Campus de l’Université de Montréal

Top PDF Campus de l’Université de Montréal:

Architecture et mission pédagogique : regards sur le campus de l'Université de Montréal et de l'école des HEC à l'ère d'une société de la connaissance

Architecture et mission pédagogique : regards sur le campus de l'Université de Montréal et de l'école des HEC à l'ère d'une société de la connaissance

4.1.2. Le choix d’un site et d’un maître d’œuvre À la fin de l’année 1923, le recteur Mgr. Joseph-Vincent Piette entré en fonction depuis peu, « entreprends une série de visites sur le site de la carrière désaffectée ». Il invite à l’une d’elles l’architecte montréalais Ernest Cormier qu’il convie à observer et étudier rapidement un site incluant le terrain offert par la ville ainsi qu’une parcelle plus large, le terrain du chemin Bellingham et de l’avenue Maplewood, situé sur le Mont- Royal. L’architecte analyse alors le terrain et rend un avis favorable pour y ériger un campus pour l’UdeM. Le site est retenu et l’année suivante, l’Université « achète 27 lots situés en bordure de l’avenue Maplewood », des transactions « coûteuses ». Une seconde phase se caractérise alors par le recours aux services d’un arpenteur, Paul Béique, « auquel on confie la tâche de repérer les lots qu’il reste à acquérir pour parfaire le terrain (…) Les terrains désignés par l’arpenteur seront expropriés (…) des arbres sont émondés, des chemins sont ouverts », la voie pour le futur campus de l’Université de Montréal s’ouvre. 17 Lorsqu’on analyse en détail le processus qui mène à la sélection de l’emplacement, on peut s’accorder sur le fait qu’ « à bien mesurer les avantages et les inconvénients, le choix des universitaires se justifie essentiellement d’un point de vue symbolique. En se situant en prolongement de l’oratoire Saint-Joseph et en adoptant une position dominante parallèle à celle de l’Université McGill et de l’hôpital Royal-Victoria sur le versant sud du Mont-Royal, la hiérarchie catholique manifeste haut et fort sa présence à l’horizon de Montréal et dans l’esprit de ses habitants ». 18 Le choix de quitter le centre-ville, ses « distractions », s’accompagne donc aussi de la volonté plus ou moins affichée de se distinguer des autres universités montréalaises, de s’affirmer par rapport à elles, en choisissant un site hors du commun, et surélevé. Cette idée est appuyée par Marcel Fournier qui rappelle que lorsque les discussions concernant le choix du site ont débuté, une préoccupation spécifique a orienté la décision dans la mesure où « pour les partisans du Mont-Royal, qui en cela s’inspirent du modèle du campus américain, l’isolement est le premier critère dans le choix du site d’une université : les études exigent, pour les professeurs comme pour les étudiants, des espaces aérés, à l’écart des
En savoir plus

274 En savoir plus

L’architecture de paysage moderne du campus de l’Université de Montréal

L’architecture de paysage moderne du campus de l’Université de Montréal

Le concours Vincent-Massey : illustration d’un campus convivial Le plan directeur du campus soumis au concours Vincent-Massey pour l’aménagement urbain de 1971 est sans doute l’illustration la plus représentative de l’idéalisme de La Haye et son équipe (figure 15). Dominés par une vision ludique des espaces libres, les documents du concours se distinguent de tous ceux dont nous venons de parler, à commencer par le graphisme, où abondent les personnages et la verdure. Tandis que les traits des plans de 1968 donnaient l’apparence de plans techniques, le graphisme du plan de concours détonne par l’exubérance graphique et par son aspect ludique. Inscrit dans un verdoyant ensemble, chaque espace extérieur est illustré et porte un nom propre : place des HEC, place du Droit, place des Sciences sociales, terrasse des Résidences, belvédère, etc. Que ce soit volontaire ou non, l’accent mis sur les espaces libres et sur les usagers coïncide avec les intentions de départ ainsi qu’avec les objectifs du concours. Le prix Vincent-Massey pour l’aménagement urbain visait à honorer les projets faisant preuve d’« excellence au niveau de l’environnement urbain » au bénéfice des citoyens (Gosselin-Geoffrion, 1975). Les prix soulignent les réalisations ayant eu un impact citoyen. Le graphisme répond ainsi aux objectifs, tout en reflé- tant les tendances graphiques de l’époque dans le domaine de l’aménagement où la présence de personnages et les traits de dessins superposés aux traits d’une écriture manuelle enrichissent la représentation. Notons que, selon toute vraisemblance, le prix Vincent-Massey pour l’aménagement urbain a été attribué uniquement à deux reprises, soit en 1971 et en 1975 17 . Le plan directeur du campus n’a pas été retenu, mais le dossier est notable puisqu’il montre une forme d’idéalisation du campus qu’entretenaient peut-être les concepteurs. On peut supposer que ce concours, en dehors des contraintes contractuelles, permettait aux concepteurs d’exposer un idéal du campus de l’Université de Montréal à une période où, socialement, on accordait une plus grande place à l’usager dans l’espace public.
En savoir plus

31 En savoir plus

Innovating in Teaching Collaborative Practice with a Large Student Cohort at Université de Montréal

Innovating in Teaching Collaborative Practice with a Large Student Cohort at Université de Montréal

The impressive size of student cohorts necessitated the availability of a large number of classrooms. In order to deal with this challenge, interfaculty activities were held simultaneously in many pavilions of the main university campus. For example, for the 1st year course, 28 classrooms able to accommodate 50 students each were required. The choice of an evening schedule allowed availability of the requested number of class- rooms, difficult to obtain during daytime. For the 2nd and 3rd year courses, students work in smaller inter- professional groups of 11 students. Smaller team learn- ing rooms were easier to obtain during daytime. The student cohort was divided in two and 50 rooms were requisitioned in the morning and in the afternoon of the same day.
En savoir plus

10 En savoir plus

Advertising and the University Campus / La publicité sur les campus universitaires

Advertising and the University Campus / La publicité sur les campus universitaires

Nous savons tous que l’administration de l’Université de Montréal a vendu à partir de 1993 à peu près la totalité des espaces muraux dans les couloirs communs et les toilettes à une société spécialisée dans l’affichage publicitaire commercial. A partir des petites affiches dans les toilettes, cette publicité s’est répandue insidieusement dans tous les espaces communs, en dehors des salles de cours et des départements. De plus, il y eut une prétendue « Guerre Pepsi-Coke » pour obtenir le monopole de la vente de boissons gazeuses sur le campus, qui s’est terminée avec le triomphe de Pepsi, dont les batteries de machines distributrices sont campées partout, leurs énormes affiches publicitaires aux couleurs vives commandant la perspective de chaque couloir des pavillons d’enseignement.
En savoir plus

3 En savoir plus

Le design urbain des campus. Appliquer les méthodes de Placemaking

Le design urbain des campus. Appliquer les méthodes de Placemaking

Le phallus de l’Université de Montréal Un élément symbolique et identitaire de l’institution à l’atout d’être un point focal et de repère pour tous les Montréalais Le Campus de Berkeley Un grand espace vert comme lieu de rencontre

1 En savoir plus

Université de Haute-Alsace. La longue histoire d'une jeune université

Université de Haute-Alsace. La longue histoire d'une jeune université

le campus universitaire de l’Illberg 28 était déjà envisagée à ce moment. En effet, la Ville avait repris en juillet 1955 un projet de régularisation des bords de l’Ill et de création d’un parc municipal des sports qui remontait à 1937. Touché par l’expropriation d’un quart de ses terres, le gérant de la Société anonyme du domaine de l’Illberg, Pierre Schlumberger 29 , offrit en novembre 1955 de céder la totalité des parts sociales, et donc les 69 hectares du domaine, pour un prix de 172 millions de francs de l’époque 30 . Il fallut attendre un vote à huis clos du conseil municipal le 1 er juillet 1957 pour officialiser la transaction 31 . Quelques mois plus tard, le 12 novembre, Émile Muller put annoncer au conseil municipal en séance publique la création du « groupe universitaire de l’Illberg » qui comprendrait l’ouverture d’une propédeutique scientifique, le transfert de l’École de chimie et la construction d’une cité universitaire. La ville offrait le terrain et inscrivait à son budget de 1958 une somme de 10 millions de francs pour permettre le démarrage rapide des travaux. A un conseiller qui lui reprochait le manque de clarté de son propos, Émile Muller répliqua avec aplomb : « Bien sûr, l’exposé n’est pas très clair, il n’est même pas chiffré : il s’agit simplement de la prise en considération d’un de nos projets. (…) Nous vous demandons actuellement, sans pour autant pouvoir chiffrer, ni le montant des travaux, ni la subvention de l’État, de vous engager à demander à l’Éducation nationale l’implantation de toute cette cité universitaire à Mulhouse sur un terrain que nous mettons à la disposition de l’Éducation nationale. »
En savoir plus

35 En savoir plus

Les Fantômes de 68 sur le campus de Nanterre

Les Fantômes de 68 sur le campus de Nanterre

La ligne de crête pour avancer entre ces écueils a été d’emblée de faire le choix de la remémoration, selon le terme choisi par Jean- François Balaudé, le président de l’université, au début de l’année 2018. La « distance » de 50 ans (et l’on citera ici l’intervention de Patrick Boucheron le 25 janvier qui, citant Foucault, rappelait que « 50 ans c’est la bonne durée pour faire histoire ») nous portait en effet à croire que le temps était venu de « faire l’histoire » de 68 et avec elle, d’avoir la possibilité, même sur notre campus – surtout sur notre campus –, de prendre cette distance critique et d’ouvrir la réflexion par une mise en perspective en dehors et à côté de l’événement. Il nous a semblé que nous pouvions nous risquer à poser, non plus la question de l’héritage, mais celle des échos multiples et incertains de l’esprit 68 dans le présent de l’université (que nous dit 68 sur nous-mêmes en tant qu’institution ?) et de l’époque à une échelle globale.
En savoir plus

18 En savoir plus

Habiter dans un campus universitaire flexible

Habiter dans un campus universitaire flexible

26 ce paysage aux qualités architecturales et paysagères certaines ne séduit plus la faute a sa mono fonctionnalité c’est bien simple il suffit de se rendre sur les campus une fois les cours dispenses pour voir qu’il n’y a plus grand monde et que les étudiants sont déjà repartis habiter en ville .malgré des équipements des infrastructures et un cadre qui est intégralement consacré a la vie étudiante celle-ci s’éloigne petit a petit des campus et réintègre les centres- villes rien de plus normal pour des jeunes esprits en quête de sensations de choses a vivre et a voir que leur procure bien souvent le fourmillement urbain de nos métropoles contemporaines
En savoir plus

89 En savoir plus

A Teacher’s Formative Assessment Perceptions and Practices in Oral Intermediate English Courses at the Université de Montréal

A Teacher’s Formative Assessment Perceptions and Practices in Oral Intermediate English Courses at the Université de Montréal

questionnaire (15 female and 5 male). 3.3.3. Participating teacher The participant teacher was one female teacher who was observed during both sessions. Her mother tongue is English and her field of expertise is English Language Learning, particularly with reference to the incorporation of cultural, and specifically literary, material in the second-language classroom. She has a Ph.D. (1986) and an M.A. (1982) in Littérature comparée from McGill University. She holds a B.A. in Littérature française/Langue russe from the Université du Manitoba (1979). Since 1986, she has taught courses such as: Advanced Conversational English Advanced English Grammar, Intermediate Oral English 1 and 2, Advanced Oral English 2, Contemporary American Culture, Contemporary Canadian Culture, English Composition 2 and 3, English Grammar 1, Intermediate Reading, Introduction to English Fiction 1, Lecture de l'anglais scientifique, Lecture de l'anglais en arts et lettres, New Canadian Novel, New Canadian Short Story, Practical English Writing 2, Scientific Writing 1, Twentieth-Century Short Story.
En savoir plus

250 En savoir plus

Quel « travail collaboratif » sur le campus Pegasus ?

Quel « travail collaboratif » sur le campus Pegasus ?

Le travail collaboratif est souvent pensé en termes de mise à disposition d’outils et il est souvent posé dès le départ, comme c’est la cas dans le campus Pegasus, que l’apprenant saura choisir de lui-même au sein des différentes banques de documents ce qui est le plus pertinent à son apprentissage, de même qu’il ne fait doute qu’il saura où poster ses questions et ses contributions malgré la multiplicité des canaux possibles. C’est peut-être surestimer les capacités d’un probable novice. Bien entendu, des « guides » de prise en main et des cours de méthodologie de travail existent sur les e-campus, mais à l’analyse du campus Pegasus, assez représentatif de ce qui se fait ailleurs, on voit que les conseils que prodiguent ces écrans n’explicitent pas les principes fondateurs de la démarche et s’en tiennent à exposer des méthodes à suivre, des organisations assez génériques du travail personnel, voire des « recettes » d’apprentissage.
En savoir plus

8 En savoir plus

Biodiversité urbaine: un campus vert dans la cité

Biodiversité urbaine: un campus vert dans la cité

le raGondin Le ragondin arrive en tête des dix espèces les plus nuisibles d’Europe. Un spécimen a été aperçu pendant les inventaires près de l’étang de l’univer- sité sans qu’on puisse confirmer son implantation sur le campus. Ce ron- geur dont les dents sont d’un orange éclatant, ne doit pas être confondu avec le castor, qui présente une queue plate, ni avec le rat musqué, beau- coup plus petit. Un détail intéressant : les mamelles de la femelle sont déportées sur ses flancs au lieu d’être alignées sous le ventre comme la plupart des mammifères, ce qui lui permet de nager avec ses petits accro- chés aux tétines. Originaire d’Amérique du Sud, l’animal est introduit en France au XIX e siècle pour l’exploitation de sa fourrure. Celle-ci, étant
En savoir plus

52 En savoir plus

Répercussion de la perte d'emploi au sein des ménages canadiens 1993 à 1998. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

Répercussion de la perte d'emploi au sein des ménages canadiens 1993 à 1998. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

{ Les individus qui font partie du premier panel et qui ont perdu leur emploi au cours de la première année de leur participation à l’enquête (1993) ont vécu leur épisode de chômage s[r]

30 En savoir plus

La transition vers la retraite - une analyse longitudinale des variations entre hommes et femmes. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

La transition vers la retraite - une analyse longitudinale des variations entre hommes et femmes. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

• Volontaire ou involontaire : l’importance de s’attarder aux conditions dans lesquelles les hommes et les femmes vont atteindre l’état de retraité ou encore, vont demeurer sur le mar[r]

16 En savoir plus

Campus numérique et innovation pédagogique : l'hypothèse de la territorialisation

Campus numérique et innovation pédagogique : l'hypothèse de la territorialisation

pratiques résulterait de la capacité d’un collectif à définir un imaginaire commun qui permettrait la projection, ce « jeter en avant » symbolique imaginé, sorte d’autorisation à se mouvoir, et d’un ensemble de possibles structurant un potentiel qui serait actualisé dans un espace-temps social recombiné. Le territoire symbolique par sa dynamique et en sa qualité de construction sociale rassemble ce que nous cherchons à montrer, à savoir que la transformation des pratiques sociales comme traduction de l’appropriation par des collectifs d’un objet technique qu’est le campus numérique suppose à la fois un lieu et une dynamique, le territoire et la territorialisation. Cette notion territoriale, parce que Deleuze et Guattari nous invitent à la penser dans sa dynamique de déterritorialisation/reterritorialisation, nous permet de concevoir l’analyse de la construction des pratiques comme l’articulation entre des espaces- temps sociaux éclatés dont la recombinaison conduit à des nouvelles territorialités, reconnues et légitimées par le collectif. Cette dimension sociale inscrite dans le territoire et la territorialisation est intéressante par leur fonction médiatrice, le rapport à l’altérité qu’il instaure pour leur construction (Di Meo, 2001, p.19).
En savoir plus

33 En savoir plus

La pauvreté du quartier de résidence et le développement de comportements à risque chez les adolescents au Canada. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

La pauvreté du quartier de résidence et le développement de comportements à risque chez les adolescents au Canada. Colloque Pour les jeunes chercheurs, Université du Québec à Montréal, 11 novembre 2005

Ceux qui habitent dans un quartier pauvre soient plus à risque de développer un style de vie déviant pendant l’adolescence, et que cette association soit particulièrement forte pour ce[r]

26 En savoir plus

Campus Vert - Partenaires et objectifs du projet

Campus Vert - Partenaires et objectifs du projet

Projet  Campus Vert  Résultat 3 : Un recueil de modules de capitalisation portant  sur les aspects fonciers, les techniques agroforestières, la  filière de valorisation des systèmes mis[r]

15 En savoir plus

Qu’est-ce qu’une université ?

Qu’est-ce qu’une université ?

Aussi poserai-je la question : « qu’est-ce qu’une université ? » C’est une institution d’enseignement supérieur et de recherche dont les compétences peuvent être mises à disposition de la société sous diverses formes à commencer par les diplômés qui y ont effectué leur formation. Jusqu’ici, rien de particulier, ni de spécifique, si ce n’est dans le spectre et la variété des compétences que le diplômé a acquises et, dans beaucoup de cas, la spécificité des études.

6 En savoir plus

Réforme, université et compétence

Réforme, université et compétence

Selon Perrenoud (1997), même si cette supposition n’est pas dénuée de fondements, elle se doit d’être nuancée : «L’enjeu est donc, non d’introduire les compétences dans l’école ou à l’[r]

10 En savoir plus

Université : l'éducation ou la croissance

Université : l'éducation ou la croissance

Le titre même « Éducation et croissance » témoigne du fait qu'il s'agit d'un exercice de style fondé sur un postulat bien particulier : l'évolution (au sens de progrès) d'une société et [r]

8 En savoir plus

Show all 1644 documents...