Égalité entre les femmes et les hommes

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L'égalité entre les femmes et les hommes dans l'emploi : réflexions sur l'évolution récente du droit français

L'égalité entre les femmes et les hommes dans l'emploi : réflexions sur l'évolution récente du droit français

Étant donné les réserves exprimées par les délégations parlementaires aux droits des femmes face à une nouvelle législation sur l’égalité profes- sionnelle, nous examinerons brièvement le positionnement de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale réunie le mardi 12 avril 2005 sous la présidence de Marie-Jo Zimmermann, députée UMP de Moselle, pour présenter son rapport sur ce projet de loi. Si la délégation se félicite de l’objectif fixé par le président de la République de supprimer les écarts salariaux d’ici 2010, elle rappelle toutefois les trois précédentes lois sur l’égalité salariale (1972, 1983, 2001) et considère ce projet de loi comme le texte « de la dernière chance ». La délégation souligne l’importance des né- gociations sur l’égalité professionnelle pour parvenir à l’objectif d’égalité salariale et approuve les références au rapport de situation comparée entre les hommes et femmes, imposé par la loi du 9 mai 2001 aux entreprises de plus de 50 salariés qui est un élément essentiel d’un diagnostic fiable pou- vant servir de base à la négociation. De plus, Catherine Génisson, membre de la délégation et députée PS du Pas-de-Calais, s’est interrogée sur les conflits d’intérêt entre ce texte et la loi du 9 mai 2001 qu’elle présenta et dont elle fut la rapporteure, notamment à propos de la périodicité de la conduite des négociations dans les branches. Elle souligne aussi que la perspective de sanctions financières après un bilan établi dans un délai de trois ans par une conférence nationale est une perspective trop lointaine. « Il n’y a rien de scandaleux dans le texte, mais ses manques le sont, dit Ca- therine Génisson, qui regrette l’absence d’objectifs chiffrés. La loi ne mé- contente personne. C’est bien la preuve qu’elle ne changera pas d’un iota les choses dans les entreprises » 73 . Dans la même perspective, Muguette Jac-
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Observatoire 2021 de l'égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication

Observatoire 2021 de l'égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication

C onsacrée grande cause nationale du quinquennat par le président de la République, l’égalité entre les femmes et les hommes mobilise l’ensemble du gouvernement et s’inscrit dans une stratégie ambitieuse. Alors que l’art et la culture ont toujours été à l’avant-garde des combats sociétaux, le ministère de la Culture a choisi d’être particulièrement exemplaire sur le sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il fut ainsi le premier ministère labellisé « Égalité » et « Diversité » par l’Afnor, et s’est doté d’une mission Diversité-Égalité, chargée de la mise en œuvre et du suivi de cette politique volontariste. La nouvelle feuille de route pour 2020-2022 affirme des engagements forts dans le domaine de la politique de recrutement au sein du ministère et de ses opérateurs, et porte des principes réaffirmés d’égalité et de lutte contre les stéréotypes sur le plan des politiques culturelles. À un objectif initial de progression de la part des femmes au sein des postes de direction, dont on constate la nette augmentation à la tête des établissements publics nationaux, s’ajoute désormais un arsenal d’actions concrètes ; en tête, figure le conditionnement du versement des aides à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Ainsi, les structures de la musique, du cinéma, de l’audiovisuel et du jeu vidéo doivent désormais respecter des engagements précis pour obtenir des financements. D’autres secteurs culturels et artistiques (livre, spectacle vivant, arts visuels…) doivent suivre, à brève échéance.
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Apprendre à identifier les stéréotypes de genre pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes

Apprendre à identifier les stéréotypes de genre pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes

Auteur : Margot DEPETRIS Résumé : Ce mémoire a pour domaine d’étude l’Education Morale et Civique et l’enseignement de l’égalité entre femmes et hommes. L’analyse se fera sous un angle sociologique et philosophique. L’objectif de l’étude est de déterminer si la littérature jeunesse comme support au cours d’une discussion à visée philosophique peut permettre de lutter contre les stéréotypes de genre auprès des élèves dans le cadre de l’enseignement de l’égalité entre filles et garçons. Pour cela, sont testées les représentations des élèves sur les pratiques quotidiennes des hommes et des femmes. Un test est effectué en amont et aval d’une séquence dont les objectifs principaux sont la promotion de l’égalité entre hommes et femmes, et de faire en sorte que les élèves soient capables de repérer des éléments sexistes dans un texte narratif. L’analyse de l’évolution des représentations par activités montre que la vision stéréotypée des élèves qui attribue une activité à un genre est en baisse. Cependant, à l’issue de l’étude seulement 9 activités sur 21 ne sont plus reconnues comme stéréotypées. De même pour l’analyse de l’évolution par élève, on observe une évolution positive de la majorité de la classe vers une représentation non genrée des activités. En revanche, les élèves qui ont atteint une réelle représentation non genrée ne représentent que 38% des élèves. Même si l’analyse chiffrée ne se révèle pas totalement concluante, elle est à nuancer face au ressenti qualitatif plutôt optimiste. En conclusion, cette séquence est à coupler avec une seconde sur l’éducation aux médias et le repérage des stéréotypes dans les médias, afin de contrer la surexposition des élèves aux stéréotypes de genre dans leur environnement social.
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Accès des jeunes femmes et des jeunes hommes aux emplois cadres, une égalité trompeuse

Accès des jeunes femmes et des jeunes hommes aux emplois cadres, une égalité trompeuse

Pour l’ensemble des jeunes cadres, y compris celles et ceux exerçant une responsabilité hiérar- chique, certaines conditions d’emploi comme le type de contrat de travail désavantagent toujours les femmes, même si du point de vue salarial, les situations se sont rapprochées. Mais entre rappro- chement et égalité, il reste encore quelques pas à franchir… En effet, si en 2013, la part des jeunes femmes qui ont accédé à la catégorie cadre est devenue équivalente à celle des jeunes hommes, c’est toujours en deçà de leurs possibilités compte tenu de leurs diplômes. L’égalité apparente masque donc encore, au vu des caractéristiques de formation initiale de ces jeunes, une inégalité des chances d’exercer dans un poste de cadre se- lon que l’on est femme ou homme.
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Leçon inaugurale de Frédérique Pigeyre (Professeure au Cnam, titulaire de la Chaire Genre, mixité, égalité femmes/hommes de l'école à l'entreprise)

Leçon inaugurale de Frédérique Pigeyre (Professeure au Cnam, titulaire de la Chaire Genre, mixité, égalité femmes/hommes de l'école à l'entreprise)

La connaissance en ce domaine est donc fondamentale. Mais souvent initiée par des approches féministes, la recherche centrée sur l’égalité F/H a souffert et souffre encore de certaines tentatives de délégitimation : analyser et critiquer les inégalités relèverait de militantisme et non de la science. Pourtant, viendrait-il à l’esprit d’un quelconque chercheur de légitimer l’abolition du travail des enfants ou celui des esclaves (qui subsistent parfois, nous le savons) au seul nom de la profitabilité de l’entreprise ? L’égalité Femmes/hommes constitue un droit. Les recherches consistant à étudier rigoureusement, -c’est-à-dire en conjuguant argumentation logique et validation empirique-, les modes de mise en œuvre et les conditions légales, organisationnelles, symboliques etc. de cette égalité, ne sauraient être disqualifiées.
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L'égalité entre hommes et femmes dans les waqfiyyât mameloukes: un défi à la loi?

L'égalité entre hommes et femmes dans les waqfiyyât mameloukes: un défi à la loi?

67 . Voir les développements de Abū Zahra, Mu ā arāt (cité n. 6), p. 25-27. l’égalité dont il témoigne semble transcender la largesse d’ordre légal qui s’offre à lui dans le cadre d’une waqfiyya. Sans exagérer le trait interprétatif, on peut supposer une autre raison au fait d’inclure dans la descendance légataire la postérité féminine au même titre que la postérité masculine : un souci d’équité qui serait plutôt solidaire d’une conception différente de la famille en général et de la descendance en particulier. Au lieu d’une lignée patrilinéaire assez représentative de la conception de la descendance telle qu’elle est largement déterminée dans les textes culturels et religieux de l’islam comme des religions monothéistes par ailleurs, la descendance pour ces wāqifs se conçoit autrement. Elle pose une double lignée, patrili- néaire et matrilinéaire : les hommes et les femmes sans préférence discriminatoire, bien que cela puisse ne concerner parfois qu’une section de la waqfiyya portant sur une portion déter- minée du bien de waqf. Comme nous en avons fait état plus haut, gardons-nous d’oublier que cette tendance égalitaire est répandue principalement dans les waqfiyyāt établies pour l’élite politique la plus en vue, autrement dit pour l’aristocratie militaire, laquelle, rappelons- le au passage, n’est pas d’origine arabe, mais turque au sens large du terme et circassienne 64 .
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Egalité Femmes-Hommes & « numérique » : le point de vue de Sandrine Vaton, référente égalité à Télécom Bretagne (propos recueillis par Florence Sédès)

Egalité Femmes-Hommes & « numérique » : le point de vue de Sandrine Vaton, référente égalité à Télécom Bretagne (propos recueillis par Florence Sédès)

84 PROPOS RECUEILLIS PAR FLORENCE SÈDES ◦◦◦◦◦◦•◦ en particulier sexuel, la mise en œuvre d’actions de communication vers l’amont, collégiennes et lycéennes, sur les cursus et les métiers scientifiques et techniques. En tant que référente égalité femmes-hommes, j’ai pour mission de piloter la mise en œuvre de la politique égalité au sein de l’établissement. Un groupe de travail a été mis en place ; ce groupe est constitué de quelques étudiant.e.s et de membres du personnel, en particulier représentant le service des ressources humaines, le service des études, la communication, la psychologue scolaire et des représentant.e.s des enseignants-chercheurs. La mission égalité femmes-hommes est dotée d’un budget annuel permettant d’aider à la mise en œuvre d’actions ciblées.
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Travail et égalité hommes-femmes : l'expérience suédoise

Travail et égalité hommes-femmes : l'expérience suédoise

Comment rendre compte de cette persistance des modèles parentaux sexués ? C‟est l‟analyse des représentations sociales et des référentiels qu‟elles fondent qui apparaît la plus éclairante. Au milieu de la dernière décennie le gouvernement suédois a commandé un "Livre Blanc" sur les inégalités entre les sexes 15 . Une étude menée dans ce cadre par G. Arhne et C. Roman (2000) met en évidence l‟asymétrie qui continue de régner dans l‟organisation des couples suédois puisque, dans la grande majorité d‟entre eux, la femme consacre nettement plus de temps que l‟homme au travail domestique et nettement moins de temps au travail rémunéré. Seule une petite minorité, le plus souvent sans enfant, partage équitablement le travail domestique ; tandis que dans une autre minorité, un peu plus importante que la première, la femme fait tout ou pratiquement tout ce travail. Les auteur-e-s soulignent ainsi la coexistence de normes sociales contradictoires. D‟un côté, un principe largement partagé par tous et toutes : celui de l‟égalité des hommes et des femmes devant le travail, rémunéré et non rémunéré, et donc l‟obligation, pour les femmes, de contribuer au budget familial et, pour les hommes, de contribuer au travail de la maison. De l‟autre, une pratique qui admet l‟asymétrie de la participation de chacun et chacune au « travail total » (Glucksman 1997) assumé par la famille. Cette asymétrie autorise les femmes à ne pas s‟inscrire à temps plein dans le travail rémunéré, alors que le travail à temps partiel doit rester une exception pour les hommes : elles conservent ainsi la responsabilité du travail domestique, les hommes étant tenus d‟y « contribuer ».
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Une société qui aspire à plus d'égalité entre les hommes et les femmes Note de synthèse N°15

Une société qui aspire à plus d'égalité entre les hommes et les femmes Note de synthèse N°15

Source : CRÉDOC, enquête « Conditions de vie et aspirations », début 2015 Dans ce contexte d’une reconnaissance des inégalités persistantes entre les sexes aussi bien dans la sphère privée que publique, 86% des Français estiment que les combats menés pour les droits des femmes sont nécessaires. Par cette affirmation, les Français montrent d’une part qu’ils sont conscients des situations d’inégalité subsistant entre les femmes et les hommes et, d’autre part, que ces situations d’inégalité ne leur paraissent pas acceptables. Cette nécessité de poursuivre les avancées en matière d’égalité fait presque l’unanimité auprès des femmes (91%) mais est également très largement partagée par les hommes (83% les soutiennent).
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Analyser les mesures socio-fiscales sous l’angle des inégalités entre les femmes et les hommes

Analyser les mesures socio-fiscales sous l’angle des inégalités entre les femmes et les hommes

Conscient de l’existence d’inégalités entre les femmes et les hommes et de leurs conséquences, le gouvernement français a lui aussi pris plusieurs dispositions afin que ces inégalités soient mieux prises en compte dans la conception des politiques publiques. Ce processus a débuté en 2000 avec les « jaunes budgétaires » annexés aux Projets de loi de finances. Ces derniers intègrent l’égalité entre les femmes et les hommes comme une dimension de l’évaluation des mesures adoptées. Ce docu- ment exige en effet que chaque ministère mesure à la fois les progrès accomplis par les dispositions prises ainsi que les lacunes qui demeurent en termes d’égalité entre les femmes et les hommes. En 2006, la volonté d’une « budgétisation sensible au genre » prend la forme du Programme 137, qui a entre autres pour objectif de réta- blir l’égalité professionnelle. La circulaire du 23 août 2012 va plus loin, en obligeant le gouvernement à produire une analyse genrée dans les études d’impact préalables pour les nouvelles mesures proposées dans le cadre des Projets de loi et des textes réglementaires. L’objectif est de mieux intégrer ces préoccupations à la production des textes législatifs et réglementaires. A la suite de cette circulaire, le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, et plus particulièrement la Di- rection générale de la cohésion sociale, ont élaboré un guide méthodologique dont l’objectif est de faciliter l’inclusion de cette nouvelle dimension d’analyse dans les travaux d’évaluation préalable (Direction Générale de la Cohésion Sociale, 2014).
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Café du Deps 2020#3 : Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes

Café du Deps 2020#3 : Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes

• Pour le Molière de l’écriture , • Aucune autrice parmi les lauréats entre 2010 et 2019, • 10% d’autrices parmi les lauréat·es entre 2000 et 2009 • 20% d’autrices parmi les lauréat·es entre 1990 et 1999 • 33% d’autrices parmi les lauréat·es entre 1987 et 1989

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L'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes 
1984, première année d'application de la loi

L'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes 1984, première année d'application de la loi

Parmi les établissements concernés par au moins l'une des quatre si­ tuations de travail retenues (soit 245 établissements au total, c'est-à-dire un tiers des rapports), les trois quart[r]

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Égalité femmes/hommes à l’Université de Pau et des pays de l’Adour

Égalité femmes/hommes à l’Université de Pau et des pays de l’Adour

Selon le réseau européen d’études féministes, regroupant différent.e.s chercheur.e.s, la ségrégation horizontale renvoie à la concentration des femmes dans certains secteurs d’activité. Habituellement, il s’agit de tenir compte de la répartition des hommes et des femmes entre les trois grands secteurs de l’activité économique - le secteur primaire (agriculture, activités minières), le secteur secondaire (production industrielle et manufacturière) et le secteur tertiaire (services). Au fur et à mesure de l’évolution des sociétés industrielles, on constate une augmentation de la proportion de la population active qui est concentrée dans le secteur tertiaire. La ségrégation verticale renvoie à la concentration (ou à la sur-représentation) des femmes dans certains niveaux de la hiérarchie professionnelle, indépendamment du secteur d’activité concerné. Cette dimension de la ségrégation sexuée est à mettre en relation avec l’accès des femmes à l’enseignement supérieur et, plus généralement, aux formations qualifiantes. Bien qu’il existe des différences selon les pays quant au rôle joué par le niveau de qualification formelle dans l’obtention des postes les plus prestigieux, il n’en demeure pas moins que le « levier des qualifications » a exercé une influence déterminante sur la féminisation des professions dites « supérieures ».
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L'égalité entre les hommes et les femmes : point de vue des femmes immigrantes

L'égalité entre les hommes et les femmes : point de vue des femmes immigrantes

89 4.2.4.1 Sexisme D'abord, plusieurs femmes ont partagé leur expérience de sexisme dans le pays d'origine. Ce sont sept femmes (Karina, Luisa, Mariam, Nadine, Linda, Suri et Léonarda) qui ont discuté de ce sujet dans leur entrevue. Dans la sphère familiale, Karina rapporte qu'en Europe de l'Est, peu importe la cause, s'il n'y a pas de nourriture à la maison, c'est la faute de la femme. De plus, pendant que les femmes veillent à ce que la maison soit bien entretenue, les hommes ont le droit d'aller faire la fête (chose qui n'est d'ailleurs pas permise aux femmes). Linda dit que cette norme sociale existe aussi en Amérique latine où les hommes peuvent sortir très tard le soir, alors que les femmes auraient un couvre-feu. Des jugements genrés entoureraient aussi la notion de la fidélité, c'est-à-dire que les hommes qui auraient une relation extra- conjugale seraient normalisés, alors que les femmes seraient jugées négativement «... si une femme trompe son mari, tout le monde va parler, c'est la pire femme du monde. Mais l'homme le fait: c'est normal!» (Linda). Dans la présente section, il serait possible d'intégrer plusieurs notions qui ont été nommées dans la partie sur les pratiques de genre. Il est principalement intéressant de rappeler que huit femmes sur onze notaient que ce sont les femmes qui doivent entretenir la maison, s'occuper des enfants et faire la cuisine dans leur pays d'origine. Lorsque les enfants sont appelés à contribution, Linda dit que ce sont les filles qui s'impliqueront et non les garçons. Mariam indique que la même situation se passe en Afrique et que les filles qui vont à l'école doivent non seulement assumer des responsabilités familiales, mais aussi maintenir des notes aussi élevées que leurs frères. C'est donc une grande pression qui pèse sur les épaules des femmes.
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Comment consomment les hommes et les femmes ?

Comment consomment les hommes et les femmes ?

A travers cette théorie, c’est la question de l’effacement des frontières entre homme et animal, humain et non-humain (homme et robot), homme et femme, etc., qui est posée, selon une logique de dépassement du biologique et de l’anthropologique sur lesquels sont fondées les cultures. La théorie du « genre » s’est surtout diffusée dans les années 1990. Le terme de « genre » se serait imposé, non pour des raisons de légitimité scientifique, mais parce qu’il est « devenu le mot- clef des institutions européennes pour promouvoir l’égalité des femmes » (Löwy, Rouch). En 1995, l’ONU a aussi adopté ce concept dans le vocabulaire international, consacrant ainsi la « percée de l’épistémologie anglo-saxonne (…) sur la condition féminine dans les échanges internationaux » (Favier, 2012), vision reposant notamment sur une minoration de la maternité dans la conception de la féminité. Cependant, le retranchement du caractère naturel de la différenciation sexuelle en parallèle de la volonté de promouvoir l’égalité des individus quel que soit leur sexe contribue à envisager l’égalité en termes d’indifférenciation sexuelle. Une telle approche est contestée par les travaux d’historiens portant sur la condition des femmes dans les siècles passés remettant en cause une forme de pensée chrono-centrique fondée sur l’idéologie du progrès.
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De la " proximité " aux " services aux personnes " : le " privé " comme facteur d'inégalité entre les hommes et les femmes

De la " proximité " aux " services aux personnes " : le " privé " comme facteur d'inégalité entre les hommes et les femmes

à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, c’est parce qu’elle substitue à l’espace public des rapports salariaux, un cadre privé qui impose ses propres logiques, fondées sur le système du genre : le sexe devient alors une différence incontournable éliminant les problématiques égalitaires. C’est parce que la proximité, comprise comme attention à la singularité des personnes, constitue actuellement une partie intégrante du système du genre qu’elle est facteur d’inégalités. Cela n’est évidemment pas inéluctable. La proximité comporte des avantages indéniables pour la production des services, tant pour les utilisateurs auxquels elle procure attention et ajustement du service délivré, que pour les salariés, auxquels elle offre la possibilité de trouver du sens à leur travail. On ne voit guère pourquoi il faudrait se résigner à s’en passer. Si la proximité signifie tissage de lien social et si l’on admet que les hommes tout comme les femmes sont capables d’adopter une posture de souci d’autrui, alors il est possible d’imaginer d’autres cadres à cette activité que l’espace privé et d’en élaborer des modalités s’inscrivant pleinement dans le monde « professionnel ».
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Écart salarial entre les femmes et les hommes, une comparaison États-Unis vs. Canada

Écart salarial entre les femmes et les hommes, une comparaison États-Unis vs. Canada

INTRODUCTION ET REVUE DE LITTERATURE Le fait qu’il existe aujourd’hui encore un écart dans les salaires des hommes et des femmes est un constat choquant pour beaucoup d’entre nous. Lorsque l’on va plus loin dans la profondeur de la question sur l’écart salarial on remarque qu’il y a des variables qui expliquent cet écart, et il y a une partie de cet écart qui n’est pas justifiable, que l’on appelle la discrimination. Jusqu'à maintenant, une grande partie des femmes occupaient des postes moins rémunérant, certaines restaient à la maison pour s’occuper des enfants et la participation des femmes dans le marché du travail d’un point de vue général était moins importante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le combat féministe a joué un rôle important dans le développement de l’égalité des sexes, pas seulement dans le domaine du salaire, mais aussi pour le droit de vote, et l’inclusion des femmes dans le marché du travail. L’accès plus simple à l’éducation dans certains pays a également facilité la démarche. Aujourd’hui nous sommes en 2013, et la quantité de femmes faisant des études supérieures est égale et même supérieure à celle des hommes dans certains pays et domaines. « The gender income gap and the role of education » (2007) par Donna Bobbitt-Zeher étudie cette question et montre que malgré le progrès et le succès des femmes dans l’éducation, cette variable continue à affecter, plus précisément 14 % de l’écart salarial. L’étude montre que, même si les femmes continuent sur cette voie, il existera encore un écart due aux choix différents de spécialisation et filière d’étude.
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La représentation politique des femmes au Québec : obstacles et résistances à une égalité de fait

La représentation politique des femmes au Québec : obstacles et résistances à une égalité de fait

Plus spécifiquement, nous analyserons la place faite aux femmes et au féminisme dans l 'historique, les statuts et lors des élections générales chez trois partis prése[r]

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Comment les différences de parcours  professionnels  contribuent - elles aux écarts de santé  entre  femmes et hommes ?

Comment les différences de parcours professionnels contribuent - elles aux écarts de santé entre femmes et hommes ?

Et des expositions aux risques de ces maladies statistiquement peu visibles chez les femmes (Arber et al., 2002; McDonough et al., 2001, Vaananen et al. 2004; Molinié et al., 1980, Guignon 2008; Cousteau 2011)  La non prise en compte des différentes situations/activités professionnelles + domestiques + familiales  Une sous-estimation des expositions professionnelles chez les femmes

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Expliquer les écarts de santé mentale entre les hommes et les femmes en emploi : l’effet du genre

Expliquer les écarts de santé mentale entre les hommes et les femmes en emploi : l’effet du genre

sens, il est possible que le phénomène soit encore trop marginalement rapporté pour permettre d’en dégager les implications en termes d’inégalités face à la détresse psychologique. Nos résultats indiquent que, contrairement au travail, la quasi-totalité des stresseurs- ressources hors travail participe aux inégalités de détresse psychologique entre les femmes et les hommes en emploi. Cela n’est pas sans rappeler l’expression de Fenstermaker voulant que la famille soit devenue une «usine à genre» puisqu’il s’agit d’un lieu intimement lié à sa production (Fenstermaker & West, 2002). L’environnement familial semble constituer la pierre angulaire de l’émergence de différences qui auront des répercussions sur les inégalités de santé mentale. Tel que le soulève Barrère-Maurrisson (1995), le travail rémunéré n’est pas seulement la conséquence de la famille, mais il est surtout la condition nécessaire de l’exercice professionnel de l’homme. La définition du travail implique effectivement l’absence de responsabilité en dehors du travail (Acker, 1990). Par exemple, Bird et Rieker (2008) font état d’études montrant que la naissance d’un enfant cristallise bien souvent une division traditionnelle du travail genrée, les femmes diminuant leur implication au travail et les hommes l’accentuant. Cela pourrait consolider les rapports de pouvoir observés dans les organisations, et donc également l’influence de l’autorité décisionnelle sur les inégalités de détresse psychologique. Ceci est appuyé par Ridgeway (2011) qui souligne que l’organisation de la famille par le genre joue un rôle central dans la construction des inégalités quant aux ressources matérielles et de pouvoir, autant directement à l’intérieur de la maison qu’indirectement au travail. Ces résultats soulèvent un sérieux doute quant à la capacité des études qui évacuent les stresseurs-ressources hors travail d’être en mesure d’identifier des processus menant aux inégalités en santé mentale parmi les travailleurs.
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