’hypothèse H3a. En effet, bien que les rapports de chances suggèrent que les travailleurs immigrants soient plus à risque de détresse psychologique (RC = 1,04), ces rapports ne sont plus significatifs une fois les résultats ajustés pour l’ensemble des variables au modèle. Ces résultats ne s’inscrivent pas dans une tendance lourde, mais ne vont pas à contre- courant non plus : les conclusions des études à ce sujet sont partagées. En effet, parmi les six études recensées dont l’échantillon comprend à la fois des travailleurs natifs et immigrants, deux concluent que les travailleurs immigrants sont plus à risque (Font et al., 2012; Sousa et al., 2010), trois font état de résultats mitigés (Dunlavy & Rostila, 2013; Hoppe, 2011; Johansson et al., 2012), et une (Ali, 2002) conclut que les immigrants sont moins à risque d’éprouver des problèmes de santé mentale. Cette dernière étude est la seule qui soit canadienne dans ce lot, ce qui renforce la tendance évoquée précédemment et conformément à laquelle la situation des immigrants qu’accueille le Canada serait, à certains égards, exceptionnelle.
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Retour au travail à la suite d'un problème de santé mentale : cheminement de travailleurs du secteur privé

Retour au travail à la suite d'un problème de santé mentale : cheminement de travailleurs du secteur privé

96 supérieur, cela a redonné confiance au travailleur et a contribué à la protection de son estime de soi. Toutefois, à lui seul, le maintien du lien d’emploi n’est pas garant du retour au travail au sein de l’entreprise. Selon les résultats obtenus, malgré la présence d’un lien entre l’employeur et l’employé, certains travailleurs ont décidé de quitter l’entreprise. En effet, même si le maintien du lien peut permettre d’apporter des changements et de préparer le retour, en revanche il dévoile au travailleur ce qui n’a pas été fait ou ce qui demeure inchangé. D’ailleurs, cela fait écho à ce que Thorpe et Chénier (2011) affirment en mentionnant qu’en dépit de l’existence de mesures de soutien et d’accommodation mise à la disposition des travailleurs, ces derniers affirment que l’organisation a été peu aidante dans le processus de retour. Cela pourrait s’expliquer par le fait que revenir au travail dans des conditions identiques est une épreuve pour les travailleurs ayant à y faire face. Cela suggère que l’anticipation d’un retour dans les mêmes conditions de travail est un élément à prendre en considération dans le processus. Cela corrobore les données de St-Arnaud et al. (2007) ainsi que de Brenninkmeijer et al. (2008) à l’effet qu’anticiper un retour au travail dans les mêmes conditions, surtout lorsqu’elles ont mené à la dégradation de l’état de santé, est un important facteur de non-retour.
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Les représentations sociales du harcèlement moral au travail des travailleurs et des travailleuses dans un Centre de santé et de services sociaux au Québec

Les représentations sociales du harcèlement moral au travail des travailleurs et des travailleuses dans un Centre de santé et de services sociaux au Québec

52 CONCLUSION Le présent mémoire de recherche portait sur les représentations sociales des travailleurs et des travailleuses du harcèlement moral au travail dans un Centre de santé et de services sociaux du Québec (CISSS). Pour ce faire, des volontaires ont été questionnés au moyen d’entrevue individuelle semi-structurée afin de recueillir des informations quant aux représentations qu’ils se font du phénomène. Afin de mener les entretiens, le guide d’entrevue s’appuyait sur un cadre conceptuel précis référant aux différentes dimensions d’une représentation sociale. À ce sujet, l’attention a plus spécifiquement été portée sur trois dimensions (Moscovici, 1972), soit 1) un volet informatif, 2) le champ de la représentation et 3) les attitudes. Plus précisément, l’intérêt a d’abord été porté sur la façon dont les participants définissent le harcèlement moral au travail ou de quelle façon ils le reconnaissent. Ensuite, des questions ont permis de relever quel sens revêt le phénomène pour les eux. Par exemple, les causes et les conséquences qu’ils associent au phénomène ont été relevées. En troisième lieu, les conduites ont aussi été étudiées. Non seulement, la perception des participants de conduites de harcèlement moral au travail a été ciblée, mais aussi la perception des conduites des personnes touchées de près ou de loin par le phénomène tels les collègues de travail qui en sont témoins, les familles de la victime et l’organisation qui emploie les personnes concernées.
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Intégration des impacts sur la santé des travailleurs dus aux expositions professionnelles aux polluants à l’analyse du cycle de vie

Intégration des impacts sur la santé des travailleurs dus aux expositions professionnelles aux polluants à l’analyse du cycle de vie

PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS DE RECHERCHE CHAPITRE 3: 3.1 Problématique Aujourd’hui il n’existe pas encore d’approches suffisamment complètes et opérationnelles pour évaluer les impacts potentiels sur la santé des travailleurs des expositions professionnelles aux substances toxiques en Analyse du Cycle de Vie. La plupart des méthodes proposées jusqu’à présent souffrent d’un manque de données rendant impossible l’extension à l’échelle d’un cycle de vie et/ou à l’ensemble des secteurs ou des systèmes de produits généralement considérés dans les bases de données d’inventaire du cycle de vie (Demou et al., 2009; Golsteijn et al., 2014; Hellweg et al., 2009; Hellweg et al., 2005; Hofstetter & Norris, 2003). Il existe des approches basées sur des statistiques sectorielles d’accidents et de maladies professionnelles qui, bien que couvrant la plupart des sources d’impact sur la santé des travailleurs, sous-estiment systématiquement les chiffres réels (Azaroff et al., 2002; Hendrickson et al., 2006; Hofstetter & Norris, 2003; Leigh et al., 2004; Probst et al., 2008). Cette sous-estimation est encore plus importante pour les impacts chroniques, c.-à-d. ayant des effets à long-terme sur la santé humaine car le lien entre l’effet et une cause professionnelle est encore plus dur à prouver.
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Au menu : ma santé mentale : la santé mentale des travailleurs et travailleuses de la restauration : test du modèle demande-contrôle-soutien de Karasek et Theorell

Au menu : ma santé mentale : la santé mentale des travailleurs et travailleuses de la restauration : test du modèle demande-contrôle-soutien de Karasek et Theorell

Dans ce modèle, la santé mentale est abordée à la fois positivement (santé mentale positive) et négativement (détresse psychologique). L’OMS insiste sur l’importance d’étudier la santé mentale positive. La santé mentale positive est définie par l’Agence de la santé publique du Canada comme « la capacité qu’a chacun d’entre nous de ressentir, de penser et d’agir de manière à améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis auxquels nous sommes confrontés». L’étude de Hupert et Whittington (2003) apporte un support empirique dans la prise en considération de la santé mentale en deux dimensions distinctes, une mauvaise santé mentale (i.e détresse, maladie mentale etc.) et une santé mentale positive, dépassant ainsi l’idée que la bonne santé mentale serait simplement l’absence de maladie mentale et montrant que les déterminants de l’une et de l’autre ne sont pas nécessairement les mêmes. Ainsi, à titre d’exemple, ils constatent dans leur étude auprès d’un échantillon d’adultes vivant en Angleterre ou en Écosse (travailleurs et non travailleurs confondus) qu’avoir un emploi mal rémunéré affecte la santé mentale positive mais n’affecte pas la mauvaise santé mentale. Cependant, les travaux sur les conditions de travail et la santé mentale ont porté presque exclusivement sur des indicateurs négatifs de santé mentale, tels la détresse psychologique et la dépression. Nous introduisons le concept de santé mentale positive à titre exploratoire afin d’examiner si les relations avec les conditions de travail sont simplement l’inverse de celles observées pour la détresse psychologique. Nos hypothèses de recherche s’applique donc à la fois à la santé mentale positive et à la détresse psychologique.
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Évaluation des risques induits par le changement climatique sur la santé des travailleurs [Rapport d'expertise collective]

Évaluation des risques induits par le changement climatique sur la santé des travailleurs [Rapport d'expertise collective]

Résumé des résultats Les auteurs rappellent qu’une température de travail élevée réduit les capacités mentales et physiques à effectuer des tâches professionnelles et qu’une chaleur extrême accroit également le risque de survenue d’accidents, exposant les travailleurs à de graves conséquences sanitaires (coup de chaleur, déshydratation sévère, épuisement voire décès par hyperthermie). Considérant les mesures de protection des travailleurs au regard de ces risques (diminution des rythmes de travail et aménagement des horaires), ils soulignent que les conséquences prévisibles du changement climatique induiront un conflit entre santé au travail et productivité (cf. Tableau 6). De forte disparités régionales sont attendues en raison non seulement des inégalités géographiques relatives aux effets du changement climatique mais également des disparités socioéconomiques déjà existantes. Les régions tropicales et subtropicales seraient donc particulièrement affectées. Ainsi, le pourcentage annuel estimé d’heures de travail perdues liées aux conséquences du changement climatique se situe entre 0,01 et 0,29 % en France suivant les scénarios de réchauffement retenus, ces estimations s’élevant jusqu’à près de 19 % pour des pays situés sur la zone intertropicale (tableau non présenté). Les auteurs précisent que ces résultats peuvent s’interpréter de deux manières :
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Effets des changements climatiques sur la santé et la sécurité des travailleurs au Québec

Effets des changements climatiques sur la santé et la sécurité des travailleurs au Québec

3 1.1.2. Les changements climatiques et les populations vulnérables Certaines populations sont identifiées comme plus vulnérables aux effets des changements climatiques, en raison d’une sensibilité physiologique particulière, d’une capacité réduite à faire face aux risques liés au climat. Les personnes à santé précaire, les jeunes enfants et les personnes âgées ainsi que les individus à faibles revenus ou isolés socialement font partie des groupes communément identifiés comme potentiellement plus vulnérables aux effets sanitaires associés aux changements climatiques (IPCC, 2013). Par ailleurs, les travailleurs, bien que très peu étudiés, peuvent également être considérés comme potentiellement plus vulnérables aux effets des changements climatiques sur la santé, notamment en raison de l’augmentation de leur exposition face à certains dangers. Par exemple, les durées d’exposition aux chaleurs estivales peuvent être plus importantes chez les travailleurs extérieurs que chez les individus de la population générale, et ces travailleurs peuvent ainsi souffrir de l’exacerbation des effets de contraintes thermiques. D’autres travailleurs peuvent être exposés à des concentrations plus importantes de polluants atmosphériques lors de la pratique d’activités extérieures qui demandent un effort physique important et qui résulte en une augmentation du débit respiratoire (Schulte et Chun, 2009).
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Différences culturelles au travail : impact sur l'intégration et la santé des travailleurs étrangers

Différences culturelles au travail : impact sur l'intégration et la santé des travailleurs étrangers

R ÉSUMÉ La présente thèse explore l’impact des différences culturelles au travail sur l’intégration et la santé des travailleurs étrangers. Les différences culturelles sont évaluées selon le concept de distance culturelle entre les dimensions culturelles identifiées par Hofstede, l’intégration selon le concept d’acculturation, et la santé selon le concept de santé psychologique au travail. Les ressources personnelles des immigrants (proactivité, optimisme et résilience) sont également étudiées. La recherche a été effectuée dans deux centres d’appels d’une importante coopérative financière québécoise. L’échantillon se compose de 100 immigrants de première génération de Montréal. Les résultats de l’étude mettent en avant les impacts significatifs mais modérés des différences culturelles sur la santé psychologique au travail, sur le style d’acculturation adopté au travail et sur l’importance des ressources personnelles (résilience) pour l’acculturation et la santé psychologique des travailleurs étrangers. De fortes différences culturelles engendreraient davantage de bien-être psychologique au travail et influenceraient l’adoption d’un style d’acculturation intégratif. La résilience serait aussi une ressource personnelle non négligeable pour la santé de l’immigrant. Ces résultats soulignent par ailleurs le rôle particulier de la sphère du travail pour les travailleurs étrangers, la documentation scientifique appuyant l’idée que le monde du travail aurait un impact significatif sur leur santé psychologique. Les limites de la recherche, des suggestions d’amélioration ainsi que des pistes d’actions sont également proposées.
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Le rôle des horaires atypiques, du conflit travail-famille, de l’autorité décisionnelle et des demandes psychologiques sur la santé mentale des travailleurs au Canada

Le rôle des horaires atypiques, du conflit travail-famille, de l’autorité décisionnelle et des demandes psychologiques sur la santé mentale des travailleurs au Canada

1- Problèmes de santé mentale au travail Si de nombreux travaux ont montré que le travail contribue au bien-être psychologique, à l’épanouissement et au développement social des personnes (Adam, Walasek, & Meyer, 2018; Dolan, Peasgood, & White, 2008; Robertson & Cooper, 2011), depuis maintenant plusieurs décennies, la question des effets du travail sur la santé des travailleurs est de plus en plus posée (Bonde, 2008; Nieuwenhuijsen, Bruinvels, & Frings- Dresen, 2010; Stansfeld & Candy, 2006a). Toutefois, comme le précisent plusieurs études (Bhui, Dinos, Stansfeld, & White, 2012; Milner, Witt, LaMontagne, & Niedhammer, 2018; Nieuwenhuijsen et al., 2010; Theorell et al., 2015), les conditions imposées aux travailleurs soit par les entreprises à travers l’environnement de travail, soit par le type de tâches à exécuter, soit par les contextes particuliers sont en cause. De plus, les travaux de la Commission nationale de la santé mentale du Canada (Commission de la santé mentale du Canada, 2018) ont montré qu’il ne s’agit pas de cas isolés. Ils montrent, au contraire, que chaque semaine un demi-million de travailleurs au Canada sont absent au travail à cause de problèmes de santé mentale. Aux États-Unis, selon les estimations du Center for
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Le rapport à la santé des travailleurs : contextes et stratégies

Le rapport à la santé des travailleurs : contextes et stratégies

Keywords: Report to health, occupational health, professional career, employement conditions. Résumé L’objet de cet article est de rendre compte, à partir d’une étude qualitative, des variables et processus indi- viduels et organisationnels qui amènent un salarié à construire un rapport singulier à sa santé. Nous abordons ces processus de construction du rapport à la santé chez un échantillon de 34 «travailleurs» sélectionnés dans des con- textes diversifiés, en considérant la santé comme un objet dynamique et co-construit, objet d’évaluation et d’es- timation, objet d’échange et de négociations, de faire-valoir ou de traitement des situations de travail et du rap- port même au travail. A partir d’entretiens biographiques et d’enregistrements d’interactions entre les travailleurs et les professionnels qui les prennent en charge, nous analysons les transactions opérées entre le travail et la santé. Ces transactions, qui se définissent au sein de processus dynamiques et combinés (psychiques, cognitifs, interac- tifs et organisationnels), contribuent à définir une orientation du rapport au travail, et inévitablement de l’it- inéraire professionnel, autant qu’elles déterminent à leur tour l’évolution plus objective de l’état de santé et la manière dont elle peut être considérée, vécue et gérée individuellement. Cet article examine en particulier trois contextes différents: salariés de petite entreprise, salariés de grande entreprise et demandeurs d’emploi. Ces trois contextes sont mis en relation avec différents types de stratégies mises en œuvre par les personnes vis-à-vis de leur santé en lien avec leur position dans le monde du travail.
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Impact de l’innovation sur le travailler et la santé psychologique des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux

Impact de l’innovation sur le travailler et la santé psychologique des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux

l’analyse des résultats de l’étude présentée, qui traite elle aussi de la tendance des auxiliaires familiales à utiliser fortement les normes et valeurs de leur métier afin de guider leurs actions et se protéger contre ce qui fait souffrir dans le travail. L’analyse des résultats apporte un éclairage peu rencontré au sein de la littérature en ce qui a trait à l’axe émotionnel-personnel dans la prise de décision des travailleurs de l’intervention sociale. En effet, dans l’optique de bien faire leur métier, au sens où elles l’entendent, les auxiliaires familiales sont prêtes à transgresser certaines règles de l’organisation pour sentir qu’elles ont rendu le client heureux, puisque cela les rend elles aussi heureuses. De plus, les auxiliaires familiales rencontrées utilisent parfois un jugement axé sur le ressenti lorsqu’elles tentent de protéger leur santé au travail. La stratégie défensive utilisée vient alors rejoindre la recherche d’une valorisation dans le travail réalisé, valorisation éprouvée à travers l’émotion. Cette constatation concorde, entre autres, avec les travaux de Richard 40 qui ont montré que les travailleurs de l’intervention sociale, même s’ils restent attachés à la déontologie professionnelle pour guider leurs activités professionnelles, cherchent à dépasser celle-ci comme unique référentiel pour juger de ce qu’il faut faire pour bien faire leur métier et pour se protéger dans l’exercice de ce dernier. De plus, l’analyse des résultats rejoint les cadres théoriques qui indiquent qu’une prescription du travail ne peut jamais être totale lorsqu’il s’agit d’un travail qui implique des interactions humaines. C’est d’ailleurs le cas des travaux en ergologie, où cet écart est appelé des trous de normes. Ces trous de normes sont des espaces qui traduisent que le travail prescrit ne peut prédire tout du réel du travail. Les prescriptions ne peuvent tout prévoir des interactions humaines complexes et ne peuvent donner des lignes directrices claires sur le comment faire en toute situation 41 . Les auxiliaires familiales rencontrées sont effectivement souvent devant des situations pour lesquelles elles doivent mobiliser leur intelligence et leur créativité afin de réaliser l’intervention dans un contexte complexe.
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Le dialogue social au service de la santé et de la sécurité des travailleurs

Le dialogue social au service de la santé et de la sécurité des travailleurs

§2 – Les thèmes à la mode 273. Pénibilité. – Réforme phare du gouvernement en place, la refonte du dispositif pénibilité vise notamment à permettre aux travailleurs exposés à certains facteurs de risques, au niveau ou au-delà de seuils déterminés par décret 303 , de partir plus tôt à la retraite. Si l’initiative peut être saluée, le dispositif n’est actuellement pas à la hauteur des attentes tant le compte personnel de prévention de la pénibilité qui en résulte est complexe. L’objectif entier de la réforme est de prévenir l’apparition de « traces durables, identifiables et irréversibles » sur la santé, ce que ne permet pas réellement le mécanisme ainsi créé. En échangeant des droits contre une exposition à la pénibilité, la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014 « garantissant l’avenir et la justice du système de retraites » vise davantage à compenser ces expositions plutôt qu’à les prévenir, ce qui est regrettable. La perspective du départ anticipé à la retraite est aguicheuse, ce qui justifie que la pénibilité soit actuellement un thème à la mode. Il ne s’agit pourtant que de la « poudre aux yeux » puisque les trimestres d’assurance vieillesse acquis grâce aux points cumulés sur le compte ne sont actuellement pas considérés comme des trimestres cotisés. En conséquence, chaque travailleur choisissant cette option subira une décote sur sa pension de retraite. C’est dans ce contexte que les politiques d’entreprise peuvent être pertinentes. En cherchant à insuffler certains réflexes aux salariés quant à leur activité, sortir ces derniers de la pénibilité deviendrait envisageable même si cela n’est pas possible pour l’ensemble des facteurs de risque 304
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