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Comment développer l économie des Séniors en France ? 
Note réalisée par le département Consommation du Crédoc à la demande de Michèle Delaunay, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l Autonomie

Comment développer l économie des Séniors en France ? Note réalisée par le département Consommation du Crédoc à la demande de Michèle Delaunay, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l Autonomie

Il est également important qu’ils fassent évoluer l’agencement de leurs magasins afin de les rendre plus accessibles aux personnes âgées. Références bibliographiques ayant servies à la rédaction de cette note Etude qualitative des effets de l’intervention bénévole sur l’isolement et la perte d’autonomie des personnes âgées, Collectif inter-associatif « Combattre la solitude des personnes âgées », V. GALDEMAR, L. GILLES, CRÉDOC,

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Pépite | L’impact de la loi d’adaptation de la société au vieillissement sur les résidences autonomie. Les résidences autonomie, une réelle opportunité pour les personnes âgées autonomes ?

Pépite | L’impact de la loi d’adaptation de la société au vieillissement sur les résidences autonomie. Les résidences autonomie, une réelle opportunité pour les personnes âgées autonomes ?

B. Le forfait autonomie Un point positif et essentiel de la loi ASV est l’attribution d’un forfait autonomie à une résidence. Le forfait permet le développement d’actions et la mise en place d’ateliers pour la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. Les résidences autonomie proposent des ateliers différenciés et renouvelés régulièrement pour éviter la démotivation des résidents. Mais l’adhésion des résidents n’est pas toujours présente et certains préfèrent rester seuls alors que ces ateliers constituent une première étape pour rompre la solitude et consolider leur autonomie. Les moyens financiers attribués à une résidence ne suffisent donc pas et il faut réfléchir à des manières de valoriser les propositions d’actions pour attirer un maximum de résidents. L’évaluation de ces actions engagées dans le forfait autonomie est importante mais elle ne doit pas être seulement quantitative comme le demande le Conseil Départemental. Dans l’intérêt des résidents, il serait réellement intéressant que les prestataires produisent des bilans qualitatifs, autrement dit évaluent les améliorations individuelles des résidents participant à ces ateliers mais évidemment cela augmenterait considérablement le coût de l’action. Le forfait autonomie est un sujet qui revient beaucoup en CVS et donc les directeurs et responsables rappellent aux résidents pendant ce conseil que le forfait autonomie n’est pas pérenne et qu’il est donc important de l’utiliser à bon escient et de façon optimale lorsque la résidence en dispose.
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Ressenti des personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile selon leur autonomie et leurs aides en 2015

Ressenti des personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile selon leur autonomie et leurs aides en 2015

des difficultés liées à la complexité des situations, au manque de formation, de temps, de soutien et de moyens financiers. En France, les modalités de prise en charge de la dépendance en médecine générale sont inégales du fait de disparités sociodémographiques (variabilité de la prévalence de la dépendance), de différences d’accessibilité aux professionnels du secteur médicosocial, d’inégalités d’équipement en EHPAD et de politiques publiques locales variées en faveur des personnes âgées. Selon une étude réalisée auprès des médecins généralistes dans la région Pays de Loire (9) , 50% des praticiens évaluent le risque de chute chez leur patient âgé. Mais seulement 25% utilisent de manière régulière les échelles d’évaluation de l’autonomie. La plupart de ceux qui les utilisent sont ceux qui ont bénéficié de formation sur les personnes âgées dépendantes ou les coordonnateurs d’EHPAD. Pourtant, il est indispensable d'identifier les patients à risque de fragilité, de par leur environnement, leurs co-morbidités et la présence ou non de syndromes gériatriques (11). Dans cette étude les médecins généralistes expriment également des difficultés à programmer une hospitalisation à cause d'une charge de travail supplémentaire ou d'un long délai d'admission à l'hôpital (12). Il est aussi mis en avant le manque de communication entre l'hôpital et la ville. Par exemple, un compte rendu de séjour aux urgences n’est reçu par le médecin traitant que dans 60% des cas alors qu'il devrait être reçu dans un délai de 8 jours selon l’article R1112-1 du Code de la Santé Publique. Ce défaut d'information pose problème sur la continuité des soins médicaux et sociaux.
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La Résidence Autonomie : intermédiaire entre logement traditionnel et Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes. Quelle offre dans le département de la Manche et quels modes d'habiter ?

La Résidence Autonomie : intermédiaire entre logement traditionnel et Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes. Quelle offre dans le département de la Manche et quels modes d'habiter ?

encore autonomes. La no6on d’autonomie n’était jusqu’à très récemment pas clairement iden6fiée. Elle laissait seulement sous-entendre que les résidents devaient être capable d’accomplir les tâches de la vie quo6dienne et ne pas présenter de troubles cogni6fs par6culiers. En 1979 on comptabilisait 1640 résidences autonomie en France, quelques années plus tard, en 1982 ce nombre aYeint 2150 et encore plus récemment, en 2011 on dénombrait 2233 résidences. Ces établissements se situent entre le logement individuel et le logement collec6f, entre le domicile classique et l’établissement médicalisé, avec une réglementa6on à la fois de l’habitat mais aussi du médico-social. CeYe posi6on « d’entre deux » permanente engendre un flou juridique avec parfois même des contradic6ons. Dans les années 2000, les résidences autonomie sont jugées obsolètes. Une seconde généra6on d’établissements intermédiaires émerge (habitat groupé auto-géré, habitat groupé, habitat coopéra6f, habitat solidaire) à ceYe même période et interroge sur la place des résidences autonomie (Simzac 2016).
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Besoins et attentes des personnes âgées diabétiques concernant un assistant personnel intelligent en vue d’améliorer leur autonomie et leur qualité de vie en milieu rural

Besoins et attentes des personnes âgées diabétiques concernant un assistant personnel intelligent en vue d’améliorer leur autonomie et leur qualité de vie en milieu rural

D’accord. Est-ce que vous aimeriez, à travers ce compagnon, échanger avec votre médecin généraliste, avec vos infirmières, avec d’autres professionnels de santé (kiné ou autres) ? Que se soit quelque chose qui soit interconnecté ? Oui, d’autres diabétiques, pourquoi pas. Parce que finalement on a le même problème, on a les mêmes symptômes, euuuuh…Peut être les mêmes angoisses quoi…je pense que je dois pas être la seule ! Et pouvoir dire, bien voilà euuuh, comment ça va le tiens enfin ce que tu y arrives bien…Ou ce que tu fais pour le faire ? ...Ça a un côté convivial et un côté…qu’on n’est pas seul dans ce malaise quoi, dans cet euuuuh, cet handicap. Faut dire que ça cause un handicap quand même. Enfin certaines fois quoi. Quoique j’ai encore pas d’handicap euuuh flagrant quoi faut dire, ni pieds ni la vue…Bon. Oui ça peut être stimulant dans la mesure ou y a une relation euuuuh…comment dire…un compagnonnage en quelque sorte de vie dans un état ou voilà ! Savoir comment d’autres personnes le vivent quoi. Et puis d’autres personnes parfois qui sont en couple. Ça doit pas toujours être évident en couple parce que l’autre mange autrement et puis voilà quoi faut s’adapter. Moi c’est pas mon cas… ça peut être par exemple comment les gens vivent seuls cet handicap.
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Revue consommation / Les personnes âgées vivant en institution : caractères socio-démographiques, autonomie et handicaps

Revue consommation / Les personnes âgées vivant en institution : caractères socio-démographiques, autonomie et handicaps

Il est d’ailleurs intéressant de souligner que, parmi les pensionnaires sortis en 1976, ceux entrés en 1976 sont relativement plus jeunes que ceux entrés avant 1976 : si le pourcentage[r]

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Venir vivre dans un habitat pour personnes âgées

Venir vivre dans un habitat pour personnes âgées

situation de « femmes de cadre ». Pour concilier une disposition à agir pour soi et une disposition à agir pour favoriser la carrière du conjoint, il s’agit de trouver un équilibre entre distance et proximité avec les proches. L’histoire de Mme Ribeau est à ce titre significative. Alors qu’elle a eu sept enfants, et qu’elle affirme que pour elle et son mari, « on n'avait peut- être pas beaucoup de principes éducatifs mais on avait envie d'en faire des personnes autonomes », elle n’a pas travaillé et a changé de lieux de résidence au gré des promotions de son conjoint, ingénieur en construction navale. A chaque nouvelle installation, elle s’investissait dans des associations où elle travaillait comme secrétaire bénévole, un engagement qui s’inscrit dans sa lignée (« Mes parents, mes grands parents ne rêvaient que coopérative et mutualité donc il y a quelque chose qui reste »). A chaque départ, elle quittait ce lieu d’investissement personnel. Ce n’est qu’après le décès de son mari qu’elle a pu affirmer son désir d’autonomie. Son choix de mobilité résidentielle vers une « résidence seniors » en est l’une des expressions :
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L’hébergement offert en établissements pour personnes âgées

L’hébergement offert en établissements pour personnes âgées

g ENCADRÉ 1 Les logements-foyers pour personnes âgées Les logement-foyers pour personnes âgées sont des établissements à caractère social qui ont été créés dans les années soixante et se sont développés dans les années soixante-dix et quatre-vingt avec pour vocation première d’offrir aux per- sonnes âgées de 60 ans et plus, valides ou en légère perte d’autonomie, assurant seules ou avec une aide extérieure les actes de la vie quotidienne, un logement proche d’un domicile individuel dans un environnement sécurisant. Ils proposent ainsi des logements dans des immeubles comportant à la fois des locaux privatifs et des locaux communs ainsi que, le cas échéant, diverses prestations collectives telles que restauration, blanchissage, service de soins ou services sociaux, délivrées pour partie à titre obligatoire et pour partie à titre facultatif. Leurs résidents y aménagent leur logement avec leur propre mobilier et sont considérés comme locataires. Ils acquittent à ce titre une redevance mensuelle comprenant au moins le loyer et les charges locatives (eau, chauffage, électricité, assurance du logement...).
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La fragilité des personnes âgées : perceptions et mesures

La fragilité des personnes âgées : perceptions et mesures

¾ L’approche actuelle de la dépendance ; ¾ L’approche de la fragilité. 1. LA POPULATION AGEE EN FRANCE Avec le vieillissement de la population est apparue toute une réflexion autour de la notion à retenir pour définir les personnes qui avancent en âge. Plusieurs termes catégorisent ce public. Dans « Vive le papy boom », Rober Rochefort souligne que « Seniors, retraités, vieux constituent une terminologie assez floue qui recouvre des réalités aux contours très incertains. » Nous nous situons dans ce cahier de recherche sur un public qui commence à ressentir des difficultés dans la vie quotidienne et à avoir besoin d’aides dans la vie courante. Comme la probabilité d’émergence de ces difficultés croît avec l’âge, nous avons choisi de prendre les 60 ans et plus ou 75 ans et plus c’est-à-dire aussi ceux qui ont droit à certaines prestations liées à la perte d’autonomie (aide-ménagère de la CNAV et APA).
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Les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées en 2007

Les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées en 2007

Au regard des variables évaluatives de perte d’autonomie de la grille AGGIR, 88 % des résidents ont besoin d’une aide pour faire leur toi- lette (hors logement-foyers non- EHPAD) et 79 % pour s’habiller, acti- vités qui font appel à la fois à des capacités de mobilité et de cohérence. Plus des trois quarts des résidents ont des problèmes d’incohérence dans leur comportement ou pour communi- quer. Chez les personnes âgées en éta- blissements, ces troubles de la cohé- rence semblent se manifester au moment de l’entrée en dépendance, avant l’apparition de troubles liés à la mobilité (déplacements, transferts, etc.). Ainsi, à tous les âges, pour les personnes dont le GIR a été évalué, les troubles de la cohérence concer- nent entre 74 % et 82 % des résidents (graphique 1). La part des résidents touchés par ces problèmes est même un peu plus élevée aux âges les plus jeunes : il est probable que les troubles de la cohérence soient l’un des principaux motifs d’entrée en ins- titution avant 75 ans. À l’inverse, la fréquence des difficultés rencontrées lors de déplacements à l’intérieur ou de transferts ainsi que les troubles de l’orientation et de l’élimination aug- tifs : respectivement 1 an et 10 mois
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Etat nutritionnel des personnes âgées au niveau du foyer pour personnes âgées et handicapées (FPAH) de la wilaya de Mostaganem.

Etat nutritionnel des personnes âgées au niveau du foyer pour personnes âgées et handicapées (FPAH) de la wilaya de Mostaganem.

Peu à peu et inéluctablement, le vieillissement et la solitude isolent de différentes façons qui concourent toutes au même résultat : la malnutrition. Beaucoup de paramètres caractérisent le sujet âgé, parmi lesquels il faut citer bien entendu l'âge, mais aussi l'état de santé physique et mentale, la fragilité, le handicap, la perte d'autonomie, les liens sociaux ou la solitude, le lieu de vie à domicile ou en institution, les revenus, la mobilité physique, les capacités de communication, l'activité, etc. La multiplicité de ces paramètres explique qu'il soit difficile de définir un sujet âgé type, et l'âge n'est pas nécessairement le critère le plus pertinent, hormis peut-être chez le sujet très âgé. Il y a donc une grande variété de " sujets âgés ". Les gériatres et les gérontologues ont pris l'habitude de classer les personnes âgées en trois catégories : les personnes qui vieillissent en bonne santé, les sujets âgés fragiles et les sujets âgés malades, proches de leur fin de vie. Ces personnes ont des besoins et des comportements alimentaires très différents et il pourrait être dangereux de confondre les différentes situations en établissant des recommandations indifférenciées.
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Polygamie et personnes âgées au Sénégal

Polygamie et personnes âgées au Sénégal

Quand les coépouses vivent de manière séparée, chacune reçoit chez elle, à tour de rôle, le mari qui est alors, de facto, membre de deux, trois ou quatre foyers, entre lesquels il partage ses ressources, son temps et sa résidence. Toutefois, lorsqu’il est malade, le mari reste en général chez la première épouse, qui constitue son ménage de rattachement. En fonction du nombre d’épouses, les unités budgétaires sont multiples. Chaque femme est responsable de sa cuisine et considère en général son unité domestique comme un ménage indépendant. Cette situation est davantage mise en scène quand les femmes acquièrent une certaine autonomie financière. Plus elles sont autonomes financièrement, plus elles ont tendance à déclarer qu’elles constituent un ménage quand elles ne vivent pas dans la résidence de leur mari polygame. Diatou est la présidente d’une association de transformatrices de produits agricoles et halieutiques et la troisième épouse du chef de village. Elle habite avec ses trois enfants qui constituent chacun un noyau familial : chacun de ses deux fils avec leur femme et leurs enfants et Rokhy, sa fille divorcée, avec ses quatre enfants. Ils habitent tous dans une partie de la concession, chez Diatou. Pour elle, il y a autant de ménages que son mari a de femmes. Diatou se déclare chef de son ménage, car elle est responsable de la cuisine et assure les dépenses quotidiennes relatives à son ménage.
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La gestion du patrimoine des personnes âgées

La gestion du patrimoine des personnes âgées

Un phénomène important est en train de se dessiner afin de répondre aux enjeux du vieillissement démographique : « la silver économie ». Ce mouvement encore appelée économie des séniors désigne l'ensemble des activités économiques liées aux personnes âgées. La silver économie englobe tous les biens et les services qui favorisent l’état de santé, l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées. Beaucoup de secteurs d’activité sont concernés : santé (objets de santé connectés, nutrition, soins à domicile, médecine à distance) transport (transports adaptés, aide à la mobilité) loisirs (tourisme, sport, jeux) habitat (logements adaptés, domotique) alimentation, communication (téléphonie mobile, Internet) …Par la diversité de leurs dépenses, les seniors représentent un marché en plein essor. Le marché de la silver économie devrait représenter plus de 130 milliards d'euros en France en 2020.
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L'accueil familial pour les personnes âgées : une activité à définir

L'accueil familial pour les personnes âgées : une activité à définir

Le terme « aidants » désigne généralement « l’ensemble des personnes non professionnelles qui apportent leur soutien de manière informelle et la plupart du temps non rémunérée à leur proche dépendant, handicapé ou fragilisé » 31 . La plus grande proportion d’aidants dont l’âge varie selon les sources entre 45et 75ans, est désignée comme la génération « pivot » au sens où elle apporte un soutien à ses parents confrontés à des problèmes de perte d’autonomie et, simultanément, un soutien à ses enfants qui connaissent parfois des difficultés pour entrer sur le marché du travail. 32 Mais les deux- tiers de l’aide apportée par la famille seraient assurés par les femmes, qu’elles soient conjointes, filles ou belles-filles. Des comportements très normatifs persistent quant à la répartition des tâches et la prise en charge des personnes âgées. Les femmes seraient soumises à une énorme pression vis-à-vis de l’aide, pression qui varie selon les milieux (plus grand conformisme dans le milieu ouvrier et d’employés, plus grande flexibilité normative dans les milieux à fort capital culturel). 33 Elles sont censées mobiliser leurs compétences réputées « naturelles » pour prendre en charge les aînés. En outre, ce sont souvent elles qui jouent le rôle d’aidant principal parce que le temps qu’elles y consacrent est plus important que les hommes. Les personnes qui ont une responsabilité majeure et constante envers les proches qu’elles accompagnent sont aussi nommées aidants principaux. Recouvrant des tâches multiples, l’aide aux personnes âgées dépendantes est
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Approche du coût de la dépendance des personnes âgées à domicile

Approche du coût de la dépendance des personnes âgées à domicile

Parmi ces expérimentations, deux d’entre elles méritent d’être citées car elles s’inscrivent sur le champ de la dépendance. L’Aide au Retour d’Hospitalisation (ARDH) offre aux personnes âgées un certain nombre de services pendant deux à trois mois pour faire face à un problème de santé ponctuel le temps que la personne retrouve son autonomie. Il s'agit très souvent d’aide à la toilette, à la préparation des repas et au ménage. A la sortie de l’hôpital, la personne est dépendante (GIR Moyen 3,5) mais il n’est pas rare qu’elle retrouve son autonomie quelques mois après. Cette dépendance est passagère et à ce titre, n’est pas prise en charge par l’APA. L’hospitalisation est un moment déstabilisant pour la personne âgée, qui doit être bien géré pour lui permettre de retrouver son autonomie. La sortie d’hôpital doit notamment être la mieux organisée possible en débloquant rapidement l’aide nécessaire. Les évaluations ont montré que dans certains départements où l’APA d’urgence fonctionnait mal ou même n’existait pas, les services sociaux des hôpitaux utilisaient cette prestation, y compris pour des personnes dépendantes pour lesquelles le pronostic de récupération était mauvais, afin d’attendre la mise en place de l’APA.
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Les personnes âgées en institution

Les personnes âgées en institution

malaises, vertiges et pertes de connaissance (7 % contre 15 %). Or seule la forme aiguë du syndrome confusionnel est considérée comme une pathologie en 2007, ce qui n’était pas le cas en 2003. Quatre pathologies demeurent particulièrement fréquentes dans ce groupe : le syndrome démentiel, l’état dépressif, l’état anxieux et les troubles du comportement. Les syndromes démentiels, dont la maladie d’Alzheimer, concernent 36 % des résidents de l’ensemble des établissements soit environ 237 000 personnes (tableau 2), cette propor- tion était de 33 % en 2003. Après l’hyperten- sion artérielle, le syndrome démentiel est la pathologie qui touche le plus grand nombre de personnes âgées en établissement – mais les syndromes démentiels ont beaucoup plus d’impact sur le degré d’autonomie des rési- dents. La maladie d’Alzheimer est la plus répandue du groupe des maladies neurodégé- nératives appelées « démences ». Des études sur échantillon en population générale, basées sur la recherche systématique de la maladie par des tests spécifiques, ont ainsi estimé à 800 000 le nombre de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer en France. Les autres causes de démence sont liées à d’autres des- tructions cérébrales, d’origine vasculaire ou dégénérative. Cependant, les résidents d’EHPA atteints par le syndrome démentiel ne sont pas plus signalés comme ayant subi un accident vasculaire cérébral que l’ensemble des résidents (15 % contre 14 %). Dans 83 % des cas, les démences sont des pathologies chroniques stabilisées et seules 3 % des per- sonnes âgées souffrent d’une affection aiguë de cette maladie à la date de l’enquête (enca- dré 2). À partir de 65 ans, la proportion de per- sonnes âgées atteintes de syndrome démentiel vivant en institution augmente naturellement avec l’âge : elle est de 13 % entre 65 et 70 ans et atteint 41 % au-delà de 95 ans. Mais avant
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Personnes âgées et réanimation

Personnes âgées et réanimation

Au décours d’un séjour dans un service de réanimation, les séquelles sont fréquentes et lourdes avec un déclin fonctionnel et cognitif [63-66]. Après une ventilation artificielle de plus de 7 jours, qualité de vie et récupération sont plus médiocres chez les patients âgés [67]. Dans notre étude prospective ICE-CUB1, incluant 2 646 patients âgés de plus de 80 ans, seulement un tiers des survivants à 6 mois était indépendant pour toutes les activités de la vie quotidienne et 16,2% étaient incapables d'effectuer au moins une activité [68]. Dans l'étude ICE-CUB 2, incluant 3 036 patients (âge moyen 85 ans), l'échelle d’autonomie a diminué dans au moins un domaine chez 64% des patients à 6 mois [69]. Plusieurs autres études ont montré que 28 à 37% des patients n'avaient pas rétabli leur autonomie fonctionnelle antérieure 1 an après l’admission [70]. À 12 mois, 50% des patients ayant survécu n’ont pas récupéré retrouvé leurs capacités physiques [71].
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Les Réseaux de la Pénombre:Typologie de l'aide reçue par les Personnes Âgées

Les Réseaux de la Pénombre:Typologie de l'aide reçue par les Personnes Âgées

Pour plusieurs instances gouvernementales les sources d’aide provenant des familles ou des amis semblent inépuisables et bon marché (Langa et al, 2006, White, 2001 ; ENDBP, 2000 ; CCNTA, 1999-1997). L’existence présumée d’un vaste secteur d’aide informel a justifié une réorganisation des services destinés aux personnes âgées qui maximise l’intérêt des institutions publiques et politiques sans préoccupation réelle de leurs besoins (Lefebvre, 2003 ; Keating, 2002 ; Baldwin, 1993 ; Gordon et Donald, 1993 ; Meyer-Fehr et Suter, 1992 ; Litwin et Auslander, 1988). Les réseaux sociaux sont aussi invoqués dans le cadre des débats entourant les politiques sociales ou les services de santé destinés aux personnes âgées (Ansello & Rosenthal, 2007; Keating, 2002 ; Litwin et Auslander, 1992). Certains responsables institutionnels et gouvernementaux prennent conscience de la précarité et de la variabilité de ces ressources (famille, amis, voisins) et des coûts sociaux engendrés par leur utilisation (Lavoie et coll., 2007; Kemp et Rosenthal, 2001; Fast et al, 1999; Home Care Nova Scotia, 1997 ; Chappell, 1993). Les personnes aidantes exercent la plupart du temps un travail à plein temps et il y a des coûts personnels importants et sous-jacents à cette aide qui modulent sa pérennité (Keating et coll., 1999 - 2002 ; Haug et coll., 1999 ; Gottlieb et Kelloway, 1995). Cependant, la classe politique continue de s’appuyer, au travers des planifications stratégiques, sur les capacités des ressources informelles et communautaires pour fournir, en partenariat, une grande partie de l’aide destinée aux personnes âgées (MSSS, 2005-3 ; Guberman et Maheu, 2001 ; Good, 2001 ; Stone, 2000 ; Rosenthal et Matthews, 1999 ; Cohen, 1997 ; RRSSS-MC, 1998 ; MSSS, 1998 ; Lesemann et Martin, 1993 ; Twigg, 1993).
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La sociabilité des personnes âgées

La sociabilité des personnes âgées

Après 70 ans, les contacts deviennent moins personnels Entre 50 et 70 ans, les femmes discu- tent en moyenne avec un interlocuteur de plus par semaine que les hommes. Ainsi, les femmes âgées de 50 à 59 ans parlent à plus de 9 personnes dif- férentes en moyenne, contre plus de 8 personnes pour les hommes. Ces dis- parités proviennent principalement d’une plus grande fréquentation des enfants et des commerçants et de plus nombreuses relations de service de la part des femmes. Le rôle traditionnelle- ment dévolu aux femmes quant à la te- nue du foyer et à l’éducation des enfants éclaire ces différences de comporte- ment. La plus grande fréquentation de la descendance est aussi une caractéristi- que féminine qui perdure. Les visites féminines plus nombreuses aux person- nels de santé ne peuvent expliquer à el- les seules l’écart relatif aux relations de service, d’autant que les différences de recours aux soins entre hommes et fem- mes se réduisent avec l’âge. Enfin, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à travailler entre 50 et 60 ans, ce qui structure plus souvent leurs con- tacts en dehors du travail. Ainsi pour les inactives, l’âge officiel de la retraite ne constitue pas à proprement parler une rupture des habitudes et des rencon- tres, mais une certaine continuité des modes de vie. Le nombre de contacts avec le père ou la mère est remarqua- blement stable entre les hommes et les femmes tout au long de la vie. Les rela- tions avec les autres types d’interlocu-
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L’AVENIR DES PERSONNES ÂGÉES

L’AVENIR DES PERSONNES ÂGÉES

r écent, résulte de la montée rapide de la séparation et du divorce 18 . Ces deux phénomènes - mortalité du conjoint, séparation ou divorce - sont propices à l’isolement horizontal, car le remariage des veuves ou divorcées demeure rare après 65 ans 19 . La vie en solitaire reste donc la situation la plus fréquente après la perte du conjoint. Le second type d’isolement est l’isolement “ vertical ”, lorsque les personnes âgées n’ont plus le soutien d’enfants, alors que ces derniers sont, selon les études, les principales sources de soutien. Le risque vertical peut résulter soit de l’absence de descendance, soit du fait que la mortalité des enfants peut venir priver les parents de leur descendance avant qu’ils n’atteignent des âges avancés, par exemple 80 ans. Néanmoins, compte tenu de l’amélioration des taux de survie, l’isolement vertical dépend davantage du nombre de femmes restées infécondes que de l’éventuelle perte d’enfants au cours de l’existence.
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