Cellules ganglionnaires de la rétine

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Le rôle des cellules gliales de Müller dans la mort des cellules ganglionnaires de la rétine par des mécanismes cellulaires non-autonomes

Le rôle des cellules gliales de Müller dans la mort des cellules ganglionnaires de la rétine par des mécanismes cellulaires non-autonomes

1.3.1.4. L’apoptose et la neurodégénérescence des cellules ganglionnaires de la rétine. Alors qu’un certain niveau d’apoptose est associé à l’homéostasie normale des tissus, une apoptose excessive et incontrôlée est caractéristique de la neurodégénérescence. De nombreuses données expérimentales montrent que les CGRs meurent par apoptose (Hughes and La Velle, 1975; Rager and Rager, 1978; García-Porrero et al., 1979) et que la mort cellulaire développementale pourrait être régulée de la même façon que la mort des CGRs lors d’une blessure du nerf optique. La mort apoptotique après section du nerf optique a été démontrée de plusieurs façons. Par exemple, le cytochrome-c libéré par les mitochondries peut être alors visualisé dans le cytoplasme des CGRs par immunohistochimie (Isenmann et al., 1997a; He et al., 2004). Avant même la diminution du nombre de cellules, la procaspase 3 inactive est clivée en caspase 3 active dans les CGRs (Klocker et al., 1999a; Klocker et al., 2000). Une étude a démontré que l’inhibition de la caspase-3 par des inhibiteurs protéiques permet de réduire la mort des CGRs axotomixées in vivo (Kermer et al., 1998a; Chaudhary et al., 1999a). De plus, la caspase-8 est exprimée par les CGRs et semble pouvoir être activée, suite au dysfonctionnement des mitochondries, indépendamment de l’activation des récepteurs de mort (Weishaupt and Bahr, 2001). Finalement, la survie des CGRs peut être stimulée en inhibant les molécules pro-apoptotiques ou en activant les molécules anti- apoptotiques. Cependant, l’inhibition ciblée des caspases ne réduit que modestement l’apoptose après lésion du nerf optique (Kermer et al., 1998a; Klocker et al., 1999a; Cheung et al., 2004). Plus spécifiquement, l’injection intraoculaire d’ARN antisens inhibant la synthèse de Bax réduit la mort des CGRs (Isenmann et al., 1999). L’utilisation d’ARN d’interférence dirigé contre Apaf-1 atténue la perte de CGRs après lésion du nerf optique (Lingor et al., 2005). Par ailleurs, si Bcl-2 est surexprimée dans les CGRs de souris transgéniques (bcl-2 +/+ ), l’apoptose causée par la blessure du nerf optique est fortement réduite.
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Le rôle de la protéine tau dans la mort des cellules ganglionnaires de la rétine : cas du glaucome et de la maladie d’Alzheimer

Le rôle de la protéine tau dans la mort des cellules ganglionnaires de la rétine : cas du glaucome et de la maladie d’Alzheimer

Le glaucome est une neuropathie optique caractérisée par la perte progressive des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR) et la dégénérescence du nerf optique (Foster et al., 2002). En vertu du consensus actuel, le diagnostic formel du glaucome est établi lorsque dans au moins un des yeux, on retrouve à la fois un déficit structurel (dommages au nerf optique) et fonctionnel (réduction du champ visuel) (Foster et al., 2002). D’après les dernières estimations, 60 millions de personnes à travers le monde souffrent du glaucome. En raison du vieillissement de la population, les prédictions prévoient qu’environ 80 millions de personnes seront atteintes d’ici 2020 ( Quigley, 2011). Il n’existe actuellement aucun remède contre la maladie raison pour laquelle les personnes atteintes sont condamnées à vivre avec angoisse la perte inexorable de leurs capacités visuelles jusqu’à la cécité totale. Le glaucome représente d’ailleurs la première cause de cécité irréversible dans le monde, avec près de 8,4 millions de personnes aveugles suite à la maladie ( Quigley, 2011). Pire encore, on prévoit que ce chiffre atteindra 10,2 millions à l’horizon 2020 ! C’est tout dire de l’urgence qui se pose en termes de solutions thérapeutiques visant à stopper le processus pathologique et à prévenir la cécité.
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Stimulation de la survie et de la régénération des cellules ganglionnaires de la rétine par inactivation de la GTPase Rho après lésion du nerf optique du rat adulte

Stimulation de la survie et de la régénération des cellules ganglionnaires de la rétine par inactivation de la GTPase Rho après lésion du nerf optique du rat adulte

Finalement, ces informations seront situées dans le contexte d’une lésion du nerf optique, qui est le modèle d’étude que nous avons choisi pour étudier les effets d’inhibiteurs de Rho su[r]

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Une nouvelle forme d’amaurose congénitale de Leber  - Défaillance de la neuroprotection des photorécepteurs et des cellules ganglionnaires de la rétine

Une nouvelle forme d’amaurose congénitale de Leber  - Défaillance de la neuroprotection des photorécepteurs et des cellules ganglionnaires de la rétine

m/s n° 1, vol. 29, janvier 2013 NOUVELLES MAGAZINE 27 nérescence neuronale qui se traduit par une atrophie postnatale mais très rapide de la région maculaire de la rétine don- nant un aspect pseudo-colobomateux, et surtout une atrophie optique dont la précocité est très inhabituelle dans cette affection. ‡

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La coopération entre cellules ganglionnaires de la rétine façonne la connectivité du système visuel

La coopération entre cellules ganglionnaires de la rétine façonne la connectivité du système visuel

synchrone de deux CGR convergeant sur le même neurone post-synaptique, les courants post- synaptiques observés au niveau des deux afférences sont augmentés (Zhang et al., 1998). Par la suite, une technique originale de photo-activation a été utilisée chez le xénope pour contrôler la synchronisation des CGR voisines. La stimulation asynchrone des cellules voisines a été effectuée grâce à l’utilisation de billes mobiles ; tandis que la stimulation synchrone est réalisée à l’aide d’une illumination stroboscopique. La stimulation asynchrone provoque un accroissement de la taille des arborisations ipsi-latérales dans le tectum (équivalent du CS chez le xénope). Par ailleurs, les branches axonales des CGR sont plus dynamiques dans l’exploration de l’environnement lorsque leur décharge n’est pas corrélée à celle des axones voisins (Munz et al., 2014). La co-activation d’un axone avec ses voisins diminue cette activité exploratoire et stabilise les synapses rétino-tectales. Cette stabilisation synaptique est altérée lorsque la transmission synaptique rétino-tectale est inhibée ou suite au blocage des récepteurs synaptiques NMDA (N-methyl-D-aspartate, NMDA-R). Une seconde étude, dans le cortex visuel de la souris, a mis en évidence une règle simple de plasticité synaptique. Grâce à l’imagerie calcique et l’électrophysiologie dans le neurone post-synaptique, les chercheurs ont démontré que les boutons synaptiques qui ne sont pas actifs en même temps que leurs voisins (d’une distance inférieure à 12 μm) sont soumis à une LTD. Réciproquement, l’augmentation locale (< 12 μm) de la synchronisation de l’activité stabilise la transmission synaptique (Winnubst et al., 2015). Ainsi, les synapses co-actives sont regroupées géographiquement lors de la propagation des vagues rétiniennes. Enfin, il a été montré également chez la souris que l’activité à haute fréquence et synchrone entre les cellules voisines est impliquée dans la ségrégation des projections rétino-géniculées (Torborg and Feller, 2004). L’activité corrélée de cellules voisines pourrait donc stabiliser les synapses rétino-thalamiques et rétino-colliculaires.
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Les voies de signalisation du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) dans la survie neuronale et la régénération axonale des cellules ganglionnaires de la rétine adulte blessée

Les voies de signalisation du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) dans la survie neuronale et la régénération axonale des cellules ganglionnaires de la rétine adulte blessée

De plus, nous n’avons pas remarqué d’augmentation de l’arginase I dans la rétine après l’injection de BDNF (Article 3, Figure 4) et l’activation de Erk112, en amont de CREB, n’a pas mené[r]

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Expression et localisation du système endocannabinoïde dans la rétine du singe

Expression et localisation du système endocannabinoïde dans la rétine du singe

1.1.2 Le corps genouillé latéral (CGL) Les axones des cellules ganglionnaires de la rétine sont acheminés vers le nerf optique, chiasma optique, tractus optique pour ensuite se rendre au corps genouillé latéral. Le CGL est situé dans la partie dorsale du thalamus. Ces efférences sont ensuite projetées vers le cortex visuel primaire pour traiter l’information visuelle de la rétine. Une coupe transversale du CGL du primate montre 6 couches cellulaires bien distinctes. Le fait que les neurones du CGL soient organisés en différentes couches illustre que des éléments spécifiques de l’information visuelle sont traités à part à ce niveau. Les 2 premières couches les plus ventrales sont les couches magnocellulaires. Les 4 autres couches les plus dorsales sont les couches parvocellulaires. De plus, ce sont les cellules ganglionnaires de type M qui projettent aux 2 premières couches du CGL et les cellules ganglionnaires de type P aux 4 autres couches (Wassle, 2004). Ceci témoigne bien le fait qu’il existe un traitement parallèle des canaux de l’information provenant de la rétine (Figure 8).
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Caractérisation du système des endocannabinoïdes au niveau de la rétine adulte et en développement

Caractérisation du système des endocannabinoïdes au niveau de la rétine adulte et en développement

Résumé Le système endocannaboïde (eCB) est constitué des ligands, des récepteurs – les plus étudiés étant les récepteurs CB1 et CB2 – et les enzymes de synthèse et de dégradation. Les ligands étant lipophiles, ils ne sont pas encapsulés dans des vésicules, ce qui place les enzymes de synthèse et de dégradation dans une position de régulateurs clés. Plusieurs études démontrent une participation du système eCB à des processus de développement dans le système nerveux central (SNC). La rétine est un modèle important pour l’étude de ces processus car elle contient plusieurs types cellulaires bien connus, dont le patron de développement est clairement établi. Pour l’instant très peu est connu sur l’expression du système eCB durant le développement rétinien. C’est dans ce cadre que les patrons d’expression du récepteur CB1 et de l’enzyme de dégradation FAAH ont été étudiés pendant le développement rétinien postnatal chez le rat. Pour identifier les types cellulaires exprimant ces protéines, des co-marquages ont été accomplis pour le récepteur CB1 ou FAAH et des marqueurs des types cellulaires rétiniens. À P1, les cellules ganglionnaires, amacrines, horizontales et mitotiques expriment le récepteur CB1. Les cellules ganglionnaires et amacrines cholinergiques sont FAAH-positives. Au cours du développement, certains types cellulaires démontrent une expression transitoire de ces deux protéines, suggérant une implication du système eCB dans les processus de développement.
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Anatomie de la rétine

Anatomie de la rétine

> La neurorétine est une unité fonctionnelle du système nerveux central assurant la conversion d’un signal lumineux en un influx nerveux. D’origine neuroectodermique, dérivée du diencéphale, la neurorétine est un tissu stratifié, composé de six types de cellules neuronales (deux types de photorécepteurs : les cônes et les bâtonnets ; les cellules horizontales, bipolaires, amacrines et ganglionnaires) et de trois types de cellules gliales (les cellules gliales de Müller, les astrocytes et les cellules microgliales). La neurorétine repose sur l’épithélium pigmentaire rétinien, l’ensemble constituant la rétine. L’existence des barrières hémato-rétiniennes interne et externe et des jonctions intra-rétiniennes rend compte de la finesse de la régulation des échanges de la rétine avec la circulation et au sein de la rétine elle- même. La zone centrale de la rétine humaine, la macula, zone hautement spécialisée pour assurer l’acuité visuelle, présente des spécificités anatomiques. Les méthodes d’imagerie récentes permettent d’enrichir nos connaissances sur les caractéristiques anatomiques et fonctionnelles de la rétine, qui restent encore imparfaitement décrites. <
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Mécanismes moléculaires régulant la pathologie dendritique dans la rétine adulte lésée in vivo

Mécanismes moléculaires régulant la pathologie dendritique dans la rétine adulte lésée in vivo

38 modèles de glaucome chez le rat et le singe bloque le transport du BDNF et de son récepteur, TrkB, du nerf optique vers la rétine (Pease et al., 2000). Le rôle du BDNF vis-à-vis des dendrites des RGCs dans le glaucome est obscur, mais des données récentes indiquent que les neurotrophines peuvent agir pour préserver la morphologie dendritique des cellules ganglionnaires après une lésion axonale. En effet, l’administration de BDNF exogène au moment d’une lésion du nerf optique dans un modèle de chat préserve la morphologie des dendrites et du soma des CGRs alpha et bêta (Weber and Harman, 2008). Ces résultats soulignent l’importance du BDNF local dans la régulation dendritique durant le développement et post-lésion. Comme pour la survie des CGRs, l’utilisation des suppléments de BDNF par thérapie génique pourrait être avantageuse pour préserver la structure et la fonction des dendrites des CGRs dans le glaucome. Cependant, les effets à long terme et la fiabilité de l’augmentation de neurotrophines diffusibles dans la rétine sont actuellement inconnus et nécessiteraient une analyse de faisabilité préalable avant l’implantation d’approches thérapeutiques. D’ailleurs, une étude récente a démontré que l’expression de BDNF ou de CNTF par l’utilisation d’AAV a amenée à des changements substantiels dans la structure dendritique de CGRs transfectées (Harvey et al., 2009). Les mécanismes moléculaires sous-jacents à l’effet du BNDF sur la préservation dendritique ne sont pas connus. Néanmoins, cela révèle le rôle du BDNF dans le maintien des structures synaptiques. Ce serait important d’établir si l’effet d’un tel changement morphologique aurait des effets tangibles sur l’aspect électrophysiologique des CGRs.
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2016 — Imagerie fonctionnelle de la rétine par électrorétinographie multi-angulaire

2016 — Imagerie fonctionnelle de la rétine par électrorétinographie multi-angulaire

Lorsque les photorécepteurs sont hyperpolarisés, ceux-ci ne transmettent plus de glutamate dans leurs synapses avec les cellules bipolaires ce qui aura pour effet de dépolariser les cellules bipolaires de la voie ON. Aussi, comme l’hyperpolarisation des photorécepteurs augmente la concentration d’ions K + (sortants), les cellules de Müller transporteront ces ions vers l’humeur vitrée, ce qui provoquera un courant de polarisation. Ce courant ainsi que la dépolarisation des cellules bipolaires sera à l’origine de l’alternance positive de la l’ERG, l’onde-b. Les cellules ganglionnaires qui relaient ensuite ce potentiel vers le nerf optique ont des fonctions de regroupement spatial et temporel de l’information. Via le regroupement horizontal des signaux entrants par les cellules horizontales et amacrines, les cellules ganglionnaires reçoivent le potentiel selon qu’il vient de photorécepteurs au centre de leur champ récepteur ou en périphérie. Ces cellules présentent un antagonisme centre-périphérie qui a pour effet qu’elles sont sensibles aux contrastes spatiaux. C’est-à-dire qu’une voie centre-ON sera stimulée lorsque le centre est illuminé plus lumineux que la périphérie et une voie centre-OFF sera stimulée par le contraste inverse. Aussi, les cellules bipolaires sont sensibles aux contrastes lumineux entre deux instants temporels. Comme les cellules bipolaires sont partiellement génératrices de l’onde b, nous verrons qu’il existe un lien entre le contraste du stimulus et l’amplitude de l’onde b. Ce sont ensuite les cellules ganglionnaires qui produisent un potentiel d’action à envoyer via le nerf optique jusqu’au cortex occipital du cerveau.
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Anatomie de la rétine

Anatomie de la rétine

Francine Behar-Cohen 1-3 , Emmanuelle Gelizé 2 , Laurent Jonet 2 , Patricia Lassiaz 2 > La neurorétine est une unité fonctionnelle du système nerveux central assurant la conversion d’un signal lumineux en un influx nerveux. D’origine neuroectodermique, dérivée du diencéphale, la neurorétine est un tissu stratifié, composé de six types de cellules neuronales (deux types de photorécepteurs : les cônes et les bâtonnets ; les cellules horizontales, bipolaires, amacrines et ganglionnaires) et de trois types de cellules gliales (les cellules gliales de Müller, les astrocytes et les cellules microgliales). La neurorétine repose sur l’épithélium pigmentaire rétinien, l’ensemble constituant la rétine. L’existence des barrières hémato-rétiniennes interne et externe et des jonctions intra-rétiniennes rend compte de la finesse de la régulation des échanges de la rétine avec la circulation et au sein de la rétine elle- même. La zone centrale de la rétine humaine, la macula, zone hautement spécialisée pour assurer l’acuité visuelle, présente des spécificités anatomiques. Les méthodes d’imagerie récentes permettent d’enrichir nos connaissances sur les caractéristiques anatomiques et fonctionnelles de la rétine, qui restent encore imparfaitement décrites. <
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Sclérose en plaques, OCT et cellules ganglionnaires : étude prospective et rétrospective au sein du service d'ophtalmologie du CHU Gabriel Montpied de l'atteinte du complexe ganglionnaire maculaire avec l'OCT dans la sclérose en plaques

Sclérose en plaques, OCT et cellules ganglionnaires : étude prospective et rétrospective au sein du service d'ophtalmologie du CHU Gabriel Montpied de l'atteinte du complexe ganglionnaire maculaire avec l'OCT dans la sclérose en plaques

41 Depuis 2006, une nouvelle génération d'OCT fondée sur une technologie dite « Spectral domain ou Fourier domain » est basée sur le principe d'interférométrie à basse cohérence (la technique classique, 2002, est dite « Time domain ») est commercialisée. Elle s'affranchit du miroir mobile. La source lumineuse est la même que sur l'OCT conventionnel : une diode supra luminescente émet une longueur d'onde proche infrarouge (840 nm). Cependant, le signal est enregistré à l'aide d'un spectromètre permettant une meilleure résolution d'image et une vitesse d'acquisition très rapide (25 000 à 40 000 scans/s). La corrélation des coupes avec l'image du fond d'œil sera très améliorée. L'OCT va déterminer les structures de la rétine par la mesure du retard de l'onde renvoyée par les microstructures internes des couches de la rétine.
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Approche chimique et biochimique du décollement de rétine

Approche chimique et biochimique du décollement de rétine

II) Histologie de la rétine La neurorétine est formée de plusieurs assises cellulaires, qui tapissent la partie postérieure du globe oculaire (Figure 2). Nous allons décrire ces différentes couches d’arrière en avant. L’épithélium pigmentaire (EP) est la couche la plus externe de la rétine. Il joue le même rôle que les autres épithéliums de l’organisme : apport de nutriments et phagocytose. Il a beaucoup d’interactions avec la couche cellulaire voisine, les photorécepteurs. Epaisse en moyenne de 40 µ m, cette couche est constituée de 120 millions de bâtonnets pour 7 millions de cônes. Leur répartition est différente puisqu’au niveau de la fovéola, seuls les cônes sont présents. La partie proximale des photorécepteurs appelée article externe est constituée d’un empilement de 600 à 1 000 disques, renfermant le photopigment qui réagit à la lumière. La couche nucléaire suivante rencontrée est formée par les noyaux de quatre types de cellules : les cellules bipolaires, horizontales, amacrines et les cellules de Müller. Enfin la dernière couche cellulaire de la rétine est formée par les noyaux des cellules ganglionnaires. La cellule ganglionnaire est un neurone présentant des dendrites s’étendant latéralement et un axone très long qui forme le nerf optique.
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Les organoïdes de rétine - Un nouvel outil pour comprendre et traiter les maladies rétiniennes

Les organoïdes de rétine - Un nouvel outil pour comprendre et traiter les maladies rétiniennes

Biology à Kobe au Japon [11] . L’un des éléments clés qui a permis à ces chercheurs d’obtenir non pas de « simples » cellules rétiniennes, mais des structures tridimensionnelles auto-organisées, a été la culture en suspension d’agrégats de cellules ES de souris dans des matrices extracellulaires artificielles. Une fois le processus de différenciation entamé, ces amas forment des corps embryonnaires. Ces chercheurs ont alors observé, en périphérie de ces corps embryonnaires, l’émergence de structures de type vésicule optique, contenant des progéniteurs rétiniens multipotents. Ces structures neurorétiniennes, après avoir été séparées des agrégats, peuvent poursuivre leur développement, laissant apparaître l’ensemble des types cellulaires rétiniens avec une organisation et une orientation semblables à celles observées in vivo. Ces auteurs ont obtenu des résultats similaires à partir de cellules ES humaines en 2012 [12] . Les organoïdes rétiniens ainsi obtenus présentaient une organisation en trois couches cellulaires regroupant des photorécepteurs à côté de plusieurs autres types neuronaux rétiniens et de cel- lules gliales de Müller. La relativement faible efficacité associée au coût élevé de cette méthode, en raison notamment du manque de contrôle de certains para- mètres expérimentaux, a conduit plusieurs groupes à réduire cette hétérogénéité cellulaire initiale [13, 14] . Une approche alternative a consisté à contourner la formation des corps embryonnaires, en maintenant les cellules pluripotentes en conditions d’adhérence. Notre équipe a ainsi montré que les cellules iPS humaines à confluence, et en l’absence du facteur de pluripotence FGF2, pouvaient, une fois le processus de différencia- tion engagé, produire elles-mêmes des inhibiteurs des voies de signalisation TGF-β/BMP
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Intérêt des évidements ganglionnaires cervicaux associés à une laryngectomie totale en situation de rattrapage

Intérêt des évidements ganglionnaires cervicaux associés à une laryngectomie totale en situation de rattrapage

Conclusion Le taux de métastases occultes dans les évidements ganglionnaires réalisés lors des laryngectomies totales après radiothérapie chez les patients présentant une récidive ou poursuite évolutive d’un cancer laryngé ou hypopharyngé est faible (6 %). Toutefois, on ne peut conclure sur la réalisation d’un évidement ganglionnaire ou non lors des laryngectomies totales de rattrapage. Une étude prospective randomisée avec groupe contrôle sans évidement ganglionnaire devra être réalisée pour répondre à cette question.

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Détection et analyse du mouvement sur système de vision à base de rétine numérique

Détection et analyse du mouvement sur système de vision à base de rétine numérique

Nous avons aussi mis au point un algorithme de calcul de points d’int´erˆet bas´e sur l’utilisation de squelettes morphologiques pour le calcul des r´egions `a forte courbure.. Enfin, no[r]

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Tubulations de la rétine externe : analyse morphométrique en imagerie multimodale

Tubulations de la rétine externe : analyse morphométrique en imagerie multimodale

Conclusion : Les TRE sont associées à des lésions de la rétine externe très variées, d’origine dégénérative ou néovasculaire. Notre étude est la première à mesurer quantitativement la distance entre le centre de la TRE et le bord de la lésion. Nous avons ainsi identifié deux types de localisation en fonction de l’étiologie de la lésion rétinienne : TRE périphériques, en bord de la lésion, en cas d’atrophie rétinienne et TRE plus centrales en cas de plaque fibrovasculaire. Cette topographie des TRE nous permet une meilleure compréhension des phénomènes physiopathologiques impliqués dans leur apparition. Ces régions sont des zones frontière, comportant des photorécepteurs en souffrance, qui s’organiseraient en TRE pour assurer leur survie dans des pathologies qui amènent à la perte de leur support trophique.
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Caractérisation de l'anatomie et de la fonction du système endocannabinoïde dans la rétine adulte

Caractérisation de l'anatomie et de la fonction du système endocannabinoïde dans la rétine adulte

44 Si l’on compare les cellules bipolaires par leur cellule pré-synaptique, on compte deux groupes : les cellules bipolaires liées aux bâtonnets et celles associées aux cônes (Masland, 2001). En utilisant des critères morphologiques, plusieurs chercheurs ont dénombré entre dix et douze types de cellules bipolaires selon les espèces animales (Ghosh, Bujan, Haverkamp, Feigenspan, & Wässle, 2004; Wässle, Puller, Müller, & Haverkamp, 2009). Bien que les cônes soient beaucoup moins nombreux que les bâtonnets, la majorité des cellules bipolaires leur sont associés (neuf types sur dix, chez le rat et la souris). Ceci est explicable par la grande sensibilité à la lumière de la voie des bâtonnets. Il existe une convergence de plusieurs bâtonnets pour une seule cellule bipolaire liée aux bâtonnets. Par ce mécanisme, la sensibilité d’une cellule bipolaire liée aux bâtonnets peut être jusqu’à vingt fois supérieure à celle d’un bâtonnet. À l’inverse, chaque cône fait synapse avec une cellule bipolaire liée aux cônes de chaque sous-type, formant ainsi des canaux parallèles de transmission et d’intégration de l’information (Wässle, 2004). Les différents types de cellules bipolaires de la souris sont présentés à la Figure 1.6.
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Modélisation statistique des structures anatomiques de la rétine à partir d'images de fond d'oeil

Modélisation statistique des structures anatomiques de la rétine à partir d'images de fond d'oeil

pas en compte l’aspect topologique global du réseau vasculaire, sont ensuite propagées à travers cet arbre. On attribue à cet arbre mathématique plusieurs attributs, notamment l’angle aux bifurcations, le type de vaisseaux (artère ou veine) et le diamètre. Le diamètre est obtenu par ajustement d’un modèle de vaisseaux en fonction de la taille initialement obtenue avec la segmentation. Ainsi, une nouvelle mesure d’AVR est proposée pour tenir compte de l’ensemble des artères et des veines segmentées automatiquement dans les images de la rétine. La méthode de segmentation sémantique obtient une précision de 93.3% comparée à 91.7% pour la meilleure méthode de l’état de l’art. Nous montrons également que notre méthode est de loin la plus rapide. La segmentation sémantique produite sur l’image complète de fond d’oeil permet en outre d’améliorer la mesure actuelle d’AVR. Contrairement à l’AVR calculé seulement à partir des vaisseaux situés autour du disque optique, notre nouvelle mesure correspond à la moyenne des diamètres des artères sur celle des veines sur l’image entière. La nouvelle mesure automatique d’AVR permet de caractériser de façon reproductible les changements des vaisseaux associés à la rétinopathie diabétique. Il a été démontré que la nouvelle mesure permet de mieux distinguer les différents grades de rétinopathie diabétique comparée à la mesure actuelle.
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