Aristote. Du mouvement des animaux

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Immobilité et automotricité dans le traité du Mouvement des animaux

Immobilité et automotricité dans le traité du Mouvement des animaux

99 minimalement la vie nutritive et la vie sensitive ; toutefois, pour être un animal il n’est pas nécessaire de posséder tous les sens, mais minimalement le sens du toucher 360 . Montrant la primauté de ce sens pour l’animal, Aristote affirme dans le traité De l’âme qu’« Il est clair, d’autre part, qu’il s’agit du seul sens dont la privation entraîne nécessairement la mort des animaux. Car il est impossible de l’avoir, sans être un animal, et il n’est pas nécessaire, lorsqu’on est un animal, d’en avoir un autre que celui-là ». En effet, si l’excès de tout sensible supprime l’organe sensoriel associé, cela fait en sorte que l’excès de tangible devrait aussi supprimer le sens du toucher. Or, c’est par le toucher que se trouve définie la vie de l’animal, car sans le toucher, il est impossible pour un être d’être dit animal. Il s’ensuit, selon Aristote, que l’excès d’intensité des tangibles ne détruit pas seulement l’organe sensoriel, mais aussi l’animal, car c’est l’unique sens qu’il soit nécessaire aux animaux de posséder. En outre, sans le toucher l’animal ne saurait assurer sa propre conservation puisque tous les corps sont sensibles au toucher et sans la sensation d’être touché, quand il est touché l’animal ne serait pas en mesure de prendre telle chose et de fuir telle autre. L’animal entretient donc une relation vitale, ontologique même avec le sens du toucher, ce qui explique qu’il ne peut être indifférent aux altérations thermiques lorsqu’elles sont vécues comme quelque chose qui survient pour détruire la conservation ou l’unité de leur être, ou pour maintenir leur intégrité ou encore améliorer (bonifier) leur état de plaisir initial ou d’équilibre thermique. On peut à présent ajouter que la primauté qu’accorde le philosophe aux espèces d’altérations du chaud et du froid vient du fait que celles-ci sont plus subtiles que les espèces d’altérations du mou et du dur ou du rugueux et du lisse. En effet, le chaud et le froid qui investissent le corps s’y propagent en le modifiant (effets de rétrécissement ou d’grandissement) et le rendent ainsi plus mou ou plus dur, plus rugueux ou plus lisse. Cette subtilité des altérations thermiques est exprimée par Aristote qui, après avoir affirmé que les « (…) états corporels qui sont pénibles ou agréables s’accompagnent de chaleur ou de froid soit dans une partie, soit dans le corps tout
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Le statut ontologique de la dunamis chez Aristote

Le statut ontologique de la dunamis chez Aristote

qu’est l’homme et c’est cette même partie de l’âme qui fait que l’homme s’apparente au divin, qui est une activité intellectuelle pure 43 . Enfin, la faculté appétitive et motrice appartient aux animaux, mais de deux manières différentes. Le mouvement local, chez l’animal, s’accompagne de représentation ou d’appétit, mais aussi d’organes servant au mouvement local. Or, les végétaux n’ont ni appétit, ni organe qui permette le mouvement local. Ainsi, la faculté motrice de l’âme doit être attribuée à la faculté appétitive, puisqu’en l’absence « d’appétit ou d’aversion, nul ne se met en mouvement, sauf contraint par la violence » (9, 432b17). Or, les animaux sont ou bien limités à la sensation, ou possèdent aussi l’intelligence : cela entraîne deux types de l’appétit, soit le désir, irrationnel, et le souhait, rationnel (432b5- 6). Il est donc impossible de penser l’appétitif indépendamment du cognitif ou de la représentation sensible quant au mouvement : pour désirer une chose ou l’avoir en aversion, il faut en avoir une simple représentation ou la penser par une intellection et un raisonnement (433a7-14 ; 10, 433b28-29). L’appétitif devient alors une puissance de tendre vers un but, qui est toujours un bien, qu’il soit réel ou seulement apparent (433a28-29).
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Aristote pédagogue : essai sur la dialectique aristotélicienne

Aristote pédagogue : essai sur la dialectique aristotélicienne

préoccupation ; celle-ci affleure en effet de manière très clairsemée dans toute une série de textes et à travers de très nombreux exemples : l'exemple de l'apprentissage en Métaphysique Θ.6, étayant le propos d'Aristote sur l'acte et le mouvement ; l'importance attribuée à l'éducation dans la cité en Politiques II.5 ; l'incipit des Parties des animaux qui mentionne un état du savoir qu'Aristote nomme « éducation » ; ou encore l'exemple de la δίδαξις et de la μάθσις dans la définition du mouvement en Physique III.1-3. Une simple plongée dans l'Index Aristotelicus de H. Bonitz aux entrées διδάσκειν, παιδεύειν, ou encore παîς et l'ensemble d'un champ lexical assez vaste (éducation, enseignement, apprentissage, enfance, etc.), atteste d'une préoccupation importante du Stagirite pour la pédagogie, du souci aristotélicien de l'accès au savoir et à la vérité pour l'autre. Enfin, l'exemple des enfants « qui supposent d'abord que tous les hommes sont des pères et toutes les femmes des mères » 14 en Physique I.1 témoigne d'un souci « pédagogique » d'Aristote non dans une perspective éthique ou politique, mais d'un point de vue scientifique. Physique I.1 place le thème, la « mineure » de « l'enfant apprenant » dans l'incipit même des écrits scientifiques du Stagirite. Dès lors que la préoccupation pédagogique d'Aristote est devenue pour nous manifeste par une lecture du corpus attentive aux détails, la question qui se pose nécessairement est celle de son traitement, de sa prise en charge : qu'est-ce qui, dans les écrits scientifiques d'Aristote, permet de traiter, de prendre en charge ce souci pédagogique ? Cette prise en charge de ce souci propre à la philosophie du Stagirite, nous ne l'avons pas cherchée dans la « forme scolaire » des écrits de ce dernier, pour reprendre les termes de A. Koyré, car finalement cette notion est bien trop nébuleuse, et la détermination de son sens finalement très subjectif – qu'est-ce qu'une « forme scolaire » ? et pour qui une forme est-elle plus scolaire qu'une autre ? 15 Le traitement de ce souci pédagogique, nous l'avons cherché dans la méthode d'Aristote.
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Biologie et nomothètique chez Aristote: la formation théorique du législateur

Biologie et nomothètique chez Aristote: la formation théorique du législateur

faitement développés et petits de corps. En outre, les femmes jeunes ont durant l’accouchement des douleurs plus intenses et meurent en plus grand nombre»] 18 . Comme nous pouvons le constater, Aristote aborde la question des naissances en se focalisant sur les conséquences de l’union des sexes et de la procréation des jeunes sur l’état corporel des enfants à naître. Pour autant et bien que convoquant une donnée empirique comme preuve ( τεκμήριον ) que la procréation à un âge jeune conduit à la naissance d’enfants imparfaits ( ἀτελῆ ), femelles ( θηλυτόκα ) et de petite taille ( μικρὰ τὴν μορφήν ) et provoque des douleurs lors de l’accouchement des femmes pouvant aller jusqu’à la mort, cette donnée empirique ne répond pas aux causes provoquant tout ce qui vient d’être énoncé et, de manière plus substantielle, à déterminer précisément les limites d’âge requises quant à l’union des sexes, du mariage et de la procréation entre les individus.
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ARISTOTE ET LA QUESTION DE LA COMPLETUDE Le modèle formel de Kurt Ebbinghaus

ARISTOTE ET LA QUESTION DE LA COMPLETUDE Le modèle formel de Kurt Ebbinghaus

25 p. 53. 26 p. 49. Le verbe « entscheiden » (décider) et l’expression « Entscheidungsverfahren » (procédé de décision) employés dans la même page par Ebbinghaus font écho au problème de la décision (« Entscheidungsproblem ») posé par Hilbert, problème qui trouverait, en quelque sorte, dans la syllogistique d’Aristote une solution positive. Notons qu’il s’agit là d’une théorie logique ne permettant pas de formaliser les relations, contrairement à la logique du premier ordre, dont Church a établi l’indécidabilité, et que ce n’est évidemment pas le type de théorie logique que Hilbert avait en vue lorsqu’il formulait le « problème de la décision ». D’ailleurs, Ebbinghaus parle de la décidabilité d’une inférence et non pas de celle d’une proposition : il ne s’agit pas, pour Aristote, de se demander si on peut décider de la dérivabilité ou de la non-dérivabilité de toute proposition, mais plutôt si on peut décider de la validité de toute inférence. Or, c’est justement possible si toute inférence valide constitue un détour réductible au moyen d’une preuve d’admissibilité. Le « flottement » entre le problème de la décision et celui de la complétude tient sans doute au fait que l’approche d’Ebbinghaus présuppose une manière de penser la signification qui diffère de celle en fonction de laquelle ces problèmes ont été formulés par Hilbert. On peut dire que ce que fait Aristote concerne la complétude si on comprend celle-ci comme détermination complète de l’ensemble des inférences du point de vue de la validité. Cependant, il est sans doute plus approprié de parler de l’admissibilité de toutes les inférences valides relativement aux règles fondamentales de la théorie du syllogisme.
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Aristote et les concepts psychanalytiques de « l’effet après coup » et de la répétition

Aristote et les concepts psychanalytiques de « l’effet après coup » et de la répétition

Comme je notais un peu plus haut la béance entre le corps et le langage est structurale. Les animaux n’ont pas ce rapport avec le symbolique et la satisfaction des instincts ne présente pas de complexité, car le besoin trouve facilement (facilement quant à la possibilité structurale) son répondant naturel. L’homme est prédisposé au caractère traumatique du langage, c’est à dire au fait que l’expérience avec le réel du corps ne va pas trouver de réponse finale par l’Autre. Les dites ‘expériences traumatiques’ viennent s’incruster dans cette ‘expérience’ primordiale - structurale - de l’homme. Néanmoins tous les hommes n’ont pas la même prédisposition à la névrose traumatique. C’est la raison probablement pour laquelle il y a fréquemment chez les ‘névrosés traumatiques’ un sentiment de culpabilité de la part du ‘traumatisé’, en raison d’une objectivation par l’incident traumato-gène, de ce qui existait déjà chez ces sujets comme une attente subjective de l’incident traumatique. lx C’est à
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Les dermatophysoses des animaux domestiques

Les dermatophysoses des animaux domestiques

Résumé du PFE : sous-titre : Les dermatophysoses des animaux domestiques Résumé: Cette étude, essentiellement expérimentale, avait pour but le dépistage et l’identification des différents dermatophytes chez les animaux domestiques, notamment : chiens, chats et bovins dans la région centre du pays (Alger, Boumerdes et Laghouat). Ce protocole de travail était basé sur un examen direct des prélèvements, et, après culture sur milieu Sabouraud, des examens macroscopiques et microscopiques des colonies obtenues. Au terme de ce travail, il a été identifié trois espèces de dermatophytes, à savoir : Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum et Microsporum canis.
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Que diraient les animaux si...

Que diraient les animaux si...

dans une lecture critique, un motif que je pourrais résumer assez simplement, ce type de motif qui a enthousiasmé pas mal de commentateurs des pratiques de l’histoire naturelle : la chercheuse privilégierait, dans ses observations, celles qui vont dans le sens de ses propres préférences politiques. On remarque, dans l’histoire naturelle, que souvent les chercheurs peuvent avoir une théorie sur la manière dont se comportent les animaux. Et on remarque également, que si, par exemple, un chercheur pense la compétition, ou la hiérarchie, est importante et qu’elle peut rendre compte de l’organisation sociale des animaux, il aura tendance à privilégier dans ses observations, ce à quoi sa théorie l’a préparé à, observer. En revanche, les exemples abondent également, si le scientifique pense que la solidarité, ou l’attachement aux membres du groupe et les relations affiliatives, explique les comportements de ses animaux, il tendra à se focaliser sur les événements qui en témoignent. Et chacun de ces chercheurs partira sur le terrain avec une théorie, dont on se rend compte qu’en fait c’est déjà une histoire, qui va en produire d’autres.
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« Le savant philosophe et le prince savant : Aristote et Alexandre le Grand »

« Le savant philosophe et le prince savant : Aristote et Alexandre le Grand »

La relation qui s’est tissée entre Alexandre le Grand et Aristote dépasse celle du disciple et de son précepteur. La transmission unilatérale s’est faite émulation et s’est prolongée bien après le départ d’Alexandre. Le philosophe savant a fait du jeune prince un homme capable de voir le monde et de l’interroger. Cette relation a été idéalisée de l’Antiquité au Moyen-Âge. Du IIIe au XVe siècle, les romans consacrés à Alexandre ont, à la croisée de la littérature et de l’histoire, insisté sur cette relation privilégiée et productive entre le maître et son disciple. Tous visent à exalter l’importance de l’éducation intellectuelle et morale dans la formation du futur souverain. Cette exigence confine parfois au merveilleux dans les récits de l’Antiquité tardive et du Moyen Âge puisqu’elle amène Alexandre à construire un bathyscaphe en verre pour découvrir le fond des mers puis à s’élever dans les airs, tel un aéronaute, emporté par des griffons. Malgré cette dérive dans le domaine du merveilleux, le couple Alexandre-Aristote est fréquemment repris dans les ouvrages didactiques et les miroirs de Prince de la fin du Moyen-Âge. Au fil de ce parcours qui retrace l’histoire et la légende de la relation maître-disciple entre Alexandre et Aristote, nous serons amenés à comprendre le rapport dynamique d’Alexandre aux connaissances qui lui ont été transmises.
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Aristote et la puissance des contraires comme critère de distinction de l'agir

Aristote et la puissance des contraires comme critère de distinction de l'agir

C’est pourquoi, afin de distinguer entre action et production, Aristote soumet un critère linguistique qui est de considérer leurs temporalités respectives et distinctes et telles que le langage en porte la trace. Ainsi, on peut lire en Métaphysique Θ 6 : […] seul le mouvement dans lequel la fin est immanente est l'action. Par exemple, en même temps, on voit et on a vu, on conçoit et on a conçu, on pense et on a pensé, alors qu'on ne peut pas apprendre et avoir appris, ni guérir et avoir été guéri. Mais on peut à la fois bien vivre et avoir bien vécu, goûter le bonheur et avoir goûté le bonheur. Sans cela, ne faudrait-il pas qu'il y eût arrêt à un moment donné, comme cela se produit pour l'amaigrissement ? Mais, en réalité, il n'y a pas de point d'arrêt : on vit et on a vécu. Ces différents processus doivent être appelés, les uns, mouvements, les autres, actes ; car tout mouvement est imparfait, comme l'amaigrissement, l'étude, la marche, la construction : ce sont là des mouvements, et certes incomplets. 14
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Comment parle-t-on aux animaux ? Formes et effets pragmatiques de l’adresse aux animaux de compagnie

Comment parle-t-on aux animaux ? Formes et effets pragmatiques de l’adresse aux animaux de compagnie

Introduction Quoi de plus ordinaire que de s’adresser à son animal de compagnie, dans la sphère privée ? Si peu consentent à l’admettre, c’est toutefois une pratique, à bien y regarder, extrêmement commune, partagée autant par les propriétaires que par l’ensemble des personnes au contact régulier d’animaux (éleveurs, chasseurs, soigneurs, etc.). Mais précisément en raison du caractère privé – et ose-t-on dire peu assumé – de ces pratiques, peu de données sont disponibles à ce jour pour qualifier précisément les formes et les effets de l’adresse verbale aux animaux. Une telle enquête, loin de trancher dans l’épineux débat de l’intentionnalité animale ou dans celui, non moins houleux, de l’anthropomorphisme, serait pourtant de nature à éclairer certains aspects les plus ordinaires de la vie quotidienne et domestique – dont bon nombre d’interactionnistes nous ont rappelé à quel point ils étaient éclairants pour la compréhension des conduites sociales dans leur ensemble (Goffman, 1974 ; Garfinkel, 2007). Une telle étude permet en outre de spécifier, à l’aide d’un travail empirique précis, les modalités concrètes par lesquelles on interpelle, s’adresse, ou même entretient des formes strictement conversationnelles, avec un animal de compagnie. Celles-ci sont parfois semblables aux modalités (prosodiques, intonatives, séquentielles) utilisées avec de très jeunes enfants, et parfois absolument inédites. Surtout, elles apportent un témoignage décisif sur les types de liens sociaux qui nous unissent aux animaux domestiques, et fournissent, en creux, des arguments nouveaux pour élargir les questionnements sur la socialité à nos interactions avec le vivant non- humain (Mondémé, 2017).
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Pontus de Tyard, 1521-1605, entre Platon et Aristote

Pontus de Tyard, 1521-1605, entre Platon et Aristote

comme nous allons le voir, remplacées par les conventions du dialope platonicien.. Autour du Commentaire de MardIe Ficin, de plus en plus d'intellectuel. ' C'est t[r]

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La formation du caractère chez Aristote et le problème de la responsabilité morale

La formation du caractère chez Aristote et le problème de la responsabilité morale

Sans nous être penchés sur la question du libre-arbitre proprement dit, nous avons par la suite tenté de désamorcer les arguments détenninistes découlant d’une certaine lecture de la thé[r]

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LES TROPISMES ANIMAUX - LE PHOTOTROPISME

LES TROPISMES ANIMAUX - LE PHOTOTROPISME

Partant de ces idées, LOEB démontre que les tropismes (il réduit d'ailleurs les tropismes aux seuls mouvements d'orien- tation dans le flux stimulant) sont des [r]

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Transformer les animaux de rente en animaux de combat. Petite réflexion comparative sur les ressorts de la plus-value.

Transformer les animaux de rente en animaux de combat. Petite réflexion comparative sur les ressorts de la plus-value.

Si le combat de coqs existe aussi en Asie et en Europe, j’ai montré qu’au Mexique il faisait l’objet d’un rapport de transformation qui le reliait au bœuf en général et au taureau de combat en particulier, depuis que tous ces animaux ont été introduits à l’époque coloniale (Saumade 2008). Ainsi, au nord de la Nouvelle Espagne, chez les Pueblos et les Navajos du sud-ouest des Etats-Unis, une région qui appartenait au Mexique jusqu'au milieu du XIXe siècle, un rite attesté dès la fin du XVIIe siècle consistait à célébrer le culte hispanique de Saint Jacques (Santiago), saint guerrier et cavalier, grand artisan mythique de la Conquête, par des danses avec un mannequin équestre, du même type que celles que l'on retrouve un peu partout en Mésoamérique. En outre, parce qu'il était supposé avoir tué un coq, le saint était honoré avec un jeu rituel, le chicken pull, destiné à assurer la fertilité et la chance de tous les peuples indiens : on enterrait dans le sable jusqu'au cou un poulet que des cavaliers, lancés au galop, s'exerçaient à extirper du sol à la main en se penchant au passage, de façon scabreuse, sur le côté de leur monture. Celui qui accomplissait l'exploit était ensuite poursuivi et combattu par ses adversaires qui cherchaient à lui dérober la proie.
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Effets de la pollution atmosphérique sur les animaux

Effets de la pollution atmosphérique sur les animaux

Résumé du PFE : sous titre : Effets de la pollution atmosphérique sur les animaux Résumé : La présente revue aborde la problématique de la pollution atmosphérique et de son impacte sur l’environnement. Pour ce faire, la pollution atmosphérique est définie à travers les différentes familles de molécules chimiques qui la constituent. Les effets sur les plantes, les animaux et l’homme sont rapportés. Un état des lieux sur la pollution atmosphérique dans notre pays est effectué en considérant les travaux de recherche publiés dans le domaine. Un exemple de recherche de l’impacte de la pollution atmosphérique par les métaux lourds sur la grande mésange (Parus major) est considéré comme model.
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Les causes de l’akrasia chez Aristote –  variation socratique ou texte aristotélicien ?

Les causes de l’akrasia chez Aristote – variation socratique ou texte aristotélicien ?

Aristote évoque dans ce passage deux sortes de prémisses (πρότασεων) - on peut donc en déduire qu’il est question de syllogisme, de raisonnement 31 . Il semble ici que l’acratique agisse contre son savoir, alors même qu’il utilise l’universelle, et non pas la particulière. Le texte est pour le moment assez elliptique, mais l’on comprend qu’il y aurait comme une dysfonctionnement dans la mise en rapport de la prémisse universelle et la prémisse particulière. Ainsi le syllogisme pratique est constitué d’une prémisse universelle et d’une prémisse particulière. Aristote explicite ce qu’est l’universel ici. Il peut être compris de deux façons. L’exemple d’Aristote est le suivant : « les aliments secs sont bons pour tout homme ». Sorte de règle générale qui met en rapport de façon universelle un certain type d’aliments et les hommes, l’universel peut ainsi être mis en rapport avec deux particuliers – cet homme-ci, ou cet aliment-ci. La dernière phrase d’Aristote n’est pas claire. On peut cependant comprendre que c’est dans le rapport entre proposition universelle et proposition particulière que va se jouer la détermination du sens du verbe « savoir ».
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« La libéralité selon Aristote : comment la vertu de l’usage de l’argent est-elle possible ? »

« La libéralité selon Aristote : comment la vertu de l’usage de l’argent est-elle possible ? »

L’usage des richesses dans les Politiques Au livre I, alors qu’il établit une genèse de la cité, Aristote évoque, à propos de la communauté familiale, l’art d’acquérir : Ainsi y a-t-il une espèce de l’art d’acquérir (κτητικῆς) qui naturellement est une partie de l’administration familiale (κατὰ φύσιν τῆς οἰκονομικῆς μέρος ἐστί) : elle doit tenir à la disposition de ceux qui administrent la maison, ou leur donner les moyens de se procurer les biens (χρημάτων) qu’il faut mettre en réserve, et qui sont indispensables à la vie, et avantageux (χρησίμων) à une communauté politique ou familiale. Et il semble que ce soit de ces biens-là que l’on tire la véritable richesse (πλοῦτος), car la quantité suffisante d’une telle propriété en vue d’une vie heureuse n’est pas illimitée. (…) Car il y a bien un terme, là comme dans les autres arts : aucun de ces arts en effet n’a d’instrument illimité, ni en nombre ni en grandeur, et la richesse c’est un ensemble d’instruments utilisés dans les familles et les cités (ὁ δὲ πλοῦτος ὀργάνων πλῆθός ἐστιν οἰκονομικῶν καὶ πολιτικῶν). Qu’il y ait donc un art d’acquisition conforme à la nature pour les chefs de famille comme pour les hommes politiques, et pour quelle cause, c’est évident (τι μὲν τοίνυν ἔστι τις κτητικὴ κατὰ φύσιν τοῖς οἰκονόμοις καὶ τοῖς πολιτικοῖς). » (Politiques I, 8, 1256b26-39, trad. P. Pellegrin)
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La vaccination des nouveaux animaux de compagnie

La vaccination des nouveaux animaux de compagnie

Très peu d’études et d’essais vaccinaux ont été réalisés chez des reptiles. Certaines se sont soldées par de réels échecs de vaccination avec une incapacité à induire une réponse immunitaire (Jacobson et al. 1991; Marschang, Milde, Bellavista 2001). Jacobson et son équipe (Jacobson et al. 1991) ont tenté de vacciner des crotales diamantins de l’ouest ŔCrotalus atroxŔ contre un paramyxovirus, responsable de maladies respiratoires chez différentes espèces de serpents. Les crotales ont été vaccinés avec un vaccin inactivé soit seul Ŕgroupe IŔ, soit adjuvé à l’aide d’hydroxyde d’aluminium Ŕgroupe IIŔ soit adjuvé par une émulsion huileuse Ŕgroupe III. Les animaux ont été vaccinés par voie intramusculaire par trois injections à 0, 28 et 63 jours. Chaque groupe est formé de six individus, et un groupe de cinq fait office de témoin. La mise en place d’une réponse immunitaire a été évaluée par sérologie. Aucun des serpents contrôles ni de ceux vaccinés avec le vaccin adjuvé à l’hydroxyde d’aluminium n’ont séroconverti. En revanche, deux des six serpents vaccinés sans adjuvant et trois des six vaccinés avec le vaccin adjuvé par une émulsion huileuse ont séroconverti. Cependant, excepté un des crotales du groupe III, tous sont redevenus séronégatifs rapidement, entre 94 et 156 jours après leur séroconversion. Cette étude prouve la difficulté à induire une séroconversion efficace chez ces serpents. Elle conclut aussi a un possible rôle de l’alimentation dans l’apparition d’une réponse immunitaire. En effet, les auteurs ont remarqués que tous les serpents chez qui il y avait eu une séroconversion s’alimentaient spontanément, ce qui n’était pas le cas de tous. Toutefois, ici seul un vaccin inactivé a été utilisé, les résultats pourraient être différents avec un vaccin atténué. D’autre part, l’immunité cellulaire n’a pas été évaluée dans cette étude, et il n’y a pas eu d’épreuve virulente, ce qui est regrettable.
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Les sauriens, nouveaux animaux de compagnie

Les sauriens, nouveaux animaux de compagnie

3ODVPRGLXP. ™/XWWHFRQWUHOHVDFDULHQVHWOHVLQVHFWHV [43][72][110][115][144] L’ utilisation des traitements chimiques n’ est pas sans danger pour les animaux. Il faut donc d’ abord privilégier une thérapeutique non toxique. On peut par exemple tremper l’ animal dans l’ eau pendant 30 minutes. Toutefois, ce procédé ne permet jamais de tuer 100% des parasites (en particulier pour ceux se trouvant sur la tête du reptile). On peut aussi enduire l’ animal d’ huile d’ olive mais ce procédé n’ est efficace que sur les parasites se trouvant sur le reptile. Dans le cadre d’ une chimiothérapie, on utilisera préférentiellement les pyréthrinoïdes qui rassemble de nombreux avantages (resmethrine 0,35% : Durakyl®). On peut également utiliser du trichlorfon (Néguvon®, Nécrovar®, Tugon®) en bain de 10 secondes dans une solution à 1‰ ou en l’ appliquant localement avec un pinceau. Eventuellement, on pourra pulvériser les animaux avec une solution à 0,2%. Dans tous les cas, il faut éviter que les jeunes animaux ne se lèchent. Le dimpylate peut être utilisé en spray à 2,5% mais uniquement chez les adultes. Il existe d’ autres produits à usage local dont l’ efficacité a été prouvée : huile de paraffine, pétrole, éther, alcool. L’ ivermectine (Ivomec® 0,05 à 0,2 mg/kg en SC à renouveler 2 semaines après) est très efficace pour éliminer les ectoparasites hématophages. On utilise souvent une antibiothérapie pour traiter une éventuelle surinfection des zones de piqûre, associée à une vitaminothérapie A pour faciliter la cicatrisation.
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