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Conversiond’´energie´electrom´ecanique Chapitre 9

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Chapitre 9

Conversion d’´energie ´electrom´ecanique

9.1 Introduction

La conversion d’´energie ´electrom´ecanique est une partie int´egrale de la vie de tous les jours. Que ce soit les grandes centrales hydo´electriques qui transforment l’´energie de l’eau en

´energie ´electrique, ou bien le moteur qui fait tourner un s´echoir, la conversion d’´energie est tr`es r´epandue. On verra ici un exemple simple, la machine `a r´eluctance.

9.2 Syst` eme ` a simple excitation

Soit le circuit suivant :

-

¾

i→ N +

−v

x

Fig. 9.1 – Syst`eme simple `a r´eluctance variable

1

(2)

La force magn´etomotrice est :

F=Ni=Rϕ La tension est :

v =Ri+ dt o`u

ψ =L0i et L0 est l’inductance de magn´etisation.

Il faut noter qu’on n´eglige habituellement les pertes Fer et les flux de fuite, sauf sous indication contraire.

Si les pi`eces ferromagn´etiques sont immobiles, la puissance est vi =ei+Ri2

o`u

e=

dt =L0di dt

L0 est ind´ependante du courant, `a cause des entrefers. Donc, vi=ei+Ri2

=Ri2+idΨ

dt =Ri2+L0idi dt vi=Ri2+ d

dt µ1

2L0i2

On peut int´egrer pour trouver l’´energie. L’´energieR

vifournie par la source pendant un inter- val dt est ´egale `a l’´energie dissip´ee en chaleurR

Ri2 plus la variation de l’´energie magn´etique R idψ.

L’´energie magn´etique totale emmagasin´ee durant l’interval de temps dt est : Wmag =

Z Ψ

0

idΨ

- 6

i Ψ =

Fig. 9.2 – Flux en fonction de l’´energie

Gabriel Cormier 2 GEN1153

(3)

L’aire sous la courbe est laco-´energie : Wmag0 =

Z i

0

Ψdi

On obtient :

Wmag +Wmag0 = Ψi

= (Nϕ) µRϕ

N

=Rϕ2

= (L0i)(i) =L0i2

On voit que la somme de l’´energie et de la co-´energie `a un instant donn´e est ´egale au produit du flux totalis´e Ψ `a cet instant par la valeur du courant i`a cet instant.

Dans le cas o`u dt est constant (relation lin´eaire), Wmag =Wmag0 = 1

2Ψi= 1

2L0i2 = 1 2Rϕ2

Si une des pi`eces ferrom´ecaniques est mobile, une tension de vitesse et une puissance m´ecanique seront cr´e´es.

Si une pi`ece s’´eloigne ou s’avance l’une par rapport `a l’autre, l’entrefer change, et donc l’inductance :

v =Ri+ dt

=Ri+ d dt

³ L0i

´

=Ri+L0di

dt +idL0 dt o`u

idL0 dt est la tension de vitesse, puisque :

dL0

dt = dL0 dx

dx dt Alors,

vi=Ri2+L0idi

dt +i2dL0 dt

=Ri2+1 2L0di2

dt + 1 2i2dL0

| {z dt}+1 2i2L0

dt

=Ri2+ d dt

µ1 2L0i2

¶ + 1

2i2dL0 dt

(4)

Le premier terme repr´esente les pertes Joule, tandis que le second terme repr´esente l’´energie m´ecanique, et le troisi`eme terme la puissance m´ecanique. On peut r´earranger l’´equation pour obtenir,

vi−Ri2 = d dt

µ1 2L0i2

¶ +1

2i2dL0 dt =ei eidt=d

µ1 2L0i2

¶ + 1

2i2dL0

dt =F dx

Le premier terme `a droite repr´esente la variation de l’´energie magn´etique, et le second la variation de l’´energie m´ecanique.

La variation de l’´energie m´ecanique correspond au travail effectu´e par l’armature mobile durant l’interval dt.

F dx= 1 2i2dL0 d’o`u

F = 1 2i2dL0

dx

Puisque

L0 = N2 R on obtient

F =1 2ϕ2R

dx

Pour un syst`eme en rotation,

θ

Fig. 9.3 – Syst`eme rotationel

le travail effectu´e par l’armature mobile est : Ttrav =τem On peut ´ecrire

Ttrav =τem = 1 2i2dL0

(5)

Et donc,

τem= 1 2i2dL0

=1 2ϕ2dR

Exemple 1

N

g ?

x

6r l-

Fig. 9.4 – Machine tournante

Il faut calculer la r´eluctance. La r´eluctance de l’entrefer est Re= x

µ0(πr2) La r´eluctance du guide

Rg = g µ0

£2π¡ r+ g2¢

l¤ La r´eluctance totale est :

R(x) = 1 µ0πr2

·

x+ gr2 (2r+g)l

¸

On n´eglige RF er, puisque µF er est tr`es grand. Donc l’inductance est : L0 = N2

R(x) = N2µ0πr2 x+ (2r+g)lgr2

Donc,

Fem =1 2ϕ2dR

dx = 1 2i2dL0

dx

Si la bobine est excit´ee en tension ou que le flux est constant, on utilise la premi`ere relation :

Fem =1 2

ϕ2 µ0πr2

(6)

Si la bobine est excit´ee `a partir d’une source de courant ou que le relais fonctionne `a courant constant, on utilise la deuxi`eme expression,

Fem =1

2i2 N2µ0πr2 h

x+ (2r+g)lgr2 i2

On voit que

F ∝i2 ,∝ 1 x2

9.3 Moteur ` a r´ eluctance

Soit la machine suivante :

θ i→

N

Fig. 9.5 – Moteur `a r´eluctance

Si le courant i est constant (courant DC), le rotor va se positioner pour que R soit minimale, donc θ = 0.

Si le courant est sinuso¨ıdal (courant AC), et que le rotor tourne d´ej`a, il va continuer `a tourner `a la vitesse synchrone ´egale `a la fr´equence du courant.

Moteur `a r´eluctance

Lorsque le rotor est vertical, le courant est nul, et lorsque le rotor est en position horizontale, le courant est maximal.

Lorsque le rotor est en position vertical, il continue de tourner `a cause de son inertie m´ecanique.

Lorsque le rotor passe par la position horizontale un couple ´electromagn´etique non nul est exerc´e sur celle-ci.

Ainsi, si on veut calculer le couple ´electromagn´etique τem, il faut d’abord calculer la r´eluctance du circuit en fonction de la position angulaire du rotor.

(7)

On peut approximer la r´eluctance du circuit par : R(θ) = Rmin+Rmax

2 +RminRmax

2 cos 2θ

Le couple qui produira la rotation est τem =1

2ϕ2dR(θ) = ϕ2

2 (RminRmax) sin 2θ

Si la tension aux bornes est

v =Vmaxcosωt=Ri+ dt et qu’on n´eglige la r´esistance R (qui est habituellement faible) :

v

dt =Ndϕ dt Donc le flux est

ϕ= 1 N

Z

vdt= Vmax

sinωt=ϕmaxsinωt d’o`u

τem = ϕ2max

2 (RminRmax) sin2ωtsin 2θ Si le rotor tourne `a vitesse constante, l’angle de rotation est :

θ =ωmt+δ

Donc

dt =ωm

On peut substituer, avec des relations trigonom´etriques, et obtenir τem = ϕ2max

4 (RminRmax){sin[2(ωmt+δ)]−sin[2(ωmt+δ)] cos 2ωt}

Puisque

sin[2(ωmt+δ)] cos 2ω= 1

2{sin 2[(ωm+ω)t+δ] + sin 2[(ωm−ω)t+δ]}

le couple est τem= ϕ2max

8 (RminRmax){2 sin(ωmt+δ)−sin 2[(ωm+ω)t+δ]−sin 2[(ωm−ω)t+δ]}

(8)

En regardant la derni`ere ´equation,

Si ωm 6=ω, le couple moyen = 0.

Si ωm =ω, le couple moyen est

τemmoy =−ϕ2max

8 (RminRmax) sin 2δ Pour que la machine `a r´eluctance fonctionne,

ωm =±ω ou si la machine a P pˆoles,

ωm =±ω P

Remarque: siδ 45, ou 45/P (pour une machine avec P pˆoles), le moteur d´ecroche

perd son synchronisme, et le couple moyen devient nul.

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