Développement communautaire -- Québec (Province) -- Québec

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Organisation communautaire en CSSS-CLSC au Québec et associations de santé communautaires au Mali : une étude comparative en développement des communautés

Organisation communautaire en CSSS-CLSC au Québec et associations de santé communautaires au Mali : une étude comparative en développement des communautés

Le soutien à l’action communautaire autonome par les organisateurs et organisatrices communautaires (OC) des CLSC a contribué au développement d’un mouvement dont les revendications ont conduit l’État québécois à adopter une politique reconnaissant la contribution des groupes communautaires au développement social du Québec (Québec, 2001). Les organismes communautaires sont devenus une filière d’innovation sociale à laquelle l’État consacre des ressources qui, tout insuffisantes qu’elles soient, permettent à des citoyens organisés d’établir des rapports de coconstruction de politiques publiques (Vaillancourt et Leclerc, 2008). Au Mali, l’absence de ressources suffisantes au niveau même de l’État et à plus forte raison au niveau des associations de la société civile impose une contrainte sévère aux ASACO, mais celles-ci n’en arrivent pas moins à se constituer en alternative à la privatisation des services et à donner à la population l’occasion de prendre en
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Les corporations de développement communautaire au Québec : processus d'institutionnalisation et trajectoires socioterritoriales spécifiques

Les corporations de développement communautaire au Québec : processus d'institutionnalisation et trajectoires socioterritoriales spécifiques

Le Chapitre 3 applique le cadre théorique institutionnaliste et les concepts de capacités organisationnelles et institutionnelles ainsi que d'épaisseur institutionnell[r]

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Repenser le mouvement communautaire dans une perspective d'économie solidaire. Une hypothèse de renouvellement de la problématique et de la politique du développement communautaire et de l'économie sociale au Québec

Repenser le mouvement communautaire dans une perspective d'économie solidaire. Une hypothèse de renouvellement de la problématique et de la politique du développement communautaire et de l'économie sociale au Québec

Cette nouvelle situation se caractérise par: 1) l'appauvrissement de communautés locales et de régions; 2) l'alourdissement des responsabilités exercées par les services publics de santé et de services sociaux; 3) l'extension de la pauvreté à de nouveaux groupes sociaux (jeunes...) et 4) la réapparition d'une pauvreté extrême. Cette nouvelle situation économique et sociale interpelle profondément nombre de dirigeants des mouvements sociaux et tout particulièrement les composantes du secteur associatif qui sont investies plus directement dans la lutte contre les inégalités sociales. De nouveaux choix, de nouvelles stratégies, de nouveaux outils d'intervention deviennent de plus en plus impératifs: comment, par exemple, contribuer à enrayer les formes actuelles de racisme qui s'installent dans certains quartiers populaires, comment contribuer à réinsérer socialement des chômeurs de longue durée, comment éviter la dégradation des quartiers anciens et leur «gentrification», comment contrer le processus de désindustrialisation de communautés et de régions? À leur manière, les initiatives relevant de l'économie solidaire et du développement économique communautaire visent précisément à répondre à cette nouvelle situation: 1) en contribuant à créer des emplois et même à démarrer des entreprises; 2) en favorisant le contrôle local du développement; 3) en favorisant le retour en force des collectivités locales et des régions dans le développement d'une citoyenneté active4.
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AGRICULTURE URBAINE, RAPPORTS SOCIAUX ET CITOYENNETÉ : le cas du jardinage biologique communautaire au Québec et au Mexique

AGRICULTURE URBAINE, RAPPORTS SOCIAUX ET CITOYENNETÉ : le cas du jardinage biologique communautaire au Québec et au Mexique

et des consommateurs, on suggère qu'elle occupe une plus grande place au sein des politiques de développement urbain et social aux plans national, régional et local. L'agriculture urbaine n'est toutefois pas circonscrite aux seules régions du Sud. Les habitants des pays du Nord s'y adonnent aussi. Pour ceux et celles qui cultivent un lopin à la maison ou dans un jardin communautaire, il ne s'agit pas, selon Henning (1997), d'assurer leur survie et celle de leur famille mais plutôt de combler des besoins que l'agriculture industrialisée ne peut pas satisfaire. Ainsi, le plaisir de récolter des légumes qu'on a semé soit même ou de cueillir une salade fraîche au moment de préparer un repas motiverait certains jardiniers. Chez d'autres, produire des aliments sains et sans intrants chimiques ou réutiliser des déchets organiques compostés, contribuant ainsi à la récupération de l'énergie et à la protection de l'environnement, prendrait une importance particulière. L'auto-production de denrées comestibles peut également contribuer à abaisser les dépenses des ménages au chapitre de l'alimentation. Au Québec, c'est ce que font valoir depuis quelques années certaines organisations impliquées dans la lutte contre l'insécurité alimentaire 3 (Leduc Gauvin, 1997 : 53). Elles estiment que le jardinage collectif représente une alternative à l'aide alimentaire pour les personnes en difficulté. Aux États-Unis, nombre de jardins communautaires sont actuellement supportés par des organismes qui œuvrent dans le domaine de la sécurité alimentaire. Ainsi, bien qu'au Québec le jardinage communautaire soit encore le plus souvent conçu comme une activité récréative, sa contribution à l'alimentation des familles démunies possède une longue histoire en Europe et en Amérique du Nord. Indéniablement liée aux phases de développement accéléré ou de contraction de l'économie marchande capitaliste, l'existence de lotissements voués à l'horticulture en milieu urbain a tantôt été promue par des philanthropes ou des politiciens, tantôt été le fait de mouvements sociaux.
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Développement social au Québec : le renouvellement des stratégies de développement des communautés de 1990 à aujourd'hui

Développement social au Québec : le renouvellement des stratégies de développement des communautés de 1990 à aujourd'hui

1. Communautés locales : le renouvellement du développement social par l’économie coopérative et sociale et le développement local de 1990 à aujourd’hui Voilà déjà près de 20 ans, notamment avec la création des premières corporations de développement économique communautaire (CDEC) dans la région de Montréal, que les mouvements sociaux locaux (organisations communautaires, groupes de femmes et groupes écologiques), ont pris le tournant du DÉC et de l’économie sociale comme stratégie de développement local. C'est qu'aujourd'hui plus qu'hier, leur implication dans la production de services, la création d'emplois et la revitalisation économique et sociale de communautés locales est croissante. Pourquoi ? Parce que, comme composante d'un troisième pôle de l'économie, l’associatif est engagé non seulement dans la revendication auprès des pouvoirs publics du transfert de la richesse collective à des groupes de la société qui en ont moins mais également dans la création de richesses avec, par et pour ces groupes et ces communautés en difficulté. En cela le mouvement associatif rejoint le mouvement coopératif qui faisait déjà ce type de travail dans la plupart des régions du Québec, notamment avec les coopératives de développement régional (CDR). Cet engagement nous conduit aujourd’hui, malgré toutes les difficultés et tensions que cela induit, à disposer de meilleures assises pour la démocratie locale.
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L'intégration communautaire dans les ressources d'hébergement non institutionnelles en santé mentale de la région de Québec

L'intégration communautaire dans les ressources d'hébergement non institutionnelles en santé mentale de la région de Québec

1.4.4.2. Les employés Les relations vécues à l’intérieur d’une ressource d’hébergement ne se limitent pas aux interactions avec les autres résidents. En effet, ces personnes sont généralement en contact avec plusieurs personnes œuvrant dans le réseau de la santé et des services sociaux. Comme mentionné précédemment, les RNI sont supervisées par une équipe multidisciplinaire du réseau de la santé et des services sociaux. Cette dernière compte habituellement des travailleurs sociaux, des infirmiers, des ergothérapeutes et des psychiatres (Piat et al., 2005). Dans les RNI, en plus du personnel du réseau de la santé et des services sociaux, des personnes ont pour tâches d’offrir des services et de superviser les activités se déroulant à l’intérieur de la RNI. Ces personnes peuvent être les propriétaires des ressources ou des employés. La contribution attendue de ces responsables est d’offrir du soutien physique, du soutien psychologique et du soutien émotif pour assurer le bien-être des résidents. Ainsi, ils doivent favoriser le développement du potentiel des résidents tout en respectant les plans d’intervention individualisés qui leur sont soumis par le réseau de la santé et des services sociaux (Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2003). Selon une étude datant de 2005, le rapport de partenariat entretenu entre les responsables des RNI et le réseau de la santé et des services sociaux est vu par les travailleuses sociales comme étant d’ordre essentiellement utilitaire (Piat et al., 2005). Il apparaît que les compétences des responsables ne sont pas pleinement reconnues par le réseau et que ces personnes ont un faible pouvoir décisionnel quant aux interventions à effectuer auprès des résidents. Il semble de plus que ces gens obtiennent peu de soutien de la part du réseau de la santé et des services sociaux (Piat et al., 2005). Néanmoins, il apparaît que les décideurs du réseau considèrent ces personnes comme présentant une forme de professionnalisme dont les valeurs et les pratiques sont modulées par l’approche du rétablissement, bien que cette approche ne soit pas encore partagée par tous les responsables (Piat, Sabetti et Bloom, 2010).
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Une approche en théâtre communautaire au Québec : caractéristiques, principes directeurs et mise en lien avec des pratiques du Mali et de Belgique

Une approche en théâtre communautaire au Québec : caractéristiques, principes directeurs et mise en lien avec des pratiques du Mali et de Belgique

Le théâtre alimentaire, faire-valoir des politiques de développement. Lors de mon second séjour au Mali, j'étais responsable d'un groupe de dix stagiaires pour le projet Théâtre Social Nord-Sud. Nous avions pour mandat de sensibiliser la population à l'importance de la scolarisation des filles. Ces campagnes de sensibilisation étaient planifiées par des organismes humanitaires du Nord et réalisées par leurs homologues du Sud, le tout soutenu par des bailleurs de fonds internationaux. Personnellement, j'étais contente de pouvoir faire là-bas ce que je faisais depuis quelques années au Québec, et j'étais fière de me joindre à cette entreprise portant sur les droits des femmes. Avec l'équipe de stagiaires québécois, jumelés à une équipe d'étudiants du Mali, le théâtre sera un théâtre d'intervention (création par les étudiants d'une pièce jouée en Bambara et destinée à la population) et communautaire (création avec la population concernée). Le projet était à première vue magnifique. Comme je suis restée assez longtemps au Mali, j'ai pu découvrir l'autre côté de la médaille. J'ai constaté à quel point les organisateurs des campagnes de sensibilisation n'étaient pas concernés par lesdits problèmes et à quel point les situations complexes étaient abordées de manière simpliste (d'un point de vue comportemental). Pour eux et leurs bailleurs de fonds, seuls comptaient les résultats quantitatifs comme le nombre de filles sur les bancs d'école. La qualité et les méthodes d'enseignement, la chaîne des conséquences sur la vie familiale et villageoise n'était pas envisagée, pas plus que l'avenir incertain des filles scolarisées à l'occidentale 53 et nouvellement déconnectées de la transmission orale, familiale et communautaire. Le promoteur du projet, souvent éloigné de la problématique, s'associait avec des agents de changement locaux qui eux, avaient pour mandat de sensibiliser et de faire participer les communautés locales. Mais comme les agents de changement manquent de temps, d'outils et parfois d'imagination, ils recrutent à leur tour de vaillants collaborateurs : des artistes ! Et c'est là que nous arrivons et tombons dans le panneau. J'ai compris – trop tard – pourquoi Aguibou Dembele disait en rigolant : « Le théâtre de sensibilisation, pour nous, c'est du théâtre alimentaire ». En situation de précarité les gens de théâtre répondent à des commandes. « La chaîne est longue, précise Aguibou Dembele, et les intermédiaires
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Le Cégep et le développement des régions éloignées du Québec : le cas du Cégep de La Pocatière

Le Cégep et le développement des régions éloignées du Québec : le cas du Cégep de La Pocatière

Il est aussi possible de conclure que le cégep de La Pocatière participe de façon active au développement de sa communauté en concentrant ses efforts sur les besoins réels du milieu. Du point de vue culturel, il est véritablement devenu, au cours de son existence, une plateforme de diffusion importante pour la région. À titre d’exemple, la création de la salle André Gagnon et les nombreux spectacles de grandes envergures témoignent de ce bouillonnement culturel créé par le cégep. Au fil des années, un puissant lien s’est effectué entre le milieu et cet établissement, le rendant pratiquement essentiel à la survie de la région. Celui-ci a su s’intégrer et dynamiser son milieu en attirant des jeunes provenant de l’ensemble du Québec et même de l’Europe. Ce dernier a donc permis de créer une vivacité culturelle qui est encore présente à La Pocatière de nos jours. Le constat est le même sur la scène plus communautaire. Effectivement, en ayant un Conseil d’administration composé d’une majorité d’individus représentant le milieu, le cégep fut en mesure de s’intégrer à sa communauté et d’en devenir un acteur de premier plan. L’exemple le plus probant de cette réalité est sans contredit les nombreuses activités sportives mises en place par le centre sportif. Les rapports annuels mettent en lumière, jusqu’au milieu des années 1980, la participation de plus en plus importante à ces rendez- vous sportifs.
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La patrimonialisation chez les sœurs du Bon-Pasteur de Québec : vers la construction d’une identité communautaire

La patrimonialisation chez les sœurs du Bon-Pasteur de Québec : vers la construction d’une identité communautaire

L’annaliste précise que l’ouvrage est publié en août de la même année : « [l]’impression de l’Histoire de notre maison est confiée aux ateliers de rédaction de l’Événement. Nous en recevons les premières pages 190 ». L’Asile du Bon-Pasteur de Québec 191 constitue un témoignage de première main des origines de l’institut. Reconstituée grâce aux Annales, aux souvenirs « les plus authentiques 192 » des religieuses et à l’expérience de l’auteur, l’histoire du Bon-Pasteur est enrichie d’informations de nature sensible. Sa lecture offre, selon Henri-Raymond Casgrain, un double avantage : celui de « retremper les membres de l’Institut dans l’esprit de leur vocation » et d’ « édifier les âmes pieuses 193 ». L’ouvrage, articulé autour de 12 chapitres, s’inspire principalement de la fondatrice, qui occupe une place importante dans la construction du récit. Le premier chapitre, qui lui est entièrement consacré, dresse un portrait plutôt biographique de Marie Fitzbach, de sa naissance à son admission à l’Hospice de la Charité. L’apport de bienfaiteurs comme George Manly Muir, le père Louis Saché et Monseigneur Charles-Féliz Cazeau dans l’établissement de l’institut est également mis en valeur. L’auteur rappelle le contexte de fondation de l’Asile, des premières classes et de l’incorporation religieuse de la communauté. Le développement des œuvres et les fondations de missions, malgré la consolidation récente du Bon-Pasteur, est également abordé.
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De l'expérimentation à l'institutionnalisation positive, l'innovation sociale dans le logement communautaire au Québec

De l'expérimentation à l'institutionnalisation positive, l'innovation sociale dans le logement communautaire au Québec

La deuxième innovation concerne le rapport de production. Des organismes communautaires à but non lucratif, les groupes de ressources techniques (GRT), servent d’intermédiaires entre le groupe de locataires, les administrations publiques (pour la livraison des programmes), les entrepreneurs en bâtiment et les financiers 5 (pour la réalisation des projets). Le mode de production du logement social est non seulement décentralisé, mais les promoteurs ne se voient pas comme des sous-traitants de l’État; ils reconnaissent l’organisme coopératif ou sans but lucratif comme seul « client ». La production du logement communautaire se fait en tenant compte des besoins spécifiques des futurs usagers, qu’on tente d’impliquer dès la conception du projet. Assez souvent, d’ailleurs, les coopératives ou OSBL de logements sont sociétaires d’un GRT. L'intérêt de ces animateurs porte surtout sur l'action collective et sur le développement communautaire. Depuis 25 ans, les GRT ont non seulement contribué à la mise sur pied de la plupart des coopératives d'habitation du Québec mais ils ont aussi coordonné la réalisation de nombreux ensembles d'habitation destinés à des personnes qui ont des besoins particuliers 6 . Un réseau de militants et de professionnels accompagne aujourd’hui le développement et la consolidation de ce secteur, au sein des 23 groupes de ressources techniques en habitation (GRT), des 13 fédérations régionales (8 fédérations régionales de CH et 5 regroupements régionaux d'OSBL-H), de deux regroupements à l'échelle du Québec, le Réseau québécois des OSBL d'habitation (RQOH), la Confédération québécoise des coopératives d'habitation (CQCH), et de la Fédération de l’habitation coopérative du Canada (FHCC).
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De l’expérimentation à l’institutionnalisation positive, l’innovation sociale dans le logement communautaire au Québec

De l’expérimentation à l’institutionnalisation positive, l’innovation sociale dans le logement communautaire au Québec

DE L ’ EXPÉRIMENTATION À L ’ INSTITUTIONNALISATION POSITIVE , L ’ INNOVATION SOCIALE DANS LE LOGEMENT COMMUNAUTAIRE AU QUÉBEC 9 3. DES INNOVATIONS SOCIALES DURABLES ET PORTEUSES DE TRANSFORMATIONS SOCIALES D’abord associé à l’innovation en matière de politique d’habitation et appelé à remplacer les interventions directes des gouvernements, le logement communautaire a connu un essor relativement important à compter de la fin des années 1970. Si bien qu'on compte maintenant au Québec environ 22 000 logements coopératifs et 25 000 logements sans but lucratif. Par ailleurs, le stock de logement public est maintenant de 63 000 logements de type HLM administrés par les offices municipaux 8 . L’une des difficultés à définir l’innovation sociale, en comparaison avec l’innovation technologique, tient à son caractère immatériel, non tangible (Dandurand, 2004). Alors que dans sa conception classique (économiste), l’innovation est source de productivité (Cros, 2002), dans le domaine des services aux personnes et aux collectivités, l’accumulation est immatérielle (Gadrey, 2001). Qui plus est, dans le domaine des services purs, le destinataire est impliqué dans l’élaboration, voire aussi dans la réalisation de la prestation du service qui lui est destiné. Les critères pour évaluer le « progrès » réalisé par l’innovation sociale seraient donc, du côté du destinataire, davantage reliés à la qualité et à l’effet du service sur l’utilisateur (effet direct) ou aux effets indirects qu’a sur lui cette consommation (Gadrey, 1996; Zarifian, 2002). Du côté des politiques publiques, l’innovation sociale concerne soit l’introduction de méthodes du privé dans la sphère publique (le nouveau management public) (Bernier, 2001; Charih et Daniels, 1997; Kernaghan, Marson, et Borins, 2000), soit le recours à de nouvelles formes d’instruments non économiques de politiques publiques, notamment le réseau (Landry, Amara et Lamari, 2001). Les objectifs visés sont la recherche de flexibilité ainsi que la réduction des ressources budgétaires et réglementaires. En ce sens, les innovations sociales dans le domaine du logement social doivent être évaluées sous deux angles, celui des effets sur les personnes et les communautés, d’une part, et celui des effets sur les dépenses publiques, d’autre part.
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La participation de la diaspora haïtienne du Québec au développement local en Haïti

La participation de la diaspora haïtienne du Québec au développement local en Haïti

CHAPITRE 3 MÉTHODOLOGIE Dans les précédents chapitres de notre travail, nous avons défini notre problématique en énonçant nos objectifs et nos questions de recherche. Par la suite, nous avons défini notre cadre théorique pour préciser sous quel angle les principaux concepts seront abordés dans cette recherche. Dès lors, il s’avère nécessaire de procéder à la collecte d’informations nous permettant de répondre à nos principales interrogations. Toutefois, une démarche rigoureuse est requise pour arriver à cette fin. En effet, des auteurs tels que Mayer (2000), Van Campenhoudt et Quivy (2011) s’accordent pour dire que le chercheur ne peut pas chercher n’importe où pour trouver ce qui l’intéresse. Il importe avant tout qu’il soit capable de concevoir et de mettre en œuvre un dispositif d’élucidation du réel, c’est-à-dire, dans son sens plus large une méthode de travail. Étant donné que l’objectif principal de cette recherche concerne la motivation des Haïtiens de la diaspora à s’organiser en certaines associations pour promouvoir le développement de leur localité d’origine en Haïti, notre recherche s’inscrit dès lors dans une perspective qualitative. Cette dernière fait appel à des démarches et des techniques de collecte d’informations qui lui sont propres, partant de la recherche documentaire, passant par les entretiens semi-directifs, jusqu’à l’analyse des données. Ainsi, nous présenterons dans ce présent chapitre les différentes étapes qui nous ont permis d’aboutir à nos résultats de recherche. Toutefois, avant d’aller dans la méthodologie directement, il importe de connaitre le contexte de la recherche. D’où la présentation de la population et du terrain d’étude.
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Les enjeux de la démocratie et du développement dans les sociétés du Nord. L'expérience du Québec

Les enjeux de la démocratie et du développement dans les sociétés du Nord. L'expérience du Québec

Si l’objectif de faire naître un secteur privé de capital de risque peut se défendre (en effet, pourquoi les fonds de pensions, les assurances et les banques ne participeraient-ils pas plus au financement des entreprises en région ? ), l’avancée que propose le Rapport Brunet se ferait néanmoins au détriment du « capital de développement ». En premier lieu, il en résulte une réduction des sommes consacrées au développement local et régional 7 . En deuxième lieu, les régions les plus défavorisées pourraient avoir plus de difficulté à obtenir du secteur privé les sommes demandées, ce qui renforcerait les inégalités régionales. En troisième lieu, les nouveaux fonds privés (FIR) recréeront un vide pour le financement de petits projets que soutenaient les FLI qui cesseront ainsi d’exister 8 . En effet, si le capital de développement se préoccupe de bonifier les projets comme le faisaient les FLI, le capital de risque ne répondra pas à cette demande puisqu’il recherche plutôt la perle rare, retenant moins de 10% des projets soumis (et encore). En quatrième lieu, les collectivités locales ne pourront plus se servir de cet outil financier pour réaliser leurs objectifs de développement local puisque le FIR sera d’abord au service de la région (et non des collectivités locales) et qu’il devra en même temps rendre des comptes à Investissement Québec, sans oublier sa participation à la réalisation des projets ACCORD. Enfin, comment expliquer que ce rapport soit muet sur l’existence de fonds régionaux et locaux, tels les Fonds régionaux de solidarité et les Solide, qui se sont imposés comme incontournables aux yeux des intervenants régionaux. Dans cette visée, personne ne sera surpris que le secteur d’économie sociale, si important pour les collectivités locales, ait été également oublié.
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Les enjeux de la démocratie et du développement dans les sociétés du Nord : L'expérience du Québec

Les enjeux de la démocratie et du développement dans les sociétés du Nord : L'expérience du Québec

CAHIERS DU CRISES – COLLECTION « WORKING PAPERS » - NO 0410 22 1. Les trois variantes du modèle québécois Comme pour l’ensemble des pays du Nord, le Québec révèle l’existence de trois modèles (ou configurations) : le modèle fordiste, le modèle partenarial, le modèle néo-libéral. Le modèle fordiste ou keynésien misait principalement sur la démocratie représentative et une régulation fondée sur le couple État-Marché, une économie de marché encadrée par des institutions et des interventions de l’État. Les formes de gouvernance, qui étaient à dominante verticale, reposaient sur une approche centralisatrice et hiérarchique qui permettait cependant un arrimage entre le développement économique et le développement social, notamment à travers la redistribution, la négociation collective pour le partage des gains de productivité et une péréquation entre les régions. Ce modèle s’est désarticulé sous la poussée des nouveaux mouvements sociaux qui ont demandé une démocratisation de l’organisation du travail, une participation des usagers dans les services collectifs et une prise en main du développement des régions par les collectivités locales directement concernées. Ces demandes de partage du pouvoir ne pouvaient être satisfaites ni par l’approche hiérarchique et centralisée, ni par une simple redistribution d’autant plus que l’ouverture des marchés (pour compenser l’épuisement des gains de productivité) réduira la marge financière des États et fera en sorte que les dépenses sociales représentent désormais non plus un débouché mais un coût réduisant la compétitivité des entreprises sur les marchés extérieurs. D’où la recherche dans tous les pays de nouveaux modèles, avec en tête de liste un retour à l’autorégulation marchande que prônent les néo-libéraux qui sont convaincus que l’intervention de l’État est responsable du dérèglement de l’économie.
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Développement d'une méthode d'inventaire de la qualité de la fibre au Québec

Développement d'une méthode d'inventaire de la qualité de la fibre au Québec

De façon globale, la densité et la rigidité du bois d’œuvre canadien issu de forêts naturelles, poussant en zones tempérée nordique et boréale, devraient être considérées comment un avantage concurrentiel en comparaison de celui issu des plantations de pins du sud-est des États-Unis et récolté à des révolutions très courtes. L’absence de connaissances au Québec sur la variabilité de la densité et de la rigidité du bois en forêt s’explique principalement par les efforts et les coûts considérables associés à la réalisation d’un inventaire de la qualité de la fibre, lequel suppose en effet l’échantillonnage de milliers d’arbres et des analyses en laboratoire très exigeantes. Sans cette connaissance, il devient difficile de connaître le potentiel réel des forêts en termes de densité et de rigidité du bois, ni de connaître l’influence réelle des traitements sylvicoles sur ces propriétés. Le document « Résistance et propriétés connexes des bois indigènes au Canada » de Jessome (1977) est le document le plus utilisé depuis 40 ans, lorsqu’il s’agit de faire référence aux propriétés physiques et mécaniques des bois canadiens. Ces propriétés ont été mesurées en laboratoire en respectant les normes de référence très exigeantes en la matière. Toutefois, ce document repose sur un nombre très restreint d’arbres et de sites échantillonnés. En exemple, les propriétés de densité et de résistance de l’épinette noire ont été mesurées sur 32 arbres provenant de 6 sites échantillonnés dans quatre provinces différentes. De plus, aucune considération ne semble avoir été portée à l’âge des arbres, à la station écologique ou aux conditions de croissance. Considérant la variabilité naturelle importante des propriétés physiques et mécaniques du bois, les valeurs de Jessome (1977) doivent être utilisées avec prudence. En effet, ces valeurs ne peuvent être représentatives de toute la variabilité observable dans les forêts du Québec et du Canada. Récemment, un partenariat entre l’industrie et la recherche, financé par le CCFB et le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, a permis de réaliser un inventaire de la qualité de la fibre de l’épinette noire et du sapin baumier à l’échelle de Terre-Neuve, démontrant ainsi toute une variabilité naturelle et régionale, et la faisabilité de modéliser ces propriétés à l’échelle des peuplements (Lessard et al. 2014, Luther et al. 2014). La papetière, partenaire de ce projet, a également mentionné des retombées substantielles sur ses coûts d’opération, en s’approvisionnant davantage en sapin, ayant les qualités désirées, laquelle ressource se situait plus proche de l’usine que l’épinette noire habituellement recherchée.
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La performance et le développement économiques du Québec : Les douze travaux d'Hercule

La performance et le développement économiques du Québec : Les douze travaux d'Hercule

Divers arguments économiques sont soulevés par les opposants aux PPP. Le premier argument a été invoqué dans le cadre du CHUM : un hôpital est un ouvrage complexe qui devra être modifié et transformé au cours des ans en fonction des besoins et des progrès en médecine, ce qui le rend impropre à la formule PPP. L’erreur et le discours sont subtils, mais l’erreur est bien réelle et le discours est habilement trompeur. Les modalités contractuelles des transformations ultérieures d’un grand hôpital peuvent très bien être incluses dans le contrat de partenariat. Les avantages des PPP restent importants même et peut-être encore plus dans le cas d’ouvrages complexes. Leur grand avantage vient de la mise en concurrence des partenaires privés pour faire émerger les meilleures pratiques (gestion de risques, contrôle des coûts, maintien des infrastructures, développement de compétences à valoriser) et pour réduire le pouvoir des groupes d’intérêt politiques, bureaucratiques, professionnels, corporatistes et syndicaux aux dépens des patients et des contribuables. Les opposants au PPP devraient nous expliquer pourquoi de nombreux pays ont adopté la formule PPP pour la rénovation, l’agrandissement, la transformation et la construction de leurs hôpitaux. Le plus grand chantier PPP en France aujourd’hui est le Centre hospitalier sud-francilien: plus de 1000 lits, ouverture en 2011, contrat PPP d’une durée de 30 ans. Que dire de plus? Trop compliqué pour le Québec, mais pas pour les autres!
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Outil de prise de décision en développement durable pour les municipalités du Québec

Outil de prise de décision en développement durable pour les municipalités du Québec

Contenu adapté aux municipalités Rappelons ici que plusieurs outils analysés ne s’adressaient pas à priori aux municipalités. Il a été parfois difficile de répondre à l’ensemble des exigences de cette catégorie. Pour cette raison, seuls les éléments pertinents provenant de cette catégorie de critères d’analyse sont représentés. Par exemple, les principes plus généraux comme l’intégration des pôles du DD sont partagés par l’ensemble des outils. D’un autre côté, la prise en compte des 16 principes de la Loi sur le développement durable est considérée par certains outils sans pour autant être bien expliquée. Il faut aussi voir ces principes dans le contexte où le concept de ville est indissociable de sa dimension territoriale, ce qui est essentiel afin que l’outil soit performant et réaliste. D’ailleurs, à ce niveau, c’est souvent l’accompagnement qui réussit à faciliter l’intégration des principes de la loi dans les pratiques courantes de l’organisation comme le souligne quelques experts (Fortin, 2012). Ce fait ne doit pas pour autant signifier qu’il ne faut pas faire d’efforts pour clarifier la considération de certains éléments propres au contexte municipal comme c’est le cas avec la notion d’aménagement du territoire. Cette notion est en soi très large et à la fois la plus représentative de l’intégration du DD sur le territoire d’une municipalité. C’est aussi la discipline qui permet de mieux générer les effets de ce que peut être une prise de décision ou un projet durable.
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Le développement du réseau de librairies agréées au Québec de 1966 à 1985

Le développement du réseau de librairies agréées au Québec de 1966 à 1985

instaure plusieurs mesures de décentralisation afin de répartir plus équitablement les services et les emplois des régions rurales moins peuplées. 2. Les acheteurs institutionnels Bien que le nombre d’acheteurs particuliers soit plus élevé que celui des institutions, le pouvoir d’achat de ces deux clientèles n’est certes pas comparable. Les institutions privées et subventionnées 9 achètent de grandes quantités de livres pour répondre aux besoins d’une collectivité, plus ou moins importante (du cabinet d’avocat aux universités). Conséquemment, l’arrivée d’une ou de deux institutions dans une région peut avoir une incidence significative sur les ventes de livres. L’étude du réseau des institutions privées, quoique pertinente à la compréhension du développement des acheteurs de livres, s’avère cependant trop vaste pour un tel projet. Nous estimons aussi que ces dernières (cabinet d’avocat, clinique privée, firme d’ingénieurs, etc.) consacrent probablement moins d’argent à l’achat de livres que les institutions subventionnées. Nous nous sommes donc concentrés sur les deux types d’institutions subventionnées qui achètent le plus de livres, soit les bibliothèques et les établissements scolaires, laissant pour la même raison de côté musées, hôpitaux, cliniques, etc.
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Développement technologique et innovation en périphérie : l’expérience des CCTT au Québec

Développement technologique et innovation en périphérie : l’expérience des CCTT au Québec

7.2.1 LA PROPORTION DE PROJETS DE RECHERCHE APPLIQUÉE Cette variable a été incluse comme une propriété organisationnelle dans l’étude en raison de l’étendue de la mission en trois volets des CCTT afin de découvrir comment les CCTT, dont les travaux sont majoritairement orientés vers le volet de leur mission qui concerne le développement technologique, évoluent en recherche. Cette variable étant directement déduite d’autres variables incluses également comme critère de performance son analyse n’est susceptible d’être révélatrice que par rapport à certains éléments, tels que le revenu total des projets et les publications des CCTT qui présentent un faible coefficient de corrélation positif et la quantité de clients des CCTT qui présentent un faible coefficient de corrélation négatif. Enfin les investissements qui ne présentent aucune association significative avec la proportion de projets de recherche appliquée.
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Les évaluations en partenariat entre l'état et la société civile populaire ; le cas de la lutte communautaire contre le sida au Québec

Les évaluations en partenariat entre l'état et la société civile populaire ; le cas de la lutte communautaire contre le sida au Québec

4.1 LE CAS DE LA COALITION La construction d’un mode participatif et communautaire qui permet d’évaluer est venue d’un cri d’autonomie de la part des organismes communautaires. L'usager et le bénévole devaient être au cœur du communautaire et aidaient à donner le sens de l’action à l’organisme (Jalbert & al., 1997; Pinault, 2007). Cette dimension se distingue de l’évaluation d’un programme qui tourne autour d’une clientèle spécifique et de gestes à poser. Certains membres de la coalition ont mentionné qu’il y avait des limites à la supra- participation : « parler pour parler ». Il fallait aller plus loin dans une action concrète. Nous avons appris ensemble que la logique contractuelle et l’établissement de projets avec des objectifs limités restreignent les possibilités de légitimation des actions qui se situent en-dehors du programme subventionné. Les actions non programmatiques, telles que l’engagement plus global et la mission d’un organisme communautaire travaillant avec des bénévoles sensibles aux changements rapides survenant auprès de leurs usagers, sont rejetées dans l’évaluation externe des bailleurs de fonds. Les organismes
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