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Submitted on 1 Jan 1878
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Contribution a la théorie des voyelles
M. Bourseul
To cite this version:
M. Bourseul. Contribution a la théorie des voyelles. J. Phys. Theor. Appl., 1878, 7 (1), pp.377-380.
�10.1051/jphystap:018780070037701�. �jpa-00237452�
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au
zéro, puis
dévier encore du côtépositif. A
ce moment, la vitesse étantexcessive,
il futimpossible
de pousserl’expérience plus loin ;
mais,
en abandonnant la machine àelle-même, l’aiguille
dugalva-
nomètre
indiqua
les mêmes variationslorsque
labobine,
en se ra-lentissant, repassait
par les mêmes vitesses.Il
paraît
difficiled’expliquer
le détail d’unphénomène
aussicomplexe;
il y alongtemps déjà que Verdet (1)
avait obtenu des effets de même nature avec la machine dePage.
CONTRIBUTION A LA THÉORIE DES VOYELLES ;
PAR M. BOURSEUL, Inspecteur des lignes télégraphiques.
Les
voyelles
sont des sonsproduits
par lelarynx
etanalysés
par la cavité
buccale,
c’est-à-dire par un résonnateur que nousavons la faculté d’accorder à des hauteurs différentes. La hauteur du résonnateur
correspondant
àchaque voyelle peut
être facile-ment mise en évidence.
Émettez
unevoyelle quelconque, puis,
laissant les organes dans la même
position, suspendez
lesouffle,
et
frappez légèrement
les dents avecl’ongle.
Un son est alors pro- duit : c’est ce que l’onappelle
le son propre de la bouche. Ce son,qui
caractérise lavoyelle correspondante, peut
êtrereprésenté
parun nombre.
Chaque voyelle
a donc sonequivalent numérique.
Cesprincipes,
mis en lumière par les travaux deHelmholtz,
deTy ndall,
de
Rosapelly,
peuvent être considérésaujourd’hui
commeacquis
àla science
(2).
Le but que se propose l’auteur de laprésente
Noteest d’en faire une
application
aux faitsqui
seproduisent
dansla
langue parlée.
Les sons
voyelles
usités dans les divers idiomes sedistinguent
entre eux par des nuances délicates et
rapprochées.
Il y a en réa-lité autant de
voyelles
distinctesqu’il
y a de hauteurs du sonCi) voir OEuvres de VERDET, t. l, p. 53.
(2) Voir à ce suj et HEL)IHOLTZ, Traité cte la musique f’ondée sur l’étude des sensa-
tions auditives, p. I35 de la traduction française par M. Guéroult.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018780070037701
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propre de la bouche : au
point
de vue del’acoustique,
lesvoyelles
sont donc en nombre
infini ;
maissi,
au lieu de considérer l’en- semble des sonspossibles,
ons’occupe
d’un dialectedonné,
d’unhomme
ayant
un accentdéterminé,
ces sons se trouvent réduits àun nombre assez restreint. 1
Si,
parexemple, j’étudie
avec tout le soinpossible
mon proprelangage, quand je parle français,
et sije
détermine exactement lesvoyelles
dontje
fais habituellement usage,je
trouve d’abord les dix suivantes :Les
voyelles
ainsidistribuées,
sije
cherche les sons propres de la bouchequi
leurcorrespondent,
et faisant abstraction de la hau-teur
absolue (1), qui ne j oue
ici aucunrôle, j e
trouve, pour la pre- miéreligne,
pour la
seconde,
(1 ) La détermination de la hauteur relative donnée par l’auteur est très-facile à obtenir avec exactitude ; mais la détermination de la hauteur absolue est très-difficile.
M. Donders et 1B1. Helmholtz l’ont essayée chacun de leur côté. Les résultats sont donnés dans la traduction française de l’Ouvrage cité ci-dessus. Mais M. K0153nig nous
a fait remarquer une erreur de traduction. Nous profitons de l’occasion pour la rec- tifier et pour donner deux déterminations récentes de M. Koenig. Voici les nombres tels qu’ils sont donnés par l’auteur dans l’Ouvrage original; ils se rapportent aux voyelles allemandes :
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c’est-à-dire,
pour lapremière ligne,
les notes de l’accordparfait
en do
majeur,
pour la seconde un accordparfait
dans un autreton, celui de ré.
En disant successivement A
(par), É (thé),
etI, j e
trouve(mi), (si), (ré),
de sorte que 1appartient,
par l’accord dont il faitpartie,
à la seconde classe des vovelles. Lesvoyelles
ainsi distri- buéesacoustiquement
en deuxclasses,
il reste à examiner cequi
se passe dans les
langues.
M.
Roehrig
a écrit àHitchin, petite
villed’Angleterre,
dans leHertfordshire,
un ouvragequi
aremporté
leprix
delinguistique
fondé par
Volney,
etqui
a été couronné dans la séancepublique
de l’Institut du 25 octobre
I848.
L’auteur y expose d’une manièrecomplète
et suivie lesgrandes
loisgrammaticales
deslangues
tar-tares et
finnoises,
et,chaque
fois que lesujet
lecomporte,
il re-cherche,
dans les idiomes despeuplades
sauvages, des preuves àl’appui
des faitsqu’il
avance et des théoriesqui
s’en déduisent.Après
avoir établi la différencetranchée,
ou pour mieux dire l’an-tagonisme
de certaines consonnes et de certainesvoyelles,
cephi- lologue
lespartage
en deux classesdistinctes,
l’unecomprenant
les
voyelles
cz, o, oit, l’autre lesvoyelles é,
eu, u. Nous retrouvonsdonc ici nos deux classes de
voyelles
tellesqu’elles
ont été établiesplus
haut.- Les
voyelles qui
entrent dans lacomposition
d’un motapparte-
nant à un idiome tartaro-finnois font invariablement
partie
de lamême
classe,
etjamais
on nepeut
rencontrer dans un même motdes
voyelles
de lapremière
ni de la secondecatégorie.
Sur ceprincipe
repose tout lesystème grammatical
de lalangue, turque
parexemple ;
là se trouvel’explication
de ce que l’onappelle
laconjugaisonforte
et laconjugaison fccible,
la déclinaisonforte
etla déclinaison
faible.
Les
langues
dérivées subissent des altérations successivesqui
font peu à peu
disparaître
les traces de ceprincipe primitif,
mais ilne
s’y
fait pas moins sentir d’unefaçon générale
sous diversesformes.
Remarquons
dans l’écriture del’allemand,
parexemple,
l’affi-nité des
voyelles réparties
dans les deux classesindiquées.
De380
vous passez à
en mettant le double accent, ce
qui s’appelle
adoucir lavoyelle ;
ce double accent est
simplement
lesigne
de la seconde classe devoyelles,
de mêmequ’en
turc le îîzedda est l’indice d’unélif
depremière
classe.Dans le verbe latin
capio,
l’i entre deuxvoyelles
est, comme onle
sait,
une cunsonne ; lesvoyelles
sont a et o etappartiennent
àla
première
classe. Leprincipe
d’harmonisation nepeut
certaine-ment se retrouver d’une
façon générale
dans lalangue latine;
cen’est pas sans raison néanmoins que, le verbe
passant
duprésent
au
parfait,
l’is’impose,
le motchange
declasse,
etcapio
devientcepi.
On retrouve facilement l’influence du mêmeprincipe
dans laplupart
desconjugaisons
ditesirrégulières.
Il m’a paru intéressant de
signaler
cette distribution desvoyelles
en deux accordsparfaits, distincts ;
cette classification vient confirmer d’unefaçon
assez inattendue leprincipe
très-im-portant
découvert par M.R0153hrig,
et que, parinstinct,
l’auteuravait
appelé
lui-même lePrincipe
d’harmonisation dulangage.
J’ai voulu surtout établir
pratiquement
que laPhysique
estappelée
à intervenir utilement dans le domaine de la
grammaire,
et àprêter
secours même auxlinguistes.
SUR LES FORMES VIBRATOIRES DES CORPS SOLIDES ET DES
LIQUIDES;
PAR M. C. DECHARME.
Pour étudier les formes vibratoires des
plaques métalliques, j’ai imaginé
derépandre
sur elles une mince couched’eau,
pour rem-placer avantageusement
le sablequ’on emploie
d’ordinaire en cette circonstance. Leplateau
de verre circulaire soumis à l’ex-périence
est choisid’épaisseur
uniforme. Il estpercé
à son centreet fixé en ce