HAL Id: jpa-00238136
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238136
Submitted on 1 Jan 1883
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Sur les spectres brillants du didyme et du samarium
Rob. Thalén
To cite this version:
Rob. Thalén. Sur les spectres brillants du didyme et du samarium. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2
(1), pp.446-449. �10.1051/jphystap:018830020044601�. �jpa-00238136�
446
l’aspect
desfranges
pourchaque position
successive dupolariseur
tournant. Mais
pendant
que de cette manièrel’explication
estpresque
toujours plus longue
etdifficile,
elle est encore moins ra-tionnelle,
car, eneffet,
on a vu que,lorsque
les rayons delongueur
d’onde modifiée ont été
séparés,
ils ont une existenceréelle,
etun
prisme
doit certainement les réfracter en raison de cette nou-velle
longueur
d’onde.Ces
expériences
réalisent donc bien lephénomène optique
desbattements. Elles réussissent toutes d’une manière très
saisissante.
car elles
évoquent
l’idée de lapériodicité
ou de la nature vibratoiredes mouvements de
l’ét,her,
de la même manière que les batte-ments sonores
imposent,
même à ceuxqui
ne connaissent pas lanature des sons, l’idée de mouvements alternatifs ou d’oscilla- tions.
SUR LES SPECTRES BRILLANTS DU DIDYME ET DU SAMARIUM;
PAR M. ROB.
THALÉN.
J’ai donné les
longueurs
d’onde des raiesspectrales
lesplus
mar-quées
des corpsyttrium, erbium, didyne
et lanthane(1 ). Depuis
cette
époque
les chimistes se sont efforcés de trouver des corps nou-veaux
parmi
ce groupe des élémentssimples,
et leurs efforts ontété
dirigés principalement
vers les deux corps erbium etdidyme, qui jouissent
de lapropriété remarquable
deposséder
desspectres
d’absorption.
Parrapport
aux résultatsauxquels
ils sontarrivés,
il faut se
rappeler
enpremier
lieuqu’ils
ont réussi en outre àséparer l’ytterbium
del’erbium,
et deplus
à détacher le samari um dudidyme. Quels
sont maintenant lesspectres
brillants de ces corps différents?En
1875,
on attribua à l’erbium aussi bien lespectre
d’absor-ption
bien connu que lespectre
d’émissionqui y correspond,
eten outre les raies
spectrales,
énumérées dans ma liste de cette date.Cependant, depuis lors,
on a été forcé de modifier ces vues d’une(’ ) Voir Journal de Physique) Ire série, t. IV, p. 33.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020044601
manière essentielle. En
effet,
encomparant
leslongueurs
d’ondedes raies
brillantes,
données autrefois commeappartenant
à l’er-bium,
avec celles del’ytterbium,
déterminéespour
moi en 18801’ ) ,
on voit que toutes les anciennes raies fortes de l’erbium sont dues exclusivement
à l’ytterbium,
tandis que les raies vraies del’erbium,
dont l’intensité est assez
faible,
en différent tout àfait,
commeje
l’ai
indiqué
d’une manière détaillée dans lesComptes
rendus del’Académze des
Sciences,
t.XCXI,
en 1880( 2 ).
Il reste maintenant à savoir si le
spectre
dudidnme,
donné par moi 1 en1875
doit êtreregardé
comme dû à ce corps ou non.N’ayant
pas l’intention de donner ici un résuméhistorique
desdécouvertes
purement chimiques, je
me borne à dire que M.Cléve, professeur
de Chimie àUpsal,
m’aprocuré
cette année des chlo-rures soit du
didyme,
soit dusamarium, qu’il
apréparés
à nouveau.En les soumettant à
l’analyse spectrale, j’ai
retrouvé presque toutes les anciennes raies brillantes dudidyme,
données eni8~5
commeappartenant
à ce corps,quoiqu’on
doive maintenant lespartager
entre le
didyme
vrai et le nouveau corps, nommé san1ariun1. Ces corps sont ainsidistingués,
l’un del’autre,
par cesspectres
bril- lants aussi bien que par leursspectres d’absorption,
tout à fait dif-férents. En
renvoyant,
parrapport
auspectre d’absorption
dusamarium~ à
la Notice de M.Lecoq
deBoisbaudran,
insérée dans lesComptes re11dlls)
t.LXXXIX, je
remarque seulement que les lon- gueurs d’onde des bandesd’absorption,
situées dans le bleu et le violet duspectre,
données parlui,
y sont en accordparfait
avec nosdéterminations. Je donne ici les
longueurs
d’onde desspectres
lumineux des deux corps, telles queje
les ai trouvées cet été erjme servant, comme à
l’ordinaire,
de la bobine de Ruhmkorffetdenotre
spectroscope
à sixprismes
de flint de 60°. Je me restreins pour leprésent
à énumérer les raies lesplus fortes,
en me réser-vant pour une autre fois de donner la
description
détaillée de ce;spec tre s .
( 1 ) Voir Journal de Physique, 2C série, t. II, p. 35.
e) Veut-on tenir compte même des faibles raies de l’ancien erbium, il y en a une
qui appartient réellement à l’erhium vrai, savoir 5~,,56,o, et une autre 5896,o qui i est propre au thallium ( Voir Journal de Physique, 2e série, t. Il, p. 38 et 39 1.
448
Quoiqu’il
soit bienprobable
que lesspectres
mentionnés sontréellement
dus,
l’un audidyme,
l’autre ausamarium, cependant,
pour en être
sûr,
on doit les comparer avec ceux des autres corps biendéterminés,
et enpremier
lieu c’est lespectre
du terbiumqu’il
faut étudier.N’ayant
pas encore vu moi-même lespectre
pur de cecorps, j’ai recouru
auxlongueurs
d’onde dénuées par NINI. Ros- coë et Schuster(2), et j’ai
trouvéqu’il
existe une identité presqueparfaite
pour un nombre limité de mes raies dudidyme
etquel-
0 Large.
(:1.) JoM/~~3/~Ae Chemical Society, t. XU, 1882; Transactioms, p. 283, Londnn .
ques-unes des raies
qu’ont
attribuées MM. Roscoë et Schuster auterbium,
tandis que, parrapport
ausamarium,
cette identité s’étend à une multitude de mesraies,
montant presque aux deux tiers du nombre total énuméré dans ma liste. Ce sont ces raies quej’ai marquées
par unastérique.
Outre ces raies communes à nosspectres
et à celui de M~I. Roscoë etSchuster, il ;
a aussi dansma liste
quelques
autres raiesqu’on
ne retrouve pas chez des chi- mistesanglais,
et vice versa.Remarquons
enfin que l’accord n’est pas assez satisfaisant parrapport
à l’intensité de ces raies com-munes, telle
qu’elle
a été estimée d’un côté par eux et d’un au tre côté par moi.Qu’est-ce
doncqu’il
faut conclure de cette coïncidence des raies? Est-ce que lesproduits chimiques préparés
par M. ~lève auraient étémélangés
deterbium,
y ou que ceux de 1~T1~’1. Roscoëet Schuster auraient contenu comme
impuretés
dudidyme
et dusamarium?
Suivant l’énoncé des savants
anglais (p. 285),
leursproduits
ont été réellement mêlés
d’yttrium,
et en outre la solution em-ployée
a donné un faiblespectre d’absorption
dudidyme,
cor-respondant
à4
pour i oo de ce corps, d’où il suit immédiatement que leurspectre
lumineux du terbium devait contenir les raiesspectrales
dudidyme.
En outre, vu la difficulté deséparer
par desopérations chimiques
ledidyme
dusamarium,
il est bienprobable
que leur
spectre
du terbium a dîi contenir aussi les raies du sa-marium,
cequi
devient presque certainquand
on observe que les raies communes à notrespectre
d udidyme
etc à leurspectre
du terbium sont tout à faitautres que cellesqu’on
trouve comme com-munes au samarium et à leur terbium.
On
voit,
par ce que nous venons dedire,
que lespectre
duterbium,
donné par MM. Roscoë etSchuster,
n’étant pasparfaite-
ment pur, ne se
prête
pas à nousindiquer quelles
sont les raiesvraies du
terbium,
d’où il suitqu’il
est encoreprématuré
de déci-der si les
spectres
donnés ci-dessus commeappartenant
audidyme
et au samarium sont exclusivement dus ou non à ces corps. Pour arriver dans ce cas à des résultats