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La mobilisation de l’Union européenne

Dans le document conseil économique et social (Page 46-49)

Enfin, pour l’Union il serait dommageable de laisser les États-Unis, s’appuyant sur quelques pays membres, (ou ex-membres) du groupe dit « de l’ombrelle », proposer, seuls, des solutions principalement techniques lors d’une future négociation internationale. Il est donc important que l’Union impulse une politique de recherche dynamique.

Le Conseil économique et social soutient la proposition de la Commission européenne de compléter les instruments fondés sur le marché d’échanges de quotas par des politiques intelligentes et efficaces qui encouragent l’adoption de nouvelles technologies en favorisant leur déploiement au plus tôt, conformément aux orientations de la stratégie de Lisbonne.

Les actions proposées dans le plan d’action communautaire en faveur des éco-technologies peuvent fournir des orientations guidant l’action nationale.

En effet, la Commission a publié une étude récente qui recense quinze technologies qui paraissent les plus prometteuses pour une réduction des émissions de GES d’ici à 2050. Cinq d’entre elles portent sur le rendement énergétique.

Notre assemblée confirme que les options technologiques qui engendreront des améliorations efficaces et rentables du rendement énergétique et des économies d’énergie, doivent constituer l’un des piliers essentiels de toute stratégie énergétique développée dans le cadre de l’Union européenne.

En outre, il pourrait être envisagé de renforcer la coopération entre les États membres et les pays tiers en améliorant le transfert de technologies et en soutenant la coopération scientifique de R&D sur les technologies assurant l’émission réduite de GES dans le domaine de l’énergie, du transport, de l’industrie et de l’agriculture.

b) Une nouvelle forme de coopération technique

Le Conseil économique et social soutient les préconisations des rapports sur « Les nouvelles technologies de l’énergie » de M. Thierry Chambolle et « Pour une nouvelle politique industrielle » de M. Jean-Louis Beffa, destinées à développer au plus vite des politiques complémentaires de R&D sur les technologies de lutte face au risque climatique dans les domaines où les inventions sont encore éloignées du stade de la commercialisation et de la diffusion massive (filière hydrogène, capture et séquestration du carbone…).

Pour être réellement efficace, une nouvelle forme de collaboration technologique internationale devrait voir le jour. L’intérêt d’une telle coopération serait, au regard de l’urgence de la situation, d’éviter de dupliquer les efforts de recherche, d’exploiter les économies d’échelle et aussi d’augmenter le niveau de recherche des pays. Cet effort collectif se concentrerait sur les technologies naissantes engendrant des coûts de recherche très élevés et des perspectives de commercialisation et de retour sur investissement très lointains.

Pour notre assemblée, plutôt que de viser un nouvel accord international centré sur la recherche il convient de préconiser l’intégration d’un volet recherche dans le nouveau texte international. La France devrait inciter l’Union à en proposer l’adjonction.

c) Une économie durable de la connaissance

En aval, l’investissement dans l’économie de la connaissance doit être en mesure de donner à l’Europe un avantage compétitif dans un avenir caractérisé par des niveaux de carbone peu élevés.

Dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, le « rapport Kok » soulignait que l’UE pouvait bénéficier de l’avantage de l’initiative qui pourrait se traduire par un atout compétitif en se concentrant sur des technologies qui préserveraient le climat et/ou amélioreraient les rendements énergétiques, technologies que d’autres pays devront adopter par la suite.

L’exemple des pays chefs de file pour promouvoir l’énergie éolienne est significatif. Ils dominent actuellement 95 % de ce secteur industriel en pleine croissance. Dans les années à venir ce phénomène pourrait également se produire dans d’autres secteurs comme l’automobile ou l’aviation qui se préoccupent déjà de réduire leurs émissions de GES.

De plus, les futures technologies à utiliser de manière généralisée dans la seconde moitié du XXIè siècle doivent encore être développées. Si l’Union européenne veut améliorer sa compétitivité sur ces marchés, il est indispensable que les budgets affectés au climat, à l’énergie, au transport et à la recherche en matière de production et de consommation soient sensiblement accrus dans le septième Programme cadre de recherche et développement (PCRD) européen à venir.

2.2. Impliquer davantage les citoyens et les secteurs

Le Conseil économique et social approuve l’idée de lancer une campagne de sensibilisation à l’échelle européenne afin de sensibiliser les citoyens de manière à permettre une modification de leur comportement. Pour agir sur l’opinion, l’initiation au « coût carbone » des différentes activités devrait être généralisée.

Chaque État membre aurait la responsabilité de décliner cette campagne au niveau national en l’intégrant, par exemple, dans leurs programmes scolaires, en la diffusant par les médias, en organisant des débats scientifiques et pédagogiques permettant au grand public de comprendre l’importance de ses actes sur le changement climatique.

Notre assemblée confirme que le domaine d’application de l’action européenne et internationale doit être étendu de manière à couvrir tous les GES et tous les secteurs, comme par exemple la possibilité d’inclure les émissions des secteurs de l’aviation et du transport maritime dont la rapide augmentation est très préoccupante.

De même, un regard neuf sur la manière de mettre un terme au déboisement des forêts dans le monde est nécessaire lorsqu’on constate qu’une part des émissions mondiales de GES est due à des changements d’affectation des sols.

Dans le document conseil économique et social (Page 46-49)