Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003)

Top PDF Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003):

Généralités sur la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel

Généralités sur la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel

Reste que c’est en priorité aux Etats parties qu’incombe la responsabilité de mettre en œuvre la convention sur leur territoire. Reprenant et développant les termes de la définition de la « sauvegarde » tels qu’ils sont énoncés à l’article, le texte de la convention énonce les différentes mesures à prendre pour assurer la sauvegarde du PCI (art. 13). Une insistance particulière est mise sur le développement de l’éducation en faveur du PCI (art.14) et sur l’identification du PCI à travers la réalisation d’ « un ou plusieurs inventaires » (art .12). Il est particulièrement à remarquer que la « participation des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales pertinentes » est requise pour l’identification du PCI (art. 11). En cela réside l’autre bouleversement majeur opéré par la mise en œuvre du concept de patrimoine culturel immatériel : les porteurs des pratiques, détenteurs des traditions, se voient conférer une légitimité considérable pour dire ce qu’est, selon eux, leur patrimoine. Entre les Etats, les chercheurs et les porteurs de traditions, une nouvelle configuration des relations est établie, qui fait des derniers des acteurs majeurs et non plus de simples objets d’étude.
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La contribution de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à la conservation de la biodiversité

La contribution de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à la conservation de la biodiversité

internationale, la Convention de 2003 crée deux listes et un registre. La première entend assurer « une meilleure visibilité du [PCI], faire prendre davantage conscience de son importance et favoriser le dialogue dans le respect de la diversité culturelle » (art. 16, al. 1). Il s’agit de la Liste représentative pour la sauvegarde du PCI. La seconde Liste a pour objectif de « prendre les mesures de sauvegarde appropriées » afin de sauvegarder les éléments du PCI en danger (art. 17, al. 1). Elle est nommée Liste du PCI nécessitant une sauvegarde urgente. Enfin, le registre fait « la promotion des programmes, projets et activités de caractère national, sous régional ou régional » reflétant le mieux les principes et objectifs de la Convention (art. 18, al. 1). Il a pour nom le registre de bonnes pratiques de sauvegarde. Le Comité de 2003, organe de la Convention (art., al. 1) « établit, tient à jour et publie » la Liste représentative et la Liste de sauvegarde urgente sur proposition des États parties à la Convention (art. 16, al. 1 et 17, al. 1). Il a également pour fonction de sélectionner les éléments à inscrire sur le Registre de bonnes pratiques sur la base de propositions par les États parties (art. 18, al. 1). C’est également lui qui établit les critères d’inscription d’un élément du PCI sur les Listes (art. 16, al. 2 et 17, al. 2) et les critères d’inscription d’un programme, projet ou activité sur le Registre (art. 18, al. 1). Ces critères doivent recevoir l’approbation de l’Assemblée générale de la Convention (art. 16, al. 2, 17, al. 2 et 18, al. 1) qui est l’organe souverain de la Convention et composé des États parties à la Convention (art. 4, al. 1) afin d’être valides. Ces critères sont approuvés pour la première fois en 2008 et sont consultables au sein des Directives opérationnelles. Les dernières Directives opérationnelles sont approuvées en 2016. En application de ces critères, le 6 novembre 2017, la Liste représentative comprend 365 éléments dont 61 éléments correspondants aux connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers. La Liste de sauvegarde urgente se compose de 47 éléments dont 2 éléments correspondants aux connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers. Enfin, le Registre de bonnes pratiques intègre 17 éléments dont 4 éléments correspondants aux connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers.
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Le paradoxe documentaire des inventaires numériques du patrimoine culturel immatériel

Le paradoxe documentaire des inventaires numériques du patrimoine culturel immatériel

L’origine du concept et de la convention de 2003 est enracinée précisément dans le rejet de ce système de sauvegarde basé sur des listes, classifications et hiérarchies des documents, qui s’avèrent insuffisants pour protéger les patrimoines de certains pays comme le Japon, la Bolivie ou le Pérou. Dans cette convention, le patrimoine culturel immatériel est défini comme « les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel » (article 2). Les États ont le devoir de sauvegarder ces pratiques à travers différentes actions de protection et promotion et principalement à travers la mise en place d’inventaires nationaux. Ces inventaires sont certainement des « listes », mais elles présentent trois caractéristiques qui les distinguent du système traditionnel : (i) elles doivent être rédigées par la communauté (et non pas par des experts externes) ; (ii) elles ne doivent pas être sélectives, mais démocratiques, et doivent comprendre toutes les pratiques existantes (sans aucune sélection de valeur) ; (iii) elles doivent être vivantes et doivent éviter la fixité propre des documents.
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L'insertion du concept de développement durable aux règles internationales et aux programmes nationaux et locaux de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : regard croisé Québec - Maroc

L'insertion du concept de développement durable aux règles internationales et aux programmes nationaux et locaux de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : regard croisé Québec - Maroc

L‘article 16 de la Convention de 2003 indique l‘établissement d‘une liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l‘humanité. Seulement, il ne prévoit aucun critère de sélection des éléments du PCI qui méritaient une inscription sur la liste. Néanmoins, les Directives opérationnelles contiennent des précisions à ce sujet. Sur la base de ce texte, les États ont décrit l‘état des éléments inscrits sur cette liste dans leurs Rapports périodiques. La Chine et le Mexique ont d‘ailleurs évoqué les conséquences d‘un élément inscrit sur le développement durable. Dans le cas de la Chine, la référence au développement durable quand elle apparaît, se trouve systématiquement sous la rubrique C.3 des Rapports périodiques, « Contribution aux buts de la liste », laquelle renvoie au critère R.2 des Directives opérationnelles. Ce dernier dispose que « l‘inscription de l‘élément contribuera à assurer la visibilité, la prise de conscience de l‘importance du patrimoine culturel immatériel et à favoriser le dialogue, reflétant ainsi la diversité culturelle du monde entier et témoignant de la créativité humaine ». Alors qu‘on pourrait croire que la mention du développement durable découlerait du critère R1 des Directives opérationnelles qui demandent aux États de se conformer à l‘article 2 de la Convention (lequel prévoit une conformité des éléments du PCI avec le développement durable), il en est autrement pour la Chine. La contribution au développement durable constitue un objectif auquel tend la liste représentative. Le concept de développement durable n‘est donc pas, dans le cas précis de la Chine, un critère à respecter dans l‘inscription d‘un élément sur la liste représentative, mais un but fixé une fois l‘élément inscrit. Sur 26 inscrits sur la liste représentative pour la Chine, 5 éléments, du fait de leur inscription, ont garanti le développement durable d‘une connaissance, d‘un savoir ou un savoir-faire 330 , de la Société en lien avec son milieu social et environnemental 331 . Le principe d‘intégration est pris en compte dans l‘inscription d‘un élément sur la liste représentative. Aussi, la Chine évoque que la sauvegarde du PCI et plus
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L’évaluation archivistique du patrimoine culturel immatériel au regard des technologies numériques

L’évaluation archivistique du patrimoine culturel immatériel au regard des technologies numériques

Quelques initiatives canadiennes Plusieurs initiatives de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ont donné suite au texte la Convention de l’UNESCO de 2003 un peu partout à travers le monde. On verra dans la troisième section comment la Chine a traité ce dossier. Le Canada et le Québec n’ont pas été en reste et ont également apporté leur contribution. Au Québec, la Loi sur le patrimoine culturel entrée en vigueur en 2012 permet d’identifier et de désigner des éléments du patrimoine immatériel du Québec et prévoit la possibilité de leur attribuer des statuts légaux afin d’en favoriser la sauvegarde et la mise en valeur (Culture et communications Québec, 2016). Si le palier fédéral du gouvernement est moins avancé que le Québec en la matière et que rien ne semble avoir été réellement fixé pour légiférer sur cette question, des représentations ont récemment enjoint les différentes instances gouvernementales d’agir en ce sens. De fait, la Déclaration canadienne pour la
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De l'inventaire à la valorisation du Patrimoine Culturel Immatériel en Aquitaine : rencontre (extra)ordinaire entre outils matériels et outils virtuels

De l'inventaire à la valorisation du Patrimoine Culturel Immatériel en Aquitaine : rencontre (extra)ordinaire entre outils matériels et outils virtuels

L’inventaire du PCI est un dispositif prévu par la Convention. Il est le seul à être obligatoire – les autres actions de sauvegarde étant souhaitables – puisque validé par les États parties. Chaque État établit une liste nationale du PCI de son pays ; et pour qu’une candidature à l’une des deux listes de l’U NESCO soit possible, elle doit figurer sur la liste nationale. En revanche, aucune méthodologie n’a été définie pour mener à bien cet inventaire. Ainsi, chaque État « [...] dresse, de façon adaptée à sa situation [...], un ou plusieurs inventaires du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire. » 16 C’est ainsi qu’en France, deux inventaires sont en cours, un « inventaire des inventaires » et un inventaire qui « répertorie les pratiques vivantes » 17 . Le premier s’appuie sur le recensement d’ouvrages déjà parus ou de bases de données existantes ; tandis que le second s’est largement inspiré d’une grille d’enquête conçue par l’université de Laval à Québec pour l’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (I REPI ). Le but premier de la fiche d’inventaire 18 n’est pas uniquement scientifique, elle permet également d’identifier des pratiques et de les valoriser auprès du grand public pour qu’il en prenne connaissance 19 .
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Le patrimoine culturel immatériel sur la Toile. Comparaison entre réseaux nationaux

Le patrimoine culturel immatériel sur la Toile. Comparaison entre réseaux nationaux

Sans doute, pourtant, aucun État ne pourrait accomplir toutes ces tâches sans l’assistance d'un vaste réseau d'institutions, d’associations, de professionnels et de particuliers. Les nouvelles pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel, mises en place par l’État, croisent, imbriquent et souvent transforment les routines existantes en modifiant les relations entre les acteurs. Les réseaux d’acteurs, construits ou reconstruits dans chaque État en raison de la Convention offrent un objet de recherche très prometteur puisqu’ils reflètent l'approche nationale dans la gestion du PCI. Cet article vise à comparer trois réseaux nationaux (France, Italie, Suisse) impliqués dans la mise en œuvre de la Convention, afin de mettre en évidence les particularités majeures de chaque pays.
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Enjeux topologiques et topographiques de la cartographie du web: Le cas du patrimoine culturel immatériel français

Enjeux topologiques et topographiques de la cartographie du web: Le cas du patrimoine culturel immatériel français

ces actions. Cependant, les experts de l’UNESCO et les administrations nationales se sont vite rendus compte que les pratiques immatérielles ne pouvaient pas être protégées de la même manière que les biens matériels c’est-à-dire par une organisation centrée sur les États (Bortolotto, 2007). Le patrimoine immatériel est, par définition, un patrimoine vivant, nourri par les communautés qui l’ont initié et continuent de le recréer (Blake, 2008). Conserver le patrimoine immatériel signifie principalement assurer la persistance des communautés de pratiques, un but qui appelle à des approches ascendantes (dites « bottom-up ») et décentralisées (Bortolotto et Severo, 2011). Le patrimoine culturel immatériel est créé et soutenu par des réseaux vastes et complexes d’institutions, associations, organisations non gouvernementales, groupes et même simples citoyens. Aucun Etat ne peut accomplir toutes les tâches imposées par la Convention sans le concours de ces réseaux d'acteurs. Les gouvernements qui ont ratifié la Convention se sont donc trouvés engagés dans la construction d’un système de conservation capable d'impliquer tous les acteurs qui contribuent à la sauvegarde du patrimoine immatériel.
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Coopération culturelle caribéenne : construire une coopération autour du Patrimoine Culturel Immatériel

Coopération culturelle caribéenne : construire une coopération autour du Patrimoine Culturel Immatériel

Résumé : Malgré de nombreuses initiatives et projets de coopération dans le bassin caribéen, il est encore difficile d’observer des résultats concrets, si bien qu’on ne peut toujours pas parler d'intégration régionale dans la Caraïbe. Les petits pays de la Caraïbe ont pourtant tout intérêt à travailler ensemble, pour résoudre des problèmes dépassant leurs frontières. A l’heure d’analyser les efforts de coopération régionale, les facteurs culturels et identitaires sont rarement pris en compte ; ils sont pourtant à la base de la cohésion sociale. Nous tenterons de montrer dans cette étude qu'un des obstacles principaux à l'intégration régionale caribéenne est l'absence d’identification et de participation des populations aux processus de coopération. Plus tournée vers l’Europe et les Etats-Unis, les échanges entre les populations caribéennes sont trop faibles et celles-ci ne se sentent absolument pas concernées par cette coopération, ni même identifiées à la région. Pour surpasser les préjugés qui divisent la Caraïbe, il faudrait peut-être déjà informer et connecter les populations, créer du lien social. Nous verrons que la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) de l’UNESCO offre un cadre idéal pour renforcer la coopération culturelle dans la Caraïbe. Construire une coopération à partir du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) apparaît alors comme une opportunité indéniable pour repenser la coopération de manière horizontale ; travailler à partir des éléments qui rapprochent le plus la Caraïbe, la culture et l’histoire, pour une Caraïbe construite et pensée par ses habitants. La coopération culturelle, par la création de réseaux et de nouvelles connexions, ouvrira ensuite la voie à une coopération dans d’autres domaines.
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Les usages sociaux du djembé au Québec : construction locale d'un patrimoine culturel immatériel mondial

Les usages sociaux du djembé au Québec : construction locale d'un patrimoine culturel immatériel mondial

1 INTRODUCTION : PRÉSENTATION DU SUJET ET MÉTHODOLOGIE Au fil des quatre dernières décennies, le djembé 1 est devenu au Québec un objet culturel familier. On le voit dans les spectacles musicaux et dansés, et certains percussionnistes professionnels québécois, reconnus à l’échelle nationale et internationale, sont des spécialistes de la pratique de ce tambour et de son répertoire mandingue. Plusieurs d’entre eux s’appliquent à pérenniser ce patrimoine percussif de l’Afrique de l’Ouest transmis à l’origine par ceux qu’on nomme les Grands Maîtres africains du djembé. Au Québec, au nombre de ces érudits mondialement appréciés, Mamady Keita et Famodou Konaté sont généralement cités par les praticiens comme point de repère culturel africain. Mais dans cet espace social des arts de la scène, certains percussionnistes québécois, moins portés par le souci de la préservation de la tradition, utilisent le djembé pour ses caractéristiques sonores. Sans s’imposer de restrictions de styles ou d’usages musicaux, ils intègrent le djembé comme un élément percussif dans leurs prestations musicales. Les professionnels du djembé œuvrent aussi dans le domaine du loisir culturel et il existe au Québec plusieurs écoles de percussions où des activités percussives destinées au divertissement, à la culture et au bien-être personnel sont offertes à l’ensemble de la population. Ce type d’activité, destiné au grand public, nous amène à comprendre que le djembé dans la collectivité québécoise s’adresse aux usages professionnels et aux usages « populaires » 2 . En effet, il n’est pas seulement réservé à une élite de praticiens auxquels la société attribut le statut de spécialiste, c’est un de ces objets musicaux susceptibles de se retrouver dans chaque foyer et qui plus est, aux mains de chaque membre de la famille.
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Diffusion et restitution aux communautés de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel: le cas des jeux traditionnels en France

Diffusion et restitution aux communautés de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel: le cas des jeux traditionnels en France

Ludovic Kibora (INSS/CNRST, Ouagadougou, Burkina Faso) La difficulté qui réside dans le processus d’’inscription d’un élément du PCI sur l’une des deux listes est liée à ce qui peut paraître comme une contradiction inhérente à la convention 2003. En effet, celle- ci précise qu’il s’agit du PCI des communautés tout en affirmant que ce sont les Etats-parties signataires, qui sont engagés par la convention. Alors, dans cette situation, la plupart du temps les initiatives proviennent de l’Etat et de ses démembrements, dans un contexte où les communautés ne sont pas toujours conscientes de la possibilité qu’elles ont de pouvoir valoriser autrement un élément de leurs pratiques culturelles. L’Etat est donc obligé d’être l’organe directeur du processus. Il est fortement impliqué dans les pays africains à travers la direction chargée du patrimoine culturel, logée au sein du ministère de la culture. C’est elle qui presque toujours prend l’initiative d’engager le processus d’inscription d’un élément sur une des listes du PCI. Pour ne pas être en porte-à-faux avec l’esprit du PCI, les agents de l’Etat développent toute forme d’ingéniosité pour mettre les communautés en avant à travers leurs représentants et des cadres participatifs appropriés. Si l’initiative était laissée entièrement aux communautés elles-mêmes, il y aurait peu de chances de voir certains pays, notamment ceux d’Afrique de l’ouest, inscrire un seul élément de leur PCI. Notre communication portera sur l’implication des communautés vivant au Burkina Faso à l’inventaire de leur patrimoine culturel immatériel.
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La politique du patrimoine culturel immatériel au Brésil : une volonté politique de démocratisation et d'inclusion des "minorités" ?

La politique du patrimoine culturel immatériel au Brésil : une volonté politique de démocratisation et d'inclusion des "minorités" ?

79 se grippe –, qu’advient-il de la communauté plus récemment – depuis que s’est imposée la terminologie de l’Unesco – au PCI indiquent-elles des contradictions au sein de la politique générale elles une résistance de la part des politiques locaux parallèlement à celle qui établit des quotas pour les Afro-Brésiliens tant dans les universités, que dans les emplois fédéraux, tout comme dans les appels à projets du ministère de la Culture (MINC). première autour de l’interprétation faite au Brésil du concept de patrimoine culturel immatériel multiculturelle, la seconde concernant l’application de ce concept auprès des détenteurs afro-brésiliens de la samba de roda dans l’État de Bahia, reconnu PCI par l’Unesco, et la troisième, en contrepoint de l’exemple précédent, autour de l’analyse d’une autre politique de sauvegarde d’un patrimoine
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Fiche d'inventaire Patrimoine Culturel Immatériel : la pêche professionnelle à la morgate (Sepia officinalis)

Fiche d'inventaire Patrimoine Culturel Immatériel : la pêche professionnelle à la morgate (Sepia officinalis)

FICHE D'INVENTAIRE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL 10 III - La pêche au casier La pêche au casier est la technique de pêche à la morgate la plus ancienne de la région du Golfe du Morbihan. Chaque casier, mesurant environ 1 mètre de long, 70 cm de large et 40 cm de haut, est accroché à un cordage, et assemblé sur une corde plus épaisse, par lot de 10 à 15, constituant ainsi une filière. Chaque filière est éventuellement lestée à ses deux extrémités (avec des grappins, parpaings ou ancres, même si cela est rarement nécessaire grâce au poids des casiers, à l'inverse des filets tramails), et munie de flotteurs, comme pour les filets. La relève se fait grâce à un vire-casiers, qui permet de remonter la filière lentement, et de prendre chaque casier avec une gaffe, pour le vider. Les 10 à 15 casiers sont entreposés petit à petit sur le pont, et lorsque la filière est entièrement relevée, elle est immédiatement remise à l'eau : une extrémité est immergée, et les pêcheurs jettent à l'eau les casiers un par un, en suivant l'avancée du navire. Une fois l'autre extrémité remise à l'eau, la filière est alors tendue pour une nouvelle marée, avant la relève du lendemain ou du surlendemain. A chaque relève, les piques métalliques fermant la gueule des casiers sont remis de façon conique par les pêcheurs si des congres, poissons raffolant des morgates, les ont pliés.
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La sauvegarde du patrimoine immatériel sonore : <br />quelles perspectives pour les phonothèques de l'oral à l'heure de la dématérialisation des contenus ?

La sauvegarde du patrimoine immatériel sonore : <br />quelles perspectives pour les phonothèques de l'oral à l'heure de la dématérialisation des contenus ?

Tous les types de supports étaient acceptés au dépôt. Ils se sont multipliés avec l'apparition du numérique et avec tous les avatars de l'histoire de la technologie. Par exemple, le DAT semblait s'imposer quand le mini-disque l'a supplanté, principalement pour des raisons de facilité d'utilisation sur le terrain. Malheureusement au moment du dépôt à la phonothèque, cette même simplicité s'avérait coûteuse car les différents formats que Sony proposait, permettaient au chercheur pressé ou peu argenté, d'enregistrer plusieurs heures sur le même support en compressant le son. La qualité d'un enregistrement s'en ressentait lourdement pour une sauvegarde patrimoniale. Le pire étant que certains formats ne pouvaient plus être lus sur les anciens outils de lecture. C'est le cas des derniers formats de mini-disque de Sony par exemple, qui ne sont plus lus sur les anciens lecteurs. Je pense encore à des collectes complètes qui ont été réalisée sur des cassettes compactes1 numériques dont Philips a abandonné la production en novembre 1996.
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Un patrimoine culturel immatériel émergent : le Courir du Mardi Gras de Faquetaique, Louisiane

Un patrimoine culturel immatériel émergent : le Courir du Mardi Gras de Faquetaique, Louisiane

124 L'esprit du lieu peut être considéré « pluriel et polyvalent, et peut posséder plusieurs significations et singularités, changer de sens avec le temps et être partagé par plusieurs groupes » (ICOMOS 2008). Or, contrairement aux communautés cadiennes typiques qui se réunissent pour célébrer le Mardi gras, le groupe participant au Courir de Faquetaique est constitué de gens qui ont un lien commun fondé sur la valeur de la culture cadienne par la musique ou par les arts. C'est une communauté culturelle, comme l'affirme DeCuir. C'est dans le cadre du Courir de Faquetaique que cette communauté se forme et prend tout son sens. Le « lieu » occasionne la création de cette communauté. Il crée un moyen concret d'honorer et de célébrer ce que cette communauté valorise : la culture cadienne dans son ensemble. D'ailleurs, les informateurs interrogés ont tous signifié l'importance de participer afin de « prendre part à la culture cadienne » de façon tangible et positive. Tous ont mentionné vouloir y retourner. Plusieurs, comme Henry, Bélanger, Roe et Roissard désiraient en apprendre encore plus en côtoyant des Cadiens qui travaillent à sauvegarder la culture et les traditions. Ainsi, cette perspective rejoint l'idée proposée par l'ICOMOS, en 2008, voulant que ces modes de transmission « assurent non seulement la sauvegarde de l'esprit du lieu, mais aussi, plus important encore, le développement durable et la vitalité de la communauté ».
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Fiche d'inventaire Patrimoine Culturel Immatériel : la pêche au carrelet sur l’arc Atlantique

Fiche d'inventaire Patrimoine Culturel Immatériel : la pêche au carrelet sur l’arc Atlantique

13 Perré édifié pour supporter deux carrelets dans la chalandière, au Chef de l’Île, Fédrun, Marais de la Grande Brière Mottière, Saint-Joachim (Loire-Atlantique) © Anatole Danto. Le pêcheur a généralement un fort sentiment d’attachement à la cabane, qu’il a construite, ou de laquelle il a pu hériter. Les cabanes sont ainsi généralement bien entretenues lorsqu’elles ne sont pas abandonnées, et certaines sont décorées avec le plus grand soin. La cabane est également un lieu particulier, où le pêcheur aime être seul, et pouvoir passer du temps confortablement pendant la pêche (les marées durent longtemps, certaines cabanes ne sont accessibles qu’à marée basse, il faut donc attendre la prochaine basse mer pour s’en extraire, ce qui peut être long, surtout lorsque la pleine mer est nocturne). La cabane est aussi un lieu de villégiature, et de réception, où le pêcheur et sa famille reçoivent parfois des invités, pour une marée ou un repas (certaines cabanes dépassent ainsi les 35m², et sont aménagées pour y dormir et y manger). Un fort attachement identitaire des pêcheurs à ce patrimoine bâti est observable, et la cabane sert souvent de lien social avec d’autres (voisins, famille, amis, …). Dans le sud, les pêcheurs sont d’ailleurs appelés les « cabaniers ». En Basse-Loire, certains pêcheurs s’associent pour construire une pêcherie et l’exploiter, cela s’appelle localement le « consortage ».
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Projet d'étude sur la valorisation et les usages sociaux de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel

Projet d'étude sur la valorisation et les usages sociaux de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel

- Compte rendu de la journée de janvier à Paris, lancement du séminaire : La première séance du séminaire a eu lieu le 22 janvier 2015 à Paris au Ministère de la Culture et de la Communication. Il a permis de recenser un ensemble d’acteurs intéressés par le projet général de l’inventaire du PCI en France. Lucie Saban a présenté le travail effectué par l’association « Mémoire vivante » dans les Antilles françaises autour de l’artisanat traditionnel et des savoir-faire des charrons. Morgane Dallic, représentant le PNR du Morbihan, a expliqué comment la notion de PCI était entendue à l’échelle territoriale, en relation avec les travaux de l’association bretonne BCD. Un travail d’inventaire est en cours au PNR du Morbihan, avec l’aide de spécialistes locaux du patrimoine. Luc Avot, de la Fédération nationale des trompes de France a présenté un projet de patrimonialisation de cette pratique. J.-J. Casteret, de l’INOC-Pau, a parlé des efforts réalisés pour inscrire le patrimoine occitan sur le web. Yann Le Borgne, du CRECET, a témoigné du projet actuellement en cours de patrimonialisation des savoir-faire hospitaliers. Les représentants de l’association Ile du Monde, Simone Tortoriello et Daniel Ortiz, se concentrent sur le patrimoine translocal francilien. Roger Hérisset est intervenu sur les vanneries bretonnes et a présenté son livre. Marion Roux-Durand a évoqué les efforts du musée de l’archerie pour réaliser avec l’OPCI une fiche liée au « tir Beursault ». Séverine Cachat a présenté l’exposition que le CFPCI a conçu sur les géants et dragons processionnels. Francesca Comminelli a évoqué la relation entre PCI et développement durable. Pour notre part, nous avons présenté le travail réalisé à l’IDEMEC depuis 2012 dans la continuité de la collecte effectuée autour des jeux traditionnels.
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La ruée vers l'or de Tombouctou : étude des effets de patrimonialisation sur les entreprises de sauvegarde du patrimoine culturel malien

La ruée vers l'or de Tombouctou : étude des effets de patrimonialisation sur les entreprises de sauvegarde du patrimoine culturel malien

Pensez-vous que le fait de reconstruire ces mausolées et restaurer les manuscrits aiderait à améliorer la situation à Tombouctou ? Comment est ce possible ? La restauration des monuments : mausolées et mosquées a commencé. Pendant la période de conflit une situation de méfiance s’était installée entre les différentes communautés. Et lorsque les travaux de restauration ont démarré, ils ont mobilisé toutes les communautés et toutes les ethnies, ce qui a renforcé la cohésion sociale, l’entente et contribuent à la réconciliation et à la paix. Donc ces travaux communautaires ont déjà permis d’essayer de recréer les liens de confiance qui avaient eu tendance à s’estomper pendant la période de crise. Ça s’est un premier résultat. Une deuxième chose : les populations locales, les communautés locales ont pris conscience pendant cette crise là de l’importance de leur patrimoine. Parce que ces villes là vivent énormément du tourisme. Quand les touristes viennent, pourquoi ils viennent à Tombouctou, pourquoi ils y viennent ? Pour visiter les mosquées, ces fameuses mosquées, les bibliothèques de manuscrits… donc ce sont elles qui font vraiment l’identité, la valeur culturelle touristique qui attire vraiment les touristes. Et si ces choses là en fait n’existent plus, ou en tout cas ne sont plus dans un bon état de conservation, les gens ne viennent plus. S’ils ne viennent plus, il n’y a plus de retombées en fait, il n’y a plus d’activité, plus d’emplois… tout ce qu’il y avait grâce au tourisme. Et donc elles ont eu quand même cette prise de conscience là. Aussi bien à Tombouctou qu’à Djenné et dans les autres villes. et d’ailleurs on accorde beaucoup trop d’attention à Tombouctou. C’est vrai que Tombouctou a été directement et durement touchée, mais cette crise là a eu des impacts énormes sur l’ensemble du pays, sur les autres villes et sites touristiques comme els pays Dogons, comme Djenné. Maintenant le tourisme est complètement mort, ça veut dire beaucoup d’emplois morts, beaucoup de gens comme els guides touristiques, les artisans qui vivaient de cette activité sont obligés de se reconvertir… ça veut dire que les hôtels ne reçoivent pratiquement plus de clients. Et donc c’est une crise multiforme qui touche de plein fouet l’ensemble de la population qui vivaient dans une situation de précarité avant la crise.
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La Marque pays : <i>Marca País Colombia</i>. Étude de son fonctionnement dans la valorisation du patrimoine culturel immatériel colombien

La Marque pays : <i>Marca País Colombia</i>. Étude de son fonctionnement dans la valorisation du patrimoine culturel immatériel colombien

Barranquilla est une ville, comme toutes les villes de la côte caraïbe de la Colombie, très cosmopolite et qui est devenue l’un des premiers centres de commerce du pays et LE lieu de convergence des peuples et des cultures amérindiennes, européennes et africaines. Le carnaval est arrivé à Barranquilla par la rivière Magdalena, en se nourrissant des expressions culturelles propres d’autres peuples de la côte caribéenne. L’imaginaire culturel et la mémoire historique ont permit aux nouveaux habitants de la ville de reconstruire ses savoirs traditionnels, ses célébrations et le passé de ses ancêtres en l’adoptant au nouveau contexte. Une manifestation multiculturelle s’exprime à travers des genres musicaux comme la Cumbia, la Puya et le Porro (musiques exécutées par des ensembles de tambours ou des groupes d’instruments à vent), ainsi que des danses comme le Mico y Micas originaires des Amériques, le Congo africain et le Paloteo d’origine espagnol. La culture matérielle des objets d’artisanat s’exprime à travers les chars, les costumes, les coiffes et les masques d’animaux. Des groupes de danseurs masqués, d’acteurs, de chanteurs et d’instrumentistes ravissent les foules de leurs démonstrations théâtrales et musicales inspirés d’événements historiques et de l’actualité.
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Archive du patrimoine immatériel de la Navarre

Archive du patrimoine immatériel de la Navarre

Les premières réponses ont conditionné mon entrée, ouvrant le début du travail de terrain, avec tout d’abord un premier contact avec la mairie de Bidarray. Celle-ci m’a orienté vers un passionné de patrimoine, Peio Jorajuria, qui a écrit une monographie sur l’histoire du village, celui-ci sera un contact à garder en tant que collaborateur. Il a aussi fait le lien avec mon tout premier informateur, M. Parachu, rencontré directement lors de la première venue sur le terrain pour fixer une date d’entretien. Cet informateur, malgré quelques problèmes techniques avec la camera qui nécessitait des fréquents changements de DVD, me permettra d’entendre parler pour la première fois de manifestations qui pour certaines s’étaient déroulées pour la dernière fois durant la période d’après-guerre : Les noces basques ou Etxe sartziak, qui fêtaient l’entrée de la jeune mariée dans la maison de son époux. Il m’a également parlé de la Fête-Dieu, ou Besta-Berri, qui est toujours célébrée et est tout à fait ancrée dans les traditions du village. Cet entretien a donc été très enrichissant d’un point de vue anthropologique car très représentatif de la culture bas-navarraise, seulement, l’aspect recherché de la littérature de tradition orale n’a pas été très fructueux, mais cela est parfois dû à des problèmes de mémoire, lorsque les photographies servent de support pour le patrimoine festif, elles font défaut pour la réminiscence de souvenirs de moments familiaux réduits à la sphère privée et intime.
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