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Comment je travaille dans ma classe

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· Comment je travaille

dans ma classe

OBSERVA Tl ON Er ORIENTATION DES tLËVES

J, PETITCOLAS

DU C Y Cl E D' 0 B SER V AT 1 0 N

Essai d'adaptation des Techniques de la Pédagogie Moderne

aux séances de Travo Dirigés, Trav. Sc. exp. et Tr. l'anuels en classe de 6e et 5e

Bibllo~raphie : Textes officiels concernant

le Cycle d'observation Brochures de l'I.p.N. (Tr. se, expérimentaux) B.E.N.P. n° 41 et n° 42

Les textes codifiant la mise en route de la ·

~fonne de ! 'Enseignement posent des problèmes auxquels la masse des Maîtres ne semble pas prépiy

rée, 1

F.n effet, l'éducateur ne doit plus se con- tenter de veiller à l'acquisition des Techniques scolaires et au développement de son action édu- cative, il lui faut aussi devenir un Psycho-péda- gogue à qui les constatations, les observations et les suggestions empiriques et occasionnalles ne suffisent plus,

La ~fonne suppose l'application (modérée et prudente) des techniques de la-pédagogie expé- rimentale ( tests en particulier ) et des techni- ques de la Pédagogie Moderne telle que nous la oon.

cevons derrière Freinet.

Il est regrettable que le Personnel Ensei- gnant se trouve soudain jeté à l'eau, alors qu'il ne sait pas nager.

Cependant~ c: est le même personnel enseilJlOOt qui devra co<ite que coûte faire entrer la Réfonne

dans les faits, en veillant de ne pas 11 substitu- er aux servitudes anciennes des servitudes nouvel- les. "

Je vous soumets à la fois les premiers ré- sultats de mon expérience et les projets d'adap- tation des Techniques de l'Ecole Moderne aux pro- blèmes particuliers des classes dtobservation. ·

LA PEDAGOGIE SCIENTIFIQUE ET LA "MESU- RE " DES CONNAISSANCES ET DES APTITUDES AU.SERVICE DE L'OBSERVATION,

l.he collaboration de-plus en plus étroite en- tre spécialistes et Enseignants pennettra, dans llilC certaine mesure, le contrôle des connaissances et la.détection des aptitudes ou des inaptitudes,

1. EXPLOITATION PLUS SYSTEMATIQUE DES RESULTATS DE LA VISITE MEDICALE :

Le médecin scolaire et moi-~ avons réalisé plei- nement l'intérêt d'une collaboration plus étroite que par le passé. Nous avons examiné les dossiers médicaux de nos élèves et créé un code pennettaht la transcripti6n de certaines observations .sur le dossier scolaire, sans pour autant mettre en péril le secret médical.

2, APPLICATION DE TESTS DE CONNAIS- SANCES ( Français - Calcul ) Par les Maîtres, qui appliquent strictement les consignes des spé- cialistes qui ont étalonné ces tests. .

~rations faites à la rentrée scolaire, A renouveler en fin d;année.

3.· APPLICATION DE TESTS O' INTELLI- GENCE par le spécialiste de l'orientation scolai-·

re., -'135 -.

(2)

'. .

La confrontation des résultats de ces exa- mens et des appréciation~ empiriques des Eilsei _ gnants ( carnets de notes~livrets scolaires) per- met des conclusions plus affinnatives, notanrnent dans les cas de co~cordance, ce qui n1est pas ra- re chez les sujets doués et chez les inaptes,

Il est indéniable que nous devons souhaiter une application répétée des techniques de la pé- dagogie. quantitative. J'ajouterai qu'il manque un partenaire à l'équipe des "Observateurs de l~Eil­

fant " : C: est l' Inspecteur Primaire qui lui, a charge de contrôler les résultats pédagogiques,

nous

Félicitons/en passant, de cette collaboration de praticiens qui, à qu~lque degré de la hiérar- chie qu1ils appartiennent, essayent, avec pruden- ce certes, de tirer parti des données de la sci- ence psychologique, cette dernière restant l=apa- nage de savants spécialistes.

. Néanmoins cette observation scientifique res.

te difficile, sinon en ce qui concerne l'applica- tion de tests de mesure, du moins, dans l'inter- prétation et l'exploration. analytique des résul- tats,

Elle apporte cependant des éléments d1infor- mation dans le dossier scolaire et constitue une

" contre-épreuve ., .aux éléments de jugement et de pronostic fonnulés par les maîtres,

LES TECHNIQUES DE L'ECOLE MODERNE AP- PORTENT LA SOLUTION PRATIQUE-. AUX PRO- BLEMES DES TRAVAUX DIRIGES, DES TRA- VAUX SCIENTIFIQUES EX.PERIMENTAUX, DU TRAVAIL MANUEL, disciplin~nouvelles

d ~OBSERVATION .

Les instructions concernant les travaux di- rigés, les travaux scientifiques expérimentaux et les travaux manuels dans les classes d~observa - tion réclament une pédagogie renouvelée et je fe- rais aisément maintes citations qui pFouvent que la Pédagogie Officielle a choisi, une fois enco-

re, la " solution la plus française 11 qui va de

~1ontaigne à , •. Freinet! ( cf. brochure I.P.N. - Les Travaux scientifiques expérimentaux p. 5 -cir- culaire du 8 .. 9.60)

Il reste à faire passer les intentions dans les faits. C'est à nous, Artisans de la base, de prendre les mancherons de la charrue " Réfonne "

et de tracer les premiers sillons.

Je ne veux pas répéter ici tout ce que Frei- net écrivait en 1949 dans la 8,E,N.P.n° 42 " Bre- vets et chefs-d'oeuvre ". Je vous invite·seulement à vous la procurer et à vous pénétrer également des récentes I.O.

Je vous propose d'adapter cette TECHNIQUE DES BREVETS ET CHEFSQDcOEUVRE aux con-

ditions de travail qui nous sont offertes au Cycle d.1 observation.

Grâce à cette technique et coome le souhaite le législateur :

1) Les enfants trouveront des sollicitations de travaiL

2) Chaque enfant pourra, à quelque manent, pren- dre la tête du peloton et modifier son conyor- tement scolaire. Nous tirerons ainsi, de cha- que nature, le maximum de ce qu'elle peut don- ner.

3) Les BREVETS INDIQUERONT AUTOMATIQUE- MENT L'ORIENTATION SOUHAITABLE POUR CHAQUE ENFANT.

4) L'Ecole se liera davantage à la Vie.

• •

Cl-JOINTS · a) Lh progranme ( réduit) de Bre- vets susceptibles d'être préparés par les différentes carmissions. (les C<XJl>lexes d'intérêt mis au point il y a quelques années pour raient être sortis des archives.)

b) l.he fiche modèle de Brevet ( à critiquer c) Q.ielques suggestions à propos de ces Brevets

&

chefs- d~oeuvre.

- 136 -

(3)

Ces séances de travail pratique sont pré- vues dans les classes àe divers adherents, Ln ca- l~n?ri~r sera arrêté incessamnent.

Un

stage d'i- mtiat1on sera organisé à la Pentecôte et des pro-

UN ECHANGE

jets plus importants sont entrevus pour les pro- chaines années.

Journées bien remplies qui laissent augu- rer de fructueux lendemains_

1 r N T ERNA Tl O'N A ' L

@

MALLET

Notre a~i COLIN vient de réussir un exploit à la fois modeste et sensa- tionnel,. et qui n1a rien à voir, bien sür avec le rapprochement(?) franco- allemand qui nous vaut d'avoir des unités allemandes à Mourmelon et à Sisson- ne i·Il a purement et simplement réalisé un voyage-échange, chose bien connue de nos adhérents, mais d'un caractère unique, puisque c1est ·un échange franco- allemand, dans le cadre de la correspondance internationale par 1 'Esperanto_

COLIN rend compte de l 'expérience par ailleurs. mais qu;il soit permis à un ancien de la'CEL de le féliciter de tout coeur pour ~on initiative si prometteuse et son travail, à tous points de vue, ~i constructif.

L' ESPERANTO PERMET A DES ~L~VES ALLEMANDES ~T. F~ANCAISES DE VIVRE ENSEMBLE DURANT UNE SEMAINE

LES ALLEMANDS CHEZ NOUS

A B:>uvacôte, Vosges, s'est tenu du 24 au 30 octobre 1960, une rencontre espérantiste franco- allemande,

()latre filles de Black - Heimbach ( près de Coblence), âgées de 13,14 et 15 ans, qu'acc~a­

gnait leur instituteur \1. Blobel, ont été reçues à l'école publique de Ihuvacôte

Giaque Allemande mangeait et dormait chez sa correspondante française L'école fut, chaque soir le lieu de rendez-vous des deux groupes es- pérantistes. ~s visites dans la région ont été orgnnisées. ~s chants et des danses populaires exécutés en commun et dirigés par \L Blobel a\~c

accompagnement à 1: accordéon et à la guitare ont réuni, dans la salle des fêtes de l'école la plu- part des parents d'élèves,

Pendant toute cette semaine, la seule langue utilisée, et utilisable ! fut !'Espéranto.

N:>us avons pu constater, et les parents en sont les premiers étonnés et ravis, toute la ré-

elle importance pratique de la langue internatir anale, son caractère logique et sa souples.se

En 2 ans, à raison de deux heures par semai- ne, il vient d'être absolllllent prouvé qu'un élè- ve de classe de Fin d:Etudes peùt écrire et par- ler !'Espéranto de façon très satisfaisante

Alors qu'actuellement l'U\'E:9J) et divers ora ganismes officiels réclament de plus en plus la pratique des échanges internationaux, ne serait- il vraiment pas utile d'enseigner !'Espéranto à 11école?

L'expérience Ihuvacôte - Block - Heimbach ne s'arrêtera pas là, A Noël, et pendant huit jours cinq élèves de Ihuvacote, avec leur maître se-

ront sur les bords du lliin, les invités du groupe espérantiste allemand.

NOUS CHEZ LES ALLEMANDS Noël est arrivé, impatiemnent attendu, ..

Les promesses ont été tenues des deux côtés du lliin.

(4)

Le 26 décembre, à 6 h 30 du matin. ma voitu~

re démarrait, emnenant avec moi cinq espérantistes de 10 à 15 ans.

L'arrivée à Bloch-Heimbach eut lieu vers 17 h 30 Les correspondants étaient là qui nous atten- daient. Nous avons été reçus ~r.'s simplement et

' d" 1 . QUS

tres cor 1a ement conne s1 no et1ons tOUJOUrs connus. Chaque jour nous avons été invités dans une famille, devant des tables couvertes de fri andises et partout, partout~ nous avons rencontré le même accueil très franc et très sympathique,

Les espérantistes allemandes servaient d:in- terprètes entre leurs parents et nous~mémes, en- tre les vendeuses de magasins et nous .. mêmes, L'u- tilité de !'Espéranto à chaque minute, était prou- vée.

Nous avons rendu visite à d'autres Espéranu tistes et nous avons été reçus officiellement par le groupe Espérantiste de la Wester-Wald. Les or- ganisateurs avaient lancé des invitations par téléphone et par lettres. i)ins la salle du restau- rant de la gare de Montabaur, nous nous sommes trouvés une trentaine autour de tables réservées,

Le [)Jeteur Q.iast, de Wirges, Président du groupe, et diverses personnalités dont

M ,

Salzmann

initiateur du mouvement dans la région, M Staud, responsable du j ou mal " Germana · revuo 11, nous souhaitèrent la bienvenue et nous apportèrent le salut des Espérantistes allemands. Personnelle -

GROUPE DU

ment, j "ai pris la parole pour remercier nos hô- tes et dire tout le·plaisir que nous avions d' être en Allemagne parmi des amis Nous avons re- çu des cartes souvenirs et de nombreuses photos ont été prises au flash Les élèves ont très vi- te fraternisé avec de nouvelles élèves alleman- des, toutes jeunes espérantistes· F.nsemble,nous avons chanté en Espéranto puis on nous a deman- dé des chants français Tous les autres consom-

. mateurs ont chaudement applaudi ·

f'.kius avons quitté l Allemagne le jour même du nouvel an

Les '· Petites E.spérantistes françaises ",corn ..

me on les appelait là bas rentraient en France, les valises chargées de tartines de chocolats, de pannes etc Mais nous rev~nions tous avec la tête pleine de merveilleW< souvenirs qui ren- daient nos vacances de Noel inoubliables

Aujourd'hui. l expérience est terminée,Faut- il conclure

?

Faut-il dire que en deux ans,nous venons de prouver à beaucoup de gens, et en par- ticulier à de nombreux parents d élèves, que la langue internationale n est pas une utopie, une nouvelle :: chose ·' inutile pour le Certificat cl'Etudes, une nouvelle marotte d'instituteur.

Puisse aussi. cette expérience se montrer plus valable aux yeux de tous que celle du rapproche- ment des peuples par la fraternité des armes· "

R COLIN

CALVADOS

A NORON-LA-POTERIE

"Jeudi à 10 heures, nous sanmes allés à l"éco~

le, pour travailler devant un groupe d:instituteurs Colette, Oérard~ Jean-claude et Ginette qui étaient de l•équipe de texte libre cette semaine sont ve~ nus lire ce qu1 lls avaient fait devant tout le mon.

de~ C~est le texte de Gérard qui a été choisi

H Jour de pluie en été "·

Nous 17avons corrigé, écrit et illustré sur nos Livres de Vie. pendant que Jacques, Michel et Gérard préparaient les composteurs.

Les petits du cours élémentaire faisaient leurs dessins à la peintureo puis ils sont venus les expliquer pour en taire un texte, c·est celui

0 374 ~

dlAlain n No~l"qul a été choisi

A mld1 nous av1ons terminé mals nous n'é- tions pas décidés à partir N0Us avons emporté chacun une GERBE ENFANTINE " était notre cadeau. 11

Chr·istiane Texte de Gérard "JOUR DE PLUIE EN m'E rr

" Il faisait beau. i l fa1sai t chaud. L ora- ge se présente le so1e11 se ~a,he, il tombe deux petites gouttes d eau Voilà 1 ayerse. Je suis moulllé, je pensais jouer deho,·s Je vois tous les

(5)

petits oiseaux se mettre à 1 abri J étais de mau- vaise humeur d1etre enfermé dans la maison

Le lendemain Monsieur le Sole 11 est revenu", Texte d'Alain "NOEL "

GROUPE

Le jeudi 12 janvier 1961 à 9 heures. nous nous trouvions réunis à 1 école de garçons de la rue Pouget de Lisle Notre atelier avait un clou=

ble but

1) les techniques de 1 Ecole Moderne sont-elles applicables dans une classe de perfectionnement?

2) un~une maitre peut il employer ces techniqtes avec quelques chances de succès

?

Fn effet c est notre jeune camarade Julliàtd fonnation professionnelle dirigée) qui nous pré- sentait sa classe de perfectionnement.

Nous avons remarqué la présence de M Pierre, professeur à l'E N de Montbrison. de ncmbreux jeunes nonnaliens et normaliennes, des habitués de nos réunions

Les élèves lisent leur texte la course de cyclo~cross, NoèL le be. en visite, la télévision

Les étrennes, repas sur l'l-er•

Le texte la course de cyclo-cross " est choisi.. Ce texte est mis au net. Nous assistons au travail habituel de constrJction de phrases, de gramnaire, d orthographe Les maitres présents sont frappés par 1 attention de ces élèves " instables··

leur ouverture d'esprit, leur désir de savoir. Le pluriel du verbe · nt · a été perçu, assimilé dans la mise au net des deux phrases ·

!)es coureurs descendaient les escaliers, les vé- los sur 1 épaule Le dernier ne se pressait pas "

lli maitre plus " engagé '' montre cœment à partir de ce texte,. profitant de la motivation et des esprits :. en état d alerte ", on pourrait fai~

re du calcul vivant pas du tout '' tiré par les cheveux 11

Le circuit mesure 3 km Les coureurs font 5 tours Combien de km ont-ils parcourus ? Essayons de · réaliser en ccmparant à la longueur de la

DE

Le sapin est coloré de lumi~re,

Les jouets sont sur le tapis. La pipe était au pied du sapin

Le reu flambe dans la cheminée,

LA LO. IRE

.

grande-Artère de 7 km

?

Les élèves le trouvent par addition.. Le maitre amène les élèves à le trouver par multiplication.

L~aprèscmidi, nous nous retrouvons encore une vingtaine pour :

- continuer la discussion

• utiliser filicoupeur et magnétophone Fncore beaucoup de jeunes ~

Il a bien fallu tenniner la discussion à 17h 30 sinon .

Le jeudi 9 février à Poanne.

MATIN · notre groupe départemental présente l 'u, tilisation du magnétophone à ltEcole ~bderne,con~

jointement avec 2 autres classes n'employant pas nos techniques, Cette manifestation est une des 4 prévues dans le cadre des " journées officiel~

les aux suppléants " A chaque séance, nous dis-

tr~buons gratuitement • un mode dretllploi du ma- gnétophone, la

Br "

La radio et nous ", une lis- te de

sr.

Nous touchons ainsi plus de 100 sup=

pléants.

APRES-MIDI dans la classe de Melle Lavieil- le au Coteau Melle Lavieille est de la " premiè- re cordée Freinet a qui a pratiqué correspondance, texte libre et imprimerie Nous écoutons toujours ses sages conseils,

A deux heures, nous retrouvons un groupe im~

portant d·=anciens et de nouveaux • une brève pré- sentation de notre ~buvement Ecole Moderne et nous

passons aux ateli~s

1- Imprimerie et limographe· les fillettes de Melle Lavieille sont très entourées. Melle Lavieille a

(6)

i·occasion d'intervenir et de montrer combien est

gr~~e la pui~sance de la motivation par l'impri- merie : une élève '' pas très courageuse " jusqu' ici ne lui a-t-elle pas enfin présenté cette se- maine 4 t1extes parfaitements écrits ?

2~ Magnétophone : après avoir écouté une '' lettre parlée ", 1 < intérët est né et plusieurs collègues questionnent sur les utilisations possibles del' appareil et sur sa manipulation

3) Filicoupeur: B.T, B T. T., peinture à la colle, ont permis de ncrnbreuses discussions. Les dessins

des élèves de Mne Bermon ont permis de souligner la valeur des peintures C E L

Lhe bonne journée qui sera à l origine d'au moins deux échanges de correspondnnce interscolaire.

Notre groupe &ole Moderne Loire est un groupe actif, jeune, ccxrme en témoignent les deux faits suivants

~ ateliers de trava1.'. 30 à 40 présents

~ abonnés à l Educateur Régional à ce jour 42 ( 2 n° seulement parus )

GROUPE GIRONDIN

Les collègues et amis se sont réunis à l'é- cole de perfectionnerœnt 0 Auriac à B:>rdeaux dans la classe de Mne Lucien.. Celle.ci dirige avec auo torité' l'une des 4 classes de cette école particu- lière ~-la classe terminale groupant' une quinzaine de garçons caractériels vivant en internat.

Nous assistons à une séance basée sur la mu- sique. Avant les débuts de la séance, nous feuil- letons Ies cahiers de ses élèves, leur journal,nous voyons les enfants jouer au foot-ball, s1intéres- ser aux travaux manuels ( modèles réduits, poteries sur un tour avec un moniteur. )

LECON DE SOLFEGE ~me.Lucien est une excel- lente musicienne qui aime !<enseignement musical et a obtenu des résultats excellents en intéressC11.t les enfants à cette matière trop souvent délaissée dans nos classes.

Ne viennent à cette leçon que les élèves qui veulent y assister, élèves de sa classe ou d'au- tres 8 élèves sont rangés le long du mur, concré~

tisant chacun une note matérialisée par un carton accroché à la blouse et qui disparaitra par la suite Afin de donner aux enfants l'.idée des sons élevés et des sons plus bas, ils sont rangés par ordre de taille. Cela matérialise parfaitement

l'expression monter ou descendre la garrme

Elle part d·un air connu par les enfants et qu'elle rythme d; abord sur une table QJand 1 'air est reconnu, elle le fait déchiffrer en touchant

les têtes des notes à chanter puis elle le fait écrire au tableau et chanter avec les paroles CHANT · Elle apprend d~abord des canons

- 376

afin de donner aux enfants 1 habitude de chanter, avec une autre voix que celle de leurs camarades.

Elle nous donne un exemple de ce qu'elle obtient malgré les voix qui muent., 2 élèves interprètent de la meilleure manière la Nuit c2 Rameau à 2 voix

PIPEAUX Cliaque élève qui le désire a un pipeau.

La

maitresse n·apprend qu'à bien le tenir et cha- cun apprend seul à jouer. l air qui lui plart. De temps en temps un mo1·ceau est joué en orchestre.

Ctest par tàtonnement seul que les enfants appren- nent à jouer

~tne Lucien pense que les pipeaux permettent aux enfants de devenir musiciens et cela sans con- naissance spéciale des maitres

Fnsuite un élève joue avec beaucoup de brio un air moderne sur un harmonica

CHOIX DE DISQUES 5 disques sont écoutés par les élèves ( c'est l un d·eux qui tient 11élec- trophone). Cliacun a une feuille sur laquelle il met une note pour chacun des disques Ensuite le total et la moyem1e obtenue par ::ha-:. un d e· ·Y.. sont ccxnp~

tés au tableau ( calcul~

Fn résuné excellente démonstration d?un en- seignement trop dédaigné et qui mériterait d'être plus suivi, mfuie si nous n avons pas les connais- sances musicales de Mne l,uçien

J FORESTIER

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