Développement du territoire

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Dynamiques laitières en Haute-Savoie. L'AOP Reblochon au service du développement du territoire ?

Dynamiques laitières en Haute-Savoie. L'AOP Reblochon au service du développement du territoire ?

Figure 2 – Evolution des prix réels du lait collecté en France et dans la zone AOP Reblochon, 1982-2016 Réalisation : auteures à partir de Prix du lait France : FAOSTAT ; Prix du lait zone AOP Reblochon : FDCL ; Inflation France : Banque mondiale Dans ces conditions de politiques nationales et européennes et de stratégies régionales structurées autour de produits de qualité, c’est le développement de la motomécanisation, et l’agrandissement des fermes auquel il est associé, qui constitue sans nul doute le changement le plus profond de l’agriculture de la région étudiée. Plusieurs étapes peuvent être distinguées (tableau 1). A partir des années 1960, la traite commence à être motomécanisée à l’aide d’un pot trayeur, de même que la récolte du foin, via une barre de coupe fixée sur les premiers tracteurs quand la pente le permet et une motofaucheuse dans le cas contraire. Dans les années 1970, le pipelait remplace le pot trayeur, et les équipements de fauche se diversifient : faneuse, andaineuse et presse complètent la faucheuse. L’ensemble génère un gain de temps considérable dans la réalisation de ces tâches – quotidiennes pour la traite et au contraire très saisonnées pour la fauche – et permet à un actif d’augmenter fortement le nombre de vaches qu’il est en mesure d’élever. Les années 1970 correspondent également dans la région aux premiers investissements dans des équipements de séchage en grange : ceux-ci permettent de s’affranchir au moins en partie des conditions climatiques – pluvieuses rappelons-le – pour faire sécher et donc conserver le fourrage. Des coupes plus précoces deviennent possibles, le stockage est de meilleure qualité et les rendements sont augmentés. Concernant la fenaison, ce sont surtout la puissance et la largeur des équipements qui se sont accrus depuis cette période, avec dans certaines exploitations des tracteurs atteignant aujourd’hui les 200 chevaux de puissance et des faucheuses larges de 9 mètres. Pour la traite, les premières salles de traite dotées d’une machine à traire sont installées dans les années 1980 et, depuis les années 2000, laissent la place dans certaines exploitations au robot de traite, souvent assorti d’autres dispositifs d’automatisation. Des bâtiments et aménagements de plus en plus grands, qui servent de stabulation pour les animaux ou pour stocker le fourrage, le fumier ou le matériel, viennent compléter ces équipements. Les exploitations qui font du fromage fermier ont en outre investi dans les bâtiments et équipements nécessaires à la transformation. Remarquons au passage que les équipements motomécanisés étant le plus souvent spécifiques d’une production, l’accroissement du niveau d’équipement va de pair avec
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L’exercice de planification régionale de la Conférence régionale des élus Montérégie Est et ses effets sur le développement des capacités des parties prenantes et sur le développement du territoire

L’exercice de planification régionale de la Conférence régionale des élus Montérégie Est et ses effets sur le développement des capacités des parties prenantes et sur le développement du territoire

120 Les répondants rencontrés se sont dits très satisfaits du résultat. Ils trouvent ce résultat rigoureux et complet, même si plusieurs considèrent, comme noté plus haut, que le plan aurait pu être plus concis. Le plan aurait permis à la CRÉ d’orienter ses choix en termes d’utilisation du Fonds de développement régional. Il aurait permis à la direction de la CRÉ d’appuyer certaines orientations face au CA. Il aurait aussi facilité le travail de planification des conseillères et des conseillers. L’utilité première du plan en est réellement une d’orientation des actions de la CRÉ et des conseillères et conseillers. Le plan aurait pu aussi orienter le travail des CRC. L’arrimage entre les CRC et le PQDD se faisant par les conseillers qui animent les CRC, ils auraient assuré l’arrimage entre les plans d’action des CRC et le PQDD. Il est clair que le PQDD est plutôt un outil interne de la CRÉ qu’un moyen de mobiliser l’ensemble des acteurs de la région pour sa mise en œuvre. Il aurait permis de justifier face aux acteurs de la région les choix de la CRÉ. Il aurait aussi encadré la relation entre la CRÉ et les acteurs lors des appels d’offres réalisés avec le Fonds de développement régional. La matrice développée dans le plan qui croise les enjeux et les stratégies est éclairante à ce niveau, comme le souligne un répondant : « force est d’admettre que tu la regardes puis ça fait peur ». (E6) Cette matrice n’était pas accessible pour un acteur du milieu. C’était réellement un outil de gestion interne. Il était apprécié de l’équipe : « Par contre nous ici c’est un outil de travail incroyable. Moi je l’adore! » (E4)
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Développement du territoire, environnement et démocratie participative : le cas de la LGV Bordeaux-Toulouse

Développement du territoire, environnement et démocratie participative : le cas de la LGV Bordeaux-Toulouse

A Agen, la LGV est un sujet totalement inexistant au sein de la société civile. Aucune association, aucun collectif ne prend en charge cette thématique avant l’ouverture du débat public en 2005. A la différence d’autres grands projets d’infrastructures documentés dans la littérature 342 où le débat public rend visible la contestation existante au préalable, dans l’Agenais, ce projet ne fait pas partie des préoccupations civiques. En ce sens, la société civile « n’est pas prête » à débattre quand le débat public débute. Comme la politique locale en matière d’aménagement territorial se caractérise par un important volontarisme de la part des élus locaux, les arrangements institutionnels vont largement dominer le débat public. En effet, très tôt, le District va traduire le SNIT à l’échelle territoriale. Dès 1998, un tracé de LGV existe alors sur le territoire agenais matérialisé dans le SDRA. Or, l’opacité, reconnue par les élus eux-mêmes, quant à l’enquête d’utilité publique mise en œuvre pour valider le SDRA, conduit à une situation plutôt originale. Bien que les documents d’urbanisme aient été révisés en respectant la légalité, il n’y a quasiment aucun citoyen qui ne se soit déplacé pour participer à ces procédures qui se sont déroulées dans les différentes communes. Lorsque le débat public se met en place, comme le montre les retranscriptions des réunions de la CPDP, aucun citoyen ne fait référence à l’existence de ce tracé ferroviaire contenu dans le SDRA. De plus, parmi la centaine d’individus interrogés 343 , aucun citoyen n’a pris conscience que le passage de la LGV sur le territoire agenais était déjà acté.
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Le "serious game" peut-il être un outil utile au développement du territoire?

Le "serious game" peut-il être un outil utile au développement du territoire?

↔  Chaque  zone:  surface  réelle  de  500m  x  500m   •  Evolu.on  du  jeu:  différent  tours   –  Chaque  tour:  1  à  2  heures  ↔  une  simula.on  de  +/-­‐  4  années.   –  6  tours:  développement  d'un  quart  de  siècle  

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La plateforme technologique, un modèle de développement du territoire ? Le cas d'une plateforme territoriale pour les éco-activités en Essonne

La plateforme technologique, un modèle de développement du territoire ? Le cas d'une plateforme territoriale pour les éco-activités en Essonne

Les services d’analyses peuvent représenter une activité importante d’une plateforme. Non seulement les technologies d’instrumentation permettent d’aller toujours plus loin dans la recherche fondamentale, mais les enjeux socio-économiques prépondérants dans de nombreux domaines tels que la santé, sécurité alimentaire, environnement, ressources rares, etc., entraînent la mise en place de normes et de directives basées sur des résultats analytiques. Ces services sont des prestations routinisées s’appuyant sur des appareils analytiques plus ou moins complexe (imagerie, etc.) pour en extraire des données dont l’interprétation répond à des besoins d’industriels ou de la recherche. Ce type d’activité répond à une démarche de qualité (devis, délai de livraison, certification ISO, qualité des échantillons, confidentialité, etc.) mais également commerciale (offre, prix, ..). Moins rare et nécessitant dans certains cas moins de compétences, elles sont soumise à une compétition plus forte sur le marché et les marges sont faibles. C’est pourquoi ce modèle économique de production reste assez fragile (Aggeri et al, 2007 ; Genet et al, 2007). Elle subit notamment la concurrence déloyale de certaines plateformes publiques subventionnées « cassant » les prix (prix faibles voir gratuits). Pour survivre, ce type d’activité doit développer deux capacités : les capacités d’ingénierie commerciales, ou d’ingénierie de développement. L’ingénierie commerciale visera à se différencier sur le marché par des critères de qualité de service (vu plus haut), d’anticipation des tendances du marché par une activité de veille règlementaire, et à personnaliser les analyses selon les besoins de clients. L’ingénierie de développement s’intéressera à une interprétation plus fine des résultats et à des compétences accrues sur la technologie d’analyse (instrumentation), jusqu’à développer des capacités de conception pour faire évoluer les équipements ou d’en trouver d’autres usages. Selon le rapport de la MIRE (2007), ces capacités d’ingénierie de service s’avèrent essentielles pour la bonne performance des plateformes. Sans elles et du fait de la rapide standardisation des technologies, on constate dans certains cas une obsolescence progressive de l’offre technologique de la plateforme et une chute du taux d’utilisation des équipements et d’occupation du personnel technique.
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La race bovine Salers : un atout pour le développement de son territoire d'origine par son identité forte et des produits qualifiés

La race bovine Salers : un atout pour le développement de son territoire d'origine par son identité forte et des produits qualifiés

rustiques (Aubrac, Gasconne), elle a des capacite´s bouche`res plus limite´es que celles des races a` viande spe´cia- lise´es. C’est pourquoi le croisement avec la race Charolaise comme race paternelle est largement utilise´ et touche 55 a` 60 % des troupeaux. Il permet d’ame´liorer les qualite´s de conformation des produits et surtout du jeune broutard, le veau maigre vendu au sevrage a` 8-10 mois dont l’engraissement de finition se fait le plus souvent dans des ateliers exte´- rieurs a` la zone. Le broutard maˆle « pur Salers » (20 a` 25 % des veaux ne´s) se valorise me´diocrement sur le marche´ international ou` il est de´cote´ du fait de son plus faible potentiel de croissance. Cependant, sur le territoire berceau de race, a` potentiel touristique important, la demande saisonnie`re de viande Salers identifie´e est forte et, du pro- ducteur au transformateur, on s’inter- roge sur la meilleure manie`re d’y re´pondre. Actuellement, cette viande Salers provient essentiellement de
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Construire les routes du développement en Amazonie : étude des conflits sur l'aménagement du territoire régional au prisme des instruments

Construire les routes du développement en Amazonie : étude des conflits sur l'aménagement du territoire régional au prisme des instruments

Dans le cadre de l'axe amazonien, les observations de terrain confirment l'existence d'asymétries de mise en œuvre entre les trois États. Néanmoins, plusieurs variables transversales sont utiles pour comprendre ces rythmes différents de mise en œuvre. Tout d'abord, la relation stratégique avec le Brésil conditionne le rapport à l'IIRSA des pays Andins. Comme nous l'avons vu, l'IIRSA est sous différents aspects un projet élaboré par et pour le Brésil. Dès lors, il est possible de formuler l'hypothèse selon laquelle les pays les plus actifs au sein de l'IIRSA partagent une conception commune de l'intérêt de l'axe amazonien pour le développement de l'économie nationale. De plus, le tracé définit dans le programme suit le cours de l'Amazone pour ensuite se prolonger en trois axes routiers : le projet « Tumaco-Manaos » en Colombie, la route « équatorienne » connue sous l'appellation « Manta-Manaos » et la branche « péruvienne » entre Yurimaguas et le port de Paita. Dans l'absolu complémentaires, les différents projets de l'axe amazonien sont malgré tout en concurrence, compte tenu de l'ampleur des chantiers à réaliser et des sommes à engager. Afin de desservir un même point (Manaos et sa région), plusieurs options sont finalement possibles. S'établir comme le partenaire stratégique du Brésil permettrait de se positionner comme le grand gagnant de l'opération dans la mesure où cet axe de circulation parviendrait à capter l'essentiel des flux commerciaux de la région et découragerait ses voisins à poursuivre les investissements. Pour les partenaires andins concernés par l'axe amazonien, une communauté d'intérêt ou tout du moins une bonne entente diplomatique avec le Brésil est nécessaire pour garantir le bon avancement des projets. Les Etats andins sont ainsi mis en concurrence entre eux en vue d'obtenir le soutien du Brésil pour leurs projets. En ce sens, la variable diplomatique dans ses différentes déclinaisons – intérêt de l'axe amazonien dans la projection stratégique des États, qualité de la relation diplomatique avec le Brésil, état des relations de voisinage – s'inscrit comme un élément de réponse significatif pour expliquer les asymétries de mise en œuvre de l'IIRSA dans la région andine.
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Le territoire imaginaire du "Pays Cathare". Nouvelles dynamiques du développement local en milieu rural.

Le territoire imaginaire du "Pays Cathare". Nouvelles dynamiques du développement local en milieu rural.

Dans cette perspect ive, les projets de développement local postulant au programme Leader doivent valoriser les ressources endogènes du terri toire à partir d'un projet in[r]

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Le développement de l’employabilité sur le territoire : visions prospectives sur les métiers en tension : cas des services à la personne

Le développement de l’employabilité sur le territoire : visions prospectives sur les métiers en tension : cas des services à la personne

- 110 - GTEC 28 . La GPECT a été au cœur de la circulaire ministérielle du 29 juin 2010 relative au développement de la dynamique territoriale de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (Lamotte & Valette-Wursthen, 2018; Loubès & Bories-Azeau, 2016; Uzan et al., 2017). Les projets de GPECT rassemblent des acteurs socio- économiques locaux d’un bassin d’emploi concerné, tels que les comités de bassin d’emploi, les maisons de l’emploi ou toute entité en mesure de fédérer les coopérations utiles (Everaere & Glée, 2014). Le but de ce rassemblement est de réaliser, autour d’un dialogue social territorialisé, un diagnostic partagé pour faire en déc ouler un plan d’actions. La GPECT fait impliquer différents acteurs publics et/ou privés comme des institutions de formation, des maisons de l’emploi, des services déconcentrés de l’Etat en matière d’emploi et de formation professionnelle, des clubs d’entreprises, des consultants qui enrichissent le dialogue social territorial et participent à la mise en œuvre de la démarche (Dubrion, 2011). La GPEC territoriale cherche à valoriser durablement les ressources humaines territoriales (Bories-azeau, 2016). Elle prend des formes concrètes telles que la création des maisons de l’emploi qui soutiennent les dynamiques socio-économiques locales (Ingrid Mazzilli, 2016). Elle permet la résolution des problèmes d’emploi touchant les PME. C’est un moyen de faire face aux mutations rencontrées sur les territoires (Dubrion, 2011).
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Territoire et Capacité de développement: Proposition d'une fonction d'évaluation du potentiel d'action local

Territoire et Capacité de développement: Proposition d'une fonction d'évaluation du potentiel d'action local

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Catastrophes naturelles et aménagement du territoire: de l’intérêt des images Google Earth dans les pays en développement

Catastrophes naturelles et aménagement du territoire: de l’intérêt des images Google Earth dans les pays en développement

A l’influence de l’infrastructure portuaire, le littoral a été et/ou est toujours contraint à différentes pressions. Ainsi, les prélèvements importants de sable sur les dunes pour approvisionner le développement de la ville en matériau de construction, l’édification de bâtiments sur les crêtes des dunes, le surpâturage et le piétinement occasionnés par le cheptel sont autant de facteurs aggravants fragilisant cette interface terre-mer précaire. Les incursions marines ne sont pas rares. THÉNOT (2007) a recensé onze événements entre 1985 et 2006 dont les impacts sur certains quartiers de Nouakchott ont été plus ou moins importants, essentiellement dans les nouveaux quartiers de la ville situés sous le niveau de la mer. Quant à l’Atlas de Nouakchott (CUN, 2011), il recense dix brèches existantes dans le cordon ainsi que sept points de fragilité qui menacent de céder lors d’une prochaine tempête associée à une surcote et/ou à une forte houle. Plus grave, l’Atlas estime que le cordon dunaire de protection a « quasiment disparu sur 10 km » au sud du port ce qui mettrait directement en danger certaines nouvelles extensions de Nouakchott dans sa portion sud.
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Maillage autoroutier et territoire. Permanences et mutations du modèle de développement du réseau autoroutier français.

Maillage autoroutier et territoire. Permanences et mutations du modèle de développement du réseau autoroutier français.

La politique prônée dans les années 1930, aménagement du réseau existant, apparaît comme la meilleure solution dans les années 1950 pour faire face à l'augmentation du trafic. Elle est conditionnée par plusieurs éléments extérieurs : un certain nombre de questions doctrinaires qui ne sont pas réglées (comme la question du péage), l'état d'entretien du réseau de routes nationales, le manque de crédits et surtout le problème de l'urgence. Elle est donc logiquement axée vers une réponse immédiate aux besoins, tant dans le temps (répondre sur le moment à l'urgence) que dans l'espace : se limiter aux axes qui posent problème. Mais elle dénote quand même une résurgence des principes traditionnels de la politique routière : une focalisation du réseau sur la capitale et la mise en première priorité d'axes surchargés comme d'axes plus "tranquilles" ou peut-être moins urgents, du moins par rapport au trafic qui peut y être observé. Les motivations sont alors autres, comme l'idée d'une desserte équilibrée du territoire ou d'une ramification vers Paris. La carte des flux observés en 1950 et 1955 et celle des grands itinéraires montrent qu'il y a réponse à la demande mais aussi application de certains automatismes routiers. Le grand itinéraire Paris-Brest est en cela un très bon exemple que nous retrouverons sous la forme du Plan routier breton.
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Localisation des firmes et développement local ..... 
suivi de : La survie des entreprises dépend-elle du territoire d'implantation ?

Localisation des firmes et développement local ..... suivi de : La survie des entreprises dépend-elle du territoire d'implantation ?

Le développement technopolitain obéit à une logique cumulative, car si les ressources initiales du territoire peuvent jouer un rôle déterminant dans l’amorce du processus, il s'agit d’u[r]

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La fabrique de territoire de projet
Le PETR de l'Ariège, nouveau territoire de projet à l'épreuve de la recomposition territoriale : entre logiques de développement exogènes et endogènes

La fabrique de territoire de projet Le PETR de l'Ariège, nouveau territoire de projet à l'épreuve de la recomposition territoriale : entre logiques de développement exogènes et endogènes

rêve américain s'exportent dans les foyers. La démocratisation de la mobilité exprimée par les parcours résidentiels et professionnels crée "une nouvelle géographie" que le territoire institutionnel peine à prendre en compte. Combinées avec les avantages dont un territoire dispose naturellement ou au gré de l'évolution de l'aménagement du territoire (comme par exemple la proximité d'un bassin d'emploi dont l'activité est innovante et compétitive, une accessibilité via des infrastructures routières et ferroviaires,...), des disparités territoriales s'expriment. Le référentiel à l'Etat-nation se fissure peu à peu. "La remise en mouvement de tous les acteurs sociaux et économiques dans leur dynamique propre et selon leurs stratégies multiples, ont inversé le pouvoir d'initiative et généré d'inévitables différences dans l'espace, vécues comme autant de déséquilibres" 29 . Le paternalisme étatique et de l'entreprise d'antan laisse place progressivement à "l'indivuation". L'individu "se reconnait" (unique) au sein de sa communauté dans une société globalisée. Le local devient global et inversement. "La capacité des Etats-nations à produire des politiques publiques de manière autonome sur un territoire est particulièrement affectée par le développement des réseaux financiers mondiaux" 30 . L'exigence de l'efficacité de l'action publique sur le modèle du management d'entreprises se révèle à partir des années 1980 à travers une volonté de "modernisation administrative" 31 . Dans ce contexte de rupture économique et politique amorcé durant les années 1970, la territorialisation des politiques publiques (toujours) guidée par le souci de l'égalité territoriale, fait apparaitre le territoire comme le lieu à la fois des problèmes et des solutions. Dans une économie qui se globalise de manière a-territoriale, le territoire permet la régulation. Le retour au local s'exprimerait par "la mobilité qui caractérise l’économie mondiale suscite, en retour,
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Outil d’évaluation de projets potentiels de développement des ressources naturelles et du territoire des régions ressources du Québec

Outil d’évaluation de projets potentiels de développement des ressources naturelles et du territoire des régions ressources du Québec

4.1.2 Thème 1 : Richesse collective La mise en valeur des ressources naturelles doit poursuivre son rôle de pilier économique. Il importe que les projets de développement des ressources naturelles et du territoire permettent la création, le maintien et la consolidation de conditions favorables à la réalisation d'activités économiques régionales de mise en valeur des ressources naturelles. Les projets doivent également permettre la maximisation des retombées liés à cette mise en valeur. En somme, le développement et la gestion des ressources naturelles et du territoire des régions ressources doivent mener à l’amélioration de la performance économique de ces régions. Les décisions portant sur la gestion, l’aménagement et l’utilisation des ressources naturelles doivent par conséquent constituer des investissements permettant d’engendrer des impacts positifs sur les dynamismes régionaux en termes de progrès social, en plus d’accroître les retombées socioéconomiques dans les collectivités et enfin, de contribuer à la richesse collective. Il importe donc que les projets de développement des ressources naturelles et du territoire répondent aux défis et aux enjeux économiques auxquels les régions ressources sont confrontées, et ce dans le but d’engendrer des bénéfices rentables pour l’ensemble des collectivités impliquées. Il convient cependant que l’utilisation des ressources naturelles et du territoire ayant comme but la création de richesse s’effectue de manière responsable sur les plans social et environnemental. Cette utilisation doit donc être favorable au progrès social et être respectueuse de l’environnement.
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Le sous-développement économique dans le Sud de l’Italie : en quoi le tourisme peut être un facteur de développement et de mise en valeur du territoire de la côte du Vésuve

Le sous-développement économique dans le Sud de l’Italie : en quoi le tourisme peut être un facteur de développement et de mise en valeur du territoire de la côte du Vésuve

La Côte du Vésuve, un territoire qui se situe entre montagnes et mer, s’étend de Naples jusqu’aux Monts Lattari, dont 7 villes en font partie : S. Giorgio a Cremano, Portici, Ercolano, Torre del Greco, Torre Annunziata, Pompei et Castellammare di Stabia. (Cf. Annexe lettre E) Elles partagent donc, la même morphologie territoriale, la même histoire et les mêmes traditions. Du nom de ce territoire ressortent les deux éléments principaux qui le caractérisent : la mer et le Vésuve (Cf. Annexe lettre F). Ce dernier a une énorme influence et sur le paysage, et sur la culture d’un peuple qui a toujours vécu à proximité d’un des volcans les plus célèbres et dangereux au monde. Malgré ses éruptions qui ont générées les ruines de Pompéi, Herculano, Oplonti et Stabiae, aujourd’hui il est le symbole de cette terre, un point de repère pour tous les habitants. (Cf. Annexe lettre G). Il a inspiré les récits de voyage de plusieurs écrivains italiens et étrangers, comme Leopardi, Johan Wolfgang Goethe ou François Renè de Chateaubriand. Pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, l’ambassadeur du roi d’Angleterre, Sir William Hamilton, le décrivait comme le « géant gentil » 24 . Il affirmait que c’était le Vésuve qui avait rendu la baie de Naples si belle. En effet, la visite du cratère de ce volcan, aujourd’hui, est une étape fondamentale pour tous les touristes qui vont en Campanie. Ils s’y rendent, souvent pour une journée (excursionnistes) pour admirer l’environnement volcanique, la biodiversité de la faune et flore, les sentiers naturels et pour avoir une vue sur toute la baie de Naples. Il est donc un élément important pour le développement du tourisme vert ou de nature.
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Le territoire dans la construction de récits sur les projets urbains durables, révélateur d'une doxa du développement durable ?

Le territoire dans la construction de récits sur les projets urbains durables, révélateur d'une doxa du développement durable ?

institutionnalisation, cette notion de développement durable s’est accompagnée d’une orientation vers l’action, faisant émerger un ensemble de méthodologies s’appuyant sur l’échelle territoriale (Theys, 2002). Ces outils prenant pour support l’action locale « appa- raissent ainsi incontournables pour passer des idées à l’action » (Béal et al., 2011). Différents arguments sont avancés par les chercheurs pour promouvoir cette approche territorialisée du développement durable. Pour Jacques Theys, il y a un « double divi- dende » (2002) des politiques locales de développement durable : il note qu’une part importante des problèmes et enjeux soulevés sont à la fois globaux et locaux. Une réponse locale permet alors d’y remédier à ces deux niveaux : participer à un effort global tout en répondant à une problématique locale. De plus, « le niveau local apparaît comme le seul à pouvoir garantir le minimum de transversalité qui est au cœur de la notion de “développement durable” » (op. cit.).
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Une salle de musiques actuelles à l'épreuve du territoire et de ses usagers : Besançon et le développement culturel en Franche-Comté

Une salle de musiques actuelles à l'épreuve du territoire et de ses usagers : Besançon et le développement culturel en Franche-Comté

22 leurs logiques 144 , de leur place dans le champ considéré, de leurs interactions 145 , de leurs éventuels dysfonctionnements… Tous ces éléments permettent de définir pour le territoire considéré, « un capital cumulé » qui va guider l’action et orienter l’espace des possibles. Le cas de la future SMAC de la ville de Besançon, met en relief les difficultés à inscrire un projet de développement culturel sur des bases politiques sans que le travail technique indispensable en amont n’ait pu être mené. Se lancer dans le développement culturel d’un territoire nécessite, par ailleurs, que la « collectivité territoriale-chef de projet » émette aussi un regard critique sur sa propre structuration, son histoire, des valeurs, des modes opératoires … et ne se considère pas comme un élément neutre ! Durant la première phase du projet (2001-2008), le report successif de la date d’ouverture du lieu traduit avant tout le souhait de voir cet équipement sortir de terre pour les élections 146 avant même de penser, par exemple, à l’élaboration du projet artistique et culturel et à l’implication des potentiels partenaires. La concurrence entre Besançon et Belfort aurait pu permettre de mettre en place une dynamique de développement culturel efficiente 147 mais le capital cumulé de ce territoire ne l’autorise pas complètement. Nous avons pu constater l’importance de la construction d’une « parole d’acteurs » et de l’élaboration de réponses par les institutions. Il faut pour cela laisser le temps à la réflexion de s’élaborer, se donner la possibilité du recours à l’expérimentation et mener, en parallèle, des actions de préfiguration des futures activités pour pouvoir le cas échéant, réorienter les objectifs du lieu. Par ailleurs, il semble dorénavant indispensable de ne plus cloisonner les politiques publiques. Le développement
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En quoi l'opération du Beaujolais nouveau est-elle un levier ou un frein au développement de la filière oenotourisme sur le territoire viticole du Beaujolais ?

En quoi l'opération du Beaujolais nouveau est-elle un levier ou un frein au développement de la filière oenotourisme sur le territoire viticole du Beaujolais ?

L’imaginaire négatif, qui s’est répandu autour de la destination du Beaujolais, a en effet mobilisé les acteurs afin de travailler à la recherche d’une identité commune, et de fait, à la recherche d’une compétitivité territoriale. Néanmoins il apparaît que la collaboration ne va pas de soi et n’est pas un phénomène logique. Les acteurs sont en effet des entités individuelles qui font preuve de problématiques et d’objectifs stratégiques divergents. Les acteurs publics et privés tentent donc de travailler ensemble mais ceci implique que chacun y trouve un objectif commun au-delà de leurs seuls intérêts individuels. Ici réside toute la complexité de la Gouvernance. De plus, le mille-feuille territorial implique la présence de doublons d’acteurs sur le territoire. La coopération devient alors difficile car certains acteurs peuvent instaurer un jeu concurrentiel. Ici prend alors toute la légitimité des outils de Gouvernance qui permettent aux acteurs de se consulter et de travailler ensemble à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques touristiques publiques communes. Il a été démontré que la Gouvernance appliquée sur le territoire du Beaujolais était efficace tant elle permet de répondre aux tensions entre acteurs, existantes sur le territoire. La Gouvernance est donc ici employée dans un contexte de crise, face au souhait de redorer l’image du territoire du Beaujolais. Ainsi, au-delà des frontières administratives, les acteurs collaborent et tentent de mettre en œuvre des stratégies de valorisation et de communication pertinentes et efficaces. Je peux donc affirmer que le Beaujolais nouveau est un levier au développement oenotouristique pour le Beaujolais tant il permet de mobiliser les acteurs d’un seul et même territoire autour d’une stratégie de communication et de revalorisation de l’image de la destination.
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Évolution de l’offre insertion du territoire du Grésivaudan et des potentiels de développement des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire

Évolution de l’offre insertion du territoire du Grésivaudan et des potentiels de développement des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire

Le développement local est né dans les années 1960 en milieu rural. Il est une réponse à la mondialisation apparue à cette époque. Que ce soit globalement ou dans le domaine de l’aménagement du territoire, elle connait certaines limites. En effet, l’aménagement du territoire mène des actions très centralisées, favorisant le dynamisme exogène. On peut donc définir le développement local, pour reprendre les travaux de Jean-Pierre Jambes, comme « un ensemble de processus et de procédures qui oscillent entre régulation, quête d’une alternative, outil de contrôle et instrument de compétition économique ». Cela tend à considérer que l’espace n’est pas soumis à des dynamiques uniquement exogènes, mais est mis en mouvement par ses habitants et en sont les acteurs.
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