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Utilisation de pratiques agroécologiques et performances de la petite agriculture familiale : le cas de la Guadeloupe

Utilisation de pratiques agroécologiques et performances de la petite agriculture familiale : le cas de la Guadeloupe

4 Discussion 4.1 Quelles voies pour la transition agroécologique de la petite agriculture familiale ? Cette étude a mis en évidence la diversité structurelle de la PAF, l’hybridation qu’elle fait entre pratiques conventionnelles et agroécologiques et les synergies associées entre diversité spécifique domestique, limitation des charges intermédiaires et couverture des besoins caloriques du ménage, souvent en tension avec la valeur ajoutée brute commerciale, qu’elle soit par hectare ou par homme jour. Ces tensions et synergies entre les avantages tirés des services écosystémiques ont été mises en évidence par d’autres chercheurs ( Power, 2010 ) et sont inhérentes aux systèmes familiaux où une diversité d’objectifs sont recherchés. Seul un des cinq types est en voie de substitution totale des pratiques conventionnelles par les pratiques agroécologiques. Il s’agit du type élevage et jardin, qui est celui mobilisant la plus grande diversité de pratiques agroécologiques. Il pourrait alors correspondre à une transition vers une « forme forte » de modernisation écologique de
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Le développement de l’agriculture familiale par les transferts des migrants

Le développement de l’agriculture familiale par les transferts des migrants

seraient inférieures à ce seuil (2 ha). Toutefois, sous son aspect en lien avec la main d’œuvre 2 , l’exploitation familiale : « est une exploitation agricole 3 gérée par une famille utilisant essentiellement (ou uniquement) sa propre force de travail et tirant de celle-ci une part importante, quoique variable, de ses revenus, en nature ou en espèces ». Cependant, « l’exploitation peut embaucher des travailleurs de façon temporaire, échanger de la main d’œuvre avec ses voisins ou dans un cadre de relations familiales plus large », HLPE (2013:27). Elle produirait à elle seule 80% des denrées directement consommables en Asie et en Afrique subsaharienne (Hazell, 2011:67) et subviendrait aux besoins alimentaires de près de deux (02) milliards de personnes dans le monde toujours selon le même auteur. Suffisamment financée, il est clair que l’agriculture familiale pourrait constituer un moyen efficace de lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Ainsi, au regard de ses différents rôles (filet de sécurité alimentaire, lutte contre la pauvreté, approvisionnement des marchés intérieurs, développement de l’économie locale…), l’année 2014 a été déclarée « Année Internationale de l’Agriculture Familiale (AIFA) » par la FAO. Par ailleurs, la part des personnes dépendantes de l’agriculture familiale souffrant de l’insécurité alimentaire ne ferait que croître depuis ce constat relevé par la même institution auparavant (FAO, 2015:32- 33), à cause de la diminution des terres cultivables souvent au profit des grandes exploitations qui ne seraient pas forcément plus performantes en terme de productivité, de l’urbanisation grandissante due à la pression démographique, de l’épuisement et la détérioration des ressources naturelles et surtout du manque de financements adéquats pour cette forme d’agriculture (intrants, formation, infrastructures…). Selon HLPE (2013:16), l’essentiel du financement ne serait assuré que par les exploitants familiaux eux-mêmes. Ce seraient généralement des investissements liés à l’augmentation de la force de travail favorisant l’augmentation du rendement donc de la base des ressources et quelques fois l’obtention de nouveaux biens d’équipements financés par des économies personnelles ou des envois de fonds familiaux et n’interviendraient que lorsque les besoins de base (alimentation, santé, éducation) sont assurés. Aujourd’hui, tous les acteurs techniques et financiers du secteur agricole s’accordent sur la nécessité d’offrir des services financiers adéquats (financement à moyen et long terme) à l’agriculture et en particulier à la petite agriculture (Banque mondiale,
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Le modèle de l’agriculture familiale en France.

Le modèle de l’agriculture familiale en France.

Le calcul de la valeur ajoutée nette permet de comparer les résultats de différents types d’unités de production quelles que soient les modalités de répartition de cette valeur entre les acteurs ayant contribué à sa création. En effet, comme nous le verrons dans le paragraphe suivant, cette valeur ajoutée est répartie entre les différents acteurs qui sont partie prenante du processus productif : propriétaires fonciers, banques et autre prêteurs de capitaux, État, force de travail salariée, famille. Cette répartition détermine grandement le revenu de l’agriculteur (en agriculture familiale) et, plus généralement, la « rémunération » des facteurs de production. C’est pourquoi la valeur ajoutée demeure un critère incontournable pour amorcer une comparaison des performances écono- miques des différentes formes d’agriculture. L’efficacité intrinsèque du processus pro- ductif peut, dans tous les cas, être appréhendée par la valeur ajoutée et la productivité des facteurs, que l’unité de production soit familiale (le résultat de son fonctionnement se traduisant in fine par un revenu agricole) ou une entreprise de type capitaliste (la renta- bilité financière étant alors privilégiée) ; que la valeur ajoutée reste en grande partie aux mains du producteur si celui-ci est propriétaire de la terre et des moyens de production, et travaille avec la main-d’œuvre familiale ; qu’elle soit répartie entre l’agriculteur, le propriétaire foncier, les banques et les ouvriers salariés, ou, au contraire, qu’elle soit concentrée entre les mains de l’apporteur de capital (infra).
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Modernisation de l'agriculture familiale et exclusion

Modernisation de l'agriculture familiale et exclusion

La grande majorité des exploitations fami- liales est en crise : crise climatique ancienne, crise économique depuis la fin des cultures de rente, et crise sociale, plus récente. C’est une agriculture avec peu d’accès au marché du fait de sa faible compétitivité. Les systèmes de produc- tion, peu utilisateurs d’intrants, dépen- dent de la disponibilité en terres et de leur fertilité. L’agriculture familiale s’est maintenue depuis 30 ans, au prix d’une pression accrue sur les ressources natu- relles. Le travail est pénible et peu valori- sant pour les jeunes. Les conditions pro- ductives se sont dégradées. Certains auteurs parlent même d’économie sans production.
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Agriculture familiale et politiques publiques de développement territorial : le cas du Brésil de Lula

Agriculture familiale et politiques publiques de développement territorial : le cas du Brésil de Lula

18 L’agriculture familiale est partiellement sécurisée par la retraite et les bourses « éducation » ou « familles ». La retraite rurale garantit l’équivalent du salaire minimum (un peu plus de 60 euros/mois) aux exploitants à partir de 55 ans. Dans la tradition familiale nordestine, cette manne consolide les budgets de l'ensemble de la maisonnée. Les mécanismes de solidarité sont encore peu étudiés, mais quelques données montrent l'importance du phénomène. Dans bien des communes rurales, le volume des retraites est supérieur aux budgets municipaux ; les jours de paiement de la retraite, le chiffre d'affaires du commerce local représente 60 % du chiffre d'affaires mensuel. Dans une moindre mesure, les chèques/éducation (aide à la scolarité des jeunes) et la bourse familiale peuvent contribuer à hauteur de 30 à 60 % au budget familial. 19 L'impact de ces politiques sociales explique que, de manière paradoxale, pour la grande
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CHANGER EST NÉCESSAIRE, CHANGER EST- IL POSSIBLE ? INTERACTION ENTRE ACTEURS ET CONSTRUCTION DE NOUVELLES PRATIQUES EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE POUR L´AGRICULTURE FAMILIALE DANS L'ETAT DE PERNAMBOUC, BRESIL

CHANGER EST NÉCESSAIRE, CHANGER EST- IL POSSIBLE ? INTERACTION ENTRE ACTEURS ET CONSTRUCTION DE NOUVELLES PRATIQUES EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE POUR L´AGRICULTURE FAMILIALE DANS L'ETAT DE PERNAMBOUC, BRESIL

(3) Ingénieur agronome, Ph.D Agricultural Systems. Chercheur au IPA. majella@ipa.br Résumé L´interaction entre chercheurs, vulgarisateurs et agriculteurs, a été largement mise en débat dans les années 1980-90 au Brésil. Quelques expériences innovatrices dans différentes régions montrent un changement comportemental Pernambuco IPA (1990-2008), montre dans la pratique ce qui change et comment. C´est le rapprochement entre : agriculteurs, à la base du système de production alimentaire, chercheurs, considérés dans leur «Tour d´Ivoire» et, vulgarisateurs concernés dans le système de production scientifique et de communication d´informations et technologies. L´itinéraire d´actions de recherche et développement (R&D), ainsi que de celles d´assistance technique et vulgarisation rurale (ATER) orientées vers l´agriculture familiale (AF) montre une prise de conscience et une prise de position des acteurs. Ce qui change : les méthodes, les moyens et les contenus. D´autre part, l´appropriation des politiques publiques de développement rural durable via des méthodologies d´intervention participative s´avère extrêmement positive. Cette communication présente : l´institution IPA, organisme officiel de R&D, d´ATER et d´infrastructure hydraulique en milieu rural de Pernambouc. Deuxièmement elle présente une brève caractérisation de la Zone de la Forêt, région étudiée. Sous un regard multidisciplinaire, elle aborde l´agriculture familiale, quelques exemples concrets, les premiers effets des nouvelles pratiques des acteurs encouragées par la politique nationale d´assistence technique PNATER soulignant des avancées et fragilités du processus de création et communication d´innovations technologiques et sociales pour la conversion des systèmes de production agro-alimentaires, vers des systèmes considérés environnementalement corrects. La mise en place d´Unités de Recherche et d´Apprentissage Collective (UPAC) se présente comme une méthodologie d´intervention viable. Outre l´interaction des acteurs, l´UPAC est reconnue valable, surtout pour la transformation des systèmes de création et vulgarisation de technologies et celui de production des agriculteurs familiaux avec la mise en valeur des ressources territoriales et l´émergence de stratégies collectives d´affrontement au contexte dans lequel se trouvent les acteurs.
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Investissements dans la " petite " agriculture familiale. Vers un New Deal

Investissements dans la " petite " agriculture familiale. Vers un New Deal

En effet, poursuivant des objectifs multiples − protection sociale, développement territorial, protection de l’environnement, gestion des res- sources naturelles, production agricole… −, ces politiques restent segmentées. De plus, elles sont marquées par des logiques sectorielles qui résultent de découpages institutionnels. Elles ne permettent pas d’appréhender l’exploitation fami- liale dans sa globalité et sa multifonctionnalité, notamment la pluriactivité de ses membres. Intégrer les politiques sectorielles et les échelles permettra de créer des synergies comme l’illustre l’exemple de la Révolution blanche en Inde. Les aides internationales (surplus laitiers de l’Union européenne des années 1970-80, prêts de la Banque mondiale) et les investissements publics nationaux (National Dairy Development Board) ont favorisé l’investissement privé et collectif dans les territoires de la Fédération via le système coopératif. Avec des cheptels familiaux de quelques têtes, le plus souvent inférieurs à la dizaine, l’Inde est ainsi devenue le premier pro- ducteur de lait au monde, devant les États-Unis. Une telle intégration suppose que les décideurs affirment explicitement leur volonté politique en faveur de la petite agriculture familiale et qu’ils rompent avec les politiques passées. Cette volonté pour un New Deal en faveur de la petite agricul- ture n’existe pas encore, notamment en Afrique. En effet, les décideurs suivent le discours moder- niste dominant, qui privilégie l’accroissement des superficies, la spécialisation extrême et l’orienta- tion marchande exclusive comme moteurs du progrès en agriculture. À l’image de la transfor- mation structurelle de l’agriculture dans les pays de l’OCDE. Or il est maintenant admis que cette modernisation n’est ni reproductible ni même souhaitable, en raison des atteintes à l’en- vironnement, de la concentration des exploita-
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Évaluation agro-économique ex-ante de systèmes de culture en agriculture familiale : le cas de l'agriculture de conservation en zone tropicale humide de montagne (Nord Vietnam)

Évaluation agro-économique ex-ante de systèmes de culture en agriculture familiale : le cas de l'agriculture de conservation en zone tropicale humide de montagne (Nord Vietnam)

Farm types A and B represented young under-resourced farmers constrained mostly by land and capital, with weak access to mechanized traction. Farmers of type A had the lowest land/labor ratio and relied on off-farm activities to supplement household income, thus exacerbating labor constraints for their farming activities. Farmers of type B relied exclusively on specialized agriculture, mostly upland crops (maize and cassava or canna). Perennial crops (tea, coffee or sugar cane) accounted in average for 16% of their farmed area. They matched peak labor needs using labor exchange with other farmers. Both types faced a number of sustainability issues, among which the most critical in the short term was high economic vulnerability with low capacity to mobilize capital and mitigate market risks. Hence, the average income earned by those farmers was below the international poverty threshold (1.25 US$.person -1 .day -1 ).They also earned a lower income than they would have earned if permanently employed at the minimum legal wage (70 US$.month -1. worker -1 ). Farm type C had low to moderate resource endowment with access to animal traction and medium to large-scale animal systems. They had access to permanent sources of non-farm income (mainly permanent employment, political responsibilities or retirement pension). They were mainly constrained by access to land of which an average of 30% was under perennial industrial crops (tea, coffee or sugarcane). They had access to the most important diversity of non-farm income sources among all farm types.
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Agriculture familiale et production avicole au Vietnam

Agriculture familiale et production avicole au Vietnam

Familial agriculture and poultry production in Vietnam This research was carried out at Chương Mỹ and Phú Xuyên Districts for two years of 2009 Ŕ 2010 by production record keeping system according to a production cycle of 270 poultry flocks at 210 farms and smallholders to aim at better understanding the diversification, technical productivity in this region through an approach of animal production systems and the supply chains with their various constraints. Agricultural by-products are taken full advantage maximum but the daily diet is not balanced in smallholders or commercial farms. Production productivity is good with industrial broilers of ISA Brown, Ai Cập hens and Mix 1. Rate of mortality occupied about 2% with ISA Brown hens, 3% with broiler Mix 1 compared with 15% - 27% of Lương Phượng chickens, CV Super Meat, French Muscovy ducks and backyard production. Poultry production in these zones is really diversified, complex about the races, feed sources and preventive sanitation. But this poultry production is facing grave difficulties such as good quality of DOCs, large fluctuation risk of prices of inputs/outputs and the high risks with epidemic diseases from this year to another.
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Marchés et solidarités familiales : les trajectoires des jeunes dans une agriculture familiale en cours d’intensification (Guinée Forestière)

Marchés et solidarités familiales : les trajectoires des jeunes dans une agriculture familiale en cours d’intensification (Guinée Forestière)

analyse cette situation comme celle d’une crise démographique (Bidou and Toure 2002; Rossi 1993). Cette configuration semble illustrer l’approche « évolutionniste » de l’émergence des marchés fonciers ruraux (Platteau 1996). Certes, la population rurale en Guinée Forestière a augmenté rapidement depuis la chute du régime de Sékou Touré (un taux de croissance de l’ordre de 2 % depuis 1984, du même ordre de grandeur que pour le reste de la Guinée). Mais ce sont surtout les villes secondaires de la région qui ont absorbé le « choc démographique », en premier lieu N’Zérékoré (+ 5%). Nous pensons qu’en plus du croît démographique et de la libéralisation de l’économie nationale, l’importation par les « retournés » de nouvelles normes foncières et le resserrement, favorisé par le phénomène migratoire, des solidarités familiales autour des fratries utérines sont des tendances importantes pour expliquer les formes de la marchandisation du foncier en Guinée Forestière. Le développement urbain régional a également contribué à diversifier les parcours de vie et les activités économiques. Les jeunes (hommes et femmes) ont été de plus en plus nombreux à aspirer à un parcours scolaire au-delà de l’école primaire du village à travers le collège, voir le lycée, ou l’apprentissage chez un artisan en ville. On va voir que ces parcours urbains ne sont pas nécessairement antinomiques avec une « installation » en agriculture.
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Les cotonniers (Gossypium hirsutum L.) génétiquement modifié, Bt : quel avenir pour la petite agriculture familiale en Afrique francophone

Les cotonniers (Gossypium hirsutum L.) génétiquement modifié, Bt : quel avenir pour la petite agriculture familiale en Afrique francophone

Lʼexamen de lʼhistorique des rendements de 1992 (période « pré-transgénique ») à 2005 suggère que les rendements moyens de coton-graine en agriculture pluviale ne se sont pas améliorés, contrairement à ce quʼil est observé en culture irriguée (Figure 2). Les contraintes climatiques et un itinéraire technique ina- dapté en système pluvial semblent avoir estompé les gains de rendement espérés par lʼadoption des cultivars Bt. Il existe de nombreuses causes à cette situation : une dʼelles résiderait dans la chute de lʼexpression de la toxine Bt lors de stress abiotiques (Kranthi et al., 2005 ; Chen et al., 2005). Lʼanalyse comparative des rendements en coton-graine sur 2 saisons agricoles, entre petites exploitations Bt et non-Bt dʼun même district (Figure 3), indique cependant une légère ten- dance à lʼamélioration du rendement moyen dans les champs Bt. Toutefois, lʼextrême variabilité des rende- ments dans chaque échantillon (CV = 41 % pour Bt, CV = 63 % pour non-Bt) ne permet pas de déceler une différence statistiquement signifi cative (Hofs et al., 2006 a). En conséquence, il est fort probable que lʼeffet de la technologie Bt ne soit pas uniforme : certains paysans en tireraient mieux profi t que dʼautres.
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Financer l'innovation en Agriculture familiale. Le cas des culture en semis direct sous couverture végétale (SCV) à Madagascar.

Financer l'innovation en Agriculture familiale. Le cas des culture en semis direct sous couverture végétale (SCV) à Madagascar.

1.2. Les SVC à Madagascar, une innovation agricole en quête de financement 1.2.1. L’innovation agricole, au cœur du projet de développement BV lac Aloatra à Madagascar Située dans la région du Moyen Est, la zone du Lac Alaotra est constituée de vastes plaines entourées par un ensemble de collines ou tanety culminant entre 1100 et 1500m d’altitude. Des aménagements hydrauliques de grande envergure réalisés sous la colonisation française dans la première moitié du XXème siècle permettent la mise en valeur de 100.000 ha de rizières, dont 30 000 ha en périmètres irrigués et 70 000 ha en périmètre traditionnel à maîtrise d’eau aléatoire. Avec une production moyenne annuelle de l’ordre de 300 000 tonnes de paddy, représentant environ 10% de la production nationale, le Lac Aloatra est considérée comme l’un des «greniers à riz» de Madagascar et constitue la principale zone d’approvisionnement de Antananarivo, la capitale, et de Tamatave, ville côtière. De peuplement ancien, la zone connait depuis les années 1980 une croissance démographique forte, de l’ordre de 4%/an (contre 2,7%/an pour Madagascar) conjuguant taux de natalité élevé et immigration (‘Mérina et Betsileo). La pression démographique croissante contribue à renforcer la pression sur les ressources naturelles (Devèze, 2008). Les espaces périphériques aux zones irriguées, baiboho 1 et tanety (zones de collines) aux sols pauvres, sont progressivement colonisés. L’extension en zone sèche, mais aussi les aléas climatiques récurrents (sècheresses, inondations, …) renforcent les préoccupations d’adaptation des systèmes de production et de maîtrise du risque, à l’échelle des ménages et à l’échelle du bassin versant (maîtrise de l’érosion des tanety et de l’ensablement des zones irrigués aval). La diversification des systèmes de culture et de production est une forme de réponse, en zone sèche comme en zone irriguée (maraîchage de contre saison, intégration agriculture- élevage (zébus de trait, volailles, et, de façon plus limitée, vache laitières,, …). (Domas et al, 2008). Au delà des problèmes techniques, cette diversification se heurte à l’étroitesse des
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Climate-smart agriculture : pour une agriculture climato-compatible

Climate-smart agriculture : pour une agriculture climato-compatible

cultivant sous un couvert arboré, ou bien par l’agriculture de conservation, en cessant le labour du sol et en associant à la culture principale une culture de couverture qui couvre le sol toute l’année. Ce sol protégé devient plus résilient face aux aléas climatiques (adaptation) et permet une augmentation du stock de carbone (atténuation). Si les cultures et les arbres sont bien choisis et les pratiques culturales envisagées compatibles avec les préférences des agriculteurs, on peut espérer que l ’objectif de sécurité alimentaire soit atteint. De nombreux articles disponibles sur l’agriculture de conservation montrent néanmoins que ces principes sont souvent difficiles à atteindre, notamment dans les exploitations agricoles traditionnelles de la zone tropicale ( Giller et al., 2015 ; Powlson et al., 2016 ). D’autres exemples fournissent des éléments comparatifs. Des recherches en cours sur l’intensification de la riziculture irriguée en contexte d ’agriculture familiale ont montré que l’on peut, avec des techniques d’irrigation intermittente, diminuer la consommation d’eau (adaptation), réduire les émissions de méthane dues à la décomposition anaérobique de la matière organique (atténuation) tout en améliorant les rendements ou la qualité (sécurité alimentaire) ( Bouman et al., 2007 ; Joulian et al., 1997 ). Quelles sont les conditions supplémentaires pour que ces techniques passent dans l’usage ? Sans doute une sensibilisation à l’utilisation modérée des ressources en eau et au problème des émissions de gaz à effet de serre par les rizières, phénomène peu perçu par les agriculteurs dont les priorités quotidiennes sont ailleurs. À noter que l’absence d’immersion peut aussi poser des problèmes d’adventices, souvent mention- nés par les agriculteurs et pour l’instant mal résolus.
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Politique familiale : une question de confiance

Politique familiale : une question de confiance

3. À l’exception, bien entendu, du pic dû à l’arrivée des « rapa- triés » d’Algérie (1962). 4. Cf. Dumont, Gérard-François, « La démographie de la France en 2011 : continuité et inflexion », Population & Avenir, n° 707, mars-avril 2012. 5. Id. « Europe : une “prime” aux naissances hors mariage ? », Population & Avenir, n° 704, septembre-octobre 2011 6. Id. « Politique familiale et fécondité en Europe », Popula- tion & Avenir, n° 681, janvier- février 2007.

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Les conditions de vie familiale des enseignants

Les conditions de vie familiale des enseignants

Au regard des cadres non enseignants, les enseignants, hommes et femmes confondus, sont plus fréquemment à la tête d’une famille monoparentale 7 (8 % contre 5 %) ↘ Figure 3 . Toutefois, ce constat est d’abord lié à la surreprésentation des femmes parmi les enseignantes, qui constituent également l’essentiel des familles monoparentales. Les proportions de femmes à la tête d’une famille monoparentale sont proches pour les enseignants et les cadres non enseignants. Elles sont inférieures à celle constatée parmi les femmes actives non cadres, rejoignant les constats faits par Acs, Lhommeau & Raynaud (2015). Toutefois, elles augmentent fortement avec l’âge : dans la tranche d’âge 45-49 ans, 16 % des enseignantes du second degré, et une proportion identique de cadres non enseignantes, sont à la tête d’une famille monoparentale, et 15 % des enseignantes du premier degré, soit presque autant que les actives non cadres (17  %). Enfin, pour les hommes, pour lesquels cette configuration familiale est beaucoup moins fréquente, les enseignants élèvent un peu plus souvent seuls leurs enfants : 6 % pour les enseignants du premier degré dans la tranche d’âge 45-49 ans, contre 4 % des cadres non enseignants et actifs non cadres.
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Les employeurs, un autre acteur de la politique familiale ? Un état des lieux de leur participation dans la conciliation vie familiale-vie professionnelle

Les employeurs, un autre acteur de la politique familiale ? Un état des lieux de leur participation dans la conciliation vie familiale-vie professionnelle

entre travail et vie familiale pour les salariés ayant des enfants en bas âge ou scolarisés (2) . Cette ana- lyse permet de représenter graphiquement l’espace des employeurs en fonction des mesures dont béné- ficient leurs salariés (graphique 2, p. 29). Elle fait ressortir deux dimensions essentielles des pratiques des employeurs envers la famille qui correspondent aux deux premiers axes de l’ACM. Les deux premiers axes expliquent 21 % de la variance du nuage des points (le premier 14 % ; le deuxième 7,5 %). Chaque axe oppose les établissements pro- posant les différentes mesures à ceux ne les offrant pas. Le premier axe distingue les établissements dans lesquels les employés bénéficient de presta- tions, qu’elles soient financières ou en nature, aux établissements où les prestations sont rares. Les varia- bles les plus discriminantes sont l’aide financière aux frais de garde, l’aide financière aux études, l’octroi de prestation pour enfant handicapé, l’accès à des chèques vacances, l’offre de garde par l’établissement (crèche ou garderie) et le nombre élevé de jours de congés rémunérés pour enfant malade. Le deuxième axe oppose les établisse- ments offrant une certaine souplesse horaire en faveur d’une meilleure conciliation et les autres. Les variables actives qui déterminent cet axe sont la possibilité d’aménagements d’horaires pour de longs trajets, pour s’adapter aux horaires de crèche ou d’école ou en cas d’enfant malade, pour travailler à domicile en raison de contraintes personnelles. L’absence d’aménagement d’horaires le jour de la rentrée scolaire est très discriminant en négatif. À la question de savoir si les différentes dimensions de la conciliation se combinent ou se substituent, il ressort de cette analyse que les avantages en nature et financiers se cumulent plutôt. Les mêmes établis- sements font bénéficier à leurs salariés à la fois de primes, de prestations et d’aides à la garde des enfants. En revanche, ces prestations ne se combinent pas nécessairement avec une flexibilité horaire pour les besoins des salariés. Certains établisse- ments cumulent l’ensemble de ces avantages, notam- ment dans la Fonction publique d’État ou territoriale et dans les secteurs de l’éducation, des activités financières, de la recherche et développement, de l’eau, gaz et électricité et de la construction navale, aéronautique et ferroviaire. D’autres entreprises n’offrent ni souplesse horaire ni prestations en nature et financière. C’est le cas des établisse- ments privés appartenant à un groupe ou dans les secteurs des transports, de la construction, de la métallurgie, de la chimie, du textile, du commerce de gros ou automobile ou du conseil. D’autres offrent des prestations en nature et financière mais peu de souplesse horaire, comme dans les postes et télécommunications. Des employeurs, enfin,
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Afrik : Analyse familiale du risque de kératocone

Afrik : Analyse familiale du risque de kératocone

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires Afrik : Analyse familiale du risque de kératocone

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L'expertise et la contre-expertise en matière familiale

L'expertise et la contre-expertise en matière familiale

En droit civil général, et plus particulièrement en matière familiale, l'expert, à partir de la base factuelle du litige, donnera un avis qui nécessairement repose sur une évaluation comportant des éléments subjectifs. À titre d'exemples, il en sera ainsi lorsqu'il s'agit de déterminer lequel des deux parents est le plus apte à se voir confier la garde d'un enfant; quel régime de protection serait le mieux adapté pour le majeur inapte et si sa garde en établissement est nécessaire; quelles sont les probabilités qu'un enfant ait été victime d'abus physiques ou sexuels; si le degré d'autonomie d'une personne et ses aptitudes sont suffisants pour lui permettre de réintégrer le marché du travail à la suite d'un divorce; si la reprise en charge d'un enfant est possible en matière d'adoption ou de garde; si le niveau de la capacité mentale d'une personne lui permet de consentir à des mesures volontaires en matière de protection de la jeunesse. Ces quelques illustrations montrent que l'expertise peut couvrir une multitude de situations que le tribunal doit trancher.
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La judiciarisation de la violence familiale : l’expérience des Atikamekw

La judiciarisation de la violence familiale : l’expérience des Atikamekw

b) Le manque d’habiletés de communication et d’expression des émotions La violence familiale dans les communautés est souvent expliquée par le manque d’habiletés de communication dans le couple, tel que décrit par Cécile (actrice sociojudiciaire, Aînée) : « Souvent on entendait dire qu’il n’y avait pas de communication. Après ça, ils se demandaient pourquoi ça allait mal […] Ils ne disent pas à l’autre ce dont ils ont besoin, ce qu’ils aimeraient, puis un moment donné ça éclate. Penses-tu que l’autre va le deviner? Non ». Henri (mis en cause), Lyne (kokom), Martin (jeune adulte), Jérôme (intervenant psychosocial), Brigide (intervenante psychosociale), Réal (mis en cause), Armand (intervenant psychosocial, Aîné) et un participant à l’Assemblée du Conseil de Sages attribuent tous à un manque de communication ou à des difficultés de verbalisation des émotions un rôle-clé dans la compréhension de la violence familiale. Jérôme (intervenant psychosocial) émet l’hypothèse que les hommes, de par leur socialisation, seraient plus inconfortables à parler de leurs sentiments et de leur vécu. Ceci constitue, en effet, une avenue observée dans notre échantillon. Émile (intervenant psychosocial, Aîné), Rémi (mis en cause, jeune adulte), Réal (mis en cause), Jonathan (mis en cause, jeune adulte), Étienne (intervenant psychosocial) et certains partenaires mentionnés dans les groupes de femmes ont tous révélé avoir refoulé et gardé le silence sur leurs insatisfactions conjugales ou leurs expériences douloureuses passées. L’extrait suivant issu du groupe d’hommes illustre tout à fait l’impact d’un blocage à communiquer ses émotions sur les conjoints et les individus atikamekw :
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La fécondité en Europe : quelle influence de la politique familiale ?

La fécondité en Europe : quelle influence de la politique familiale ?

Six pays ont à la fois une fécondité nettement supérieure à la moyenne de l’Union européenne 1,57 enfant par femme et également des budgets de prestations familiales supérieurs.. Il s’ag[r]

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