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Comptes de la forêt : Focus Bois énergie.

Comptes de la forêt : Focus Bois énergie.

 L’inventaire forestier national (IFN) L’IFN, géré par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), existe depuis 2005 sous une nouvelle forme permettant l’estimation des prélèvements en forêt. L’IGN mesure le stock de bois sur pied en volume « bois fort tige » : ce volume comprend le volume sur écorce de la tige principale jusqu’à un diamètre de 7 cm. Pour les études de disponibilités, ce volume bois fort tige est réparti dans trois classes de qualité, selon une nomenclature IGN. Les qualités Q1 (3/10 du volume bois fort tige) et Q2 (6/10 du volume bois fort tige) correspondent à un usage potentiel « bois d’œuvre » (BO). La qualité Q3 correspond à un usage potentiel « Bois d’industrie et bois énergie » (BIBE). Le BO est la partie de la tige allant jusqu’à un diamètre de 20 cm et le BIBE est la partie de la tige comprise entre la découpe BO 20 cm et la découpe bois fort à 7 cm. Une partie seulement des bois sur pied peuvent être disponibles pour alimenter la filière forêt-bois. Les arbres prélevés sont en effet, soit des arbres arrivés à maturité en fonction des objectifs de gestion qui auront été fixés par le gestionnaire, soit des arbres abattus dans le cadre d’interventions sylvicoles (éclaircies notamment) destinées à améliorer les peuplements. Les prélèvements peuvent être le fait d’aléas naturels (tempêtes, incendies) ou de mortalité naturelle. Les volumes liés à la mortalité naturelle ne sont pas considérés comme disponibles pour la récolte de bois.
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Méthode pour une structuration territoriale des approvisionnements en bois-énergie : une approche par la modélisation.

Méthode pour une structuration territoriale des approvisionnements en bois-énergie : une approche par la modélisation.

3.2. Étape 2 : évaluer et quantifier la demande. res de choix et la provenance des combustibles (valorisation des potentiels locaux ou non). La connaissance des potentiels énergisables est la première et sans doute l’étape la plus importante de notre démarche. Elle a pour finalité de répondre dans un premier temps aux questions "où" et "quoi", c’est-à-dire de localiser et de caractériser les différents types de potentiels : forestier (ou naturel) et industriel. Pour ce faire, nous nous appuierons sur des données de l’Inventaire Forestier National (IFN), éventuellement complétée par une analyse de données issues de la télédétection pour ce qui est de la définition du potentiel ligneux global. Les apports de la télédétection hyperspectrale (LIDAR) sont connus en foresterie et pourraient constituer un intéressant complément dans la mesure où ces technologies permettent l’évaluation précise de la hauteur des peuplements, du degré de couverture, des volumes de bois et des taux de boisement. En ce qui concerne le potentiel industriel issu des transformations effectuées dans l’industrie du bois, nous nous appuierons sur les enquêtes de branche et éventuellement sur des enquêtes (entretiens) avec les acteurs en vue d’estimer les volumes de résidus énergisables et de comprendre comment s’organisent ces flux de matière. Une fois les potentiels localisés et caractérisés, nous nous proposons de quantifier et d’évaluer la fraction énergisable de ces potentiels, en fonction de contraintes territoriales (environnementales, économiques et d’usage principalement), dans le but de répondre aux questions "combien" et "sous quelle forme". Pour ce faire, nous nous appuierons sur les acquis développés précédemment (bois-énergie et territoires, influences et rétroactions) en vue de définir et de quantifier les potentiels énergisables (mobilisables/exploitables) à l’échelle d’un territoire. Cela implique également une vision sur le moyen/lo
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La filière bois-énergie en Franche-Comté: état des lieux et mutations

La filière bois-énergie en Franche-Comté: état des lieux et mutations

Compte tenu de ces deux atouts, importance des res- sources ligneuses et fort an- crage de l’industrie du bois dans le tissu économique régional, la Franche-Comté présente des potentialités de développement importantes pour la filière dendroénergéti- que*. On constate, depuis les années 2000, une réelle mo- bilisation des collectivités ter- ritoriales de Franche-Comté qui voient dans la filière bois- énergie une opportunité de valorisation de leurs propres ressources forestières dans une perspective de meilleure gestion sylvicole, de soutien à l’économie locale, de maî- trise des charges de chauffa- ge et d’utilisation d’une éner- gie renouvelable, apportant ainsi une réponse concrète aux enjeux du réchauffement climatique.
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Les Plans Simples de Gestion destinés à la production de bois-énergie en périphérie de Kinshasa : la participation et la restauration à l’épreuve du foncier

Les Plans Simples de Gestion destinés à la production de bois-énergie en périphérie de Kinshasa : la participation et la restauration à l’épreuve du foncier

En République démocratique du Congo, l’agri- culture itinérante sur brûlis et la production de bois-énergie sont les principales activi- tés génératrices de revenus des populations périurbaines. Mais ces activités sont également les premières causes de déforestation, comme c’est le cas dans un rayon de 200 km autour de Kinshasa et autour des principales métro- poles du pays. Afin d’améliorer la gestion des espaces périurbains et d’assurer l’alimentation durable en bois-énergie de Kinshasa, le projet UE Makala a co-construit avec douze commu- nautés du Plateau Batéké et du Kongo central des Plans Simples de Gestion des terroirs et du bois-énergie via une méthode participative. En complément, des itinéraires techniques (plan- tations agroforestières à Acacia auriculiformis et d’essences locales, régénération naturelle assistée) ont été proposés et testés avec les agriculteurs producteurs de bois-énergie de ces communautés. Après une période de 18 mois de mise en œuvre autonome des Plans Simples de Gestion, une évaluation de leur appropria- tion par « Principes, critères, indicateurs et vérificateurs » a été menée. Cette évaluation a montré que le niveau d’appropriation des Plans Simples de Gestion et des itinéraires tech- niques promus par le projet UE Makala est meil- leur au Kongo central, où la forêt a quasiment disparu, qu’au plateau Batéké où des reliquats de forêts-galeries existent encore. De plus, il a été mis en évidence dans les deux zones que les activités collectives étaient peu appropriées alors que les activités individuelles, pour les- quelles la répartition du travail et des bénéfices était sans ambiguïté, ont été plus largement appropriées. Cependant, à l’échelle indivi- duelle, des différences notables d’appropria- tion ont été constatées en fonction du statut foncier des bénéficiaires. Les faibles superfi- cies disponibles et l’accès au foncier sont les principaux facteurs limitant l’appropriation des itinéraires techniques agroforestiers.
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Séchage en continu du bois énergie comme moyen de préconditionnement en vue de sa conservation thermochimique : approches expérimentale et numérique

Séchage en continu du bois énergie comme moyen de préconditionnement en vue de sa conservation thermochimique : approches expérimentale et numérique

Pour profiter au mieux du potentiel de la structure double-échelle du modèle, permettant la prise en compte de la variabilité des paramètres initiaux du bois (teneur en eau, taille, densité, etc.), il semblerait approprié d’étudier les lois de distribution statistique des valeurs de ces paramètres. Evidemment, les perspectives d’amélioration peuvent également concerner les outils d’alimentation en paramètres du modèle. Pour le dispositif expérimental, nous pourrions tout aussi bien perfectionner la méthode de mesure de la teneur en eau que celle de la température de surface. D’une part, avec l’adaptation de l’appareil de pesée et du porte échantillon à la particule, il serait envisageable d’étudier expérimentalement le séchage des plaquettes forestières. L’étude du séchage de ce type de bois énergie ne serait dès lors plus limitée aux seules essences pour lesquelles TransPore est validé. D’autre part, la mise en place d’une caméra thermique dans l’enceinte permettrait de connaître la température de l’intégralité de la surface de la particule. Ainsi, nous serions à même d’évaluer convenablement la moyenne de la température de surface (aujourd’hui, le pyromètre ne fournit qu’une information ponctuelle) et nous disposerions d’une information particulièrement riche pour ajuster finement les paramètres de TransPore. En outre, quelques modifications pourraient être apportées à TransPore afin d’étendre ses possibilités d’utilisation. Il conviendrait, par exemple, d’adapter le maillage à des géométries de particules complexes et pourquoi pas de manière automatique. De plus, un travail de grande ampleur consisterait en l’alimentation en paramètres de TransPore pour d’autres essences que le hêtre et l’épicéa. Ceci pourrait s’effectuer soit au prix d’une étude bibliographique minutieuse soit au moyen de la chaîne d’acquisition expérimentale mise au point depuis de nombreuse années au sein de l’équipe d’accueil.
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Réflexions sur les limites de développement de la filière bois-énergie bocage du Perche

Réflexions sur les limites de développement de la filière bois-énergie bocage du Perche

Par conséquent, tout au long de ce document, nous tenterons de répondre à la question suivante : quelles sont les difficultés que rencontre actuellement la filière bois-énergie du Grand Perche et quels o e s peuve t t e is e œuv e pou assu e so d veloppe e t ? Dans un premier temps, nous démontrerons que la filière bois-énergie peut être un élément moteur du d veloppe e t te ito ial. Puis, ous e pose o s u e thode d esti atio de la io asse bocagère mobilisable au niveau du Grand Perche. Enfin, nous annoncerons les résultats de la thode et te te o s d e ti e des o lusio s pe ti e tes pou a lio e le d veloppe e t de la filière.
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Plan Simple de Gestion : un outil de gestion de la ressource bois énergie dans les espaces périurbains

Plan Simple de Gestion : un outil de gestion de la ressource bois énergie dans les espaces périurbains

Considérer la gestion du bois énergie dans son ensemble  Passer de l’aménagement des terroirs à l’aménagement des territoires, districts … Prendre en compte d’une part, les territoires construits par les acteurs en mettant l’accent sur le terroir , et d’autre part, les territoires construits pour les acteurs dans le cadre de la décentralisation ;

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Durabilité de combustibles de substitution au bois énergie en Haïti - filières renouvelables pour la cuisson des aliments

Durabilité de combustibles de substitution au bois énergie en Haïti - filières renouvelables pour la cuisson des aliments

4.1 Briquettes énergétiques Les briquettes énergétiques sont des briquettes constituées de biomasse carbonisée et mélangée à un liant (mixture à base de manioc), qui sont ensuite compressées puis séchées au soleil. Ces briquettes, dépendamment de la biomasse de base, ont un pouvoir calorifique variable, mais non négligeable. Elles remplacent ainsi le bois énergie comme combustible de cuisson. Elles ont également l’avantage de pouvoir être utilisées directement dans les fours classiques. Elles peuvent être fabriquées à partir de bagasse, de paille de riz, de cabosses de cacao, de cotons de maïs, de résidus de café, d’arachides, de noix de coco, de papier et de jatropha. Le cas particulier de la bagasse sera traité ici-bas à titre d’exemple, tandis que le cas du jatropha sera présenté dans une section différente. D’autres matières peuvent être transformées en briquettes de la même manière que la bagasse, comme le papier. Le papier usé est d’abord collecté et déchiqueté. Puis, il subit une période de trempage. Il sera ensuite pressé dans la forme voulue. Enfin, une période de séchage suivra afin d’extraire l’eau qui n’aura pas été éliminée au pressage. Par ailleurs, il est important de mentionner que les cotons de maïs se carbonisent, se manipulent et se brûlent très bien dans leur forme originale, il est donc plus efficace de les laisser tels quels.
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Le bassin d'approvisionnement en bois-énergie de Bamako Une approche par un modèle d'interaction spatiale

Le bassin d'approvisionnement en bois-énergie de Bamako Une approche par un modèle d'interaction spatiale

Qu’elle soit une menace pour l’environnement ou un facteur de développement, il n’en reste pas moins que la demande en bois-énergie représente une pression importante sur les ressources forestières des pays sahéliens et pose la question de leur durabilité. Cette pression est encore plus forte dans les zones périurbaines où se sont développées de véritables aires de chalandise dans lesquelles les ressources forestières sont extraites des campagnes (pratiquement en flux tendu) pour approvisionner les centres urbains (Buttoud, 2001). Les bassins d’approvisionnement des grandes villes sahéliennes ont fait l’objet de nombreuses expertises, analyses et travaux académiques depuis une vingtaine d’années (Ribot, 1990 ; Foley et al., 2002 ; van der Plas et Abdel-Hamid, 2005 ; Gazull, 2003b ; SEED et CIRAD, 1991 ; CCL, 1998 ; Cline-Cole et al, 1987). La plupart de ces travaux ont cherché à mesurer l’adéquation entre la consommation urbaine et l’offre de bois rurale, ce que les auteurs anglo- saxons ont appelé l’« energy gap » (le « trou de l’énergie »). La méthodologie retenue dans ces études est pratiquement toujours la même : la consommation est supposée croître linéairement avec l’augmentation de la population et l’offre de bois est considérée comme étant égale à la productivité annuelle des formations boisées. Dans le meilleur des cas, cette productivité est considérée constante et dans le pire des cas, comme proportionnelle au stock. Tant que la consommation annuelle de la population reste inférieure à la productivité annuelle du milieu, le stock de bois ne dépérit pas et le système est jugé durable. Lorsque la consommation excède la productivité, le système est jugé en crise. Le « trou » entre consommation et production, entraîne la diminution du stock, qui entraîne donc la diminution de la production annuelle, qui augmente encore le trou et qui aboutit inexorablement à la disparition totale de la forêt et à la pénurie d’énergie.
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Les jachères de légumineuses arborescentes : sources potentielles de bois énergie et de service en Côte d’Ivoire

Les jachères de légumineuses arborescentes : sources potentielles de bois énergie et de service en Côte d’Ivoire

Usages des produits des jachères arborées : Les quatre essences étudiées, en plus de présenter des aptitudes moyennes à bonnes pour le bois de chauffe, ont montré des qualités spécifiques pour la production de perches (Acacia mangium et Leucaena leucocephala) et pour la carbonisation (Acacia auriculiformis et Albizia lebbeck). La compatibilité des produits issus des jachères étudiées avec les usages du monde rural montre que ces espèces peuvent aider à résoudre, entre autres, l’épineux problème de la pénurie de bois énergie. En Côte d’Ivoire, des Légumineuses arborescentes (Acacia sp et Albizia sp.) plantées en association avec des cocotiers ont permis de satisfaire, partiellement, les besoins en bois de quelques villages de la zone littorale où l’on utilisait les palmes et les bourres de coco comme combustibles (Lekadou, 2009). En RD Congo, des paysans exploitant
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Projet PlanETer - Planification énergétique territoriale transfrontalière de l'espace Mont Blanc : méthode d'évaluation de la ressource bois-énergie

Projet PlanETer - Planification énergétique territoriale transfrontalière de l'espace Mont Blanc : méthode d'évaluation de la ressource bois-énergie

4.4. Cartographie de la ressource bois-énergie mobilisable 4.4.1.Le cas des forêts non couvertes par le vol LiDAR ou non bûcheronnables On considère la zone où des estimations de volume sont disponibles, ce qui correspond au Bas-Valais moins une petite partie au nord. L'emprise retenue pour les forêts est la nouvelle carte des associations forestières. Le critère retenu pour la possibilité de bûcheronner une forêt est que la pente est inférieure à 110 %. Celle-ci est calculée sur le modèle swissALTI3D, rééchantillonné à 5 m. Ceci permet de distinguer les forêts « bûcheronnables » » des « non-bûcheronnables ». Par ailleurs, le survol LiDAR ne couvre que partiellement les zones d'altitude supérieure à 2000 m. Il y a donc des forêts « LiDAR » et « non-LiDAR ». La répartition croisant ces différentes catégories est la suivante :
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Quels développements possibles pour la filière bois-énergie en Europe ?

Quels développements possibles pour la filière bois-énergie en Europe ?

Il est en croissance en Europe avec quelques pays « phares » en raison de leurs ressources et de leurs politiques. À son avantage : un bon bilan environnemental si on sait contrôler les polluants et des opportunités certaines en termes de développement économique et gestion des territoires, à la fois au niveau de la forêt et des zones d’utilisation surtout si on recourt à du chauffage urbain et à la cogénération. Toutefois, cette croissance semble insuffisante si on veut atteindre les objectifs des directives européennes en matière d’énergies renouvelables. Mais la ressource, malgré des potentialités de développement, reste une ressource limitée qu’il s’agit de gérer avec parcimonie en cherchant à obtenir les meilleurs rendements et en évitant des gaspillages inutiles. En outre, il semble difficile d’augmenter de façon substantielle les surfaces consacrées à la forêt et aux cultures énergétiques du type taillis à courte rotation ce qui limite à son tour la transformation massive de bois en agrocarburants. Un recours accru au bois-énergie pour fabriquer des biocarburants semble donc limité. L’énergie-bois est donc une énergie qui a sa place dans un bouquet énergétique diversifié mais qui ne peut satisfaire la soif de plus en plus grande en énergie. Consommer mieux avec moins reste dès lors la voie par excellence d’un développement durable.
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Etude des interactions entre services des écosystèmes. Conséquences de la création des marchés ruraux de bois énergie sur un écosystème au Niger.

Etude des interactions entre services des écosystèmes. Conséquences de la création des marchés ruraux de bois énergie sur un écosystème au Niger.

2.2. Les services des écosystèmes en tant qu’interactions entre un système social et un système écologique Intégrer les dynamiques sociales aux même titre que les dynamiques écologiques comme éléments endogènes de la fourniture de SE permet de préciser les conditions d’existence des SE. Les SE sont analysés à une échelle locale (échelle du marché rural) car ils dépendent des conditions écologiques et sociales du contexte local. Un même système écologique ne fournira pas forcément les mêmes SE dans deux contextes sociaux différents. Nous considérons un socio-écosystème composé d’un système écologique et d’un système social dont les interactions sont les services des écosystèmes ( Figure 2 ). Par exemple, l’existence du service de production de bois énergie dépend de paramètres sociaux et écologiques. Le système écologique fournit des espèces productrices de bois combustible et des capacités de régénération de ces espèces. Le système social fournit des utilisateurs du bois combustible, des règles et des techniques d’exploitation.
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Analyse environnementale et économique des filières bois-énergie

Analyse environnementale et économique des filières bois-énergie

1 Résumé Le but de cette thèse est de conduire l’analyse environnementale et économique de plusieurs filières bois-énergie basée sur des technologies de combustion variées. Les bilans matière et énergie des filières s’appuient sur des modèles de croissance de la forêt, et sur des modèles de combustion basés sur les émissions de poêles et chaudières en conditions réelles. La croissance de la forêt est simulée pour le pin des Landes et le hêtre de Lorraine selon plusieurs itinéraires de gestion sylvicole. Les étapes de récolte, transformation, et transport, ainsi que les données économiques sont basées sur des données de la littérature. L’analyse environnementale compare les impacts calculés selon deux méthodes : ReCiPe et CML 2001. Une analyse dynamique de l’impact « Changement Climatique » complète la discussion sur les impacts environnementaux du bois-énergie. Enfin, une perspective plus large est ouverte avec une modélisation de l’usage des terres et des coûts de production de biomasse-énergie à l’échelle globale. Les résultats de l’Analyse de Cycle de Vie montrent l’importance à la fois de la qualité de la combustion (et donc de la technologie) et des étapes de transformation et de transport de la biomasse. Par exemple, les poêles et chaudières à granulés bénéficient de très bons rendements énergétiques mais sont pénalisés par l’étape de séchage de la biomasse, qui consomme des énergies fossiles. Ces équipements sont également beaucoup plus onéreux à installer que les poêles et chaudières à bûches. L’analyse dynamique montre que l’intensification des itinéraires forestiers par raccourcissement des cycles de croissance entraîne un impact supplémentaire qui n’est pas tout à fait compensé par l’augmentation de production des plantations.
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CONstruction SOciale et REgulation des projets forestiers (CONSORE) volet 1 : Bois énergie et développement territorial en Aquitaine

CONstruction SOciale et REgulation des projets forestiers (CONSORE) volet 1 : Bois énergie et développement territorial en Aquitaine

10 Introduction ge ne rale du volet 1 Ce document constitue le volet 1 du rapport de recherche du projet CONSORE (CONstruction SOciale et REgulation des projets forestiers). Il propose une lecture transversale des modalités de développement de la biomasse forestière en Aquitaine. En effet, les débats actuels sur les énergies renouvelables ne se limitent pas à une recherche de substituts aux combustibles fossiles mais questionnent plus largement l’émergence de nouveaux modes de gouvernances énergétiques davantage en prise avec le devenir des territoires. Les notions de modularité, de décentralisation, de proximité ou encore d’autosuffisance sont ainsi régulièrement invoquées pour souligner tout le « potentiel » de reconfiguration portée par ces nouvelles technologies de l’énergie (Rumpala 2013, Labussiere et Nadai 2015). La biomasse et en particulier le bois énergie (BE) semblent cristalliser certaines de ces attentes. Moins problématisée que le solaire ou l’éolien et utilisée tout aussi bien pour produire de la chaleur, de l’électricité (voire les deux grâce à la cogénération) ou des biocarburants à destination des particuliers, de l’industrie et du tertiaire, la biomasse est aujourd’hui la première source d’énergie renouvelable en France et les projections à son sujet sont très ambitieuses 6 . Le BE bénéficie d’un soutien important de la part des pouvoirs publics via des dispositifs tels que le label Flamme Verte, les Plans Bois Énergie ou encore le Fonds Chaleur. La justification de ce volontarisme politique ne se résume pas à la seule finalité énergétique mais intègre également la contribution supposée du BE à l’autonomie énergétique des territoires, à la redynamisation de filières locales ou encore à la diversification des revenus des agriculteurs et des forestiers (Nielsen-Pincus et Moseley 2009, CGAER 2011). Fort de ces nombreuses vertus, l’idée d’une certaine accointance entre bois-énergie et développement territorial s’est donc assez largement répandue ces dernières années au point que certains auteurs n’hésitent plus à franchir le pas en présentant le BE sous la forme d’une « ressource territoriale » (Evrard et Poinsot 2013). Le discours se dote même d’un argumentaire environnemental supplémentaire lorsque les défenseurs du BE mettent en avant l’impact limité de son approvisionnement dans des forêts locales et sa contribution à l’entretien des milieux naturels (grâce à la remise en gestion de parcelles tombées à l’abandon) (CGAER 2011). Dans ces conditions, le bois énergie pourrait même constituer un exemple de convergence réussie entre le développement durable et le développement local, à l’instar de ce que l’on peut rencontrer dans les circuits courts de l’agriculture (Courlet et Pecqueur 2013).
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Plan Simple de Gestion à vocation de production de bois énergie

Plan Simple de Gestion à vocation de production de bois énergie

Les Notes de perspectives du Projet Makala - Octobre 2012 I 1 P lan S imPle de G eStion à vocation de Production de boiS énerGie Les zones d’interventions du projet Makala se situent en périphérie des villes de Kinshasa et de Kisangani pour la République Démocratique du Congo et en périphérie de Brazzaville pour la République du Congo. Ces zones présentent des contextes différents liés à l’occupation spatiale coutumière, l’organisation des structures sociales traditionnelles (lignage, clan, chefferie coutumière), les types de formations végétales présentes dans la zone et les activités principales des populations. L’ensemble de ces éléments structure l’intervention du projet dans son objectif d’aménagement des espaces forestiers périurbains dégradés.
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Guide méthodologique des évaluations rapides de bois énergie

Guide méthodologique des évaluations rapides de bois énergie

Ce concept de la productivité a joué un rôle important dans la rationa- lisation de la gestion forestière car il donne la clé pour optimiser le mode de gestion en coupes rases périodiques ( Prodan , 1968a ). Le raisonnement repose cependant implicitement sur l'hypothèse suivante : la ressource est l'intégralité du matériel végétal qui pousse et l'exploitation la remet à zéro (hypothèse d'exclusivité de la ressource). Cette hypothèse est bien vériée pour les plantations et la plupart des forêts tempérées, ce qui a fait le succès de la notion de productivité. L'hypothèse d'une ressource qui est l'intégralité du bois présent correspond concrètement à un peuplement monospécique équienne. Cela n'est pas le cas des savanes : les essences y sont multiples et ne subissent pas de façon équivalente la pression d'exploitation. Certaines essences (schématiquement celles avec le bois le plus dense) sont préférées pour faire du bois de feu, d'autres sont délaissées. De plus l'exploitation pra- tiquée ne correspond pas à une coupe rase mais s'apparente plutôt à une coupe sélective ou jardinage. Enn, le bois mort, habituellement considéré comme un ux sortant qui fait diminuer le stock sur pied, fait partie à part entière de la ressource dans le cas du bois de feu. Cette dernière considération n'est en soi pas trop contraignante car on a la liberté de redénir le stock de la ressource comme la somme du bois vivant et du bois mort. Il sut alors de redénir un ux sortant comme la dégradation du bois mort en matière organique retournant dans le sol.
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Les plantations villageoises de bois énergie : une approche participative pour réduire la déforestation

Les plantations villageoises de bois énergie : une approche participative pour réduire la déforestation

Un Plan Simple de Gestion comme support à la programmation des activités de reboisement. Définition de l’espace sous gestion[r]

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Les projets de développement de la filière du bois-énergie dans le sud du Bénin : bilan et perspectives

Les projets de développement de la filière du bois-énergie dans le sud du Bénin : bilan et perspectives

plantations villageoises gérées par l'administration à partir du teck, du Cassia siamea, du caïlcédrat et du filao est entrepris. Une station d'essai est établie à Abomey afin d'introduire des essences nouvelles à croissance rapide comme l'Eucalyptus. Ces premières informations sur l'exploitation du bois de chauffe sont à mettre en relation avec la construction de la ligne de chemin de fer Cotonou-Parakou et le développement croissant des moyens de transports. Aucune allusion n'est faite à la consommation des agglomérations urbaines en développement de Cotonou et Porto Novo, de par la présence de plus en plus prégnante des colons français. Seuls les droits d'usage des habitants, leurs modes d'exploitation des terres et un début de commercialisation du bois issu des défrichements culturaux sont évoqués et datent des années 20, marquant un point de rupture avec l'époque précoloniale.
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Quelle énergie durable pour demain ?

Quelle énergie durable pour demain ?

» Centre de Nogent-sur-Vernisson Un groupe de 21 chercheurs de différents instituts, dont 7 chercheurs Irstea, a participé à une expertise collective en 2007, coordonnée par le GIP Ecofor. Leur but : apporter un éclairage scientifique quant aux effets d'une augmentation de l'utilisation de la biomasse forestière sur la biodiversité et les ressources naturelles (sols, eaux), en France métropolitaine. En 2009, les résultats ont principalement montré les impacts négatifs avérés ou potentiels à prendre en compte et qu'il faut annuler ou atténuer par des préconisations, comme réfléchir à une intensification de la gestion qui serait moindre dans les zones à enjeu de biodiversité forestière fort, comme les forêts anciennes. Elle insiste également sur la nécessité de concevoir et de mettre en place un suivi des impacts écolo- giques et économiques des politiques publiques dans une optique de gestion adaptative pour concilier des enjeux forestiers actuels qui peuvent se trouver en contradiction les uns avec les autres : production de bois, énergie renouvelable, matériau de construction, ou matière première de l'industrie papetière, stockage de carbone et régulation du cycle de l'eau, réservoir de biodiversité, patrimoine et lieu de loisirs.
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