• Aucun résultat trouvé

Devoir surveillé n 8

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Devoir surveillé n 8"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 8 –

– Devoir surveill´ e n 8 –

– Le samedi 09 avril 2022 –

Voici les consignes d’usage, pr´ esentes dans le libell´ e des ´ epreuves de math´ ematiques des concours : La pr´ esentation, la lisibilit´ e, l’orthographe, la qualit´ e de la r´ edaction, la clart´ e et la pr´ ecision des

raisonnements entreront pour une part importante dans l’appr´ eciation des copies.

Les candidats sont invit´ es ` a encadrer, dans la mesure du possible, les r´ esultats de leurs calculs.

Ils ne doivent faire usage d’aucun document ; seule l’utilisation d’une r` egle gradu´ ee est autoris´ ee.

N’oubliez pas de bien num´ eroter vos copies et de traiter les questions dans l’ordre.

Les diff´ erentes parties de ce probl` eme ne sont pas ind´ ependantes. Il n’est n´ eanmoins pas n´ ecessaire d’avoir r´ eussi ` a d´ emontrer un r´ esultat pour l’utiliser dans la suite du probl` eme.

Exercice 1. On consid` ere l’espace vectoriel E = M

3,1

( R ) muni de sa base canonique (e

1

, e

2

, e

3

) :

e

1

=

 1 0 0

 , e

2

=

 0 1 0

 , e

3

=

 0 0 1

 .

Soit f l’application de E dans E d´ efinie par :

∀(x, y, z) ∈ R

3

, f

 x y z

 =

2x − y + z x + z x − y + 2z

 .

1. D´ eterminer une matrice A ∈ M

3

( R ) telle que pour tout (x, y, z) ∈ R

3

,

f

 x y z

 = A

 x y z

 .

2. Montrer que f est un endomorphisme de E.

3. V´ erifier que A

2

= 3A − 2I

3

. 4. En d´ eduire que f

2

= 3f − 2Id

E

.

5. Montrer que f est un automorphisme et d´ eterminer son automorphisme r´ eciproque.

6. D´ eterminer une base de Ker(f − 2Id

E

) et une base de Ker(f − Id

E

).

7. Montrer que Ker(f − 2Id

E

) et Ker(f − Id

E

) sont suppl´ ementaires dans E.

8. (a) D´ eterminer des endomorphismes p et q de E tels que p + q = Id

E

et 2p + q = f.

On pourra les exprimer en fonction de f et de Id

E

. (b) Montrer que p et q sont des projecteurs.

(c) V´ erifier que p ◦ q = q ◦ p = 0

L(E)

. (d) En d´ eduire que pour tout n ∈ N ,

f

n

= 2

n

p + q.

(2)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 8 –

Exercice 2. Partie I

Soit n ∈ N . On consid` ere un polynˆ ome P (X) de degr´ e 2n. On d´ efinit ´ egalement les fonctions f et g sur R par :

∀x ∈ R , f (x) =

n

X

k=0

(−1)

k

P

(2k)

(x) et g(x) = f

(x) sin(x) − f (x) cos(x).

1. Montrer que g est d´ erivable sur R et que pour tout x ∈ R , g

(x) = P (x) sin(x).

2. En d´ eduire que :

Z

π 0

P (x) sin(x) dx = f (0) + f (π).

Partie II

Soit (p, q) ∈ ( N

)

2

. On consid` ere maintenant le polynˆ ome P (X) =

n!1

X

n

(p − qX )

n

. 3. Soit r ∈ N tel que r > 2n. Justifier que P

(r)

(X) = 0

R[X]

. En d´ eduire que P

(r)

(0) = 0.

4. Soit r ∈ N tel que r < n. Montrer que P

(r)

(0) = 0.

5. Soit r un entier naturel tel que n ≤ r ≤ 2n.

(a) Montrer que le coefficient devant X

r

dans le polynˆ ome P(X) est

n!1 r−nn

p

2n−r

(−q)

r−n

. (b) Rappeler pourquoi

P(r)r!(0)

est aussi le coefficient devant X

r

dans P (X).

(c) En d´ eduire que :

P

(r)

(0) = r!

n!

n r − n

p

2n−r

(−q)

r−n

. (d) En d´ eduire que P

(r)

(0) ∈ Z .

6. En d´ eduire que f (0) ∈ Z . 7. Montrer que pour tout x ∈ R , P

p q

− x

= P(x).

8. Montrer que pour tout x ∈ R , et pour tout k ∈ N , P

(k)

p q

− x

= (−1)

k

P

(k)

(x).

9. En d´ eduire que pour tout x ∈ R , f

p q

− x

= f (x).

Partie III

On souhaite montrer dans cette partie que π est un nombre irrationnel. Pour cela, on raisonne par l’absurde en supposant qu’il existe (p, q) ∈ N × N

tels que π =

pq

. On consid` ere toujours le polynˆ ome P (X) =

n!1

X

n

(p − qX )

n

.

Pour tout n ∈ N , on pose u

n

=

n!1

Z

π

0

x

n

(p − qx)

n

sin(x) dx = Z

π

0

P(x) sin(x) dx.

10. Montrer que pour tout n ∈ N , u

n

∈ Z . 11. Montrer que pour tout n ∈ N , u

n

> 0.

12. Montrer que pour tout n ∈ N, u

n

≤ π

(πp)n!n

. 13. Montrer que la suite (u

n

)

n

converge vers 0.

14. En d´ eduire qu’` a partir d’un certain rang, |u

n

| ≤

12

puis que, ` a partir d’un certain rang, u

n

= 0.

15. Conclure.

(3)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 8 –

Exercice 3. Dans cet exercice, on se propose de d´ emontrer la formule de Stirling donnant un

´

equivalent de n! :

n! ∼ √ 2πn

n e

n

.

Questions pr´ eliminaires : 1. Soit x ∈ R

+

. Calculer

Z

x 1

ln(t) dt. En d´ eduire une primitive de t 7→ ln(t) sur ]0, +∞[.

2. Montrer que pour tout n ∈ N

, 1

12n + 1 − 1

12(n + 1) + 1 ≤ 1

3(2n + 1)

2

et 1

12n − 1

12(n + 1) = 1

3((2n + 1)

2

− 1) . On a donc en particulier

12n1

12(n+1)1

3((2n+1)1 2−1)

.

3. Soit f la fonction d´ efinie sur ]0, 1[ par f(t) =

2t1

ln

1+t 1−t

− 1 −

t32

. (a) Etudier le signe de la fonction g d´ efinie sur ]0, 1[ par g(t) = 2tf (t).

(b) En d´ eduire le signe de f .

4. Soit h la fonction d´ efinie sur ]0, 1[ par h(t) =

3(1−tt2 2)

2t1

ln

1+t

1−t

+ 1.

(a) Etudier le signe de la fonction k d´ efinie sur ]0, 1[ par k(t) = 2th(t).

(b) En d´ eduire le signe de h.

Partie I

5. (a) Montrer que pour tout k ∈ N tel que k ≥ 2, Z

k

k−1

ln(t) dt ≤ ln(k) ≤ Z

k+1

k

ln(t) dt.

(b) En d´ eduire que pour tout n ∈ N

, Z

n

1

ln(t) dt ≤ ln(n!) ≤ Z

n+1

2

ln(t) dt.

(c) En d´ eduire que ln(n!) ∼ n ln(n).

6. On pose, pour tout n ∈ N

, v

n

= e

n

n!

n

n+12

, d

n

= ln(v

n

), a

n

= d

n

− 1

12n et b

n

= d

n

− 1 12n + 1 . On souhaite montrer que les suites (a

n

)

n∈N

et (b

n

)

n∈N

sont adjacentes.

(a) Montrer que les suites (a

n

)

n∈N

et (b

n

)

n∈N

sont bien d´ efinies.

(b) Montrer que pour tout n ∈ N

,

d

n

− d

n+1

= 2n + 1

2 ln 1 +

2n+11

1 −

2n+11

!

− 1.

(4)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 8 –

(c) En d´ eduire que, pour tout n ∈ N

, 1

12n + 1 − 1

12(n + 1) + 1 ≤ d

n

− d

n+1

≤ 1

12n − 1

12(n + 1) . (d) En d´ eduire que les suites (a

n

)

n∈N

et (b

n

)

n∈N

sont adjacentes.

(e) En d´ eduire qu’il existe un r´ eel ℓ tel que pour tout n ∈ N

, a

n

≤ ℓ ≤ b

n

. 7. Conclure qu’il existe un r´ eel C > 0 tel que pour tout n ∈ N

,

Cn

n+12

e

−n

e

12n+11

≤ n! ≤ Cn

n+12

e

−n

e

12n1

.

8. En d´ eduire un ´ equivalent de n! en fonction de la constante C.

Partie II

Dans cette partie, on cherche ` a d´ eterminer la constante C de la partie pr´ ec´ edente. Pour tout n ∈ N , on pose :

I

n

= Z

π

2

0

cos(t)

n

dt.

9. Calculer I

0

et I

1

.

10. Montrer que pour tout n ∈ N

,

I

n+1

= n

n + 1 I

n−1

. 11. En d´ eduire l’expression de I

2p

et I

2p+1

en fonction de p.

12. Montrer que la suite (I

n

)

n

est d´ ecroissante et en d´ eduire la limite de la suite

I2n

I2n+1

n

.

13. Conclure concernant la valeur de C.

(5)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

Proposition de solutions

Solution 1 1. La matriceA=

2 −1 1

1 0 1

1 −1 2

r´epond `a la question.

2. f est d´efinie et `a valeurs dansEqui est un espace vectoriel. Montrons quef est lin´eaire. Soit (u, v, λ)∈E2×R. On a, d’apr`es la question pr´ec´edente,

f(λu+v) =A(λu+v) =λAu+Av=λf(u) +f(v).

Conclusion : f est un endomorphisme deE.

3. On pose le calcul :

A2−3A+ 2I3=

4 −3 3

3 −2 3

3 −3 4

−3

2 −1 1

1 0 1

1 −1 2

+ 2

1 0 0

0 1 0

0 0 1

= 03. Conclusion : A2= 3A−2I3.

4. Soitu∈E. On af(u) =Au doncf2(u) =f◦f(u) =A(Au) =A2upar associativit´e. Ainsi, d’apr`es la question pr´ec´edente, on a

A2u−3Au+ 2I3u=f2(u)−3f(u) + 2IdE(u) = (f2−3f+ 2IdE)(u) = 0E. Conclusion : f2−3f+ 2IdE est l’endomorphisme nul doncf2= 3f−2IdE.

5. D’apr`es la question pr´ec´edente, on af◦ −12 (f−3IdE)

= −12 (f−3IdE)

◦f= IdE.

Conclusion : D’apr`es le cours,f est bijective et son automorphisme r´eciproque estf−1= −12 (f−3IdE).

6. Soit

 x y z

∈E.

 x y z

∈Ker(f−2IdE)⇐⇒

2x−y+z−2x = 0 x+z−2y = 0 x−y+ 2z−2z = 0

⇐⇒

−y+z = 0 x+ 2y+z = 0 x−y = 0

⇐⇒x=y=z⇐⇒

 x y z

=x

 1 1 1

⇐⇒

 x y z

∈V ect

 1 1 1

.

Donc Ker(f−2IdE) =V ect

 1 1 1

. La famille compos´ee de l’unique vecteur non nul

 1 1 1

est donc g´en´eratrice et libre. C’est donc une base de Ker(f−2IdE).

Avec le mˆeme raisonnement, on montre que

 1 1 0

 et

 0 1 1

 forment une famille g´en´eratrice de Ker(f−IdE) compos´ee de deux vecteurs non colin´eaires. C’est donc une base.

7. Commen¸cons par remarquer que les deux ensembles consid´er´es donc bien des sous-espaces vectoriels car ce sont les noyaux de deux applications lin´eaires.

De plus, d’apr`es le question pr´ec´edente et le th´eor`eme de concat´enation des bases, il suffit de montrer que

 1 1 0

,

 0 1 1

,

 1 1 1

est une base deEpour conclure qu’ils sont suppl´ementaires dansE.

On montre par la m´ethode habituelle qu’elle est libre. Puis, comme elle est compos´ee de 3 vecteurs et que la dimension deEest 3×1 = 3, elle est ´egalement g´en´eratrice, c’est donc une base.

Conclusion : Les deux sous-espaces vectoriels sont suppl´ementaires dansE.

8. (a) En r´esolvant le syst`eme, on trouve quep=f−IdEetq= 2IdE−fconviennent (on remarquera que ce sont bien des endomorphismes comme combinaisons lin´eaires d’endomorphismes).

(6)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

(b) On sait d´ej`a quepetqsont des endomorphismes. De plus, puisquef et IdE commutent, on a : p2= (f−IdE)2=f2−2f+ IdE= 3f−2IdE−2f+ IdE=f−IdE=p et,

q2= (2IdE−f)2= 4IdE−4f+f2= 4IdE−4f+ 3f−2IdE= 2IdE−f=q.

Conclusion : petqsont des projecteurs.

(c) On a, d’une part,

p◦q= (f−IdE)◦(2IdE−f) = 2f−f2−2IdE+f=−f2+ 3f−2IdE= 0L(E)

et d’autre part,

q◦p= (2IdE−f)◦(f−IdE) = 2f−2IdE−f2+f=−f2+ 3f−2IdE= 0L(E). Conclusion : p◦q=q◦p= 0L(E).

(d) Raisonnons par r´ecurrence. Pour toutn∈N, on poseP(n) : ”fn= 2np+q”.

Initialisation : Pourn= 0, on af0= IdE et 20p+q=p+q= IdE doncP(0) est vraie.

H´er´edit´e :Soitn∈N. On supposeP(n) vraie.

On a alors, en utilisant l’hypoth`ese de r´ecurrence et les question 4.a., 4.b. et 4.c.,

fn+1=fn◦f= (2np+q)◦(2p+q) = 2n+1p2+ 2np◦q+ 2q◦p+q2= 2n+1p+q.

DoncP(n+ 1) est vraie.

Conclusion : D’apr`es le principe de r´ecurrence, on a bien le r´esultat.

Solution 2 Partie I

1. Les d´eriv´ees successives de fonctions polynˆomiales sont des fonctions polynˆomiales ainsi,fest deux fois d´erivable surRcomme fonction polynˆomiale. sin et cos sont deux fonctions usuelles d´erivables surR. Ainsi, par produit et somme,gest d´erivable surRet, pour toutx∈R,

g(x) =f′′(x) sin(x) +f(x) cos(x)−f(x) cos(x) +f(x) sin(x) = sin(x) f′′(x) +f(x) . Or, par op´erations sur les d´eriv´ees,

f′′(x) +f(x) =

n

X

k=0

(−1)k

P(2k)(2)

(x) +

n

X

k=0

(−1)kP(2k)(x)

=

n

X

k=0

(−1)kP(2k+2)(x) +

n

X

k=0

(−1)kP(2k)(x)

=

n

X

k=0

(−1)kP(2k)(x) + (−1)kP(2(k+1)(x).

En reconnaissant un t´el´escopage, on a alors :

f′′(x)+f(x) =

n

X

k=0

(−1)kP(2k)(x)−(−1)k+1P(2(k+1)(x) =P(0)(x)−(−1)n+1P(2n+2)(x) =P(x)−(−1)n+1.0 =P(x) puisque le polynˆomeP(X) est de degr´e 2ndonc sa d´eriv´ee 2n+ 2 est le polynˆome nul.

Conclusion : gest d´erivable surRet pour toutx∈R,g(x) =P(x) sin(x).

2. D’apr`es la question pr´ec´edente, on a : Z π

0

P(x) sin(x) dx= Z π

0

g(x) dx= [g(x)]π0 =g(π)−g(0) =f(π) sin(π)−f(π) cos(π)−f(0) sin(0)+f(0) cos(0) =f(0)+f(π) car sin(π) = sin(0) = 0, cos(0) = 1 et cos(π) =−1.

Conclusion : Z π

0

P(x) sin(x) dx=f(0) +f(π).

(7)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

Partie II

3. Soitr∈Ntel quer >2n. PuisqueP(X) est de degr´e 2n(c’est le produit de deux polynˆomes de degr´esn),P(r) est le polynˆome nul. Ainsi,P(r)(0) = 0.

4. Soitr ∈Ntel que r < n.Xn divise le polynˆomeP(X) donc 0 est racine deP(X) de multiplicit´e au moins n.

Ainsi, puisquer < n, d’apr`es le cours,P(r)(0) = 0.

Conclusion : Sir∈Netr < n, alorsP(r)(0) = 0.

Conclusion : Sir∈Netr >2n, alorsP(r)(0) = 0.

5. (a) Puisque P(X) = Xn!n(p−qX)n, le coefficient devant Xr de P(X) sera le coefficient devant Xn−r dans (p−qX)nque l’on divisera parn!. Or, d’apr`es la formule du binˆome de Newton, le coefficient devantXn−r dans (p−qX)nest :

n r−n

!

(−q)r−npn−(r−n)= n r−n

!

p2n−r(−q)r−n. D’o`u le r´esultat.

(b) La formule de Taylor en 0 pour les polynˆomes permet d’affirmer, par identification queP(r)r!(0)est le coefficient devantXr deP(X).

(c) En utilisant les deux questions pr´ec´edentes, il vient directement : Conclusion : P(r)(0) = r!n! r−nn

p2n−r(−q)r−n.

(d) Puisque r≥n, on a r!n! ∈ N. De mˆeme, par d´efinition d’un coefficient binomiale r−nn

∈ N. Enfin, petq sont des entiers donc comme 2n−r≥0 etr−n≥0,p2n−r∈Net (−q)r−n∈Z.

Conclusion : Par produit,P(r)(0)∈Z.

6. D’apr`es les questions pr´ec´edentes, pour toutr∈Ntel quer≤2n, on a P(r)(0)∈Z. Ainsi, pour tout k∈Ntel k≤n, que (−1)kP(2k)(0)∈Z.

Conclusion : Par somme,f(0)∈Z. 7. Soitx∈R.

P p

q −x

= 1 n!

p q −x

n p−q

p q−x

n

= 1 n!

p q −x

n

xn=P(x).

Conclusion : Pour toutx∈R,P p

q−x

=P(x).

8. Raisonnons par r´ecurrence. Soitx∈R. Pour toutk∈N, on poseP(k) : ”P(k)

p q −x

= (−1)kP(k)(x)”.

Initialisation : Pourk= 0, on a d’apr`es la question pr´ec´edente : P(0)(x) =P(x) =P

p q −x

=P(0) p

q−x

. DoncP(0) est vraie.

H´er´edit´e :Soitk∈N. Supposons queP(k) est vraie. On a donc : (−1)kP(k)(x) =P(k)

p q−x

.

En d´erivant cette ´egalit´e (attention, on d´erive une composition lorsqu’on d´erive le terme de droite), on obtient : (−1)kP(k+1)(x) =−P(k+1)

p q−x

i.e (−1)k+11P(k+1)(x) =P(k+1) p

q −x

. DoncP(k+ 1) est vraie.

Conclusion : D’apr`es le principe de r´ecurrence, on obtient bien le r´esultat.

9. D’apr`es la question pr´ec´edente, pour toutk∈Ntel quek≤n, on a : (−1)kP(2k)

p q −x

= (−1)k(−1)2kP(2k)(x) = (−1)kP(2k)(x) Ainsi, en sommant terme `a terme, il vient :

(8)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

f p

q −x

=

n

X

k=0

(−1)kP(2k)(x) =f(x).

Conclusion : Pour toutx∈R,f

p q −x

=f(x).

Partie III

10. Soitn∈N. D’apr`es la question 2., pourP(X) = n!1Xn(p−qX)n qui est bien un polynˆome de degr´e 2n, on a : Z π

0

P(x) sin(x) =f(0) +f(π).

Or, d’apr`es la question 6.,f(0)∈Z. Puis,f(π) =f(π−0) =f(pq −0) =f(0) d’apr`es la question 9. Donc, par sommeun∈Z.

Conclusion : Pour toutn∈N,un∈Z.

11. Soitn∈N. Soitx∈[0, π]. On a alors,xn≥0 et sin(x)≥0. De plus, puisqueπ= pq, avec qstrictement positifs, on a≤qx ≤pdonc −p≤ −qxet donc 0≤p−qx. Ainsi, par produit,P(x) sin(x)≥0 et comme, 0≤π, par positivit´e de l’int´egrale, il vientun≥0.

Puis, par propri´et´e de l’int´egrale nulle, si il existe unn ∈ N, tel que un = 0 alors,P(x) sin(x) = 0 pour tout x∈[0, π]. Ceci est clairement faux (par exemplef π2

̸= 0).

Conclusion : Pour toutn∈N,un>0.

12. Soitn∈N. Pour toutx∈[0, π], on axn≤πnpar croissance de la fonctionx7→xnsurR+. On a aussip−qx≤p carqx≥0, et donc (p−qx)n≤pn. Ainsi, par croissance de l’int´egrale, il vient :

un≤ 1 n!

Z π 0

(πp)ndx=π(πp)n n! . Conclusion : Pour toutn∈N,un≤π(πp)n!n.

13. D’apr`es le cours, on sait quepn=o(n!) donc (πp)n!n →0.

Conclusion : D’apr`es le th´eor`eme d’encadrement, (un)nconverge et sa limite vaut 0.

14. Pourε=12 >0, d’apr`es la d´efinition de la convergence vers 0, il existe un rangN ∈N`a partir duquel :|un| ≤ 12. Mais comme, d’apr`es la question 10.,un∈Z, on a n´ecessairementun= 0 `a partir de ce rangN.

Conclusion : Il existe un rang `a partir duquelun= 0.

15. Nous avons abouti `a une contradiction car en question 11. nous avons montr´e queun>0 pour toutn∈Net en question 14., nous avons montr´e queun= 0 `a partir d’un certain rang.

Conclusion : πest un nombre irrationnel.

Solution 3 Questions pr´eliminaires :

1. Soitx∈ R+. On pose u:t7→t etv :t7→ln(t). uetv sont de classeC1 surR+ donc sur [1, x] et u :t7→1, v:t7→ 1t. Ainsi, par int´egration par parties, on a :

Z x 1

ln(t) dt= [tln(t)]x1− Z x

1

1 dt=xln(x)−x+ 1.

Conclusion : Une primitive de ln surR+est doncx7→xln(x)−x.

2. Soitn∈N. On a : 1

12n+ 1− 1

12(n+ 1) + 1 = 12n+ 13−12n−1

(12n+ 1)(12(n+ 1) + 1) = 12

(12n+ 1)(12(n+ 1) + 1) donc,

1

12n+ 1− 1

12(n+ 1) + 1− 1

3((2n+ 1)2−1) = 12

(12n+ 1)(12(n+ 1) + 1)− 1 3((2n+ 1)2−1)

= 1

(12n+ 1)((n+ 1) +121)− 1 12n(n+ 1).

Comme (12n+ 1)((n+ 1) +121)>12n(n+ 1), on a par stricte d´ecroissance de la fonction inverse surR+,

(9)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

1

(12n+ 1)((n+ 1) +121) < 1 12n(n+ 1) et donc par strictement d´ecroissance de la fonction oppos´ee surR+, il vient :

1

12n+ 1− 1

12(n+ 1) + 1− 1

3((2n+ 1)2−1) <0.

On a obtenu la premi`ere in´egalit´e demand´ee.

De mˆeme,

1

12n − 1

12(n+ 1)− 1

3((2n+ 1)2−1) = 1

12n(n+ 1)− 1

12n(n+ 1) = 0≥0 3. (a) Pour tout t∈]0,1[, on a g(t) = ln

1+t 1−t

−2t−2t33. La fonction t7→ 1+t1−t est d´erivable sur ]0,1[ `a valeurs dansR+et la fonction ln est d´erivable surR+. De plus,t7→ −2t−2t33 est d´erivable sur ]0,1[ comme fonction polynomiale. Ainsi, par composition et somme,gest d´erivable sur ]0,1[ et pour toutt∈]0,1[, on a :

g(t) =

2 (1−t)2

1+t 1−t

−2−2t2= 2

1−t2 −2(1 +t2) = 2t4 1−t2 >0.

La fonctiongest donc strictement croissante sur ]0,1[. Or,g(t) →

t→00.

Conclusion : La fonctiongest donc positive sur ]0,1[.

(b) Les fonctionsfetgont le mˆeme signe sur ]0,1[ car sur cet intervalle, 2t≥0.

Conclusion : f est positive sur ]0,1[.

4. (a) Pour toutt∈]0,1[, on ak(t) = 3(1−t2t32)−ln

1+t 1−t

+ 2t.

Comme dans la question 3.a., on montre quekest d´erivable sur ]0,1[ par composition et op´erations et pour toutt∈]0,1[, on a :

k(t) = 2 3

3t2(1−t2)−t3(−2t) (1−t2)2

2 (1−t)2

1+t 1−t

+ 2 = 4t4 (1−t2)2 >0.

Ainsi, la fonctionkest strictement croissante sur ]0,1[. De plus,k(t) →

t→00.

Conclusion : kest positive sur ]0,1[.

(b) Les fonctionshetkont le mˆeme signe sur ]0,1[ car sur cet intervalle, 2t≥0.

Conclusion : hest positive sur ]0,1[.

Partie I

5. (a) Soitk∈Ntel quek≥2.

Soitt∈[k−1, k]. Par croissance de ln surR+, on a ln(t)≤ln(k). Ainsi, commek−1≤k, par croissance de l’int´egrale, il vient :

Zk k−1

ln(t) dt≤ Z k

k−1

ln(k) dt= ln(k)(k−k+ 1) = ln(k).

Soitt∈[k, k+ 1]. Par croissance de ln surR+, on a ln(t)≥ln(k). Ainsi, commek−1≤k, par croissance de l’int´egrale, il vient :

Z k+1 k

ln(t) dt≥ Z k+1

k

ln(k) dt= ln(k)(k+ 1−k) = ln(k).

Conclusion : Pour toutk≥2, Z k

k−1

ln(t) dt≤ln(k)≤ Z k+1

k

ln(t) dt.

(b) En sommant terme `a terme l’in´egalit´e pr´ec´edente, on obtient :

n

X

k=2

Z k k−1

ln(t) dt≤

n

X

k=2

ln(k)≤

n

X

k=2

Z k+1 k

ln(t) dt.

(10)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

Puis, en utilisant la relation de Chasles et les propri´et´es de ln, Z n

1

ln(t) dt≤ln

n

Y

k=2

k

!

= ln(n!)≤ Z n+1

2

ln(t) dt.

(c) On utilise la question 1. pour calculer les deux int´egrales de la question pr´ec´edente.

Z n 1

ln(t) dt= [tln(n)−t]n1 =nln(n)−n+ 1 et

Zn+1 2

ln(t) dt= [tln(n)−t]n+12 n= (n+ 1) ln(n+ 1)−(n+ 1)−2 ln(2) + 2.

L’encadrement obtenu est donc :

nln(n)−n+ 1≤ln(n!)≤(n+ 1) ln(n+ 1)−(n+ 1)−2 ln(2) + 2.

Ainsi, puisquenln(n)>0 pourn∈N, on a : nln(n)−n+ 1

nln(n) ≤ ln(n!)

nln(n) ≤(n+ 1) ln(n+ 1)−(n+ 1)−2 ln(2) + 2

nln(n) .

Or, nln(n)−n+1nln(n) = 1−ln(n)1 +nln(n)1 −→

n→+∞1 par op´erations. De mˆeme,

(n+1) ln(n+1)−(n+1)−2 ln(2)+2

nln(n) =(n+1) ln(n+1)

nln(n)nn+1ln(n)2 ln(2)−2nln(n) −→

n→+∞1 car nn+1ln(n) = 1+

1 n ln(n) et (n+ 1) ln(n+ 1)

nln(n) =

1 +1

n

ln(n) + ln(1 +1n)

ln(n) = 1 + 1

n+(1 +n1) ln(1 +n1)

ln(n) .

Conclusion : D’apr`es le th´eor`eme d’encadrement, nln(n)ln(n!) −→

n→+∞1 donc ln(n!)∼nln(n).

6. (a) La fonction ln ´etant d´efinie surR+, (an) et (bn) sont bien d´efinies d`es lors que pour toutn∈N,vn>0.

Il est clair que pour toutn∈N,enn!>0. Par ailleurs,nn+12 = exp((n+12) ln(n))>0. Donc par quotient vn>0.

Conclusion : Les suites (an) et (bn) sont bien d´efinies.

(b) Soitn∈N.

dn−dn+1= ln(vn)−ln(vn+1)

= ln vn

vn+1

= ln enn!(n+ 1)n+1+12 nn+12en+1(n+ 1)!

!

= ln

n+ 1 n

n+12

1 e

!

=

n+1 2

ln n+ 1

n

−1

=

n+1 2

ln

2n+ 2 2n

−1

=

n+1 2

ln

2n+ 1 + 1 2n+ 1−1

−1

= 2n+ 1

2 ln 1 +2n+11 1−2n+11

!

−1 (c) La question 3.b permet d’affirmer que pour toutt∈]0,1[, on a2t1 ln

1+t 1−t

−1≥t22. Ainsi, pourt= 2n+11 ∈ ]0,1[, il vient :

dn−dn+1= 2n+ 1

2 ln 1 +2n+11 1−2n+11

!

−1≥ 1

2n+ 1 2

1

3 = 1

3(2n+ 1)2.

(11)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

De la mˆeme fa¸con, d’apr`es la question 4.a, on sait que pour toutt∈]0,1[, on a : 1

2tln 1 +t

1−t

−1≤ t2 3(1−t2). Ainsi, pourt=2n+11 ∈]0,1[, on a :

dn−dn+1= 2n+ 1

2 ln 1 +2n+11 1−2n+11

!

−1≤ 1

3((2n+ 1)2−1). Ainsi, par transitivit´e et d’apr`es la question 2. , on obtient l’in´egalit´e demand´ee.

(d) Pourn∈N, on a d’une part, on a :

an+1−an=dn−dn+1− 1

12n− 1

12(n+ 1)

≤0 d’apr`es la question pr´ec´edente et donc (an)nest d´ecroissante.

D’autre part,

bn+1−bn=dn−dn+1− 1

12n+ 1− 1

12(n+ 1) + 1

≥0 d’apr`es la question pr´ec´edente et donc (bn)n est croissante.

Enfin,

an−bn= −1

12n(12n+ 1) −→

n→+∞0.

Conclusion : Les deux suites sont adjacentes.

(e) D’apr`es le th´eor`eme des suites adjacentes et la question pr´ec´edente, les suites (an) et (bn) convergent vers la mˆeme limiteℓet pour toutn∈N,

an=dn− 1

12n ≤ℓ≤dn− 1

12n+ 1=bn. 7. D’apr`es la question pr´ec´edente, on a

ℓ+ 1

12n+ 1≤dn= ln(vn)≤ℓ+ 1 12n. PosonsC=e. Par croissance de la fonction exponentielle, on en d´eduit que :

Ce12n+11 ≤vn≤Ce12n1 d’o`u, par d´efinition devn,

Cnn+12e−ne12n+11 ≤n!≤Cnn+12e−ne12n1 .

8. En divisant l’in´egalit´e pr´ec´edente parCnn+12e−n>0, on obtient : e12n+11 ≤ n!

Cnn+12e−n ≤e12n1 . Conclusion : D’apr`es le th´eor`eme d’encadrement,n!∼Cnn+112e−n. Partie 3

9. On aI0= Z π2

0

1 dt=π 2 etI1=

Z π2

0

cos(t) dt= sin(π

2)−sin(0) = 1.

Conclusion : I0=π2 etI1= 1.

10. Remarquons d’abord que : In+1=

Z π2

0

cosn−1(t) cos2(t) dt= Z π2

0

cosn−1(t)(1−sin2(t)) dt=In−1+ Z π2

0

sin(x) cosn−1(x) dx.

On poseu:x7→ 1ncosn(x) etv:x7→sin(x).uetvsont de classeC1 sur [0,π2] donc par int´egration par parties, on a :

(12)

Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 8 –

Z π2

0

sin(x) cosn−1(x) dx= 1

ncosn(x) sin(x) π2

0

− Z π2

0

1

ncosn(x) cos(x) dx=−1 nIn+1. Ainsi,

In+1=In−1−1 nIn+1

et donc

Conclusion : In+1=n+1n In−1.

11. C’est une question tr`es classique que nous avons d´ej`a trait´ee. On montre par r´ecurrence que I2p= (2p)!

22p(p!)2I0= (2p)!

22p(p!)2 π

2 etI2p+1= 22p(p!)2

(2p+ 1)!I1= 22p(p!)2 (2p+ 1)!.

12. Soitn∈N. Soitx∈[0,π2]. On a : 0≤cos(x)≤1 donc cos(x)n+1≤cos(x)n. Ainsi, comme 0≤ π2, par croissance de l’int´egrale,In+1≤In etIn≥0.

Par ailleurs,In̸= 0 pour toutn∈Nd’apr`es la propri´et´e de l’int´egrale nulle (la fonction cos n’´etant pas identi- quement nulle sur [0,π2]). Il vient alors :

1≤ I2n

I2n+1

≤I2n−1

I2n+1

= 2n+ 1 2n = 1

2n+ 1.

Conclusion : D’apr`es le th´eor`eme d’encadrement,

I2n I2n+1

converge vers 1.

13. D’apr`es les relations obtenues en question 3, on a : I2n

I2n+1

=(2n+ 1)((2n)!)2 24n(n!)4

π 2.

En utilisant l’´equivalent obtenu dans la Partie 1, et par quotient et produits, on a : ((2n)!)2

(n!)4 ∼C2(2n)4n+1e−4n

C4n4n+2e−4n ∼ 24n+1 C2n . Ainsi,

I2n

I2n+1

= (2n+ 1)((2n)!)2 24n(n!)4

π

2 ∼(2n+ 1)24n+1 24nC2n

π 2 ∼ 2π

C2 ce qui signifie que II2n

2n+1 −→

n→+∞

C2. Ainsi, la limite trouv´ee `a la question 4 et la propri´et´e de l’unicit´e de la limite permettent de conclure.

Conclusion : C2= 2πi.e.C=√ 2π.

Références

Documents relatifs

De plus, les s´ eries de Fourier sont aussi un outil pour r´ ealiser l’analyse de Von Neumann des EDP, afin d’obtenir des conditions CFL assurant la stabilit´ e L 2 du sch´ emaI.

Ecrire une fonction orthogonalisation, prenant en entr´ ee une liste de vecteurs dans un espace V (pas n´ ecessairement R n ) ainsi qu’un produit scalaire (une fonction de V ×V dans

Comme ces deux ensembles sont dans {0, 1, · · · , n} qui contient n + 1 éléments et que la somme de leurs nombres d'élément est strictement plus grande, leur intersection est

Montrer que si A est une matrice diagonalisable (resp. trigonalisable) alors exp(A) est aussi une matrice

Si A est un anneau principal, tout ´ el´ ement irr´ eductible est premier, et donc les notions d’´ el´ ement premier et d’´ el´ ement irr´ eductible co¨ıncident dans ce

On veut montrer qu’il existe une suite de fonctions polynˆ omiales croissantes qui converge vers f.. (Attention, ce sont les fonctions polynˆ omiales qui doivent croissantes, pas

Le¸ con: Approximation d’une fonction par des polynˆ omes et des polynˆ omes trigonom´ etriques.. Exemples

(iii) La fonction f est le quotient de deux fonctions polynˆ omiales qui sont Ha- damard dif´erentiables.. On suppose B