Études sur le genre -- Québec (Province)

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L'effet du genre sur l'indécision vocationnelle et les parcours scolaire : l'intégration des garçons aux études collégiales

L'effet du genre sur l'indécision vocationnelle et les parcours scolaire : l'intégration des garçons aux études collégiales

INTRODUCTION Au Québec, la réussite scolaire des garçons fait partie des préoccupations scientifiques et sociales depuis quelques années. Bien que depuis 1986, on remarque une augmentation de la scolarité autant chez les hommes que chez les femmes, le nombre de diplômes secondaires, collégiaux et universitaires (à l'exception du doctorat) obtenus depuis cette même année s'accroît en faveur des femmes, venant ainsi creuser l'écart entre les garçons et les filles (MELS, 2008). Les disparités entre les garçons et les filles dans le système d'éducation québécois sont nombreuses. En effet, très tôt dans le parcours scolaire des étudiants, on observe des écarts selon le genre (majoritairement en défaveur des garçons) sur le plan de la réussite scolaire, de la persévérance, du redoublement, de l'apprentissage de la langue, de la diplomation et des aspirations scolaires et professionnelles (Berger, Motte et Parkin, 2009; Bouchard et St-Amant, 1996; Deblois et Lamothe, 2005; Gagnon, 1999; Pelletier, 2004). Alors qu'au Québec, une formation qualifiante est devenue un élément de base pour l'insertion en emploi des jeunes québécois, on constate que la proportion de garçons qui accèdent aux études collégiales est moins élevée que celle des filles, soit un écart de près de 20% en défaveur des garçons (MELS, 2008). En fait, non seulement les garçons accèdent en moins grand nombre au cégep, mais leur réussite est également plus faible, et ce, tant dans les programmes préuniversitaires que techniques (MELS, 2008). Si la situation des garçons s'avère problématique au collégial, il en est de même quant à leur performance à l'université (Kamanzi, Doray, Bonin, Groleau et Murdoch, 2010). Dans ces conditions, il est possible d'affirmer que la situation des garçons s'avère préoccupante pour l'ensemble du parcours scolaire.
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"They always remain girls" : la re/production des rapports de genre 
dans les sports féminins au Québec, 1919-1961

"They always remain girls" : la re/production des rapports de genre dans les sports féminins au Québec, 1919-1961

De plus, les travaux dřAnna Lathrop et de Patricia Vertinsky sur lřenseignement spécifique quřoffraient des professeures dřéducation physique indiquent que, tout en adhérant à des idées traditionnelles sur les rôles sociaux des femmes, certaines enseignantes remettaient en question des croyances largement admises au sujet du corps maternel. Lathrop soutient ainsi quřentre 1926 et 1935, Mary G. Hamilton, directrice de la Margaret Eaton School (MES) de Toronto, exigeait que ses élèves prennent part à des activités physiques vigoureuses 65 . Son étude démontre que, dřune part, cette enseignante contestait lřidée que le corps féminin devait être protégé de tout effort physique exigeant pendant que, dřautre part, elle donnait confiance aux jeunes femmes en leurs capacités physiques. Pour sa part, Vertinsky indique quřau début du XX e siècle, la danse représentait pour quelques enseignantes américaines et européennes un moyen de les initier à lřesthétique des mouvements corporels 66 . Son analyse montre quřen suivant des cours dřéducation physique, les femmes étaient incitées à percevoir leur corps comme un mode dřexpression de soi et donc autrement que par sa fonction maternelle. Ainsi, en examinant les discours des médecins et des professeures dřéducation physique, plusieurs études ont démontré quřen se prononçant sur les sports féminins, des
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Relations sociales et troubles dépressifs chez les personnes âgées au Québec : interactions avec le genre et la région de résidence

Relations sociales et troubles dépressifs chez les personnes âgées au Québec : interactions avec le genre et la région de résidence

2.2.5 Facteurs modificateurs de l’effet des relations sociales 2.2.5.1 Interaction avec le genre Comme nous l’avons déjà rapporté dans la sous section 2.2.4.1, le statut marital influence significativement les taux de dépression, chez les personnes âgées. Cependant des résultats variables sont observés quand le statut marital est examiné chez les hommes et les femmes séparément. Par exemple, des taux de dépression plus élevés ont été observés chez les femmes mariées, comparativement aux hommes mariés (Minicuci et al., 2002; Prince, Harwood, Blizard, Thomas, & Mann, 1997; Stroebe & Stroebe, 1983; Umberson et al., 1996; van Grootheest, Beekman, Broese van Groenou, & Deeg, 1999), alors que la proportion d’hommes veufs avec des symptômes de dépression est plus élevée, comparativement aux femmes à statut comparable (van Grootheest et al., 1999). Ces résultats appuient les conclusions de deux études récentes qui ont révélé une association positive entre le fait de vivre seule (sans enfants, sans conjoint ou autre personne proche) et la présence de symptomatologie depressive chez les hommes âgés mais pas chez les femmes (Jeon, Jang, Rhee, Kawachi, & Cho, 2007; Joutsenniemi, Martelin, Martikainen, Pirkola, & Koskinen, 2006). Également, ces résultats corroborent ceux d’autres recherches qui, en analysant les hommes et les femmes séparément, ont observé une prévalence de dépression moins élevée chez les hommes mariés, que chez ceux qui sont célibataires, divorcés ou veufs (Djernes, 2006). Cependant, en ce qui concerne les femmes, les résultats restent mitigés, puisque dans une étude longitudinale conduite auprès de femmes âgées de 60 à 72 ans, un risque accru de dépression a été trouvé chez les femmes qui vivent seules, comparées à celles qui vivent avec un conjoint (Michael, Berkman, Colditz, & Kawachi, 2001), alors que Prince et ses collaborateurs (1997) ont observé un taux de dépression plus élevé chez les femmes mariées, comparées à celles qui ne l’ont jamais été.
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Estimation des coûts indirects des bris d’infrastructures souterraines au Québec à travers 3 études de cas

Estimation des coûts indirects des bris d’infrastructures souterraines au Québec à travers 3 études de cas

Nous allons à présent aborder chronologiquement les différents coûts rattachés aux différentes interventions ayant eu lieu le 6 novembre 2012. 5.1.6.1 Le Service de sécurité Incendie de Montréal Le premier service qui a été présent sur les lieux, si l’on exclut Gaz Métro, a été le SIM. Il s’agissait ici d’une intervention de type 10-09 pour une catégorie 3. Cela correspond à une fuite de gaz en milieu résidentiel avec demande d’un premier niveau de renforts en comparaison avec le niveau d’alerte de base. Immédiatement, les véhicules présents et disponibles aux alentours ont été dépêchés sur les lieux. Ainsi, 4 chefs aux opérations (superviseurs lors des interventions), 7 autopompes, 2 véhicules d’élévation, et 2 camions d’assistance ont été sollicités. Dans ce genre d’opération, la difficulté est de sécuriser la zone dans son intégralité. Pour cela, il est indispensable de bloquer les 2 côtés de la rue afin que personne ne puisse se rendre dans la « zone chaude » et ainsi mettre sa santé voir sa vie en péril. Dans une telle situation, l’ensemble des services doit être d’une certaine façon doublé afin d’assurer la sécurité de part et d’autre de la rue. Cela représente en tout et pour tout un dispositif de 41 pompiers, présents pendant 1h40 et même jusqu’à 2h30 pour certaines équipes.
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Le genre et les limites de l'universalité : la Ligue des Droits de l'Homme du Québec, 1963-1985

Le genre et les limites de l'universalité : la Ligue des Droits de l'Homme du Québec, 1963-1985

L’analyse de la masculinité représente l’une des évolutions les plus récentes des études du genre. Les théories sur la masculinité et l’identité masculine développées au cours des années 1990 et 2000 par des sociologues et des historiens comme Raewyn Connell, Daniel Welzer-Lang, Michael Kimmel, Robert Nye et Ute Frevert ont contribué à développer ce champ qui acquiert une visibilité grandissante 40 . Anne-Marie Sohn, revenait d’ailleurs récemment sur l’intérêt de cette perspective, soulignant que « [les] avancées de cette nouvelle histoire constituent, en effet, autant d’avancées pour l’histoire des femmes. C’est en connaissant mieux les hommes que l’on pourra désormais comparer terme à terme femmes et hommes puis étudier leurs interactions» 41 . Par ailleurs, quoique le concept du genre ait permis de concevoir les femmes comme une catégorie sociale dont l’existence et la signification a varié au cours de l’histoire, plusieurs chercheuses ont également souligné l’importance de prendre en compte l’hétérogénéité de cette catégorie. Judith Butler, Elizabeth Spelman et Chandra Mohanty ont notamment critiqué le potentiel d’exclusion et de domination inhérent aux tentatives de théoriser les femmes comme un groupe social monolithique 42 . Ces chercheuses remettent ainsi en question les approches qui se cantonnent à une compréhension binaire des catégories de sexe ou de genre 43 . Elles suggèrent plutôt de concevoir le genre comme une identité multiple dont les attributs varient selon l’appartenance ethnique, la classe, la religion, etc. Cette approche, que l’on nommera intersectionnalité, serait issue des travaux liés au « black feminism » aux États-
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Imaginaires du «roman canadien» : discours sur le genre romanesque et pratiques d’écriture au Québec (1919-1939)

Imaginaires du «roman canadien» : discours sur le genre romanesque et pratiques d’écriture au Québec (1919-1939)

Finalement, dans la dernière version du Manuel corrigée par Roy de son vivant, l’historien en revient à une forme abrégée qui précédait celle de l’Histoire. Roy reste campé sur sa position d’une certaine faiblesse de la littérature canadienne, qui s’exprime dans cette version de manière plus dure encore que précédemment; il écrit : « il sera utile de savoir que cette jeune littérature multiplie ses essais, qu’elle tâche de se dégager de ses langes et de ses faiblesses, et que c’est au prix de tentatives parfois médiocres, et sur des déchets inévitables, qu’elle édifie lentement sa meilleure fortune 286 . » Ces « déchets », on s’en doute, ne sont pas mentionnés dans le Manuel de 1939, mais on remarque tout de même que le ton général des commentaires sur le roman de 1860 à 1900 est légèrement mélioratif; Roy écrivait dans l’Histoire neuf ans plus tôt que « [l]es œuvres [romanesques de cette période] de réelle valeur n’y sont pas assez nombreuses 287  », mais cette phrase est retirée du Manuel de 1939. Roy nuance également son jugement sur le roman de la période 1900-1930, qui voulait que ce genre littéraire, au contraire des autres, n’ait pas été influencé par le renouveau des formes qui s’opère à partir du XX e siècle : « Le roman, qui fut rare au siècle précédent, s’est multiplié sans abondance depuis 1900. Il a bénéficié lui aussi du mouvement d’idées et d’études qui a renouvelé d’autres genres. » (H, 224) Comparativement aux éditions précédentes, la section portant sur le roman contemporain est certainement celle qui s’est le plus enrichie 288 . Toutefois, lorsqu’on compare les sections sur le roman dans cette version, on constate somme toute assez peu de différences avec l’Histoire. On sent que Roy arrive progressivement à une forme définitive de son ouvrage, que son opinion sur les auteurs de la dernière moitié du XIX e siècle est faite et ne
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Des femmes converties à l'islam en France et au Québec : religiosités d'un nouveau genre

Des femmes converties à l'islam en France et au Québec : religiosités d'un nouveau genre

réinterprètent pratiques, représentations et allégeance à l'islam à la lumière de nouvelles catégories de la vie publique : citoyenneté, laïcité et sécularisation, diversité religieuse et ethnique, communautarisation et république (Cesari 2004; Fortin et al. 2008; Palmer 2001). Certains auteurs évoquent la notion d'un islam européen imprégné des valeurs de sécularisation et d'individualisme (Allievi et al. 2003; Marechal et al. 2003) tandis que Khoroskavar (1997) constate le glissement d'une présence passive d'un islam en France, à un islam de France, produit de son contexte de résidence. Par ailleurs, ces minorités recourent à diverses stratégies identitaires rendues possibles par les systèmes démocratiques occidentaux : activisme associatif, logiques communautaires centrées sur les mosquées, participation civique limitée ou à l'inverse, forte volonté d'intégration sociale et économique. En Europe, les secondes générations instrumentalisent et substituent le référent musulman aux identités maghrébines (algérienne, marocaine, etc.) importées par leurs parents, contribuant ainsi à la construction d’un islam national (Bowen 2004a; Nielsen 2007). En Amérique du Nord, les mêmes populations développent un sentiment d’appartenance à une communauté transnationale articulée autour du facteur musulman (Schmidt 2002). Auprès de musulmans francophones du Québec, Fortin et son équipe observent des formes de reconstruction des appartenances locales, à la fois religieuses, ethniques et culturelles, fondées sur des modes de sociabilité ainsi que sur des pratiques sociales et rituelles recomposées. Les données empiriques amènent les auteurs à réfuter l'hypothèse d'une conscience musulmane exclusivement transnationale et déterritorialisée (Eickelman et al. 2004; Roy 2002), voire universelle, et à relocaliser l'islam en des lieux et communautés particuliers. Récemment, des études comparatives entre différents contextes sociopolitiques ont déplacé la problématique de l'immigration musulmane vers les questions du rôle des espaces publics d'accueil, de leur mode de régulation du religieux, de l'influence de la culture religieuse dominante, et de la représentation que chaque société se donne d'elle-même (Badran 2006; Daynes 1999; Tietze 2002; Wohlrab-Sahr 2006).
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Étude comparative sur les manifestations du genre dans les crimes d’empoisonnement au Québec à la fin du XIXe siècle

Étude comparative sur les manifestations du genre dans les crimes d’empoisonnement au Québec à la fin du XIXe siècle

Outre la « petite » criminalité, la question des homicides au Québec a également fait l’objet d’études. Dans cette branche, la question de l’infanticide a été respectivement étudiée par les historiennes Marie Aimée Cliche, dans son article « Les filles mères devant les tribunaux de Québec, 1850-1969 18  », Andrée Lévesque, dans sa publication « Mères célibataires et infanticides à Montréal, 1914-1930 19  » et Annie Chênevert, dans son mémoire intitulé « Les mères accusées d’infanticide dans le district judiciaire de Montréal, 1798-1850 20  ». Pour sa part, David Vachon 21 s’est penché sur la question des homicides coupables perpétrés dans la ville de Québec de 1880 à 1930. L’historien s’est demandé si la ville de Québec ressemblait aux autres grandes agglomérations urbaines et portuaires en matière de violence telles que Montréal, Londres et New York. Lorsqu’il tente d’établir un lien entre genre et homicide, il considère que des facteurs biologiques et sociaux expliquent le comportement agressif des hommes. Ces déterminismes sont aussi abordés par Donald Fyson dans « Blows and Scratches, Swords and Guns 22  » lorsqu’il dresse un portrait de la violence masculine dans la première moitié du XIX e siècle au Bas-Canada. D’autres encore se sont intéressés à la recrudescence des homicides conjugaux associée au passage de la société québécoise à l’ère industrielle. Avec l’industrialisation se serait dessinée une scission entre sphère publique et sphère privée
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Enjeux et acteurs autour de la création d’un Média Lab dans la région de Québec : recension critique et études de cas.

Enjeux et acteurs autour de la création d’un Média Lab dans la région de Québec : recension critique et études de cas.

En ce qui concerne l’agencement des espaces à proprement parler, deux perspectives contraires — mais pas nécessairement incompatibles — se dégagent des entrevues. D’une part, des espaces qu’il est possible de qualifier d’ouverts doivent être mis à la disposition de tous les intervenants d’un éventuel Média Lab. Des espaces d’échanges sont fondamentaux dans la mesure où, tels que les répondants l’ont largement étayé dans leur représentation du concept de Média Lab, celui-ci doit poursuivre des objectifs d’expérimentation par la rencontre de différents milieux. Quelques interviewés (11-12) affirment même que la compartimentation des espaces de travail est à proscrire : « […] ce genre de place là qui va être voué à l’échange d’idées, ça se doit d’être ouvert. Faut pas que ça soit des cubicules fermés comme au gouvernement. » (Répondant 12) Des espaces communs tels que des salles de conférence, des bureaux favorisant le travail d’équipe, de même que la mise en commun de matériel dédié à la création sont autant d’exemples d’aires ouvertes qui peuvent favoriser la synergie. L’architecture d’ensemble du Média Lab est parfois pensée sous la forme d’un workshop, d’une cantine numérique, d’un living lab ou d’une « boîte noire ». Ce dernier élément, la boîte noire, amène l’idée de flexibilité, c’est-à-dire d’un espace pouvant être prêt à accueillir différentes initiatives. Comme le résume le répondant 4 : « Je pense que ça va être un espace qui va avoir besoin d’être souple. […] Soit ils ont un environnement stable qu’ils sont capables de modifier énormément, soit ils ont plusieurs choix d’environnement pour travailler selon. ». (Répondant 4) La flexibilité peut, entre autres, être atteinte en greffant le Média Lab à d’autres initiatives ou encore en adaptant des infrastructures existantes au projet de Média Lab comme l’avance le répondant 7 par exemple.
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Description de l’élaboration et de la mise en oeuvre du programme multisports-études dans une école secondaire du Québec

Description de l’élaboration et de la mise en oeuvre du programme multisports-études dans une école secondaire du Québec

de modèle d’élaboration de programme (Gallahue et Cleland-Donnelly, 2003), ni de modèle d’évaluation de programme (Ridde et Dagenais, 2009). Or, les données recueillies lors de l’étude témoignent de nombreuses difficultés rencontrées tant lors de l’élaboration que de la mise en œuvre du programme multisports-études. Les conséquences négatives reliées aux difficultés rencontrées auraient potentiellement pu être minimisées si l’application d’une démarche systématique par étapes, telle que décrite dans les précédents modèles (Gallahue et Cleland-Donnelly, 2003; Éducation Physique et Santé Canada 2012; Ridde et Dagenais, 2009) avait été utilisée. Conséquemment, la première recommandation de ce mémoire est d’utiliser un guide d’élaboration de programme afin que les acteurs s’en approprient les différents éléments et les utilise en les adaptant à leur contexte. Une telle démarche permettrait possiblement de favoriser un déroulement optimal de chacune des étapes d’élaboration et de mise en œuvre : (a) en favorisant la compréhension de tous les acteurs (intervenants, gestionnaires, parents) des orientations du programme et de ses lignes directrices, (b) en permettant une meilleure communication des besoins des intervenants au regard des ressources humaines, matérielles et en infrastructures dont disposent les gestionnaires et peut-être (c) en s’assurant de ne pas oublier ou escamoter des étapes importantes. En effet, une de celles-ci, soit l’évaluation des progrès (Gallahue et Cleland-Donnelly, 2003) ne semble pas avoir été réalisée pleinement par les acteurs du projet, ce qui a mené a plusieurs problématiques de communication et de compréhension ressorties dans les résultats.
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Économie, société et éducation : l'effet des droits de scolarité sur l'accès aux études universitaires au Québec et en Ontario

Économie, société et éducation : l'effet des droits de scolarité sur l'accès aux études universitaires au Québec et en Ontario

CIRST - Note de recherche | page 1 1. Introduction Le Québec a connu, au cours du printemps 2012, une importante mobilisation des étudiants connue sous le nom de « Printemps érable ». Ce mouvement de contestation s’opposait à une importante hausse des droits de scolarité qui avait été décrétée par le gouvernement du Parti libéral. La mobilisation a été si forte que le gouvernement a décidé de dissoudre le parlement et de tenir des élections générales au début de l’automne en espérant que sa réélection démontrerait qu’il possédait l’appui populaire pour procéder à une telle réforme. Le parti libéral a perdu les élections et le nouveau gouvernement a été formé par le Parti québécois qui s’est empressé d’annuler la hausse et de tenir un sommet sur les universités. Ce conflit a été l’occasion pour de nombreux acteurs publics de s’exprimer sur le système d’enseignement postsecondaire québécois, sa performance, le mode de financement des universités et, en particulier, sur les droits de scolarité. On a débattu sur la place publique de la présence ou de l’absence d’un sous-financement des universités, de la faiblesse ou de l’importance relative du niveau des droits de scolarité au Québec comparés à ceux qui prévalent ailleurs au Canada, de leur impact sur l’accès à l’université, et de leur caractère progressif ou régressif.
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Dynamiques de développement territorial de MRC au Québec et contribution du secteur privé : études de cas comparatives

Dynamiques de développement territorial de MRC au Québec et contribution du secteur privé : études de cas comparatives

ANNEXE 6 urbains, et celles des autres, les ruraux, face à un même objet, la « campagne », seraient donc encore bien éloignées. La multiplication de controverses sociales au sujet de projets de développement et d’aménagement du territoire semble confirmer cette thèse, alors que des citadins se mobilisent, depuis les grandes villes, en faveur de la protection d’espaces ruraux que ce soit pour repenser l’exploitation industrielle de la forêt boréale ou encore pour sauver les rivières « sauvages » du Québec. Cependant, ce premier niveau de lecture, opposant les ruraux aux urbains, ne résiste pas longtemps à une observation plus fine. En effet, d’une part, les mobilisations sont aussi portées par des citoyens ruraux et qui ne sont pas uniquement des néoruraux – pensons seulement aux leaders de Solidarité rurale. D’autre part, le rural n’est pas homogène. En d’autres mots, les Québécois habitant en milieu rural, soit plus d’un million et demi de personnes (Québec, 2001), ne partagent pas tous les mêmes valeurs, n’adhèrent pas tous aux mêmes représentations de la nature et de leur « campagne ». Même à l’échelle de communautés de quelques centaines d’habitants, les études empiriques montrent des différences (Delisle, 2005 ; Fortin et Gagnon, 2002).
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Portrait actuel du marché du travail au Canada et au Québec : Une analyse statistique en fonction du genre

Portrait actuel du marché du travail au Canada et au Québec : Une analyse statistique en fonction du genre

Source: Statistique Canada, Enquête sociale générale et Enquête sur la population active. Données tirées de (sauf les écarts) du graphique 5.7 page 110 Source Femmes au Canada. Au Québec, en 2000, 59,6% des femmes âgées entre 15 à 64 ans étaient occupées dans le cadre d'un emploi typique (emploi salarié permanent à temps plein), alors que c'était le cas de 67,3% des hommes de la même catégorie d'âge. Parmi les femmes exerçant une forme d'emploi atypique, 16% d'entre elles travaillaient à temps partiel contre 4,8% des hommes, alors qu'au niveau du travail autonome à temps plein, la proportion de femmes exerçant cette forme d'emploi représentait à peine plus de la moitié de la proportion des hommes (7,9% contre 15,5%). (Tableau 18)
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Quand la littérature n'est pas dans son assiette : le genre culinaire au Québec : pratiques, codes, esthétiques et enjeux

Quand la littérature n'est pas dans son assiette : le genre culinaire au Québec : pratiques, codes, esthétiques et enjeux

récit a traversé les millénaires, l'ancrant ainsi dans des traditions et coutumes du monde réel, soit celles des Montagnais. Il érige ensuite le vieux guerrier innu en auto[r]

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Les études trans : un point nodal des études de genre

Les études trans : un point nodal des études de genre

Les études trans : un point nodal des études de genre Sociologie de la transphobie, Arnaud Alessandrin et Karine Espineira, MSHA 2015 Préface de Yves Raibaud, p. 11-19, MSHA. Ce troisième volume de la collection Genre, Cultures, Sociétés de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine aborde d’une façon renouvelée la question trans. Arnaud Alessandrin et Karine Epineira ne sont pas des nouveau.elle venu.e sur ce sujet : leurs écrits font à présent autorité dans la littérature francophone, ainsi que ceux publiés sur le site de l’Observatoire des Transidentités qu’ils ont fondé avec Maud-Yeuse Thomas 1 . On ne trahira pas un secret en disant qu’avec Karine Espineira, les trans s’expriment par l’une des leurs, elle dont la thèse de doctorat, soutenue en 2013, est rapidement devenue une référence. Ce fait qui paraît ordinaire ne l’est pas. Les trans ont été longtemps des « sujets » mal traités et maltraités par la psychanalyse et la psychiatrie, mais aussi par le droit, la sociologie, l’anthropologie ou la criminologie. Celles et ceux qui intéressaient tant les spécialistes (suivis par un public friand de curiosités scientifiques) n’étaient jamais invité.e.s à présenter leur point de vue dans ces nombreux colloques et congrès dont la production scientifique avait souvent pour effet de pathologiser, médicaliser et au final marginaliser les « transsexuel.le.s ». Les premiers activistes trans, qui permettent de faire entendre « une voix différente » dans les années 1980 et 1990 (en France Tom Reucher, Maud-Yeuse Thomas) précèdent l’arrivée de chercheuses et chercheurs issu.e.s des communautés trans. C’était une nécessité, il faut maintenant espérer que les universités leur ouvriront rapidement leurs portes. La reconnaissance de ces pionnier.e.s par l’université légitime aussi (a minima car il en faudrait bien d’autres !) le travail de toutes celles et ceux qui, sincères, ont travaillé et travaillent à leur côté à la production de connaissances renouvelées, mobilisables dans la lutte contre les discriminations lesbiennes-gays-bi- trans et intersexes. C’est ce que propose l’introduction de la « Sociologie de la transphobie » avec ce titre qui fait programme : « Compter numériquement pour compter politiquement ».
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UN GENRE EST UN GENRE PARCE QUE C'EST UN GENRE. RÉFLEXION SUR LES CRITÈRES MINIMAUX DU GENRE LITTÉRAIRE

UN GENRE EST UN GENRE PARCE QUE C'EST UN GENRE. RÉFLEXION SUR LES CRITÈRES MINIMAUX DU GENRE LITTÉRAIRE

sur Manet, brouille avec Cézanne) au point d’en masquer parfois l’intérêt. Or si aucun de ces textes n’a la réputation posthume de ceux de Baudelaire, c’est bien dans la cohérence et la valeur d’un ensemble logique et chronologique de premier plan dans l’actualité parisienne de son temps que s’accomplit la signification véritable de chacun d’entre eux. Cette signification nouvelle vient en retour rejaillir sur le signifié du titre et l’enrichir. Du côté de l’auteur, lorsque Ponge choisit de rassembler ses textes sur l’art dans L’Atelier contemporain, il signifie par là qu’il existe une valeur d’ensemble de ces textes et cette valeur même fonde l’idée de l’écrit-sur-l’art. La publication par Paul Éluard entre 1952 et 1954 de son Anthologie des Écrits sur l’art, souvent interprétée en relation avec les pratiques surréalistes de l’anthologie et du collage, constitue sans aucun doute une étape importante dans cette reconnaissance. Si elle confirme par son contenu la valeur de regroupement d’entités hétérogènes attachée au terme, elle semble aussi d’une certaine manière lancer un usage générique dans la mesure où l’anthologie se « construit à partir des catégories traditionnelles de l’histoire et des études littéraire » 21 . Et comme le fait remarquer Patrick Guay
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Bon genre et mauvais genre

Bon genre et mauvais genre

Bon genre et mauvais genre L’émergence, depuis une vingtaine d’années, d’enseignements de langues optionnels et obligatoires dans l’enseignement supérieur a permis à la branche “langues de spécialités” de se développer. Aujourd’hui, il existe même un DEA d’Anglais de spécialité. Cependant, la branche “langue générale” reste vivace. À l’université Paul-Sabatier, à Toulouse, les étudiant- e-s de deuxième cycle, qui ont le choix, optent massivement pour cette dernière (pour des raisons diverses, hors de sujet ici). La nécessité de créer notre propre curriculum, nous a conduit à introduire de la “littérature” dans nos cours, sous forme de nouvelles, dans le but initial d’encourager à la lecture. Par la suite, la nouvelle s’est révélée un bon moyen d’aborder des problèmes culturels.
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Genre

Genre

construisent des hiérarchies de statut entre femmes mariées et femmes célibataires, ou entre femmes stériles et fécondes ; les discours justifiant l’autorité religieuse de certains hommes, les plus âgés par exemple, vont en exclure d’autres du pouvoir. L’expérience religieuse est souvent apprentissage d’un entresoi masculin ou féminin (même si la religion « entre hommes » a été moins étudiée du point de vue du genre, allant sans doute plus de soi pour la majorité des chercheurs). Hommes et femmes ne pratiquent pas toujours les mêmes religions : en Afrique, l’islam est plus masculin et les cultes de possession (rattachés ou non à l’islam) plus féminins. L’institution religieuse légitime plus ou moins la séparation des sexes, en lien avec le contexte politique : comme Mary Douglas l’a montré, un groupe s’estimant menacé (par l’immigration, par la colonisation, par la déchéance sociale…) va plus souvent imposer des règles strictes de séparation et d’endogamie (ainsi que des règles de commensalité plus strictes).
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L'influence des facteurs structurels sur le travail managérial des infirmières-chefs : six études de cas dans trois hôpitaux du Québec

L'influence des facteurs structurels sur le travail managérial des infirmières-chefs : six études de cas dans trois hôpitaux du Québec

D'autre part, il est plus laborieux pour Micheline de planifier et de tenir des réunions de personnel dans les unités fonctionnant sur trois quarts de travail e[r]

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Les expériences sociales et universitaires d’étudiants internationaux au Québec,
le cas de l’Université de Montréal : comprendre leur persévérance aux études

Les expériences sociales et universitaires d’étudiants internationaux au Québec, le cas de l’Université de Montréal : comprendre leur persévérance aux études

projet d’études à l’étranger fut particulier. Afin de rendre compte de la particularité de leurs expériences, examinons les trois niveaux d’action de ces étudiants internationaux, dans le but de comprendre comment ils persévèrent dans leurs études à Montréal. Mais plutôt que de présenter chacune des logiques d’action séparément (intégration, stratégie et subjectivation), rappelons que nous avons fait le choix d’une analyse imbriquée/intégrée des différents concepts retenus dans l’étude. Nous avons en fait identifié trois phases clés de l’expérience internationale de nos répondants respectant le déroulement de leur cheminement à Montréal. La première phase ou le premier temps est celui de l’arrivée de l’étudiant international et de son entrée dans l’institution (une rencontre culturelle). Cette première étape du cheminement est celle de l’intégration et marque particulièrement l’étudiant international (nouvel arrivant) de son étrangeté en tant qu’être culturel. Le second temps est celui des négociations et des renoncements, particulièrement au sein de l’institution d’enseignement. Pour réussir son intégration, l’étudiant international comprend qu’il est en transition vers une nouvelle communauté, un nouveau style d’apprentissage, en somme en transition vers un nouveau statut. Il usera alors de multiples stratégies pour mener à bien son projet malgré les contraintes. Enfin, le troisième et dernier temps du cheminement est celui de la conversion : l’apprentissage du métier d’étudiant à Montréal. L’étudiant international n’est plus seulement un être social et un acteur stratégique, il est aussi sujet de son expérience internationale. Par l’analyse sociologique, nous avons déconstruit la réalité de nos acteurs et en proposons à présent une reconstruction/reconstitution dans les lignes qui suivent.
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