Création littéraire (Descripteur de forme)

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Approche bioculturelle de la création littéraire, un darwinisme relatif

Approche bioculturelle de la création littéraire, un darwinisme relatif

s’intéresse aux problèmes de la création en tant qu’acte en explorant, entre autres, le concept d’empathie esthétique avancée par Theodore Lipps 43 . La notion d’empathie chez Bakhtine s’avère centrale dans sa phénoménologie de l’acte de création littéraire puisqu’elle détermine une part du lien sensible et intuitif entre le créateur et l’objet de sa création. Dès 1920, Bakhtine avançait que la relation avec le héros d’un texte de fiction et son auteur était esthétiquement perçue comme une relation avec une altérité dotée d’une logique autonome, localisant le germe de la théorie dialogique dans une théorie de l’esprit par simulation : La conscience d’un auteur est conscience d’une conscience, autrement dit, est une conscience qui englobe et achève la conscience du héros et de son monde [...] le héros mène une vie cognitive et éthique, ses actes s’orientent dans l’événement
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La création littéraire comme vocation chrétienne : un projet de recherche-création

La création littéraire comme vocation chrétienne : un projet de recherche-création

de l’Esprit Saint existent, écrit-elle. Elle ajoute que, si de telles frontières existent, l’Esprit Saint n’est qu’une invention des chrétiens bourgeois et confortables (Blair 2009 ; O'Connor 1988). Catholique dévouée, c’est en pratiquant son art qu’O’Connor s’adonne à sa foi. Une œuvre qui est le fruit d’une vocation chrétienne diffère-t-elle d’une autre œuvre ? La philosophe Simone Weil voit l’écriture elle-même comme une sorte de formation de la foi, dans un sens moins apocalyptique qu’O’Connor. Pour Weil, c’est en observant et en écrivant que l’écrivain développe une attention accrue envers Dieu, envers son voisin et envers le monde qui l’entoure. L’œuvre ainsi produite va réfléchir cette attitude attentive de l’auteur. Pour pratiquer cette vocation littéraire, il faut renoncer à notre situation imaginaire au centre du monde : « Renoncer à notre situation centrale imaginaire, y renoncer non seulement par l’intelligence, mais aussi dans la partie imaginative de l’âme, c’est s’éveiller au réel, à l’éternel, voir la vraie lumière, entendre le vrai silence » (Weil 1966 : 109). La pratique de création est une réponse à celle de Dieu, et notre réponse, « cet écho, qu’il dépend de nous de refuser, est la seule justification possible à la folie d’amour de l’acte créateur » (Weil 1966 : 98). Pour Weil, la création littéraire est une vocation qui demande une liberté inconditionnelle. Elle n’est cependant pas convaincue qu’être membre de l’Église est compatible avec cette vocation, qui « exige que ma pensée soit indifférente à toutes les idées sans exception, y compris par exemple le matérialisme et l’athéisme ; également accueillante et également réservée à l’égard de toutes » (Weil 1966 : 51). Pour Weil, la vocation implique surtout de développer une sensibilité à la vérité de l’amour de Dieu, par la discipline du travail, de la beauté et de la souffrance. « À quiconque, en fait, consent à orienter son attention et son amour hors du monde, vers la réalité située au-delà de toutes les facultés humaines, il est donné d’y réussir. En ce cas, tôt ou tard, il descend sur lui du bien qui, à travers lui, rayonne autour de lui » (Weil 1957 : 67). Ma thèse considère la réussite plutôt à travers une analyse de l’expérience de l’écriture, une expérience qui est bel et bien rattachée aux facultés humaines, pour ensuite accéder à ses conséquences théologiques.
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Une écriture au service de la ‘’littéréalité’’ / Engagement et création littéraire chez Bouraoui/La poésie fonctionnelle/Poésie : la voix de la ‘’littéréalité’’

Une écriture au service de la ‘’littéréalité’’ / Engagement et création littéraire chez Bouraoui/La poésie fonctionnelle/Poésie : la voix de la ‘’littéréalité’’

Une écriture au service de la ‘’littéréalité’’ 1 / Engagement et création littéraire chez Bouraoui/La poésie fonctionnelle/Poésie : la voix de la ‘’littéréalité’’ Daremo un resoconto della portata universale della poesia di Bouraoui, i cui testi più famosi fanno parte dell'opera antologica (1966-2016) "Transpoiquement votre" realisato dal poeta italiano Mario Selvaggio. Il curioso tentativo di creare più linguaggi culturali e il ritorno all'interazione alla tradizione letteraria contribuiscono all'universalizzazione dell'opera in questione. In effetti, per Hédi Bouraoui, il mondo è un villaggio unico dove non c'era più spazio per alcun rifiuto giustificato da nulla. Questo dà sostegno alla nostra testimonianza sulla peculiare originalità Bouraouiana grazie a certi segni distintivi: la nuova visione del mondo - quella del matrimonio tra il locale e l'universale, quella della transculturalità e quella del nomadismo, lo stile di scrittura esclusivamente singolare. A differenza dei suoi
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La plume et le glaive : Caligula et la création littéraire chez Camus

La plume et le glaive : Caligula et la création littéraire chez Camus

entre Scipion et Caligula à la fin de l’acte II, ainsi que le concours de poésie organisé par Caligula et auquel Scipion participe. Bien qu’à ces deux occasions l’empereur finisse par se montrer hostile aux poètes, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un sujet qui l’intéresse. La poésie ne se sépare pas de l’oralité, particulièrement dans le contexte de l’Antiquité romaine. Or, la poésie dans la bouche d’un empereur peut facilement devenir meurtrière, puisque la parole d’un tel personnage devient aisément réalité. Comme l’explique Florence Hoüel, « pour Caligula, dire, c’est faire, ses paroles sont immédiatement suivies d’effets […] 34 ». Toutefois, cette efficacité de la parole se limite au champ du possible, et c’est précisément ce qui enrage l’empereur. Quand bien même la poésie donnerait accès au monde entier, l’empereur le possède déjà, il ne lui sert donc à rien de se perdre en paroles si l’impossible est hors de portée de la poésie. Bien sûr, la poésie peut toujours évoquer l’absolu, mais l’expérience de la mort semble avoir convaincu l’empereur de la futilité d’une telle évocation. « La poésie, ce serait accepter de croire qu’il y a une réponse à notre désir de l’impossible, en surmontant la crainte d’être dupe – et la médiocrité des poètes eux-mêmes […] 35 ». Caligula aurait donc une vision de la création littéraire qui s’opposerait directement à celle que Camus a développée dans ses essais, où le créateur est justement celui qui, n’étant pas dupe, tout aussi lucide que Caligula, décide de créer quand même. Georges H. Bauer distingue, quant à lui, la figure du poète de celle de l’artiste : « Nous devons insister sur le mot artiste qui s’oppose à celui de poète, et souligner dans l’activité de
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Le document de collecte et la création littéraire

Le document de collecte et la création littéraire

Redocumentarisation : création d’un document mis en forme à partir d’un ou plusieurs extraits de documents. C’est une activité ancienne qui est remise au goût du jour par les outils numériques. 16 À l’occasion du 10 ème congrès des professeurs-documentalistes de l'éducation nationale (Limoges, 09-11 octobre 2015), Noël Uguen professeur documentaliste au lycée Le Likes, Quimper et chargé de cours culture numérique à l'Université de Rennes 2, est revenu sur l’utilisation des outils de curation dans le cadre des travaux pratiques encadrés (TPE) 17 . Dans son intervention, il souligne l’intérêt que revêt cette redocumentarisation dans le cadre d’un travail collectif. Il a utilisé lors de son expérimentation l’outil Scoop It qui permet selon lui de repenser la notion de carnet de bord, souvent négligé par les équipes enseignantes.
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Témoignage et création littéraire dans Cette aveuglante absence de lumière de Tahar BENJELLOUN.

Témoignage et création littéraire dans Cette aveuglante absence de lumière de Tahar BENJELLOUN.

«Je m'implique dans des combats et des valeurs – la justice, la liberté, la dignité – qui sont ceux de tout intellectuel qui se respecte. Cela me parait même être un devoir (…). En tout cas, c'est ma raison d'être littéraire». Toute la scène à travers laquelle le narrateur témoin raconte son itinéraire et celui de ses compagnons se joue dans le bagne de Tazmamart où tous les prisonniers sont cachés du monde et de la lumière du jour dans des cellules souterraines. Nourris d’eau infecte et de féculents, ne pouvant se déplacer qu’en position accroupie, trois sur vingt trois prisonniers survivront à dix –huit années de captivité. Et c’est à partir du témoignage de l’un d’eux que Tahar BENJELLOUN nous livre l’histoire de leur lutte contre la dégradation de l’être.
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"Empreintes" : suivi de Création littéraire et photographie argentique : intermédialité pour une poétique de l'image

"Empreintes" : suivi de Création littéraire et photographie argentique : intermédialité pour une poétique de l'image

Le réalisateur Jean Eustache a en cela été un véritable visionnaire, lui qui a eu l'idée de filmer Alix en train de commenter ses propres photos. Son court métrage, Les photos d'Alix (1980), déplace ainsi l'attention du spectateur sur le véritable enjeu de la photographie : la fabrication de l'image, son processus de création. On y voit le fils d'Eustache, Boris, alors adolescent, présenter successivement à Alix plusieurs de ses photographies et lui poser des questions à propos d'elles. Au fil du court-métrage, les réponses d'Alix accusent un décalage de plus en plus grand avec les photos qu'elles sont sensées commenter. Un décalage qui nous trouble, car il est inconstant ; le discours d'Alix se met parfois à coïncider à nouveau avec les images présentées, et nous ne savons plus, en tant que spectateurs, à quoi nous fier. D'abord déroutante, cette scission entre image et langage se révèle peu à peu des plus intéressantes. C'est comme si Eustache était parvenu à matérialiser le malaise qui préside parfois à notre rencontre avec les images. Nous les voyons, elles nous troublent, mais nous ne parvenons pas au juste à comprendre ce qui nous parle en elles, ce qui provoque en nous ce mouvement interne de captation. Les associations parfois surréalistes entre son et images nous parlent dans ce film du collage à la fois parfaitement émancipé et résolument audacieux que l'artiste doit oser oser.
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Denis Pernot, <em>La Jeunesse en discours (1880-1925). Discours social et création littéraire</em>

Denis Pernot, <em>La Jeunesse en discours (1880-1925). Discours social et création littéraire</em>

323 Chrisophe Prochasson. Un ouvrage récent vient à leur suite, quoique à partir d’une perspective distincte, contribuer à ce chantier encore peu fréquenté, mais qui semble commencer à se constituer au croisement de l’histoire sociale, de l’histoire des intellectuels et de l’historiographie littéraire.

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Une Fantasy roubaldienne, ou, Nouvelle exploration ludique des potentialités littéraires : essai ; suivi de La Quête du Vortex (création littéraire)

Une Fantasy roubaldienne, ou, Nouvelle exploration ludique des potentialités littéraires : essai ; suivi de La Quête du Vortex (création littéraire)

i –––––––––––––– Résumé –––––––––––––– Le Jeu, un phénomène difficile à définir, se manifeste en littérature de différentes manières. Le présent travail en considère deux : l’écriture à contrainte, telle que la pratique l’Oulipo, et l’écriture de l’imaginaire, en particulier les romans de Fantasy française. La première partie de cette étude présente donc, sous forme d’essai, les origines et les visées des deux groupes d’écrivains, mettant en lumière les similitudes pouvant être établies entre eux malgré leurs apparentes différences. Tandis que l’Oulipo cherche des contraintes capables de générer un nombre infini de textes et explore la langue par ce moyen, la Fantasy se veut créatrice de mondes imaginaires en puisant généralement à la source de Tolkien et des jeux de rôle. Il en résulte que le jeu, dans les deux cas, se révèle un puissant moteur de création, que le récit appelle un lecteur-explorateur et qu’il crée une infinité de mondes possibles. Malgré tout, des divergences demeurent quant à leurs critiques, leurs rapports avec le jeu et les domaines extralittéraires, et leurs visées. Considérant ce fait, je propose de combiner les deux styles d’écriture en me servant du cycle des Hortense de Jacques Roubaud (structuré au moyen de la sextine) et des Chroniques des Crépusculaires de Mathieu Gaborit (figure de proue en fantasy « pure »). Ce projet a pour but de combler le fossé restant encore entre les deux groupes.
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Éthique et création littéraire, suivi de, La halte du coeur

Éthique et création littéraire, suivi de, La halte du coeur

Ainsi, un lecteur se projettera plutot dans un univers fictif a la lecture d'un roman autobiographique en raison du genre annonce de l'oeuvre, celui de roman, mais surtout parce que le[r]

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L'expérience de la création littéraire dans la poésie de Roland Giguère

L'expérience de la création littéraire dans la poésie de Roland Giguère

Le poète-voyageur traverse le miroir, tout comme Alice, pour trouver un mo-nde intérieur nocturne où 'toutes les imar,es du monde .xtérleur diurne sont inversées. [r]

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Les revues de création littéraire et la diffusion de la poésie contemporaine

Les revues de création littéraire et la diffusion de la poésie contemporaine

A nouveau, la question est donc de savoir s'il appartient au responsable de revue de faire toute la demarche, ou si c'est au bibliothecaire d'aller au devant de cette [r]

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L'aide à la création littéraire dans les collectivités territoriales ; l'exemple d'une institution : le Centre littéraire de Royaumont

L'aide à la création littéraire dans les collectivités territoriales ; l'exemple d'une institution : le Centre littéraire de Royaumont

( ecrivains et plasticiens, entre ecrivains ...), la volonte de faire rayonner la poesie, nationalement et localement ( rencontres dans le cadre scolaire, dans les Bibliotheques...), d[r]

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Processus Agora : approche bioculturelle des théories de la création littéraire

Processus Agora : approche bioculturelle des théories de la création littéraire

Nulle forme figée n'est repérable dans ces figures du processus : Lejeune inscrivait sa posture dans la réalité d'un processus d'excavation des réalités du langage par, a[r]

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Mireille Naturel, <em>Proust et le fait littéraire. Réception et création<em>

Mireille Naturel, <em>Proust et le fait littéraire. Réception et création<em>

On trouve matière à réflexion dans ce passage du Deleuze, lors de la célèbre table ronde de 1975 qui réunissait tous les plus grands proustiens de la critique moderne (de Barthes à Genette, en passant par Doubrovsky et Ricardou). Ce qui frappe, c’est d’abord la figure de l’araignée. Puis celle de la toile d’araignée. Mais, à parcourir attentivement le long fleuve d’À la recherche du temps perdu, tout s’explique. En effet, l’œuvre proustienne raconte et met précisément en scène l’écriture d’un roman, celui que le narrateur, personnage alter ego de Proust lui- même, écrira. La Recherche est un récit d’apprentissage. Précisons : apprentissage d’un homme de lettres. La conquête d’un livre. Du livre que chacun porte en soi. Proust tire les ficelles d’une complexe poétique de la lecture, en même temps qu’il fonde une esthétique de la création. Or, le héros-narrateur du roman, à l’image de l’auteur qu’il incarne, ne crée pas ex nihilo et comme bon lui semble. C’est-à-dire que, dès « Combray », on remarque la présence de motifs touchant la création littéraire, sans toutefois qu’ils se concrétisent réellement. Ce n’est qu’avec Le temps retrouvé qu’ils se concrétiseront pleinement. Pour le narrateur, sujet écrivant, c’est une épiphanie. Une conversation à la logique de l’œuvre d’art. Dans cette longue traversée du désert que représente le curieux destin littéraire du héros, la virtualité d’une idée à déchiffrer deviendra l’actualité d’un livre à écrire. Au cours de ces sections clés que sont « L’adoration perpétuelle » et « Le bal de têtes », Proust ajoute un niveau d’autoréflexivité à son écriture. Il faut alors porter attention à un passage précis, celui où le narrateur dit simplement : « je bâtirais mon livre […] comme une robe 1 ». Proust expliquera cette étrange méta-
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L’album : première réception littéraire

L’album : première réception littéraire

cette œuvre. Si l’auteur n’est que représenté, que l’on peut parler d’auteur fictif, il s’exprime toutefois auprès de son lecteur par la création de ses albums, de l’univers fictionnel qui est présenté et qui révèle une partie de lui-même, de son « livre psychique ». La référence au triple autoportrait de Norman Rockwell est une clef de l’album pour qui sait le voir. Par celui-ci est posée la question de la construction de soi et de la mise en abyme de soi, un « je » comme autre comme le souligne J.Barral : « Dans l’autoportrait, une citation de soi est à l’œuvre, mais ce soi s’abime dans le portrait en devenant autre » 38 . Par son autoreprésentation, l’auteur joue et questionne son identité. Cette image de l’éléphant serait une identification de soi ainsi qu’une mise à distance par l’humour engendré car « l’image c’est ce dont je suis exclu » écrit Barthes 39 . Cet éléphant peut être interprété comme une « carapace de l’individualité » 40 . L’autoreprésentation est mise à mal et caricature la tension qui existe dans l’autoportrait. Barbara Elia définit l’autoreprésentation comme la « tension entre le concept de corporéité (hors-soi) et de physicité » et précise que « passer de la physicité à la corporéité signifie se servir de soi-même pour aller au-delà de soi-même, comme le danseur dans la danse » 41 . De plus, si cet autoportrait n’est pas donné à voir comme une évidence dans l’album, cela revient à analyser que le jeu de miroirs par l’autoportrait cache aussi bien qu’il révèle. L’ambivalence identité et étrangeté joue avec réalité et illusion. La question de l’identité est soulevée ainsi qu’une réflexion sur la singularité. Ainsi, Gilles Bachelet dévoile une partie de lui-même par cet album, il évoque le processus de création littéraire, artistique et sa réception. L’autoportrait met en exergue le pouvoir de l’image et on peut étendre celui-ci à la fiction. « L’image nous parle […] à propos de chaque chose, de moins que la chose, mais de nous, et à propos de nous [..]» écrit Maurice Blanchot 42 .
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Rhétorique de la critique littéraire africaine

Rhétorique de la critique littéraire africaine

Rhétorique de la critique littéraire africaine Josias Semujanga Critique littéraire, un discours doxologique Cette étude qui vise à l'élaboration d'une réflexion sur la rhé­ torique de la critique littéraire africaine et son application sur les œuvres particulières, par exemple le roman, poursuit également deux objectifs spécifiques : 1) identifier les différents traits généri­ ques relevés par les essais critiques comme étant constitutifs de l' • africanité • ou de l' • européanité • des œuvres africaines et 2) déterminer comment ils instruisent le procès esthétique et axiologique du discours critique. Sur quoi porte ce double pro­ cès? Deux hypothèses sont possibles. 1) Le discours critique litté­ raire traite du processus de création littéraire et décrète ce que
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Lecture littéraire et disqualification scolaire

Lecture littéraire et disqualification scolaire

L’Académie rappelle à nouveau que l’école républicaine a été conçue en vue de corriger les effets des inégalités d’origine sociale et non en vue de les accentuer. C’est désespérer de l’école que de la déclarer, dans son principe, incapable d’initier les enfants et les adolescents d’origines diverses au plaisir de comprendre nos chefs-d’œuvre littéraires. Ceux qui ne trouvent pas, dans leur milieu, d’incitation suffisante à découvrir ces chefs-d’œuvre, ni même l’occasion d’en entendre parler, n’est-ce pas de l’école qu’ils sont en droit d’attendre ce que la famille n’a pu leur donner ? Renoncer à faire jouer ce rôle correcteur à l’école et affaiblir, sous ce prétexte fallacieux, l’enseignement littéraire pour tous, n’est-ce pas œuvrer au contraire de ce que l’on prétend rechercher, puisque dès lors, la démission de l’école consacre les inégalités culturelles d’origine sociale ?
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De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

Compte tenu de l’histoire brièvement esquissée précédemment, la question du rapport au politique est dans cette perspective plus complexe. Si les prises de positions politiques des écrivains exposent a priori au risque de l’hétéronomie (orienter la littérature selon d’autres logiques que spécifiquement littéraires), elles peuvent cependant être revendiquées comme un élément constitutif du rôle de l’écrivain, et de sa position même au sein du champ littéraire. On peut, pour illustrer cette proposition, commencer par établir à gros traits une typologie des attitudes politiques des écrivains 6 . La première consiste, au nom d’une conception « pure » de « l’art pour l’art » à se tenir à l’écart de toute préoccupation politique, que ce soit dans le contenu des œuvres ou dans les activités extralittéraires de leur auteur. Cela se traduit dans le choix des sujets (dégagés des enjeux du moment), dans le style (comme la recherche formelle, c’est-à-dire orientée vers des enjeux spécifiquement internes au champ littéraire, quand les principaux lecteurs sont eux-mêmes auteurs), comme dans l’absence de toute activité qui pourrait révéler un engagement politique : signature de pétition, tribune sur des sujets d’actualité dans la presse, déclarations publiques de soutien à une cause par exemple.
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