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GRAND ORIENT DE FRANCE
Puissance Symbolique Régulière Souveraine
CAHIER DES RITUELS DES TROIS GRADES
AU RITE FRANÇAIS
RITE FRANÇAIS DE RÉFÉRENCE DU G∴O∴D∴F∴
6018
AVERTISSEMENT
Les Loges du G∴O∴D∴F∴ peuvent initier des hommes et des femmes, et affilier des Frères et des Sœurs, chaque Atelier restant souverain dans son recrutement, dans le cadre de la Constitution et du Règlement général du G∴O∴D∴F∴.
Les Francs-Maçons du G∴O∴D∴F∴ sont donc des Frères ou des Sœurs.
Le présent rituel tient compte de cette réalité de genre :
- Par convention, on suivra l’ordre alphabétique : « les Frères et les Sœurs ».
- Chaque fois qu’il est fait référence à l’universalité des Francs- Maçons, il doit être précisé : Frères et Sœurs, quelle que soit la com- position de la Loge. Ex. : « Mes Frères et mes Sœurs me reconnaissent comme tel »
- Les titres, qualités, grades et offices sont au masculin générique, tels qu’énoncés par la Constitution et le Règlement général du G∴O∴D∴F∴ : Franc-Maçon ; Apprenti, Compagnon, Maître ; Vénérable Maître, Orateur, Surveillant, Grand Expert, Maître des Céré- monies, Couvreur, Trésorier, Hospitalier, Maître des Banquets, Maître de la Colonne d’Harmonie ; Délégué.
- En revanche, les Francs-Maçons en tant que personnes sont désignés conformément à leur genre : « Ma Sœur Grand Expert ».
- Dans les indications de mise en place du rituel, les termes
« candidat », « impétrant », « récipiendaire », « conférencier »restent au masculin générique, pour faciliter la lecture : les officiants adapte- ront leurs propos aux personnes.
Les accords grammaticaux font application de ces conventions.
Ces précisions n’ont d’autre but que de permettre à tous les membres de nos Loges de se « reconnaître comme tels »en toute fraternité, et « sur le plan de la plus parfaite égalité ».
GRAND ORIENT DE FRANCE
Puissance Symbolique Régulière Souveraine
CAHIER DES RITUELS DES TROIS GRADES
AU RITE FRANÇAIS
6018
SOMMAIRE
ESSAI SUR L’HISTOIRE DU RITE FRANÇAIS ... 07
CAHIER DU GRADE D’APPRENTI DISPOSITION ET DÉCORATION DU TEMPLE ... 13
TRAVAUX ORDINAIRES ... 15
I - Ouverture des Travaux ... 15
A. –Reconnaissance maçonnique ... 15
B. – Rappel des principes du G. O. D. F. ... 17
C. – Ouverture proprement dite ... 18
II - Appel, Tracé des derniers Travaux et Correspondance ... 19
A. – Appel... 19
B. – Adoption du tracé des derniers Travaux... 19
C. – Lecture de la correspondance ... 20
III - Introduction des Visiteurs et des Dignitaires de l’Ordre ... 21
A. – Introduction des Visiteurs isolés ... 21
B. – Introduction des Députations d’Ateliers ... 22
C. – Introduction des Dignitaires de l’Ordre ... 23
IV- Discussion de l’ordre du jour ... 25
V - Discipline ... 26
VI - Batterie de deuil ... 26
VII- Chaîne d’Union rituelle... 28
A. – Chaîne d’Union habituelle ... 28
B. – Chaîne d’Union avec communication des mots de semestre 29 VIII - Circulation des Troncs et clôture des Travaux ... 30
ADMISSION D’UN PROFANE (homme ou femme) - Première partie .. 35
I - Délibération sur l’admission d’un profane ... 35
Passage sous le bandeau ... 36
II - Préparation d’un profane admis aux épreuves ... 40
Instruction pour les candidats ... 40
A. – De la Franc-Maçonnerie et de ses principes ... 40
B. – Des Francs-Maçons ... 41
C. – Acquisition et perte de la qualité de Franc-Maçon ... 41
D. – Obligations pécuniaires ... 42
ADMISSION D’UN PROFANE - Deuxième partie I. Préliminaires à l’initiation ... 43
Le Cabinet de réflexion ... 43
Description ... 43
Le passage du profane dans le Cabinet de réflexion ... 43
A. – Déclarations du candidat ... 44
B. – Ultimes réflexions du candidat ... 45
C. – Décision de la Loge ... 48
B. – Voyages initiatiques ... 52
Premier voyage ... 54
Deuxième voyage... 57
Troisième voyage ... 58
...Épreuve de la coupe d’amertume (au choix de la Loge) 60 III - Réception ... 61
A. – Lumières et outils symboliques ... 61
B. – Promesse solennelle ... 62
Obligation... 62
La scène du parjure... 63
IV - Lumière initiatique ... 64
A. – Instruction maçonnique au premier degré ... 67
B. – Reconnaissance du nouveau Frère (de la nouvelle Sœur) ... 68
MÉMENTO DU PREMIER DEGRÉ ... 71
INSTRUCTION AU PREMIER DEGRÉ ... 73
ÉLECTIONS ... 77
I. Élections générales ... 77
II. Installation des Officiers de la Loge ... 80
BANQUET ANNUEL ... 89
I. Généralités ... 89
A. – Obligation du Banquet annuel ... 89
B. – Installation de la table ... 89
Dispositions communes ... 89
Banquet d’Ordre... 89
Agape... 90
C. – Travaux de Banquet ... 90
II. Rituel du Banquet d’Ordre ... 90
A. – Ouverture des Travaux ... 90
B. – Santés, discours et Chaîne d’Union ... 94
Reprise des Travaux ... 94
Première santé... 95
Seconde santé ... 96
Troisième santé... 97
Quatrième santé ... 98
Discours ... 99
Cinquième santé et Chaîne d’Union ... 99
C. – Clôture des Travaux ... 101
TENUE FUNÈBRE ... 103
I. Généralités ... 103
A. – Obligation de la Tenue funèbre ... 103
B. – Disposition et décoration du Temple ... 103
II. Ouverture des Travaux ... 104
III. Introduction des Visiteurs et des invités profanes ... 107
IV. Prélude de la cérémonie ... 108
V. Chaîne d’Union rompue ... 110
VI. Flamme symbolique ... 112
VII. Éloge funèbre ... 114
VIII. Voyage des rameaux symboliques ... 114
IX. Chaîne d’Union ressoudée ... 115
X. Sortie des invités profanes et des Dignitaires de l’Ordre ... 118
XI. Clôture des Travaux ... 119
AFFILIATION - INTÉGRATION - RÉINTÉGRATION ... 121
TENUE BLANCHE FERMÉE ... 127
TENUE BLANCHE OUVERTE ... 131
CAHIER DU GRADE DE COMPAGNON Avertissement ... 135
OUVERTURE DES TRAVAUX ... 137
Rappel des principes capitaux du G∴O∴D∴F∴ ... 139
Ouverture proprement dite... 139
Procès-verbal ... 141
Introduction des Visiteurs ... 142
AUGMENTATION DE SALAIRE ... 143
Examen du candidat ... 143
A. – Introduction du candidat ... 143
B. – Examen ... 144
CÉRÉMONIE D’AUGMENTATION DE SALAIRE ... 147
Première option ... 149
• Annexe I ... 152
• Annexe II ... 154
Seconde option ... 164
• Annexe III ... 165
Premier voyage ... 167
Deuxième voyage ... 169
Troisième voyage ... 171
Quatrième voyage ... 173
Cinquième voyage ... 175
Cérémonie de la découverte de l’Étoile flamboyante ... 178
Réception .... ... 180
Circulation des troncs et clôture des Travaux ... 183
MÉMENTO DU SECOND DEGRÉ ... 185
INSTRUCTION AU SECOND DEGRÉ ... 187
DISPOSITION ET DÉCORATION DU TEMPLE ... 197
OUVERTURE DES TRAVAUX ... 199
Procès-verbal ... 202
Introduction des délégations ... 203
EXAMEN DU COMPAGNON À LA MAÎTRISE ... 205
Introduction du candidat ... 205
Examen ... 206
CÉRÉMONIE D’ÉLÉVATION À LA MAÎTRISE ... 209
Fermeture des Travaux ... 227
PROPOS DE L’ORATEUR ... 231
MÉMENTO DU TROISIÈME DEGRÉ ... 235
INSTRUCTION AU TROISIÈME DEGRÉ ... 239
ESSAI SUR L’HISTOIRE DU RITE FRANÇAIS
Le Rite Français utilisé par toutes les Loges du G∴O∴D∴F∴lors des réunions réglementaires et par leur grande majorité pour les travaux, a su conserver, sur des aspects fondamentaux, les usages d’origine introduits sur le continent au début du XVIIIe siècle et développer des formes propres, cohérentes et adaptées à la Maçonnerie et à ses évolutions.
Le Rite Français a l’avantage de prendre sa source directement dans ce qui se pratiquait à l’époque d’Anderson aux alentours de 1723 en provenance de ceux que l’on a appelés les « modernes », ce qui lui confère une légitimité historique et donc une régularité incontestée.
Implantation des usages maçonniques dans notre pays (évolution historique) Qu’avons-nous emprunté au juste aux opératifs qui nous ont précédés sous le nom de Francs-Maçons ? L’usage d’un local fermé appelé Loge, le respect de règles, trans- mission d’une culture, des savoir-faire et des métiers.
Les premières Loges s’établissent peut-être après 1688, souvent sous l’impulsion des partisans des Stuarts réfugiés à Saint-Germain-en-Laye, donc avec empreintes écossai- ses et irlandaises supposées.
Mais les représentants de la Grande Loge de Londres, créée en 1717, prennent vite le relais et imposent leurs règles :
– Le local occupe un espace, orienté, partant de deux colonnes et allant jusqu’à la façade symbolique du Temple. Le Maître de Loge se tient à « l’Orient » et les deux Surveillants (Inspecteurs) sont à l’Occident. Ils forment un triangle. Le rôle d’éventuels autres Officiers – Secrétaire, Trésorier – est encore très fluctuant.
– On met en place un tableau sur le sol ou sur une table, qui est la Loge, autour duquel les Francs-Maçons, debout, se rangent de part et d’autre, puis s’asseyent ou s’attablent. Ce « tableau de Loge » est orné de divers instruments symboliques et de la lettre G, pour Géométrie (« objet de la Maçonnerie »). La colonne à gauche en entrant est dite J et la colonne à droite est dite B. Après une période d’incertitude, la premiè- re symbolise la Force et la seconde la Beauté. Une troisième colonne, imaginaire, située à l’Orient, symbolise la Sagesse. Les Francs-Maçons entrent du pied droit et la batte- rie s’exécute au Rite Français par trois fois trois coups dont les deux premiers sont rapprochés. – La réception du candidat passe par une préparation (chambre obscure, dépouillement des métaux, préparation vestimentaire, yeux bandés) et une triple déambulation ; puis par l’obligation avec le compas, pendant la lecture des
« châtiments ». On lui remet ensuite son tablier et des gants.
Il semble que la Maçonnerie d’origine n’ait connu qu’un système à deux degrés : 1. le grade d’Apprenti-entré, basé sur la communication de deux mots, J et B, avec un signe guttural, un signe pectoral et un attouchement.
2. le grade de « Compagnon de métier » comportant un mot en deux parties, M-B et un attouchement appelé « cinq points de la Confrérie ».
Entre 1730 et 1740, le premier grade d’origine se dédouble (Apprenti, Compagnon) et le second grade devient le troisième (Maître), augmenté de la toute récente légende d’Hiram, apparue dans les années 1720, dramaturgie qui devient le récit central, fondant l’origine et l’unité de la culture maçonnique. Cette partition, le désir de sacraliser le lieu de réunion, et le besoin de donner une profondeur à l’Orient, vont modifier l’organisation de l’espace utilisé.
Les évolutions propres à la Maçonnerie française
Après la période d’implantation des évolutions spécifiques à la France, apparaissent dès 1740, quelques apports hermétistes et des influences chevaleresques et monastiques, chrétiennes et monarchiques marquées.
Cela va se traduire notamment par l’emploi de l’épée dans les cérémonies, l’évolution du mode de réception des néophytes et l’arrivée de mots nouveaux (Ordre, Vénérable, langage militaire pour les agapes, acclamations par « Vivat ») ; ainsi que par l’importance donnée au thème de l’Évangile de Saint-Jean et d’une façon générale la valorisation de la Bible. En réalité, une multitude d’innovations se font jour dans la plus grande diversité à partir du milieu du siècle.
La représentation mentale du lieu de réunion change parce que l’idée que la réunion des Francs-Maçons se fait autour de la Loge (le Tableau) et se tient dans une
« Cour pavée à la mosaïque », devant la façade imaginaire du Temple, à l’Orient, lais- se la place à une notion élargie du Temple. Celle-ci, peu à peu, intègre mentalement cette Cour qui devient le Pavé Mosaïque et repousse les parvis à l’extérieur des colon- nes. Les Maîtres se réservent le Sanctuaire ou « Chambre du Milieu », situé par consé- quent au-delà de l’Orient, qui prend une réalité volumique. De plus, une confusion de sens sur le mot anglais « pillar » va mener certaines Loges à rajouter au milieu de la Loge trois piliers Sagesse-Force-Beauté et à négliger la fonction originelle des colonnes d’entrée. Peu à peu, enfin, l’ouverture de la Loge se fait plus solennelle, avec des aspects récitatifs et répétitifs entre les trois maillets, et d’autres Officiers apparaissent (Orateur, Élémosinaire, Architecte). Le nombre de dix Officiers s’imposera bien plus tard.
La codification du style français
Plusieurs faits sont à signaler pour apprécier l’unification rituelle que le Grand Orient de France va mettre en œuvre à partir de 1773, date de son unification sous la forme d’une Obédience d’un type nouveau. Toutes ces étapes ont conduit à constituer la Maçonnerie telle que nous la connaissons aujourd’hui.
C’est dans un contexte de rivalités que la fondation du Grand Orient de France, en mai 1773, introduit un principe d’unité et de cohérence obédientielle et rituelle.
Mettre fin à l’inamovibilité des Vénérables et instituer un principe d’autorité à la fois conventuelle, démocratique et centralisée, supposent aussi d’unifier et de nationaliser les usages maçonniques.
Il faudra treize années pour y arriver. La première Commission (constituée de Bacon de la Chevalerie, Stroganoff et de Toussainct) puis surtout, après 1776, la seconde Commission (avec Guillotin, Morin, Brest de la Chaussée et Savalette de Langes), enquêtèrent longuement.
Roëttiers de Montaleau qui dirigea le Grand Orient de 1795 à 1804 et qui porta le titre de Grand Vénérable en l’absence de Grand Maître, est à la base de l’écriture d’un Rite unifié et codifié, qui fut imprimé sans autorisation en 1801 sous le nom de
« Régulateur du Maçon ».
Cette régulation d’ensemble fournit à l’immense majorité des Loges du pays un outil que l’on peut qualifier de synthèse raisonnable, concise et aux formes rituelles équilibrées. Les actes essentiels du rituel sont fidèles au cérémonial et à son approfondissement dans les deux décennies suivantes. Ainsi, le fonds originel est préservé et valorisé. En outre, l’ensemble a été déchristianisé. 1877 a renoué avec l’esprit de 1723 et l’a accompli en proclamant la liberté absolue de conscience.
En fait, la comparaison avec les manuscrits disponibles du milieu du siècle montre que la codification a porté surtout sur des aspects mineurs, sur l’organisation de la vie de la Loge, les décors et des éléments périphériques du rituel.
Le rituel Français Moderne, ainsi appelé au début du XIXesiècle, correspond à la procédure claire et précise que l’on pressent dès les années 1740, codifiée et adoptée en 1786 et imprimée en 1801.
On doit admettre que le Rite Français (ou Moderne) est indifféremment celui de 1786 ou 1801 et qu’il n’y a aucune raison légitime de penser qu’il puisse y avoir eu un Rite Français « Ancien », un Rite Français Moderne, un Rite Français Moderne Rétabli 1786 ou un Rite Français Traditionnel.
Ce rituel sera modifié deux fois dans la seconde moitié du XIXesiècle. Tout d’abord par Murat, qui en fit une version courte, nette et probablement la plus authentique et fidèle. Ensuite par Amiable dans une époque où rationalisme, positivisme et scientisme s’affirment. Épreuves et voyages furent remplacés par de longs discours sur les tendances du moment.
Il fallut attendre le milieu du XXe siècle pour qu’Arthur Groussier fît voter au Convent 1935 une version revenant en partie aux formes antérieures. Cette version ne sera utilisée qu’à partir de 1945. Dans la seconde moitié du XXesiècle, une version édi- tée en 1970 modifia ce rituel en simplifiant voyages et épreuves.
Cette nouvelle édition, qui tient compte de la présence de Sœurs au G∴O∴D∴F∴, s’appellera tout implement :
RITE FRANÇAIS DE RÉFÉRENCE DU G∴O∴D∴F∴
ESSAI SUR L’HISTOIRE DU RITE FRANÇAIS
GRAND ORIENT DE FRANCE
Puissance Symbolique Régulière Souveraine
CAHIER DU GRADE D’APPRENTI
AU RITE FRANÇAIS
RITUEL DE RÉFÉRENCE
6018
l’ o----
DISPOSITION ET DÉCORATION DU TEMPLE
Le lieu clos et couvert dans lequel se tient la Loge s’appelle le Temple, par habitude. En réalité, il s’agit des parvis du Temple.
Celui-ci est précédé d’un vestibule, (nommé « les parvis du Temple »), où sont disposés une table et des sièges. Sur celle-ci est posé un registre destiné à recevoir les signatures des membres de la Loge et des visiteurs.
Le Temple a intérieurement la forme d’un rectangle allongé dont le fond, s’il est possible, doit être semi-circulaire. La partie du fond surélevée de trois marches se nomme l’Orient. À droite et à gauche des marches, l’Orient est « fermé » par une balus- trade. La porte d’entrée s’ouvre à l’Occident, face à l’Orient.
De chaque côté de la porte est une colonne creuse, en principe en bronze, avec un chapiteau supportant des grenades entrouvertes. Sur le fût de la colonne à gauche de l’entrée, en regardant l’Orient, ou colonne du Nord, est la lettre J ; sur celui de la colonne placée à droite, ou colonne du Midi, est la lettre B.
Les murs sont peints ou tapissés en bleu. Sur la frise figure un cordon formant, de distance en distance, 12 nœuds emblématiques ; ce cordon se termine, le long de chaque colonne, par une houppe, appelée traditionnellement « dentelée ». Le plafond représente une voûte azurée, parsemée d’étoiles formant un grand nombre de constel- lations. On y voit le Soleil levant et la Lune.
Il ne doit y avoir de fenêtres ou d’autres ouvertures aux murs qu’à la condition que, du dehors, on ne puisse ni voir, ni entendre.
À l’Orient, face à la porte d’entrée, le fauteuil du Vénérable est posé sur une partie du plancher surélevée de trois marches. Devant ce fauteuil est un large plateau rectangulaire, supporté par trois panneaux de boiserie pleine. Sur ce plateau doivent se trouver : un candélabre à trois branches, un maillet, une équerre, un compas, le livre de la Loi maçonnique (Constitution et Règlement général) et l’Épée flamboyante.
À l’extrémité gauche de l’Orient, par rapport à la place du Vénérable, sont un siège et un plateau pour l’Orateur, à l’extrémité droite un siège et un plateau pour le Secrétaire. Sur chacun de ces plateaux doit se trouver un flambeau et sur le plateau de l’Orateur, le livre de la Loi maçonnique.
À droite et à gauche du fauteuil du Vénérable sont disposés des sièges destinés aux Francs-Maçons qu’il y a lieu d’honorer spécialement.
Le Premier Surveillant siège à l’Ouest au pied de la colonne du Midi. Le Second Surveillant siège au pied de la colonne du Nord. Un candélabre et un maillet sont posés sur le plateau des Surveillants.
Près de la place de l’Orateur, mais en dehors de la balustrade, est un plateau pour le Trésorier ; vis-à-vis, près de la place du Secrétaire, est le plateau de l’Hospitalier.
Le Grand Expert est placé en avant ou à côté du plateau du Trésorier. En face, le Maître des Cérémonies est placé en avant ou à côté du plateau de l’Hospitalier.
Le Couvreur se tient au milieu de la porte de l’Occident face au Vénérable.
Il existe une variante française où le Maître des Cérémonies et le Grand Expert se trouvent respectivement devant les plateaux des Premier et Second Surveillants.
Au Midi et au Nord sont des banquettes disposées longitudinalement. Les Apprentis se placent sur celles du Nord ; les Compagnons sur celles du Midi et au premier rang au Rite Français ; les Maîtres se placent indifféremment sur les unes ou les autres rangées arrière, sauf cérémonial particulier. Par extension, on donne parfois le nom de colonne du Midi ou du Nord à l’ensemble des Francs-Maçons siégeant sur les banquettes placées devant ces colonnes.
Lorsqu’il y a lieu de former la voûte d’acier, en principe le premier rang de chaque colonne doit être réservé aux Maîtres. Après la voûte d’acier, ils regagnent les rangées arrière. S’ils ne sont pas assez nombreux, Apprentis et Compagnons restent à leurs places.
À l’Orient, contre la muraille, derrière la place du Vénérable et la dominant, est un triangle équilatéral lumineux ayant, au milieu, un œil. À l’Occident, à droite de la colonne du Nord et assez haut sur le mur, se trouve une Étoile à cinq rayons avec la lettre G au milieu. Cette Étoile n’est pas éclairée au grade d’Apprenti. La bannière de la Loge est placée à l’Orient, à droite du Vénérable.
Sur le plateau du Vénérable Maître - ou sur un autel des serments placé juste devant - on disposera une épée, l’équerre et le compas ainsi que le livre de la Constitution du G∴O∴D∴F∴. On peut y ajouter le livre des Constitutions d’Anderson.
L’usage en a aboli l’obligation depuis la fin du XIXesiècle mais les Ateliers qui le veulent peuvent placer au centre du Temple le tableau de Loge au Rite Français. De même, ceux qui souhaitent utiliser les trois grands chandeliers autour du tableau peuvent le faire mais selon la disposition propre au Rite Français, c’est-à-dire Nord-Est, Sud-Est, Sud-Ouest.
TRAVAUX ORDINAIRES
Le tutoiement est la règle en Maçonnerie, le vouvoiement est d’usage dans les rituels, chaque Loge pratiquera l’un ou l’autre selon sa tradition.
I – OUVERTURE DES TRAVAUX
A.– RECONNAISSANCE MAÇONNIQUE
Les membres de la Loge ayant été dûment convoqués, sept au moins d’entre eux dont quatre Maîtres au moins, étant réunis dans le Temple, le Vénérable se décore, prend place et invite les Francs-Maçons à faire de même et à revêtir leurs insignes, il s’assure que les Officiers indispensables sont à leur poste ou les fait suppléer. Cette disposition est caractéristique du Rite Français.
Allumage des cinq candélabres, sur les plateaux du Vénérable et des deux Surveillants.
Cela fait :
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Prenez place, mes Frères /et mes Sœurs.
Le Vénérable frappe un coup de maillet
répété par le Premier Surveillant
puis par le Second Surveillant
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Premier Surveillant, êtes-vous Franc-Maçon ?
LE PREMIER SURVEILLANT
Mes Frères et mes Sœurs me reconnaissent comme tel,Vénérable Maître.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Second Surveillant, quel âge avez-vous ?
LE SECOND SURVEILLANT
Trois ans.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Premier Surveillant, quel est le premier devoir d’un Surveillant en Loge ?
LE PREMIER SURVEILLANT
Vénérable Maître, c’est de s’assurer que le Temple est couvert.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Couvreur, veuillez vous en assurer.
LE COUVREUR
Le Temple est couvert, Vénérable Maître.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Second Surveillant, quel est le second devoir d’un Surveillant en Loge ?
LE SECOND SURVEILLANT
Vénérable Maître, c’est de s’assurer que tous les Francs-Maçons présents sont membres réguliers de la Loge ou visiteurs connus.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Debout, face à l’Orient, mes Frères / et mes Sœurs.
Vous vous mettrez à l’Ordre au passage de votre Surveillant de Colonne.
Après une PAUSE :
Frère / Sœur Premier Surveillant et Frère / Sœur Second Surveillant, assurez-vous que tous les Francs-Maçons qui décorent vos colonnes respectives sont membres réguliers de la Loge ou visi- teurs connus.
TRAVAUX ORDINAIRES
Les Premier et Second Surveillants tenant leur maillet contre l’épaule gauche, longent chacun leur colonne, redescendent leur colonne sans nouvelle vérification et à l’Occident le Second Surveillant, par un signe du maillet ou à voix basse, indique au Premier Surveillant que sa colonne est régulière. Les deux rejoi- gnent leur plateau respectif.
LE PREMIER SURVEILLANT
Le Premier Surveillant frappe un coup de maillet
Vénérable Maître, tous les Francs-Maçons qui décorent les colonnes sont membres réguliers de la Loge ou visiteurs connus.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Il en est de même à l’Orient.
B.– RAPPEL OBLIGATOIRE DES PRINCIPES CAPITAUX DU GRAND ORIENT DE FRANCE
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Mes Frères /et mes Sœurs, un Franc-Maçon du Grand Orient de France doit avoir toujours présent à l’esprit les principes capitaux de notre Ordre.
Les Constitutions d’Anderson précisent que la Franc-Maçonnerie a été fondée pour réunir les hautes valeurs morales qui, sans elle, auraient continué de s’ignorer, et pour être le Centre de l’Union.
La Franc-Maçonnerie a pour mission de préparer la Concorde Universelle ; elle doit donc améliorer à la fois l’homme et la société.
À l’accomplissement de sa mission, le Grand Orient de France n’admet aucune entrave.
Ses moyens sont définis par l’Article premier de la Constitution.
Je vais vous en donner lecture.
« Institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, la Franc-Maçonnerie a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité.
Elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionne- ment intellectuel et social de l’humanité.
Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.
Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.
La Franc-Maçonnerie a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »
C.– OUVERTURE PROPREMENT DITE
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Frère / Sœur Premier Surveillant, à quelle heure les Francs- Maçons ouvrent-ils leurs Travaux ?
LE PREMIER SURVEILLANT
À midi.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Quelle heure est-il, Frère / Sœur Second Surveillant ?
LE SECOND SURVEILLANT
Il est midi.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Puisqu’il est l’heure du travail, Frère / Sœur Premier Surveillant et Frère / Sœur Second Surveillant, invitez les Francs-Maçons qui décorent vos colonnes respectives à se joindre à vous et à moi pour ouvrir les Travaux de la Respectable Loge …, Orient de …, au grade d’Apprenti, en la forme accoutumée.
LE PREMIER SURVEILLANT
Frère / Sœur Second Surveillant, Francs-Maçons de la colonne du Midi, vous êtes invités par le Vénérable Maître et par moi à vous joindre à nous pour ouvrir les Travaux de la Respectable Loge …, Orient de …, au grade d’Apprenti, en la forme accoutumée.
LE SECOND SURVEILLANT
Francs-Maçons de la colonne du Nord, vous êtes invités par le Vénérable Maître, par le Premier Surveillant et par moi à vous joindre à nous pour ouvrir les Travaux de la Respectable Loge …, Orient de …, au grade d’Apprenti, en la forme accoutumée.
TRAVAUX ORDINAIRES
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe trois coups de maillet
répétés par le Premier Surveillant
puis par le Second Surveillant
À moi, mes Frères /et mes Sœurs, par le signe, la triple batterie et l’acclamation :
Liberté – Égalité – Fraternité !
Frère / Sœur Maître des Cérémonies, Frère / Sœur Grand Expert et Frère / Sœur Maître de la Colonne d’harmonie, remplissez votre Office.
(Ouverture de la Constitution, mise en place de l’équerre et du compas, du tableau de Loge s’il existe et Colonne d’harmonie selon les usages de la Loge)
Ce commandement ayant été exécuté :
Les Travaux sont ouverts. Prenez place, mes Frères / mes Sœurs.
II - APPEL,TRACÉ DES DERNIERS TRAVAUX ET CORRESPONDANCE
A.- APPEL
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Secrétaire, veuillez procéder à l’appel.
A l’appel de son nom, chaque Franc-Maçon présent se lève, à l’ordre, répond présent et salue.
B.- ADOPTION DU TRACÉ DES DERNIERS TRAVAUX
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Frère / Sœur Secrétaire, vous gardez la parole pour la lecture du tracé des derniers Travaux.
La lecture étant finie,
le Vénérable frappe un coup de maillet
Mes Frères /et mes Sœurs, si vous avez des observations à pré- senter sur le tracé qui vient d’être lu, la parole, sur votre demande, vous sera accordée. Il ne peut être fait de remarques que sur la rédac- tion du tracé et non sur le fond des sujets traités.
Si des observations se produisent tendant à la rectification du procès-verbal, elles sont discutées et, s’il y a lieu, il est statué à la majorité des suffrages après avis de l’Orateur.
Les colonnes étant muettes :
LE PREMIER SURVEILLANT
Le Premier Surveillant frappe un coup de maillet
Vénérable Maître, les colonnes sont muettes.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Orateur, pendant la durée des Travaux, vous êtes le fidèle gardien de la Constitution et du Règlement Général, veuillez donner vos conclusions sur le tracé qui vient d’être lu.
L’ORATEUR
Je conclus pour (oucontre) l’adoption du tracé [avec les amendements...].
Les conclusions étant données :
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Je mets aux voix les conclusions de l’Orateur. Que ceux qui sont d’avis de les adopter, le manifestent en levant la main à mon coup de maillet.
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Que ceux qui sont d’un avis contraire le manifestent de la même manière.
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Après avoir constaté la majorité ou l’unanimité favorable :
Le procès-verbal est adopté (ourepoussé).
Si le procès-verbal n’est pas adopté, le Secrétaire est chargé d’en présenter une nouvelle version corrigée des remarques des membres de la Loge pour la prochaine Tenue.
C.– LECTURE DE LA CORRESPONDANCE
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
TRAVAUX ORDINAIRES
L’ordre du jour appelle la lecture de la correspondance.
Le Vénérable donne lecture de la correspondance ordinaire en commençant par les planches d’excuses. Il résume en quelques mots les lettres d’intérêt secondaire. Pour les planches de secours et celles qui exigent une décision de la Loge, il consulte les colonnes mais n’ouvre pas de discussion. Si les ques- tions sont controversées, leur examen est remis à l’ordre du jour de la Tenue d’Obligation suivante.
Frère / Sœur Orateur, veuillez donner lecture à la Loge des communications officielles du G∴O∴D∴F∴.
L’Orateur les lit. Le Vénérable en ordonne la discussion ou, s’il y a lieu, la remet à une date ultérieure.
III - INTRODUCTION DES VISITEURS ET DES DIGNITAIRES DE L’ORDRE
La liberté est laissée à la Loge et à son Vénérable quant aux moments d’introduction des visiteurs et délégations d’ateliers, prenant acte des habitudes et de la solennité voulue. L’entrée des visiteurs peut s’effectuer avant l’ouverture des Travaux, juste après l’ouverture des Travaux ou après la lecture de la correspondance. Malgré l’article 55, elle n’est dans la pratique que rarement effectuée après la lecture de la correspondance.
L’entrée du Temple ne peut être accordée après l’ouverture des Travaux tant qu’un membre de la Loge a la parole. Il est même préférable, pour donner l’en- trée, d’attendre que la discussion en cours soit terminée. Les visiteurs et membres de la Loge en retard doivent s’annoncer par les trois coups frappés.
A.- INTRODUCTION DES VISITEURS ISOLÉS
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Frère / Sœur Grand Expert, veuillez vous rendre dans les parvis.
Vous procéderez au Tuilage des visiteurs.
Le Grand Expert se rend dans les parvis, frappe à la porte les coups du grade et avertit le Couvreur.
LE COUVREUR
Vénérable Maître, des Francs-Maçons demandent l’entrée du Temple.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Donnez l’entrée du Temple aux visiteurs.
Les visiteurs, à leur entrée, après qu’ils ont fait les pas et salué, restent à l’Ordre entre les colonnes. Le Couvreur ferme la porte du Temple et reste à son poste.
La marche consiste, étant à l’Ordre et le corps légèrement effacé, à faire trois pas glissés en avant, en partant du pied droit et en assemblant à chaque pas les pieds en équerre, talon contre talon, puis à faire le signe comme salut au Second Surveillant, au Premier Surveillant, puis au Vénérable qui, debout, répondent par le signe du maillet.
Le Vénérable salue les visiteurs.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Prenez place mes Frères /et mes Sœurs.
Les visiteurs prennent place sur les colonnes.
Toutefois, le Vénérable peut les inviter tous ou en inviter quelques-uns à venir s’asseoir à l’Orient. Les Vénérables venus en visiteurs et les anciens Vénéra- bles de la Loge doivent toujours être priés de prendre place à l’Orient.
B.- INTRODUCTION DES DÉLÉGATIONS D’ATELIERS
On introduit d’abord les députations des Loges symboliques des Obédiences amies, puis celles des Loges symboliques du G∴O∴D∴F∴, ensuite celles des Ateliers de Perfectionnement étrangers au G∴O∴D∴F∴reconnus par lui, puis les députations des Ateliers de Perfectionnement liés au G∴O∴D∴F∴: Grand Chapitre de l’Ancienne Maçonnerie d’York (Marque et Arc Royal), Grand Ordre Égyptien (Memphis-Misraïm), Grand Prieuré Indépendant de France (R∴E∴R∴). Le Grand Collège des Rites Ecossais et le Grand Chapitre Général (R∴F∴) rentrent ensemble par accord.
La réception des Ateliers de Perfectionnement est régie par la circulaire 379 du 4/11/2003 : les Ateliers de Perfectionnement ne peuvent être reçus que sur invitation expresse des Loges Bleues et pour certaines cérémonies avec autorisation du Conseil de l’Ordre.
Le Maître des Cérémonies, assisté du Grand Expert, prend le commandement de l’escorte et assume la conduite du cortège.
LE MAÎTRE DES CÉRÉMONIES
Lorsque la délégation est prête :
Vénérable Maître, j’annonce la présence d’une délégation de la Respectable Loge …, conduite par …
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Frère / Sœur Maître des Cérémonies, introduisez dans le Temple la délégation de …
Le cortège se forme dans les parvis de la manière suivante : en tête, le Maître des Cérémonies, puis le Chef de la délégation suivi par ses autres membres deux par deux. Le Grand Expert ferme la marche.
TRAVAUX ORDINAIRES
Le Couvreur ouvre la porte.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Debout et à l’Ordre, mes Frères /et mes Sœurs.
Tous les Francs-Maçons se lèvent et se mettent à l’Ordre. La délé- gation est conduite jusqu’au bas des marches de l’Orient. Les membres des délégations d’Ateliers n’ont pas à faire les pas, ni à saluer les Surveillants. Ils saluent le Vénérable lorsqu’ils s’arrêtent.
Lorsque le cortège arrive devant les marches de l’Orient, le Maître des Cérémonies et le Grand Expert se placent respective- ment à la gauche et à la droite de la délégation, tous font face à l’Orient.
Le Vénérable salue les membres de la délégation et fait tirer une triple batterie en leur honneur, s’il veut donner un caractère céré- monial particulier.
Cela fait, les chefs de délégations peuvent être invités à prendre place à l’Orient.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Frère / Sœur Maître des Cérémonies, conduisez les membres de la délégation de … sur les Colonnes.
Reprenez vos places, mes Frères /et mes Sœurs.
Lorsque les délégations sont importantes, le Vénérable peut les recevoir groupées.
C.- INTRODUCTION DES DIGNITAIRES DE L’ORDRE
Les Dignitaires du Grand Orient de France sont introduits après les visiteurs isolés, les députations d’Ateliers et les Dignitaires des autres puissances maçonniques. S’il y a plusieurs Dignitaires, la délégation est formée des membres du Conseil de l’Ordre suivis des Grands Maîtres Adjoints, enfin du Grand Maître. La délégation est conduite jusqu’au bas des marches de l’Orient par le Maître des Cérémonies assisté de quinze Francs-Maçons pour le Grand Maître, les Grands Maîtres Adjoints de neuf Francs-Maçons et de sept pour les membres du Conseil de l’Ordre.
L’escorte se compose ainsi : elle est dirigée par le Maître des Cérémonies suivi(e) des deux porteurs de flambeaux et des douze, six ou quatre Maîtres porteurs de glaives, le Grand Expert ferme la marche muni de l’épée et à la droite du plus haut Dignitaire. Si l’effectif de la Loge ne permet pas de désigner le nombre de Francs-Maçons prévu par le Règlement Général, ce nombre peut être réduit et fixé d’accord avec le Dignitaire qu’il y a lieu de recevoir. Le Maître
des Cérémonies prend le commandement de l’escorte et assume la conduite du cortège.
Si plusieurs Dignitaires doivent entrer ensemble, le Vénérable modifie le rituel en conséquence.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Mes Frères /et mes Sœurs, nous allons recevoir une délégation du Conseil de l’Ordre conduite par …
Lorsque les Francs-Maçons devant composer l’escorte ont été désignés :
Frère / Sœur Maître des Cérémonies, veuillez aller chercher la délégation.
Les Francs-Maçons constituant l’escorte se rendent dans les parvis, pendant que ceux rangés sur le premier banc de chacune des colonnes, autant que possible des Maîtres, prennent une épée de la main droite et la tiennent verticalement, pointe à terre. On ne se met jamais à l’Ordre de la main gauche.
LE MAÎTRE DES CÉRÉMONIES
Lorsque la délégation est prête, le Maître des Cérémonies frappe à la porte du Temple :
Vénérable Maître, j’annonce la présence d’une délégation du Conseil de l’Ordre conduite par …
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Frère / Sœur Maître des Cérémonies, introduisez dans le Temple le Grand Maître (ou le Grand Maître Adjoint, ou le représentant du Conseil de l’Ordre) du Grand Orient de France.
Debout et à l’Ordre, mes Frères /et mes Sœurs ! Formez la voûte d’acier. Surveillants, maillets battants.
À l’arrivée du cortège, le Couvreur ouvre la porte à deux battants.
Les Francs-Maçons munis d’épées gardent la main haute, en levant leurs épées devant eux, la lame légèrement inclinée pour former une voûte sous laquelle le Dignitaire pourra passer. Elle est tenue de la main droite, la gauche pendant naturellement. Elles doivent rester immobiles. Elles ne doivent pas se heurter les unes contre les autres pour produire un cliquetis. Les Francs-Maçons conservent cette position jusqu’au commandement : « Reprenez vos places, mes Frères /et mes Sœurs ».
TRAVAUX ORDINAIRES
Pour le cérémonial des maillets battants, le Vénérable, le Premier Surveillant et le Second Surveillant prennent leur maillet. Puis ils frappent sur le triangle de bois placé sur le plateau, l’un après l’autre, de telle sorte que la cadence des coups qui se succèdent corresponde à la marche du cortège qui doit être lente. Les trois Officiers continuent de battre dans le même ordre et la même cadence pendant toute la durée de la traversée du Temple. Si la Colonne d’harmonie doit se faire entendre pendant l’entrée du Dignitaire, il n’est pas procédé au cérémonial des maillets battants.
Le Dignitaire pénètre dans le Temple et est conduit jusqu’au bas des marches de l’Orient. Les Dignitaires de l’Ordre n’ont pas à faire les pas, ni à saluer les Surveillants. Ils saluent par le signe le Vénérable lorsqu’ils s’arrêtent.
Au fur et à mesure que le cortège entre dans le Temple, et s’il est nécessaire, les Francs-Maçons munis d’épées qui l’accompagnent se rangent de chaque côté pour prolonger la voûte d’acier. Si le besoin ne s’en fait pas sentir, ils restent dans le cortège, l’épée au creux de l’épaule.
Lorsque le cortège arrive aux marches de l’Orient, le Maître des Cérémonies se place à la gauche du Dignitaire, cependant que le Grand Expert reste à sa droite, les deux porteurs de flambeaux les encadrent tous trois ; les Francs- Maçons munis d’épées, s’ils ne prolongent pas la voûte d’acier, restent à leur place respective dans le cortège ; tous font face à l’Orient.
Le Vénérable souhaite la bienvenue au Dignitaire et peut faire tirer une triple batterie en son honneur. Si le Dignitaire est le Grand Maître (oule Grand Maître Adjoint), le Vénérable quitte son plateau par la droite et peut lui offrir le maillet s’il le souhaite. Sinon le Dignitaire est invité à prendre place à la droite du Véné- rable, cependant que tous les Francs-Maçons présents, membres du cortège compris, demeurent immobiles.
S’il prend le maillet, le Grand Maître (ou le Grand Maître Adjoint) donne l’accolade fraternelle au Vénérable. Il tient le maillet de sa main gauche et de sa main droite, il frappe les trois coups symboliques sur l’épaule gauche du Véné- rable qui, à son tour, frappe les trois coups, de sa main droite, sur l’épaule gauche du Dignitaire. Puis le Grand Maître (ou le Grand Maître Adjoint) donne au Vénérable le triple baiser maçonnique.
Le Grand Maître (ou le Grand Maître Adjoint) rend ensuite le maillet et occupe le fauteuil à la droite du Vénérable. Si le Grand Maître est accompagné d’un ou plusieurs Grands Maîtres Adjoints, celui-ci ou ceux-ci se placent à sa droite. Les membres du Conseil de l’Ordre ne prennent le maillet que sur la demande expresse du Vénérable.
Les délégations des Puissances maçonniques « étrangères » reconnues par le Grand Orient de France doivent être reçues avec les mêmes honneurs que les Dignitaires du G∴O∴D∴F∴ et avant eux, selon le rang du Dignitaire. S’il y a plusieurs délégations, on introduit d’abord les délégations des puissances maçonniques : les plus récemment créées viennent en tête, celle de la Puissance maçonnique la plus ancienne, la dernière (se reporter à la liste annexée au Règlement Général).
Les membres du Grand Chapitre de l’Ancienne Maçonnerie d’York (Marque et Arc Royal), du Grand Ordre Égyptien (Memphis-Misraïm), du Grand Prieuré Indépendant de France (R∴E∴R∴), du Grand Chapitre Général (R∴F∴), du Grand Collège des Rites Ecossais, invités ès qualités, viennent après les délé- gations des Puissances maçonniques étrangères et ont droit aux mêmes hon- neurs que les Dignitaires du G∴O∴D∴F∴. S’ils n’ont pas été invités officiellement, ils doivent être revêtus des insignes de Maître et ils sont reçus sans cérémonie.
Les Dignitaires du G∴O∴D∴F∴entrent toujours les derniers.
En aucun cas, les membres du Grand Chapitre de l’Ancienne Maçonnerie d’York (Marque et Arc Royal), du Grand Ordre Égyptien (Memphis-Misraïm), du Grand Prieuré Indépendant de France (R∴E∴R∴), du Grand Chapitre Général (R∴F∴), du Grand Collège des Rites Ecossais,, et les Dignitaires des Puis- sances maçonniques étrangères ne peuvent, en l’une de ces qualités, présider une Tenue.
IV – DISCUSSION DE L’ORDRE DU JOUR
Aucune décision ne peut être prise valablement sans la présence de sept membres actifs de la Loge, dont quatre Maîtres au moins et trois Compagnons.
Les questions qui peuvent être portées à l’ordre du jour sont de trois sortes : 1. Les sujets qui comportent un rituel spécial :
a) Admission d’un profane (homme ou femme), qui comprend deux parties devant s’effectuer en deux Tenues solennelles.
En ce qui concerne les affiliations, réintégrations ou régularisations, il y a lieu de procéder en se conformant aux dispositions du Règlement Général.
b) Élections générales.
c) Installation des Officiers de la Loge.
d) Communication des mots de semestre.
Généralement, les élections générales et l’installation des Officiers de la Loge sont inscrites en tête de l’ordre du jour. Il en est de même des Travaux rituels relatifs à l’admission d’un profane. La communication des mots de semestre se place habituellement à la fin de l’ordre du jour, avant la clôture des Travaux rituels.
2. Les sujets renvoyés à l’étude des Loges par l’Assemblée Générale et le Conseil de l’Ordre.
3. Les sujets que la Loge décide de traiter.
La Loge peut mettre à son ordre du jour les sujets les plus divers.
Les Loges ne doivent pas négliger l’enseignement maçonnique, elles peuvent porter à leur ordre du jour des Travaux sur la Constitution de l’Ordre, les symboles et rites, les grades, l’organisation de l’Ordre et son histoire générale.
Elles peuvent aussi procéder à la lecture de l’instruction du grade.
L’ordre du jour de la Tenue solennelle suivante peut être fixé soit à la fin des Travaux lorsque l’ordre du jour est épuisé, soit adressé à tous les membres de l’Atelier par bulletin ou courrier.
Questions diverses.
V - DISCIPLINE
Le Vénérable doit diriger les Travaux de la Loge avec fermeté et fraternité. Il doit faire observer strictement les dispositions du Règlement Général.
En cas de trouble qui persiste après un coup de maillet – –, il peut faire mettre la Loge debout et à l’Ordre et rappelle aux Francs-Maçons que le Travail en Loge doit se poursuivre dans le calme et la tolérance mutuelle.
Alors que la Loge est debout et à l’Ordre, il peut faire placer entre les colonnes tout Franc-Maçon pour le rappeler au devoir maçonnique. Si celui-ci ne s’incline pas devant son autorité, ou s’il récidive, le Vénérable peut lui faire couvrir le Temple et, s’il y a lieu, le fera comparaître devant le Conseil de Famille. Dans le cas improbable où le Vénérable ne peut ramener le calme dans la Loge, il peut suspendre les Travaux et même les fermer par un simple coup de maillet – –.
Il est alors absolument interdit, et sous aucun prétexte, de rouvrir les Travaux sous la direction d’un autre membre de la Loge.
Lorsque des dissentiments graves se manifestent entre deux membres de la Loge, que les motifs en soient d’ordre maçonnique ou profane, surtout quand ce différend menace de rompre l’union qui doit régner dans la Loge, le Vénérable fera les plus grands efforts pour rapprocher ces Francs-Maçons en les voyant séparément, puis ensemble. Si la Loge a été troublée, désunie par ce différend, le Vénérable tentera d’amener ces deux Francs-Maçons à échanger entre eux l’accolade fraternelle, devant les Francs-Maçons de la Loge assemblés, debout et à l’Ordre.
VI - BATTERIE DE DEUIL
Lorsque l’un des membres de la Loge ou l’un de ses proches parents, est décédé, il est tiré une triple batterie de deuil. Il en est de même en mémoire de tout Franc-Maçon que la Loge veut honorer. Cette batterie est généralement portée à la fin de l’ordre du jour après les questions diverses.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Le Vénérable frappe un coup de maillet
TRAVAUX ORDINAIRES
Mes Frères /et mes Sœurs, je vous prie de vous décorer pour une triple batterie de deuil que nous allons tirer.
Tous les Francs-Maçons, tous les Officiers, tous les visiteurs et Dignitaires, à l’exception du Vénérable et des deux Surveillants, se mettent en tenue de deuil en retournant leurs tabliers, cordons ou sautoirs.
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Debout et à l’Ordre, mes Frères /et mes Sœurs !
J’ai la douleur de vous annoncer que notre Frère /Sœur N… (ou l’un de ses proches parents) est passé/e à l’Orient Éternel et je vous invite à tirer une triple batterie de deuil à sa mémoire.
Il ajoute quelques mots en souvenir du Franc-Maçon disparu ou, s’il y a lieu, donne la parole à l’Orateur qui a préparé un morceau d’architecture en l’honneur de ce Franc-Maçon.
Le Vénérable, le Premier Surveillant, puis le Second Surveillant frappent successivement les trois coups symboliques, mais sourds, en abaissant leur maillet sur un morceau de drap, par exemple.
Le Vénérable frappe les trois coups symboliques
répétés par le Premier Surveillant
puis par le Second Surveillant
À moi, mes Frères /et mes Sœurs, par le signe et la triple batterie de deuil.
La batterie de deuil se tire en frappant les trois coups symboliques de la main droite sur la manche du bras gauche. Après chaque batterie :
Gémissons !
Gémissons ! Gémissons !
Gémissons ! Gémissons ! Gémissons ! mais espérons !
Une triple batterie de deuil doit toujours être couverte par une triple batterie d’allégresse, soit en l’honneur des visiteurs en général, soit en celui des Francs- Maçons qui ont été spécialement invités à la Tenue ou que l’on veut particulièrement honorer.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Mes Frères /et mes Sœurs, je vous prie de vous décorer pour couvrir la batterie de deuil par une batterie d’allégresse.
Nous allons tirer cette batterie en l’honneur de …
A moi, mes Frères /et mes Sœurs, par le signe, la triple batterie et l’acclamation :
LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ! Reprenez vos places.
VII - CHAÎNE D’UNION
A.- CHAÎNE D’UNION HABITUELLE
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Rien n’étant plus à l’ordre du jour, nous allons former la Chaîne d’Union.
Le Vénérable frappe un coup de maillet
Debout, mes Frères /et mes Sœurs ! Unissons nos mains suivant la forme rituelle.
Lorsque les Francs-Maçons présents à la Tenue sont peu nombreux, la Chaîne d’Union se forme en ovale au milieu du Temple. Si l’assistance le permet, la Chaîne d’Union se forme sur place avec le minimum de déplacements.
Dans le premier cas, le Vénérable peut se placer devant son plateau avec l’Orateur à sa gauche et le Secrétaire à sa droite ; en face de lui, près des colonnes, le Grand Expert se place entre les deux Surveillants ; tous les autres Francs-Maçons se rangent des deux côtés entre l’Orateur, le Secrétaire et les deux Surveillants.
Dans le deuxième cas, l’assistance étant suffisamment nombreuse, les cinq Lumières restent à leur place, les Francs-Maçons qui siègent à l’Orient se rangent des deux côtés du Vénérable, entre lui et l’Orateur ou le Secrétaire. La Chaîne d’Union se forme avec les Francs-Maçons qui garnissent le premier rang de chaque colonne : la colonne du Midi qui unit le Premier Surveillant au Trésorier et à l’Orateur, la colonne du Nord qui unit le Second Surveillant à l’Hospitalier et au Secrétaire ; entre les Surveillants, se placent le Grand Expert, le Couvreur et les Maîtres des Cérémonies ; s’il y a lieu, des Francs-Maçons se détachent des derniers rangs pour s’intercaler soit à l’Orient, soit à l’Occident, afin que la Chaîne formée par le rang intérieur soit parfaite.
Pour unir les chaînons, chacun des Francs-Maçons qui composent la Chaîne croise les bras devant sa poitrine, le bras droit toujours sur le bras gauche, et, de sa main droite, prend la main gauche de celui qui est placé à sa gauche.
Si la distance qui peut exister entre certains des maillons de la Chaîne ne permet pas de croiser les bras, ces Francs-Maçons peuvent se contenter d’étendre les bras et de prendre, de leur main droite, la main gauche de celui qui est à leur droite et, de leur main gauche, la main droite de celui qui est à leur gauche.
Si des Francs-Maçons restent placés en arrière du premier rang des colonnes ou de l’Orient, ils doivent former entre eux des portions de chaînes et les Francs-Maçons placés à chaque extrémité de ces chaînes secondaires doivent se rattacher à la Chaîne principale en portant leur main libre sur des mains unies du rang qui est devant eux ou, en cas d’impossibilité, sur l’épaule d’un des Francs-Maçons participant à la Chaîne.
Tous les Francs-Maçons présents doivent avoir les deux mains rattachées à la Chaîne. Si le Vénérable conservait son maillet de la main droite ou tenait entre ses mains le rituel ou un morceau d’architecture, les Francs-Maçons placés à ses côtés poseraient chacun leur main libre sur l’une de ses épaules.
La Chaîne d’Union étant ainsi formée :
TRAVAUX ORDINAIRES
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Que nos coeurs se rapprochent en même temps que nos mains ! Que l’Amour fraternel unisse tous les anneaux de cette Chaîne formée librement par nous ! Comprenons la grandeur et la beauté de ce symbole ; inspirons-nous de son sens profond. Cette Chaîne nous lie dans le temps comme dans l’espace ; elle nous vient du passé et tend vers l’avenir. Par elle, nous sommes rattachés à la lignée de nos ancêtres, nos Maîtres vénérés qui la formaient hier ; par elle, doivent s’unir les Francs-Maçons de tous les rites, de tous les pays. Enrichis- sons-la de nombreux et solides anneaux de pur métal et, élevant nos esprits vers l’idéal de notre Ordre, efforçons-nous de rapprocher tous les humains par la Fraternité.
Francs-Maçons, étendons la main droite. Promettons de conserver les uns pour les autres la plus fraternelle affection et de tra- vailler sans relâche à réaliser la Fraternité universelle.
LE GRAND EXPERT
Le Grand Expert étend la main droite vers l’Orient.
Au nom des Francs-Maçons assemblés dans ce Temple, je le promets.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE
Je prends acte de votre promesse.
Quittons la Chaîne et reprenez vos places.
La Chaîne ne se rompt pas, ne se secoue pas au R.F.
Lorsque les Dignitaires du Grand Orient de France ou d’autres Puissances maçonniques officiellement reconnues ont assisté à la Tenue, leur sortie se fait avant la clôture des Travaux. Cependant, s’ils le proposent, ils peuvent rester jusqu’à la fermeture des Travaux.
La sortie des Dignitaires se fait de même manière que leur réception avec les mêmes commandements du Vénérable mais sans maillet battant.
B.- CHAÎNE D’UNION AVEC COMMUNICATION DES MOTS DE SEMESTRE
La Chaîne d’Union avec communication des mots de semestre se fait avant la Chaîne d’Union habituelle avec les seuls membres de la Loge. Les visiteurs ne seront inclus dans la Chaîne qu’une fois les mots de semestre communiqués.
Ayant reçu du Conseil de l’Ordre la circulaire à laquelle est attaché le pli secret contenant les mots de semestre, le Vénérable en a porté communication à l’ordre du jour de la plus prochaine Tenue solennelle, pour la fin de la séance.